Mad Max : les routes furieuses de George Miller

ECRANS | Avant la sortie de Fury road, une soirée au Méliès Saint-François pour revoir Mad Max et Mad Max 2.

Christophe Chabert | Mardi 5 mai 2015

Élu meilleur film de l'année par tout ce qu'Internet compte de critiques de bande-annonces à la simple vue de ses innombrables trailers, Mad Max Fury road sera visible en version longue — en version film, quoi — dès le 14 mai. Histoire de rappeler que le culte autour du personnage ne date pas d'aujourd'hui, Le Méliès Saint-François organise la veille une soirée avec les deux premiers volets de la saga signée George Miller — le troisième, où le cinéaste amorce un virage humaniste qu'il maintiendra ensuite via Lorenzo, Babe, le cochon dans la ville ou les deux Happy feet, est plus embarrassant.

Dans Mad Max, on fait donc la connaissance de Max Rockatansky (Mel Gibson), flic badass arpentant les routes australiennes où des punks complètement vrillés sèment la terreur — viols, meurtres et tutti quanti — à la poursuite d'un or noir devenu denrée rare. À grands coups de scènes de poursuites spectaculaires, de violence et de nihilisme, Miller pose les bases d'un univers où la folie semble prendre le dessus sur tout autre sentiment, mais le circonscrit encore dans un périmètre réaliste, celui d'un futur proche où l'humanité prépare sa destruction.

Celle-ci intervient entre le premier et le deuxième volet, celui-ci baignant dans une ambiance post-apocalyptique qui fera école et reste indépassée jusqu'à aujourd'hui : les bandes sont composées d'individus dégénérés revenus quasiment à l'âge de pierre — mais de la pierre qui aurait l'odeur du pétrole — et Max lui-même laisse libre cours à ses pulsions les plus sauvages pour défendre une communauté encore préservée de cette régression barbare. Malgré son caractère brutal et presque gore, Mad Max 2 est le sésame qui ouvre à Miller les portes du cinéma mainstream et d'Hollywood, même s'il en restera un drôle de specimen aux projets inclassables et personnels.

Christophe Chabert

Soirée Mad Max
Au Méliès Saint-François, mercredi 13 mai à 20h

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Rentrée ciné 2015 : l’Amérique au firmament…

ECRANS | Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas : de janvier à juin, c’est le retour des super auteurs du cinéma américain avec des films qu’on dira, par euphémisme, excitants. À l’ombre de ces mastodontes vrombissants, une poignée de cinéastes d’ici devraient leur donner le change. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 6 janvier 2015

Rentrée ciné 2015 : l’Amérique au firmament…

Les Wachowski, Eastwood, Gonzalez Iñarritu, Paul Thomas Anderson, Michael Mann, Tim Burton, George Miller, à qui on ajouterait bien James Wan et Josh Whedon : le premier semestre 2015 se pose en miroir inversé du dernier semestre 2014. Fini le renouvellement générationnel, les cinéastes du monde entier qui arrivent à une forme de maturité créative, les francs-tireurs décidés à faire trembler le cinoche mainstream ou son frère jumeau, le world cinéma… Certes, il y en aura quelques-uns d’ici à fin mai ; mais ce sont bien les super-auteurs américains qui risquent de faire la pluie et le beau temps sur l’actualité cinématographique d’ici là. Après un mois de janvier en forme de tour de chauffe, ce sont donc Larry et Lana Wachowski qui ouvrent le bal avec leur Jupiter ascending le 4 février — que son distributeur français a, de manière particulièrement débile, rebaptisé Jupiter : le destin de l’univers. Après la fresque spatio-temporelle de Cloud Atlas, génial puzzle d’une ambition folle, les Wachowski s’envoient en l

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