Un auteur ligérien en web résidence

Florence Barnola | Jeudi 28 avril 2016

Photo : © Niko Rodamel


L'auteur-photographe ligérien, Arnaud Rodamel, effectue une résidence en ligne sur l'ENT Cybercollèges42, en lien avec cinq classes du département. L'auteur partage régulièrement avec les élèves concernés des chapitres de son prochain ouvrage, Destination Ouaga, un carnet de voyage intimiste d'une adolescente de 12 ans partant vivre au Burkina avec son père. Les élèves créent d'après le récit, des danses, de la musique, des histoires, des dessins postés sur le site départemental. Au terme de cette action est prévue une adaptation musicale par la Maîtrise de la Loire. FB

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Coup de crayon

Colorier & gribouiller | Véronique Vernette dessine le quotidien d’une Afrique urbaine haute en couleurs, nourrissant des albums destinés généralement aux enfants. En cette fin (...)

Niko Rodamel | Lundi 14 décembre 2020

Coup de crayon

Véronique Vernette dessine le quotidien d’une Afrique urbaine haute en couleurs, nourrissant des albums destinés généralement aux enfants. En cette fin d’année, l'illustratrice stéphanoise publie deux ouvrages d’une grande fraîcheur à parcourir en famille. Réalisé en collaboration avec Arnaud Rodamel, Le Burkina Faso de A à Z est un truculent abécédaire dont les photographies et les dessins mêlés illustrent mots et expressions locales liées aux métiers, aux objets ou à la cuisine du pays des hommes intègres. Le très beau Carnet de dessins inachevé est également à retrouver au Local, 38 rue de la Badouillère à Saint-Étienne. Carnet de dessins inachevé, Veronique Vernette, aux éditions Points de suspension

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Changement de trame

Musée / C'est nouveau | La Maison du passementier de Saint-Jean-Bonnefonds s’est refait une beauté pendant l’été et ouvre désormais ses espaces d’expo à la photo, à la musique et à des workshops.

Nicolas Bros | Mardi 8 septembre 2020

Changement de trame

Depuis 15 ans, la Maison du passementier présente l’histoire de la passementerie au cœur d’un ancien atelier situé rue Victor Hugo à Saint-Jean-Bonnefonds. Là-bas, on plonge dans le quotidien de ceux qui exerçaient un métier qui a façonné l’histoire de la région stéphanoise pendant des années. On peut y voir deux métiers à tisser Jacquard mais également la cuisine des années 1920, reproduite à l’identique. L’institution muséale propose également des expositions temporaires en lien avec l’histoire locale. Avec cette rentrée 2020, l’atelier-musée prend un nouveau virage sous la houlette de son nouveau directeur, Arnaud Rodamel. « Nous avons entrepris des travaux conséquents pour la mise aux normes du lieu, la réfection du hall d’accueil et l’allégement des espaces d’expositions afin d’ouvrir le musée à d’autres formes artistiques, détaille le nouveau directeur. L’idée est d’aller au-delà de la vie locale en proposant des expos photos, des concerts de petites formes musicales, des workshops, des ateliers créatifs… » Avec ces nouvelles propositions, l’atelier-musée espère renouveler ses publics et moderniser son image. Le premier artiste à s’y coller est le photogr

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Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Portrait | Après avoir parcouru et photographié un nombre presque incalculable de pays, le photographe Hervé Nègre pose ses valises à Saint-Étienne. Fraîchement installée aux pieds du Crêt de Roch, la Galerie A témoigne du riche parcours artistique mais aussi humain d’un homme passionnément curieux. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 juillet 2020

Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Depuis sa naissance à Lyon en 1948, on peut dire qu’Hervé Nègre a continuellement suivi l’appel du large, glissant de parallèles en méridiens avec son appareil photo à portée de mains et les yeux grands ouverts sur le monde. Dès l’enfance, les déménagements seront nombreux, la famille vivant au rythme de la carrière militaire du paternel. « J’ai déménagé 34 fois déjà, en France comme à l’étranger, depuis tout petit j’ai vu défiler pas mal de paysages. » Étonnement, personne dans la famille ne pratiquait sérieusement la photographie. « Je me souviens pourtant de quelques images en noir et blanc que mon père avait faites en Indochine. Sur l’une d’entre elles on voyait un pêcheur et son reflet à la surface d’un lac, avec un monument en arrière-plan. Cette image a sans doute allumé quelque chose en moi. » Avec le temps le garçon verra donc grandir cette attirance pour la photo, un élan intérieur qui l’encouragera au détour de l’adolescence à enchaîner quelques petits boulots. « Mon premier salaire est passé dans un Solex neuf et un appareil photo d’occasion ! C’était un Foca Universel, copie française de Leica. J’ai fait mes premières photographies au lycée, le

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"Le Photographe" : À ton image

ECRANS | De Ritesh Batra (Ind.-All.-É.-U., 1h49) avec Nawazuddin Siddiqui, Sanya Malhotra, Farrukh Jaffar…

Vincent Raymond | Mardi 21 janvier 2020

Modeste photographe des rues de Bombay, Raphi tombe sous le charme de Miloni, appartenant à une classe supérieure. Pourtant, la jeune étudiante accepte de jouer le rôle de sa fiancée dans le but de persuader la grand-mère de Raphi de continuer à prendre ses médicaments… Ritesh Batra a une cote pas possible depuis le succès de The Lunchbox (2013). Tant mieux pour lui : cette aura lui a déverrouillé les portes trop hermétiques du cinéma occidental, et permis de tourner avec des pointures (Redford, Fonda, Dern, Rampling, Broadbent etc.), pour des résultats hélas mitigés — en témoigne À l’heure des souvenirs (2018). De retour au bercail avec une comédie oscillant entre portrait social et conte romantique, Batra semble fort soucieux de respecter le cahier des charges d’un film “concernant“ portant sur la survivance d’un système violemment hiérarchisé en Inde, où chacun a intégré dès la naissance l’étanchéité des castes et l’impossibilité de lutter contre ce déterminisme. Au

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Sur les traces de Paul Auster

Photos | Capturer New York et en particulier Manhattan n'est pas chose aisée. Le photographe ligérien Arnaud Rodamel s'est frotté à cette problématique alors (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Sur les traces de Paul Auster

Capturer New York et en particulier Manhattan n'est pas chose aisée. Le photographe ligérien Arnaud Rodamel s'est frotté à cette problématique alors qu'il se lance dans un voyage vers la "Grosse Pomme" en octobre 2013. « Comment photographier l'un des quartiers les plus célèbres du monde ? [...] Que pouvais-je apporter de nouveau à ce qui avait déjà été fait notamment par des artistes beaucoup plus talentueux que moi ? » s'inquiète-t-il en préparant son périple, lui qui s'avère plus habitué au Mali ou au Burkina Faso, ses terrains de jeux photographiques favoris. C'est en plongeant dans ses souvenirs littéraires qu'Arnaud Rodamel trouve l'angle qu'il décide d'emprunter pour ramener ses clichés de Manhattan. Il décide de suivre l'itinéraire parcouru par Quinn, le personnage du tome 1 : La cité de verre de la trilogie new-yorkaise de Paul Auster dans les méandres du quartier le plus vivant du globe. En s'imposant la contrainte technique de n'utiliser que des focales entre 35 mm et 50 mm « pour restituer au mieux l'angle du champ de vision humain », Arnaud Rodamel a réalisé 47 photos en noir et blanc, chargées d'humanité(s) et concentrant toute l

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Christian Chavassieux, auteur en résidence

Littérature | Après entre autres Noëlle Revaz, Valérie Rouzeau, Bertrand Leclair ou encore Emmannuelle Pagano, la Ville de Saint-Étienne accueille encore cette année un (...)

Nicolas Bros | Jeudi 25 janvier 2018

Christian Chavassieux, auteur en résidence

Après entre autres Noëlle Revaz, Valérie Rouzeau, Bertrand Leclair ou encore Emmannuelle Pagano, la Ville de Saint-Étienne accueille encore cette année un auteur en résidence. En 2018, le local Christian Chavassieux, plume libre naviguant entre récits historiques et sagas imaginaires, aura l'occasion de rencontrer ses lecteurs à plusieurs reprises. Les prochaines rencontres prévues sont : le 9 février à 19h à la médiathèque de Carnot et une lecture de textes le mardi 27 février à 19h au Musée de la mine.

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Les premiers noms d'auteurs français à la Foire du livre de Francfort

Littérature |

Nicolas Bros | Vendredi 17 février 2017

Les premiers noms d'auteurs français à la Foire du livre de Francfort

Saint-Étienne sera mise à l'honneur pendant la Foire du livre de Francfort (du 11 au 15 octobre 2017), en réalisant le pavillon qui accueillera les auteurs français et francophones. La France étant l'invitée d'honneur de cette 69e édition du plus grand salon littéraire au monde. La première liste des auteurs présents vient de tomber. Voilà les premiers noms, où l'on retrouve aussi bien Amélie Nothomb, Dany Lafferière, Jean-Christophe Rufin que Gaël Faye, Virginie Despentes, Emmanuel Carrère ou bien Mathias Malzieu (leader du groupe Dionysos). Auteurs parmi la délégation française à la Foire Internationale du Livre de Francfort 2017: Emmanuelle Bayamack-Tam, éditions POL Secession Verlag : Je viens, septembre 2017 Patrick Boucheron, éditions Le Seuil Wolff Verlag, Conjurer la peur, 2016 Emmanuel Carrère, éditions POL Matthes & Seitz : Un roman russe, mai 2017 Patrick

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Nouvelle(s) littérature(s)

Fête du livre 2016 | Après un trentième anniversaire en grandes pompes, la Fête du livre de Saint-Étienne continue d'innover en proposant notamment un "Studio jeunes adultes" regroupant quelques plumes qui bousculent les codes établis, mais également un travail sur l’évolution de la forme d’un Salon littéraire. Sans oublier les habituelles venue de multiples auteurs, avec dédicaces, rencontres, débats, etc.

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Nouvelle(s) littérature(s)

Du 14 au 16 octobre prochain, l'annuel vent formé de mots et de littérature va souffler dans le centre de Saint-Étienne. La 31e Fête du Livre fera encore une fois de la cité forézienne la capitale du livre pour un week-end qui s'annonce riche en rencontres, échanges et découvertes. Attirant son lot de lecteurs et de passionnés de la feuille imprimée mais également de "novices", ce salon littéraire fait partie des plus grands de France au même titre que Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il évolue encore cette année et propose plusieurs nouveautés, tout en pousuivant ce qui fait désormais la marque de fabrique de l'événement situé à la croisée entre le populaire et l'exigeant. « De prime abord, je ne conçois pas la culture autrement qu’en ayant la volonté d'ouvrir sur un nouveau public, explique Isabelle Rabineau, Commissaire général de la Fête du Livre. Il n'est pas très intéressant de ne s'adresser qu'à un public acquis. Notre raison d'être est de donner quelque chose au public qu'il n'a pas déjà. » Mots et innovations Avec cette volonté d'ouverture à tous, l'organisation a mis en place en 2013 un dispositif in

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Agnès Martin-Lugand : « Je savoure chaque jour »

CONNAITRE | Plébiscitée par les lecteurs via Internet en 2012 avec son livre Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès-Martin Lugand a, depuis, connu un parcours fulgurant jusqu'à devenir marraine de la 31e Fête du livre. Ce sera l'occasion pour elle de défendre aussi son dernier romain, Désolée, je suis attendue. Rencontre en toute simplicité.

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Agnès Martin-Lugand : « Je savoure chaque jour »

Que représente pour vous le fait d'être la marraine de la Fête du livre cette année ? Cela me rend fière et en même temps, je me sens toute petite. (rires) Quand on m'a proposé cette responsabilité, j'ai été émue et je n'en revenais pas. Pour moi, ce n'est pas anodin. Ca va représenter quelque chose de particulier pour moi. C'est la première fois que je suis amenée à être marraine d'un événement littéraire. Je suis rentrée dans le paysage littéraire il y a tout juste trois ans. Vous êtes déjà venue à la Fête du livre ? Oui, en 2014. J'y avais passé un très bon moment. Je commençais tout juste à me rendre dans ce type d'événement. Le public est d'une gentillesse confondante. Les lecteurs n'ont pas peur des auteurs, ils viennent vers nous, discutent... L’accueil est vraiment extraordinaire. Votre histoire est fulgurante. Pouvez-vous nous rappeler votre parcours depuis 2012 ? Je me suis auto-éditée en numérique fin décembre 2012. Le roman a tout de suite décollé sur les classements des ventes. Il y a eu un effet bouche à oreille qui m'a propulsée en tête des ventes en l'espace de trois semai

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Jean-Noël Blanc : « L’édition est parisienne »

CONNAITRE | Le sociologue stéphanois est l’auteur d’une quarantaine de récits et de romans dont plusieurs ont connu un retentissement national. Il revient pour nous sur la position de Saint-Étienne dans le monde littéraire.

Florence Barnola | Mardi 29 septembre 2015

Jean-Noël Blanc : « L’édition est parisienne »

Saint-Étienne est-elle une ville littéraire ? Elle ne l’a jamais été. Cette ville s’est enrichie rapidement, à la fin du XVIIIe. Beaucoup de ses industriels étaient des petits qui sont montés très vite, sans toute la vieille longueur culturelle qu’il y a, générations après générations. Au XIXe, quand les rubaniers stéphanois recevaient leurs collègues lyonnais, ils les invitaient à manger dans des agapes, la culture était superflue. Cependant, des gens se sont battus contre cela, comme Marius Vacheron, le fondateur du Musée d‘Art et d’Industrie, ou Félix Thiollier. Ce dernier était désespéré par l’état culturel de Saint-Étienne. Il était d’une famille stéphanoise mais avait passé sa jeunesse à Paris, à côtoyer des peintres, des musiciens… Il s’est battu toute sa vie pour essayer de faire des cercles d’intellectuels à Saint-Étienne. Mais la ville n’a jamais cru en elle-même du point de vue culturel… A notre époque, globalement le nombre de lecteurs diminue, la culture littéraire ne tient plus le haut du pavé. Jusque dans les années 60 il fallait faire latin, grec ou littérature, désormais il faut faire une école de commerce… Quelle est al

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