La face cachée de la bible

Florence Barnola | Mardi 3 novembre 2015

Photo : DR


Patrick Banon, écrivain spécialisé en systèmes de pensées religieux aborde dans son nouvel ouvrage le sexe dans la Bible. Dans Et Dieu créa le sexe, il tisse le lien historique, social ainsi que religieux entre les grands textes sacrés et les réalités de notre monde contemporain. L'auteur nous révèle des sens (pas si) cachés de la Bible qui font encore débats dans notre société. À travers les récits bibliques se lisent de nombreux thèmes liés à la sexualité comme l'orgasme, la masturbation, la sodomie, le sadomasochisme mais aussi l'abstinence et le célibat… On apprend que « selon les textes bibliques du judaïsme, l'union charnelle entre un homme et une femme reflète, sur terre, l'union entre Yahvé et son peuple. » L'acte sexuel revêt une dimension hautement spirituelle avec comme magnifique exemple d'érotisme de la foi, le très sensuel Cantique des Cantiques. Tout commence au jardin d'Eden : « séparer à la naissance du monde, le féminin et le masculin cherchent à se retrouver pour ne faire qu'un. » Le perfide serpent, grand séducteur devant l'Eternel, va faire commettre à Eve son premier adultère. La coquine va entraîner Adam dans son vice, en touchant au fruit défendu ils vont briser la relation de confiance entre le Créateur et son peuple. Le châtiment sera la mort qui apparaît dans le jardin d'Eden en même temps que le sexe. Le désir de l'autre naît de la nudité cachée… Banon passe en exemple nombre d'épisodes bibliques, de Jonathan et David à Judith en passant par Samson et Dalila, en les analysant finement. Passionnant. FB

Et Dieu créa le sexe, de Patrick Banon, aux éditions Presses de la Renaissance, 283p.

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On n’a pas tous les jours 60 ans

Librairie | C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

On n’a pas tous les jours 60 ans

C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. L’occasion pour l’établissement repris en 2015 par deux de ses salariés, Alexandra Charroin-Spangenberg et Rémi Boute, de mettre les petits livres dans les grands avec de nombreuses animations prévues chaque mois, de septembre 2021 à juin 2022. Mais également de revoir l’identité graphique de leur librairie. « Il est important de marquer d’un côté la continuité de notre travail mais également l’avenir, de montrer que notre librairie n’a pas un côté poussiéreux », explique la dirigeante. Pour son associé, la nouvelle identité de la Librairie de Paris se devait de symboliser la diversité des publics qu’elle accueille : « Nous sommes un lieu de vie culturelle, où l’on doit se sentir bien. Avec la crise sanitaire, nous avons perçu l’importance que nous avons auprès de notre clientèle, et nous en sommes fiers. » 60 événements prévus Pour célébrer ces 60 ans de bons et loyaux services, la Librairie de Paris proposera 60 événements aussi variés que des lectures, des brunchs littéraires mensuels, des rencontres

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Virginie Tournebise, Auteure stéphanoise

Article Partenaire | Ancienne joueuse de tennis professionnelle, la Stéphanoise Virginie Tournebise a entamé à l’aune de ses 40 ans une formation en ferronnerie d’art et coutellerie, à l’atelier Foultier de Pont-Salomon. Un apprentissage dont elle tire aujourd’hui un ouvrage photographique accompagné de textes en fragments, Traverser. Elle signera lors de la prochaine Fête du Livre sur l'Espace Littérature locale et régionale à la Bourse du Travail, tout nouveau site de l’événement. Là-bas, on pourra découvrir chaque auteur grâce à une lecture et un entretien. L'ambiance y sera très amicale, le lieu jouxtant les Halles Mazerat, qui proposeront elles aussi de l'excellence, mais en nourritures terrestres. En référence au fil rouge design de l’édition 2021 et à quelques semaines de la Fête du Livre, rencontre, avec une sportive qui exprime ce qu’elle a dans le cœur.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Virginie Tournebise, 

Auteure stéphanoise

Virginie, pouvez-vous nous expliquer comment on passe du tennis à la forge et à la coutellerie ? Cela paraît surprenant… En réalité, ça ne l’est pas tant que ça. Lorsque j’ai quitté les courts, j’ai intégré le monde salarial, mais en travaillant toujours en lien avec le tennis : j’étais directrice d’une société de construction et d’entretien de terrain de tennis. Puis, j’ai eu envie d’être à mon compte, et j’avais besoin de quelque chose de manuel. Les sportifs ont besoin de beaucoup de choses je crois, ils sont curieux. En tout cas, moi, je le suis ! J’ai choisi la forge parce que je voulais créer, et puis pour le geste. Comme dans le tennis, ce métier sollicite le bras, la main, je savais que je pourrais retrouver des sensations assez proches de ce que j’avais connu comme joueuse de tennis. Mais j’ai aussi le sentiment que ce métier est venu à moi, au moins autant que je ne suis venue à lui. Il s’agit également d’un métier ancestral, et, on peut le dire, en voie de disparition. Est-ce que ce facteur a joué dans votre décision ? Il est vrai que d’une certaine manière, à 40 ans, j’avais envie d’un certain retour a

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Jean-Claude Mourlevat : le bonheur simple des mots

Portrait | Premier récipiendaire français du prestigieux Astrid Lindgren Memorial Award récompensant chaque année un auteur d'enfance et de jeunesse, Jean-Claude Mourlevat voit ainsi couronnées vingt-trois années d’écriture. L’occasion de revenir avec lui sur son parcours d’homme, une vie plurielle faite de rebondissements inattendus et de beaux succès.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Jean-Claude Mourlevat : le bonheur simple des mots

Jean-Claude Mourlevat est né au printemps de l’année 1952 à Ambert, en Auvergne. Il se souvient d’une enfance heureuse, au Moulin de la Cour, un lieu-dit situé tout près du village de Job. « Mon père était meunier, il allait chercher le grain dans les fermes et il en faisait de la farine qu'il livrait ensuite aux boulangers. Mais chez nous, c'était aussi une ferme, nous avions des vaches, des cochons, des lapins et des poules. Ma mère s'occupait de ses six enfants, dont les trois aînés sont nés à la maison. Cinquième de la fratrie, j’ai trois frères et deux sœurs. » Jusqu’à ses 10 ans, le petit Jean-Claude fréquente l'école communale du village. Mais en septembre 1962, il doit rejoindre ses frères à l'internat du lycée Blaise Pascal, à Ambert. « La première année s'est très mal passée. » Une autre page se tourne quelques années plus tard, lorsque le paternel est contraint de fermer son moulin. « Notre Moulin de la Cour s'est peuplé de dizaines, puis de centaines de porcs grognant et hurlant. Je n'ai pas aimé ça. » Bac en poche, Jean-Claude prend la poudre d'escampette et poursuit ses études à Strasbourg, Toulouse, Stuttgart,

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Histoires délivrées

Littérature ado | C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Histoires délivrées

C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son premier festival entièrement dédié à la littérature ado. Vendredi 2 et samedi 3 juillet, Livreurs d'histoires réunira dix auteurs dont les œuvres s'adressent aux 12/18 ans. Parmi ceux-là, Clémentine Beauvais (marraine de cette première), Élise Fontenaille, Myriam Gallot, Jean-Claude Mourlevat - dont nous avons tiré le portrait ce mois -, Zac Deloupy ou encore Jhon Rachid & Léni Malki. À noter que ces deux jours seront également ponctués de plusieurs animations telles que des ateliers Tik Tok (avis aux non-initiés...), coaching vocal et d'écriture mais aussi un concert avec le rappeur Djemin et une adaptation dansée par le Ballet 21 de l'ouvrage Décomposée de Clémentine Beauvais. Festi

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Lucas Belvaux : « Il ne doit pas y avoir un plaisir malsain à regarder la violence »

Rencontre | Adapté du roman de Laurent Mauvignier, Des hommes rend justice à toutes ces victimes de la Guerre d’Algérie payant les intérêts de décisions “supérieures“ prises au nom des États. Et s’inscrit avec cohérence dans la filmographie du (toujours engagé) cinéaste Lucas Belvaux…

Vincent Raymond | Mercredi 19 mai 2021

Lucas Belvaux : « Il ne doit pas y avoir un plaisir malsain à regarder la violence »

Il y a un lien manifeste entre Chez Nous (2017) et ce film qui en constitue presque une préquelle… Lucas Belvaux. Il est un peu né du précédent, oui. J’avais lu le livre de Laurent Mauvigner à sa sortie en 2009, et à l’époque j’avais voulu prendre les droits et l’adapter. Mais Patrice Chéreau les avait déjà, et puis il est tombé malade et n’a pas eu le temps de le faire. J’avais laissé tombé et puis, avec le temps, ne voyant pas le film se faire, je m’y suis intéressé à nouveau. Surtout après Chez nous : il y avait une suite logique. J’ai relu le livre, je l’ai trouvé toujours aussi bon et mon envie de l’adapter était était intacte — ce qui est bon signe après 10 ans. Outre “l’actualité” de votre désir, il y a celle du sujet : on a l’impression qu’on ne fait que commencer avec le traitement de “liquidation“ de la Guerre

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Ca rocke encore en France

Bouquin | L'auteur stéphanois Pascal Pacaly revient avec le troisième volume de sa série La France est rock. Intitulé La France est (toujours) rock, cet opus (...)

Nicolas Bros | Mercredi 12 mai 2021

Ca rocke encore en France

L'auteur stéphanois Pascal Pacaly revient avec le troisième volume de sa série La France est rock. Intitulé La France est (toujours) rock, cet opus condense nouvelles biographiques et chroniques écrites par Pacaly après avoir collectionné de nombreuses interviews d'artistes au fil du temps. Au programme de ce tome troisième du nom : Loudblast, Magma, Miossec, Marcel et son Orchestre, Tagada Jones ou encore Debout sur le Zinc. La France est (toujours) rock, de Pascal Pacaly, aux éditions du Joyeux Pendu

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Une belle édition

Publications locales | Ils sont 10 éditeurs stéphanois à donner rendez-vous aux lecteurs au bas de la rue de la République pour quelques idées cadeaux bienvenues. Des mots, des pages, (...)

Nicolas Bros | Lundi 14 décembre 2020

Une belle édition

Ils sont 10 éditeurs stéphanois à donner rendez-vous aux lecteurs au bas de la rue de la République pour quelques idées cadeaux bienvenues. Des mots, des pages, des dessins... Tout cela voltige entre romans, essais, BD, livres d'art ou fanzines, le tout bien de chez nous. L'occasion par exemple de se laisser tenter par l'émotion transportée par la BD Somaliland sous la plume du journaliste Clément Goutelle chez Jarjille Editions ou bien par un polar frissonnant des Editions du Caïman. Il y en a pour tous les goûts ! Noël des éditeurs stéphanois, du 18 au 23 décembre (14h/19h) au 6 rue de la République à Saint-Étienne Avec Jarjille, Sous le Sceau du Tabellion, Abribus éditions, Editions du Caïman, Le Réalgar, Editions du Joyeux Pendu, Abatos, Olifanzine, Limax et Collectif Eina

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Retour sur un confinement stéphanois

Album photos | Eric Viou, photographe et directeur de la publication du magazine stéphanois STEMP, s'est lancé dans un projet photographique inédit pendant le confinement (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 octobre 2020

Retour sur un confinement stéphanois

Eric Viou, photographe et directeur de la publication du magazine stéphanois STEMP, s'est lancé dans un projet photographique inédit pendant le confinement vécu de mars à mai dernier. Immortalisé « ce qui était impensable, inimaginable, iréel, devenait réalité. La France était confinée. » Le résultat de ce travail est d'abord un livre d'art, MAM (MarsAvrilMai2020) Saint-étienne confinée, condensé de 226 photos sur 196 pages sur lesquelles viennent s'ajouter les mots de plusieurs auteurs stéphanois : Martine Goubatian, Karine Guérit, Elsa Lorente, Caroline Puig Grenetier, Chloé Radix et Gilles Rossary-Lenglet. Une épreuve dans laquelle on peut découvrir l'oeil du graphiste et photographe sur la ville qui l'aime tant tout en percevant ici et là des références multiples à Richard Long, Buren, Villeglé ou encore les Beatles. Un livre donc, mais également une exposition à L'Art Demeure & J'ai 2 Amours visible jusqu'au 14 novembre. MAM (MarsAvrilMai2020) Saint-Etienne confinée par Eric Viou [STEMP éditions] livre en vente à la Librairie de Paris ou à commander sur : stempmagazine@icloud.com Exposition jusqu'au 14 novembre

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7 prix littéraires malgré le report Fête du livre 2020

Littérature | Si la Fête du livre de Saint-Étienne a été reportée au printemps 2021, l'attribution des 7 prix littéraires qui lui sont affiliés a bien eue lieu. Voici la liste (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

7 prix littéraires malgré le report Fête du livre 2020

Si la Fête du livre de Saint-Étienne a été reportée au printemps 2021, l'attribution des 7 prix littéraires qui lui sont affiliés a bien eue lieu. Voici la liste des lauréats 2020 : - Grand Prix de Littérature de la Ville de Saint-Étienne : Thibault Bérard, « lauréat pour les qualités stylistiques, l'approche générationnelle originale et émouvante de son récit Il est juste que les forts soient frappés, publié aux éditions de L'Observatoire. » - Prix Littéraire Jeunesse de la Ville de Saint-Étienne : Gwenaël David « séduit le jury par la très grande actualité de son propos environnemental, sa tonitruante drôlerie et le caractère aussi insolite que réaliste de Kid au 1er sommet des animaux publié aux éditions Hélium. » - Prix Design de Littérature Jeunesse de la Ville de Saint-Étienne : c'est Nuit polaire de Delphine Chedru publié aux éditions Sarbacane qui est couronné. « Un objet fascinant, onirique et très beau où chaque page est une aventure.

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"Adieu Les Cons" : Seuls contre tous

ECRANS | ★★★★☆ De et avec Albert Dupontel (Fr., 1h28) avec également Virginie Efira, Nicolas Marié…

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Se sachant condamnée, Suze veut retrouver l’enfant qu’elle a été forcée d’abandonner. Se sentant abandonné dans son job d’informaticien génial, JB essaie de se suicider, mais se rate. Le désespoir de l’une oblige l’autre à l’aider, et ils seront secondés par un archiviste aveugle, traumatisé par la police… L’expérience (réussie) d’adaptation au format superproduction, Au revoir là-haut, ne signifiait donc pas rupture avec le cinéma d’avant d’Albert Dupontel — cet artisanat esthétique peuplé de rebelles aux instances autoritaires de la société, à son arbitraire stupide, à ses absurdités. Et comme pour Guédguian à l’occasion du Promeneur du Champ de Mars, le fait de s’octroyer cette parenthèse aura été salutaire : l’auteur-interprète se “retrouve” en renouant avec son univers tant burlesque que satirique, où s’invitent les témoins habituels de sa causticité (le prodigieux Nicolas Marié, Terry Gilliam…) et une touchante nouvelle venue, Virginie Efira. Beau et émouvant comme un cœur de skaï mauve.

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Immersion chez les Impressionnistes

Peinture x numérique | Dans l'Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay réhabilité en 2011 par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, les deux grandes salles d'expo du 4e étage vont accueillir Cézanne, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Immersion chez les Impressionnistes

Dans l'Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay réhabilité en 2011 par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, les deux grandes salles d'expo du 4e étage vont accueillir Cézanne, Monet ou Van-Gogh dès mi-juillet. Devenu Hôtel des Lumières, le bâtiment proposera en ces deux espaces des scénographies immersives à 360 degrés. L'un propose une plongée au coeur de la Terre et l'autre dans le travail des Impressionnistes. L'occasion de découvrir sous d'autres angles entre autres Les nymphéas de Monet, La mer orageuse de Courbet ou Le Déjeuner des canotiers de Renoir. Hôtel des Lumières, dès le 17 juillet au Puy-en-Velay (Haute-Loire)

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Véronique Vernette : c’est le Wax qu’elle préfère

Portrait | Illustratrice de littérature jeunesse et formatrice tous azimuts, amoureuse éperdue de l’Afrique, Véronique Vernette est une Stéphanoise d’adoption bien dans ses baskets qui dessine et colorie avec un talent continuellement mis au service de l’émotion.

Niko Rodamel | Mardi 9 juin 2020

Véronique Vernette : c’est le Wax qu’elle préfère

Véronique est née à Marseille en 1972, année du doublé historique coupe-championnat réalisé par l’OM. Pour autant, ce n’est pas du tout le monde du sport qui attirera la fillette, laquelle grandira d’ailleurs à Valence. « Nous étions quatre enfants à la maison. Je crois que très tôt j’ai aimé dessiner alors qu’il n’y avait pas vraiment de prédisposition artistique dans la famille. Mais nous avons eu la chance d’avoir des parents qui étaient à l’écoute de nos envies. » Dès l’âge de sept ans, la jeune fille commence à suivre des cours de dessin. Elle se souvient d’une grande complicité avec son grand-père qui l’emmène un jour à Nîmes pour visiter une exposition de Picasso. « Il m’avait même acheté le catalogue de l’expo, que j’ai encore aujourd’hui. Sur le chemin du retour, j’avais l’impression de revenir chez moi avec un trésor dans les mains ! » Attirée par l’Inde ou l’Afrique noire, Véronique rêve aussi de voyages au long cours, lit les grands récits des premiers voyageurs. Après des années collège et lycée sans histoires pendant lesquelles elle poursuit les cours du soir pour dessiner toujours plus, l’adolescente obtient son Bac A1, option arts plastiques.

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La Fête du livre chez soi

Littérature | La 35e Fête du livre de Saint-Étienne est encore loin (16 au 18 octobre 2020). Mais l'équipe d'organisation, confinée, a décidé de mener un joli projet pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 21 avril 2020

La Fête du livre chez soi

La 35e Fête du livre de Saint-Étienne est encore loin (16 au 18 octobre 2020). Mais l'équipe d'organisation, confinée, a décidé de mener un joli projet pour faire vivre le livre même pendant cette période de crise. Pendant un mois - au moins -, l'opération "Ma Fête du livre à la maison", propose chaque semaine des chroniques, portraits, vidéos, entretiens sur le site de la Fête du livre stéphanoise. Pour la première semaine (jusqu'au 26 avril), la thématique principale de l'événement est "Les animaux dans la ville" avec pour parrain l'écrivain et architecte Nicolas Gilsoul qui a sorti en 2019, Bêtes de villes, Petit traité d’histoires naturelles au cœur des cités du monde, aux éditions Fayard. Un livre qui tombe à pic avec cette période si particulière ! Chaque semaine également, un jeu concours est organisé pour faire gagner des livres aux internautes. Ces derniers sont invités à créer chansons, poèmes ou BD... Plus d'infos sur le site de la Fête du livre.

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Spi en lecture à Sainté

Lecture x performance artistique | Le chanteur Jean-Michel Poisson, plus connu sous le nom de Spi (Les Naufragés/OTH) sera en lecture d'extraits de son dernier livre "Le chant (...)

Nicolas Bros | Mercredi 12 février 2020

Spi en lecture à Sainté

Le chanteur Jean-Michel Poisson, plus connu sous le nom de Spi (Les Naufragés/OTH) sera en lecture d'extraits de son dernier livre "Le chant des baleines en rut" (aux éditions du Joyeux Pendu) du côté de la Galerie Rêves d'Ailleurs ce vendredi 14 février. L'occasion de découvrir également le travail de l'artiste Johanne Joe qui proposera quant à elle un live painting pendant cette lecture. Spi x Johanne Joe, vendredi 14 février à 18h30 à la Galerie Rêves d'Ailleurs. Plus d'infos sur cette page.

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Le meurtre, cet art

Polar | Chrystel Duchamp est Stéphanoise et vient de sortir son premier roman à diffusion nationale : L'art du meurtre aux éditions de l'Archipel. Une plongée dans (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 janvier 2020

Le meurtre, cet art

Chrystel Duchamp est Stéphanoise et vient de sortir son premier roman à diffusion nationale : L'art du meurtre aux éditions de l'Archipel. Une plongée dans les méandres d'une enquête à soubresauts menée par le lieutenant Audrey Durand dans un Paris scintillant mais également interlope, afin de dénouer les circonstances du meurtre de Franck Tardy, avocat retraité. Un acte savamment orchestré, tel une oeuvre d'art... sur cet homme conservant des secrets inavouables. « L'art du meurtre n'est pas mon premier roman mais mon premier véritable "suspens", explique l'auteure. Dans cet écrit, je me suis intéressée au parallèle entre les meurtriers et les artistes, à la notion de gestion de la violence dans l'art, savoir jusqu'où on peut aller au nom de l'art... » Concernant le style d'écriture, l'auteure s'est appliquée à respecter les codes du genre pour construire un véritable polar de la plus pure espèce. « J'ai écrit en suivant les codes du genre qui sont très précis, détaille Chrystel Duchamp. L'écriture de ce livre m'a pris entre 9 mois et un an de travail. » Après ce premier galop d'essai dans sa nouvelle maison d'édition tiré à 10 000 exemplaires, l'auteure stép

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"L'Adieu (The Farewell)" : …Et bonne santé grand-mère !

ECRANS | De Lulu Wang (É-U-Chi., 1h41) avec Awkwafina, Tzi Ma, X Mayo…

Vincent Raymond | Mardi 14 janvier 2020

Vivant à New York, Billi apprend qu’on a diagnostiqué un cancer incurable à sa grand-mère en Chine sans le lui annoncer. Pire : la diaspora familiale prétexte un mariage au pays pour lui faire ses adieux. Arrivée sur place, la jeune femme hésite à révéler à son aïeule la réalité de son état… Éternel débat philosophique, l’interrogation “toute vérité est-elle bonne à dire ?“ trouve une nouvelle vigueur dans ce film partiellement autobiographique, puisqu’il est « inspiré d’un mensonge authentique ». Car il ne s’agit pas ici seulement d’un problème de casuistique taraudant Billi, ni de la supposée lâcheté de sa parentèle, encore moins d’une omission visant à ne pas miner psychologiquement la malade, mais d’une combinaison de ces différents éléments, complexifié par deux paramètres supplémentaires : le hiatus générationnel ainsi que le fossé culturel entre l’Orient et l’Occident — que Ang Lee a jadis dépeint dans Garçon d’honneur (1993). En effet, qui est donné pour juste ou légal dans le pays où Billi a construit sa vie et s’est imprégnée de morale culpabilisatrice protestante, n’a pas la même la valeur en Chine où prévaut encore le resp

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Platini de retour à Sainté

Dédicaces | La librairie Forum organise un événement inédit à Saint-Étienne avec la venue du numéro 10 éternel de l'ASSE : Michel Platini. Il sera en dédicaces jeudi 28 (...)

Nicolas Bros | Lundi 25 novembre 2019

Platini de retour à Sainté

La librairie Forum organise un événement inédit à Saint-Étienne avec la venue du numéro 10 éternel de l'ASSE : Michel Platini. Il sera en dédicaces jeudi 28 novembre au restaurant le Concept de la Cité du design, de 16h à 18h, pour présenter son livre Entre nous, co-écrit avec Jérôme Jessel et sorti aux éditions de l'Observatoire. Michel Platini en dédicaces jeudi 28 novembre de 16h à 18h, au restaurant Concept à la Cité du design de Saint-Étienne

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Coup de grisou littéraire

Polars | Après une première édition couronnée de succès (sept auteurs présents, deux tables rondes organisées et une soixantaine de visiteurs), le rendez-vous du polar (...)

Nicolas Bros | Lundi 18 novembre 2019

Coup de grisou littéraire

Après une première édition couronnée de succès (sept auteurs présents, deux tables rondes organisées et une soixantaine de visiteurs), le rendez-vous du polar de la Librairie de Paris, Les Gueules Noires du Polar, reviennent vendredi 22 et samedi 23 novembre. « La formule reste la même que l'année dernière avec le parti-pris d'avoir un événement convivial, dans un format plus restreint qu'un salon littéraire classique, tout en ayant une programmation de qualité, explique Anne-Laure Billon, libraire du rayon polar à la Librairie de Paris. Cette année, ce sont huit auteurs qui seront présents pour des rencontres et tables rondes. » Pour cette seconde édition, la librairie peut compter sur la présence de Deloupy, Céline Denjean, Pascale Dietrich, Sylvain Forge, Nicolas Lebel, Eric Plamondon, Romain Strajnic et Niko Tackian. Trois tables rondes sont programmées avec différentes thématiques abordées, toutes modérées par un professionnel. D'autres animations sont proposées, comme un apéro-dédicace le vendredi 22 novembre en partenariat avec le Lycée hôtelier Le Renouveau ou encore des jeux pour les ados pendant les tables rondes (sur inscription à lesgueulesnoiresdup

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Rémi Guichard dans l'Oeil du Petit Bulletin #39

Oeuvre caritative | Rémi Guichard a monté un projet inédit avec 200 boîtes de cigares stylisées par différents artistes. Livre "Collection particulière, toute une histoire", expo (...)

Nicolas Bros | Vendredi 15 novembre 2019

Rémi Guichard dans l'Oeil du Petit Bulletin #39

Rémi Guichard a monté un projet inédit avec 200 boîtes de cigares stylisées par différents artistes. Livre "Collection particulière, toute une histoire", expo aux Domaines Qui Montent à Andrézieux et vente aux enchères prévue en 2020 au profit de l'association #HelpDoctors. Il nous en dit davantage Dans l'Oeil du Petit Bulletin #39. Vente aux enchères en ligne sur cette adresse.

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Saint-Étienne à la page

Fête du livre 2019 | Pour sa 34e édition, l'événement majeur de la littérature à Saint-Étienne, la Fête du livre propose quelques nouveautés et toujours une ribambelle d'auteurs qui font la rentrée littéraire francophone. Présentation générale et focus sur Nicolas offenstadt, auteur invité et historien qui a levé le voile sur ce qu'était l'ex-RDA, via un travail minutieux d'exploration urbaine (urbex).

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

Saint-Étienne à la page

Une 7e édition des toujours très réussis Mots en scène, des mots en design ou en magie, des expos, les fameux débats et conférences... et surtout la présence de 270 auteurs avec toujours son lot de stars mais aussi de découvertes. La Fête du livre fait battre le rythme culturel du mois d'octobre stéphanois. Marrainée par Françoise Bourdin et Anne Goscinny, cette 34e édition verra pour la première fois, la tenue d'une journée dédiée aux professionnels, "La Fête du livre Côté Pro" ainsi que la mise en place de grandes thématiques "chapeautant" les rencontres-débats : "être une femme", "un modèle social en construction", "où en est la démocratie dans le monde ?", "archéologie au XXie siècle" et "mon environnement & moi". 34e Fête du livre, du 17 au 20 octobre à Saint-Étienne Plus d'infos et programme complet sur fetedulivre.saint-eti

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Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Portrait | Commissaire principale de la Fête du Livre de Saint-Etienne, Isabelle Rabineau est du genre à n'en faire qu'à sa tête. Jamais à cours d'envies, toujours pleine d'idées, elle bouscule et révolutionne tout ce qu'elle touche... Et le meilleur, c'est que ça marche.

Cerise Rochet | Mardi 1 octobre 2019

Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Elle porte la frange courte et le rouge à lèvres rosé, le perfecto de cuir et la jupe cintrée, les ongles vernis et les talons carrés. Gamine, elle était bonne élève, mais faisait ses devoirs « n'importe comment », durant l'interclasse ou à la récré. Commissaire à la voix douce, passionnée de culture et de foot, rêveuse déterminée, Isabelle Rabineau est une tout-et-son-contraire, une hors-cadre, une faiseuse-de-ponts. Elle a 18 ans, lorsque, bac en poche et raide dingue d'un peintre, elle quitte son Strasbourg natal pour le rejoindre dans la capitale, lecture et écriture chevillées au corps. Là-bas, la brillante littéraire suit des cours à la Sorbonne, tout en multipliant les petits boulots pour remplir le frigo. Elle atterrit à Beaubourg, où elle remet les livres en place, sur les étagères. Un « début de quelque chose » qu'Isabelle évoque aujourd'hui avec des papillons dans les yeux : « Ça m'a beaucoup aidée, de comprendre ce que lisaient les gens. Et puis, j'étais tellement fière, je travaillais à Beaubourg, c'était fou. » De rencontre en rencontre, elle collabore ensuite à l'écriture du magazine de psychanalyse L'Âne, di

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Des livres au faîte

Fête du livre 2019 | La Fête du livre, manifestation littéraire stéphanoise majeure, fête cette année sa 34e édition du 17 au 20 octobre. Ce sont 270 auteurs tous genres littéraires (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Des livres au faîte

La Fête du livre, manifestation littéraire stéphanoise majeure, fête cette année sa 34e édition du 17 au 20 octobre. Ce sont 270 auteurs tous genres littéraires confondus, qui sont attendus entre les places de l'Hôtel-de-Ville, Dorian, Jean Jaurès et Jacquard. On retrouve dans cette programmation Cécile Pivot, François Bégaudeau, Kaspar Colling Nielsen, Raphaëlle Giordano, Nicolas Offenstadt, Denis Lachaud, Guy Carlier, Claire Berest ou encore le sportif local Jérémie Janot. Cette année ce sont deux femmes qui marrainent l'événement. Tout d'abord la romancière Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015) qui a été choisie pour marrainer l'ensemble de la Fête. À ses côtés, Anne Goscinny, fille du célèbre dessinateur d'Astérix René Goscinny, pour chapeauter Les Mots en Scène, le cabaret littéraire de la Fête du livre qui prend place sous le Magic Mirrors, place Jean Jaurès. Comme d'habitude, le chapiteau de la place Jacquard sera dédié à la jeunesse et celui de la place Dorian au « versant documentaire vert et littéraire » de l'événement.

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Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

CONNAITRE | Bérengère Cournut est l’une des plus intenses et belles romancières de notre temps, que la Fête du livre vous propose de découvrir à l’occasion de sa venue à Saint-Etienne pour sa nouvelle parution : "De pierre et d’os", qui vient de remporter le prix Fnac 2019. Un ouvrage de survie et d’espaces, de liberté et de chocs qui emmène le lecteur aux confins de l'Arctique. Une auteur à suivre de près et qui se rendra pour la première fois à Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

Après avoir plongé le lecteur dans la vie de la tribu amérindienne Hopi, cette fois-ci vous l'emmenez dans le peuple Inuit. Pour quelle raison avoir fait ce choix ? Bizarrement, j'ai découvert ces deux cultures simultanément, en 2011. Jusque-là, j'écrivais des fictions ou des proses poétiques ancrées dans mon seul imaginaire. Le paysage y occupait toujours une grande place, mais souvent nimbé d'un certain onirisme. Là, en découvrant à la fois les grandes étendues désertiques de l'Ouest-américain et les cultures des peuples autochtones d'Amérique du Nord, toutes profondément liées à leurs territoires respectifs, j'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire. Le choix du peuple hopi, dont j'ai parcouru le territoire, et celui du peuple inuit, que je n'ai en revanche jamais approché, s'explique sans doute par le contraste entre une hostilité certaine des deux environnements et des conditions de vie difficiles, contrebalancées par une spiritualité foisonnante, à mille lieues de nos repères occidentaux. Il paraît que cette nouvelle aventure est partie de la découverte de petites sculptures inuit en os ?

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Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

Littérature | La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 18 juillet 2019

Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à best-sellers Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015). Indissociable de l’événement, le festival Les Mots en Scène, sera quant à lui, parrainé par Anne-Goscinny dont les sept romans et récit ont été publiés par Grasset et Nil Édition. L'occasion rêvée d'apporter les plaisirs de la lecture, au cœur de notre cité. La Fête du Livre, 17 au 20 octobre 2019 Saint-Étienne

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Bibliobus, la lecture en roue libre

CONNAITRE | C'est un drôle de bus que l'on trouve garé chaque mercredi de juillet à Saint-Victor. Au lieu des habituels badauds, le véhicule transporte une cargaison de (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 11 juillet 2019

Bibliobus, la lecture en roue libre

C'est un drôle de bus que l'on trouve garé chaque mercredi de juillet à Saint-Victor. Au lieu des habituels badauds, le véhicule transporte une cargaison de plus de 3 000 livres, DVDs et revues. Dans le cadre de l'opération Partir En Livre, le Bibliobus transporte à son bord de quoi faire voyager les petits et les grands qui n'ont pas eu la chance de plier bagages pour les vacances. Au sein du réseau des médiathèques de Saint-Étienne, l'objectif de ce bus aux mille histoires est « d'apporter la culture, sur des lieux ou les gens ne pensent pas forcément la trouver et aller à la rencontre d'un public qui n'est pas usager des médiathèques », explique Sophie Ferragne, responsable du Bibliobus. Grâce aux huit employés de cette bibliothèque ambulante, c'est près 70 stéphanois qui ont pu profiter, chaque mercredi, d'une journée de lecture au soleil. La jeunesse est au cœur des préoccupation des bibliothécaires motorisés. Avec des atelier de lecture animées ou musicales, les enfants en bas âge bénéficies aussi des plaisirs d'un bon livre. Le bibliobus, à Saint-Victor les mercredi 17 et 24 juillet.

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Les "joujoux" du jubé

Festival de La Chaise-Dieu | Fier et altier, le promontoire de l'Abbatiale Saint-Robert domine le granit alentour. Par son imposante stature, musicale et symbolique, le phare de cet estuaire spirituel évoque la traversée de noirs rivages de l'Antiquité.

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Les

Jean-Sébastien Bach, encore et toujours, convoquera les anges et démons de sa fulgurante Passion selon Saint-Jean. Le pathos, le symbolisme des nombres, l'envoûtant ostinato des cordes du chœur d'ouverture, la troublante sensualité de Jésus ou de la mort (Ruht wohl), l'efficacité et la concision du chef d'œuvre éblouissent autant qu'ils perturbent. Damien Guillon n'a de leçon à recevoir de personne. Il naviguera au sextant dans ce pacifiste océan, épaulé du chœur de chambre Mélisme(s) et de son toujours "Céleste Banquet". Les "Anges Musiciens" l'auront précédé en la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château - une première - juchée sur son piton exposé au septentrion. Josquin, Tallis ou Gibbons auront ainsi pavé la voie à cette édition 2019. Éclectisme et fondamentaux Si la musique sacrée reste l'acrotère du Festival de la Chaise-Dieu (Scarlatti, Haendel, Bach ou Brahms), les ornements viendront cette année du répertoire symphonique, jouissant en 2019, d'une "tribune" digne des orgues de l'abbatiale. La toujours grandiose Neuvième Symphonie de Beethoven dirigée par Jérémie Rhorer, l'inoxydable 40e Symphonie de Wolfgan

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Le festival du Forez passe un pallier

Classique & jazz | Le Festival du Forez, emmené par les frères Adrien (altiste) et Christian-Pierre (violoncelliste) La Marca, aborde une septième édition tout feu tout flamme avec toujours de grands noms de la musique classique & jazz mais aussi davantage de concerts et de nouveaux lieux (20 événements dans sept lieux différents). Le but étant de « valoriser le patrimoine, tout en construisant une programmation très ouverte, permettant une expérience de tous les sens »

Nicolas Bros | Jeudi 6 juin 2019

Le festival du Forez passe un pallier

C'est à une 7e édition revue et augmentée que les frères Adrien et Christian-Pierre La Marca convient les spectateurs cet été. Le festival dont ils ont en charge la direction artistique, le Festival du Forez, prend une nouvelle dimension cette année. Déjà remarquable par les noms imposants et ronflants qu'ils font venir chaque été dans le Forez (on pense à Philippe Jarrousky, Karine Deshayes, Adam Laloum, Michel Portal...), les deux musiciens augmentent la cadence cette saison. Tout d'abord par la durée de leur festival, qui passe de deux à trois week-ends de fêtes musicales, s'étalant du 9 juillet au 4 août. C'est ensuite le nombre de lieux qui se voit multiplié. En 2019, ce seront sept lieux qui accueilleront des concerts : depuis le château d'Andrézieux-Bouthéon, jusqu'à la Collégiale de Montbrison, en passant par l'hôtel-de-ville et le Théâtre de Roanne, le prieuré et l'église de Pommiers, le prieuré de Champdieu et enfin, l'église Saint-Philibert de Charlieu. Renaud Capuçon, Quatuor Ébène, Véronique Gens et consorts Si le festival change d'envergure par son extension géographique, un budget revu à la hausse et un nombre plus important de propositions

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Première édition

Livres locaux | Il est facile de les rater lorsque l'on déambule dans sa librairie de quartier. Les livres édités à Saint-Étienne n'ont pas toujours la visibilité qu'ils méritent. (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

Première édition

Il est facile de les rater lorsque l'on déambule dans sa librairie de quartier. Les livres édités à Saint-Étienne n'ont pas toujours la visibilité qu'ils méritent. Pour y remédier, l'Association des Éditeurs Stéphanois organise le salon, C'est édité près de chez vous. Pendant cinq jours, dans les librairies de Sainté, les auteurs, les éditeurs locaux et les lecteurs se rencontreront autour de spectacles et de séances de dédicaces. Les amateurs d'écriture auront même la possibilité de s'essayer à la fabrication de fanzines (périodiques rédigés par des amateurs, fans d'une œuvre ou d'une thématique). Pour les sept éditeurs concernés, c'est l'occasion d'être « présent chez les libraires car c'est l'endroit idéal pour rencontrer le public », selon Pascal Yanou, secrétaire de l'association. C'est édité près de chez vous, du 3 juin au 8 juin dans plusieurs librairies de Saint-Étienne. Tout le progamme sur cette page Avec les éditeurs : Édition Joyeux Pendu, Olifanzine, Jarjill

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Hais ta soeur : " Tous les dieux du ciel "

ECRANS | De Quarxx (FR, 1h 42) avec Jean-Luc Couchard, Mélanie Gaydos, Thierry Frémont…

Élise Lemelle | Mercredi 15 mai 2019

Hais ta soeur :

Simon et Estelle jouent à la roulette russe, jeu pervers qui coûtera son visage à la petite fille. Vingt ans plus tard, Estelle dépend toute entière de son frère, incarnation, violente, d’une culpabilité qui trouve refuge dans des croyances ésotériques, celle de tous les dieux du ciel, alimentées par ses délires paranoïaque. Le réalisateur Quarxx fusionne les genres, du drame familiale au thriller campagnard en passant par la science-fiction, pour dépeindre une tension fraternelle des plus efficaces. Simon favorise l’assujettissement de sa soeur, qui ne se réduit plus qu’à une enveloppe charnelle, alors qu’il ne désire que son salut. La mise en scène crée un climat anxiogène, reflet d’une France profonde sinistre poussant ses habitants dans leurs plus sombres retranchements. Quarxx multiplie, rapidement, les sous-intrigues perdant le spectateur dans un dédale de questions irrationnelles, l’amenant lui même à une forme de démence jusqu’à un épilogue onirique, où Mélanie Gaydos (Estelle) excelle. Illustration fantastique des conséquences d’une vie marginalisée guidée par une q

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Jérémie Janot : Des pieds et des mains

Portrait | Gardien emblématique des Verts durant 16 ans, Jérémie Janot retrace les grandes étapes de sa vie et de son parcours dans un livre d’entretien, qui paraitra prochainement. Ou comment aller très loin en ne partant de rien.

Cerise Rochet | Jeudi 2 mai 2019

Jérémie Janot : Des pieds et des mains

À l’école, dans la rue, au supermarché, sur son vélo… Gamin, le t’cho Jérémie n’a jamais pu aller quelque part sans trimballer son ballon avec lui, bien calé sous son bras. Une sorte de meilleur copain avec qui découvrir le monde, une occupation fidèle, pour lui qui, sans père, ni frère, ni sœur, attend chaque soir le retour de sa mère, aussi aimante qu’absente, forcée d’enchaîner les petits boulots pour assurer le quotidien. Sa vocation, Jérémie Janot la doit à Jojo, son oncle, gardien d’une petite équipe fanion réputé un brin kamikaze. Plonger, si possible dans la boue ou dans les flaques. Voilà, ce qui a conduit le petit gars du Nord à devenir un jour l’emblématique portier stéphanois. Il a 5 ans, lorsqu’il signe sa première licence, à l’US Valenciennes-Anzin. Et, dès ses débuts, c’est entre les poteaux, qu’il veut être. « Le plus bel endroit du monde. » Pourtant, déjà, Jérémie est petit. Mais qu’importe. Jérémie plonge, même quand la balle passe à 5 mètres des cages. Janot, petit, mais costaud « J’ai fait toutes mes classes à l’US Valenciennes. Un club extraordinaire. Où l’on m’a appris à devenir un homme, avant même de m’apprendr

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"Dieu existe, son nom est Petrunya" : La croix et la manière

ECRANS | Ayant perturbé par accident une tradition religieuse masculine, une jeune femme a défié l’équilibre passéiste de son village macédonien. Prise en étau entre le sabre et le goupillon, elle ne renonce pourtant pas à son bon droit. Un conte moral corrosif et une actrice d’enfer.

Vincent Raymond | Jeudi 2 mai 2019

Stip, en Macédoine. Trentenaire, surdiplômée, corpulente, célibataire, Petrunya est dotée d’un solide tempérament. Elle le prouve en se jetant à la rivière pour attraper la croix porte-bonheur lancée par le prêtre de la paroisse aux hommes du village. À leur grand dam. Mais malgré les intimidations physiques et policières la pressant de rendre la croix, Petrunya n’en démord pas : elle l’a gagnée. Et son histoire, devant les caméras, devient une affaire nationale. Comment une tradition, en apparence bon enfant, apparaît comme le symptôme d’une société figée dans le jus rance du conservatisme : certains rites étant les faux-nez justifiant la survivance d’archaïsmes perpétuant ici le patriarcat, ailleurs la xénophobie, la haine du roux, de l’albinos ou du gay ; bref, tout ce qui n’est pas conforme à l’identité de la communauté, au sens “d’équivalence avec la majorité dominante“ — et désirant le rester. Faut-il que la gent masculine se sente menacée pour rugir en meute infantile contre le “sacrilège“ de Petrunya, obligeant le pouvoir temporel, vassal du spirituel, à enfreindre la loi en la retenant arbitrairement ? À un

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Bandes à part

Panorama ciné mai 2019 | Contrairement aux plateformes vidéo destinées à un usage domestique souvent solitaire, le cinéma se partage — et en très grand format. Autant en profiter avec des films de troupes…

Vincent Raymond | Mardi 30 avril 2019

Bandes à part

Mai équivaut à un supplice de Tantale pour l’amateur de cinéma : pendant dix jours, on lui distille des images de la quintessence d’une production mondiale dont l’écrasante majorité sera invisible jusqu’à l’automne ou l’hiver. Alors, pour tromper son attente, et pendant que la masse des Élus gravite autour de la Croisette, le commun du public pourra toujours faire foule dans les salles en allant voir des films de bandes, particulièrement représentées. Premier (et plus attendu) de ceux-ci, la suite de la “comédie générationnelle“ de Guillaume Canet Les Petits Mouchoirs, Nous finirons ensemble (1er mai) Même distribution (avec l’ajout bienvenu de Clémentine Baert et celui, hélas inutile, de José Garcia), même concept (faire fermenter dans une résidence de nabab texan un groupe “d’amis“ aux égos hypertrophiés se mesurant la longueur du portefeuille pour savoir qui sera le nouveau mâle alpha de la cohorte), même succession de séquences culminant en crise, même longueurs et même succès à prévoir si le principe d’adoration des dominants est, comme toujours,

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André Téchiné : « Entre la fidélité au réel et au cinéma, j’ai choisi le cinéma »

ECRANS | André Téchiné place sa huitième collaboration avec Catherine Deneuve sous un signe politique et cosmique avec "L’Adieu à la nuit". Où l’on apprend qu’il aime la fiction par-dessus tout…

Vincent Raymond | Mercredi 24 avril 2019

André Téchiné : « Entre la fidélité au réel et au cinéma, j’ai choisi le cinéma »

Pourquoi avoir choisi d’aborder ce sujet ? Comme toujours, c’est la conjonction de plusieurs choses. On part souvent d’un roman qu’on adapte à l’écran ; là j’avais envie d’une démarche inverse, de partir de tout le travail d’enregistrement, d’entretiens et de reportages fait par David Thomson sur tous ces jeunes qui s’engageaient pour la Syrie et sur ces repentis qui en revenaient. Comme c’était de la matière brute, vivante, et qu’il n’y avait pass de source policière ni judiciaire, j’ai eu envie de mettre ça en scène ; de donner des corps, des visages, des voix. Dans les dialogues du film, il y a beaucoup de greffes, d’injections qui viennent de la parole de ces jeunes radicalisés. Mais j’avais envie que ça devienne un objet de cinéma : la fiction, c’était pour moi le regard sur ces radicalisés de quelqu’un de ma génération et, par affinité, avec Catherine Deneuve — car j’ai fait plusieurs films avec elle — et parce qu’elle incarne un côté Marianne, français. Et puis je voulais que ce soit intergénérationnel. Avec Léa Mysius

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"L'Adieu à la nuit" : Muriel, ou le temps d’un départ

ECRANS | Une grand-mère se démène pour empêcher son petit fils de partir en Syrie faire le djihad. André Téchiné se penche sur la question de la radicalisation hors des banlieues et livre avec son acuité coutumière un saisissant portrait d’une jeunesse contemporaine. Sobre et net.

Vincent Raymond | Mercredi 24 avril 2019

Printemps 2015. Dirigeant un centre équestre, Muriel se prépare à accueillir Alex, son petit-fils en partance pour Montréal. Mais ce dernier, qui s’est radicalisé au contact de son amie d’enfance Lila, a en réalité planifié de gagner la Syrie pour effectuer le djihad. Muriel s’en aperçoit et agit… Derrière une apparence de discontinuité, la filmographie d’André Téchiné affirme sa redoutable constance : si le contexte historique varie, il est souvent question d’un “moment“ de fracture sociétale, exacerbée par la situation personnelle de protagonistes eux-mêmes engagés dans une bascule intime — le plus souvent, les tourments du passage à l’âge adulte. Ce canevas est de nouveau opérant dans L’Adieu à la nuit, où des adolescent·es en fragilité sont les proies du fondamentalisme et deviennent les meilleurs relais des pires postures dogmatiques. Grand-mère la lutte Sans que jamais la ligne dramatique ne soit perturbée par le poids de la matière documentaire dont il s’inspire, L’Adieu à la nuit

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La France, un pays rock ?

Livre / Musique | L'auteur stéphanois Pascal Pacaly, déjà auteur de nombreux ouvrages à propos de musique et notamment sur le rock, vient de sortir un nouvel opus intitulé La (...)

Nicolas Bros | Jeudi 18 avril 2019

La France, un pays rock ?

L'auteur stéphanois Pascal Pacaly, déjà auteur de nombreux ouvrages à propos de musique et notamment sur le rock, vient de sortir un nouvel opus intitulé La France est (vraiment) rock !! aux éditions du Joyeux Pendu. Ce livre fait suite à La France est rock !, sorti en 2016. Au programme, des entretiens avec différents groupes et artistes qui font le rock, le punk, la chanson, le ska ou encore le metal de l'Hexagone : Matmatah, Les Sheriff, Burning Heads, Têtes Raides, les Wampas et autres Ludwig Von 88... 51 noms que le Stéphanois a questionné sur leur travail, productions, tournées, anecdotes... La France est vraiment rock !! de Pascal Pacaly, aux Éditions du Joyeux Pendu

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Construction déconstruction

Art contemporain | Les expositions sous la Serre se suivent sans se ressembler et celle de Simon Feydieu, calendrier oblige, se voit intégrée à la programmation de la onzième (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

Construction déconstruction

Les expositions sous la Serre se suivent sans se ressembler et celle de Simon Feydieu, calendrier oblige, se voit intégrée à la programmation de la onzième Biennale Internationale Design. Depuis sa sortie en 2007 de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon, l’artiste expose régulièrement ses travaux, multipliant également les résidences, de Clermont-Ferrand à Stuttgart. Dans ses bas-reliefs et autres motifs ornementaux, Feydieu révèle les propriétés picturales inattendues de matériaux habituellement utilisés par l’architecture d’intérieur. Pour cette réalisation in situ, le sculpteur investit la Serre en imaginant jusqu’à l’interaction qui se joue entre ses accrochages et les éléments propres au site, entretenant un rapport de concurrence et de domestication à l'espace. Par une série d’œuvres miroir, la lumière naturelle du lieu et les plantes qui l’habitent entrent alors en dialogue avec les créations du plasticien. Simon Feydieu, Saison 5, du 22 mars au 22 avril à La Serre (15 de la rue Henri Gonnard à Saint-Étienne)

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Melvil Poupaud : « J’ai toujours visé le long terme plutôt que le succès immédiat »

Grâce à Dieu | Dans le film d’Ozon, il incarne celui grâce auquel le scandale éclate enfin. Riche d’une carrière de plus de trente ans dans le cinéma (mais pas seulement), Melvil Poupaud enchaîne les partitions exigeantes et variées sans jamais se diluer. Conversation avec un comédien si précieux qu’il en devient indispensable…

Vincent Raymond | Lundi 25 février 2019

Melvil Poupaud : « J’ai toujours visé le long terme plutôt que le succès immédiat »

Dans Grâce à Dieu, François Ozon a fait appel à vous pour la troisième fois. À chaque fois, c’est dans ses drames les plus réalistes. Est-ce le fait du hasard, ou bien discutez-vous ensemble de la manière dont il vous emploie ? MP : Je ne sais pas, je serai effectivement curieux de savoir pourquoi il pense à moi pour des rôles toujours assez dramatiques. Dans ma carrière, je n’ai pas fait énormément de franches comédies — plutôt des comédies romantiques. Peut-être qu’il sent en moi un potentiel de tragédien. Mais je ne peux pas plaindre : ce sont des rôles qui ont toujours marqué. Le Refuge était plus petit, mais Le Temps qui reste ou celui-ci marquent ma filmographie et mon expérience d’acteur. Je ne vais pas lui demander de changer de registre (sourire), ça me réussit plutôt pas mal. À tous les deux, d’ailleurs. Votre liberté dans le cinéma français est très singulière : vous épousez des rôles forts (prêtre suborneur chez Ramos, victime combative chez Ozon, personne intergenre quête

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"Grâce à Dieu" : La voix est libre

Biopic | D’une affaire sordide saignant encore l’actualité de ses blessures, Ozon tire l’un de ses films les plus sobres et justes, explorant la douleur comme le mal sous des jours inattendus. Réalisation au cordeau, interprétation à l’avenant. En compétition à la Berlinale 2019.

Vincent Raymond | Mardi 5 février 2019

Lyon, années 2010. Fervent chrétien de quarante ans, Alexandre découvre qu’un prêtre ayant abusé de lui lorsqu’il était jeune scout est encore au contact de mineurs. Il saisit donc la hiérarchie épiscopale et Mgr Barbarin afin que le religieux soit écarté. Un long combat contre l’hypocrisie, l’inertie et le secret s’engage, révélant publiquement un scandale moral de plusieurs décennies… Il faut en général une raison impérieuse pour qu’un cinéaste inscrive à sa filmographie une œuvre résonant avec l’histoire immédiate. Surtout si l’originalité de son style, sa fantaisie naturelle et ses inspirations coutumières ont peu à voir avec la rigueur d’une thématique politique, sociétale ou judiciaire. De même que Guédiguian avait fait abstraction de son cosmos marseillais pour Le Promeneur du Champ de Mars, François Ozon pose son bagage onirique pour affronter un comportement pervers non imaginaire dans un film filant comme une évidence dès la première image du trauma à la révélation. A-t-on déjà vu en France pareille écriture scénaristique, à la fois méthodique et limpide, dans l’adaptation d’un f

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Sous la Serre, acte 4

Art contemporain | Le plasticien Loïc-Yukito Nakamura ouvre la quatrième saison de la Serre, amorçant une nouvelle série d’expositions d’art contemporain qui fait la part belle aux artistes émergents issus du foisonnant vivier artistique régional.

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Sous la Serre, acte 4

A raison de six expositions annuelles de cinq semaines chacune sur le site de l’ancienne école des Beaux-Arts, la ville de Saint-Étienne a fait de la Serre, depuis janvier 2016, un espace d’exposition spécifiquement tourné vers l’émergence artistique. Traduisant une volonté affirmée d’apporter aide matérielle et soutien logistique à de jeunes plasticiens en voie de professionnalisation, une bourse de trois mille euros est attribuée à chaque artiste sélectionné pour la production d’une exposition personnelle. Mettant l’accent sur l’innovation et l’expérimentation, la programmation à venir s’annonce très prometteuse. Sont attendus les accrochages de Simon Feydieu (avril) et de Léa Bouttier (mai-juin), les sculptures d’Audrey Galais (juillet) et les œuvres de Laurent Da Sylva (septembre-octobre), avant d’accueillir le prochain lauréat du prix Moly-Sabata/Ville de Saint-Étienne. Nippon ni mauvais Néo-stéphanois d’origine nipponne, Loïc-Yukito Nakamura ouvre donc le bal 2019 avec une installation très personnelle, Résonances d’une marge intérieure. Titulaire d’un Diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) obtenu en 2017 à l'École supérieu

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"Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu ?" : Et nous donc…

ECRANS | De Philippe de Chauveron (Fr., 1h39) avec Christian Clavier, Chantal Lauby, Pascal NZonzi…

Vincent Raymond | Mercredi 30 janvier 2019

La suite d’un succès du box-office est au cinéma ce qu’une pub pour du parfum est à une star à la mode : inévitable, mais souvent dispensable. Sans surprise donc, Philippe de Chauveron prolonge ici les tribulations de sa famille surcomposée, les Verneuil, dont le patriarche survolté (Clavier, évidemment) doit à présent convaincre ses gendres de ne pas quitter le merveilleux Hexagone, où ceux-ci se sentent brimés et discriminés… Comment dire ? À part une pique à destination de cette kyrielle d’enfants gâtés (on leur suggère le SMIC, pour rigoler), moqués par papa-Verneuil parce qu’ils ont tous voté Macron, ce qui en dit finalement long sur leur sociologie, on reste dans une vraie-fausse dénonciation des racismes et communautarismes. Chauveron semble recaser au passage des “gags“ invendus de À bras ouverts (2017), en intégrant (sans passeport) dans l’histoire un réfugié afghan, brave bouc émissaire sur lequel se défouler — pas de Rrom disponible ? — et ajoute un mariage lesbien. Du pur style pathétique bourgeois éclairé téléfilm.

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Guillaume Nicloux : « Le cinéma, c’est le traitement du mensonge »

ECRANS | Le prolifique Guillaume Nicloux a mené Gaspard Ulliel aux tréfonds de la jungle et de l’Histoire pour ce qui pourrait être un prélude français à Apocalypse Now. Rencontre en tête à tête avec un réalisateur qui compte.

Vincent Raymond | Mardi 11 décembre 2018

Guillaume Nicloux : « Le cinéma, c’est le traitement du mensonge »

La Guerre d’Indochine fait figure d’oubliée de l’Histoire, mais aussi du cinéma. Comment vous êtes-vous intéressé à ce conflit ? GN : Il y a d’abord une date : le 9 mars 1945 qui m’ a été murmurée à plusieurs reprises de façon insistante par ma productrice Sylvie Pialat et Olivier Radot, mon directeur artistique. Mais ça n’a jamais résonné plus que ça. Un jour, il sont revenus à la charge en me disant de regarder ce qui s’était passé. Et j’ai vu : les Japonais — qui à l’époque occupaient l’Indochine parce qu’Hitler les avaient autorisés à prendre possession de ces territoire pour faire la guerre à la la Chine par les terres — avait décidé le même jour à la même heure d’envahir les garnisons et de tuer soldats, femmes et enfants. Ça a été un massacre terrible, une sorte de coup de force opéré par les Japonais pour convaincre De Gaulle de renoncer aux colonies. Comme il n’était absolument soutenu pas Roosevelt à l’époque, qui ne voulait pas que la France étende son pouvoir colonial, ça été une espèce d’anarchie, de débandade pour l’armée française.

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"Les Confins du monde" : Dragueur de Minh

ECRANS | de Guillaume Nicloux (Fr., 1h43) avec Gaspard Ulliel, Guillaume Gouix, Gérard Depardieu…

Vincent Raymond | Mardi 11 décembre 2018

Indochine, 1945. Rescapé par miracle de l’exécution d’un village où son frère a péri, le soldat Robert Tassen reprend du service afin de châtier l’auteur du massacre, un chef rebelle. S’il n’hésite pas pour cela à recruter d’anciens ennemis, il est aussi chamboulée par Maï, une prostituée… Deux séquences étrangement symétriques encadrent ce film dont le décor et l’histoire sont imprégnés par la guerre, mais qui transcendent ce sujet. Deux séquences où l’absence de mots dits font résonner le silence ; un silence éloquent renvoyant indirectement à l’assourdissante absence de représentation de la Guerre d’Indochine, cette grande oubliée des livres d’Histoire, enserrée qu’elle fut entre 39-45 et les “événements“ algériens. Une guerre sans mémoire (ou presque), dont l’essentiel de la postérité cinématographique repose sur Pierre Schoendoerffer. Une quasi “terre vierge“ historique donc, où Nicloux greffe ses obsessions, notamment le principe d’une quête (ici dissimulée en vengeance) plus métaphysique que réelle. La forme, volontairement elliptique,

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Écrits noirs sur blanc

Festival du polar | Le polar va avoir son nouveau rendez-vous stéphanois avec le festival Les Gueules Noires du Polar qui se déroulera les 22 & 23 novembre à la Librairie de Paris.

Nicolas Bros | Mardi 13 novembre 2018

Écrits noirs sur blanc

Très populaire, le genre littéraire du polar voit un nouveau rendez-vous se monter à Saint-Étienne. Intitulé Les Gueules Noires du Polar, ce festival, organisé par la Libraire de Paris, se déroule les 22 et 23 novembre et propose un programme alléchant. Avec la présence de huit personnalités faisant vivre à leur manière le polar (auteurs, éditeurs et scénariste de BD), le festival se décline entre des dédicaces, des tables rondes et une soirée ciné au Méliès avec la projection de Monsieur Klein avec Alain Delon. Ainsi vous retrouvez entre autres dans la programmation Luc Brunschwig, André Buffard, Romain Slocombe ou encore Sominique et Franck Sylvain. « Nous avons vu arriver le phénomène du "Black Friday" ces dernières années avec un certain succès, explique Alexandra Charroin Spangenberg, directrice de la Librairie de Paris. Sauf qu'en tant que librairie nous ne pouvons pas proposer de réductions suffisantes pour justifier notre participation à cette opération. Nous avons réfléchi à un autre moyen de participer, à notre manière. Rémi Boute, l'autre dirigeant de la Lib

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Lauréats 2018 : ils s'appellent Vanessa, Toni, Marie, Pierre...

Fête du livre | La 33e Fête du livre de Saint-Étienne a dévoilé hier soir le palmarès de ses prix.

Nicolas Bros | Samedi 13 octobre 2018

Lauréats 2018 : ils s'appellent Vanessa, Toni, Marie, Pierre...

La Fête du livre de Saint-Etienne est un rendez-vous attendu par le monde littéraire français. Comme tout événément de ce type, plusieurs prix et dotations sont décernés pendant les trois jours de fête. C'est dans l'auditorium du Groupe Casino que les noms des auteurs primés ont été dévoilés vendredi 12 octobre. Voilà la liste des écrivains récompensés : - Grand Prix de Littérature de la Ville de Saint-Étienne pour Vanessa Schneider / Tu t’appelais Maria Schneider aux éditions Grasset - Prix BD STAS – Ville de Saint-Étienne pour Toni Carbos / Le dernier Lapon publié aux Éditions Sarbacane - Prix littéraire Jeunesse – Ville de Saint-Étienne pour Marie Fouquet, illustration Amélie Clavier / Mon ami de la jungle publié aux Éditions Kilowat - Prix Lucien Neuwirth / Maison Thomas – Ville de Saint-Étienne pour le photographe Pierre Grasset et son livre Un café et l’addiction publié en auto édition - Prix du Club de la Presse et de la Communication de Saint-Étienne Loire pour Michel Mompontet / L’Etrange et drôlatique voyage de ma mère en Amnésie aux éditions Jean Claude Lattès - Pr

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Un Salon des éditeurs stéphanois pendant la Fête du livre

Littérature | Dans un communiqué, quinze éditeurs stéphanois expliquent avoir rejeté la proposition faite par la Ville de Saint-Étienne, par courrier, dans lequel (...)

Nicolas Bros | Jeudi 11 octobre 2018

Un Salon des éditeurs stéphanois pendant la Fête du livre

Dans un communiqué, quinze éditeurs stéphanois expliquent avoir rejeté la proposition faite par la Ville de Saint-Étienne, par courrier, dans lequel l'institution « revoyait ses exigences relatives à leur participation à la Fête du livre tout en maintenant son interdiction à ses derniers de vendre des livres. » Refusant de « faire vitrine », ces éditeurs ont décidé d'être présents tout de même via leur propre manifestation, un Salon des éditeurs stéphanois, dans un local situé au 4, rue de la République à Saint-Étienne, pendant toute la durée de la Fête du livre : 12, 13 et 14 octobre. Les éditeurs présents à ce salon sont : Abatos, abribus, Académie des Sept, AEC, Arsenic Diffusion, Barré Magazine, Bernadette Éditions, Cercle des Lettres & des Arts, Chiche Capon, Éditonly, Eina, Jarjille, Olifanzine, Le Réalgar, Limax Éditions et Utopia Éditions. Au programme : des dédicaces, des rencontres, une exposition de 20 Polaroïd agrandis sur le cyclisme On dirait le Tour de Pierre Martin, des lectures... Plus d'infos sur cette page. Salon des éditeurs stéphano

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Joël Dicker en dédicace à la Librairie de Paris

Littérature | Après la fermeture de la 33e Fête du livre de Saint-Étienne (qui se tient du 11 au 14 octobre), les dédicaces se poursuivront du côté de la Librairie de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 10 octobre 2018

Joël Dicker en dédicace à la Librairie de Paris

Après la fermeture de la 33e Fête du livre de Saint-Étienne (qui se tient du 11 au 14 octobre), les dédicaces se poursuivront du côté de la Librairie de Paris le 18 octobre avec la venue de l'écrivain Joël Dicker. L'auteur genevois de La vérité sur l'affaire Harry Québert viendra présenter son dernier roman La Disparition de Stephanie Mailer. L'occasion de le rencontrer et d'échanger avec lui. D'autre part, la librairie organise la première édition des Gueules Noires du Polar les 22 et 23 novembre. Un événement qui promet des rencontres, des animations, des dédicaces et des concours autour du roman policier. - Rencontre avec Joël Dicker, jeudi 18 octobre 2018 de 18h à 20h (pas de réservation possible) à la Librairie de Paris - Les Gueules Noires du Polar, 22 et 23 novembre à la Libraire de Paris

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Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Fête du livre | Le Normand Michel Bussi, professeur de géographie à l'université de Rouen, est également un écrivain à succès. Parrain de la 33e édition de la Fête du livre, il présentera Sang Famille, son dernier ouvrage et sera omniprésent entre dédicaces, Mots en scène et débats. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Que représente pour vous le fait d'être parrain de la Fête du livre de Saint-Étienne ? Michel Bussi : Je suis venu déjà à trois reprises à la Fête du livre et j'ai beaucoup aimé l'ambiance très particulière qui règne dans ce salon, son originalité... Je suis très fier d'en être le parrain cette année. C'est un événement regroupant le livre, le théâtre, la musique... Il y a énormément de choses qui se passent dans ce salon. Ce n'est pas seulement venir signer des livres, c'est une véritable fête. Rendre le livre le plus accessible possible, le mélanger à plein d'autres émotions, c'est ça qui m'a plu. Qu'est-ce que vous aimez particulièrement à Saint-Étienne ? C'est objectivement un des plus gros salons en France, tout en restant à taille humaine. On ne ressent pas cette oppression qui peut se faire ressentir dans certaines grosses manifestations littéraires gigantesques, qui peuvent perdre leur âme. À Saint-Étienne, ça reste très populaire, organisé avec de nombreux événements. Ça me fait un peu penser à Quais du polar dans cette volonté d'être original tout en restant proche des lecteurs. La Fête du livre est au cœur de l

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Isabelle Rabineau : « Répondre aux attentes d'un public demandeur »

Rencontre enlivrée | 33e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne, au programme toujours aussi dense avec trois jours de rencontres, de dédicaces, de débats, de lectures, de théâtre, de danse... On fait le point avec sa commissaire générale Isabelle Rabineau.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Isabelle Rabineau : « Répondre aux attentes d'un public demandeur »

Quels sont les points forts et les nouveautés de cette édition 2018 ? Redesign-Moi un salon continue sa réflexion à travers la bibliophilie remise à jour, des ex libris et des coffrets à dédicaces offerts aux lauréats de nos Grands Prix bien en phase avec le goût des Stéphanois pour le livre d'artiste. Les célèbres designers Ruedi Baur et Eric Jourdan viendront parler du design des villes, quant Lisa White et Thierry Mandon évoqueront la prochaine Biennale dont ils sont respectivement la commissaire et le Directeur, manière d'ouvrir la Fête du livre encore plus sur l'essence du design. Nous ouvrons la Grande Librairie au feel good books, ces ouvrages "qui font du bien", un vrai phénomène éditorial international et qui ont trouvé rapidement un public très large. Il s'agit de management personnel, on y parle des accidents de la vie de manière réaliste et de résilience. Les Mots en Scène, ces mises en espace des plus beaux textes de la rentrée littéraire passent pour partie à la danse avec des compagnies stéphanoises de danse contemporaine...et à Dorian, des dégustations vont rythmer les rencontres entre auteurs, lecteurs,

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Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Fête du Livre 2018 | Marc-Antoine Mathieu est un créateur et un explorateur de formes qu’elles soient narratives ou plastiques. Auteur notamment de la série Julius Corentin Acquefacques, il sera présent pour la 33e Fête du Livre de Saint-Étienne en tant que parrain des Mots en Scène. Il présentera également son nouvel ouvrage Trois rêveries de manière inédite ainsi qu'une exposition très complète.

La rédaction | Vendredi 7 septembre 2018

Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Vous avez déclaré que « votre dessin est au service de votre écriture ». Comment doit-on vous qualifier ? Bédéiste, graphiste, auteur... ? "Bédéiste" est un terme qui n'est pas faux puisqu'il y a dedans une certaine défense d'une certaine bande dessinée. Mais j'aime dire aussi que je fais de la "littérature graphique". Je me sens plus plasticien ou chercheur plutôt qu'uniquement auteur de bande dessinée. J'aime explorer de nouvelles formes, aller sur des chemins un peu différents. En gros, tout ce qui peut faire que je ne vais pas m'ennuyer. Lors de votre venue à la 33e Fête du livre de Saint-Étienne, quel ouvrage allez-vous présenter ? En novembre sortira en librairie un nouveau livre-objet, un coffret intitulé Trois Rêveries. Il inclura trois récits graphiques muets, en noir et blanc. Il se trouve que ces trois récit auront des formes différentes des livres classiques, en étant également non reliés : un leporello, un rouleau et des cartes/pages volantes. Trois récits distincts mais parlant tous trois de la condition humaine. Homo Faber traite de la réalisation de choses, le "faire". Homo Temporis, la n

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Annus volubilis

La Chaise-Dieu (Haute-Loire) | Le jubé jubile... calfeutré, à l'abri des alizés, de l'autan, et autres impertinents siroccos, il n'entendra souffler cette année, que la familière et rassurante (...)

Alain Koenig | Mardi 3 juillet 2018

Annus volubilis

Le jubé jubile... calfeutré, à l'abri des alizés, de l'autan, et autres impertinents siroccos, il n'entendra souffler cette année, que la familière et rassurante burle. On retrouvera le balisage menant le courageux randonneur à la Casa Dei, le réflexif Jérémie Rhorer, le très aimé Daniel Kawka, l'auvergnat - valencien Roberto Fores Veses, les inamovibles Nicole Corti et Laurence Equilbey, l'inoxydable Enrico Dindo, le désormais bien installé et impétueux Alexandre Bloch à la tête de l' Orchestre National de Lille, pendant qu'Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel formeront un trio de surdoués avec leur fille Alma. D'autres stations imposées avec la Via Crucis de Liszt, le King's Consort ou la présence du tandem La Marca. L'édition 2018 réserve, « quoi qu'on die », quelques très belles surprises : la surnaturelle musicalité de Paul Daniel à la tête d'une phalange qu'il porte au firmament (Orchestre National de Bordeaux Aquitaine), ainsi que la programmation, tardive mais bienvenue, de Sébastien Daucé et de l'ensemble Correspondances, dans un très beau programme de petits opéras (« Oooh ! »)... sacrés (« Aaah ! ») de Marc-Antoine

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