Boualem Sansal couronné

CONNAITRE | Le palmarès des prix de la 30ème Fête du livre de Saint-Étienne a été dévoilée. Le détonnant "2084" de Boualem Sansal est incontestablement l’œuvre majeure mise en avant lors de cette édition. Et c'est absolument mérité. NB

Nicolas Bros | Dimanche 18 octobre 2015

Photo : © Florence Barnola


Pamir les nombreux prix littéraires décernés lors de la 30ème édition de la Fête du livre de Saint-Étienne qui se clôt aujourd'hui, retenons principalement deux prix. Mention spéciale pour la plume dissonnante et dérangeante de Boualem Sansal et son intense 2084 qui reçoit le Grand prix de la ville. Ce texte de projection ne peut laisser indifférent en posant des interrogations fondamentales. À découvrir absolument.

Ensuite, Jean-Luc Seigle, prix Charles Exbrayat pour Je vous écris dans le noir. Un drame qui voit la médiatisation extrême fondre sur une jeune femme. Un livre beau et dur.

Signalons que nous avions chroniqué ces deux titres dans un article à lire juste ici.

Pour le reste des prix, la liste se trouve ci-dessous :

- Grand prix de la ville de Saint-Etienne (récompense une œuvre douée de créativité et d'originalité) : Boualem Sansal, 2084 (Gallimard)

- Prix bande dessinée STAS - ville de Saint-Etienne (récompense un talent incarné par la créativité du scénario et l'originalité du traitement illustratif) : Joël Alessandra, Petit fils d'Algérie, (Casterman)
- Prix littéraire jeunesse - ville de Saint-Etienne (prix décerné par les lecteurs de 5 classes de CM1 et CM2 de l'agglomération stéphanoise) : Séverine Gauthier, L'Homme montagne, (Delcourt)
- Prix Claude Fauriel ( récompense un auteur ligérien ou un ouvrage littéraire centré sur notre région) : Antoine de Meaux, Le Fleuve guillotine (Phébus)
- Prix Charles Exbrayat (récompense un roman policier) : Jean-Luc Seigle, Je vous écris dans le noir, (Flammarion)
- Prix Lucien Neuwirth - La Tribune - Le Progrès - France bleu Saint-Etienne / Loire (récompense un auteur dont l'ouvrage a été publié par une maison d'édition implantée sur le territoire) : Jean-Pierre Kotchian, Les Montagnes rouges, (Utopia éditions)
- Prix de la nouvelle CNOUS (Centre national des œuvres universitaires et scolaires) : Christophe Perros, nouvelle d'étudiant (non édité)
- Coup de cœur de l'essai du Point : Frédérique Leichter Flack, Qui vivra qui mourra, (Albin Michel)

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Jean-Claude Mourlevat : le bonheur simple des mots

Portrait | Premier récipiendaire français du prestigieux Astrid Lindgren Memorial Award récompensant chaque année un auteur d'enfance et de jeunesse, Jean-Claude Mourlevat voit ainsi couronnées vingt-trois années d’écriture. L’occasion de revenir avec lui sur son parcours d’homme, une vie plurielle faite de rebondissements inattendus et de beaux succès.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Jean-Claude Mourlevat : le bonheur simple des mots

Jean-Claude Mourlevat est né au printemps de l’année 1952 à Ambert, en Auvergne. Il se souvient d’une enfance heureuse, au Moulin de la Cour, un lieu-dit situé tout près du village de Job. « Mon père était meunier, il allait chercher le grain dans les fermes et il en faisait de la farine qu'il livrait ensuite aux boulangers. Mais chez nous, c'était aussi une ferme, nous avions des vaches, des cochons, des lapins et des poules. Ma mère s'occupait de ses six enfants, dont les trois aînés sont nés à la maison. Cinquième de la fratrie, j’ai trois frères et deux sœurs. » Jusqu’à ses 10 ans, le petit Jean-Claude fréquente l'école communale du village. Mais en septembre 1962, il doit rejoindre ses frères à l'internat du lycée Blaise Pascal, à Ambert. « La première année s'est très mal passée. » Une autre page se tourne quelques années plus tard, lorsque le paternel est contraint de fermer son moulin. « Notre Moulin de la Cour s'est peuplé de dizaines, puis de centaines de porcs grognant et hurlant. Je n'ai pas aimé ça. » Bac en poche, Jean-Claude prend la poudre d'escampette et poursuit ses études à Strasbourg, Toulouse, Stuttgart,

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Histoires délivrées

Littérature ado | C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Histoires délivrées

C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son premier festival entièrement dédié à la littérature ado. Vendredi 2 et samedi 3 juillet, Livreurs d'histoires réunira dix auteurs dont les œuvres s'adressent aux 12/18 ans. Parmi ceux-là, Clémentine Beauvais (marraine de cette première), Élise Fontenaille, Myriam Gallot, Jean-Claude Mourlevat - dont nous avons tiré le portrait ce mois -, Zac Deloupy ou encore Jhon Rachid & Léni Malki. À noter que ces deux jours seront également ponctués de plusieurs animations telles que des ateliers Tik Tok (avis aux non-initiés...), coaching vocal et d'écriture mais aussi un concert avec le rappeur Djemin et une adaptation dansée par le Ballet 21 de l'ouvrage Décomposée de Clémentine Beauvais. Festi

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7 prix littéraires malgré le report Fête du livre 2020

Littérature | Si la Fête du livre de Saint-Étienne a été reportée au printemps 2021, l'attribution des 7 prix littéraires qui lui sont affiliés a bien eue lieu. Voici la liste (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

7 prix littéraires malgré le report Fête du livre 2020

Si la Fête du livre de Saint-Étienne a été reportée au printemps 2021, l'attribution des 7 prix littéraires qui lui sont affiliés a bien eue lieu. Voici la liste des lauréats 2020 : - Grand Prix de Littérature de la Ville de Saint-Étienne : Thibault Bérard, « lauréat pour les qualités stylistiques, l'approche générationnelle originale et émouvante de son récit Il est juste que les forts soient frappés, publié aux éditions de L'Observatoire. » - Prix Littéraire Jeunesse de la Ville de Saint-Étienne : Gwenaël David « séduit le jury par la très grande actualité de son propos environnemental, sa tonitruante drôlerie et le caractère aussi insolite que réaliste de Kid au 1er sommet des animaux publié aux éditions Hélium. » - Prix Design de Littérature Jeunesse de la Ville de Saint-Étienne : c'est Nuit polaire de Delphine Chedru publié aux éditions Sarbacane qui est couronné. « Un objet fascinant, onirique et très beau où chaque page est une aventure.

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La Fête du livre chez soi

Littérature | La 35e Fête du livre de Saint-Étienne est encore loin (16 au 18 octobre 2020). Mais l'équipe d'organisation, confinée, a décidé de mener un joli projet pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 21 avril 2020

La Fête du livre chez soi

La 35e Fête du livre de Saint-Étienne est encore loin (16 au 18 octobre 2020). Mais l'équipe d'organisation, confinée, a décidé de mener un joli projet pour faire vivre le livre même pendant cette période de crise. Pendant un mois - au moins -, l'opération "Ma Fête du livre à la maison", propose chaque semaine des chroniques, portraits, vidéos, entretiens sur le site de la Fête du livre stéphanoise. Pour la première semaine (jusqu'au 26 avril), la thématique principale de l'événement est "Les animaux dans la ville" avec pour parrain l'écrivain et architecte Nicolas Gilsoul qui a sorti en 2019, Bêtes de villes, Petit traité d’histoires naturelles au cœur des cités du monde, aux éditions Fayard. Un livre qui tombe à pic avec cette période si particulière ! Chaque semaine également, un jeu concours est organisé pour faire gagner des livres aux internautes. Ces derniers sont invités à créer chansons, poèmes ou BD... Plus d'infos sur le site de la Fête du livre.

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Le meurtre, cet art

Polar | Chrystel Duchamp est Stéphanoise et vient de sortir son premier roman à diffusion nationale : L'art du meurtre aux éditions de l'Archipel. Une plongée dans (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 janvier 2020

Le meurtre, cet art

Chrystel Duchamp est Stéphanoise et vient de sortir son premier roman à diffusion nationale : L'art du meurtre aux éditions de l'Archipel. Une plongée dans les méandres d'une enquête à soubresauts menée par le lieutenant Audrey Durand dans un Paris scintillant mais également interlope, afin de dénouer les circonstances du meurtre de Franck Tardy, avocat retraité. Un acte savamment orchestré, tel une oeuvre d'art... sur cet homme conservant des secrets inavouables. « L'art du meurtre n'est pas mon premier roman mais mon premier véritable "suspens", explique l'auteure. Dans cet écrit, je me suis intéressée au parallèle entre les meurtriers et les artistes, à la notion de gestion de la violence dans l'art, savoir jusqu'où on peut aller au nom de l'art... » Concernant le style d'écriture, l'auteure s'est appliquée à respecter les codes du genre pour construire un véritable polar de la plus pure espèce. « J'ai écrit en suivant les codes du genre qui sont très précis, détaille Chrystel Duchamp. L'écriture de ce livre m'a pris entre 9 mois et un an de travail. » Après ce premier galop d'essai dans sa nouvelle maison d'édition tiré à 10 000 exemplaires, l'auteure stép

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Emma Becker dans l'Oeil du Petit Bulletin #35

Littérature française | La romancière Emma Becker est venue nous parler de son 3e roman "La Maison" chez Flammarion où elle parle de son expérience dans un (...)

Nicolas Bros | Mercredi 6 novembre 2019

Emma Becker dans l'Oeil du Petit Bulletin #35

La romancière Emma Becker est venue nous parler de son 3e roman "La Maison" chez Flammarion où elle parle de son expérience dans un bordel berlinois pendant 2 ans et demi. Elle est présente pour la 34e Fête du livre de la Ville de Saint-Étienne

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Isabelle Rabineau dans l'Oeil du Petit Bulletin #34

Spéciale Fête du livre 2019 | [Dans l'Oeil du PB #34] 1e entrevue vidéo spéciale Fête du livre de Saint-Étienne 2019. Isabelle Rabineau, sa commissaire générale s'est (...)

Nicolas Bros | Jeudi 17 octobre 2019

Isabelle Rabineau dans l'Oeil du Petit Bulletin #34

[Dans l'Oeil du PB #34] 1e entrevue vidéo spéciale Fête du livre de Saint-Étienne 2019. Isabelle Rabineau, sa commissaire générale s'est prêtée au jeu.

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Saint-Étienne à la page

Fête du livre 2019 | Pour sa 34e édition, l'événement majeur de la littérature à Saint-Étienne, la Fête du livre propose quelques nouveautés et toujours une ribambelle d'auteurs qui font la rentrée littéraire francophone. Présentation générale et focus sur Nicolas offenstadt, auteur invité et historien qui a levé le voile sur ce qu'était l'ex-RDA, via un travail minutieux d'exploration urbaine (urbex).

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

Saint-Étienne à la page

Une 7e édition des toujours très réussis Mots en scène, des mots en design ou en magie, des expos, les fameux débats et conférences... et surtout la présence de 270 auteurs avec toujours son lot de stars mais aussi de découvertes. La Fête du livre fait battre le rythme culturel du mois d'octobre stéphanois. Marrainée par Françoise Bourdin et Anne Goscinny, cette 34e édition verra pour la première fois, la tenue d'une journée dédiée aux professionnels, "La Fête du livre Côté Pro" ainsi que la mise en place de grandes thématiques "chapeautant" les rencontres-débats : "être une femme", "un modèle social en construction", "où en est la démocratie dans le monde ?", "archéologie au XXie siècle" et "mon environnement & moi". 34e Fête du livre, du 17 au 20 octobre à Saint-Étienne Plus d'infos et programme complet sur fetedulivre.saint-eti

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Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Portrait | Commissaire principale de la Fête du Livre de Saint-Etienne, Isabelle Rabineau est du genre à n'en faire qu'à sa tête. Jamais à cours d'envies, toujours pleine d'idées, elle bouscule et révolutionne tout ce qu'elle touche... Et le meilleur, c'est que ça marche.

Cerise Rochet | Mardi 1 octobre 2019

Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Elle porte la frange courte et le rouge à lèvres rosé, le perfecto de cuir et la jupe cintrée, les ongles vernis et les talons carrés. Gamine, elle était bonne élève, mais faisait ses devoirs « n'importe comment », durant l'interclasse ou à la récré. Commissaire à la voix douce, passionnée de culture et de foot, rêveuse déterminée, Isabelle Rabineau est une tout-et-son-contraire, une hors-cadre, une faiseuse-de-ponts. Elle a 18 ans, lorsque, bac en poche et raide dingue d'un peintre, elle quitte son Strasbourg natal pour le rejoindre dans la capitale, lecture et écriture chevillées au corps. Là-bas, la brillante littéraire suit des cours à la Sorbonne, tout en multipliant les petits boulots pour remplir le frigo. Elle atterrit à Beaubourg, où elle remet les livres en place, sur les étagères. Un « début de quelque chose » qu'Isabelle évoque aujourd'hui avec des papillons dans les yeux : « Ça m'a beaucoup aidée, de comprendre ce que lisaient les gens. Et puis, j'étais tellement fière, je travaillais à Beaubourg, c'était fou. » De rencontre en rencontre, elle collabore ensuite à l'écriture du magazine de psychanalyse L'Âne, di

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Des livres au faîte

Fête du livre 2019 | La Fête du livre, manifestation littéraire stéphanoise majeure, fête cette année sa 34e édition du 17 au 20 octobre. Ce sont 270 auteurs tous genres littéraires (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Des livres au faîte

La Fête du livre, manifestation littéraire stéphanoise majeure, fête cette année sa 34e édition du 17 au 20 octobre. Ce sont 270 auteurs tous genres littéraires confondus, qui sont attendus entre les places de l'Hôtel-de-Ville, Dorian, Jean Jaurès et Jacquard. On retrouve dans cette programmation Cécile Pivot, François Bégaudeau, Kaspar Colling Nielsen, Raphaëlle Giordano, Nicolas Offenstadt, Denis Lachaud, Guy Carlier, Claire Berest ou encore le sportif local Jérémie Janot. Cette année ce sont deux femmes qui marrainent l'événement. Tout d'abord la romancière Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015) qui a été choisie pour marrainer l'ensemble de la Fête. À ses côtés, Anne Goscinny, fille du célèbre dessinateur d'Astérix René Goscinny, pour chapeauter Les Mots en Scène, le cabaret littéraire de la Fête du livre qui prend place sous le Magic Mirrors, place Jean Jaurès. Comme d'habitude, le chapiteau de la place Jacquard sera dédié à la jeunesse et celui de la place Dorian au « versant documentaire vert et littéraire » de l'événement.

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Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

CONNAITRE | Bérengère Cournut est l’une des plus intenses et belles romancières de notre temps, que la Fête du livre vous propose de découvrir à l’occasion de sa venue à Saint-Etienne pour sa nouvelle parution : "De pierre et d’os", qui vient de remporter le prix Fnac 2019. Un ouvrage de survie et d’espaces, de liberté et de chocs qui emmène le lecteur aux confins de l'Arctique. Une auteur à suivre de près et qui se rendra pour la première fois à Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

Après avoir plongé le lecteur dans la vie de la tribu amérindienne Hopi, cette fois-ci vous l'emmenez dans le peuple Inuit. Pour quelle raison avoir fait ce choix ? Bizarrement, j'ai découvert ces deux cultures simultanément, en 2011. Jusque-là, j'écrivais des fictions ou des proses poétiques ancrées dans mon seul imaginaire. Le paysage y occupait toujours une grande place, mais souvent nimbé d'un certain onirisme. Là, en découvrant à la fois les grandes étendues désertiques de l'Ouest-américain et les cultures des peuples autochtones d'Amérique du Nord, toutes profondément liées à leurs territoires respectifs, j'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire. Le choix du peuple hopi, dont j'ai parcouru le territoire, et celui du peuple inuit, que je n'ai en revanche jamais approché, s'explique sans doute par le contraste entre une hostilité certaine des deux environnements et des conditions de vie difficiles, contrebalancées par une spiritualité foisonnante, à mille lieues de nos repères occidentaux. Il paraît que cette nouvelle aventure est partie de la découverte de petites sculptures inuit en os ?

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Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

Littérature | La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 18 juillet 2019

Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à best-sellers Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015). Indissociable de l’événement, le festival Les Mots en Scène, sera quant à lui, parrainé par Anne-Goscinny dont les sept romans et récit ont été publiés par Grasset et Nil Édition. L'occasion rêvée d'apporter les plaisirs de la lecture, au cœur de notre cité. La Fête du Livre, 17 au 20 octobre 2019 Saint-Étienne

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Première édition

Livres locaux | Il est facile de les rater lorsque l'on déambule dans sa librairie de quartier. Les livres édités à Saint-Étienne n'ont pas toujours la visibilité qu'ils méritent. (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

Première édition

Il est facile de les rater lorsque l'on déambule dans sa librairie de quartier. Les livres édités à Saint-Étienne n'ont pas toujours la visibilité qu'ils méritent. Pour y remédier, l'Association des Éditeurs Stéphanois organise le salon, C'est édité près de chez vous. Pendant cinq jours, dans les librairies de Sainté, les auteurs, les éditeurs locaux et les lecteurs se rencontreront autour de spectacles et de séances de dédicaces. Les amateurs d'écriture auront même la possibilité de s'essayer à la fabrication de fanzines (périodiques rédigés par des amateurs, fans d'une œuvre ou d'une thématique). Pour les sept éditeurs concernés, c'est l'occasion d'être « présent chez les libraires car c'est l'endroit idéal pour rencontrer le public », selon Pascal Yanou, secrétaire de l'association. C'est édité près de chez vous, du 3 juin au 8 juin dans plusieurs librairies de Saint-Étienne. Tout le progamme sur cette page Avec les éditeurs : Édition Joyeux Pendu, Olifanzine, Jarjill

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Écrits noirs sur blanc

Festival du polar | Le polar va avoir son nouveau rendez-vous stéphanois avec le festival Les Gueules Noires du Polar qui se déroulera les 22 & 23 novembre à la Librairie de Paris.

Nicolas Bros | Mardi 13 novembre 2018

Écrits noirs sur blanc

Très populaire, le genre littéraire du polar voit un nouveau rendez-vous se monter à Saint-Étienne. Intitulé Les Gueules Noires du Polar, ce festival, organisé par la Libraire de Paris, se déroule les 22 et 23 novembre et propose un programme alléchant. Avec la présence de huit personnalités faisant vivre à leur manière le polar (auteurs, éditeurs et scénariste de BD), le festival se décline entre des dédicaces, des tables rondes et une soirée ciné au Méliès avec la projection de Monsieur Klein avec Alain Delon. Ainsi vous retrouvez entre autres dans la programmation Luc Brunschwig, André Buffard, Romain Slocombe ou encore Sominique et Franck Sylvain. « Nous avons vu arriver le phénomène du "Black Friday" ces dernières années avec un certain succès, explique Alexandra Charroin Spangenberg, directrice de la Librairie de Paris. Sauf qu'en tant que librairie nous ne pouvons pas proposer de réductions suffisantes pour justifier notre participation à cette opération. Nous avons réfléchi à un autre moyen de participer, à notre manière. Rémi Boute, l'autre dirigeant de la Lib

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Lauréats 2018 : ils s'appellent Vanessa, Toni, Marie, Pierre...

Fête du livre | La 33e Fête du livre de Saint-Étienne a dévoilé hier soir le palmarès de ses prix.

Nicolas Bros | Samedi 13 octobre 2018

Lauréats 2018 : ils s'appellent Vanessa, Toni, Marie, Pierre...

La Fête du livre de Saint-Etienne est un rendez-vous attendu par le monde littéraire français. Comme tout événément de ce type, plusieurs prix et dotations sont décernés pendant les trois jours de fête. C'est dans l'auditorium du Groupe Casino que les noms des auteurs primés ont été dévoilés vendredi 12 octobre. Voilà la liste des écrivains récompensés : - Grand Prix de Littérature de la Ville de Saint-Étienne pour Vanessa Schneider / Tu t’appelais Maria Schneider aux éditions Grasset - Prix BD STAS – Ville de Saint-Étienne pour Toni Carbos / Le dernier Lapon publié aux Éditions Sarbacane - Prix littéraire Jeunesse – Ville de Saint-Étienne pour Marie Fouquet, illustration Amélie Clavier / Mon ami de la jungle publié aux Éditions Kilowat - Prix Lucien Neuwirth / Maison Thomas – Ville de Saint-Étienne pour le photographe Pierre Grasset et son livre Un café et l’addiction publié en auto édition - Prix du Club de la Presse et de la Communication de Saint-Étienne Loire pour Michel Mompontet / L’Etrange et drôlatique voyage de ma mère en Amnésie aux éditions Jean Claude Lattès - Pr

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Un Salon des éditeurs stéphanois pendant la Fête du livre

Littérature | Dans un communiqué, quinze éditeurs stéphanois expliquent avoir rejeté la proposition faite par la Ville de Saint-Étienne, par courrier, dans lequel (...)

Nicolas Bros | Jeudi 11 octobre 2018

Un Salon des éditeurs stéphanois pendant la Fête du livre

Dans un communiqué, quinze éditeurs stéphanois expliquent avoir rejeté la proposition faite par la Ville de Saint-Étienne, par courrier, dans lequel l'institution « revoyait ses exigences relatives à leur participation à la Fête du livre tout en maintenant son interdiction à ses derniers de vendre des livres. » Refusant de « faire vitrine », ces éditeurs ont décidé d'être présents tout de même via leur propre manifestation, un Salon des éditeurs stéphanois, dans un local situé au 4, rue de la République à Saint-Étienne, pendant toute la durée de la Fête du livre : 12, 13 et 14 octobre. Les éditeurs présents à ce salon sont : Abatos, abribus, Académie des Sept, AEC, Arsenic Diffusion, Barré Magazine, Bernadette Éditions, Cercle des Lettres & des Arts, Chiche Capon, Éditonly, Eina, Jarjille, Olifanzine, Le Réalgar, Limax Éditions et Utopia Éditions. Au programme : des dédicaces, des rencontres, une exposition de 20 Polaroïd agrandis sur le cyclisme On dirait le Tour de Pierre Martin, des lectures... Plus d'infos sur cette page. Salon des éditeurs stéphano

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Joël Dicker en dédicace à la Librairie de Paris

Littérature | Après la fermeture de la 33e Fête du livre de Saint-Étienne (qui se tient du 11 au 14 octobre), les dédicaces se poursuivront du côté de la Librairie de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 10 octobre 2018

Joël Dicker en dédicace à la Librairie de Paris

Après la fermeture de la 33e Fête du livre de Saint-Étienne (qui se tient du 11 au 14 octobre), les dédicaces se poursuivront du côté de la Librairie de Paris le 18 octobre avec la venue de l'écrivain Joël Dicker. L'auteur genevois de La vérité sur l'affaire Harry Québert viendra présenter son dernier roman La Disparition de Stephanie Mailer. L'occasion de le rencontrer et d'échanger avec lui. D'autre part, la librairie organise la première édition des Gueules Noires du Polar les 22 et 23 novembre. Un événement qui promet des rencontres, des animations, des dédicaces et des concours autour du roman policier. - Rencontre avec Joël Dicker, jeudi 18 octobre 2018 de 18h à 20h (pas de réservation possible) à la Librairie de Paris - Les Gueules Noires du Polar, 22 et 23 novembre à la Libraire de Paris

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Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Fête du livre | Le Normand Michel Bussi, professeur de géographie à l'université de Rouen, est également un écrivain à succès. Parrain de la 33e édition de la Fête du livre, il présentera Sang Famille, son dernier ouvrage et sera omniprésent entre dédicaces, Mots en scène et débats. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Que représente pour vous le fait d'être parrain de la Fête du livre de Saint-Étienne ? Michel Bussi : Je suis venu déjà à trois reprises à la Fête du livre et j'ai beaucoup aimé l'ambiance très particulière qui règne dans ce salon, son originalité... Je suis très fier d'en être le parrain cette année. C'est un événement regroupant le livre, le théâtre, la musique... Il y a énormément de choses qui se passent dans ce salon. Ce n'est pas seulement venir signer des livres, c'est une véritable fête. Rendre le livre le plus accessible possible, le mélanger à plein d'autres émotions, c'est ça qui m'a plu. Qu'est-ce que vous aimez particulièrement à Saint-Étienne ? C'est objectivement un des plus gros salons en France, tout en restant à taille humaine. On ne ressent pas cette oppression qui peut se faire ressentir dans certaines grosses manifestations littéraires gigantesques, qui peuvent perdre leur âme. À Saint-Étienne, ça reste très populaire, organisé avec de nombreux événements. Ça me fait un peu penser à Quais du polar dans cette volonté d'être original tout en restant proche des lecteurs. La Fête du livre est au cœur de l

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Isabelle Rabineau : « Répondre aux attentes d'un public demandeur »

Rencontre enlivrée | 33e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne, au programme toujours aussi dense avec trois jours de rencontres, de dédicaces, de débats, de lectures, de théâtre, de danse... On fait le point avec sa commissaire générale Isabelle Rabineau.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Isabelle Rabineau : « Répondre aux attentes d'un public demandeur »

Quels sont les points forts et les nouveautés de cette édition 2018 ? Redesign-Moi un salon continue sa réflexion à travers la bibliophilie remise à jour, des ex libris et des coffrets à dédicaces offerts aux lauréats de nos Grands Prix bien en phase avec le goût des Stéphanois pour le livre d'artiste. Les célèbres designers Ruedi Baur et Eric Jourdan viendront parler du design des villes, quant Lisa White et Thierry Mandon évoqueront la prochaine Biennale dont ils sont respectivement la commissaire et le Directeur, manière d'ouvrir la Fête du livre encore plus sur l'essence du design. Nous ouvrons la Grande Librairie au feel good books, ces ouvrages "qui font du bien", un vrai phénomène éditorial international et qui ont trouvé rapidement un public très large. Il s'agit de management personnel, on y parle des accidents de la vie de manière réaliste et de résilience. Les Mots en Scène, ces mises en espace des plus beaux textes de la rentrée littéraire passent pour partie à la danse avec des compagnies stéphanoises de danse contemporaine...et à Dorian, des dégustations vont rythmer les rencontres entre auteurs, lecteurs,

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Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Fête du Livre 2018 | Marc-Antoine Mathieu est un créateur et un explorateur de formes qu’elles soient narratives ou plastiques. Auteur notamment de la série Julius Corentin Acquefacques, il sera présent pour la 33e Fête du Livre de Saint-Étienne en tant que parrain des Mots en Scène. Il présentera également son nouvel ouvrage Trois rêveries de manière inédite ainsi qu'une exposition très complète.

La rédaction | Vendredi 7 septembre 2018

Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Vous avez déclaré que « votre dessin est au service de votre écriture ». Comment doit-on vous qualifier ? Bédéiste, graphiste, auteur... ? "Bédéiste" est un terme qui n'est pas faux puisqu'il y a dedans une certaine défense d'une certaine bande dessinée. Mais j'aime dire aussi que je fais de la "littérature graphique". Je me sens plus plasticien ou chercheur plutôt qu'uniquement auteur de bande dessinée. J'aime explorer de nouvelles formes, aller sur des chemins un peu différents. En gros, tout ce qui peut faire que je ne vais pas m'ennuyer. Lors de votre venue à la 33e Fête du livre de Saint-Étienne, quel ouvrage allez-vous présenter ? En novembre sortira en librairie un nouveau livre-objet, un coffret intitulé Trois Rêveries. Il inclura trois récits graphiques muets, en noir et blanc. Il se trouve que ces trois récit auront des formes différentes des livres classiques, en étant également non reliés : un leporello, un rouleau et des cartes/pages volantes. Trois récits distincts mais parlant tous trois de la condition humaine. Homo Faber traite de la réalisation de choses, le "faire". Homo Temporis, la n

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Michel Bussi, parrain de la Fête du livre 2018

Fête du livre | À l'occasion de l'organisation d'un "Mini-salon du livre by Saint-Étienne" dans la salle des mariages de la mairie du 1er arrondissement de Paris, la Ville de Saint-Étienne a dévoilé le nom du prochain parrain de la Fête du livre 2018 qui se déroulera du 11 au 14 octobre prochain : Michel Bussi.

Nicolas Bros | Jeudi 15 mars 2018

Michel Bussi, parrain de la Fête du livre 2018

La prochaine édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se déroulera du 11 au 14 octobre prochain et aura pour parrain l'écrivain-géographe Michel Bussi. Auteur à succès (Nymphéas noirs, Un avion sans elle, Ne lâche pas ma main...) et fidèle du rendez-vous littéraire annuel stéphanois, Michel Bussi a sorti en octobre 2017 On la trouvait plutôt jolie aux éditions Les Presses de la Cité. L'annonce de sa participation en tant que parrain de la prochaine Fête du livre a été faite officiellement lors de l'édition spéciale d'un "mini-salon du livre by Saint-Étienne" à la Mairie du 1er arrondissement de Paris le 15 mars 2018. À cette occasion, la Ville de Saint-Étienne a convié l'auteur normand aux côtés de François-Henri Désérable, à participer à une séance de dédicaces sur les tables Redesign Moi un Salon (décrites comme du « mobilier intelligent, connecté et créatif » par l'organisation de la Fête du livre), déjà expérimentées lors de la dernière édition de la Fête du livre. Ces moments privilégiés au contact des lecteurs ont été accompagnés par plusieurs interventions d'artistes stéphanois. Tout d'abord, Delphine Chapuis, de la maison d'éditio

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Une 2ème Nuit des Livres Harry Potter à Saint-Étienne

Littérature | Deux ans après le succès de la première Nuit des Livres Harry Potter, la Librairie de Paris reprend sa baguette de sorcier et organise une seconde (...)

Nicolas Bros | Mardi 23 janvier 2018

Une 2ème Nuit des Livres Harry Potter à Saint-Étienne

Deux ans après le succès de la première Nuit des Livres Harry Potter, la Librairie de Paris reprend sa baguette de sorcier et organise une seconde édition le 1er février 2018. Au programme, différents ateliers avec entre autres la cérémonie du Choixpeau, un duel de sorciers, une démonstration de magie-technologique, des bonbons... Une collecte de vêtements en bon état, est également prévue au profit de la Croix Rouge, afin de « libérer un maximum d'elfes de maison ». Soirée sur inscription : contact@librairiedeparis.com 2eme Nuit des Livres Harry Potter, jeudi 1er février dès 18h à la Librairie de Paris

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Anne Robillard à Saint-Etienne

Rencontre littéraire | L'auteure québécoise Anne Robillard fera un passage à Saint-Etienne pour une séance de dédicaces du tome 3 de sa série Les Chevaliers d'Antarès, à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 17 octobre 2017

Anne Robillard à Saint-Etienne

L'auteure québécoise Anne Robillard fera un passage à Saint-Etienne pour une séance de dédicaces du tome 3 de sa série Les Chevaliers d'Antarès, à la Librairie de Paris le vendredi 27 octobre de 16h à 18 h. À 62 ans, l'écrivaine est une référence de la littérature fantasy, notamment à l'origine de la saga des Chevaliers d’Émeraude, Les Héritiers d’Enkidiev ou encore Les Ailes d’Alexanne. Anne Robillard en dédicaces, vendredi 27 octobre de 16h à 18h, à la Librairie de Paris à Saint-Étienne

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3 jours de Fête et de lettres

Fête du livre 2017 | Trois journées bien remplies entre les dédicaces, les conférences-débats, la présence d'auteurs allemands, des master-class à l'université, les Mots en scène place (...)

Nicolas Bros | Lundi 9 octobre 2017

3 jours de Fête et de lettres

Trois journées bien remplies entre les dédicaces, les conférences-débats, la présence d'auteurs allemands, des master-class à l'université, les Mots en scène place Jean Jaurès qui ne désemplirent pas, une première des Mots en magie au Théâtre Métamorphosis, la place Dorian "végétale et gastronomique"... Bref, beaucoup d'animations et de rencontres pendant ce week-end. Avec plus de 270 auteurs présents pendant le week-end, la Fête du livre de Saint-Étienne cru 2017 a attiré la foule. L'organisation réussit depuis deux ans la prouesse de garder une grande quantité d'auteurs présents malgré les nouvelles conditions imposées par le Centre National du Livre (CNL). Ce dernier n'apporte son soutien seulement aux manifestations qui rémunèrent les auteurs invités à prendre la parole. De ce fait, le nombre de conférences a été diminué afin de rentrer "dans les clous". Désérable obtient le Grand Prix de la Ville de Saint-Étienne D'autre part, la Fête du livre est aussi l'occasion de découvrir de belles pépites de la (fameuse) rentrée littéraire. Cette année, parmi les 581 romans sortis pour cette période unique (dont 390 romans français), plusieurs auteurs é

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La 32e page à écrire

Fête du livre 2017 | Avec plus de 270 auteurs attendus du 6 au 8 octobre, la Fête du livre 2017 devrait être une belle réussite. En proposant de nombreuses nouveautés cette année, l'événement écrira une trente-deuxième page de son histoire qui rencontre toujours autant de succès auprès du public. Preuve que le livre est loin de disparaître.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

La 32e page à écrire

Qu'elle est belle cette 32e affiche de la Fête du livre de Saint-Étienne. Didier Decoin en parrain, Romuald, Bernard Pivot, la révélation François-Henri Désérable, Monica Sabolo, Sorj Chalandon, Jean-Luc Barré... Nombreux seront les grands noms de la littérature à venir fouler, comme chaque année, le tapis de la Grande Librairie de l'Hôtel-de-Ville, construite pour l'occasion. Outre les signatures et rencontres - classiques - avec les auteurs, cette édition réserve aussi de nombreuses nouveautés. Tout d'abord un focus sur l'Allemagne place Jean Jaurès (avec la présence d'auteurs germanophones, réplique du pavillon français du salon du livre de Francfort, conçu par les étudiants stéphanois, initiation à la langue allemande...). Ensuite, la mise en place de masterclasses avec des auteurs référents dans leurs domaines, à la Maison de l'Université de Saint-Étienne. L'occasion de plonger dans l'univers et la connaissance de manière simple et expliquée. Puis une extension sur la Place Dorian, avec un espace dédié à la nature et au jardin, et la Rue de la République des Livres où sont ouverts six pas-de-porte éphémères autour du livre, de l'édition ou de l'art moderne et contemporain.

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Brigitte Giraud : « Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre »

Rencontre | Avec Un Loup pour l'homme, nominé pour les prix Goncourt et Fémina, Brigitte Giraud livre le roman qui l'habitait depuis toujours et l'histoire dont elle est issue. Celle d'Antoine, un appelé d'Algérie qui découvre en soignant les autres les horreurs de cette guerre dont tout le monde tait le nom. Et de sa femme venue donner la vie sur ce théâtre de mort.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 octobre 2017

Brigitte Giraud : « Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre »

Un Loup pour l'homme romance l'expérience de votre père durant la guerre d'Algérie et de votre mère qui l'a rejoint pour vous mettre au monde. Comment ce qui était au départ un sujet familial est devenu un sujet littéraire ? Brigitte Giraud : De plus en plus, je pense être devenue écrivain pour écrire ce livre. Sur ma carte d'identité, il est écrit « née à Sidi-Bel-Abbès, Algérie » et ce mot, Sidi-Bel-Abbès, est devenu quelque chose de très intime. J'avais ça dans un coin pas tellement reculé de ma tête mais cela m'effrayait d'ouvrir la boîte noire contenant ce qui s'était passé pour mon père pendant la guerre d'Algérie. Il fallait que je prenne le temps de parler avec lui. Ce n'était pas impossible ou tabou mais parfois il faut des années pour s'embarquer sur une voie aussi forte. Il fallait aussi que je me sente un peu plus armée en tant qu'écrivain pour construire un objet littéraire à partir de cela. Et d'un autre côté, ce qui m'a fait ouvrir cette boîte, c'est que je voulais le faire pendant qu'il était temps. Vous n'en aviez jamais parlé avec votre père ? Mon père disait simplement qu'il n'avait ja

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François-Henri Désérable : « Le point de départ de ce livre vient d'une somme de hasards »

Fête du livre 2017 | Le jeune auteur François-Henri Désérable, ancien hockeyeur professionnel, nous emmène dans les rues de la belle capitale lituanienne, Vilnius, sur les traces de Romain Gary, avec son dernier roman Un certain M. Piekielny. On retrouve dans cette enquête des touches d'humour et de malice si chères à l'auteur de La Promesse de l'Aube. Un roman d'une grande réussite, sélectionné dans la liste des potentiels Goncourt 2017, dont nous avons discuté avec son auteur.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

François-Henri Désérable : « Le point de départ de ce livre vient d'une somme de hasards »

Quel a été le point de départ de l'histoire de votre livre ? Est-ce vraiment tel que vous le racontez dans le livre, une somme de petits événements, et donc le hasard, qui vous ont guidé jusqu'à l'immeuble où avait vécu Gary enfant ? Oui, le point de départ de ce livre vient d'une somme de hasards – un vol pour Minsk qui se transforme en vol pour Vilnius, un portefeuille volé, un train raté, telles rues empruntées plutôt que telles autres – dans lesquels j'ai voulu voir une injonction à mener l'enquête sur ce M. Piekielny qui avait fait promettre au jeune Romain Gary – qui s'appelait alors Roman Kacew – de prononcer son nom devant "les grands de ce monde". Vous êtes le narrateur dans ce roman. C'est un changement par rapport à Évariste et Tu montreras ma tête au peuple... Pour la première fois, l'auteur et le narrateur se confondent. Je suis comptable de chacune des paroles prononcées par le narrateur. Il y a une frontière très ténue dans votre roman entre le réel et la fiction. Est-ce plus difficile, mais peut-être plus excitant, d'écrire dans cette optique là ? Le réel

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Serge Prud’homme alias Deloupy

Portrait BD | Co-fondateur des Editions Jarjille, Serge Prud’homme (aka Deloupy) est un illustrateur heureux. L’album Love story à l’iranienne sorti aux éditions Delcourt en 2016 (d’après une enquête de Jane Deuxard) a reçu plusieurs prix très encourageants, ouvrant au dessinateur de nouveaux horizons à la lumière d’une reconnaissance amplement méritée. Rencontre, dans son atelier du centre-ville de Saint-Étienne, avec un homme curieux de tout et humainement attachant.

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Serge Prud’homme alias Deloupy

Gamin, Serge lit et relit mille fois les BD familiales, les classiques Tintin, Astérix et Gaston… « Je ne dessinais ni plus ni mieux qu’un enfant ordinaire. » En revanche, sa rencontre avec Michel Jacquet (qui deviendra plus tard son complice Alep) a sans doute été décisive. Les deux garçons se sont connus vers l’âge de huit ans, dans le voisinage de la maison de campagne familiale, entourés de toute une bande de gosses. Pendant des années, les deux copains vont partager leurs lectures mais ils commencent aussi à échanger sur la BD. Il faudra attendre quelques années avant que l’adolescent, optant pour un Bac A3, prenne conscience que le dessin pourrait bien prendre une place grandissante dans son champ des possibles. Après une année infructueuse aux Beaux-arts de Saint-Étienne puis une année sabbatique aux Pays-Bas, Serge s’inscrit presque sur un coup de tête aux Beaux-arts d’Angoulême, capitale nationale autoproclamée de la bande-dessinée. « J’ai passé là-bas trois années très riches dans l’atelier BD où j’ai pu beaucoup mieux cerner les finalités du métier, grâce à de nombreuses rencontres avec des pros, des auteurs ou des éditeurs. » Serge Prud’homme débute

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Belles lettres en fête

Fête du livre 2017 | Du 6 au 8 octobre, Saint-Étienne va feuilleter romans, essais, contes, recueils... et devenir comme chaque année au mois d'octobre le centre névralgique de la rentrée littéraire en France. Avec un programme élargi, une zone plus grande avec de nouveaux lieux investis et un focus sur les lettres allemandes, la Fête du livre prend encore un peu plus d'ampleur.

Nicolas Bros | Mardi 19 septembre 2017

Belles lettres en fête

Après une édition 2016 marquée par un focus sur les "jeunes adultes", une mise en place de nouveaux espaces et une réappropriation de la place de l'Hôtel de Ville, la 32e édition de la Fête du livre prend encore davantage d'envergure en 2017. Tout d'abord par le nombre d'auteurs présents puisqu'ils seront plus de 270 à venir défendre leurs productions devant le public stéphanois. Avec pour parrain Didier Decoin, prix Goncourt en 1977 pour John l'Enfer, le contingent d'écrivains sera composé de jolis noms tels que Delphine Coulin, Jules Stromboni, François-Henri Désérable, Antoine Choplin ou encore Monica Sabolo. Au rayon des nouveautés, la première significative concernera les lieux où se présenteront les auteurs. Avec le projet "Redesign moi un salon", l'équipe d'organisation travaille depuis 2013 avec les élèves de l'ESADSE (École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne). « L'objectif est de répondre à la mutation des salons littéraires via l'intégration de nouvelles formes de rencontres entre le public et les auteurs, assure Isabelle Rabineau, commissaire générale de la Fête du livre. Nous travaillons ainsi sur les flux de visiteurs, le mobilier,

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Robin Campillo : « Les films sont beaucoup plus forts quand on s’y perd un peu »

120 BATTEMENTS PAR MINUTE | Auréolé du Grand Prix du Jury au Festival de Cannes, le scénariste et réalisateur de 120 battements par minute revient sur la genèse de ce film qui fouille dans sa mémoire de militant.

Vincent Raymond | Lundi 21 août 2017

Robin Campillo : « Les films sont beaucoup plus forts quand on s’y perd un peu »

Comment évite-t-on de tomber dans le piège du didactisme ? Robin Campillo : Ça fait longtemps que se pose pour moi le problème des scénarios qui prennent trop le spectateur par la main comme un enfant et qui expliquent absolument tout ce que vivent les personnages. La meilleure façon que j’aie trouvée, c’est de reprendre ce truc à Act Up Paris : il y avait un type qui fait l’accueil, qui expliquait très bien comment fonctionnait la prise de parole. Mais ensuite, quand on était dans le le groupe, on ne comprenait absolument plus rien à la manière dont fonctionnaient les gens : il y avait trop d’informations ! On s’apercevait que le sujet sida était éclaté en plein d’autre sujets, et on était perdus. J’ai donc voulu jeter le spectateur dans cette arène, comme dans une piscine pour qu’il apprenne à nager tout seul. Je voulais qu’il n’ait pas le temps de réagir à ce qui se produisait, aux discours ni aux actions, lui donner l’impression que les choses arrivaient sans qu’il ait le temps d’en prendre conscience. Les films sont beaucoup plus forts quand on s’y perd un peu, quand on ne sait pas ni où ni à quel moment on est. Et comme ce

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Le top 30 des livres les plus empruntés dans les bibliothèques stéphanoises

Insolite | Que lit-on à Saint-Étienne ? Voilà un tableau qui va certainement vous aider à vous faire une idée des goûts littéraires des Stéphanois. Les bandes dessinées occupent les premières places du podium...

Sylvain Thizy | Vendredi 2 décembre 2016

Le top 30 des livres les plus empruntés dans les bibliothèques stéphanoises

Les chiffres ci-dessous des prêts cumulés proviennent des données des sept médiathèques de la ville. Sur l'année 2016, c'est Central Park et L'instant présent de Guillaume Musso qui ont été les plus plébiscités (respectivement 136 et 130 prêts en 2016) devant D'après une histoire vraie, le prix Renaudot 2015 de Delphine de Vigan (130 prêts). Et les livres jeunesses ? Ils ont des chapeaux noirs, la peau bleue, une hache rouge et ont bercé l'enfance de millions de banbins. Les trois brigands, l'album illustré de Tomi Ungerer reste le livre le plus demandé chez les enfants (4 459 prêts) devant la série des Tom-Tom et Nana et des Max et Lili. Les livres les plus empruntés à Saint-Étienne 1. Vol 714 pour Sydney / Hergé. - Casterman., 1968 Les aventures de Tintin / Hergé ; 22 941 prêts 2. O.K. Corral / dessins de Morris, scénario de X. Fauche et de E. Adam. - Lucky productions, 1997 Lucky Luke ; 66

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La France, l'histoire et le foot

Fête du Livre 2016, jour 1 | La Fête du livre de Saint-Étienne ouvre ses portes ce vendredi 14 octobre pour trois jours de mots, de lettres, d'auteurs, de rencontres, … Si les rencontres "classiques" avec les auteurs sous le grand chapiteau de la place de l'Hôtel de Ville seront toujours au rendez-vous, l'événement propose des éléments nouveaux et des moments d'exceptions. Et ça commence en fanfare dès ce vendredi.

Nicolas Bros | Jeudi 13 octobre 2016

La France, l'histoire et le foot

Démarrage en trombe pour cette 31ème édition de la Fête du livre de Saint-Étienne avec plusieurs événements à ne pas manquer. Le premier sera l'ouverture du studio jeunes adultes où prendront place neuf auteurs adeptes des nouvelles formes d'écriture et en lien de manière nouvelle avec leurs lecteurs (réseaux sociaux, écriture participative, "Booktubeurs", …). Dans cette volonté de "redesigner" le salon du livre du futur, la Fête du livre leur a proposé de prendre place dans un semi-remorque aménagé spécialement comme une colocation où chaque lecteur intéressé se verra proposer un moment privilégié en face à face avec l'auteur de son choix. Parmi les écrivains présents, notons la venue du jeune et impressionnant Ben Brooks, du spécialiste de la SF Alain Damasio ainsi que du chanteur-auteur originaire de Trappes (dans les Yvelines) Insa Sané. Ce nouvel espace prendra place en face du Magic Mirror – La Gayola, place Jean Jaurès, pendant tout le week-end. De Gaulle, Duluc, Cherfi, ... la France d'hier et d'aujourd'hui Parallèlement à cette installation inédite, la journée de vendredi sera marquée par la venue

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Nouvelle(s) littérature(s)

Fête du livre 2016 | Après un trentième anniversaire en grandes pompes, la Fête du livre de Saint-Étienne continue d'innover en proposant notamment un "Studio jeunes adultes" regroupant quelques plumes qui bousculent les codes établis, mais également un travail sur l’évolution de la forme d’un Salon littéraire. Sans oublier les habituelles venue de multiples auteurs, avec dédicaces, rencontres, débats, etc.

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Nouvelle(s) littérature(s)

Du 14 au 16 octobre prochain, l'annuel vent formé de mots et de littérature va souffler dans le centre de Saint-Étienne. La 31e Fête du Livre fera encore une fois de la cité forézienne la capitale du livre pour un week-end qui s'annonce riche en rencontres, échanges et découvertes. Attirant son lot de lecteurs et de passionnés de la feuille imprimée mais également de "novices", ce salon littéraire fait partie des plus grands de France au même titre que Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il évolue encore cette année et propose plusieurs nouveautés, tout en pousuivant ce qui fait désormais la marque de fabrique de l'événement situé à la croisée entre le populaire et l'exigeant. « De prime abord, je ne conçois pas la culture autrement qu’en ayant la volonté d'ouvrir sur un nouveau public, explique Isabelle Rabineau, Commissaire général de la Fête du Livre. Il n'est pas très intéressant de ne s'adresser qu'à un public acquis. Notre raison d'être est de donner quelque chose au public qu'il n'a pas déjà. » Mots et innovations Avec cette volonté d'ouverture à tous, l'organisation a mis en place en 2013 un dispositif in

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Agnès Martin-Lugand : « Je savoure chaque jour »

CONNAITRE | Plébiscitée par les lecteurs via Internet en 2012 avec son livre Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès-Martin Lugand a, depuis, connu un parcours fulgurant jusqu'à devenir marraine de la 31e Fête du livre. Ce sera l'occasion pour elle de défendre aussi son dernier romain, Désolée, je suis attendue. Rencontre en toute simplicité.

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Agnès Martin-Lugand : « Je savoure chaque jour »

Que représente pour vous le fait d'être la marraine de la Fête du livre cette année ? Cela me rend fière et en même temps, je me sens toute petite. (rires) Quand on m'a proposé cette responsabilité, j'ai été émue et je n'en revenais pas. Pour moi, ce n'est pas anodin. Ca va représenter quelque chose de particulier pour moi. C'est la première fois que je suis amenée à être marraine d'un événement littéraire. Je suis rentrée dans le paysage littéraire il y a tout juste trois ans. Vous êtes déjà venue à la Fête du livre ? Oui, en 2014. J'y avais passé un très bon moment. Je commençais tout juste à me rendre dans ce type d'événement. Le public est d'une gentillesse confondante. Les lecteurs n'ont pas peur des auteurs, ils viennent vers nous, discutent... L’accueil est vraiment extraordinaire. Votre histoire est fulgurante. Pouvez-vous nous rappeler votre parcours depuis 2012 ? Je me suis auto-éditée en numérique fin décembre 2012. Le roman a tout de suite décollé sur les classements des ventes. Il y a eu un effet bouche à oreille qui m'a propulsée en tête des ventes en l'espace de trois semai

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Les meilleures feuilles de la Fête du livre 2016

La sélection du Petit Bulletin | Bac blanc-beur Sa part de Gaulois, l’ancien chanteur et parolier du groupe Zebda, Magyd Cherfi, l’a payée cher dans le quartier immigré de Toulouse où (...)

Houda El Boudrari | Mercredi 5 octobre 2016

Les meilleures feuilles de la Fête du livre 2016

Bac blanc-beur Sa part de Gaulois, l’ancien chanteur et parolier du groupe Zebda, Magyd Cherfi, l’a payée cher dans le quartier immigré de Toulouse où il était le premier beur à passer le bac. Chronique féroce et tendre de cette année 81, rendez-vous manqué de la gauche avec ses banlieues, pour mieux comprendre les ferments du mal-être français actuel. Livre : Ma part de Gaulois, de Magyd Cherfi, aux Éditions Actes Sud, 272 p. Animations : Débat Notre Terre telle qu'elle tourne, avec Michel Quint, Pascale Pichon, vendredi 14 octobre à 16h à l’Espace débats Grande Librairie, médiation Le Petit Bulletin + Lecture musicale le 14 octobre à 19h au Magic Mirror - La Gayola Drôle de troc Formidable plaidoyer pour la culture indienne, le roman de Jim Fergus est aussi un grand roman féministe. Suite attendue de Mille femmes blanches, épopée fabuleusement romanesque, basée sur l’historie invraisemblable mais néanmoins véridique de l’échange en 1875 de 1000 chevaux pour l’armée américaine contre 1000 femmes blanches pour des guerriers cheyennes.

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Renouveau littéraire

Fête du livre | Après un trentième anniversaire en grandes pompes, la Fête du livre de Saint-Étienne prend le parti de la jeunesse avec une ouverture marquée vers les auteurs de 15 à 35 ans, qualifiés de "jeunes adultes" et qui bousculent les codes établis.

Nicolas Bros | Jeudi 8 septembre 2016

Renouveau littéraire

Du 14 au 16 octobre prochain, l'annuel vent de littérature va souffler dans le centre de Saint-Étienne, qui deviendra la capitale du livre pour un week-end. La 31e Fête du livre drainera son lot de lecteurs et de passionnés de la feuille imprimée. Lieu de partage et de rencontres avec les auteurs, ce grand rassemblement littéraire évolue cette année avec une volonté d'ouverture vers la jeune génération d'auteurs. Appelés "jeunes adultes", ces écrivains de 15 à 35 ans ont plaisir à bousculer les codes avec des formes littéraires et communicatives différentes de leurs aînés notamment par les liens forts qu'ils entretiennent avec la communauté web et les réseaux sociaux. Regroupés sur une scène estampillée Jeunes Adultes place Jean Jaurès, ces auteurs "jeunes adultes" comprennent Ben Brooks, Insa Sané ou encore Alain Damasio (qui sera également commissaire d'exposition lors de la prochaine Biennale design 2017). Cette scène, située à l'écart de l'effervescence du grand chapiteau de la place de l'Hôtel de ville, accueillera aussi un espace gaming, un lieu de lecture dédié au livre numérique, une "critique box" où chacun pourra donner son avis sur un livre, un bar à geek, ...

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La quête du Graal en terres forézienne et stéphanoise

CONNAITRE | Les pommiers fleurissent aussi en hiver est le premier roman d’un stéphanois, Aubry Françon. Derrière ce titre plein de poésie japonisante, l’histoire d’un (...)

Florence Barnola | Lundi 29 février 2016

La quête du Graal en terres forézienne et stéphanoise

Les pommiers fleurissent aussi en hiver est le premier roman d’un stéphanois, Aubry Françon. Derrière ce titre plein de poésie japonisante, l’histoire d’un homme, André, presque la cinquantaine, dont la vie va prendre un tournant inattendu... L’auteur dresse le portrait tout en finesse et sensibilité d’un homme devenu un autre par convention ou obéissance et qui, grâce à une rencontre, décide de renouer avec lui-même. La fable est très bien construite, avec un suspens entretenu, des coups de théâtre non prévisibles, et des personnages consistants. Aubry Françon semble vouer un amour à la littérature, cherche à suivre les pas de grands auteurs par ses descriptions, l’installation d’une ambiance, l’exposition des sentiments de ses protagonistes. Il ouvre les entrailles et la tête de son personnage central afin que le lecteur soit au plus près de ce qu’il est en train de vivre. Ce livre est également une ode au patrimoine d’une région aimée (Saint-Étienne et le Forez) ainsi qu'à la période du Moyen-Âge… C’est aussi une réflexion sur la vacuité de l’existence si celle-ci s’avère routinière et dénuée de passion. Car posons-nous ici la que

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Les Éditions du Caïman en sursis

CONNAITRE | Créée en 2010, la maison d'édition stéphanoise "Les Éditions du Caïman" spécialisée dans les polars (dont nous avons déjà chroniqué certaines sorties comme ici) est en (...)

Nicolas Bros | Mardi 27 octobre 2015

Les Éditions du Caïman en sursis

Créée en 2010, la maison d'édition stéphanoise "Les Éditions du Caïman" spécialisée dans les polars (dont nous avons déjà chroniqué certaines sorties comme ici) est en sursis. Après la mise en redressement judiciaire de son distributeur et principal créancier (la société De Borée), la petite structure stéphanoise dirigée par Jean-Louis Nogaro, se voit mise sérieusement en difficulté. « Nous nous permettons de vous alerter au sujet des très grosses difficultés que nous rencontrons suite au redressement judiciaire de notre distributeur, explique la maison d'édition par communiqué. Bien entendu, nous étudions, éditeur comme auteurs et "amis du Caïman" toutes les possibilités pour ne pas sombrer (ce qui serait un comble pour un Caïman) à notre tour. » Une page internet a été spécialement créée sur le site de la maison d'édition afin d'expliquer la situation et de fournir un moyen de soutien à cette structure locale. Vous trouverez toutes les informations en cli

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La face cachée de la bible

CONNAITRE | Patrick Banon, écrivain spécialisé en systèmes de pensées religieux aborde dans son nouvel ouvrage le sexe dans la Bible. Dans Et Dieu créa le sexe, il tisse le (...)

Florence Barnola | Mardi 3 novembre 2015

La face cachée de la bible

Patrick Banon, écrivain spécialisé en systèmes de pensées religieux aborde dans son nouvel ouvrage le sexe dans la Bible. Dans Et Dieu créa le sexe, il tisse le lien historique, social ainsi que religieux entre les grands textes sacrés et les réalités de notre monde contemporain. L’auteur nous révèle des sens (pas si) cachés de la Bible qui font encore débats dans notre société. À travers les récits bibliques se lisent de nombreux thèmes liés à la sexualité comme l’orgasme, la masturbation, la sodomie, le sadomasochisme mais aussi l’abstinence et le célibat… On apprend que « selon les textes bibliques du judaïsme, l’union charnelle entre un homme et une femme reflète, sur terre, l’union entre Yahvé et son peuple. » L’acte sexuel revêt une dimension hautement spirituelle avec comme magnifique exemple d’érotisme de la foi, le très sensuel Cantique des Cantiques. Tout commence au jardin d’Eden : « séparer à la naissance du monde, le féminin et le masculin cherchent à se retrouver pour ne faire qu’un. » Le perfide serpent, grand séducteur devant l’Eternel, va faire commettre à Eve son premier adultère. La coquine va entraîner Adam dans son vice, e

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Fête du livre, jour 3 : At last but not least

CONNAITRE | La Fête touche à sa fin. Il reste pour autant de nombreux événements à découvrir et expérimenter. Pour les plus jeunes d’entre nous, des ateliers origami sont (...)

Florence Barnola | Dimanche 18 octobre 2015

Fête du livre, jour 3 : At last but not least

La Fête touche à sa fin. Il reste pour autant de nombreux événements à découvrir et expérimenter. Pour les plus jeunes d’entre nous, des ateliers origami sont proposés place Jacquard ce dimanche, toute la journée. Ils sont animés par un spécialiste du genre : Kevin Briez. Pour les plus matinaux, le départ de la Montée des soleils d’automne est à 8h30 tapantes place de l’Hôtel de Ville. Vous pouvez venir encourager les courageux auteurs et autres coureurs mais vous pouvez également vous joindre au peloton et pédaler jusqu’à Planfoy en passant par le Bessat et Tarentaise (on se comprend : le village montagneux pas la médiathèque). Pour les footeux, sachez qu’Emmanuel Petit sera au Carré Numérique de 13h à 15h pour des selfies-dédicaces. PPDA le précédera, Eric Naulleau lui succédera. Côté débats et conférences, la rencontre intitulée Un monde infini ? qui réunit notamment Edgar Morin, Christophe Galfard, Pascal Picq et François Rollin pique notre curiosité. En effet il s’agira pour ce plateau constitué de personnalités éclectiques de partager leur méthode de compréhension du monde. A ne pas manquer à 16h, rencontre une auteure/une actrice, av

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Fête du livre, jour 2 : Samedi, c’est …

CONNAITRE | … Journée" dédicaces rigolotes" au Carré numérique - c’est une première ! - place Dorian. Il s’agit de selfies avec l’auteur dont on veut garder un souvenir. (...)

Florence Barnola | Samedi 17 octobre 2015

Fête du livre, jour 2 : Samedi, c’est …

… Journée" dédicaces rigolotes" au Carré numérique - c’est une première ! - place Dorian. Il s’agit de selfies avec l’auteur dont on veut garder un souvenir. Huit personnalités se prêtent au jeu du samedi au dimanche, par ordre d’apparition aujourd’hui : Jacques Plaine, Gaëlle Nohant, Christophe Carrière et Guy Carlier. Les séances démarrent à 11 h et se terminent à 18h. Chaque auteur dispose de deux heures pour rencontrer ses fans. Prenez votre tour dans la queue ! Et si vous n’avez pas pu entrer, soyez patients, demain, il y a en aura d’autres (PPDA, Emmanuel Petit, Eric Naulleau et Agnès Martin-Lugand). Samedi, c’est également les Mots en Scène toute la journée. Présentes pour la quatrième année, ces lectures mises en espace à la Gayola d’ouvrages d’auteurs présents à la Fête du Livre sont devenues un rendez-vous phare où le public se presse. Pour cette 30e édition, le programme s’avère plus que sympathique. On vous conseille d’aller entendre (et voir) 2084 de Boualem Sansal mis en espace par Julien Rocha, membre de l’ensemble artistique de la Comédie. Nous vous recommandons chaudement de vous rendre aussi voir Ros

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Fête du Livre, jour 1 : Quand le design s’en mêle

CONNAITRE | Aujourd’hui s’ouvre la 30e édition de la Fête du Livre ! Après la collation du matin et l'apport nécessaire de caféine face aux baisses de température, notre (...)

Florence Barnola | Vendredi 16 octobre 2015

Fête du Livre, jour 1 : Quand le design s’en mêle

Aujourd’hui s’ouvre la 30e édition de la Fête du Livre ! Après la collation du matin et l'apport nécessaire de caféine face aux baisses de température, notre coeur reste bien chaud et prêt à découvrir la cuvée 2015 de l'événement littéraire de la région. L’après-midi démarre sur les chapeaux de roues avec une thématique des plus intéressantes : Redesign-moi un salon ou comment imaginer la Fête du livre de demain voire de plus loin. Un après-midi durant lequel, dans la décontraction, nous allons nous interroger sur l’avenir des manifestations littéraires, questionner les axes futurs de ces dernières. La première partie réunit des auteurs (la marraine des Mots en Scène Gaëlle Nohant, Boualem Sansal, Chloé Delaume, Remy Vhernes), des étudiants de l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne (ESADSE), des designers (Julien De Sousa,

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La conférence-débat animée par Le Petit Bulletin : "Architectes au premier plan"

CONNAITRE | Parmi les multiples conférences et débats qui jalonneront la Fête du livre 2015, focus sur celle qui nous concerne plus particulièrement. Aux côtés de Florence (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 septembre 2015

La conférence-débat animée par Le Petit Bulletin :

Parmi les multiples conférences et débats qui jalonneront la Fête du livre 2015, focus sur celle qui nous concerne plus particulièrement. Aux côtés de Florence Barnola, journaliste littérature au sein de la rédaction du Petit Bulletin Saint-Étienne, vous pourrez vous plonger dans l'univers passionnant des architectes avec les interventions de deux éminents professionnels : Alexandre Chemetoff et François Chaslin. Le premier est l'auteur de nombreux projets urbains tels que la restructuration de la Manufacture Plaine Achille à Saint-Étienne ou de la métamorphose de l'Île de Nantes. Le second a été responsable du département des expositions de l’Institut français d'architecture, animateur de l'émission Métropolitains sur France Culture de 1999 à 2012 et auteur de nombreux ouvrages dont le dernier à propos de Le Corbusier. Architectes au premier plan, avec François Chaslin et Alexandre Chemetoff, samedi 17 octobre à 17h30, à l'École Nationale Supérieure d'Architecture

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Sélection d'auteurs à la Fête du livre

CONNAITRE | À table ! L’ancien étudiant des Beaux-arts de Saint-Étienne, l’illustrateur-auteur de BD Guillaume Long nous régale de nouveau avec ce troisième tome (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 septembre 2015

Sélection d'auteurs à la Fête du livre

À table !

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Gaëlle Nohant : « Pour écrire un livre, il faut être amoureuse d'un sujet »

CONNAITRE | Avec La Part des Flammes, la marraine de la Fête du Livre et des Mots en scène 2015, Gaëlle Nohant, a frappé un grand coup. Basé sur l'incendie du Bazar de la Charité en 1897 qui a touché l'aristocratie « intouchable » à l'époque et de nombreuses femmes, ce roman est une grande réussite qui prend le lecteur à bras le corps et ne le lâche plus. Retour avec l'auteur sur cet écrit flamboyant et sur sa position privilégiée dans la Fête du livre. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 29 septembre 2015

Gaëlle Nohant : « Pour écrire un livre, il faut être amoureuse d'un sujet »

Pourquoi avoir choisi comme élément déclencheur de votre histoire l'incendie du Bazar de la Charité ? D'abord, c'est un événement qui avait eu un retentissement énorme à l'époque et qui s'est un peu perdu dans la mémoire collective. L'intérêt principal de ce drame se situe dans le fait qu'il y a eu de nombreuses victimes féminines, touchant également des personnes appartenant à la très haute aristocratie européenne. Ensuite, ce qui m'intéressait également c'est le côté catastrophe collective qui agit comme un régulateur humain. Dans ce genre d'épreuve, toute la palette du caractère humain se révèle depuis la lâcheté jusqu'à l’héroïsme en passant par les sacrifices. Enfin, les catastrophes agissent comme des catalyseurs qui font sortir de nous des forces de vie que nous ignorions avoir en soi. Votre livre expose aussi combien il était difficile d'être une femme à l'époque ? C'était une époque très dure pour les femmes. On considérait les femmes comme des éternelles petites filles, des mineurs qui passaient des mains de leur père à celle d'un mari. On voulait les protéger et les contrôler du berceau à la tombe. SI vous avie

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Jean-Noël Blanc : « L’édition est parisienne »

CONNAITRE | Le sociologue stéphanois est l’auteur d’une quarantaine de récits et de romans dont plusieurs ont connu un retentissement national. Il revient pour nous sur la position de Saint-Étienne dans le monde littéraire.

Florence Barnola | Mardi 29 septembre 2015

Jean-Noël Blanc : « L’édition est parisienne »

Saint-Étienne est-elle une ville littéraire ? Elle ne l’a jamais été. Cette ville s’est enrichie rapidement, à la fin du XVIIIe. Beaucoup de ses industriels étaient des petits qui sont montés très vite, sans toute la vieille longueur culturelle qu’il y a, générations après générations. Au XIXe, quand les rubaniers stéphanois recevaient leurs collègues lyonnais, ils les invitaient à manger dans des agapes, la culture était superflue. Cependant, des gens se sont battus contre cela, comme Marius Vacheron, le fondateur du Musée d‘Art et d’Industrie, ou Félix Thiollier. Ce dernier était désespéré par l’état culturel de Saint-Étienne. Il était d’une famille stéphanoise mais avait passé sa jeunesse à Paris, à côtoyer des peintres, des musiciens… Il s’est battu toute sa vie pour essayer de faire des cercles d’intellectuels à Saint-Étienne. Mais la ville n’a jamais cru en elle-même du point de vue culturel… A notre époque, globalement le nombre de lecteurs diminue, la culture littéraire ne tient plus le haut du pavé. Jusque dans les années 60 il fallait faire latin, grec ou littérature, désormais il faut faire une école de commerce… Quelle est al

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Saint-Étienne et le livre, une histoire d’amour ?

CONNAITRE | Depuis 30 ans le livre est célébré officiellement dans la capitale ligérienne avec une des premières fêtes nées dans l’hexagone. Saint-Étienne, l’ouvrière, la footeuse… serait-elle aussi littéraire ? Enquête auprès d’acteurs locaux du livre. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 29 septembre 2015

Saint-Étienne et le livre, une histoire d’amour ?

« Saint-Étienne est une ville de lecteurs, plus qu’une ville littéraire », analyse Isabelle Rabineau, commissaire général à la Fête du Livre et chargée de mission Livre et Lecture à la Direction des affaires culturelles de Saint-Étienne. « C’est le geste de lire qui est intéressant. Un geste qui a affaire avec le savoir-faire, l’acquisition de savoirs, l’apprentissage, la transmission. Ici, le livre est un objet. Ce qui explique la présence de grandes collections de livres d’artistes à la médiathèque, à l’université, au Musée d’Art Moderne, il existe même un Master Livre d’artiste à l’Université qui est assez peu répandu en France. » En 1986, Jacques Plaine a créé la Fête du Livre. L’a-t-il fait parce qu’il y avait un terreau littéraire particulier ? « Saint-Étienne n’est ni plus ni moins littéraire qu’une autre ville. Plus une ville a d’étudiants, plus elle est littéraire ». Pour l’ancien libraire, la ville a commencé à s’intéresser à la littérature avec la création de l’Université Jean Monnet, en 1969. « Avoir 4000 étudiants a changé des choses. En tant que libraires, nous avons senti l’évolution. Cela s’est développé au fil de l’arrivée des étud

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Des mots, toujours des mots

CONNAITRE | La Fête du livre de Saint-Étienne fêtera ses trente ans cette année du 16 au 18 octobre. Avec plus de trois cent auteurs invités, cette édition sera exemplaire et bourrée d'animations en tout genre. Tour d'horizon de ce qui vous attend. NB

Nicolas Bros | Jeudi 17 septembre 2015

Des mots, toujours des mots

La Fête du livre va écrire son trentième chapitre cette année. Depuis sa création en 1985 par Jacques Plaine, qui sera l'invité d'honneur de cette édition 2015, l'événement littéraire stéphanois a vu défiler de multiples grands noms de la littérature française et internationale. Pour fêter sa troisième décade, le grand rahout livresque se densifie encore un peu tout en gardant sa saveur si particulière. « Il règne un climat particulier pour les auteurs pendant la Fête du livre, explique Gaël Perdriau, le maire de Saint-Étienne et président de Saint-Étienne Métropole. Il se créé une relation chaleureuse entre les auteurs et le public. » Accueillant cette année encore trois cent auteurs - chiffre équivalent à l'édition précédente - la Fête du livre confirme son statut d'événement incontournable de la rentrée littéraire en France. Comme l'explique Isabelle Rabineau, Commissaire générale de la Fête du livre de Saint-Étienne, « cette Fête continue de fonctionner là où d'autres ont plus de mal; elle possède un vrai public, fidèle. Nous recevons de nombreuses demandes d'auteurs pour qu'une place leur soit réservée... » Encrer dans octobre Populaire tout en restant

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Littérature : Notre sélection de la rentrée

CONNAITRE | Aux frontières du réel L'auteure du sublime Rien ne s'oppose à la nuit récidive. D’après une histoire vraie est une réussite bien que le sujet prête moins à (...)

Florence Barnola | Mardi 1 septembre 2015

Littérature : Notre sélection de la rentrée

Aux frontières du réel L'auteure du sublime Rien ne s'oppose à la nuit récidive. D’après une histoire vraie est une réussite bien que le sujet prête moins à l’émotion que le précédent roman dans lequel elle parvenait à tisser son travail d’écrivain confronté au deuil de sa mère dont des pans de vie refaisaient surface. Delphine de Vigan se nourrit toujours du réel. Ou pourrait-on dire, elle le distord. Elle s’amuse avec les codes du roman et promène le lecteur qui ne sait plus le vrai du faux. Nous basculons subrepticement dans un thriller écrit comme du Yourcenar. Florence Barnola D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan, Editions JC Lattès, 479p. C’était un fameux trois mats… Le navire de guerre aux "26 canons", appelé également "La Frégate de la liberté", L’Hermione a fait beaucoup parler de lui ces derniers mois. La BD de Jean-Yves Delitte (La Bounty, Black Crow), retrace la construction de la célèbre frégate du XVIIIe avec en toile de fond un complot ourdi par le Perfide Albion. Le dessein et les couleurs sont

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30 ans, PPDA et les autres

ACTUS | Événement incontournable de la vie stéphanoise, la Fête du livre marquera son trentième anniversaire en 2015. Créé par Jacques Plaine, invité d'honneur cette année, (...)

Marlène Thomas | Vendredi 26 juin 2015

30 ans, PPDA et les autres

Événement incontournable de la vie stéphanoise, la Fête du livre marquera son trentième anniversaire en 2015. Créé par Jacques Plaine, invité d'honneur cette année, ce rassemblement éditorial se situera entre tradition et modernité. Au rayons des nouveautés annoncées, un carré numérique fera son apparition place Dorian afin de mettre en avant les nouveaux outils de lecture, toujours en pleine expansion alors qu'un véritable festival « Off » - dans le même esprit que celui de la dernière Biennale design - permettra de lier les différents acteurs de la ville à l'événement et « d'aller au devant d'un public qui ne se présenterait pas spontanément sous les chapiteaux classiques de la Fête » a défendu Gaël Perdriau, Maire de Saint-Etienne. En outre, le parrain de cette édition un peu particulière sera Patrick Poivre d'Arvor, auteur du roman Un homme en fuite. À ses côtés, Gaëlle Nohant, auteur de La part des flammes, sera la marraine des Mots en scène, « événement dans l'événemen » aux confins du théâtre et des livres, qui prendra désormais l’appellation de festival. « Un moyen de valoriser encore plus cet

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