Anne Robillard à Saint-Etienne

Nicolas Bros | Mardi 17 octobre 2017

Photo : Anne Robillard © DR


L'auteure québécoise Anne Robillard fera un passage à Saint-Etienne pour une séance de dédicaces du tome 3 de sa série Les Chevaliers d'Antarès, à la Librairie de Paris le vendredi 27 octobre de 16h à 18 h. À 62 ans, l'écrivaine est une référence de la littérature fantasy, notamment à l'origine de la saga des Chevaliers d'Émeraude, Les Héritiers d'Enkidiev ou encore Les Ailes d'Alexanne.

Anne Robillard en dédicaces, vendredi 27 octobre de 16h à 18h, à la Librairie de Paris à Saint-Étienne


Anne Robillard

Autour du tome 3 de la série des "Chevaliers d'Antarès : Manticores" aux Éditions Michel Lafon
Librairie de Paris 6 rue Michel Rondet Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Jean-Claude Mourlevat : le bonheur simple des mots

Portrait | Premier récipiendaire français du prestigieux Astrid Lindgren Memorial Award récompensant chaque année un auteur d'enfance et de jeunesse, Jean-Claude Mourlevat voit ainsi couronnées vingt-trois années d’écriture. L’occasion de revenir avec lui sur son parcours d’homme, une vie plurielle faite de rebondissements inattendus et de beaux succès.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Jean-Claude Mourlevat : le bonheur simple des mots

Jean-Claude Mourlevat est né au printemps de l’année 1952 à Ambert, en Auvergne. Il se souvient d’une enfance heureuse, au Moulin de la Cour, un lieu-dit situé tout près du village de Job. « Mon père était meunier, il allait chercher le grain dans les fermes et il en faisait de la farine qu'il livrait ensuite aux boulangers. Mais chez nous, c'était aussi une ferme, nous avions des vaches, des cochons, des lapins et des poules. Ma mère s'occupait de ses six enfants, dont les trois aînés sont nés à la maison. Cinquième de la fratrie, j’ai trois frères et deux sœurs. » Jusqu’à ses 10 ans, le petit Jean-Claude fréquente l'école communale du village. Mais en septembre 1962, il doit rejoindre ses frères à l'internat du lycée Blaise Pascal, à Ambert. « La première année s'est très mal passée. » Une autre page se tourne quelques années plus tard, lorsque le paternel est contraint de fermer son moulin. « Notre Moulin de la Cour s'est peuplé de dizaines, puis de centaines de porcs grognant et hurlant. Je n'ai pas aimé ça. » Bac en poche, Jean-Claude prend la poudre d'escampette et poursuit ses études à Strasbourg, Toulouse, Stuttgart,

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Histoires délivrées

Littérature ado | C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Histoires délivrées

C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son premier festival entièrement dédié à la littérature ado. Vendredi 2 et samedi 3 juillet, Livreurs d'histoires réunira dix auteurs dont les œuvres s'adressent aux 12/18 ans. Parmi ceux-là, Clémentine Beauvais (marraine de cette première), Élise Fontenaille, Myriam Gallot, Jean-Claude Mourlevat - dont nous avons tiré le portrait ce mois -, Zac Deloupy ou encore Jhon Rachid & Léni Malki. À noter que ces deux jours seront également ponctués de plusieurs animations telles que des ateliers Tik Tok (avis aux non-initiés...), coaching vocal et d'écriture mais aussi un concert avec le rappeur Djemin et une adaptation dansée par le Ballet 21 de l'ouvrage Décomposée de Clémentine Beauvais. Festi

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Le meurtre, cet art

Polar | Chrystel Duchamp est Stéphanoise et vient de sortir son premier roman à diffusion nationale : L'art du meurtre aux éditions de l'Archipel. Une plongée dans (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 janvier 2020

Le meurtre, cet art

Chrystel Duchamp est Stéphanoise et vient de sortir son premier roman à diffusion nationale : L'art du meurtre aux éditions de l'Archipel. Une plongée dans les méandres d'une enquête à soubresauts menée par le lieutenant Audrey Durand dans un Paris scintillant mais également interlope, afin de dénouer les circonstances du meurtre de Franck Tardy, avocat retraité. Un acte savamment orchestré, tel une oeuvre d'art... sur cet homme conservant des secrets inavouables. « L'art du meurtre n'est pas mon premier roman mais mon premier véritable "suspens", explique l'auteure. Dans cet écrit, je me suis intéressée au parallèle entre les meurtriers et les artistes, à la notion de gestion de la violence dans l'art, savoir jusqu'où on peut aller au nom de l'art... » Concernant le style d'écriture, l'auteure s'est appliquée à respecter les codes du genre pour construire un véritable polar de la plus pure espèce. « J'ai écrit en suivant les codes du genre qui sont très précis, détaille Chrystel Duchamp. L'écriture de ce livre m'a pris entre 9 mois et un an de travail. » Après ce premier galop d'essai dans sa nouvelle maison d'édition tiré à 10 000 exemplaires, l'auteure stép

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T'as la frite ?

Bouffe QC x BXL | Ca y est, un petit bout du Québec a débarqué à Sainté ! Mais quoi donc ? Le resto franchisé le plus québécois que l'on connaisse dans notre belle province française (...)

Nicolas Bros | Vendredi 15 novembre 2019

T'as la frite ?

Ca y est, un petit bout du Québec a débarqué à Sainté ! Mais quoi donc ? Le resto franchisé le plus québécois que l'on connaisse dans notre belle province française : Frite Alors ! « La friterie belge à l’accent québécois » propose forcément des poutines (plat national de la Belle Province) mais également des burgers et d'autres plats à déguster sur le pouce. Après avoir débarqué dans l'Hexagone d'abord du côté de Lyon avec deux établissements (un dans le 1er et un dans le 3e), la marque ouvre aujourd'hui à Saint-Étienne, au coin de la rue de la résistance et de la rue d'Arcole (en lieu et place du PMU Le Vincennes), donnant sur la place Jean Jaurès. L'occasion de se délecter des frites associées au fromage en grains et nappées de sauce brune, la fameuse poutine classique ou bien de découvrir d'autres recettes*. À vous de voir !

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Shauit, cet "innureggaeman"

MUSIQUES | Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Shauit, cet

Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou encore reggae. Mais il chante également en français, en anglais ou encore en créole. Après avoir sorti un premier album en 2017, Apu Peikussiaku (Nous ne sommes pas seuls), Shauit a beaucoup voyagé et collabore aujourd'hui aussi bien avec les Chiliens de Culto Reggae que les Marocains de Wachmn’hit. L'"Innureggaeman" est un homme très occupé qui donne l'impression que rien ne l'arrête. Préparant un nouvelle album pour 2020, il fera une escale du côté du Firminy et des Oreilles en Pointe pour une soirée aux côtés de deux autres artistes, fiers représentants de la diversité des cultures autochtones : Elisapie et Florent Vollant. Shauit, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Florent Vollant, icône autochtone

MUSIQUES | Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Florent Vollant, icône autochtone

Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les années 80, ce poète rockeur innu avait formé avec succès le duo Kashtin aux côtés d'une autre figure autochtone Claude McKenzie, avant de partir dans une carrière solo couronnée de succès. Récemment nommé Chevalier de l'Ordre du Québec, l'artiste a vu là une belle reconnaissance de son travail pour l'expression des cultures autochtone tout autant que québécoise. Avec Mitsha Meshkenu - « la grande route » en innu -, son cinquième album solo, Florent Vollant prend la 138, cette route mythique du territoire québécois qu'il a souvent empruntée, longue de plus de 1 400 kilomètres et chargée d'histoires. Prenez place dans le char à ses côtés, le voyage en vaut le détour. Florent Vollant, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

CONNAITRE | Bérengère Cournut est l’une des plus intenses et belles romancières de notre temps, que la Fête du livre vous propose de découvrir à l’occasion de sa venue à Saint-Etienne pour sa nouvelle parution : "De pierre et d’os", qui vient de remporter le prix Fnac 2019. Un ouvrage de survie et d’espaces, de liberté et de chocs qui emmène le lecteur aux confins de l'Arctique. Une auteur à suivre de près et qui se rendra pour la première fois à Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Bérengère Cournut : « J'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire »

Après avoir plongé le lecteur dans la vie de la tribu amérindienne Hopi, cette fois-ci vous l'emmenez dans le peuple Inuit. Pour quelle raison avoir fait ce choix ? Bizarrement, j'ai découvert ces deux cultures simultanément, en 2011. Jusque-là, j'écrivais des fictions ou des proses poétiques ancrées dans mon seul imaginaire. Le paysage y occupait toujours une grande place, mais souvent nimbé d'un certain onirisme. Là, en découvrant à la fois les grandes étendues désertiques de l'Ouest-américain et les cultures des peuples autochtones d'Amérique du Nord, toutes profondément liées à leurs territoires respectifs, j'ai ressenti un besoin d'exploration, à la fois personnel et littéraire. Le choix du peuple hopi, dont j'ai parcouru le territoire, et celui du peuple inuit, que je n'ai en revanche jamais approché, s'explique sans doute par le contraste entre une hostilité certaine des deux environnements et des conditions de vie difficiles, contrebalancées par une spiritualité foisonnante, à mille lieues de nos repères occidentaux. Il paraît que cette nouvelle aventure est partie de la découverte de petites sculptures inuit en os ?

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Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

Littérature | La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 18 juillet 2019

Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à best-sellers Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015). Indissociable de l’événement, le festival Les Mots en Scène, sera quant à lui, parrainé par Anne-Goscinny dont les sept romans et récit ont été publiés par Grasset et Nil Édition. L'occasion rêvée d'apporter les plaisirs de la lecture, au cœur de notre cité. La Fête du Livre, 17 au 20 octobre 2019 Saint-Étienne

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Première édition

Livres locaux | Il est facile de les rater lorsque l'on déambule dans sa librairie de quartier. Les livres édités à Saint-Étienne n'ont pas toujours la visibilité qu'ils méritent. (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

Première édition

Il est facile de les rater lorsque l'on déambule dans sa librairie de quartier. Les livres édités à Saint-Étienne n'ont pas toujours la visibilité qu'ils méritent. Pour y remédier, l'Association des Éditeurs Stéphanois organise le salon, C'est édité près de chez vous. Pendant cinq jours, dans les librairies de Sainté, les auteurs, les éditeurs locaux et les lecteurs se rencontreront autour de spectacles et de séances de dédicaces. Les amateurs d'écriture auront même la possibilité de s'essayer à la fabrication de fanzines (périodiques rédigés par des amateurs, fans d'une œuvre ou d'une thématique). Pour les sept éditeurs concernés, c'est l'occasion d'être « présent chez les libraires car c'est l'endroit idéal pour rencontrer le public », selon Pascal Yanou, secrétaire de l'association. C'est édité près de chez vous, du 3 juin au 8 juin dans plusieurs librairies de Saint-Étienne. Tout le progamme sur cette page Avec les éditeurs : Édition Joyeux Pendu, Olifanzine, Jarjill

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Québec, quel cirque !

Cirque / Festival des 7 Collines | Cette année, le festival des 7 Collines offre une jolie part de sa programmation à des créations québécoises en danse (avec Daina Ashbee) mais aussi et surtout en cirque (7 Doigts de la Main, Barcode Circus Company et Machine de Cirque). C'est carrément un focus Québec qui nous est proposé. Mais pourquoi la Belle Province est-elle une terre aussi fertile en matière circassienne ? Éléments de réponse.

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

Québec, quel cirque !

Depuis plusieurs années, on assiste à une sorte d'hégémonie québécoise sur la création circassienne. Cela se traduit par des productions de grande qualité et des compagnies aux noms qui retentissent fort dans le secteur. On pense forcément au Cirque du Soleil, aux 7 Doigts de la Main ou encore au Cirque Éloize. Mais pourquoi donc, la Province de 8, 5 millions d'habitants est-elle devenue en quelques décennies la référence en cirque ? À tel point qu'aujourd'hui le festival des 7 Collines accueille un focus Québec dans sa programmation. Nous avons voulu en savoir davantage en nous tournant tout d'abord vers Marie Pâris, une journaliste installée à Montréal et spécialisée dans la scène et le spectacle vivant. Elle revient pour nous sur les racines de ce succès mondial du cirque à la sauce québécoise. Nous avons également voulu savoir pourquoi et comment le festival des 7 Collines en est arrivé à programmer un focus spécial en 2019. Une chose est sûre, au Québec, c'est le grand cirque ! Nicolas Bros Le Québec en piste On aime les

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La recette est simple

Rap québ' | Depuis quelques années, une énergie musicale pousse de plus en plus fort de l'autre côté de l'Atlantique, au Québec. Le rap local s'exporte de mieux en mieux à (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

La recette est simple

Depuis quelques années, une énergie musicale pousse de plus en plus fort de l'autre côté de l'Atlantique, au Québec. Le rap local s'exporte de mieux en mieux à l'instar de la scène belge. Outre les incontournables et historiques tels que Koriass, de nouvelles têtes ont percé le mur du son. Loud qui a rempli les salles en France l'année dernière ou encore les Alaclair Ensemble et autres Dead Obies sont devenus des valeurs sûres. Mais d'autres formations ne doivent pas être oubliées. Par exemple Random Recipe. Depuis plus de 10 ans, ce groupe remue les scènes où il se produit. En 2018, le quatuor devenu trio a sorti un troisième album flamboyant aux paroles engagées : Distractions. Ce disque rempli de bonnes ondes sonores (jetez une oreille au premier titre Fight this feeling ou à Strawberry Daiquiri) mêle inspirations tropicales, flow ciselé et ambiances groovy. Pour composer les huit titres de ce recueil musical, Fabrizia Di Fruscia, Frannie Holder and Liu-Kong Ha ont fait appel à différents collaborateurs de renom : Foxtrott, la bassiste Rhonda Smith (ayant travaillé avec Prince) ou encore Marie-Pierre Arthur. Un disque qui porte divinement bien son n

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Un "focus Québec" aux 7 Collines

Festival pluridisciplinaire | 7 sur 7 ! On savait le lien fort qui unissait le festival des 7 Collines avec la compagnie de cirque québécoise Les 7 Doigts de la Main. Pour son (...)

Nicolas Bros | Vendredi 8 février 2019

Un

7 sur 7 ! On savait le lien fort qui unissait le festival des 7 Collines avec la compagnie de cirque québécoise Les 7 Doigts de la Main. Pour son édition 2019 - du 25 juin au 8 juillet - le festival stéphanois enfonce le clou et convie les circassiens montréalais pour présenter leur nouvelle création Passagers. De plus, l'équipe de l'événement stéphanois vient également d'annoncer que 3 autres créations québécoises seront à l'honneur cette année. C'est à se demander si l'on ne devrait pas prolonger le pont Jacques Cartier jusqu'aux rives du Furan... Festival des 7 Collines, du 25 juin au 8 juillet à Saint-Étien

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Mehdi Cayenne : " Mettre le feu à la baraque comme vous avez jamais vu ça "

Pop-Rock | Mehdi Cayenne est un artiste à l'énergie contagieuse. Avec sa musique, un mélange bien pimenté qu'il qualifie lui-même de "couscous hip-hop-punk-funk-folk", l'artiste québécois, né à Alger et ayant vécu en Ontario et au Nouveau-Brunswick, a accepté de répondre à quelques questions avant son passage à Saint-Étienne ce dimanche 3 février au Pax pour le Mégaphone Tour. Un troisième passage dans la région après les Poly'Sons et les Oreilles en Pointe en 2018.

Nicolas Bros | Mercredi 30 janvier 2019

Mehdi Cayenne :

Tes origines sont multi-culturelles entre ta naissance en Algérie, ton enfance au Québec puis au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Est-ce que ces identités différents influencent ta musique ? Il est difficile de savoir si les types de musique que j'aime sont si intimement liées avec d'où je viens. En même temps, j'ai l'impression que le fait d'être à l'aise avec le paradoxe, c'est-à-dire aimer tout autant La Compagnie Créole, Nana Mouskouri que Nine Inch Nails, c'est être à l'aise avec le paradoxe d'identités culturelles contradictoires également. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, que pourrais-tu expliquer à propos de ta musique ? Que souhaites-tu transmettre à travers elle ? De ce que j'ai pu entendre, c'est quelque chose de radieux, qui donne la pêche. C'est à la fois vivace et intense mais en étant avec les gens plutôt que contre les gens ou pour les gens. Il y a quelque chose de très « rentre-dedans » mais également de très humain et sensible. Plus on verbalise ce qu'il va arriver dans un spectacle, plus on trahit. La manière la plus familière de traduire tout ça serait : « Crisse, je veux met

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Sophie Thibeault : « On veut que le public réfléchisse à la valeur d'une pièce de théâtre »

Théâtre | La Comédie de Saint-Étienne accueille cette semaine une pièce inédite dans sa forme. Le Noshow, initité par le Collectif Nous Sommes Ici et le Théâtre DuBunker, tout droit venus de la Belle Province québécoise, met le spectateur en face de la réalité de la vie des acteurs. Cela passe notamment par le choix du prix qu'il est prêt à mettre pour voir le spectacle. Quelques précisions avec Sophie Thibeault, une des comédiennes.

Nicolas Bros | Vendredi 7 décembre 2018

Sophie Thibeault : « On veut que le public réfléchisse à la valeur d'une pièce de théâtre »

Depuis combien de temps tournez-vous avec le spectacle Noshow ? Nous l'avons créé il y a 8 ans. C'est notre cinquième tournée en France et la première fois que nous jouons à Saint-Étienne. Nous avions joué au Théâtre de la Croix Rousse à Lyon en mars 2017. C'est une pièce qui essaie de faire réagir sur la condition des artistes, notamment au Québec mais pas seulement ? Au Québec, nous n'avons pas le statut d'intermittent du spectacle. Au début, quand nous avons créé le projet, jamais nous n'avons pensé que nous aurions la chance de venir jouer en France, de pouvoir présenter ce spectacle hors de notre petite province. Nous voulions alors parler de la condition des artistes et de l'art au Québec. Évidemment, de plus en plus, les gouvernements ne le mettent pas dans leurs priorités. On voulait parler de notre difficulté à créer un spectacle. Initialement, nous voulions monter un grand happening avec deux compagnies, à Montréal et Québec, obtenir de l'aide des deux gouvernements... Finalement, nous n'avons obtenu aucune aide financière ni subvention. Nous avons du changer entièrement notre manière de penser

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Écrits noirs sur blanc

Festival du polar | Le polar va avoir son nouveau rendez-vous stéphanois avec le festival Les Gueules Noires du Polar qui se déroulera les 22 & 23 novembre à la Librairie de Paris.

Nicolas Bros | Mardi 13 novembre 2018

Écrits noirs sur blanc

Très populaire, le genre littéraire du polar voit un nouveau rendez-vous se monter à Saint-Étienne. Intitulé Les Gueules Noires du Polar, ce festival, organisé par la Libraire de Paris, se déroule les 22 et 23 novembre et propose un programme alléchant. Avec la présence de huit personnalités faisant vivre à leur manière le polar (auteurs, éditeurs et scénariste de BD), le festival se décline entre des dédicaces, des tables rondes et une soirée ciné au Méliès avec la projection de Monsieur Klein avec Alain Delon. Ainsi vous retrouvez entre autres dans la programmation Luc Brunschwig, André Buffard, Romain Slocombe ou encore Sominique et Franck Sylvain. « Nous avons vu arriver le phénomène du "Black Friday" ces dernières années avec un certain succès, explique Alexandra Charroin Spangenberg, directrice de la Librairie de Paris. Sauf qu'en tant que librairie nous ne pouvons pas proposer de réductions suffisantes pour justifier notre participation à cette opération. Nous avons réfléchi à un autre moyen de participer, à notre manière. Rémi Boute, l'autre dirigeant de la Lib

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Lauréats 2018 : ils s'appellent Vanessa, Toni, Marie, Pierre...

Fête du livre | La 33e Fête du livre de Saint-Étienne a dévoilé hier soir le palmarès de ses prix.

Nicolas Bros | Samedi 13 octobre 2018

Lauréats 2018 : ils s'appellent Vanessa, Toni, Marie, Pierre...

La Fête du livre de Saint-Etienne est un rendez-vous attendu par le monde littéraire français. Comme tout événément de ce type, plusieurs prix et dotations sont décernés pendant les trois jours de fête. C'est dans l'auditorium du Groupe Casino que les noms des auteurs primés ont été dévoilés vendredi 12 octobre. Voilà la liste des écrivains récompensés : - Grand Prix de Littérature de la Ville de Saint-Étienne pour Vanessa Schneider / Tu t’appelais Maria Schneider aux éditions Grasset - Prix BD STAS – Ville de Saint-Étienne pour Toni Carbos / Le dernier Lapon publié aux Éditions Sarbacane - Prix littéraire Jeunesse – Ville de Saint-Étienne pour Marie Fouquet, illustration Amélie Clavier / Mon ami de la jungle publié aux Éditions Kilowat - Prix Lucien Neuwirth / Maison Thomas – Ville de Saint-Étienne pour le photographe Pierre Grasset et son livre Un café et l’addiction publié en auto édition - Prix du Club de la Presse et de la Communication de Saint-Étienne Loire pour Michel Mompontet / L’Etrange et drôlatique voyage de ma mère en Amnésie aux éditions Jean Claude Lattès - Pr

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Un Salon des éditeurs stéphanois pendant la Fête du livre

Littérature | Dans un communiqué, quinze éditeurs stéphanois expliquent avoir rejeté la proposition faite par la Ville de Saint-Étienne, par courrier, dans lequel (...)

Nicolas Bros | Jeudi 11 octobre 2018

Un Salon des éditeurs stéphanois pendant la Fête du livre

Dans un communiqué, quinze éditeurs stéphanois expliquent avoir rejeté la proposition faite par la Ville de Saint-Étienne, par courrier, dans lequel l'institution « revoyait ses exigences relatives à leur participation à la Fête du livre tout en maintenant son interdiction à ses derniers de vendre des livres. » Refusant de « faire vitrine », ces éditeurs ont décidé d'être présents tout de même via leur propre manifestation, un Salon des éditeurs stéphanois, dans un local situé au 4, rue de la République à Saint-Étienne, pendant toute la durée de la Fête du livre : 12, 13 et 14 octobre. Les éditeurs présents à ce salon sont : Abatos, abribus, Académie des Sept, AEC, Arsenic Diffusion, Barré Magazine, Bernadette Éditions, Cercle des Lettres & des Arts, Chiche Capon, Éditonly, Eina, Jarjille, Olifanzine, Le Réalgar, Limax Éditions et Utopia Éditions. Au programme : des dédicaces, des rencontres, une exposition de 20 Polaroïd agrandis sur le cyclisme On dirait le Tour de Pierre Martin, des lectures... Plus d'infos sur cette page. Salon des éditeurs stéphano

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Joël Dicker en dédicace à la Librairie de Paris

Littérature | Après la fermeture de la 33e Fête du livre de Saint-Étienne (qui se tient du 11 au 14 octobre), les dédicaces se poursuivront du côté de la Librairie de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 10 octobre 2018

Joël Dicker en dédicace à la Librairie de Paris

Après la fermeture de la 33e Fête du livre de Saint-Étienne (qui se tient du 11 au 14 octobre), les dédicaces se poursuivront du côté de la Librairie de Paris le 18 octobre avec la venue de l'écrivain Joël Dicker. L'auteur genevois de La vérité sur l'affaire Harry Québert viendra présenter son dernier roman La Disparition de Stephanie Mailer. L'occasion de le rencontrer et d'échanger avec lui. D'autre part, la librairie organise la première édition des Gueules Noires du Polar les 22 et 23 novembre. Un événement qui promet des rencontres, des animations, des dédicaces et des concours autour du roman policier. - Rencontre avec Joël Dicker, jeudi 18 octobre 2018 de 18h à 20h (pas de réservation possible) à la Librairie de Paris - Les Gueules Noires du Polar, 22 et 23 novembre à la Libraire de Paris

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Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaires »

Chanson pop | À la croisée de l’avant-garde musicale et de la variété pop, Pierre Lapointe, star au Québec et jolie hype dans notre pays, produit depuis près de quinze ans une œuvre singulière qui secoue très fort le cocotier de la chanson francophone. rencontre avec le génial auteur de La Science du Cœur qui enfonce le clou d’un talent à découvrir absolument. Au festival Paroles & Musiques 2018, par exemple.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaires »

Tu es une star au Québec, en France tu as davantage un public d'initiés. Trouves-tu une sorte de confort dans cette situation, toi qui as dit : « les gens ne se rendent pas compte à quel point l'anonymat vaut cher... » Pierre Lapointe : Quand on a vécu le succès dans sa vie – qui plus est jeune – on démystifie vite ce phénomène, on se rend compte que c'est assez vide. Je trouve très agréable qu'avec La Science du cœur, les critiques les plus pointus finissent par saluer mon travail – même si ça a pris dix-quinze ans. Et de remplir des salles chez vous tout en pouvant marcher tranquillement dans la rue. Mais au Québec, quand j'ai joué la carte de la vedette en étant coach à La Voix(version québécoise de The Voice, NDLR), ça m'a aspiré dans un drôle d'endroit qui me plaît beaucoup : je suis le représentant d'une certaine forme d'avant-garde et, en même temps, un visage très connu, qui se mêle aux vedettes qui n'ont pas du tout le même genre de démarche que moi. Cette association entre avant-garde et populaire est au cœur de ta

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Une 2ème Nuit des Livres Harry Potter à Saint-Étienne

Littérature | Deux ans après le succès de la première Nuit des Livres Harry Potter, la Librairie de Paris reprend sa baguette de sorcier et organise une seconde (...)

Nicolas Bros | Mardi 23 janvier 2018

Une 2ème Nuit des Livres Harry Potter à Saint-Étienne

Deux ans après le succès de la première Nuit des Livres Harry Potter, la Librairie de Paris reprend sa baguette de sorcier et organise une seconde édition le 1er février 2018. Au programme, différents ateliers avec entre autres la cérémonie du Choixpeau, un duel de sorciers, une démonstration de magie-technologique, des bonbons... Une collecte de vêtements en bon état, est également prévue au profit de la Croix Rouge, afin de « libérer un maximum d'elfes de maison ». Soirée sur inscription : contact@librairiedeparis.com 2eme Nuit des Livres Harry Potter, jeudi 1er février dès 18h à la Librairie de Paris

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Arte diffuse "Réversible" tourné au festival des 7 Collines

Cirque | Nous vous avions conseillé de découvrir ce spectacle. Réversible de la Compagnie québécoise de cirque Les 7 Doigts de la Main, fut présenté à deux reprises dans (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 décembre 2017

Arte diffuse

Nous vous avions conseillé de découvrir ce spectacle. Réversible de la Compagnie québécoise de cirque Les 7 Doigts de la Main, fut présenté à deux reprises dans le cadre du festival des 7 Collines édition 2017, à l'Opéra de Saint-Étienne. Pour celles et ceux qui n'auraient pas eu l'occasion d'apprécier la performance en direct, une captation avait été organisée par Arte lors d'une de ces deux représentations en terres stéphanoises. La chaîne de télévision prévoit la diffusion de ce spectacle mercredi 27 décembre à partir de 20h55. Réversible de la Compagnie Les 7 Doigts de la Main à l'Opéra de Saint-Étienne dans le cadre du festival des 7 Collines, diffusion le 27/12 à 20h55 sur Arte

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Le top 30 des livres les plus empruntés dans les bibliothèques stéphanoises

Insolite | Que lit-on à Saint-Étienne ? Voilà un tableau qui va certainement vous aider à vous faire une idée des goûts littéraires des Stéphanois. Les bandes dessinées occupent les premières places du podium...

Sylvain Thizy | Vendredi 2 décembre 2016

Le top 30 des livres les plus empruntés dans les bibliothèques stéphanoises

Les chiffres ci-dessous des prêts cumulés proviennent des données des sept médiathèques de la ville. Sur l'année 2016, c'est Central Park et L'instant présent de Guillaume Musso qui ont été les plus plébiscités (respectivement 136 et 130 prêts en 2016) devant D'après une histoire vraie, le prix Renaudot 2015 de Delphine de Vigan (130 prêts). Et les livres jeunesses ? Ils ont des chapeaux noirs, la peau bleue, une hache rouge et ont bercé l'enfance de millions de banbins. Les trois brigands, l'album illustré de Tomi Ungerer reste le livre le plus demandé chez les enfants (4 459 prêts) devant la série des Tom-Tom et Nana et des Max et Lili. Les livres les plus empruntés à Saint-Étienne 1. Vol 714 pour Sydney / Hergé. - Casterman., 1968 Les aventures de Tintin / Hergé ; 22 941 prêts 2. O.K. Corral / dessins de Morris, scénario de X. Fauche et de E. Adam. - Lucky productions, 1997 Lucky Luke ; 66

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Adamus sera nôtre

Festival Les Oreilles en Pointe | Avec un statut de star dans la Belle Province, Bernard Adamus est un artiste qui mêle allégrement le folk, blues, country et hip-hop. Un peu foutraque, entraînante et surtout attachante, la musique du Québécois posera aux Oreilles en Pointe sa "trinité de tous les possibles", à savoir : femmes, amis et "brosses entre cheums'".

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Adamus sera nôtre

Sans jamais avoir fait de compromis, Bernard Adamus avance sereinement. Ce chansonnier montréalais de 37 ans ne laisse jamais indifférent, tout comme sa musique. La preuve avec Sorel Soviet So What, son troisième album au nom plus qu'original et qui concentre toute l'énergie et l'inventivité du bonhomme. La prevue avec son titulé un peu étonnant. « Le nom de cet album est juste un clin d'oeil à So Far, So Good... So What!, un disque du groupe Megadeath, explique-t-il. Cela n'a aucun rapport ni avec la ville de Sorel au Québec, ni avec les Soviets. » Comportant tout ce qui fait la force de ses compositions, à savoir un savoureux mélange entre un blues lancinant, un folk enlevé et l'énergie de la country, cet opus est un peu différent des deux autres disques de l'intéressé. « J'ai tendance à dire que cet album ressemble plus à de la musique de New-York plutôt que de la Nouvelle-Orléans, mais ça reste de la musique très américaine dans l'esthétique. » Boulimique de lives Un poil déjantée, la musique de Bernard Adamus est un peu le condensé de ce que propose la musique québécoise. Une liberté de ton, une légéreté app

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Nouvelle(s) littérature(s)

Fête du livre 2016 | Après un trentième anniversaire en grandes pompes, la Fête du livre de Saint-Étienne continue d'innover en proposant notamment un "Studio jeunes adultes" regroupant quelques plumes qui bousculent les codes établis, mais également un travail sur l’évolution de la forme d’un Salon littéraire. Sans oublier les habituelles venue de multiples auteurs, avec dédicaces, rencontres, débats, etc.

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Nouvelle(s) littérature(s)

Du 14 au 16 octobre prochain, l'annuel vent formé de mots et de littérature va souffler dans le centre de Saint-Étienne. La 31e Fête du Livre fera encore une fois de la cité forézienne la capitale du livre pour un week-end qui s'annonce riche en rencontres, échanges et découvertes. Attirant son lot de lecteurs et de passionnés de la feuille imprimée mais également de "novices", ce salon littéraire fait partie des plus grands de France au même titre que Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il évolue encore cette année et propose plusieurs nouveautés, tout en pousuivant ce qui fait désormais la marque de fabrique de l'événement situé à la croisée entre le populaire et l'exigeant. « De prime abord, je ne conçois pas la culture autrement qu’en ayant la volonté d'ouvrir sur un nouveau public, explique Isabelle Rabineau, Commissaire général de la Fête du Livre. Il n'est pas très intéressant de ne s'adresser qu'à un public acquis. Notre raison d'être est de donner quelque chose au public qu'il n'a pas déjà. » Mots et innovations Avec cette volonté d'ouverture à tous, l'organisation a mis en place en 2013 un dispositif in

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La Passion d'Augustine

ECRANS | Critique du film La passion d'augustine de Léa Pool (Can, 1h43) avec Céline Bonnier, Lysandre Ménard, Diane Lavallée…

Vincent Raymond | Mercredi 30 mars 2016

La Passion d'Augustine

Associer bonnes sœurs et musique s’avère une recette toujours payante, surtout si l’on montre ces austères vestales dans des situations a priori inappropriées (s’opposant à leur hiérarchie, bougeant en rythme…). Avec son titre aux faux-airs canailles pour chaînes cryptées, La Passion d’Augustine n’a rien d’une comédie chantée façon Sister Act. Et pour les Québécois qui l’ont plébiscité, ce film relate surtout deux événements majeurs concomitants : la fin du contrôle du système éducatif par l’Église et l’abandon des tenues de religieuses classiques décrété par le concile Vatican II : deux évolutions allant dans le sens de la modernité. Mais si la progressiste sœur Augustine consent à adopter une vêture moins empesée, elle demeure rétrograde sur le chapitre de l’enseignement : obnubilée par son amour pour la musique, la nonne s’accroche au couvent qu’elle dirige, avec un entêtement de pécheresse — il est vrai que la bougresse a eu une vie de femme avant ses vœux… Pour éviter les maux de tête causés par ce paradoxe, on se bornera à suivre le merveilleux parcours de la jeune pianiste virtuose (mais sauvageonne) cornaquée par Augustine. En mettant son espr

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La quête du Graal en terres forézienne et stéphanoise

CONNAITRE | Les pommiers fleurissent aussi en hiver est le premier roman d’un stéphanois, Aubry Françon. Derrière ce titre plein de poésie japonisante, l’histoire d’un (...)

Florence Barnola | Lundi 29 février 2016

La quête du Graal en terres forézienne et stéphanoise

Les pommiers fleurissent aussi en hiver est le premier roman d’un stéphanois, Aubry Françon. Derrière ce titre plein de poésie japonisante, l’histoire d’un homme, André, presque la cinquantaine, dont la vie va prendre un tournant inattendu... L’auteur dresse le portrait tout en finesse et sensibilité d’un homme devenu un autre par convention ou obéissance et qui, grâce à une rencontre, décide de renouer avec lui-même. La fable est très bien construite, avec un suspens entretenu, des coups de théâtre non prévisibles, et des personnages consistants. Aubry Françon semble vouer un amour à la littérature, cherche à suivre les pas de grands auteurs par ses descriptions, l’installation d’une ambiance, l’exposition des sentiments de ses protagonistes. Il ouvre les entrailles et la tête de son personnage central afin que le lecteur soit au plus près de ce qu’il est en train de vivre. Ce livre est également une ode au patrimoine d’une région aimée (Saint-Étienne et le Forez) ainsi qu'à la période du Moyen-Âge… C’est aussi une réflexion sur la vacuité de l’existence si celle-ci s’avère routinière et dénuée de passion. Car posons-nous ici la que

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Samian : « Le rapport avec le public français est très spécial »

MUSIQUES | Rappeur d'origine algonquine et québécoise, Samian porte un message avec son œuvre de rassemblement. Rencontre avec un mec ouvert d'esprit, donnant envie de mieux appréhender la culture autochtone et l'histoire des Premières Nations d'Amérique du Nord. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Lundi 9 novembre 2015

Samian : « Le rapport avec le public français est très spécial »

Pouvez-vous nous résumer en quelques mots votre parcours musical ? Samian : J'ai commencé l'écriture il y a une vingtaine d'années et je suis réellement entré dans la musique il y a 11 ans avec un projet qui s'appelle Wapikoni Mobile. Ce projet correspond à une roulotte qui est allée dans les communautés autochtones au Québec pour donner accès à un studio d'enregistrements, un moyen de faire des vidéos, de créer directement. J'ai fait mes premiers enregistrements là-bas en 2004 et suite à tout ceci, j'ai tourné dans plusieurs festivals au Québec et en France puis j'ai signé un premier contrat pour un disque sorti en 2007. Depuis, nous avons sorti trois albums et fait le tour du monde. Ce fut très rapide ! Vous êtes un rappeur d'origine autochtone. Êtes-vous nombreux au Québec ? Il y en a de plus en plus. Cela fait trois automnes que j'anime une émission qui s'appelle Le Rythme basée sur la présence de jeunes francophones issus des communautés autochtones. Je viens de passer huit semaines avec les jeunes dans une maison à Montréal pour les assister dans leurs cours de chant, de théâtre, de composition, ..

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Les Éditions du Caïman en sursis

CONNAITRE | Créée en 2010, la maison d'édition stéphanoise "Les Éditions du Caïman" spécialisée dans les polars (dont nous avons déjà chroniqué certaines sorties comme ici) est en (...)

Nicolas Bros | Mardi 27 octobre 2015

Les Éditions du Caïman en sursis

Créée en 2010, la maison d'édition stéphanoise "Les Éditions du Caïman" spécialisée dans les polars (dont nous avons déjà chroniqué certaines sorties comme ici) est en sursis. Après la mise en redressement judiciaire de son distributeur et principal créancier (la société De Borée), la petite structure stéphanoise dirigée par Jean-Louis Nogaro, se voit mise sérieusement en difficulté. « Nous nous permettons de vous alerter au sujet des très grosses difficultés que nous rencontrons suite au redressement judiciaire de notre distributeur, explique la maison d'édition par communiqué. Bien entendu, nous étudions, éditeur comme auteurs et "amis du Caïman" toutes les possibilités pour ne pas sombrer (ce qui serait un comble pour un Caïman) à notre tour. » Une page internet a été spécialement créée sur le site de la maison d'édition afin d'expliquer la situation et de fournir un moyen de soutien à cette structure locale. Vous trouverez toutes les informations en cli

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La face cachée de la bible

CONNAITRE | Patrick Banon, écrivain spécialisé en systèmes de pensées religieux aborde dans son nouvel ouvrage le sexe dans la Bible. Dans Et Dieu créa le sexe, il tisse le (...)

Florence Barnola | Mardi 3 novembre 2015

La face cachée de la bible

Patrick Banon, écrivain spécialisé en systèmes de pensées religieux aborde dans son nouvel ouvrage le sexe dans la Bible. Dans Et Dieu créa le sexe, il tisse le lien historique, social ainsi que religieux entre les grands textes sacrés et les réalités de notre monde contemporain. L’auteur nous révèle des sens (pas si) cachés de la Bible qui font encore débats dans notre société. À travers les récits bibliques se lisent de nombreux thèmes liés à la sexualité comme l’orgasme, la masturbation, la sodomie, le sadomasochisme mais aussi l’abstinence et le célibat… On apprend que « selon les textes bibliques du judaïsme, l’union charnelle entre un homme et une femme reflète, sur terre, l’union entre Yahvé et son peuple. » L’acte sexuel revêt une dimension hautement spirituelle avec comme magnifique exemple d’érotisme de la foi, le très sensuel Cantique des Cantiques. Tout commence au jardin d’Eden : « séparer à la naissance du monde, le féminin et le masculin cherchent à se retrouver pour ne faire qu’un. » Le perfide serpent, grand séducteur devant l’Eternel, va faire commettre à Eve son premier adultère. La coquine va entraîner Adam dans son vice, e

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Boualem Sansal couronné

CONNAITRE | Le palmarès des prix de la 30ème Fête du livre de Saint-Étienne a été dévoilée. Le détonnant "2084" de Boualem Sansal est incontestablement l’œuvre majeure mise en avant lors de cette édition. Et c'est absolument mérité. NB

Nicolas Bros | Dimanche 18 octobre 2015

Boualem Sansal couronné

Pamir les nombreux prix littéraires décernés lors de la 30ème édition de la Fête du livre de Saint-Étienne qui se clôt aujourd'hui, retenons principalement deux prix. Mention spéciale pour la plume dissonnante et dérangeante de Boualem Sansal et son intense 2084 qui reçoit le Grand prix de la ville. Ce texte de projection ne peut laisser indifférent en posant des interrogations fondamentales. À découvrir absolument. Ensuite, Jean-Luc Seigle, prix Charles Exbrayat pour Je vous écris dans le noir. Un drame qui voit la médiatisation extrême fondre sur une jeune femme. Un livre beau et dur. Signalons que nous avions chroniqué ces deux titres dans un article à lire juste ici. Pour le reste des prix, la liste se trouve ci-dessous : - Grand prix de la ville de Saint-Etienne (récompense une œuvre douée de créativité et d'originalité) : Boualem Sansal, 2084 (Gallimard) - Prix bande dessinée STAS - ville de Saint-Etienne (r

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Fête du Livre, jour 1 : Quand le design s’en mêle

CONNAITRE | Aujourd’hui s’ouvre la 30e édition de la Fête du Livre ! Après la collation du matin et l'apport nécessaire de caféine face aux baisses de température, notre (...)

Florence Barnola | Vendredi 16 octobre 2015

Fête du Livre, jour 1 : Quand le design s’en mêle

Aujourd’hui s’ouvre la 30e édition de la Fête du Livre ! Après la collation du matin et l'apport nécessaire de caféine face aux baisses de température, notre coeur reste bien chaud et prêt à découvrir la cuvée 2015 de l'événement littéraire de la région. L’après-midi démarre sur les chapeaux de roues avec une thématique des plus intéressantes : Redesign-moi un salon ou comment imaginer la Fête du livre de demain voire de plus loin. Un après-midi durant lequel, dans la décontraction, nous allons nous interroger sur l’avenir des manifestations littéraires, questionner les axes futurs de ces dernières. La première partie réunit des auteurs (la marraine des Mots en Scène Gaëlle Nohant, Boualem Sansal, Chloé Delaume, Remy Vhernes), des étudiants de l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne (ESADSE), des designers (Julien De Sousa,

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Saint-Étienne et le livre, une histoire d’amour ?

CONNAITRE | Depuis 30 ans le livre est célébré officiellement dans la capitale ligérienne avec une des premières fêtes nées dans l’hexagone. Saint-Étienne, l’ouvrière, la footeuse… serait-elle aussi littéraire ? Enquête auprès d’acteurs locaux du livre. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 29 septembre 2015

Saint-Étienne et le livre, une histoire d’amour ?

« Saint-Étienne est une ville de lecteurs, plus qu’une ville littéraire », analyse Isabelle Rabineau, commissaire général à la Fête du Livre et chargée de mission Livre et Lecture à la Direction des affaires culturelles de Saint-Étienne. « C’est le geste de lire qui est intéressant. Un geste qui a affaire avec le savoir-faire, l’acquisition de savoirs, l’apprentissage, la transmission. Ici, le livre est un objet. Ce qui explique la présence de grandes collections de livres d’artistes à la médiathèque, à l’université, au Musée d’Art Moderne, il existe même un Master Livre d’artiste à l’Université qui est assez peu répandu en France. » En 1986, Jacques Plaine a créé la Fête du Livre. L’a-t-il fait parce qu’il y avait un terreau littéraire particulier ? « Saint-Étienne n’est ni plus ni moins littéraire qu’une autre ville. Plus une ville a d’étudiants, plus elle est littéraire ». Pour l’ancien libraire, la ville a commencé à s’intéresser à la littérature avec la création de l’Université Jean Monnet, en 1969. « Avoir 4000 étudiants a changé des choses. En tant que libraires, nous avons senti l’évolution. Cela s’est développé au fil de l’arrivée des étud

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Des mots, toujours des mots

CONNAITRE | La Fête du livre de Saint-Étienne fêtera ses trente ans cette année du 16 au 18 octobre. Avec plus de trois cent auteurs invités, cette édition sera exemplaire et bourrée d'animations en tout genre. Tour d'horizon de ce qui vous attend. NB

Nicolas Bros | Jeudi 17 septembre 2015

Des mots, toujours des mots

La Fête du livre va écrire son trentième chapitre cette année. Depuis sa création en 1985 par Jacques Plaine, qui sera l'invité d'honneur de cette édition 2015, l'événement littéraire stéphanois a vu défiler de multiples grands noms de la littérature française et internationale. Pour fêter sa troisième décade, le grand rahout livresque se densifie encore un peu tout en gardant sa saveur si particulière. « Il règne un climat particulier pour les auteurs pendant la Fête du livre, explique Gaël Perdriau, le maire de Saint-Étienne et président de Saint-Étienne Métropole. Il se créé une relation chaleureuse entre les auteurs et le public. » Accueillant cette année encore trois cent auteurs - chiffre équivalent à l'édition précédente - la Fête du livre confirme son statut d'événement incontournable de la rentrée littéraire en France. Comme l'explique Isabelle Rabineau, Commissaire générale de la Fête du livre de Saint-Étienne, « cette Fête continue de fonctionner là où d'autres ont plus de mal; elle possède un vrai public, fidèle. Nous recevons de nombreuses demandes d'auteurs pour qu'une place leur soit réservée... » Encrer dans octobre Populaire tout en restant

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Littérature : Notre sélection de la rentrée

CONNAITRE | Aux frontières du réel L'auteure du sublime Rien ne s'oppose à la nuit récidive. D’après une histoire vraie est une réussite bien que le sujet prête moins à (...)

Florence Barnola | Mardi 1 septembre 2015

Littérature : Notre sélection de la rentrée

Aux frontières du réel L'auteure du sublime Rien ne s'oppose à la nuit récidive. D’après une histoire vraie est une réussite bien que le sujet prête moins à l’émotion que le précédent roman dans lequel elle parvenait à tisser son travail d’écrivain confronté au deuil de sa mère dont des pans de vie refaisaient surface. Delphine de Vigan se nourrit toujours du réel. Ou pourrait-on dire, elle le distord. Elle s’amuse avec les codes du roman et promène le lecteur qui ne sait plus le vrai du faux. Nous basculons subrepticement dans un thriller écrit comme du Yourcenar. Florence Barnola D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan, Editions JC Lattès, 479p. C’était un fameux trois mats… Le navire de guerre aux "26 canons", appelé également "La Frégate de la liberté", L’Hermione a fait beaucoup parler de lui ces derniers mois. La BD de Jean-Yves Delitte (La Bounty, Black Crow), retrace la construction de la célèbre frégate du XVIIIe avec en toile de fond un complot ourdi par le Perfide Albion. Le dessein et les couleurs sont

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Pierre Lapointe : « J'incarne quelque chose d'assez unique »

MUSIQUES | Dandy pop québécois, situé au-delà du conformisme ou du formatage, Pierre Lapointe est un artiste unique, populaire et esthète à la fois. Il distille depuis des pépites musicales qui ont fait de lui une véritable icône de la chanson francophone Outre-Atlantique et une valeur sûre en France. Il vient présenter "Paris Tristesse", son second projet seul au piano, ce vendredi à la salle Jeanne d'Arc dans le cadre de l'ouverture du festival Paroles & Musiques. Rencontre avec un mec à part. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mardi 30 novembre 1999

Pierre Lapointe : « J'incarne quelque chose d'assez unique »

Vous enchaînez les A/R entre le Québec et la France. Vous n'arrêtez jamais ? Pierre Lapointe : Non c'est vrai, j'ai plusieurs projets télévisuels, The Voice version Québec (NDLR : La Voix ) et un show musical, sans compter les concerts et les tournées. Alors oui, en effet je n'arrête pas, mais je ne m'en rends pas vraiment compte parce que je fais réellement ce que j'aime, en tout temps. À propos de Paris Tristesse, c'est un album pensé pour le marché français. Vous aviez sorti sorti Punkt un an avant. Punkt est sorti en janvier 2014 et Paris tristesse en octobre de la même année. Au début, Paris Tristesse ne devait sortir qu'en France mais à la demande générale, il est sorti au Québec également et le premier concert de cette tournée aura lieu à Montréal mi-juin. Après la chronique matinale que j'animais pendant l'été 2014 sur France Inter, des portes se sont ouvertes du côté des maisons de disques et ce projet de reprise au piano de certains de mes titres en plus de reprises me tentait. Du coup, il s'est concrétisé.

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Pierre Lapointe : « J'incarne quelque chose d'assez unique »

MUSIQUES | Dandy pop québécois, situé au-delà de tout conformisme ou formatage, Pierre Lapointe est un artiste unique, populaire et esthète à la fois. Il distille depuis des pépites musicales qui ont fait de lui une véritable icône de la chanson francophone Outre-Atlantique et une valeur sûre en France. Il vient présenter "Paris Tristesse", son second projet seul au piano, ce vendredi à la salle Jeanne d'Arc dans le cadre de l'ouverture du festival Paroles & Musiques. Rencontre avec un gars à part. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Vendredi 5 juin 2015

Pierre Lapointe : « J'incarne quelque chose d'assez unique »

Vous enchaînez les A/R entre le Québec et la France. Vous n'arrêtez jamais ? Pierre Lapointe : Non c'est vrai, j'ai plusieurs projets télévisuels, The Voice version Québec (NDLR : La Voix ) et un show musical, sans compter les concerts et les tournées. Alors oui, en effet, je n'arrête pas, mais je ne m'en rends pas vraiment compte parce que je fais réellement ce que j'aime, en tout temps. Paris Tristesse est un album pensé pour le marché français. Vous aviez sorti Punkt simplement un an avant... Punkt est sorti en janvier 2014 et Paris tristesse en octobre de la même année. Au début, Paris Tristesse ne devait sortir qu'en France, effectivement, mais à la demande générale, il est sorti au Québec également et le premier concert de cette tournée au Québec aura lieu à Montréal mi-juin. Après la chronique matinale que j'animais pendant l'été 2014 sur France Inter, des portes se sont ouvertes du côté des maisons de disques et ce projet de reprise au piano de certains de mes titres en plus de reprises me tentait. Du coup, il s'est concrétisé.

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