Get on up

ECRANS | De Tate Taylor (ÉU, 2h18) avec Chadwick Boseman, Nelsan Ellis…

Christophe Chabert | Mardi 23 septembre 2014

Il y a désormais tout à redouter de la bio filmée d'une légende musicale, tant l'affaire se résume en général à cette équation : derrière le génie, il y avait un homme complexe. Get on up, qui tire le portrait de James Brown, parvient pendant près d'une heure à tenir cet écueil à distance, grâce à un travail scénaristique original des frères Butterworth, déjà derrière le script réussi d'Edge of tomorrow, qui tentent de déconstruire le mythe en le ramenant à son point le plus trivial : Brown y passe pour un businessman mégalo et tyrannique, obsédé par l'idée d'être le meilleur et de bouffer ses concurrents blancs. Cela passe par une idée de mise en scène assez forte : régulièrement, James Brown s'adresse directement au spectateur, comme pour lui signifier que c'est bien lui qui raconte sa vie à l'écran, comme s'il rédigeait sa propre légende.

On n'en attendait pas tant de la part du réalisateur du médiocre La Couleur des sentiments ; ce n'est cependant que de courte durée — contrairement au film lui-même, incroyablement long. Car le récit reprend ensuite ses marques chronologiques — ascension, trahison, gloire, chute — et finit par recycler tous les clichés du genre : le trauma d'enfance, la décadence physique et le génie artistique qui y survit. Le film adopte un académisme appliqué et passablement ennuyeux, sans véritable style ni parti pris sinon celui, minimal, d'offrir les morceaux dans leur intégralité. Pour cela, la B.O. aurait pu suffire…

Christophe Chabert

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Des légendes vivantes, il n’en reste guère… et Maceo Parker est de celles-là ! Né en 1943 en Caroline du Nord, il est sans doute le saxophoniste le plus funky de la planète, mondialement connu pour la place qu’il a tenu durant vingt-cinq ans au sein du groupe The JB’s, la mythique funk machine du grand James Brown. Admiré pour son étonnante longévité artistique, le musicien fêtait son soixante-quinzième anniversaire le 14 février dernier, jour de la Saint-Valentin, avec un nouvel album en parfait raccord : It’s All About Love ! Parker est accompagné par le WDR Big Band de Cologne (dont le pianiste allemand Michael Abene signe les arrangements), rejoint par la batteuse Cora Coleman et le bassiste Carrol Dashiel. Toujours sur la brèche et littéralement increvable, Maceo ne cesse de parcourir le monde, encore capable d’enquiller près de deux cents concerts par an, d'une durée moyenne de 2h30 chacun ! Respect… Si parfois le saxophoniste remet un peu de jazz dans son funk, le groove demeure le même, imparable, presque viscéral. L’homme est aussi un personnage étonnamment attachant, communiquant avec son public à chacun de ses concerts avec une sincère bienveillance et une to

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Tromboniste légendaire, auteur et chef d'orchestre, Fred Wesley demeure à soixante-quatorze ans l'un des grands maîtres du funk, avec George Clinton, Maceo Parker, Pee Wee Ellis, Boosty Collins et James Brown. Wesley débarque au Fil fin avril avec The New JBs (nouvelle mouture du J.B.'s Horns) pour une célébration jazz 'n' funk groovy ! Fred Wesley & The New JB's, saedi 28 avril à 20h30 au Fil

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Une sex machine habitée par sa muse

Soul/Funk | Ex-choriste de James Brown, Martha High débarque à Saint-Etienne pour un show entre soul et funk à faire fondre les deux pôles.

Niko Rodamel | Mercredi 1 février 2017

Une sex machine habitée par sa muse

Dans un groupe de musique, il est un poste peut-être encore plus ingrat que celui de bassiste. En effet, qui connait le nom des choristes qui soutiennent et habillent la voix du chanteur ou de la chanteuse sur qui tous les regards se concentrent ? Donner de la voix aux côtés d’une star peut bien évidemment constituer un formidable tremplin pour peu que, en plus d’avoir du talent, la chance vous sourit. L’excellent documentaire Twenty feet from stardom (à quelques mètres de la gloire) diffusé sur Arte l’été dernier, revenait justement sur ces artistes de l'ombre en retraçant le parcours de cinq vocalistes d'exception devenus à leur tour des stars, de Whitney Houston (choriste de Chaka Khan) à Cher (avec The Ronettes) en passant par Elton John qui a offert ses services vocaux à plusieurs groupes avant de se faire un nom. Martha High fut le principal soutien vocal de l’immense Monsieur Dynamite, alias James Brown, pendant près de trente-cinq années. Elle était aussi son amie et sa confidente. La jeune chanteuse qui avait débuté dans les églises découvrira la scène, les studios d'enregistrement et les tournées aux quatre coins de la planète aux côtés d'un artiste profondéme

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