Ils rééditent leur salon

Salon des éditeurs stéphanois | Après une première édition en 2018 où ils avaient attiré environ 1500 personnes, l'association des éditeurs stéphanois remet le couvert avec son salon qu'elle organise du 18 au 20 octobre à la Bourse du travail, pendant la Fête du livre.

Nicolas Bros | Lundi 14 octobre 2019

Photo : Les éditeurs présents lors du 1er salon des éditeurs stéphanois en octobre 2018 © Daniel Damart


« Les 18 éditeurs stéphanois de l'association seront présents mais également 12 éditeurs invités, issus de la région Auvergne-Rhône-Alpes » se réjouit Daniel Damart, l'un des organisteurs du 2e salon des éditeurs stéphanois* qui se déroule en fin de semaine du côté de la Bourse du travail de Saint-Étienne. Cet événement, né de la rencontre en 2017 de plusieurs éditeurs locaux lors de la Rue de la République du livre - événement parallèle à la Fête du livre pendant lequel les locaux vacants de la rue étaient investis par des associations et structures locales - propose de découvrir le travail effectué par des éditeurs locaux et régionaux de littérature, de BD ou encore de poésie. « En 2017, lors de la Rue de la République du livre nous nous sommes rendus compte que nous, éditeurs locaux, avions les mêmes problématiques » détaille Daniel Damart. Se dessine alors l'envie de créer un événement dans la continuité de ce rassemblement poncutel, afin de montrer aux habitants l'étendue du savoir-faire des structures locales. « En avril 2018, nous avons créé l'association des éditeurs stéphanois et nous nous sommes interrogés quant à notre participation à la Fête du livre officielle, explique l'éditeur du Réalgar. Mais les conditions proposées n'étaient pas intéressantes pour nous. Du coup, nous avons organisé en quatre semaines notre premier salon des éditeurs stéphanois rue de la République... Le succès fut au rendez-vous avec une estimation d'environ 1 500 visiteurs. Nous avons donc décidé de réitérer le rassemblement en 2019, à la Bourse du travail » Lorsque l'on évoque le fait d'avoir fait le choix de conserver le salon pendant la Fête du livre qui se déroule du 17 au 20 octobre 2019, Daniel Damart répond clairement : « Nous ne sommes pas en opposition avec la Fête du livre. Notre événement est encore jeune et il bénéficie de la dynamique insufflée par le week-end Fête du livre. Nous avons réfléchi à déplacer notre salon à une autre date mais cela nous mettrait davantage en opposition avec cette dernière. J'espère qu'un jour nous pourrons reprendre une place dans ce mouvement Fête du livre. »

Salon des éditeurs stéphanois, du 18 au 20 octobre à la Bourse du travail de Saint-Étienne

* Les éditeurs présents sont uniquement des éditeurs à compte d'éditeurs. Par opposition aux éditions à compte d'auteurs, les éditeurs à compte d'éditeurs font le travail "réel" d'un éditeur à savoir prendre en charge les risques financiers et éditoriaux liés à chaque nouvelle publication.


Salon des éditeurs 2019

Avec 30 éditeurs dont 18 éditeurs stéphanois et 12 éditeurs invités
Bourse du travail 10 cours Victor Hugo Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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« Quand j'étais lycéen, je voulais être libraire et j'ai terminé ingénieur. C'est comme ça, c'est la vie. » Grand lecteur dès son enfance, Daniel dévore Jules Verne à longueur de journée. Cette passion naissante pour la littérature française et les arts, éveille en lui l'envie de travailler dans le monde des lettres. Mais loin de l'odeur des vieux bouquins, c'est dans les usines de l'entreprise Haulotte qu'il commence sa carrière. Un tel revirement dans son parcours professionnel « est surement dû à un peu d’atavisme familial » concède-t-il, son père étant lui même ingénieur. C'est selon lui une caractéristique très française, que de « mettre les gens dans une case, dès vingt ans, au moment où ils terminent leurs études et d'imaginer qu'ils n'en changeront jamais. » Au cours de sa vie, il a découvert que contrairement à chez nous, « dans d'autres pays, c'est tout à fait naturel de passer d'un secteur d'activité à un autre. » Daniel, lui, a pris la troisième option : faire les deux en même temps. Travailler pour soi Après avoir consacré quinze ans de sa vie à l’ingénierie, il en conclut avoir « beaucoup tra

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