Renouveau littéraire

Fête du livre | Après un trentième anniversaire en grandes pompes, la Fête du livre de Saint-Étienne prend le parti de la jeunesse avec une ouverture marquée vers les auteurs de 15 à 35 ans, qualifiés de "jeunes adultes" et qui bousculent les codes établis.

Nicolas Bros | Jeudi 8 septembre 2016

Photo : La Fête du livre accueille chaque année plus de 100 000 visiteurs © DR


Du 14 au 16 octobre prochain, l'annuel vent de littérature va souffler dans le centre de Saint-Étienne, qui deviendra la capitale du livre pour un week-end. La 31e Fête du livre drainera son lot de lecteurs et de passionnés de la feuille imprimée. Lieu de partage et de rencontres avec les auteurs, ce grand rassemblement littéraire évolue cette année avec une volonté d'ouverture vers la jeune génération d'auteurs. Appelés "jeunes adultes", ces écrivains de 15 à 35 ans ont plaisir à bousculer les codes avec des formes littéraires et communicatives différentes de leurs aînés notamment par les liens forts qu'ils entretiennent avec la communauté web et les réseaux sociaux. Regroupés sur une scène estampillée Jeunes Adultes place Jean Jaurès, ces auteurs "jeunes adultes" comprennent Ben Brooks, Insa Sané ou encore Alain Damasio (qui sera également commissaire d'exposition lors de la prochaine Biennale design 2017). Cette scène, située à l'écart de l'effervescence du grand chapiteau de la place de l'Hôtel de ville, accueillera aussi un espace gaming, un lieu de lecture dédié au livre numérique, une "critique box" où chacun pourra donner son avis sur un livre, un bar à geek, ...

Des auteurs pour tous les goûts

Parallèlement à ce nouveau lieu fort, l'événement littéraire majeur de la région stéphanoise accueillera encore une ribambelle de grands noms de l'écriture. Parmi les plus attendus, citons Tonino Benacquista, Douglas Kennedy, Yannick Grannec, Michel Quint, Michel Bussi, Vincent Duluc, Catherine Poulain, Jim Fergus, Magyd Cherfi (chanteur de Zebda), Roger-Pol Droit, François de Closets, Nedim Gürsel ou encore Marek Halter. La liste est comme à l'accoutumée, longue comme le bras.
Signalons également le choix frais et audacieux d'Agnès Martin-Lugand, jeune auteur remarquée d'abord sur la toile pour son roman Les Gens heureux lisent et boivent du café, en tant que marraine de la Fête du livre. Quant à Catel Müller, elle se chargera de chapeauter la 4e édition des Mots en scène, véritable festival au cœur de la Fête du livre où on peut découvrir des textes mis en théâtre par une vingtaine de compagnies ligériennes.

31e Fête du livre de Saint-Étienne, du 14 au 16 octobre 2016, dans divers lieux du centre-ville

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7 prix littéraires malgré le report Fête du livre 2020

Littérature | Si la Fête du livre de Saint-Étienne a été reportée au printemps 2021, l'attribution des 7 prix littéraires qui lui sont affiliés a bien eue lieu. Voici la liste (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

7 prix littéraires malgré le report Fête du livre 2020

Si la Fête du livre de Saint-Étienne a été reportée au printemps 2021, l'attribution des 7 prix littéraires qui lui sont affiliés a bien eue lieu. Voici la liste des lauréats 2020 : - Grand Prix de Littérature de la Ville de Saint-Étienne : Thibault Bérard, « lauréat pour les qualités stylistiques, l'approche générationnelle originale et émouvante de son récit Il est juste que les forts soient frappés, publié aux éditions de L'Observatoire. » - Prix Littéraire Jeunesse de la Ville de Saint-Étienne : Gwenaël David « séduit le jury par la très grande actualité de son propos environnemental, sa tonitruante drôlerie et le caractère aussi insolite que réaliste de Kid au 1er sommet des animaux publié aux éditions Hélium. » - Prix Design de Littérature Jeunesse de la Ville de Saint-Étienne : c'est Nuit polaire de Delphine Chedru publié aux éditions Sarbacane qui est couronné. « Un objet fascinant, onirique et très beau où chaque page est une aventure.

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La Fête du livre chez soi

Littérature | La 35e Fête du livre de Saint-Étienne est encore loin (16 au 18 octobre 2020). Mais l'équipe d'organisation, confinée, a décidé de mener un joli projet pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 21 avril 2020

La Fête du livre chez soi

La 35e Fête du livre de Saint-Étienne est encore loin (16 au 18 octobre 2020). Mais l'équipe d'organisation, confinée, a décidé de mener un joli projet pour faire vivre le livre même pendant cette période de crise. Pendant un mois - au moins -, l'opération "Ma Fête du livre à la maison", propose chaque semaine des chroniques, portraits, vidéos, entretiens sur le site de la Fête du livre stéphanoise. Pour la première semaine (jusqu'au 26 avril), la thématique principale de l'événement est "Les animaux dans la ville" avec pour parrain l'écrivain et architecte Nicolas Gilsoul qui a sorti en 2019, Bêtes de villes, Petit traité d’histoires naturelles au cœur des cités du monde, aux éditions Fayard. Un livre qui tombe à pic avec cette période si particulière ! Chaque semaine également, un jeu concours est organisé pour faire gagner des livres aux internautes. Ces derniers sont invités à créer chansons, poèmes ou BD... Plus d'infos sur le site de la Fête du livre.

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Emma Becker dans l'Oeil du Petit Bulletin #35

Littérature française | La romancière Emma Becker est venue nous parler de son 3e roman "La Maison" chez Flammarion où elle parle de son expérience dans un (...)

Nicolas Bros | Mercredi 6 novembre 2019

Emma Becker dans l'Oeil du Petit Bulletin #35

La romancière Emma Becker est venue nous parler de son 3e roman "La Maison" chez Flammarion où elle parle de son expérience dans un bordel berlinois pendant 2 ans et demi. Elle est présente pour la 34e Fête du livre de la Ville de Saint-Étienne

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Isabelle Rabineau dans l'Oeil du Petit Bulletin #34

Spéciale Fête du livre 2019 | [Dans l'Oeil du PB #34] 1e entrevue vidéo spéciale Fête du livre de Saint-Étienne 2019. Isabelle Rabineau, sa commissaire générale s'est (...)

Nicolas Bros | Jeudi 17 octobre 2019

Isabelle Rabineau dans l'Oeil du Petit Bulletin #34

[Dans l'Oeil du PB #34] 1e entrevue vidéo spéciale Fête du livre de Saint-Étienne 2019. Isabelle Rabineau, sa commissaire générale s'est prêtée au jeu.

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Saint-Étienne à la page

Fête du livre 2019 | Pour sa 34e édition, l'événement majeur de la littérature à Saint-Étienne, la Fête du livre propose quelques nouveautés et toujours une ribambelle d'auteurs qui font la rentrée littéraire francophone. Présentation générale et focus sur Nicolas offenstadt, auteur invité et historien qui a levé le voile sur ce qu'était l'ex-RDA, via un travail minutieux d'exploration urbaine (urbex).

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

Saint-Étienne à la page

Une 7e édition des toujours très réussis Mots en scène, des mots en design ou en magie, des expos, les fameux débats et conférences... et surtout la présence de 270 auteurs avec toujours son lot de stars mais aussi de découvertes. La Fête du livre fait battre le rythme culturel du mois d'octobre stéphanois. Marrainée par Françoise Bourdin et Anne Goscinny, cette 34e édition verra pour la première fois, la tenue d'une journée dédiée aux professionnels, "La Fête du livre Côté Pro" ainsi que la mise en place de grandes thématiques "chapeautant" les rencontres-débats : "être une femme", "un modèle social en construction", "où en est la démocratie dans le monde ?", "archéologie au XXie siècle" et "mon environnement & moi". 34e Fête du livre, du 17 au 20 octobre à Saint-Étienne Plus d'infos et programme complet sur fetedulivre.saint-eti

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Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Portrait | Commissaire principale de la Fête du Livre de Saint-Etienne, Isabelle Rabineau est du genre à n'en faire qu'à sa tête. Jamais à cours d'envies, toujours pleine d'idées, elle bouscule et révolutionne tout ce qu'elle touche... Et le meilleur, c'est que ça marche.

Cerise Rochet | Mardi 1 octobre 2019

Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Elle porte la frange courte et le rouge à lèvres rosé, le perfecto de cuir et la jupe cintrée, les ongles vernis et les talons carrés. Gamine, elle était bonne élève, mais faisait ses devoirs « n'importe comment », durant l'interclasse ou à la récré. Commissaire à la voix douce, passionnée de culture et de foot, rêveuse déterminée, Isabelle Rabineau est une tout-et-son-contraire, une hors-cadre, une faiseuse-de-ponts. Elle a 18 ans, lorsque, bac en poche et raide dingue d'un peintre, elle quitte son Strasbourg natal pour le rejoindre dans la capitale, lecture et écriture chevillées au corps. Là-bas, la brillante littéraire suit des cours à la Sorbonne, tout en multipliant les petits boulots pour remplir le frigo. Elle atterrit à Beaubourg, où elle remet les livres en place, sur les étagères. Un « début de quelque chose » qu'Isabelle évoque aujourd'hui avec des papillons dans les yeux : « Ça m'a beaucoup aidée, de comprendre ce que lisaient les gens. Et puis, j'étais tellement fière, je travaillais à Beaubourg, c'était fou. » De rencontre en rencontre, elle collabore ensuite à l'écriture du magazine de psychanalyse L'Âne, di

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Des livres au faîte

Fête du livre 2019 | La Fête du livre, manifestation littéraire stéphanoise majeure, fête cette année sa 34e édition du 17 au 20 octobre. Ce sont 270 auteurs tous genres littéraires (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Des livres au faîte

La Fête du livre, manifestation littéraire stéphanoise majeure, fête cette année sa 34e édition du 17 au 20 octobre. Ce sont 270 auteurs tous genres littéraires confondus, qui sont attendus entre les places de l'Hôtel-de-Ville, Dorian, Jean Jaurès et Jacquard. On retrouve dans cette programmation Cécile Pivot, François Bégaudeau, Kaspar Colling Nielsen, Raphaëlle Giordano, Nicolas Offenstadt, Denis Lachaud, Guy Carlier, Claire Berest ou encore le sportif local Jérémie Janot. Cette année ce sont deux femmes qui marrainent l'événement. Tout d'abord la romancière Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015) qui a été choisie pour marrainer l'ensemble de la Fête. À ses côtés, Anne Goscinny, fille du célèbre dessinateur d'Astérix René Goscinny, pour chapeauter Les Mots en Scène, le cabaret littéraire de la Fête du livre qui prend place sous le Magic Mirrors, place Jean Jaurès. Comme d'habitude, le chapiteau de la place Jacquard sera dédié à la jeunesse et celui de la place Dorian au « versant documentaire vert et littéraire » de l'événement.

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Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

CONNAITRE | Bérengère Cournut est l’une des plus intenses et belles romancières de notre temps, que la Fête du livre vous propose de découvrir à l’occasion de sa venue à Saint-Etienne pour sa nouvelle parution : "De pierre et d’os", qui vient de remporter le prix Fnac 2019. Un ouvrage de survie et d’espaces, de liberté et de chocs qui emmène le lecteur aux confins de l'Arctique. Une auteur à suivre de près et qui se rendra pour la première fois à Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

Après avoir plongé le lecteur dans la vie de la tribu amérindienne Hopi, cette fois-ci vous l'emmenez dans le peuple Inuit. Pour quelle raison avoir fait ce choix ? Bizarrement, j'ai découvert ces deux cultures simultanément, en 2011. Jusque-là, j'écrivais des fictions ou des proses poétiques ancrées dans mon seul imaginaire. Le paysage y occupait toujours une grande place, mais souvent nimbé d'un certain onirisme. Là, en découvrant à la fois les grandes étendues désertiques de l'Ouest-américain et les cultures des peuples autochtones d'Amérique du Nord, toutes profondément liées à leurs territoires respectifs, j'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire. Le choix du peuple hopi, dont j'ai parcouru le territoire, et celui du peuple inuit, que je n'ai en revanche jamais approché, s'explique sans doute par le contraste entre une hostilité certaine des deux environnements et des conditions de vie difficiles, contrebalancées par une spiritualité foisonnante, à mille lieues de nos repères occidentaux. Il paraît que cette nouvelle aventure est partie de la découverte de petites sculptures inuit en os ?

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Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

Littérature | La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 18 juillet 2019

Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à best-sellers Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015). Indissociable de l’événement, le festival Les Mots en Scène, sera quant à lui, parrainé par Anne-Goscinny dont les sept romans et récit ont été publiés par Grasset et Nil Édition. L'occasion rêvée d'apporter les plaisirs de la lecture, au cœur de notre cité. La Fête du Livre, 17 au 20 octobre 2019 Saint-Étienne

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Lauréats 2018 : ils s'appellent Vanessa, Toni, Marie, Pierre...

Fête du livre | La 33e Fête du livre de Saint-Étienne a dévoilé hier soir le palmarès de ses prix.

Nicolas Bros | Samedi 13 octobre 2018

Lauréats 2018 : ils s'appellent Vanessa, Toni, Marie, Pierre...

La Fête du livre de Saint-Etienne est un rendez-vous attendu par le monde littéraire français. Comme tout événément de ce type, plusieurs prix et dotations sont décernés pendant les trois jours de fête. C'est dans l'auditorium du Groupe Casino que les noms des auteurs primés ont été dévoilés vendredi 12 octobre. Voilà la liste des écrivains récompensés : - Grand Prix de Littérature de la Ville de Saint-Étienne pour Vanessa Schneider / Tu t’appelais Maria Schneider aux éditions Grasset - Prix BD STAS – Ville de Saint-Étienne pour Toni Carbos / Le dernier Lapon publié aux Éditions Sarbacane - Prix littéraire Jeunesse – Ville de Saint-Étienne pour Marie Fouquet, illustration Amélie Clavier / Mon ami de la jungle publié aux Éditions Kilowat - Prix Lucien Neuwirth / Maison Thomas – Ville de Saint-Étienne pour le photographe Pierre Grasset et son livre Un café et l’addiction publié en auto édition - Prix du Club de la Presse et de la Communication de Saint-Étienne Loire pour Michel Mompontet / L’Etrange et drôlatique voyage de ma mère en Amnésie aux éditions Jean Claude Lattès - Pr

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Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Fête du livre | Le Normand Michel Bussi, professeur de géographie à l'université de Rouen, est également un écrivain à succès. Parrain de la 33e édition de la Fête du livre, il présentera Sang Famille, son dernier ouvrage et sera omniprésent entre dédicaces, Mots en scène et débats. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Que représente pour vous le fait d'être parrain de la Fête du livre de Saint-Étienne ? Michel Bussi : Je suis venu déjà à trois reprises à la Fête du livre et j'ai beaucoup aimé l'ambiance très particulière qui règne dans ce salon, son originalité... Je suis très fier d'en être le parrain cette année. C'est un événement regroupant le livre, le théâtre, la musique... Il y a énormément de choses qui se passent dans ce salon. Ce n'est pas seulement venir signer des livres, c'est une véritable fête. Rendre le livre le plus accessible possible, le mélanger à plein d'autres émotions, c'est ça qui m'a plu. Qu'est-ce que vous aimez particulièrement à Saint-Étienne ? C'est objectivement un des plus gros salons en France, tout en restant à taille humaine. On ne ressent pas cette oppression qui peut se faire ressentir dans certaines grosses manifestations littéraires gigantesques, qui peuvent perdre leur âme. À Saint-Étienne, ça reste très populaire, organisé avec de nombreux événements. Ça me fait un peu penser à Quais du polar dans cette volonté d'être original tout en restant proche des lecteurs. La Fête du livre est au cœur de l

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Isabelle Rabineau : « Répondre aux attentes d'un public demandeur »

Rencontre enlivrée | 33e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne, au programme toujours aussi dense avec trois jours de rencontres, de dédicaces, de débats, de lectures, de théâtre, de danse... On fait le point avec sa commissaire générale Isabelle Rabineau.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Isabelle Rabineau : « Répondre aux attentes d'un public demandeur »

Quels sont les points forts et les nouveautés de cette édition 2018 ? Redesign-Moi un salon continue sa réflexion à travers la bibliophilie remise à jour, des ex libris et des coffrets à dédicaces offerts aux lauréats de nos Grands Prix bien en phase avec le goût des Stéphanois pour le livre d'artiste. Les célèbres designers Ruedi Baur et Eric Jourdan viendront parler du design des villes, quant Lisa White et Thierry Mandon évoqueront la prochaine Biennale dont ils sont respectivement la commissaire et le Directeur, manière d'ouvrir la Fête du livre encore plus sur l'essence du design. Nous ouvrons la Grande Librairie au feel good books, ces ouvrages "qui font du bien", un vrai phénomène éditorial international et qui ont trouvé rapidement un public très large. Il s'agit de management personnel, on y parle des accidents de la vie de manière réaliste et de résilience. Les Mots en Scène, ces mises en espace des plus beaux textes de la rentrée littéraire passent pour partie à la danse avec des compagnies stéphanoises de danse contemporaine...et à Dorian, des dégustations vont rythmer les rencontres entre auteurs, lecteurs,

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Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Fête du Livre 2018 | Marc-Antoine Mathieu est un créateur et un explorateur de formes qu’elles soient narratives ou plastiques. Auteur notamment de la série Julius Corentin Acquefacques, il sera présent pour la 33e Fête du Livre de Saint-Étienne en tant que parrain des Mots en Scène. Il présentera également son nouvel ouvrage Trois rêveries de manière inédite ainsi qu'une exposition très complète.

La rédaction | Vendredi 7 septembre 2018

Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Vous avez déclaré que « votre dessin est au service de votre écriture ». Comment doit-on vous qualifier ? Bédéiste, graphiste, auteur... ? "Bédéiste" est un terme qui n'est pas faux puisqu'il y a dedans une certaine défense d'une certaine bande dessinée. Mais j'aime dire aussi que je fais de la "littérature graphique". Je me sens plus plasticien ou chercheur plutôt qu'uniquement auteur de bande dessinée. J'aime explorer de nouvelles formes, aller sur des chemins un peu différents. En gros, tout ce qui peut faire que je ne vais pas m'ennuyer. Lors de votre venue à la 33e Fête du livre de Saint-Étienne, quel ouvrage allez-vous présenter ? En novembre sortira en librairie un nouveau livre-objet, un coffret intitulé Trois Rêveries. Il inclura trois récits graphiques muets, en noir et blanc. Il se trouve que ces trois récit auront des formes différentes des livres classiques, en étant également non reliés : un leporello, un rouleau et des cartes/pages volantes. Trois récits distincts mais parlant tous trois de la condition humaine. Homo Faber traite de la réalisation de choses, le "faire". Homo Temporis, la n

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Michel Bussi, parrain de la Fête du livre 2018

Fête du livre | À l'occasion de l'organisation d'un "Mini-salon du livre by Saint-Étienne" dans la salle des mariages de la mairie du 1er arrondissement de Paris, la Ville de Saint-Étienne a dévoilé le nom du prochain parrain de la Fête du livre 2018 qui se déroulera du 11 au 14 octobre prochain : Michel Bussi.

Nicolas Bros | Jeudi 15 mars 2018

Michel Bussi, parrain de la Fête du livre 2018

La prochaine édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se déroulera du 11 au 14 octobre prochain et aura pour parrain l'écrivain-géographe Michel Bussi. Auteur à succès (Nymphéas noirs, Un avion sans elle, Ne lâche pas ma main...) et fidèle du rendez-vous littéraire annuel stéphanois, Michel Bussi a sorti en octobre 2017 On la trouvait plutôt jolie aux éditions Les Presses de la Cité. L'annonce de sa participation en tant que parrain de la prochaine Fête du livre a été faite officiellement lors de l'édition spéciale d'un "mini-salon du livre by Saint-Étienne" à la Mairie du 1er arrondissement de Paris le 15 mars 2018. À cette occasion, la Ville de Saint-Étienne a convié l'auteur normand aux côtés de François-Henri Désérable, à participer à une séance de dédicaces sur les tables Redesign Moi un Salon (décrites comme du « mobilier intelligent, connecté et créatif » par l'organisation de la Fête du livre), déjà expérimentées lors de la dernière édition de la Fête du livre. Ces moments privilégiés au contact des lecteurs ont été accompagnés par plusieurs interventions d'artistes stéphanois. Tout d'abord, Delphine Chapuis, de la maison d'éditio

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3 jours de Fête et de lettres

Fête du livre 2017 | Trois journées bien remplies entre les dédicaces, les conférences-débats, la présence d'auteurs allemands, des master-class à l'université, les Mots en scène place (...)

Nicolas Bros | Lundi 9 octobre 2017

3 jours de Fête et de lettres

Trois journées bien remplies entre les dédicaces, les conférences-débats, la présence d'auteurs allemands, des master-class à l'université, les Mots en scène place Jean Jaurès qui ne désemplirent pas, une première des Mots en magie au Théâtre Métamorphosis, la place Dorian "végétale et gastronomique"... Bref, beaucoup d'animations et de rencontres pendant ce week-end. Avec plus de 270 auteurs présents pendant le week-end, la Fête du livre de Saint-Étienne cru 2017 a attiré la foule. L'organisation réussit depuis deux ans la prouesse de garder une grande quantité d'auteurs présents malgré les nouvelles conditions imposées par le Centre National du Livre (CNL). Ce dernier n'apporte son soutien seulement aux manifestations qui rémunèrent les auteurs invités à prendre la parole. De ce fait, le nombre de conférences a été diminué afin de rentrer "dans les clous". Désérable obtient le Grand Prix de la Ville de Saint-Étienne D'autre part, la Fête du livre est aussi l'occasion de découvrir de belles pépites de la (fameuse) rentrée littéraire. Cette année, parmi les 581 romans sortis pour cette période unique (dont 390 romans français), plusieurs auteurs é

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La 32e page à écrire

Fête du livre 2017 | Avec plus de 270 auteurs attendus du 6 au 8 octobre, la Fête du livre 2017 devrait être une belle réussite. En proposant de nombreuses nouveautés cette année, l'événement écrira une trente-deuxième page de son histoire qui rencontre toujours autant de succès auprès du public. Preuve que le livre est loin de disparaître.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

La 32e page à écrire

Qu'elle est belle cette 32e affiche de la Fête du livre de Saint-Étienne. Didier Decoin en parrain, Romuald, Bernard Pivot, la révélation François-Henri Désérable, Monica Sabolo, Sorj Chalandon, Jean-Luc Barré... Nombreux seront les grands noms de la littérature à venir fouler, comme chaque année, le tapis de la Grande Librairie de l'Hôtel-de-Ville, construite pour l'occasion. Outre les signatures et rencontres - classiques - avec les auteurs, cette édition réserve aussi de nombreuses nouveautés. Tout d'abord un focus sur l'Allemagne place Jean Jaurès (avec la présence d'auteurs germanophones, réplique du pavillon français du salon du livre de Francfort, conçu par les étudiants stéphanois, initiation à la langue allemande...). Ensuite, la mise en place de masterclasses avec des auteurs référents dans leurs domaines, à la Maison de l'Université de Saint-Étienne. L'occasion de plonger dans l'univers et la connaissance de manière simple et expliquée. Puis une extension sur la Place Dorian, avec un espace dédié à la nature et au jardin, et la Rue de la République des Livres où sont ouverts six pas-de-porte éphémères autour du livre, de l'édition ou de l'art moderne et contemporain.

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Brigitte Giraud : « Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre »

Rencontre | Avec Un Loup pour l'homme, nominé pour les prix Goncourt et Fémina, Brigitte Giraud livre le roman qui l'habitait depuis toujours et l'histoire dont elle est issue. Celle d'Antoine, un appelé d'Algérie qui découvre en soignant les autres les horreurs de cette guerre dont tout le monde tait le nom. Et de sa femme venue donner la vie sur ce théâtre de mort.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 octobre 2017

Brigitte Giraud : « Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre »

Un Loup pour l'homme romance l'expérience de votre père durant la guerre d'Algérie et de votre mère qui l'a rejoint pour vous mettre au monde. Comment ce qui était au départ un sujet familial est devenu un sujet littéraire ? Brigitte Giraud : De plus en plus, je pense être devenue écrivain pour écrire ce livre. Sur ma carte d'identité, il est écrit « née à Sidi-Bel-Abbès, Algérie » et ce mot, Sidi-Bel-Abbès, est devenu quelque chose de très intime. J'avais ça dans un coin pas tellement reculé de ma tête mais cela m'effrayait d'ouvrir la boîte noire contenant ce qui s'était passé pour mon père pendant la guerre d'Algérie. Il fallait que je prenne le temps de parler avec lui. Ce n'était pas impossible ou tabou mais parfois il faut des années pour s'embarquer sur une voie aussi forte. Il fallait aussi que je me sente un peu plus armée en tant qu'écrivain pour construire un objet littéraire à partir de cela. Et d'un autre côté, ce qui m'a fait ouvrir cette boîte, c'est que je voulais le faire pendant qu'il était temps. Vous n'en aviez jamais parlé avec votre père ? Mon père disait simplement qu'il n'avait ja

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François-Henri Désérable : « Le point de départ de ce livre vient d'une somme de hasards »

Fête du livre 2017 | Le jeune auteur François-Henri Désérable, ancien hockeyeur professionnel, nous emmène dans les rues de la belle capitale lituanienne, Vilnius, sur les traces de Romain Gary, avec son dernier roman Un certain M. Piekielny. On retrouve dans cette enquête des touches d'humour et de malice si chères à l'auteur de La Promesse de l'Aube. Un roman d'une grande réussite, sélectionné dans la liste des potentiels Goncourt 2017, dont nous avons discuté avec son auteur.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

François-Henri Désérable : « Le point de départ de ce livre vient d'une somme de hasards »

Quel a été le point de départ de l'histoire de votre livre ? Est-ce vraiment tel que vous le racontez dans le livre, une somme de petits événements, et donc le hasard, qui vous ont guidé jusqu'à l'immeuble où avait vécu Gary enfant ? Oui, le point de départ de ce livre vient d'une somme de hasards – un vol pour Minsk qui se transforme en vol pour Vilnius, un portefeuille volé, un train raté, telles rues empruntées plutôt que telles autres – dans lesquels j'ai voulu voir une injonction à mener l'enquête sur ce M. Piekielny qui avait fait promettre au jeune Romain Gary – qui s'appelait alors Roman Kacew – de prononcer son nom devant "les grands de ce monde". Vous êtes le narrateur dans ce roman. C'est un changement par rapport à Évariste et Tu montreras ma tête au peuple... Pour la première fois, l'auteur et le narrateur se confondent. Je suis comptable de chacune des paroles prononcées par le narrateur. Il y a une frontière très ténue dans votre roman entre le réel et la fiction. Est-ce plus difficile, mais peut-être plus excitant, d'écrire dans cette optique là ? Le réel

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Serge Prud’homme alias Deloupy

Portrait BD | Co-fondateur des Editions Jarjille, Serge Prud’homme (aka Deloupy) est un illustrateur heureux. L’album Love story à l’iranienne sorti aux éditions Delcourt en 2016 (d’après une enquête de Jane Deuxard) a reçu plusieurs prix très encourageants, ouvrant au dessinateur de nouveaux horizons à la lumière d’une reconnaissance amplement méritée. Rencontre, dans son atelier du centre-ville de Saint-Étienne, avec un homme curieux de tout et humainement attachant.

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Serge Prud’homme alias Deloupy

Gamin, Serge lit et relit mille fois les BD familiales, les classiques Tintin, Astérix et Gaston… « Je ne dessinais ni plus ni mieux qu’un enfant ordinaire. » En revanche, sa rencontre avec Michel Jacquet (qui deviendra plus tard son complice Alep) a sans doute été décisive. Les deux garçons se sont connus vers l’âge de huit ans, dans le voisinage de la maison de campagne familiale, entourés de toute une bande de gosses. Pendant des années, les deux copains vont partager leurs lectures mais ils commencent aussi à échanger sur la BD. Il faudra attendre quelques années avant que l’adolescent, optant pour un Bac A3, prenne conscience que le dessin pourrait bien prendre une place grandissante dans son champ des possibles. Après une année infructueuse aux Beaux-arts de Saint-Étienne puis une année sabbatique aux Pays-Bas, Serge s’inscrit presque sur un coup de tête aux Beaux-arts d’Angoulême, capitale nationale autoproclamée de la bande-dessinée. « J’ai passé là-bas trois années très riches dans l’atelier BD où j’ai pu beaucoup mieux cerner les finalités du métier, grâce à de nombreuses rencontres avec des pros, des auteurs ou des éditeurs. » Serge Prud’homme débute

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Belles lettres en fête

Fête du livre 2017 | Du 6 au 8 octobre, Saint-Étienne va feuilleter romans, essais, contes, recueils... et devenir comme chaque année au mois d'octobre le centre névralgique de la rentrée littéraire en France. Avec un programme élargi, une zone plus grande avec de nouveaux lieux investis et un focus sur les lettres allemandes, la Fête du livre prend encore un peu plus d'ampleur.

Nicolas Bros | Mardi 19 septembre 2017

Belles lettres en fête

Après une édition 2016 marquée par un focus sur les "jeunes adultes", une mise en place de nouveaux espaces et une réappropriation de la place de l'Hôtel de Ville, la 32e édition de la Fête du livre prend encore davantage d'envergure en 2017. Tout d'abord par le nombre d'auteurs présents puisqu'ils seront plus de 270 à venir défendre leurs productions devant le public stéphanois. Avec pour parrain Didier Decoin, prix Goncourt en 1977 pour John l'Enfer, le contingent d'écrivains sera composé de jolis noms tels que Delphine Coulin, Jules Stromboni, François-Henri Désérable, Antoine Choplin ou encore Monica Sabolo. Au rayon des nouveautés, la première significative concernera les lieux où se présenteront les auteurs. Avec le projet "Redesign moi un salon", l'équipe d'organisation travaille depuis 2013 avec les élèves de l'ESADSE (École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne). « L'objectif est de répondre à la mutation des salons littéraires via l'intégration de nouvelles formes de rencontres entre le public et les auteurs, assure Isabelle Rabineau, commissaire générale de la Fête du livre. Nous travaillons ainsi sur les flux de visiteurs, le mobilier,

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Baccalauréat : Les meilleures intentions, avec mention

ECRANS | Un médecin agit en coulisses pour garantir le succès de sa fille à un examen, au risque de renier son éthique. Entre thriller et conte moral, Mungiu signe une implacable chronique de la classe d’âge ayant rebâti la Roumanie post-Ceaușescu — la sienne. Lucide et captivant.

Vincent Raymond | Jeudi 8 décembre 2016

Baccalauréat : Les meilleures intentions, avec mention

Que reste-t-il en Roumanie quand on a tout oublié du communisme ? Son administration procédurière, ainsi que ses passe-droits, ses renvois d’ascenseurs, ses faveurs… Une source inépuisable d’inspiration pour les cinéastes du cru : après Porumbiu (Policier : Adjectif, Le Trésor) ou Muntean (L’Étage du dessous), voici que Cristian Mungiu s’en empare. Pas pour une simple histoire de corruption ou de prévarication — car le héros, Romeo, demeure en dépit de ses travers conjugaux, un honnête homme — mais bien pire : l’autopsie d’un renoncement personnel ; d’un sabordage moral symbole d’un échec collectif. L’échec d’une génération d’idéalistes, jadis désireux de reconstruire sur des bases saines leur pays s’ouvrant au monde, mais qui peu à peu se sont transformés en petits notables désabusés. Alors, quitte à faire le deuil de leurs espérances, ils peuvent bien enterrer simultanément leur intégrité. Responsable mais pas coupable Si Romeo vacille en cherchant à transgresser les règles, c’est pour réparer une cascade d’“injustices originelles” : l’agression de sa fille sur le point de passer son examen, l’absence de

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Benjamin "Ben" Jouve, ingé'son de Dub Inc

3 questions à... | Quelles sont ton histoire et ta place au sein du groupe ? Je fais le son du groupe depuis son origine, c’est-à-dire depuis dix-huit ans, en studio (...)

Niko Rodamel | Mardi 20 décembre 2016

Benjamin

Quelles sont ton histoire et ta place au sein du groupe ? Je fais le son du groupe depuis son origine, c’est-à-dire depuis dix-huit ans, en studio comme en live. Dub Inc est avant tout un collectif dans lequel tout le monde a son mot à dire, je peux donc prendre part à toutes les décisions, sur tous les aspects de la vie du groupe, pas seulement sur le son. Dans quelles conditions l’enregistrement du nouvel album s’est-il passé ? En 2015 le groupe a connu un vrai "babyboom" avec plusieurs naissances, on s’est donc dit que ce serait plus confortable d’enregistrer à Saint-Étienne. En mai 2015 on a alors transformé en studio d’enregistrement le local où l’on répétait habituellement. Pour So What on a pu prendre notre temps pour faire du bon travail, en ayant pour une fois des horaires de bureau qui nous ont permis de préserver nos vies familiales. C’était une nouvelle approche pour nous car l’enregistrement s’est vraiment fait sur la longueur, en près de neuf mois. As-tu l’impression que le son du groupe évolue avec le temps ? Même si en studio je conserve à peu près toujours la mêm

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Une "Hope Ration" bien menée

Muzik'Casting 2016 | Le sixième tremplin de talents amateurs Muzik'Casting, organisé par cinq caisses régionales du Crédit Agricole, a vu ses lauréats désignés par secteur. Pour la zone (...)

Nicolas Bros | Lundi 21 novembre 2016

Une

Le sixième tremplin de talents amateurs Muzik'Casting, organisé par cinq caisses régionales du Crédit Agricole, a vu ses lauréats désignés par secteur. Pour la zone Loire-Haute-Loire, c'est le groupe de reggae roots Hope Ration, originaire de Saint-Martin-la-Plaine, qui aura le privilège de partager la scène avec Synapson pour un concert inédit demain soir au Fil. Une aubaine pour les cinq Ligériens qui avaient sorti leur premier album Get Ready en 2014 où se mêlent, outre le reggae roots, du funk, du jazz et du rock. Le groupe a su marquer les internautes avec leur musique sans bornes et ont récolté 840 votes au total.

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Ken Loach : « Rien ne changera tant qu’on n’aura pas changé le modèle économique »

Entretien | Force tranquille toujours aussi déterminée, Ken Loach s’attaque à la tyrannie inhumaine des Job Center, vitupère les Conservateurs qui l’ont organisée… et cite Lénine pour l’analyser. Ouf, les honneurs ne l’ont pas changé !

Vincent Raymond | Mercredi 19 octobre 2016

Ken Loach : « Rien ne changera tant qu’on n’aura pas changé le modèle économique »

Comment ce nouveau film est-il né ? Ken Loach : Quand Paul Laverty, le scénariste, et moi, avons commencé à échanger les histoires que nous entendions autour de nous, lui en Écosse et moi en Angleterre — entre deux réflexions sur les scores de foot. Des histoires de personnes piégées dans cette bureaucratie d’État, et qui deviennent de plus en plus extrêmes. Je pourrais vous donner des tonnes d’exemples, comme cet homme qui avait téléphoné au Job Center — le Pôle Emploi britannique — pour prévenir qu’il ne pourrait pas honorer un rendez-vous car il assistait aux funérailles de son père. Il est allé à l’enterrement… et on lui arrêté ses allocations ! Durant nos recherches, on a traversé le pays, et on en a entendu plein d’autres identiques. Alors on s’est dit qu’on devrait en raconter une, pour essayer de faire comprendre aux gens ce qu’ils endurent. Paul a écrit les deux personnages principaux de Dan et Katie et voilà, c’était parti. Pourquoi l’avoir situé à Newcastle ? C’était une ville que l’on n’avait pas encore filmée, elle est la plus au nord de toutes les grandes villes britanniques. L’industrie minière et la const

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La France, l'histoire et le foot

Fête du Livre 2016, jour 1 | La Fête du livre de Saint-Étienne ouvre ses portes ce vendredi 14 octobre pour trois jours de mots, de lettres, d'auteurs, de rencontres, … Si les rencontres "classiques" avec les auteurs sous le grand chapiteau de la place de l'Hôtel de Ville seront toujours au rendez-vous, l'événement propose des éléments nouveaux et des moments d'exceptions. Et ça commence en fanfare dès ce vendredi.

Nicolas Bros | Jeudi 13 octobre 2016

La France, l'histoire et le foot

Démarrage en trombe pour cette 31ème édition de la Fête du livre de Saint-Étienne avec plusieurs événements à ne pas manquer. Le premier sera l'ouverture du studio jeunes adultes où prendront place neuf auteurs adeptes des nouvelles formes d'écriture et en lien de manière nouvelle avec leurs lecteurs (réseaux sociaux, écriture participative, "Booktubeurs", …). Dans cette volonté de "redesigner" le salon du livre du futur, la Fête du livre leur a proposé de prendre place dans un semi-remorque aménagé spécialement comme une colocation où chaque lecteur intéressé se verra proposer un moment privilégié en face à face avec l'auteur de son choix. Parmi les écrivains présents, notons la venue du jeune et impressionnant Ben Brooks, du spécialiste de la SF Alain Damasio ainsi que du chanteur-auteur originaire de Trappes (dans les Yvelines) Insa Sané. Ce nouvel espace prendra place en face du Magic Mirror – La Gayola, place Jean Jaurès, pendant tout le week-end. De Gaulle, Duluc, Cherfi, ... la France d'hier et d'aujourd'hui Parallèlement à cette installation inédite, la journée de vendredi sera marquée par la venue

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La Foire en bonne forme

CONNAITRE | Avec une progression de 5% par rapport à l'affluence de sa version 2015, la 68e Foire internationale de Saint-Étienne a attiré plus de 110 000 visiteurs (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 octobre 2016

La Foire en bonne forme

Avec une progression de 5% par rapport à l'affluence de sa version 2015, la 68e Foire internationale de Saint-Étienne a attiré plus de 110 000 visiteurs entre le 23 septembre et le 3 octobre. Un beau score pour l'événement qui accueillait cette année une exposition consacrée à New York.

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Nouvelle(s) littérature(s)

Fête du livre 2016 | Après un trentième anniversaire en grandes pompes, la Fête du livre de Saint-Étienne continue d'innover en proposant notamment un "Studio jeunes adultes" regroupant quelques plumes qui bousculent les codes établis, mais également un travail sur l’évolution de la forme d’un Salon littéraire. Sans oublier les habituelles venue de multiples auteurs, avec dédicaces, rencontres, débats, etc.

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Nouvelle(s) littérature(s)

Du 14 au 16 octobre prochain, l'annuel vent formé de mots et de littérature va souffler dans le centre de Saint-Étienne. La 31e Fête du Livre fera encore une fois de la cité forézienne la capitale du livre pour un week-end qui s'annonce riche en rencontres, échanges et découvertes. Attirant son lot de lecteurs et de passionnés de la feuille imprimée mais également de "novices", ce salon littéraire fait partie des plus grands de France au même titre que Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il évolue encore cette année et propose plusieurs nouveautés, tout en pousuivant ce qui fait désormais la marque de fabrique de l'événement situé à la croisée entre le populaire et l'exigeant. « De prime abord, je ne conçois pas la culture autrement qu’en ayant la volonté d'ouvrir sur un nouveau public, explique Isabelle Rabineau, Commissaire général de la Fête du Livre. Il n'est pas très intéressant de ne s'adresser qu'à un public acquis. Notre raison d'être est de donner quelque chose au public qu'il n'a pas déjà. » Mots et innovations Avec cette volonté d'ouverture à tous, l'organisation a mis en place en 2013 un dispositif in

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Agnès Martin-Lugand : « Je savoure chaque jour »

CONNAITRE | Plébiscitée par les lecteurs via Internet en 2012 avec son livre Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès-Martin Lugand a, depuis, connu un parcours fulgurant jusqu'à devenir marraine de la 31e Fête du livre. Ce sera l'occasion pour elle de défendre aussi son dernier romain, Désolée, je suis attendue. Rencontre en toute simplicité.

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Agnès Martin-Lugand : « Je savoure chaque jour »

Que représente pour vous le fait d'être la marraine de la Fête du livre cette année ? Cela me rend fière et en même temps, je me sens toute petite. (rires) Quand on m'a proposé cette responsabilité, j'ai été émue et je n'en revenais pas. Pour moi, ce n'est pas anodin. Ca va représenter quelque chose de particulier pour moi. C'est la première fois que je suis amenée à être marraine d'un événement littéraire. Je suis rentrée dans le paysage littéraire il y a tout juste trois ans. Vous êtes déjà venue à la Fête du livre ? Oui, en 2014. J'y avais passé un très bon moment. Je commençais tout juste à me rendre dans ce type d'événement. Le public est d'une gentillesse confondante. Les lecteurs n'ont pas peur des auteurs, ils viennent vers nous, discutent... L’accueil est vraiment extraordinaire. Votre histoire est fulgurante. Pouvez-vous nous rappeler votre parcours depuis 2012 ? Je me suis auto-éditée en numérique fin décembre 2012. Le roman a tout de suite décollé sur les classements des ventes. Il y a eu un effet bouche à oreille qui m'a propulsée en tête des ventes en l'espace de trois semai

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"Moi, Daniel Blake", une couronne pour le Royaume des démunis

ECRANS | Lorsque un État fait des économies en étouffant les plus démunis, ceux-ci s’unissent pour survivre en palliant sa criminelle négligence. Telle pourrait être la morale de cette nouvelle fable dramatique emplie de réalisme et d’espérance, qui vaut à Ken Loach sa seconde — méritée — Palme d’Or.

Vincent Raymond | Mercredi 5 octobre 2016

Avec sa bouille de Michel Bouquet novocastrien, Daniel Blake a tout du brave type. En arrêt maladie après un accident cardiaque, il doit sacrifier aux interrogatoires infantilisants et formatés de l’Administration, menés par des prestataires incompétents — l’État ayant libéralisé les services sociaux —, pour pouvoir reprendre son boulot ou bénéficier une allocation. Assistant à la détresse de Katie, mère de famille paumée rabrouée par une bureaucrate perversement tatillonne, Daniel s’attache à elle et l’épaule dans sa galère, cependant que son cas ne s’améliore pas Tout épouvantable qu’il soit dans ce qu’il dévoile de la situation sociale calamiteuse des plus démunis au Royaume-Uni (merci à l’administration Cameron pour ses récentes mesures en leur défaveur), Moi, Daniel Blake se distingue par sa formidable énergie revendicative positive, en montrant que les “assistés” n’ont rien de ces profiteurs cynique mis à l’index et enfoncés par les Tories. Ils font preuve d’une admirable dignité face à l’incurie volontaire de l’État, refusant le piège de la haine envers le plus faibles qu’eux — le facile pis-aller de la discrimination à

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Les meilleures feuilles de la Fête du livre 2016

La sélection du Petit Bulletin | Bac blanc-beur Sa part de Gaulois, l’ancien chanteur et parolier du groupe Zebda, Magyd Cherfi, l’a payée cher dans le quartier immigré de Toulouse où (...)

Houda El Boudrari | Mercredi 5 octobre 2016

Les meilleures feuilles de la Fête du livre 2016

Bac blanc-beur Sa part de Gaulois, l’ancien chanteur et parolier du groupe Zebda, Magyd Cherfi, l’a payée cher dans le quartier immigré de Toulouse où il était le premier beur à passer le bac. Chronique féroce et tendre de cette année 81, rendez-vous manqué de la gauche avec ses banlieues, pour mieux comprendre les ferments du mal-être français actuel. Livre : Ma part de Gaulois, de Magyd Cherfi, aux Éditions Actes Sud, 272 p. Animations : Débat Notre Terre telle qu'elle tourne, avec Michel Quint, Pascale Pichon, vendredi 14 octobre à 16h à l’Espace débats Grande Librairie, médiation Le Petit Bulletin + Lecture musicale le 14 octobre à 19h au Magic Mirror - La Gayola Drôle de troc Formidable plaidoyer pour la culture indienne, le roman de Jim Fergus est aussi un grand roman féministe. Suite attendue de Mille femmes blanches, épopée fabuleusement romanesque, basée sur l’historie invraisemblable mais néanmoins véridique de l’échange en 1875 de 1000 chevaux pour l’armée américaine contre 1000 femmes blanches pour des guerriers cheyennes.

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Journées du patrimoine 2016 : notre sélection

ESCAPADES | Même si, de prime abord, l'expression "Journées européennes du patrimoine" fait très pompeuse, il n'en est rien de l'événement en lui-même qui demeure une fantastique occasion de découvrir des lieux de la région sous un autre oeil ou bien d'en visiter d'autres que l'on ne peut pas visiter le reste l'année. Petit tour d'horizon de quelques étapes que nous avons sélectionnées pour l'édition 2016, qui porte la thématique Patrimoine et citoyenneté.

Nicolas Bros | Jeudi 15 septembre 2016

Journées du patrimoine 2016 : notre sélection

Site Le Corbusier à Firminy-Vert Incontournable, forcément. Avec l'inscription de la Maison de la culture au Patrimoine mondiale de l'UNESCO en juillet dernier, l'ensemble de constructions érigé par l'architecte suisse Le Corbusier à Firminy fête désormais cette entrée en grandes pompes dans ce cercle prestigieux. Les Journées européennes du patrimoine 2016 seront l'occasion de visites libres mais également d'ateliers gratuits destinés au jeune public, "l'architecture et l'urbanisme d'hier et d'aujourd'hui" le samedi et le dimanche à 14h pour les 5-12 ans, à 15h et à 16h pour les 7-12 ans. Le chantier de la nouvelle Comédie de Saint-Étienne La Comédie de Saint-Étienne va vivre sa dernière saison du côté de l'avenue Émile Loubet. En effet, dès 2017, les équipes du Centre dramatique national investiront de nouveaux locaux situés entre Le Fil et le Zénith, dans le futur "quartier des spectacles". Pour les Journées européennes du patrimoine, vous pourrez enchaîner la visite de la désormais future-ex-Comédie le samedi 17 à 11h (réservation obligatoire au 04 77 25 14 14) puis vous rendre sur le chantier de la future nouvelle Comédie avec une visite gu

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Appel aux talents locaux

MUSIQUES | Groupes ou artistes solos amateurs, résidant en Loire ou Haute-Loire, vous êtes invités à proposer vos créations musicales pour le tremplin Muzik'Casting 2016, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 8 septembre 2016

Appel aux talents locaux

Groupes ou artistes solos amateurs, résidant en Loire ou Haute-Loire, vous êtes invités à proposer vos créations musicales pour le tremplin Muzik'Casting 2016, organisé par le Crédit Agricole Loire/Haute-Loire. Première étape avec une inscription sur ce site, jusqu'au 18 septembre, puis une écoute et un vote effectués par les internautes et peut-être une 1e partie du groupe Synapson au Fil à Saint-Étienne, lors d'un concert privé le mardi 22 novembre. Cette formation succédera au groupe Life Opus, lauréat en 2015 et qui avait partagé la scène du Fil avec Charlie Winston. Synapson + gagnant du Tremplin Musik'Casting 2016, mardi 22 novembre, au Fil (concert privé, invitations à demander au Crédit Agricole Loire/Haute-Loire)

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Insomniaque septembre 2016

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer en septembre.

Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

Insomniaque septembre 2016

Jann, au F2

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Toni Erdmann

ECRANS | Des retrouvailles affectives en (fausses) dents de scie entre un père et sa fille, la réalisatrice allemande Maren Ade tire une grande fresque pudique mêlant truculence, tendresse et transgression sur fond de capitalisme sournois. Deux beaux portraits, tout simplement.

Vincent Raymond | Mardi 5 juillet 2016

Toni Erdmann

Pas de chance pour Maren Ade, nouvelle victime de la loi du conclave : encensée par les festivaliers de Cannes, elle en est repartie Gros-Jean comme devant, boudée par le palmarès. Pourtant, son film avait de très solides arguments artistiques et moraux pour décrocher ne serait-ce qu’un accessit. Son éviction pose question, conduisant à réfléchir sur les goûts normés et une forme (inconsciente) de ségrégation : l’histoire entre le père et la fille a sans doute ému le bon jury, mais ce dernier a peut-être été surpris par des protagonistes et un traitement inhabituels pour pareil sujet. Car Ade dépeint la réalité crue et misérable d’une classe prétendument supérieure totalement dépourvue de glamour, d’attaches, de substance, et use pour ce faire d’une esthétique comparable à celle prisée par les apôtres du cinéma social. Elle renvoie l’image de la médiocrité pathétique et ordinaire des tenants de la société de la performance — ces gens qui, suivant la même ligne éthique, survalorisent le beau, éliminent le faible, traquent la dépense inutile, délocalisent… Mon père, ce golem Toni Erdmann est un film anar ; quant au personnage portant ce nom

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Nuits de feux

MUSIQUES | Lancées en grandes pompes en 2015, les Nuits de Saint-Jacques proposent une vision musicale intéressante, mêlant variété, chanson française et découvertes, en plein cœur du Puy-en-Velay. Cette année, outre les "grosses" têtes d'affiches, deux noms retiennent particulièrement notre attention.

Nicolas Bros | Mardi 5 juillet 2016

Nuits de feux

Comme un départ bienheureux sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, les Nuits de Saint-Jacques habillent le cœur du Puy-en-Velay de plusieurs couleurs musicales pour le week-end de fête nationale. Après avoir proposé lors de sa première édition, en 2015, une programmation marquée par les lives explosifs de Kavinsky ou Dj Pone, le festival affiche cette année, un line-up plus enjôleur et moins ravageur. Au-delà des sempiternels Louane ou Black M et des indissociables Voulzy et Souchon, deux noms qui prouvent l'orientation artistique de l'événement. Dans le coin gauche, on retrouvera le groupe de pop-rock d'origine marseillaise : Aline (ex-Young Michelin). Revenus plus forts en 2015 avec leurs album La Vie électrique, produit par Stephen Street, ingénieur du son des meilleures galettes des Smiths, les cinq membres du groupe ont réussi à se donner une véritable identité musicale affirmée et assumée. Cette dernière pourrait se qualifier tantôt de new wave frenchy, tantôt de pop typée 80's, le tout enjolivé par des textes dans la langue de Molière. La recette Aline fonctionne à merveille. Mélodiques et plus fournies que sur le premier opus de 2013 - Rega

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La Fan Zone ouverte dimanche

ACTUS | Contrairement à ce qui était prévu initialement, la Ville de Saint-Étienne a annoncé l'ouverture dimanche prochain de la Fan Zone UEFA Euro 2016 © installée parc (...)

Nicolas Bros | Mardi 21 juin 2016

La Fan Zone ouverte dimanche

Contrairement à ce qui était prévu initialement, la Ville de Saint-Étienne a annoncé l'ouverture dimanche prochain de la Fan Zone UEFA Euro 2016 © installée parc François Mitterand. Les Stéphanosies et Stéphanois pourront ainsi suivre le huitième de finale de l'équipe de France de football sur le grand écran prévu à cet effet au sein de cet espace dédié aux supporters. Les portes seront ouvertes de 12h00 à 17h30. D'autre part, aucun autre changement n'a été annoncé pour les autres jours d'ouverture (25/06 de 12h à 01h, 01/07 de de 18h à 01h, le 02/07 de 15h à 01h, le 06/07 de 18h à 01h, le 07/07 de 18h à 23h et le 10/07 de 17h à 01h). NB

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L'Europe s'offre à vous

Animations pour le Championnat d'Europe de football 2016 | Saint-Étienne accueille ce soir le premier des quatre matchs prévus au Stade Geoffroy-Guichard pour le Championnat d'Europe de football. L'occasion de participer aux multiples animations proposées en ville.

Nicolas Bros | Mardi 14 juin 2016

L'Europe s'offre à vous

Ca y est, il est enfin là, le Championnat d'Europe de football 2016 à Saint-Étienne. L'occasion de vivre foot tous les jours (ou presque) jusqu'au 10 juillet prochain. Outre quatre matchs (Portugal/Islande le 14 juin à 21h, République Tchèque/Croatie le 17 juin à 18h, Angleterre/Slovaquie le 20 juin à 21h et un huitième de finale le 25 juin à 15h), la cité forézienne s'est habillée aux couleurs de l'événement et espère bien profiter de ce dernier pour faire parler d'elle (en bien) à l'extérieur. De nombreuses animations sont prévues tout au long du mois que dure la compétition. Revue de quelques moments forts. Des concerts en toile de fond Sur la Fan Zone, déployée Parc François Mitterand, il y aura douze jours de festivités (10, 14, 15, 17, 19, 20, 25 juin et 01, 02, 06, 07 et 10 juillet) et plusieurs concerts organisés là. On retrouvera entre autres Sergent Garcia le 14/06, Louise Attaque le 25/06, Les Hurlements d'Léo le 02/07, Les Fatals Picards le 07/07 et Dj Zebra le 10/07 en clôture. Il y aura également de nombreux groupes locaux, émergents ou pas, t

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Nicolas Winding Refn : « La créativité n’a aucune limite »

ECRANS | Revenu bredouille de Cannes, The Neon Demon avait pourtant tout pour plaire à George Miller : c’est un film d’horreur adolescent. Explications par ce pince-sans-rire élégant qu’est Nicolas Winding Refn.

Vincent Raymond | Mercredi 8 juin 2016

Nicolas Winding Refn : « La créativité n’a aucune limite »

Pourquoi avoir jeté votre dévolu sur le milieu de la mode ? En fait, je ne l'ai pas choisi, je voulais faire un film sur la beauté. Tout le monde a un avis sur cette notion : soit pour la considérer comme étant dépourvue d’intérêt, soit comme étant une valeur absolue. Même si elle apparaît largement dans de nombreuses facettes de notre vie, c’est évidemment dans l'univers de la mode qu’elle est la plus célébrée. Nous vivons dans un monde totalement obnubilé par la beauté, elle est devenue une obsession artistique et générale. Cette “monnaie” n’a jamais été dévaluée, mais sa durée de vie devient de plus en plus éphémère et se récolte de plus en plus jeune. The Neon Demon n’est-il pas plus particulièrement un film sur l’intoxication par la beauté — ce qui, au passage, vous a fait encourir un risque de surdose en dirigeant Elle Fanning ? (rires) Il n’y aurait pas de film sans Elle, c’est sûr ! La diversité d’opinions qui existent sur ce thème est très intéressante. Les gens partent du

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"The Neon Demon" : l'objet du désir

ECRANS | Retour en grâce pour NRW — c’est ainsi qu’il sigle son nom au générique — avec un conte initiatique : celui d’une gamine partant à la conquête du monde de la mode. Le récit d’une ambition dévorante et dévorée, à la superbe… superbe.

Vincent Raymond | Mercredi 8 juin 2016

Comme une promesse, ou une métaphore de cette foire aux vanités qu’est l’industrie de la mode, la première séquence de The Neon Demon offre un condensé glaçant de sang, de flashes et de voyeurisme. Mais on aurait tort de se fier à ce que l’on a sous les yeux : derrière la splendeur et la perfection sans défaut de l’image ; derrière les surfaces lisses et les miroirs, tout est factice. La beauté pure n’existe pas, et lorsqu’elle surgit sous les traits de Jesse, elle est perçue comme une anomalie, une monstruosité dans cet empire des apparences et de l’illusion. Un élément discordant qui va se corrompre en pervertissant son entourage — la pomme cause-t-elle le ver, ou bien le ver détruit-il la pomme ; toujours est-il que la réunion des deux gâte l’ensemble. Talent haut Aux antipodes de la superficialité clinquante de l’ère des supermodels, et de sa foule de mondains papillonnant dans la lumière,

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Le ballon rond sous toutes les coutures

ARTS | Après avoir déjà consacré une exposition temporaire au football en 2011 intitulée Design & Foot, la Cité du design de Saint-Étienne réitère l'expérience avec (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Le ballon rond sous toutes les coutures

Après avoir déjà consacré une exposition temporaire au football en 2011 intitulée Design & Foot, la Cité du design de Saint-Étienne réitère l'expérience avec Mi-temps à partir du 10 juin et l'ouverture de l'UEFA Euro 2016. Confiée à la scénographe et designer stéphanoise Noémie Bonnet-Saint-Georges, cette exposition, consacrée à l'univers du sport le plus pratiqué au monde, s'ouvre sur trois parties distinctes (le ballon, le terrain & les joueurs et supporters). Mi-temps aborde ainsi plusieurs thématiques liées au foot, depuis son histoire jusqu'aux estimations scientifiques quant à son avenir via des scénarios inventés par des chercheurs ou des industriels. Afin de proposer une réflexion la plus large possible, une série d'objets, d'œuvres d’arts, de ballons de collections, de vidéos ou encore de créations interactives ont été sélectionnés par Noémie Bonnet-Saint-Georges. Une occasion de prendre un peu de recul sur le rectangle vert et d'entrevoir le futur d'un sport paraissant immuable. NB Mi-temps, commissariat : Noémie Bonnet-Saint-Georges, du 10 juin au 18 septembre, à la Cité du design de Saint-Étienne

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Insomniaque juin 2016

MUSIQUES | Nikitch, au F2 Le Grenoblois Nicolas Morant (alias Nikitch) installé à Lyon est l'un des chouchous de Gilles Peterson (rien que ça...) et fait partie (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Insomniaque juin 2016

Nikitch, au F2 Le Grenoblois Nicolas Morant (alias Nikitch) installé à Lyon est l'un des chouchous de Gilles Peterson (rien que ça...) et fait partie de l'écurie Château Bruyant, label monté par le très dynamique duo Tambour Battant. Deux arguments qui suffisent à définir le garçon qui a commencé par la voie de la musique classique pour se former avant de peaufiner le sons de plusieurs formations jazz, electro et trip-hop en tant que producteur. Puis il se lance en solo et là, c'est la claque électro mélodique. Avec ses productions alliant subtilement house, jazz, footwork de Chicago (un mélange assez rapide de rythmes hip hop et house) et même trap music, difficile de s'ennuyer avec Nikitch. Ses sets, loin de la monotonie, font osciller grandement l'ambiance des soirées qu'il squatte. Au F2, le 04/06.

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Place aux notes

Fête de la musique 2016 | Invariablement, le 21 juin les groupes amateurs ou professionnels mettent leurs habits de fête et s'installent un peu de partout en ville et en région. Scènes cadrées ou plus improvisées accueillent une déferlante de musique. La Fête de la musique permet souvent de belles découvertes. Voici quelques orientations afin de vous guider dans vos pérégrinations sonores qui marqueront officiellement le début de la saison estivale.

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Place aux notes

À Saint-Étienne En terres stéphanoises, plusieurs belles choses vous attendent. Tout d'abord, l'occasion de découvrir plusieurs artistes émergents cheminant tranquillement vers la professionnalisation sur la scène de la place Jean Jaurès. En premier lieu, le duo (devenu trio sur scène) Ladybug & The Wolf. Le groupe a entrepris un virage musical le menant vers des compositions alliant indie folk embaumante - l'apanage jusqu'alors de cette formation - et sonorités électroniques sombres et froides. Ces nouvelles orientations s'affirment sur leur album Mammatus (titre inspiré des nuages) qui sortira en octobre. Le résultat est brillant et démontre une réelle évolution pour ce groupe que nous suivons depuis ses débuts. Sur la même scène, on retiendra les noms des Dizzy Sticks et de Doorsfall, groupes rompus à la scène en version rock vintage pour les premiers et

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Dub Inc de retour avec PITR

MUSIQUES | Avant la sortie de leur nouvel album So what prévue pour le 23 septembre prochain et leur passage au Zénith de Saint-Étienne le 17 décembre 2016, Dub Inc (...)

Nicolas Bros | Mercredi 25 mai 2016

Dub Inc de retour avec PITR

Avant la sortie de leur nouvel album So what prévue pour le 23 septembre prochain et leur passage au Zénith de Saint-Étienne le 17 décembre 2016, Dub Inc vient de sortir un premier clip Triste Époque. Sur cette vidéo tournée à Saint-Étienne, on aperçoit l'intervention du street artist PITR.

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Le programme de la Nuit des musées

ARTS | Rôder dans les musées la nuit, fureter, découvrir les oeuvres sous une autre lumière... Voilà le programme de la 21ème Nuit des musées, qui est détaillé ci-dessous. NB

Nicolas Bros | Vendredi 20 mai 2016

Le programme de la Nuit des musées

Musée d'art moderne et contemporain à Saint-Priest-en-Jarez Visite des quatre expos et de la collection du Musée de 18 h à minuit. À 20h, concert La légende d’Eboa King avec notamment la voix de Pat Kalla. Musée d'art et d'industrie à Saint-Étienne De 10h à minuit, des visites guidées, des visites libres, installation d'une clairière interactive sonore et lumineuse au cœur du parc du musée, atelier en famille Boîte à chapeau. Parc-musée de la mine à Saint-Étienne Le Parc-musée de la mine accueille en son sein le festival Avatarium avec concerts (notamment le passage de Midnight Ravers), installations, projections, ... Cité du Design à Saint-Étienne Visites libres de Culture Interface : Numérique et Science-Fiction de 18h à minuit, accès à la tour observatoire et visites guidées toutes les heures de 19h30 à 22h30.

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Café Society : Hollywoody boulevard

ECRANS | Le 47e opus de Woody Allen-réalisateur semble avoir été taillé sur mesure pour effectuer l’ouverture de la 69e édition du festival de Cannes : glamour, artifices et nostalgie des vieilles bobines s’y bousculent. On passe un charmant moment, sans être transporté…

Vincent Raymond | Mardi 17 mai 2016

Café Society : Hollywoody boulevard

Un film situé, au moins partiellement, dans les arcanes du Hollywood de l’âge d’or ne pouvait que finir (ou, à tout le moins, commencer sa carrière) sur la Croisette. Café Society tend une sorte de miroir temporel pareil à une vanité à la foule des producteurs, cinéastes, comédiens, agents qui se pressent aux marches du Palais et dans les réceptions pour participer à la gigantesque sauterie cannoise. Car du cinéma, il ne montre absolument rien si ce n’est un extrait de La Dame en rouge (1935) de Robert Florey. En cela, il se situe aux antipodes de Avé César des frères Coen qui avait effectué l’ouverture de la Berlinale. Ici, les stars demeurent cachées dans leurs résidences exubérantes, ou des noms évoqués par paquets de dix, d’éphémères symboles de puissance dans l’Usine à rêve, totalement privées de substance et d’incarnation. Woody et ses doubles C’est plus la nostalgie jazzeuse, l’élégance du cadre et les vestes cintrées qui intéressent Woody Allen dans ce décor-prétexte. Les plateaux, il leur a déjà réglé leur compte dans Hollywood Ending (2002), comédie décriée et pourtant débordant

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Money Monster : Jodie Foster joue sur du velours

ECRANS | de Jodie Foster (E-U, 1h35) avec George Clooney, Julia Roberts, Jack O’Connell…

Vincent Raymond | Mardi 17 mai 2016

Money Monster : Jodie Foster joue sur du velours

Auteure jusqu’alors de trois longs-métrages tournant autour d’une sphère domestique plutôt hétérodoxe — on frise la litote si l’on se remémore Week-end en famille (1996) ou Le Complexe du Castor (2011) —, la réalisatrice Jodie Foster marque avec Money Monster une vraie rupture en s’essayant à un registre qu’elle a souvent eu l’occasion de pratiquer en tant que comédienne : le thriller. Sans être bouleversant d’originalité, son film répond aux exigences du genre en combinant efficacité rythmique et interprétation zéro défaut. Cela dit, la roué Jodie a joué sur du velours en composant un couple ayant, depuis Soderbergh, une complicité avérée : Julia Roberts et George Clooney, au-delà de leur image glamour respective, semblent faits pour se donner la réplique sur un mode taquin. Leur cohésion ressemble à cette oreillette dont l’un ici est équipé, et à travers laquelle l’autre lui parle ; un lien invisible contribuant à consolider l’empathie éprouvée par le public pour leurs personnages. Permet-il par ricochet de mieux apprécier sa critique conjointe des relations incestueuses entre la finance et les médias, deux empires de l’imm

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The Nice Guys

ECRANS | de Shane Black (E.-U., 1h56) avec Ryan Gosling, Russell Crowe, Kim Basinger…

Vincent Raymond | Mardi 17 mai 2016

The Nice Guys

On ne s’étonnera pas de voir derrière The Nice Guys le producteur Joel Silver, qui a bâti une partie de sa fortune grâce au buddy movie avec 48 heures et les quatre volets de L’Arme fatale — parler de tétralogie en l’occurrence risquerait de froisser Wagner. Il avait déjà accompagné Shane Black, scénariste de L’Arme fatale, pour Kiss Kiss Bang Bang (2005) — un précédent réussi narrant association entre une carpe et un lapin sur fond d’investigation privée — il remet donc le couvert avec un nouveau duo chien et chat. Pourquoi diable changer des recettes qui fonctionnent et qui, justement, en rapportent ? Une fois que l’on a admis que le tonneau sur pattes à la carrure depardieutesque est Russell Crowe, on embarque pour un plaisant voyage carrossé jusqu’au bout du col pelle-à-tarte vintage années 1970. Plutôt que d’enchaîner les refrains connus à tour de platines, la B.O. procède en finesse en distillant des intros funky, groovy et disco. Shane Black met aussi la pédale douce du côté des répliques, abandonnant l’épuisante distribution de vannes surécrites. Du coup, on s’attache dav

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“Ma Loute” : À manger et à boire…

ECRANS | Si Roméo était fils d’un ogre pêcheur et Juliette travestie, fille d’un industriel de Tourcoing, peut-être que leur histoire ressemblerait à cette proto-comédie de Bruno Dumont. Un régal pour l’œil, mais pas une machine à gags. En compétition officielle à Cannes. Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 17 mai 2016

“Ma Loute” : À manger et à boire…

Quel accueil des spectateurs non francophones — et tout particulièrement les membres du jury du festival de Cannes — peuvent-il réserver à Ma Loute ? Grâce aux sous-titres, ils saisiront sans peine le dialogue de ce film dans son intégrité, mais ils perdront l’une de ses épaisseurs : la saveur des intonations snobinardes et des borborygmes modulés avec l’accent nordiste — forçant les non-Ch’tis à accoutumer leur oreille. Cela étant, si les mots seuls suffisaient à Bruno Dumont, il ne serait pas l’énigmatique cinéaste que l’on connaît ; d’autant plus indéchiffrable avec ce huitième long métrage, qui prolonge son désir de comédie engagé avec la série P’tit Quinquin. Dans le fond, Dumont ne déroge guère ici à ses obsessions : capter l’hébétude quasi mystique saisissant un personnage simple après une rencontre inattendue, puis observer ses métamorphoses et ses transfigurations. Certes, les situations se drapent d’un cocasse parfois outrancier et empruntent au burlesque du cinématographe ses ressorts les plus usés (chutes à gogo, grimaces à foison, bruitages-gimmicks…). Mais il ne s’agit que d’un habillage comique ; derrière une façade pein

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Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

MUSIQUES | Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 mai 2016

Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes respectives (pour rappel en 2015, Firminy avait accueilli Zebda et Saint-Chamond, Sanseverino). Du côté de l'Ondaine, ce sera en 2016 le saxophoniste et chanteur camerounais de 82 ans, Manu Dibango, qui se produira. Du côté couramiaud, Axel Bauer prendra sa guitare le 21 juin. NB

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"Côte concorde" vu par Feu! Chatterton

MUSIQUES | Arthur Teboul, chanteur et parolier du groupe, nous parle d'un des morceaux dont il est le plus fier, présent sur l'album "Ici le Jour (a tout enseveli)".

Stéphane Duchêne | Mardi 3 mai 2016

« C'est une des chansons dont je suis le plus fier. Parce que c'est très dur de se nourrir de l'actualité et d'y introduire de la durée, de l'universel. Cet événement [le naufrage du Costa Concordia survenu en Méditerranée en 2012 – NDLR], si j'en parle comme d'un fait d'actualité, je n'en éclaire qu'une part : une tragédie, la vie, la mort, bon. Et si j'en fais le symbole d'un libéralisme qui échoue sur le caillou de la tradition, de la discrétion et du silence, c'est tout aussi biaisé. Ce sont souvent des choses idiotes qui nous accrochent. Si ce n'était pas arrivé un vendredi 13, je ne l'aurais jamais écrite. Là c'est tout de suite un mythe, tout de suite symbolique. Et le même jour, on perd le triple A. J'en ai rien à fiche du triple A, mais ce sont trois lettres qui résonnent avec le 13. C'est presque rien, mais ça produit une image. C'est pour ça aussi qu'il y a Strauss-Kahn. C'est un empereur romain : grandeur et décadence. Son destin change en une seconde, le type va devenir président et en quelques minutes tout s'écroule, c'est quand même incroyable. Comme le capitaine du navire qui a simplement voulu crâner devant la côte. Ce n'est pas très

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