Un Noël animé

Panorama films d'animation / L’époque est révolue où le “Disney de Noël” polarisait les attentions, captant l’intégralité du public du cinéma d’animation. Un choix plus large s’offre désormais à lui : il y en a en effet pour tous les goûts grâce à la diversité des styles et des inspirations…

À peine sorti, Vaiana (30 novembre) appartient déjà au monde ancien : le Disney risquant d’avoir fait le gros de ses entrées avant les fêtes, voyons qui se cache en embuscade. Une belle ressortie tout d’abord, avec Le Géant de fer (7 décembre). Signé en 1999 par Brad Bird, futur auteur de Ratatouille, ce chef-d’œuvre passé presque inaperçu à l’époque, narre l’amitié entre un gamin et un robot extraterrestre sur fond de Guerre froide. Impossible de résister à la tendresse de l’histoire (cœurs sensibles, vous voilà prévenus…), à son humour, ni d’être impressionné par sa fluidité graphique. Il ne peut cependant prétendre rivaliser en terme d’originalité avec La Jeune Fille sans mains (14 décembre), dont Sébastien Laudenbach a peint seul chaque image, laissant volontairement béances et discontinuités dans ses traits. Logique, lorsqu’il s’agit de conter d’après Grimm les mésaventures d’une jeune fille privée de ses mains par le diable à cause de l’avidité de son père — mais qui finira, grâce à sa pureté sans faille, à trouver le bonheur. Un peu de grâce et de poésie ne se refuse jamais !

L’Ours et la Danseuse

L’animation numérique est aussi représentée, avec deux films ciblés “famille” (à la différence des récents Sausage Party, très adulte, et Louise en hiver, plutôt cheveux argentés). Dans Ballerina (14 décembre) de Eric Summer et Eric Warin, on parcourt le Paris de la fin du XIXe en compagnie de Félicie, orpheline rêvant de danser à l’Opéra. Très classique dans sa forme (on dirait Sans Famille version Billy Elliott saupoudré de steampunk), cette friandise chorégraphiée par Aurélie Dupont, a le bon goût d’éviter les chansons inutiles (poke Vaiana) mais déverse par instants une inexplicable soupe contemporaine. Enfin, on retrouvera l’ubiquiste Omar Sy dans la version française de Norm (21 décembre) de Trevor Wall et Xia Xiao Ping. Il double le héros, un ours polaire doué de parole qui gagne New York pour faire sa fête à un promoteur voulant envahir l’Arctique. Le sous-texte écolo et les lemmings crétins à tout faire plairont aux petits, tandis que les grands s’interrogeront sur les étranges ressemblances entre certaines silhouettes d’arrière-plan et des personnalités politiques allemandes contemporaines. Le hasard, sans doute…

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