Sous la Serre, acte 4

Loïc-Yukito Nakamura

La Serre

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Art contemporain / Le plasticien Loïc-Yukito Nakamura ouvre la quatrième saison de la Serre, amorçant une nouvelle série d’expositions d’art contemporain qui fait la part belle aux artistes émergents issus du foisonnant vivier artistique régional.

A raison de six expositions annuelles de cinq semaines chacune sur le site de l’ancienne école des Beaux-Arts, la ville de Saint-Étienne a fait de la Serre, depuis janvier 2016, un espace d’exposition spécifiquement tourné vers l’émergence artistique. Traduisant une volonté affirmée d’apporter aide matérielle et soutien logistique à de jeunes plasticiens en voie de professionnalisation, une bourse de trois mille euros est attribuée à chaque artiste sélectionné pour la production d’une exposition personnelle. Mettant l’accent sur l’innovation et l’expérimentation, la programmation à venir s’annonce très prometteuse. Sont attendus les accrochages de Simon Feydieu (avril) et de Léa Bouttier (mai-juin), les sculptures d’Audrey Galais (juillet) et les œuvres de Laurent Da Sylva (septembre-octobre), avant d’accueillir le prochain lauréat du prix Moly-Sabata/Ville de Saint-Étienne.

Nippon ni mauvais

Néo-stéphanois d’origine nipponne, Loïc-Yukito Nakamura ouvre donc le bal 2019 avec une installation très personnelle, Résonances d’une marge intérieure. Titulaire d’un Diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) obtenu en 2017 à l'École supérieure d'art et design Saint-Étienne, le jeune artiste était l’année suivante l’un des deux lauréats du Prix Golden Parachute. Dans le vaste espace de la Serre, Nakamura explore la mémoire résiduelle du trait sur la surface rugueuse des supports. Entre équilibre précaire et tension sous-jacente, il est donc question de trace, ténue et fragile, celle qui nous échappe, que l’on discerne à peine, qui apparaît ou disparaît dans le brouillard épais de la perception. Un espace audiovisuel bâti avec le concours du vidéaste Guillaume Sbaïz et du musicien Damien Manet vient compléter une série de tableaux très épurée. Avec cette sobriété assumée et une grande économie de moyens, l’ensemble de l’exposition interroge au final notre propre résonance intérieure.

Résonances d’une marge intérieure de Loïc-Yukito Nakamura, jusqu’au 2 mars 2019, La Serre

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