Le Voyage d'Arlo

ECRANS | Après avoir conquis les esprits et les cœurs au printemps grâce à Vice-Versa, le studio Pixar sort son second film de l’année. Est-ce une si bonne nouvelle que cela ?

Vincent Raymond | Mercredi 25 novembre 2015

Photo : DR


Comme il y a des années à treize lunes, 2015 aura donc été celle aux deux Pixar. Mais le calendrier se révèle aussi implacable que trompeur : sorti après Vice-Versa, Le Voyage d'Arlo aurait dû le précéder d'un an, si son réalisateur initial Bob Peterson n'avait pas été remercié et si, surtout, le projet avait été plus solide. Malgré, les changements d'équipes, les remaniements de scénario ; malgré, enfin la garantie de qualité théorique que constitue le label Pixar, c'est un film malade qui nous est donné à voir. Aussi bancal et minuscule que le héros-titre au sortir de son œuf immense et prometteur.

Oh, la technique n'est pas en cause : la représentation des décors et de la nature frise la perfection… jusque dans ses imperfections ; quant à la relative laideur des personnages (ou, à tout le moins, leur graphisme sommaire, digne d'un patatoïde de classe maternelle), elle semble destinée à rappeler au spectateur qu'il se trouve bien devant un univers factice, un simulacre de monde, et non des prises de vues réelles. Le plus désolant en effet, c'est le manque de fluidité dans une narration faite de soubresauts et d'entrechocs ; l'extrême prévisibilité de ce Voyage initiatique, dépourvu d'imprévu et à l'issue convenue.

Dino bizuthé

Pourtant, il y avait matière… Car toute l'histoire repose sur un postulat astronomico-uchronique astucieux : au lieu de s'écraser dans la péninsule du Yucatán il y a 65 millions d'années, la fameuse comète responsable de l'extinction des dinosaures se contente ici de frôler la Terre. Par suite, les sauriens évoluent et coexistent avec les humains — ce qui tient davantage de l'extrapolation amusante que de la vraisemblance scientifique.

Au passage, voilà qui justifie les affiches montrant un enfant et un saurien, et rassure ceux qui pouvaient craindre que Pixar (ou la maison-mère Disney) se soit commis dans la promotion explicite du créationnisme. Enfin et surtout, l'initiation du petit dinosaure se fait dans la douleur, sans concession ni atténuation cosmétique de la violence du monde. Comme dans la vraie vie, le malingre Arlo est confronté à la mort, à la peur, à l'humiliation, aux coups… bref, à une telle avalanche de sentiments négatifs et d'avanies qu'on s'attend à ce qu'une assistante sociale exige son placement. Cette rudesse troublante, qu'aucune joie ou presque ne contrebalance, achève de plomber un film qui, paradoxalement, a l'air inachevé…

Le Voyage d'Arlo
De Peter Sohn (ÉU, 1h35) animation


Le Voyage d'Arlo

De Peter Sohn (ÉU, 1h35) avec Jean-Baptiste Charles, Eric Cantona...

De Peter Sohn (ÉU, 1h35) avec Jean-Baptiste Charles, Eric Cantona...

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Et si la catastrophe cataclysmique qui a bouleversé la Terre et provoqué l'extinction des dinosaures n'avait jamais eu lieu ? Et si les dinosaures ne s'étaient jamais éteints, et vivaient parmi nous de nos jours ?


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Megarama change de bobine à Saint-Etienne

Salles | Après avoir racheté l’Alhambra et le Camion Rouge, le groupe Megarama a entrepris des travaux conséquents dans le premier. Tout en changeant les noms des deux cinémas stéphanois.

Nicolas Bros | Mercredi 30 juin 2021

Megarama change de bobine à Saint-Etienne

Après son rachat il y a presque une année des cinémas Alhambra (place Jean-Jaurès) et Camion Rouge (vers la place Chavanelle), le groupe Megarama de Jean-Pierre Lemoine a remis ces deux établissements à sa sauce. Si le Camion Rouge a simplement changé de nom (devenant Megarama Chavanelle) et remplacé ses bornes de caisses et logiciels, le désormais ex-Alhambra (devenu Megarama Jean-Jaurès) a lui subi de nombreux travaux. Une enveloppe de 5 millions d’euros a été investie dans le cinéma pour reprendre le hall d’accueil, les sanitaires, les salles et les sièges. D’autre part, les trois grandes salles ont été dotées de projecteurs laser alors que les écrans n’ont quant à eux pas été touchés. Avec ce grand coup de fraîcheur, cumulé à la réouverture des salles obscures, le nouveau propriétaire compte bien redonner un coup de fouet à ces deux établissements qui avaient perdu de leur superbe au fil du temps.

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Oubliez Netflix et Amazon

ECRANS | Une nouvelle plateforme de streaming VOD va voir le jour le 19 juin et elle est Stéphanoise. Orientée vers les films indépendants (surtout courts métrages, séries et docus), SOFA Vod pourrait faire parler d’elle.

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Oubliez Netflix et Amazon

Voilà un projet stéphanois qui a de l’ambition en venant se positionner sur le marché très concurrentiel du streaming vidéo. SOFA Vod est une plateforme pensée par un quatuor qui compte bien parvenir à se tailler une place au soleil dans ce monde numérique sans merci. Si le grand public connaît forcément les mastodontes que sont Netflix ou Amazon Prime, il existe une multitude d’offres dans le secteur. Mais cette donnée n’a pas effrayé Maxime, Guillaume, Alexis et Kévin, qui ont décidé de se lancer dans le bain. « Nous étions tous les quatre des créateurs de contenus, explique Maxime Bonzi. Nous nous sommes vite rendus compte que le format de fiction n’était pas forcément le bienvenu sur YouTube, qui met plutôt en avant des vidéos face cam ou humoristiques. Il y a une centaine de courts-métrages qui sont publiés par jour sur Internet et cette offre est noyée dans la masse. Il existait donc une forte demande d’un service permettant de mettre en avant les œuvres de fiction. » Partant de ce constat, les quatre acolytes décident de créer leur structure en parallèle de leurs activités. Deux formules d’abonnement et une fonctionnalité inédite

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Le Méliès Jean-Jaurès va changer de façade

Ciné | Après avoir subi d'importants travaux pendant l'été 2019, avec notamment un accueil et des salles refaits à neuf dans un style art déco, le cinéma Le Méliès (...)

Nicolas Bros | Lundi 14 décembre 2020

Le Méliès Jean-Jaurès va changer de façade

Après avoir subi d'importants travaux pendant l'été 2019, avec notamment un accueil et des salles refaits à neuf dans un style art déco, le cinéma Le Méliès Jean-Jaurès va se parer d'une nouvelle devanture. « Après l'aval des Bâtiments de France, nous allons pouvoir finir les travaux entamés à l'été 2019 et procéder à la rénovation de la façade du Méliès Jean Jaurès », explique Paul-Marie Claret, dirigeant du cinéma. Une petite victoire dans cette période très compliquée pour l'activité cinématographique française...

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Couvre-feu : pas de dérogation pour le secteur culturel qui doit s'adapter

ACTUS | C'est officiel comme l'explique Le Parisien, malgré la demande de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, le secteur culturel n'aura pas (...)

Nicolas Bros | Vendredi 16 octobre 2020

Couvre-feu : pas de dérogation pour le secteur culturel qui doit s'adapter

C'est officiel comme l'explique Le Parisien, malgré la demande de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, le secteur culturel n'aura pas d'assouplissement des règles du couvre-feu qui entre en vigueur dans l'agglomération stéphanoise dès ce soir. Les salles de spectacles et cinémas devront donc se soumettre aux mêmes règles que les autres. Du coup, les établissements culturels commencent à tenter de s'adapter. Outre les événements déjà concernés demain (comme le concert Fraternités à la cathédrale Saint-Charles ou celui de Joseph Chedid au Pax), d'autres devraient suivre afin de maintenir une activité culturelle. Voici quelques exemples : - Du côté de la Comédie de Saint-Étienne, on explique qu' « à partir de lundi prochain à La Comédie, nous définirons les horaires adaptés de chaque spectacle diffusé jusqu'au 1er décembre. » - Au Chok Théâtre,

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Le port du masque désormais obligatoire au cinéma et au théâtre

Covid-19 | Le port du masque sera désormais obligatoire pendant les séances de cinéma, les représentations de théâtre et dans les autres lieux culturels. Le premier (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 26 août 2020

Le port du masque désormais obligatoire au cinéma et au théâtre

Le port du masque sera désormais obligatoire pendant les séances de cinéma, les représentations de théâtre et dans les autres lieux culturels. Le premier ministre l'a annoncé ce matin sur l'antenne de France Inter, où Jean Castex répondait aux questions de Léa Salamé. La décision a été prise mardi lors du conseil de défense. S'il a ajouté « oui, je dis aux Françaises et aux Français : allez au cinéma, allez au théâtre, vous ne risquez rien », il faudra donc être masqué. Ce qui, de toute évidence, devrait encore faire baisser la fréquentation des salles de cinéma déjà lourdement impactées depuis le début de la crise sanitaire. La date de mise en œuvre de cette mesure n'a pas encore été communiquée mais devrait être effective rapidement. J

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L'Alhambra et le Camion Rouge vendus

ECRANS | Selon le magazine Box Office Pro, Sylvie Massu exploitante des cinémas l'Alhambra (depuis 2014) et du Camion Rouge (depuis 2015) aurait trouvé un (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 juillet 2020

L'Alhambra et le Camion Rouge vendus

Selon le magazine Box Office Pro, Sylvie Massu exploitante des cinémas l'Alhambra (depuis 2014) et du Camion Rouge (depuis 2015) aurait trouvé un repreneur pour ces deux établissements après de nombreux mois de recherche. Il s'agirait de Jean-Pierre Lemoine, président du groupe Megarama, qui aurait confirmé ce jour le rachat des deux complexes stéphanois. Megarama, avec l'acquisition de ces cinémas, possède désormais 25 établissements en France.

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Des séances à tarifs réduits à Sainté

ECRANS | Le ciné à Sainté, ça sera 5€ à toutes les séances (hors séances spéciales et supplément 3D) du 22 juin au 30 juin 2020 dans les cinémas Alhambra, Camion et Méliès Jean (...)

Nicolas Bros | Lundi 15 juin 2020

Des séances à tarifs réduits à Sainté

Le ciné à Sainté, ça sera 5€ à toutes les séances (hors séances spéciales et supplément 3D) du 22 juin au 30 juin 2020 dans les cinémas Alhambra, Camion et Méliès Jean Jaurès. Une bonne nouvelle qui devrait en inciter plus d'un à retourner dans les salles obscures découvrir entre autres L'Ombre de Staline, Nous les Chiens, Filles de Joie ou même The Demon Inside pour les plus valeureux.

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Et après ?

Témoignages | Nous avons demandé à quelques responsables de lieux culturels où ils en étaient et comment ils envisageaient la suite des événements... Propos recueillis par Cerise Rochet et Nicolas Bros

La rédaction | Mardi 9 juin 2020

Et après ?

Flou complet au Zénith « Très honnêtement, nous n'avons pas une grosse visibilité sur l'automne » Sylvie Liogier, directrice du Zénith Saint-Étienne ne cache pas ses inquiétudes... « Nous sommes fermés jusqu'à fin août, avec des reports de spectacles sur la fin de l'année et sur 2021. Si on peut jouer dans des conditions "normales", c'est-à-dire avec du gel hydroalcoolique, un choix laissé aux spectateurs de porter ou non le masque et sans distanciation, ça reprendra normalement. Si la règle des 4 m² est encore là, ce n'est pas jouable ! Si nous ne pouvons faire rentrer que 1 500 personnes au Zénith, ce n'est pas rentable et pas confortable pour le public qui, lui, vient pour se détendre. » Pour la plus grande salle du département, l'impact économique est très important. « C'est catastrophique. Si on ne pouvait pas jouer jusqu'à janvier 2021, ce serait un impact de plus d'un million d'euros... confie la dirigeante. Je ne connais pas de société qui peuvent tenir avec deux mois de recettes et 10 mois sans recette. On sait qu'il y a des périodes plus calmes que d'autres mais là, ce n'est pas tenable ni pour nous, ni pour l

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Cannes sans Cannes : résistance à distance pour les producteurs

ECRANS | Mi-mai, la planète cinéma se retrouve toujours à Cannes. Sauf cette année, puisqu’à l’instar de toutes les grandes manifestations, le festival international du film a dû déclarer forfait. Comment les producteurs rhônalpins composent-ils avec ce contretemps majeur ?

Vincent Raymond | Mercredi 20 mai 2020

Cannes sans Cannes : résistance à distance pour les producteurs

On n’aurait jamais imaginé les croiser à Lyon à cette période de l’année. Mais pour ces familiers de la Croisette, mai 2020 se vit sur les pavés, loin de la plage. Loin aussi des salles obscures, des travées du marché du film, voire des soirées réputées pour leur faste. Au moment où les exploitants et les distributeurs espèrent entrevoir le bout du tunnel avec une réouverture murmurée pour la mi-juillet, alors que les tournages commencent à se reprogrammer — dans des conditions hautement sécurisées —, les producteurs continuent à travailler pour qu’il y ait encore du cinéma sur les écrans, demain. Vaille que vaille… Vincent Michaud Producteur (2 Hérons productions) « On fait le festival de Cannes au bureau ! Mardi 12 mai, le jour de l’ouverture, j’ai reçu des amis producteurs lyonnais et parisiens devant une magnifique toile des marches du festival, acquise il y a deux ans (rires). Sinon, les rendez-vous se font avec Zoom, au lieu de se faire dans le Palais ou dans les pavillons des commissions régionales. Toujours le 12, je devais rencontrer la Commission du film Grand Est dans son pavillon cannois pour un long-métrage avec u

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Les cinés pourraient rouvrir début juillet

ACTUS | Le ministre de la Culture, Franck Riester a annoncé ce matin dans l'émission Télématin sur France 2 qu'était envisagé une réouverture des salles de ciné début (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 mai 2020

Les cinés pourraient rouvrir début juillet

Le ministre de la Culture, Franck Riester a annoncé ce matin dans l'émission Télématin sur France 2 qu'était envisagé une réouverture des salles de ciné début juillet. Une possibilité soumise bien évidemment à l'évolution de l'épidémie de coronavirus. Nous travaillons à une réouverture des salles de cinéma début juillet. Mais il est encore trop tôt pour prendre une décision définitive. Nous ferons le point sur l'évolution de l'épidémie et la prochaine phase de déconfinement à la fin du mois de mai. #Les4V pic.twitter.com/pE3Fk13Yi4 — Franck Riester (@franckriester) May 20, 2020

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Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 23 mars

Confinement Covid19 / Idées culture | Que faire pendant le confinement ? Régulièrement, nous essaierons, dans la mesure du possible, de vous fournir quelques idées pour vous divertir, apprendre ou partager de bons moments dans cette période compliquée.

Nicolas Bros | Lundi 23 mars 2020

Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 23 mars

Plongée dans les archives et les bouquins La Ville de Saint-Étienne a ouvert en fin de semaine dernière l'ensemble du catalogue des films de la cinémathèque municipale mais également des livres numériques des médiathèques municipales. L'occasion de plonger dans l'ancien temps et de découvrir des pépites nichées dans les films possédés par cette institution qui fêtera en 2022 ses 100 ans d'existence. Plus d'infos sur(www.mediatheques.saint-etienne.fr et www.cinematheque.saint-etienne.fr Enquêter depuis chez soi Prends ta loupe, de quoi noter et file sur la page Facebook du 1909 Escape Game. L'établissement stéphanois lance aujourd’hui même un jeu interactif pour maintenir éveiller nos sens. L'histoire débute ainsi : « Une perle de pierre de lune vient d’être découverte sur la colline de Rochetaillée. Malheureusement, elle vient d’être volée lors de son transport entre Saint-Etienne et Sain

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Le Méliès rembobine encore

Rétro ciné | Le cinéma stéphanois Le Méliès Saint-François réitère son opération "Retour vers le futur" le samedi 14 et dimanche 15 mars. Après le succès de la première édition de décembre (...)

Nicolas Bros | Vendredi 21 février 2020

Le Méliès rembobine encore

Le cinéma stéphanois Le Méliès Saint-François réitère son opération "Retour vers le futur" le samedi 14 et dimanche 15 mars. Après le succès de la première édition de décembre 2019, les pelloches de "cinéma de patrimoine" vont défiler encore une fois. Au programme cette fois-ci, La Vie de Brian des Monthy Python, La Ruée vers l'Or de Charlie Chaplin, Danse avec les Loups de Kevin Costner, Festen ou encore Qui veut la peau de Roger Rabbit ?. Au total, ce sont 16 films qui seront projetés dans les salles de Saint-François, dont plusieurs copies 35 mm. Nostalgique vous avez dit ? Retour vers le futur, week-end #2, samedi 14 et dimanche 15 mars au Méliès Saint-François Plus d'infos et programmation sur cette page

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Mamacita : La mamatriarche

ECRANS | Documentaire de Jose Pablo Estrada Torrescano (Mex., 1h15)

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Mamacita : La mamatriarche

Bientôt centenaire, la Mexicaine Mamacita n’a rien d’une grand-mère gâteau. Partie de rien, cette femme à poigne ayant réussi à monter une chaîne de salons de beauté, avait fait promettre à son petit-fils parti étudier le cinéma en Allemagne, qu’il lui consacrerait un film. Le voici… Impressionnante, irritante et attachante à la fois… Au fil de ses images, Jose Pablo Estrada Torrescano révèle sans filtre une maîtresse-femme assumant fièrement sa coquetterie et son autorité (voire, son autoritarisme) mâtinée d’une redoutable mauvaise foi chronique. Mais cet aplomb d’acier, conjugué à son tempérament baroque, apparaissent comme les piliers de sa résilience, Mamacita ayant eu à dépasser les revers de fortune de ses parents. Bien que volontiers rudoyé par son aïeule, Jose Pablo Estrada Torrescano va parvenir à force de présence et de bienveillance à lui arracher des confidences très intimes sur son rapport à ses “fantômes“ et lui faire fendre l’armure pour la première fois de sa tumultueuse vie. Mamacita aurait-elle livré toutes ces vérités sans l’interface artéfactuelle de la caméra, et donc la certitude d’une part de postérité ? Rien n’est moins sûr. Ce qu’elle

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Forman à ses débuts

Rétro ciné | Milos Forman fait partie des génies du 7e Art. S'il est connu pour des oeuvres majeures telles que Vol au-dessus d'un nid de coucou, ou Amadeus, ses (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 janvier 2020

Forman à ses débuts

Milos Forman fait partie des génies du 7e Art. S'il est connu pour des oeuvres majeures telles que Vol au-dessus d'un nid de coucou, ou Amadeus, ses premiers films constituent des témoignages précieux d'une jeunesse tchécoslovaque commençant à montrer des vélléités de sortir du carcan soviétique. La cinémathèque stéphanoise ainsi que Le Méliès proposent de découvrir quatre pellicules qui permettent de plonger dans cet univers singulier : L’Audition, L’As de pique, Les Amours d’une blonde et Au feu les pompiers. Des oeuvres également en forme de prémisses des réalisations américaines à venir du cinéaste. Infos et horaires sur le site de la cinémathèque et du cinéma le Méliès

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Une brasserie au Méliès

Resto | Le Méliès Jean Jaurès, célèbre cinéma indépendant du centre-ville stéphanois, s'est refait une beauté cet été, avec des salles et des espaces d'accueil rénovés dans un (...)

Nicolas Bros | Mardi 26 novembre 2019

Une brasserie au Méliès

Le Méliès Jean Jaurès, célèbre cinéma indépendant du centre-ville stéphanois, s'est refait une beauté cet été, avec des salles et des espaces d'accueil rénovés dans un style art déco très tendance. Après ces travaux conséquents, c'était au tour de l'ex-Nouai Borfa d'être repris par l'équipe du Méliès Café pour devenir le Méliès Brasserie. Une belle opportunité pour Grégoire Claret et son équipe afin de proposer un nouvel espace restauration. « Il y a une cohérence architecturale art déco avec le cinéma puisque ce sont Clémence Boyer et Philippine Lemaire, déjà intervenues pour la rénovation des salles et du hall d'accueil, qui ont dessiné les traits de la brasserie, explique Grégoire Claret, dirigeant de la brasserie et du Méliès Café. Nous avons prévu 102 couverts assis et environ 25 places sur des mange-debout, ainsi qu'un espace cave à vins. » C'est dans un cadré épuré, classieux et cosy que l'on pénètre. Une cuisine fraîche et maison à partir de bons produits Côté carte, tout est fait maison, à base de produits régionaux. Le menu ne p

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Faire face

Festival ciné | C'est à une 15e édition d'un festival toujours aussi fier que l'équipe de Face à Face nous convie. Au programme, de nombreux films, longs et courts, des (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Faire face

C'est à une 15e édition d'un festival toujours aussi fier que l'équipe de Face à Face nous convie. Au programme, de nombreux films, longs et courts, des conférences, rencontres et animations se succéderont du 26 novembre au 1er décembre. Une période qui coïncide avec la journée de lutte contre le sida (1er décembre) mais également avec un cycle consacré aux "années sida" à la Cinémathèque de Saint-Étienne avec débats et témoignages. De surcroît, le festival propose deux nouveautés cette année avec un stand de réalité virtuelle le samedi 30 novembre au Méliès Saint-François et un "cinescape game" le même jour au Méliès Jean Jaurès. Côté pellicule, la célèbre Nuit du Court fête sa 8e année avec 18 films sélectionnés et projetés le 30 novembre au Méliès Saint-François. La séance culte est consacrée à Priscilla, folle du désert. À signaler également les diffusions Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré (27/11 à la cinémathèque) ou encore le film franco-guatémaltèque Tremblements de Jayro Bustamante (le 26/11 à Saint-François) suivi d'un échange avec un ex-ministre du culte catholique. Enfin, précisons que l'association est en recherche permanent

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Ça tourne !

Reggae | La société stéphanoise GRINTA Films tourne actuellement un clip pour le reggae man Balik, dans divers quartiers de Saint-Étienne. Profitant de la douceur (...)

Niko Rodamel | Mardi 15 octobre 2019

Ça tourne !

La société stéphanoise GRINTA Films tourne actuellement un clip pour le reggae man Balik, dans divers quartiers de Saint-Étienne. Profitant de la douceur de ce début d'automne, le leader du groupe Danakil a en effet choisi une entreprise ligérienne pour mettre en image son single Ce qu'on achète pas. Une équipe restreinte et mobile est à pied d'œuvre pour trois jours de tournage en lumière naturelle, dans les quartiers de Bergson et de la Cotonne, ainsi qu'à la Cité du design. À l'écran, Balik est accompagné d'une comédienne-danseuse, la sublime Elodie Sénigallia. En recherche de nouveaux réalisateurs pour accompagner le projet solo de Balik, le label Baco Records a donc contacté le Stéphanois Kamir Meridja, à qui l'on doit notamment le documentaire Rude Boy Story que tous les fans de Dub Inc connaissent bien. GRINTA Films a précédemment signé des clips plutôt bien léchés pour un grand nombre de groupes parmi lesquels Nosfell, Barrio Populo, Röyksopp, Apple Jelly, Keny Arkana ou encore John Tejada. Rappelons que Balik sera sur la scène du Clapier le 22 novembre.

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Le lundi, c'est tarif réduit pour le ciné à Sainté

Cinéma | Forts du succès de l'opération "Sainté fête le cinéma", les quatre cinémas stéphanois (l'Alhambra, Le Camion Rouge, Le Méliès Jean Jaurès et le Méliès Saint-François) (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 septembre 2019

Le lundi, c'est tarif réduit pour le ciné à Sainté

Forts du succès de l'opération "Sainté fête le cinéma", les quatre cinémas stéphanois (l'Alhambra, Le Camion Rouge, Le Méliès Jean Jaurès et le Méliès Saint-François) s'associent à nouveau afin de proposer une opération spéciale depuis lundi 2 septembre. Tous les lundis, dans ces quatre établissements, le tarif d'une place de cinéma sera désormais de 6.90 €. L'offre est valable pour tous, pour tous les films, à toutes les séances (hors séances spéciales et supplément 3D). Une raison supplémentaire de sortir de chez soi le lundi !

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La rentrée ciné 2019, au(x) fil(ms) des semaines…

ECRANS | Sortie triomphalement au printemps la Palme d’Or laisse un boulevard aux films de l’automne, qui se bousculent au portillon. À vous de les départager, ex aequo autorisés…

Vincent Raymond | Mercredi 4 septembre 2019

La rentrée ciné 2019, au(x) fil(ms) des semaines…

Avec Portrait de la jeune fille en feu, Céline Sciamma filme, sur fond de dissimulation artistique, le rapprochement intime et intellectuel de deux femmes à l’époque des Lumières. Une œuvre marquée par la présence invisible des hommes, le poids indélébile des amours perdues et le duo Noémie Merlant/Adèle Haenel. Prix du scénario à Cannes (18 septembre) À la même date venu de Venise et des étoiles, Ad Astra, dans lequel James Gray embarque Brad Pitt pour un voyage galactique (après le Tarantino, Brad place ses billes pour l’Oscar). Dans un futur proche, un petit village aidé par son vieux chaman et sa drogue rendant combatif, résiste encore et toujours à l’État résolu à le rayer de la carte… Après Aquarius, Kleber Mendonça Filho s’associe à Juliano Dornelles pour livrer avec Bacura

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Ça bouge encore au Méliès

Brasserie | Après avoir connu des travaux de rénovation importants pendant l'été, le cinéma Le Méliès Jean Jaurès voit encore une évolution, cette fois-ci avec l'ouverture en novembre d'une brasserie reliée au Méliès Café.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Ça bouge encore au Méliès

Le cinéma Le Méliès Jean Jaurès a connu cet été des travaux conséquents afin que l'établissement renoue avec l'âme Art Déco du bâtiment qui l'héberge. Ce sont notamment 450 nouveaux fauteuils qui ont été installés dont une vingtaine de "love seat", la pose de 1 200 m² de moquetteet 2 000 m² de surface repeinte. Cette évolution constitue un nouveau souffle pour le cinéma de la place Jean Jaurès. Mais les nouveautés ne s'arrêtent pas là pour autant. En juillet, le gérant du Méliès Café, Grégoire Claret, a annoncé la reprise des locaux du Nouai Borfa, jouxtant le cinéma et le café. « Nous allons transformer l'ancien restaurant en brasserie qui ouvrira début novembre avec une centaine de couverts, explique le dirigeant. Nous proposons 6 à 7 plats maximum, pas une carte à rallonge. » Le Méliès Café sera conservé et restera un lieu de vie à part entière tandis que la brasserie viendra compléter l'offre. « L'objectif est de créer un lieu où le visiteur peut venir prendre un verre, se restaurer et voir un film. » Côté décoration, la brasserie s'habillera dans le même esprit insufflé dans le "nouveau" Méliès Jean Jaurès. « Il y aura une cohérence architect

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Cinémathèque 2.0

ECRANS | Vieille de près d'un siècle, la Cinémathèque de Saint-Étienne est remplie de trésors du septième art, sauvés de l'oubli par ses missions de sauvegarde et de (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 11 juillet 2019

Cinémathèque 2.0

Vieille de près d'un siècle, la Cinémathèque de Saint-Étienne est remplie de trésors du septième art, sauvés de l'oubli par ses missions de sauvegarde et de valorisation du patrimoine cinématographique. Grâce à elle, notre cité a reçu du ministère de la culture, le label « Bibliothèque Numérique de Référence ». Afin de partager ses contenus avec le plus grand nombre, la cinémathèque lance son site internet dédié. Celui-ci permet notamment le visionnage en ligne de plus d'une soixantaine de films. Site dédié à retrouver ici.

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La Fête du ciné prolongée à Sainté

Fête du ciné | La Fête du cinéma se déroule cette année du 30 juin au 3 juillet. Cet événement permet à toutes et tous de se rendre dans les salles obscures pour 4 euros la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 19 juin 2019

La Fête du ciné prolongée à Sainté

La Fête du cinéma se déroule cette année du 30 juin au 3 juillet. Cet événement permet à toutes et tous de se rendre dans les salles obscures pour 4 euros la séance. À Saint-Étienne, on prolonge le plaisir jusqu'au 7 juillet du côté de l’Alhambra, du Camion Rouge, du Méliès Jean Jaurès et du Méliès Saint-François. L'événement s'appelle Sainté Fête le Cinéma avec, toujours, la place de ciné à 4 euros. 4 jours de fête supplémentaire dans les 4 cinémas stéphanois. À signaler que Le Méliès propose huit avant-premières pour l'occasion comprenant leurs six coups de coeur du Festival de Cannes 2019 (dont Lord of Chaos de Jonas Åkerlund le 30 juin, Sorry We Missed You de Ken Loach le 2 juillet ou encore J'ai Perdu Mon Corps de Jérémy Clapin le 6 juillet ainsi que deux films musicaux. Programmation complète de la Fête du Cinéma et de Sainté fête le Ciné à retrouver sur le site du Méliès et sur le site de l'Alhambra/Camion Rouge

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Une société qui danse

Festival danse & ciné | Le festival DesArts//DesCinés laisse cette année sa place à DAN.CIN.FEST. Un rassemblement qui met à l'honneur un genre cinématographique à part entière et qui a le vent en poupe : le film dansé sociétal. Explications.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Une société qui danse

Exit DesArts//DesCinés, bienvenue à DAN.CIN.LAB. L'association Stéla, après avoir été porteuse entre 2010 et 2018 du festival DesArts//DesCinés à propos des relations entre danse et cinéma, a décidé de réorienter légèrement son action. Depuis la rentrée 2018, c'est une nouvelle plateforme qui permet à l'association de structurer son action autour de différents pôles de travail de projets mêlant danse et image. Ainsi, ce sont quatre activités qui se retrouvent engagées dans ce nouveau projet : DAN.CIN.FILMS pour la production de projets de danse pour l’écran, DAN.CIN.PASS. pour l’accompagnement d’équipes chorégraphiques professionnelles en France et à l’étranger, DAN.CIN.PROD. pour la conception et la production d’événements et DAN.CIN.FEST qui remplace le précédent festival. « L'idée était de regrouper les différentes activités de Stéla autour d'une structure porteuse, avec une concentration sur le film dansé sociétal qui est un genre cinématographique à part, explique Anna Alexandre, directrice de la structure. Il est important de distinguer la vidéodanse qui correspond à de la danse pour l'écran comme les vidéoclips, du film dansé sociétal qui utilise la danse po

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Le Méliès Jean Jaurès s'offre un lifting

Lieu de culture(s) | Le cinéma Méliès Jean Jaurès va connaître une rénovation importante au cours de l'été avec à la clé davantage de confort pour ses spectateurs et une décoration en accord avec le côté Art Déco originel du bâtiment. Le cinéma devra fermer deux semaines fin juillet pour que les travaux s'effectuent.

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Le Méliès Jean Jaurès s'offre un lifting

« Douillet et sobre » voilà les maîtres mots de Paul-Marie Claret, directeur du cinéma Le Méliès Jean Jaurès, pour caractériser le vaste programme de rénovation que va connaître son établissement à partir de cet été. Après avoir investi entre 2012 et 2018 sur le passage au numérique et d'autres travaux moins visibles pour le grand public, le cinéma indépendant stéphanois va connaître une cure de jouvence. « Nous souhaitons créer un cocon, que le spectateur du moment où il passe la porte de notre établissement se retrouve dans une "bulle cinéma", qu'il laisse ses soucis à l'entrée et entreprenne un voyage "en cinéma" » explique Paul-Marie Claret. Avec le concours de Clémence Boyer, architecte, Philippine Lemaire, designer et Jordi Badiou, pour la partie technique, c'est un programme complet de rénovation qui va démarrer dès début juillet : reprise complète des salles (avec notamment 450 nouveaux fauteuils installés dont une vingtaine de "love seat" ou siège double sans accoudoir), des halls d'attente, des sorties, des sanitaires, mise en conformité avec les dernières normes d'accessibilité, remplacement du système de sécurité incendie... C'est une enveloppe comp

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Pour cinéphiles en culotte courte

Festival | 19e édition pour le festival Tête de Mule qui se balade entre le Méliès Saint-François, le Ciné Pilat de Pélussin mais aussi à Saint-Germain-Laval pour son "hors les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 11 avril 2019

Pour cinéphiles en culotte courte

19e édition pour le festival Tête de Mule qui se balade entre le Méliès Saint-François, le Ciné Pilat de Pélussin mais aussi à Saint-Germain-Laval pour son "hors les murs". Cet événement orienté vers le ciné destiné aux jeunes propose trois compétitions de films (3-6 ans, 7-12 ans et ados), des films hors compétition, des séances spéciales, des ateliers... Au total 19 films seront proposés du 10 au 25 avril. Parmi la programmation, nous retenons cette année l'orientation skate avec la projection de 90's de Jonah Hill et de Skate Kitchen de Crystal Moselle ainsi que la belle place donnée à trois films d'animations japonais : Porco Rosso de l'incontournable Miyazaki, Liz et l'Oiseau Bleu de Yamada et Le Garçon et la Bête de Hosoda. La programmation complète du festival est à retrouver sur cette page. Festival Tête de Mule, du 10 au 25 avril dans différents lieux : - Le Méliès Saint-François à Saint-Étienne - Cinémathèque de Saint-Étienne - Espace Duluth à Saint-Germain-Laval - CinéPilat de Pélussin

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Paul-Marie Claret / Cinéma Paradiso

Portrait | Avec une certaine idée du cinéma de proximité, Paul-Marie Claret dirige Le Méliès avec passion du haut de ses 36 ans. Une mission qu'il mène depuis 2011, non sans difficulté, mais avec un dévouement qui inspire le respect. Portrait d'un homme entier dans tout ce qu'il entreprend.

Nicolas Bros | Mercredi 9 janvier 2019

Paul-Marie Claret / Cinéma Paradiso

C'est un homme passionné qui nous attend lorsque nous poussons la porte de la cave Demain les Vins, située comme par un heureux hasard juste en face des anciens locaux du cinéma Le Méliès. Paul-Marie Claret sait tout ce que cet emplacement représente dans l'histoire de l'institution cinématographique stéphanoise qu'il dirige depuis 2011. Le Méliès est en quelque sorte devenu "son fils", après avoir été celui de son prédécesseur Alain Cramier. C'est d'ailleurs dans le giron de ce dernier que Paul-Marie a pu faire ses gammes, lui qui, petit, aimait déjà squatter les salles obscures. Mais avant d'arriver au poste de direction du Méliès Jean Jaurès et de créer le Méliès Saint-François (successeur du mythique cinéma Le France, situé rue de la Valse), ce fondu de pelloches s'est cherché pendant quelques années avant de trouver sa voie. Né en 82, ce Stéphanois "pure laine" a tout d'abord tenté sa chance en fac de droit, après son bac un peu par dépit... « Au départ, je voulais devenir journaliste, précise Paul-Marie Claret. J'ai raté Sciences-Po à 50 places près. J'ai ensuite voulu faire une fac d'histoire mais je n'ai pas pu et j'ai donc suivi deux ans de droit à Saint-É

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Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Cinéma | Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour objectif d'atteindre les 200 000 entrées par an. Prenant la suite du Ciné Lumière, fermé quelques semaines auparavant, ce nouveau venu dans le circuit des salles obscures ligériennes compte 6 salles flambant neuves allant de 96 places pour la plus petite à 295 pour la plus spacieuse. Intégré dans le nouvel ensemble Hall in One, le nouveau complexe cinématographique couramiaud fait belle figure. Calqué sur l'établissement modèle du groupe Véo situé à Muret, en banlieue toulousaine, ce nouveau cinéma propose 170 séances par semaine et emploie 12 personnes. « Notre établissement ne sera pas un cinéma pop-corn. Il proposera une programmation ouverte au plus grand nombre », assure l'équipe du Véo Grand Lumière. L'installation proposera donc aussi bien des blockbusters que des films pour enfants ou de l'art et essai. Cinéma Véo Grand Lumière, Hall in One, rue Maurice Bonnevialle à Saint-Chamond

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Un festival, des fiertés

Festival ciné | Le festival du film LGBTI+ stéphanois, Face à Face, revient pour sa 14e édition avec dans sa besace forcément quelques pelloches à découvrir mais également des (...)

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Un festival, des fiertés

Le festival du film LGBTI+ stéphanois, Face à Face, revient pour sa 14e édition avec dans sa besace forcément quelques pelloches à découvrir mais également des rencontres organisées autour de thèmes d'actualité (homoparentalité, discrimation liée à l'orientation sexuelle dans le football, dans l'armée ou des régions telles que la Tchétchénie...). L'objectif premier d'un tel événement reste par conséquent, de créer des temps d'échange entre des publics divers sur des questions de sociétés importantes. Ce sera le cas, par exemple, le samedi 24 novembre à 14h30 au foyer du Méliès Saint-François où des parents LGBT ainsi que des professionnels (avocat, notaire...) viendront discuter de la situation des familles homoparentales. Mais si le festival offre ces temps forts de partage et d'écoute, il reste également une belle opportunité de découvrir des films parfois peu diffusés. Parmi les oeuvres présentées cette année, citons Stonewall du réalisateur Roland Emmerich (Independance Day, Godzilla...) qui évoque les émeutes de 1969 à New-York ou encore l'improbable Femme au foyer extra-terreste contre zombie gay - tout un programme - et la présence d'Arielle Dombasle, marraine du

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Très amicale

Du cinéma au quartier | Présenté comme un « aller-retour cinéphile autour de l’œuvre d’un réalisateur entre les quartiers stéphanois et le Méliès », le projet Amicalement Vôtre correspond à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Très amicale

Présenté comme un « aller-retour cinéphile autour de l’œuvre d’un réalisateur entre les quartiers stéphanois et le Méliès », le projet Amicalement Vôtre correspond à la dernière innovation du cinéma stéphanois de Paul-Marie Claret. L'idée de l'établissement stéphanois est de rapprocher « physiquement et symboliquement » les quartiers du centre-ville en s'invitant avec un réalisateur dans les amicales laïques pour une séance ciné-débat en entrée libre. Le "match retour" est organisé au Méliès, avec un tout nouveau film en sortie nationale du réalisateur. Cette séance est proposée aux habitants du quartier qui sont, pour l'occasion transportés par une navette STAS spéciale. La prochaine session se déroule le vendredi 5 octobre avec le réalisateur Philippe Faucon autour de son nouveau film Amin. Signalons enfin que le cinéma vient d'obtenir une mention spéciale pour ce projet aux 73e Congrès de la Fédération nationale des cinémas français dans le cadre du Prix CNC de la salle innovante.

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Jean-Pierre Mocky à Saint-Étienne

Rencontre | Le réalisateur - mais aussi metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur - Jean-Pierre Mocky sera à Saint-Étienne ce (...)

Nicolas Bros | Mercredi 19 septembre 2018

Jean-Pierre Mocky à Saint-Étienne

Le réalisateur - mais aussi metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur - Jean-Pierre Mocky sera à Saint-Étienne ce week-end. Celui à qui nous devons des œuvres telles que Solo (1969), À mort l'arbitre (1984), Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982) ou encore Bonsoir (1992), viendra au Gran Lux (site Mosser - quartier Bellevue) samedi 22 et dimanche 23 afin de présenter deux de ses films, L'Albatros (samedi 22 septembre à 22h00) et Votez pour moi (dimanche 23 septembre à 20h30), mais également La Loi de l'Albatros de Charles Schnaebele & Virgile Tyrode (samedi 22 septembre à 20h30) et L'ïle Nue de Kaneto Shindo( dimanche 23 septembre à 17h00). Il est également prévu une "conversation avec Jean-Pierre Mocky" samedi 22 septembre à 17h00. Un week-end avec Jean-Pierre Mocky, samedi 22 et dimanche 23 septembre au Gran Lux (site Mosser - Bellevue) Programmation complète disponible sur cette page

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Les 18 coups de 2018

LES FILMS DU SEMESTRE | Avant d’enflammer le dancefloor du réveillon en éclusant (avec modération) la sangria cuvée Gaspar Noé, il vous reste quelques films à siroter. Auxquels vous pouvez ajouter des Animaux fantastiques, des Portraits XL d’Alain Cavalier, ou une visite du Donbass…

Vincent Raymond | Mardi 18 septembre 2018

Les 18 coups de 2018

Les Frères Sisters de Jacques Audiard (19 septembre) Escorté par son inséparable partenaire et coscénariste Thomas Bidegain, Jacques Audiard traverse l’Atlantique pour conter l’histoire de deux frères chasseurs de primes contaminés par la fièvre de l’or. Porté par l’inattendue fratrie John C. Reilly/Joaquin Phoenix — à l’œil puant le vice et la perversité — ce néo western-pépite empli de sang et de traumas ne vaut pas le coup, non, mais le six-coups ! Un peuple et son roi de Pierre Schoeller (26 septembre) Pierre Schoeller semble multiplier les résonances entre 1789 et 2018 dans cette épopée à hauteur d’Histoire et de personnages qui semble fusionner L’Exercice de l’État et Versailles. Le projet est un peu bancal, mais la distribution hallucinante et terriblement d’actualité. Alors, ça ira, ça ira… Amin de Philippe Faucon (3 octobre)

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Face à Face dévoile son thème 2018

ECRANS | Le festival du film LGBT+ de Saint-Étienne, Face à Face vient de dévoiler le thème central de sa prochaine édition, la 14e, qui se déroulera du 19 au 25 novembre (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 septembre 2018

Face à Face dévoile son thème 2018

Le festival du film LGBT+ de Saint-Étienne, Face à Face vient de dévoiler le thème central de sa prochaine édition, la 14e, qui se déroulera du 19 au 25 novembre 2018. L'équipe d'organisation a décidé de mettre en avant le sujet de l'homoparentalité. Parmi les nouveautés annoncées pour cette année, la présence de deux ou trois événements Off. Les lieux du festival restent les deux cinémas Méliès (Jean Jaurès et Saint-François), la Cinémathèque, le Zoobar, le F2, La Maison Rouge ainsi que le New Dandy. 14e festival Face à Face, du 19 au 25 novembre 2018

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L'Eden bientôt démoli

ACTUS | Selon nos confrères d'Activ Radio, l'ex-cinéma l'Eden, situé rue Blanqui, vient d'être vendu par sa propriétaire Sylvie Massu de la société dijonnaise (...)

Nicolas Bros | Vendredi 31 août 2018

L'Eden bientôt démoli

Selon nos confrères d'Activ Radio, l'ex-cinéma l'Eden, situé rue Blanqui, vient d'être vendu par sa propriétaire Sylvie Massu de la société dijonnaise ABC (possédant également L'Alhambra et Le Camion Rouge). Le bâtiment était en friche depuis 2003, année à laquelle les pellicules ont arrêté de défiler dans le lieu, qui ne répondait plus aux normes de sécurité en vigueur. L'Établissement public foncier de l’Ouest Rhône-Alpes (Epora) a racheté les murs durant l'été et la municipalité stéphanoise démolira le bâtiment en 2019, avant d'envisager un nouveau projet d'espace public, sur cet îlot de plus de 2 500 m² en plein centre-ville. Le coût prévisionnel de cette transformation s'élèverait à 3 millions d’euros.

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Lee Chang-dong : « Je voulais raconter la colère qui se forme chez les jeunes d’aujourd’hui »

Burning | Invité à ouvrir la saison de la Cinémathèque française (qui lui consacre une rétrospective), le cinéaste coréen y a présenté l’avant-première post-cannoise de son nouveau film, "Burning", adapté de Murakami et Faulkner. Conversation privée avec l’auteur de "Peppermint Candy".

Vincent Raymond | Vendredi 31 août 2018

Lee Chang-dong : « Je voulais raconter la colère qui se forme chez les jeunes d’aujourd’hui »

Burning usant volontiers d’une forme métaphorique, comment interpréter votre choix de faire de votre héros Jongsu un écrivain ayant du mal à écrire, sachant que justement vous avez débuté comme écrivain ? L C-d : Effectivement, Jongsu représente un aspirant écrivain, et je voulais montrer un caractère inhérent de ces jeunes gens, au moment où ils se posent beaucoup de questions sur ce qu’ils doivent absolument écrire. J’ai été écrivain. Il y a même un moment où je voulais écrire un roman : après avoir démissionné de mes fonctions ministérielles. Mais autour de moi, les gens étaient furieux, et me disaient de recommencer à faire des films. Alors j’ai abandonné. À présent, je suis un vieux cinéaste (sourire), mais dans mon for intérieur, je pense ne pas avoir trop changé. À chaque fois, je me demande comme un débutant quel film réaliser ; comment dialoguer avec les spectateurs… Cela traduit mes limites et mes faiblesses.

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"Sauvage" : Léo Love Caniveau

Drame | de Camille Vidal-Naquet (Fr., 1h39) avec Félix Maritaud, Eric Bernard, Philippe Ohrel…

Vincent Raymond | Mercredi 5 septembre 2018

Pour se fournir sa came quotidienne, Léo se vend ici ou là à des hommes, traînant son corps délabré de SDF sur les pavés parisiens. Des occasions de s’en sortir se présentent à lui parfois, mais il préfère vivre dans l’instant présent, l’adrénaline du fix et la sueur des corps incertains… Venir après Van Sant, après Téchiné, après Chéreau, après Genet, enfin après tout le monde en somme, dans la contre-allée de la représentation des éphèbes clochardisés vendant leur corps contre au mieux une bouffée de drogue, c’est déjà risqué. Mais ensuite tomber dans le maniérisme esthétique du pseudo pris sur le vif (avec coups de zooms en veux-tu, en voilà, rattrapage de point), dérouler les clichés comme on enfile des perles (boîtes gays nids à vieux fortunés, musicien vicieux rôdant tel le vautour…) pour nous conduire à cette fin prévisible comme si elle avait été claironnée… Était-ce bien nécessaire ? L’ultime plan, en tant qu’évocation indirecte de Verlaine, a plus d’intérêt, de force et de sens que bien des simagrées précédentes. On peut également sauver une ou deux répliques, assez bien troussées — elles.

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Trois visages : Ceci n’est [toujours] pas un film — mais en fait, si

Le film de la semaine | Passé expert dans l’art de la prétérition et de la mise en abyme, le cinéaste Jafar Panahi brave l’interdiction qui lui est faite de réaliser des films en signant une œuvre tout entière marquée par la question de l’empêchement. Éblouissant Prix du scénario à Cannes.

Vincent Raymond | Mercredi 6 juin 2018

Trois visages : Ceci n’est [toujours] pas un film — mais en fait, si

Dans une vidéo filmée au portable, Marziyeh, une jeune villageoise se montre en train de se pendre parce que la comédienne Behnaz Jafari n’a pas répondu à ses appels à l’aide. Troublée, Behnaz se rend sur place accompagnée par le réalisateur Jafar Panahi. Mais Marziyeh a disparu… Avoir été mis à l’index par le régime iranien en 2010 semble avoir stimulé Jafar Panahi : malgré les brimades, condamnations et interdictions diverses d’exercer son métier comme de quitter son pays, le cinéaste n’a cessé de tourner des œuvres portées par un subtil esprit de résistance, où se ressent imperceptiblement la férule des autorités (le confinement porche de la réclusion pénitentiaire dans Taxi Téhéran ou Pardé), où s’expriment à mi-mots ses ukases et ses sentences — c’est encore ici le cas, lorsqu’un villageois candide demande benoîtement pourquoi Panahi ne peut pas aller à l’étranger. Auto-fiction Le cinéaste Panahi joue ici son propre rôle, tout en servant dans cette fiction de chauffeur et de témoin-confident à sa protagoniste.

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Michel Saint-Jean : la hauteur du politique

Portrait cinéma | Avec Brizé, Pawlikowski et Lee Chang-dong en compétition et trois autres réalisateurs dans les sections parallèles, le distributeur et producteur Michel Saint-Jean a savouré « comme si c’était le premier » le festival de Cannes 2018. Affable mais discret, le patron de Diaphana y fait souvent résonner des voix indépendantes et engagées. Rencontre.

Vincent Raymond | Mardi 5 juin 2018

Michel Saint-Jean : la hauteur du politique

Même si rien ne vient jamais amenuiser son prestige, la rumeur prétend que son éclat s’estompe avec le temps. C’est un fait chimique : l’oxydation est la pire ennemie des César. Celui décorant discrètement le bureau de Michel Saint-Jean a de fait gagné son pesant de patine. Sans doute s’agit-il de la statuette remportée en 1999 avec La Vie rêvée des anges ; sa petite sœur conquise en 2009 pour Séraphine demeurant chez ses producteurs. Un trophée du meilleur film toutes les années en 9, comme pour célébrer chaque nouvelle décennie de sa société Diaphana fondée en 1989… Le distributeur peut toucher du bois pour 2019. Et pourquoi pas grâce à En guerre, la nouvelle réussite de Stéphane Brizé. Ce « combat pour la dignité et la justice allant au-delà de la photographie de la délocalisation », s’inscrit dans la cohérence des près de 350 films qu’il a portés sur les écrans depuis ses débuts, où l’on croise le Lucas Belvaux de la géniale Trilogie ou de La Raison du plus faible, presque tout Robert G

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"Miracle" : Porcs salut

Truisme | de Egle Vertelyte (Lit., 1h31) avec Eglè Mikulionyté, Vyto Ruginis, Andrius Bialobzeskis…

Vincent Raymond | Mercredi 16 mai 2018

Lituanie, 1992. L’effondrement du communisme provoque la désorganisation en cascade de toute la chaîne collectiviste. Dont la ferme porcine administrée par Irena. Au bord de l’asphyxie, elle espère un miracle. Il aura le visage d’un investisseur américain baroque. L’homme providentiel ? Alors que le temps a accompli son œuvre, créant de facto un sas entre la fin du bloc de l’Est et notre époque, les comédies post-ost ont été plutôt rares — Goodbye Lenine faisant figure de notable exception. Sans doute fallait-il pour cela, au-delà de l’ostalgie, éprouver le sentiment même inconscient de renouer avec la bipolarisation d’antan ; donc que la Russie retrouve son influence internationale. Après presque deux décennies de régime poutiniste, le moment est donc bien trouvé pour ce Miracle — à quelque chose chose, malheur est-il bon ? S’il s’ancre dans le lisier et la fin du communisme en Lituanie, ce premier long métrage d’Egle Vertelyte tient beaucoup de la fable intemporelle : celle du Laboureur et ses Enfants ou de

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Le grand huit

Festival danse & ciné | Pour sa huitième édition, du 14 au 19 mai, le festival DesArts//DesCinés poursuit son travail de rencontre et de partage autour de la danse et du cinéma, avec quelques moments marquants dont un hommage au film Grease et la présence d'un duo chorégraphique unique.

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Le grand huit

Un festival mêlant le cinéma et la danse, ouvert à tous et intégrant les personnes porteuses de handicap. Voilà l'idée de base du festival DesArts//DesCinés lancé par l'association Stéla et sa directrice Anna Alexandre en 2011. Depuis, ce projet a pris de l'ampleur et fait partie de la liste des événements incontournables de l'année culturelle. La preuve une fois encore avec la programmation de la huitième édition, qui nous convie à l'ouverture aux autres à travers un cheminement « de l'intime au monde ». Poursuivant la thématique générale de "Mutations/Migrations", les équipes du festival propose un cocktail dansé plutôt explosif cette année, reprenant ce qui a fait le succès de ce festival inédit. Le premier point particulier de cette manifestation se situe dans sa Compétition internationale de courts-métrages dansés. Si cette forme artistique a connu une période plutôt fastedans les années 90, elle est quelque peu tombée dans l'oubli et le nombre de festivals français qui consacrent une partie ou la totalité de leur programmation à cette discipline se comptent sur les doigts de la main. Ainsi, il n'existe désormais que trois rendez-vous français présentant des courts

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Comme c'est curieux

Festival | Pour sa 39ème édition, le festival de films Curieux Voyageurs prend davantage d'ampleur. Du 9 au 11 mars, au total 37 séances et 25 films seront proposés aux visiteurs entre le Centre des congrès, l'amphi annexe de l'école des Mines mais également pour la première fois au Planétarium.

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 mars 2018

Comme c'est curieux

Pour sa 39e édition, Curieux Voyageurs revient avec une mosaïque de 25 films de voyage — autant de pays, de cultures et de terrains infinis révélés par des aventuriers partageant leurs expériences vécues avec la caméra. Créé il y a près de 40 ans par cinq amis passionnés, le festival n’a cessé d’étendre son territoire ; en 2017, 16 000 “curieux” étaient ainsi venus le visiter. Au programme du millésime 2018, les spectateurs pourront suivre un chef papou dans son combat pour la protection de la nature, marcher sur les traces de la voyageuse Ella Maillart, ou encore grimper le redouté K2 avec l’alpiniste Sophie Lavaud. À l’issue des projections, des rencontres seront organisées avec les aventuriers-réalisateurs — mais aussi avec un responsable d’Amnesty International dans la foulée de Le Vénérable W réalisé par Barbet Schroeder, troisième volet de sa Trilogie du Mal, où il raconte l’histoire d’un moine bouddhiste birmane très influent prônant la violence.

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Une lutte des classes, et ça repart

Panorama cinéma mars | Oublions la triste dévotion du portrait de Mélenchon sorti en février et repartons au combat avec l’énergie primesautière de la fin de l’hiver. Au ciné, les masses populaires !

Vincent Raymond | Mardi 6 mars 2018

Une lutte des classes, et ça repart

Le fond de l’air glacial bouillonne aussi de la colère désespérée des damnés de la terre n’en finissant plus de creuser, pendant que les heureux du monde touchent le septième ciel — et leurs dividendes. Cette insondable exaspération ruisselle jusque sur les écrans, dans un splendide éventail d’œuvres balayant la lutte des classes de manière frontale ou allégorique. Usines à cauchemars Premier long de Walid Mattar, Vent du Nord (28 mars) joue en parallèle sur deux tableaux : la délocalisation d’une usine du Nord conduisant un ouvrier licencié à tenter l’aventure entrepreneuriale (devenir patron-pêcheur) et sa relocalisation à Tunis, avec pour un jeune chômeur l’espoir d’un boulot et de se rapprocher de la femme qu’il aime. Sur un thème voisin du maladroit Prendre le large, Mattar réussit un film social double aux échos profonds et révélateurs : les prolétariats sont les mêmes du Nord au Sud, victimes du capitalisme et de l’administration ; et la jeunesse est condamnée à bouger pour s’en sortir.

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"Liberté 13 films-poèmes de Paul Éluard" : Graines d’Éluard

Animation | de 13 réalisateurs (Fr., 0h42) animation avec les voix de Isabelle Carré, Denis Podalydès, Christian Pfohl

Vincent Raymond | Mercredi 7 mars 2018

Ils sont 13 jeunes cinéastes achevant leur formation dans les plus prestigieuses écoles d’animation, et toutes et tous ont planché sur quelques vers de Paul Éluard (1895-1952), livrant leur vision originale de son univers poétique. En tout liberté, bien entendu. S’inscrivant dans la suite des programmes de courts métrages dédiés à Prévert et Apollinaire, ce nouveau florilège de la série En sortant de l’école met en lumière l’œuvre d’un “apparenté surréaliste” dont la notoriété est souvent, hélas, réduite au seul — et incontournable — Liberté… Sa délicatesse, en amour comme en fantaisie, s’avère un combustible merveilleux pour de jeunes illustrateurs dont l’inspiration carbure à l’éclectisme. Et si le tableau final tient du coq-à-l’âne stylistique, des grandes lignes thématiques s’y répondent comme ce sentiment indicible qu’est l’attachement (moins grandiloquent que la passion et plus profond) ou la fascination pour la mer. On notera également quelques stupéfiantes réussites graphiques, tels Poisson de Arthur Sotto (minimaliste, mais d’u

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Danse, ciné et engagement

Festival danse & cinéma | Pour sa 8ème saison, l'équipe de DesArts//DesCinés s'attaque, comme d'habitude, à une thématique forte : Des mutations intimes aux grandes migrations (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Danse, ciné et engagement

Pour sa 8ème saison, l'équipe de DesArts//DesCinés s'attaque, comme d'habitude, à une thématique forte : Des mutations intimes aux grandes migrations collectives. Entre danse et cinéma, de multples projets jalonneront le début de 2018 avec en ligne de mire le 8e festival éponyme en mai (avec notamment la venue des compagnies anglaises Gary Clarke et Candoco). En intégrant un maximum de profils différents, professionnels et amateurs, porteurs de handicap ou pas... l'organisation parvient à monter une programmation ambitieuse qui questionne la société en profondeur. La preuve cette année encore avec des projections exclusives (Ziegfeld Follies, American Graffiti...), des rencontres, un flashmob sur le thème de Grease... Plus d'infos : www.desartsdescines.org Festival DesArts//DesCinés #8 du 14 au 19 mai 2018

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"Les Films de l’été" (Rien sauf l’été/Le temps de l’été) : Être ou avoir l’été

ECRANS | Loin des clichés plage/montagne, cet assemblage de deux courts métrages ultra primés propose deux “faces B” de l’été se déroulant dans des “non-lieux“ de (...)

Vincent Raymond | Mercredi 10 janvier 2018

Loin des clichés plage/montagne, cet assemblage de deux courts métrages ultra primés propose deux “faces B” de l’été se déroulant dans des “non-lieux“ de vacances, avec des personnages pour le moins décalés. L’étrangeté ambiante doit sans nul doute aux ascendances belges des films ; un je-ne-sais-quoi d’absurdité faisant écho à cette intangible sensation que, durant la saison chaude, tout est possible. Et l’éternité, à portée de main. Vague décalque fantaisiste de L’Année dernière à Marienbad croisé avec Le Diable par la queue, Rien sauf l’été projette un jeune homme en recherche de quiétude dans un château en réfection, peuplé d’une famille bizarre mais accueillante. Quant au Temps de l’été, il suit l’autoroute vers le sud de la France en compagnie d’un fils, de son père et du vieux pote suicidaire de ce dernier. Dans les deux cas, les instants de vie se succèdent et s’empilent, sans qu’il y ait forcément d’histoire à raconter : le moment est capturé dans la fugacité de son évocation, comme la fraîcheur d’une glace à l’eau ou la morsure c

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"Makala" : Au charbon !

ECRANS | de Emmanuel Gras (Fr., 1h36) avec Kabwita Kasongo, Lydie Kasongo…

Vincent Raymond | Mercredi 6 décembre 2017

Kabwita bâtit sa maison. Afin d’acheter les tôles destinées à recouvrir le toit, il entreprend de fabriquer du charbon qu’il ira vendre sur le marché de Kowelzi. Alors s’engage un très long processus : coupe du bois, calcination, acheminement “à dos d’homme” et cycle de lourds sacs… Dûment récompensé par le Prix de la Critique sur la Croisette, ce film oscille — sans avoir vocation à trancher, d’ailleurs — entre documentaire et fiction ; flirte parfois avec le suspense pour s’achever par une envolée mystique. Captivant par sa pure élégance formelle, avec ses plans enveloppants (voire caressants), Makala est un film quasi marxiste, dans la mesure où il matérialise toutes les étapes de la production d’un — très exigu — capital, conquis par un forçat de la terre. Emmanuel Gras saisit du labeur l’abrutissante mécanique hypnotique, l’ingratitude de la rétribution, comme il montre l’aisance des intermédiaires ou le racket ordinaire opéré par les forces de l’ordre. D’aucuns pourraient se gausser devant la croisade dérisoire de Kabwita, arguant qu’il ne se passe

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Encore en corps, mes très chairs !

ECRANS | Morte saison pour la nature, l’automne est au contraire celle d’une insolente éclosion de nouveautés dans les salles — avec le risque pour certaines de finir précocement au tapis. Une vigueur marquée par une étrange surreprésentation de corps exclus, usés ou en lambeaux…

Vincent Raymond | Mardi 30 novembre 1999

Encore en corps, mes très chairs !

On commence par le toujours aussi jovial Michael Haneke, convoquant dans Happy End (4 octobre) une pré-ado matricide et un grand-père traîne-la-patte désireux de se faire euthanasier pour éviter de choir dans le gâtisme, le tout au milieu d’une grande famille du Calaisis. Dans le rôle du patriarche appelant la mort, Trintignant joue une extension de son personnage de Amour — il y fait explicitement allusion. Hélas le film ressemble à du Haneke en kit : si les comédiens et thèmes moraux/dérangeants habituels sont là, manque un liant : la durée obstinée des plans. Privé des longues séquences de tension faisant l’ordinaire si perturbant du cinéaste autrichien, Happy End paraît superficiel et anecdotique. The Square de Ruben Östlund (18 octobre) a dû absorber la substance vitale hannekienne. Loin d’être d’une parfaite homogénéité ni une réussite indiscutable, la Palme d’Or 2017 (attribuée par défaut ?) recèle deux de ces séquences aptes à plonger le public dans une situation malaisante : les deux commencent par un sourire et s’achèven

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Encore en corps, mes très chairs !

Panorama ciné octobre | Morte saison pour la nature, l’automne est au contraire celle d’une insolente éclosion de nouveautés dans les salles — avec le risque pour certaines de finir précocement au tapis. Une vigueur marquée par une étrange surreprésentation de corps exclus, usés ou en lambeaux…

Vincent Raymond | Mardi 3 octobre 2017

Encore en corps, mes très chairs !

On commence par le toujours aussi jovial Michael Haneke, convoquant dans Happy End (4 octobre) une pré-ado matricide et un grand-père traîne-la-patte désireux de se faire euthanasier pour éviter de choir dans le gâtisme, le tout au milieu d’une grande famille du Calaisis. Dans le rôle du patriarche appelant la mort, Trintignant joue une extension de son personnage de Amour — il y fait explicitement allusion. Hélas le film ressemble à du Haneke en kit : si les comédiens et thèmes moraux/dérangeants habituels sont là, manque un liant : la durée obstinée des plans. Privé des longues séquences de tension faisant l’ordinaire si perturbant du cinéaste autrichien, Happy End paraît superficiel et anecdotique. The Square de Ruben Östlund (18 octobre) a dû absorber la substance vitale hannekienne. Loin d’être d’une parfaite homogénéité ni une réussite indiscutable, la Palme d’Or 2017 (attribuée par défaut ?) recèle deux de ces séquences aptes à plonger le public dans une situation malaisante : les deux commencent par un sourire et s’achèven

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Le concept "ciné-bébé" débarque au Méliès

Séances spéciales | Vous êtes jeunes parents et vous vous dites que le rideau est tombé sur l'écran de ciné pour vous ? À moins que vous ne fassiez appel à quelqu'un pour faire (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 septembre 2017

Le concept

Vous êtes jeunes parents et vous vous dites que le rideau est tombé sur l'écran de ciné pour vous ? À moins que vous ne fassiez appel à quelqu'un pour faire garder votre angelot... Le cinéma Le Méliès à Saint-Étienne vient d'innover en lançant le concept "ciné-bébé. Cette idée consiste à mettre en place des séances destinés aux jeunes parents pouvant être accompagné de leur enfant (entre 0 et 1 an environ). Le cinéma explique que « les conditions de projection sont adaptées pour ne pas nuire aux enfants (volume sonore réduit, lumière tamisée, table à langer et chauffe-biberon à disposition en cas de besoin, etc). » Ces séances d'un genre nouveau se dérouleront les dimanches matin au Méliès Jean Jaurès et le lundi après-midi au Méliès Saint-François. Les premières représentations ont eu lieu la semaine dernière avec la projection de 120 battements par minute de Robin Campillo et se poursuivront ce week-end avec

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Hubert Charuel : « Une manière de dire au revoir à la ferme familiale »

LE RÉALISATEUR DE PETIT PAYSAN | Petit Paysan deviendra-t-il grand cinéaste ? C’est bien parti pour Hubert Charuel, qui signe un premier long métrage troublant. Entretien cartes sur étable.

Vincent Raymond | Jeudi 31 août 2017

Hubert Charuel : « Une manière de dire au revoir à la ferme familiale »

De quelle(s) épidémie(s) vous êtes-vous inspiré ? HC La maladie du film est fictive : elle présente plusieurs symptômes de maladies réelles, mais qui se soignent. J’ai grandi pendant la période de vaches folles et de fièvre aphteuse. On était dans cet esprit de paranoïa : l’angoisse de mes parents, de ma familles, des amis aux alentours était totale, personne ne comprenait ce qui se passait. Les vétérinaires ne savaient pas ce qu’était Creutzfeld-Jacob, n’avaient pas les résultats… Ça a vraiment choqué beaucoup de monde. Les abattages, c’est horrible : les gens arrivaient, on tuait tous les animaux, on creusait une fosse au milieu de la ferme, on brûlait les animaux sur place. Un traumatisme pour les éleveurs et les vétérinaires. Certains ne s’en sont pas remis de faire des abattages totaux à la chaîne. D’autres ne s’en pas remis financièrement. Quand on dit à l’éleveur qu’il va toucher des indemnités, c’est plus complexe que ça. Elles viennent parfois un an, deux ans après ou jamais. En attendant, il y a un crédit à rembourser, des emprunts pou

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"Petit Paysan" : De mal en pis

ECRANS | Un petit éleveur bovin tente de dissimuler l’épidémie qui a gagné son cheptel. Ce faisant, il s’enferre dans des combines et glisse peu à peu dans une autarcie paranoïaque et délirante. Une vacherie de bon premier film à voir d’une traite.

Vincent Raymond | Mardi 22 août 2017

Difficile d’être plus en phase avec l’actualité qu’Hubert Charuel. Au moment où l’on s’interroge sur la pérennité des aides à l’agriculture biologique, et où l’on peine à mesurer les premières conséquences du n-ième scandale agro-industriel, son film nous met le nez dans la bouse d’une réalité alternative : celle des petits paysans. Ceux qui n’ont pas encore succombé, rongés par l’ingratitude de leur métier et les marges arrières de la grande distribution, ni été aspirés par leurs voisins, gros propriétaires fonciers ou de fermes automatisées — on en voit ici. Sans foin ni loi Pierre est un petit paysan à la tête d’un domaine raisonnable — c’est-à-dire qu’il la gère tout seul, mais en lui consacrant tout son temps. Lorsqu'il détecte dans son troupeau des animaux malades d’une mystérieuse fièvre hémorragique, il redoute le pire : l’abattage de la totalité de ses bêtes. La dissimulation lui offre une illusion de répit, mais les conséquences ne font qu’aggraver le problème. Hubert Charuel signe un portrait “empathique” de ce prolétaire rural, a

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