Dragon Ball FighterZ : la nostalgie de la culture pop touche aussi les jeux vidéos

Dragon Ball FighterZ, le nouveau jeu inspiré de l’univers du manga culte, connaît un succès de tous les superlatifs avant même sa sortie. Ventes exponentielles, critique dithyrambique, fidélité à l’œuvre originale, gameplays dynamique… Mais si le jeu fonctionne autant, ce n’est pas seulement par ses qualités intrinsèques, mais par le fait qu’il joue sur des éléments de pop culture profondément ancrées.

C'était il y a un an. Le 6 juillet 2016 le phénomène Pokémon Go faisait une entrée fracassante. Le succès est fulgurant : il est immédiatement catapulté au sommet de tous les classements des applications les plus téléchargées, sur Android comme sur iPhone. Désormais, une nouvelle frénésie s'empare des joueurs : le jeu Dragon Ball FighterZ, qui sort sur Xbox One, PlayStation 4 et PC. Ce jeu connait une « popularité démente » d'après le site Gamelove, et ce bien en amont de sa sortie. Dans les deux cas, on retrouve des éléments de similarité: le jeu vidéo comme média d'expression de la culture, la nostalgie des années 80-90 le tout savamment matinées d'éléments de pop-culture.

Avant même sa sortie, un succès commercial

Dragon Ball FighterZ a beau sortir en février 2018, le jeu est déjà un succès commercial. Les précommandes se sont multipliées lors des dernières semaines, à mesure que l'éditeur de jeux Bandai Namco distille au compte-gouttes des teasers du futur jeu vidéo. Sur Amazon.fr, la vague se fait ressentir, avec les ventes de la version PlayStation 4 qui ont progressé de 1 487 %, passant de la 254e à la 16e place du classement des jeux les plus achetés en 24h. Et cet engouement est inattendu, comme tous les autres concurrents figurants au top 20 sont soit déjà sortis, ou prévus avant la fin 2017. Bandai Namco a révélé sur ses réseaux sociaux que Dragon Ball FighterZ sera disponible le 26 janvier prochain en France.

A quoi est dû ce succès, alors qu'il existe déjà pas moins de 61 jeux inspirés de l'univers d'Akira Toriyama ? On peut citer la bande-annonce à couper le souffle, diffusée lundi 21 août à l'occasion de la Gamescom de Cologne –le plus grand salon annuel de jeu vidéo. La réponse de la critique dithyrambique y est certainement aussi pour quelque chose : le jeu a accumulé les prix – plus d'une vingtaine de récompenses, au salon mondial de l'E3, à Los Angeles.

Mais en réalité, il faut chercher ailleurs. En jouant sur des éléments de “culture populaire” profondément ancrés, qui s'exprimaient à la fois au sein du jeux vidéos et du dessin animé, Dragon Ball FighterZ a frappé un grand coup.

Indétrônable monument de la pop culutre

L'impact culturel de Dragon Ball Z est sans aucune mesure avec toutes les productions nippones produites par la suite. A l'image d'un Star Wars, il est à la fois devenu incontournable, adulé, détesté, parodié… Sa popularité est telle que son héros, Son Goku, a été nommé ambassadeur des Jeux Olympiques de 2020.

Avecl le temps, Dragon Ball Z a donc quitté les limites très bordées du manga pour toucher différents médias tels que la télé, les musées, les salles obscures ou… les jeux vidéos. Ce qui nous ramène à Dragon Ball FighterZ. Car pour bon nombre de nostalgiques, les adaptions vidéoludiques du célèbre manga d'animation ont longtemps été synonymes de matinées endiablées. Dragon Ball FighterZ se propose justement de revenir à ces souvenirs d'enfants en jouant au maximum sur les codes qui ont fait le succès des jeux originels.

Contrairement à la série des Budokai puis des Tenkaichi qui ont récemment dominé la franchise par un style “ouvert”, le Dragon Ball Z nouveau renoue avec un style de jeu abandonné depuis plus de quinze ans sur consoles de salon : les combats en deux dimensions. Déjà, ce format ressemble dans sa réalisation, son visuel et son ressenti davantage à l'animé culte. Mais en plus, le gameplay moins technique et plus dynamique va favoriser les affrontements frontaux et promet d'être plus de fun. Un retour aux sources bienvenu, donc.