La Rotonde, 20 ans de curiosités

Culture scientifique | Saint-Étienne possède une force en matière de sciences, tant dans la recherche que dans la transmission. Université, grandes écoles mais aussi lieux de diffusion ouverts à tous comme son Planétarium. De l’autre côté, du Cours Fauriel, la Rotonde de l’École des Mines travaille depuis 20 ans dans ce sens avec expos, ateliers, rencontres… Une aventure qui va également se poursuivre avec l’ouverture d’Explora en septembre prochain. Décryptage.

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Si la « soucoupe » (surnom du bâtiment qui abrite La Rotonde) est un édifice circulaire, emblématique du Cours Fauriel, c'est aussi un lieu qui empêche les Stéphanois de tourner en rond depuis maintenant 20 ans. « Laboratoire d'idées et d'expérimentations », le CCSTI (cf. bas de page) La Rotonde de l'École des Mines de Saint-Étienne a accueilli depuis 1999 de nombreux curieux en culottes courtes ou possédant des cheveux un peu plus salés... Une belle aventure que cet établissement et son équipe de 10 personnes poursuivent vaillamment, avec une mission simple : permettre à toutes et tous de venir découvrir, expérimenter, s'émerveiller, donner du sens à tout ce qui nous entoure. Tout en s'appuyant sur des savoirs et travaux scientifiques reconnus et vérifiés. Ici, on éloigne les fake news et on combat les a priori. Une mission d'utilité et de salubrité publiques en quelque sorte.

Un grand bol de curiosité

Si La Rotonde accueille chaque année de plus en plus de monde (43 000 visiteurs en 2019), c'est surtout grâce à la qualité de sa programmation. Climat, archéologie, rire, supraconductivité, intelligence artificielle... autant de sujets très divers abordés à travers des expos, ateliers, rencontres et autres Village des sciences ou Nuits des chercheurs et des sciences. Les manières de les traiter s'avèrent très variées mais possédent toutes un point commun : leur côté ludique et ouvert. L'objectif mené par les équipes de La Rotonde est de créer un « grand bol de curiosité » comme l'explique son directeur, Guillaume Desbrosse. Un creuset destiné à éveiller la conscience publique et à questionner le monde, une tâche salvatrice face à toujours plus de doutes et de remises en question des valeurs scientifiques.

Explorer plus loin

Si La Rotonde remplit aisément sa mission de transmission et d'échanges avec ses visiteurs, elle va bientôt être rejointe par un nouveau projet qui verra le jour en septembre prochain, à côté du Puits Couriot. Le parc d'activités scientifiques ludiques Explora apportera un aspect maker et Learning Lab (apprendre par la pratique), en résonance avec les activités de La Rotonde. La destinée de cet espace dans lequel sont investis 2 millions d'euros, sera de donner à chaque visiteur la possibilité de tester, expérimenter et manipuler. Ce parc comprendra un espace de 400 m², baptisé ExploraLab, permettant aux scolaires et grand public de concevoir de petits projets scientifiques : faire décoller une mini-fusée, créer un robot, fabriquer de l'électricité, etc. Un bâtiment qui vient s'ajouter à la belle liste des structures culturelles scientifiques que compte notre territoire, confirmant la position dynamique de notre ville sur le terrain de la vulgarisation scientifique.

- Prochaine exposition à La Rotonde : Antarctique du 1er avril au 30 juin (tout public)
- L'exposition Fouille Farfouille (pour les 3 à 6 ans) est encore visible jusqu'au 9 mars


Guillaume Desbrosse, directeur de La Rotonde : « Développer la curiosité et l'esprit critique dans un monde de plus en plus complexe »

Directeur depuis 2015 du centre culturel scientifique, Guillaume Desbrosse nous détaille les objectifs poursuivis par sa structure, la position de cette dernière mais également son articulation avec le projet Explora qui ouvrira ses portes du côté de Couriot en septembre 2020.

Quels sont les objectifs menés par La Rotonde ?

Nous sommes un lieu culturel dont la thématique principale est : « les sciences ». On peut parler des sciences fondamentales, des sciences humaines et sociales... Nous allons explorer le monde qui nous entoure. Depuis 20 ans, nous nous engageons à diffuser les sciences au plus grand nombre. Nous avons une équipe de professionnels, dont des médiateurs scientifiques et des chargés de projets qui travaillent au quotidien pour vulgariser les sciences et les offrir sous plein de formes nombreuses : une expo, un spectacle de théâtre, une BD, un serious game sur une tablette numérique, une rencontre entre artistes et sciences... Toutes les formes de médiation sont bonnes selon nous. L'objectif reste de développer la curiosité et l'esprit critique dans un monde de plus en plus complexe.

Vous êtes rattachés à l'École des Mines de Saint-Étienne ?

Oui. L'École des Mines a fait un choix fort il y a 20 ans. Cette école travaille dans la recherche et dans la formation d'élèves ingénieurs avec des visées d'excellence. Mais elle est allée plus loin en ajoutant la mission d'interaction avec le public. Nous sommes le seul centre de culture scientifique en France qui est intégré à une école d'ingénieurs. Avoir décidé de porter l'interaction sciences et société constitue un choix que je trouve politiquement très courageux. C'est un point fondamental dans un monde où la science peut être perçue avec défiance. Nous avons également une antenne à Gardanne (Bouches-du-Rhône) avec deux personnes qui travaillent sur projet.

La Rotonde possède une reconnaissance nationale très forte en termes d'innovation et de créativité.

Est-ce que La Rotonde fait partie des CCSTI les plus importants de France ?
Tout dépend des critères d'importance. Si la taille est la variable choisie alors c'est la Cité des sciences à Paris qui constitue le vaisseau-amiral avec 1 000 employés. La Rotonde est une structure moyenne en termes de taille, par contre elle possède une reconnaissance nationale très forte en termes d'innovation et de créativité. La Rotonde fut le premier centre culturel scientifique à avoir proposé un événement entre sciences et théâtre. C'était le festival Scènes de méninges qui a duré six ans. Autre exemple, La Rotonde a participé avec la start-up stéphanoise Avant-Goût Studios à l'élaboration d'un album jeunesse numérique en réalité augmentée.

Vous allez participer au nouveau projet Explora, à côté du Puits Couriot. Qu'est-ce que ce nouveau projet et comment s'articulera-t-il avec La Rotonde ?

Explora est un projet créatif et novateur avec l'idée de proposer au public de « FAIRE des sciences. » Vous allez rentrer dans un espace d'ateliers, avec deux pôles où vous aurez des établis, du petit outillage, une ressourcerie avec beaucoup de matériels... L'idée est de se mettre dans une posture de créativité et de trouver des solutions. Le but est de tester, analyser, modifier et s'amuser sur de très nombreuses thématiques. Contrairement à la « Soucoupe » de La Rotonde, Explora n'aura pas un rythme d'expositions. Nous allons faire résonner les deux structures.


* C'est quoi un CCSTI ?

Un CCSTI ou Centre de culture scientifique, technique et industrielle est un lieu de vulgarisation scientifique, sous la forme d'une association Loi 1901. Depuis 1979 et l'ouverture du premier CCSTI de France à Grenoble, ces établissements permettent au plus grand nombre de se frotter à des questionnements sur le monde qui nous entoure et à profiter de savoirs scientifiques de manière accessible. Il existe actuellement 26 CCSTI en France.

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Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

Dunes martiennes, au gré des vents

En orbite autour de la planète Mars depuis plus de dix ans, la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a eu la possibilité d'observer des changements réguliers à la surface de la planète rouge. Ce champ de dunes en forme de croissants (appelées barkhanes) a montré une évolution régulière au cours des cinq survols opérés par MRO. Ces dunes de sables se développent et évoluent en fonction de la vitesse et de l'orientation des vents dominants. Ce champ de dunes particulier semble indiquer que les vents proviennent de deux directions principales qui convergent. Laurent ASSELIN (Médiateur scientifique au Planétarium de Saint-Etienne)

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Aurore australe sous la Station Spatiale

CONNAITRE | En orbite à 400 km d'altitude, la Station Spatiale Internationale (ISS) dont un module apparait au premier plan, bénéficie d'un point de vue imprenable (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

Aurore australe sous la Station Spatiale

En orbite à 400 km d'altitude, la Station Spatiale Internationale (ISS) dont un module apparait au premier plan, bénéficie d'un point de vue imprenable sur la Terre. Un vaisseau de ravitaillement Progress M-10M (en haut à droite de l'image) est ici amarré à l'ISS. Au moment de la prise de vue, par un des membres de l'Expédition 29, l'ISS survolait la Mer de Tasman, au sud de la Nouvelle-Zélande. Mais on notera surtout une magnifique aurore australe dont les lueurs vertes et rouges, produites par l'interaction entre le vent solaire et la haute atmosphère terrestre, étaient parfaitement visibles depuis l'ISS. LAURENT ASSELIN (médiateur scientifique au Planétarium de Saint-Étienne)

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Une galaxie dorée, au Fourneau

CONNAITRE | C'est depuis les latitudes australes du Chili que les télescopes du VLT (Very Large Telescope) ont capturé cette image d'une galaxie spirale, située dans la (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 avril 2016

Une galaxie dorée, au Fourneau

C'est depuis les latitudes australes du Chili que les télescopes du VLT (Very Large Telescope) ont capturé cette image d'une galaxie spirale, située dans la constellation du Fourneau. Cataloguée sous le nom de NGC 986, cette galaxie fut découverte en1828 par l'astronome écossais J. Dunlop. Distante de 56 millions d'années-lumière, elle nous apparait vue de face et dévoile deux bras reliés par une barre d'étoiles et de poussière : on parle de galaxie spirale barrée. Les bras sont constitués de jeunes étoiles de couleur bleue tandis que le centre, jaune doré, est une zone de formation d'étoiles. Laurent Asselin (médiateur scientifique au Planétarium de Saint-Étienne)

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Qu’est-ce que le hasard ?

CONNAITRE | On appelle hasard ce qui est imprévisible. Mais le "vrai" hasard pourrait bien ne se manifester qu’à l’échelle de l’infiniment petit. Jacques Guarinos

Nicolas Bros | Mardi 3 novembre 2015

Qu’est-ce que le hasard ?

Le hasard, c’est une rencontre fortuite dans la rue, c’est le résultat du lancement d’un dé… On sait que chaque face du dé a 1 chance sur 6 de sortir, mais le résultat est imprévisible. Il est la conséquence d’un enchevêtrement de microphénomènes connus, mais dont le calcul global est d’une complexité rédhibitoire : gravité, frottement de l’air, rebonds sur la table, position du dé lors du lancer… La physique classique est résolument déterministe : le hasard n’y est que le fruit de l’ignorance ou de l’incapacité à calculer l’effet global de toutes les variables. Au 19ème siècle, l’idée apparaît que les phénomènes de la nature peuvent recéler une part de hasard intrinsèque. Maxwell, par exemple, introduit la notion de probabilité dans sa théorie du mouvement des molécules d’un gaz. Il faut attendre le 20ème siècle pour que le hasard et ses manifestations – phénomènes aléatoires, désordre – deviennent un véritable sujet d’étude. La physique mais aussi l’informatique théorique ou les sciences sociales en bénéficient. En biologie, la découverte des mutations de l'ADN permet d’identifier un important facteur d’intervention du hasard dans l’évolution de

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C'est fini pour Messenger !

CONNAITRE | Seule et unique sonde jamais mise en orbite autour de Mercure, la sonde américaine Messenger vient de terminer sa mission, après 4 années de service. À (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2015

C'est fini pour Messenger !

Seule et unique sonde jamais mise en orbite autour de Mercure, la sonde américaine Messenger vient de terminer sa mission, après 4 années de service. À court de carburant, l'engin s'est écrasé à la surface de la planète. Ses divers instruments ont permis de produire une cartographie sans précédent, comme le montrent ces mesures spectrales révélant la minéralogie et les processus de surface à l'œuvre sur Mercure. Éric Frappa (directeur scientifique du Planétarium de Saint-Étienne)

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Big Bang or not Big Bang ?

CONNAITRE | Le modèle du Big Bang, qui découle de travaux réalisés il y a près d’un siècle, a été confirmé par de nombreuses observations dont les plus récentes datent de l’année (...)

Nicolas Bros | Lundi 30 mars 2015

Big Bang or not Big Bang ?

Le modèle du Big Bang, qui découle de travaux réalisés il y a près d’un siècle, a été confirmé par de nombreuses observations dont les plus récentes datent de l’année dernière. Il s’agit pourtant d’un des domaines de recherche qui suscitent le plus de débats scientifiques et, comme toute question relative aux origines, de débats philosophiques. On sait depuis les années 1920 que l’Univers est en expansion : les galaxies s’éloignent les unes des autres sans se déplacer. L’explication ? L’Univers est plongé dans un espace-temps à 4 dimensions qui se dilate ; cette dilatation engendre une augmentation des distances à grande échelle. Ainsi, le film inverse de l’évolution de l’Univers montrerait une contraction des distances. D’où l’idée d’un « jaillissement » de l’Univers à partir d’un état initial de contraction extrême : le Big Bang, qui aurait eu lieu il y a près de 14 milliards d’années. Avant, l’espace et le temps tels que nous les connaissons n’existaient pas. Le sujet regorge d’idées troublantes, à commencer par le fait que le Big Bang a eu lieu partout en même temps. Mais ce n’est pas ce qui gêne les cosmologistes. En suivant le raisonnement jusqu’au bout, il faudr

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La science dans la lutte contre le crime

CONNAITRE | Si l’image du fin limier qui résout une énigme policière armé seulement de son esprit de déduction et d’une simple loupe reste évocatrice pour les plus âgés d’entre (...)

Nicolas Bros | Lundi 9 mars 2015

La science dans la lutte contre le crime

Si l’image du fin limier qui résout une énigme policière armé seulement de son esprit de déduction et d’une simple loupe reste évocatrice pour les plus âgés d’entre nous, elle appartient à un passé révolu. Le personnage de Sherlock Holmes était certes un adepte de la démarche scientifique, il ferait pâle figure face aux enquêteurs vedettes des fictions policières actuelles, bardés de diplômes et disposant d’impressionnants moyens techniques. Avec la multiplication des séries télévisées montrant les exploits de ces « experts » capables, grâce à la science, de confondre en un temps record le coupable d’un crime, le téléspectateur d’aujourd’hui ne doute plus du pouvoir de la génétique, de la chimie ou de la balistique contre le crime… à l’écran. Mais qu’en est-il dans la réalité ? Que valent les preuves scientifiques dans une enquête criminelle ? Quel rôle les expertises scientifiques ont-elles lors d’un procès ? En 2015, identifier et arrêter un criminel reste une entreprise difficile dont le succès n’est pas garanti. Pourtant, les personnes en délicatesse avec la loi ont de moins en moins droit à « l’erreur », tant les techniques d’investigation ont progressé. Les avanc

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L’Homme dans l’espace

CONNAITRE | Parce qu’elle s’enracine au plus profond du désir humain, la conquête spatiale n’est pas seulement une prouesse technique, mais comporte une part d’imaginaire. Que reste-t-il aujourd’hui de nos rêves ?

Nicolas Bros | Mardi 3 février 2015

L’Homme dans l’espace

«La Terre est le berceau de l'humanité, mais on ne passe pas sa vie entière dans un berceau» a dit Constantin Tsiolkovski, l’un des pionniers de l’astronautique. Il y a plus de 50 ans, l’humanité commençait l’exploration de l’environnement spatial immédiat de notre planète, réussissant même à envoyer des hommes sur la Lune dès la fin des années 1960. Pourtant, malgré ces débuts encourageants et les rêves des auteurs de science-fiction qui, bien avant le décollage de la première fusée, avaient imaginé la colonisation de la galaxie par l’Homme, «l’espace» reste un territoire à conquérir. De multiples obstacles Certes, on ne compte plus les satellites et sondes interplanétaires envoyés autour de la Terre ou aux confins du système solaire ; certes, notre société ne peut plus se passer de nos moyens spatiaux : télécommunications, géolocalisation, prévisions météorologiques, gestion des ressources terrestres, télédétection et surveillance de la planète, sont totalement assujetties à la maîtrise des technologies spatiales. Mais qu’en est-il des rêves de voyages vers les étoiles ? L’envoi d’un vaisseau habité vers Mars est régulièrement évoqué p

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