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RCW 86, rémanent coloré.

Incendie

À voir

★★★☆☆ Notre-Dame brûle

15 avril 2019. Le président de la République s’apprête à livrer son bilan du Grand Débat national. Il n’en fera rien : un gigantesque incendie éclate en la cathédrale de Notre-Dame de Paris, et se propage, profitant d’une incroyable (et malheureuse) chaîne de circonstances…

Un tel fait d’actualité “brûlante“ ne pouvait laisser le cinéma indifférent, et se devait d’inspirer a minima un documentaire centré sur l’intervention périlleuse des pompiers, ou un film épique à grand spectacle. Usant d’images d’archives comme de reconstitution méticuleuse dramatisant le récit et s’imbriquant en permanence les unes dans les autres, Notre-Dame brûle se situe à l’intersection des deux genres. Il permet en outre à Jean-Jacques Annaud de renouer avec ces fresques internationales aussi grandioses que réputées inracontables — mais lorsque le cinéaste s’entoure de scénaristes tels que Gérard Brach ou, ici, Thomas Bidegain, plus rien n’est impossible. Cette relecture d’un “moment“ historique lui donne même l’occasion de renouer avec l’esprit corrosif de ses débuts — à l’époque de La Victoire en chantant et de Coup de tête lorsqu’il intègre des personnalités politiques dans le fil du récit : quelle que soit la manière dont elles sont représentées (Anne Hidalgo dans son propre rôle constatant qu’il y a de la fumée ; Emmanuel Macron, via des incrustations, que les pompiers envoient sur un PC miroir pour éviter de l’avoir dans leurs pattes ; Donald Trump, joué par un sosie, conseillant par tweet d’asperger la cathédrale au Canadair), toutes apparaissent à côté de la plaque et dépassées. Reste un thriller efficace qui finit bien.

Un film de de Jean-Jacques Annaud (Fr., 1h39) avec Samuel Labarthe, Jean-Paul Bordes, Mikaël Chirinian… (sortie le 16 mars)


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