Ce sentiment de l'été

ECRANS | De Mikhaël Hers (Fr., 1h46) avec Anders Danielsen Lie, Judith Chemla, Marie Rivière...

Vincent Raymond | Mercredi 17 février 2016

Photo : © DR


Si Mikhaël Hers situe son film successivement à Berlin, Paris, Annecy et New York, lui semble résider en ce pays plus virtuel mais transversal qu'est la nostalgie. L'inspiration qu'il en tire connaît des fortunes diverses : Memory Lane (2010), film de bande flasque, avait manqué le coche ; Ce sentiment de l'été réussit en revanche avec une remarquable délicatesse à emmagasiner tout les promesses de son titre elliptique (telle l'impression physique de la chaleur irradiante) en évoquant comme rarement le deuil à travers l'absence.

Celle d'un personnage dont la mort survient de manière inattendue et dont la cérémonie funéraire elle-même est occultée. Seuls restent les vivants, devant composer avec leur stupeur muette, avant de recomposer leur vie. Plutôt que de les montrer succombant à la déréliction et la déprime, Hers les présente pendant des phases de reconstruction. Ce parti-pris se retrouve à l'écran : avec son gros grain vibrionnant, ses couleurs vives, l'image rappelle le format 16mm du cinéma son direct, avide de parcourir les rues en quête d'un souffle de vie nouveau et d'inattendu. Une pulsion d'énergie vitale inhabituelle pour un tel sujet, si souvent traité en mode macabre stricte.


Ce sentiment de l'été

De Mikhaël Hers (Fr-All, 1h46) avec Anders Danielsen Lie, Judith Chemla...

De Mikhaël Hers (Fr-All, 1h46) avec Anders Danielsen Lie, Judith Chemla...

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Au milieu de l'été, Sasha, 30 ans, décède soudainement. Alors qu'ils se connaissent peu, son compagnon Lawrence et sa sœur Zoé se rapprochent. Ils partagent comme ils peuvent la peine et le poids de l'absence, entre Berlin, Paris et New York. Trois étés, trois villes, le temps de leur retour à la lumière, portés par le souvenir de celle qu'ils ont aimée.


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Road trip en voiture dans le Rhône, aux alentours de Lyon

Article Partenaire | Envie de vous évader le temps de quelques jours sans avoir à prendre l’avion ? Partez pour un road trip dans le Rhône. Cette petite escapade en voiture (...)

Cerise Rochet | Jeudi 4 novembre 2021

Road trip en voiture dans le Rhône, aux alentours de Lyon

Envie de vous évader le temps de quelques jours sans avoir à prendre l’avion ? Partez pour un road trip dans le Rhône. Cette petite escapade en voiture vous fera vivre une expérience unique. En effet, c’est la meilleure façon de profiter des magnifiques paysages. Découvrez les avantages d’effectuer un tel séjour près de Lyon. Pourquoi choisir le Rhône pour votre voyage ? Lorsque quelqu’un parle du Rhône, la ville de Lyon vient immédiatement à l’esprit. Connue comme la capitale de la gastronomie française, il s’agit de la ville idéale pour un road trip. Elle vous réserve plein de surprises dans ses ruelles charmantes. De plus, Lyon abrite de nombreux lieux touristiques et des monuments historiques. Cependant, le Rhône ne se limite pas à Lyon. En effet, la région a encore beaucoup à offrir en termes de paysage et d’endroits touristiques.

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Mystère et boule de gomme

Polar | Pour la 4e année consécutive, la librairie de Paris organise son festival Les Gueules Noires, dédié au polar. Sonja Delzongule, Frédéric Paulin, Patrice Gain, (...)

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

Mystère et boule de gomme

Pour la 4e année consécutive, la librairie de Paris organise son festival Les Gueules Noires, dédié au polar. Sonja Delzongule, Frédéric Paulin, Patrice Gain, Chantal Pelletier, Olivier Truc, Jacky Schwartzmann et François-Henri Soulié participeront tous les 7 à des tables rondes thématiques animées par les libraires, mais également à des séances de dédicaces. L’occasion d’aller à leur rencontre, et de plonger dans chacun de leur univers, où le suspense prend parfois des habits politiques, drôles, sociétaux, ou même, gastronomiques. A dévorer ! Les Gueules Noires du polar, du jeudi 25 au samedi 27 novembre à la Librairie de Paris

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On Air

80's | L’espoir Mitterrand, l’amour, les radios pirates… Au début des années 80, Philippe Bichon vit une jeunesse bercée de joie et d’optimisme. Jusqu’à ce que le (...)

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

On Air

L’espoir Mitterrand, l’amour, les radios pirates… Au début des années 80, Philippe Bichon vit une jeunesse bercée de joie et d’optimisme. Jusqu’à ce que le service militaire ne le rattrape, et ne l’entraine en plein cœur d’un Berlin alors coupé en deux. Bientôt, son monde, ce monde ne sera plus. A l’occasion de la sortie des Magnétiques le 17 novembre, le Méliès organise une projection en présence du réalisateur Vincent Maël Cardona et du producteur Christophe Barral. Une émission du Saturday Night Blues sera enregistrée en direct de la salle et live streamée sur Twitch. Ciné-rencontre Les Magnétiques, dimanche 21 novembre à 18h30 au Méliès Jean-Jaurès.

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On n’a pas tous les jours 60 ans

Librairie | C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

On n’a pas tous les jours 60 ans

C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. L’occasion pour l’établissement repris en 2015 par deux de ses salariés, Alexandra Charroin-Spangenberg et Rémi Boute, de mettre les petits livres dans les grands avec de nombreuses animations prévues chaque mois, de septembre 2021 à juin 2022. Mais également de revoir l’identité graphique de leur librairie. « Il est important de marquer d’un côté la continuité de notre travail mais également l’avenir, de montrer que notre librairie n’a pas un côté poussiéreux », explique la dirigeante. Pour son associé, la nouvelle identité de la Librairie de Paris se devait de symboliser la diversité des publics qu’elle accueille : « Nous sommes un lieu de vie culturelle, où l’on doit se sentir bien. Avec la crise sanitaire, nous avons perçu l’importance que nous avons auprès de notre clientèle, et nous en sommes fiers. » 60 événements prévus Pour célébrer ces 60 ans de bons et loyaux services, la Librairie de Paris proposera 60 événements aussi variés que des lectures, des brunchs littéraires mensuels, des rencontres

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Laurence Paris de retour dans la Loire

Nomination | Après plusieurs missions d’envergure dans le bassin de Bourg-en-Bresse (dont la direction du Musée du Revermont et la transformation de la cuivrerie de (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Laurence Paris de retour dans la Loire

Après plusieurs missions d’envergure dans le bassin de Bourg-en-Bresse (dont la direction du Musée du Revermont et la transformation de la cuivrerie de Cerdon), Laurence Paris prenait le 22 juin dernier de nouvelles fonctions, au sein de l’agglomération Loire Forez. Précédemment chargée d’ingénierie culturelle pour le Département de l’Ain, elle succède à Benjamin Gurcel à la tête du Musée d’Allard de Montbrison, du Musée des Civilisations (Daniel Pouget) à Saint-Just Saint-Rambert ainsi que de l’écomusée d’Usson-en-Forez. D’origine stéphanoise, Laurence Paris avait commencé à travailler dans l’univers muséal dès 1993 au sein du Musée de la Mine, avant de passer deux années au Québec pour des recherches anthropologiques sur les Iroquoiens du Saint-Laurent. S’appuyant sur trois équipes indépendantes déjà très investies, la néo-Forézienne poursuivra plusieurs objectifs ambitieux : assurer la conservation des collections et poursuivre son inventaire (30000 objets au musée d’Allard et plus de 10000 au musée des civilisations), proposer un projet scientifique et culturel confortant l’identité et l’attractivité des différents sites. Un début de poste qui démarre sur les chapeaux de rou

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La Librairie de Paris à l'honneur sur France 5

TV | La librairie stéphanoise, la Librairie de Paris, s'est retrouvée mise en avant dans l'émission de François Busnel, la Grande Librairie sur France 5. Cette (...)

Nicolas Bros | Lundi 28 juin 2021

La Librairie de Paris à l'honneur sur France 5

La librairie stéphanoise, la Librairie de Paris, s'est retrouvée mise en avant dans l'émission de François Busnel, la Grande Librairie sur France 5. Cette dernière a décidé de demander à Alexandra Charroin-Spangenberg, d'une des dirigeants de l'établissement de dévoiler ses coups de cœur littéraires du moment. La séquence est à revoir sur cette page ou ci-dessous :

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"Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary" : La rouée vers l’Ouest

Animation dès 6 ans | ★★★☆☆ de Rémi Chayé (Fr.-Dan., 1h24) avec les voix de Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian… ​Sortie le 14 octobre

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Tolérée dans un convoi de pionniers rigoristes, la famille Cannary fait désordre. Quand le père malchanceux se blesse, sa fille Martha Jane choque en prenant les rênes, puis en s’habillant en garçon. Injustement accusée d’un vol, la pré-ado rebelle quitte cette horrible compagnie et part à l’aventure… Cette évocation romancée et héroïque de la future Calamity Jane, légende du Far West dont elle constitue l’une des rares icônes féministes/féminines, est moins une biographie qu’une chronique de cette époque de toutes les fortunes ou l’occasion d’en revisiter les codes : caravanes, ville-champignon avec saloon, régiment de cavalerie, trappeurs, mine d’or, aiglefins, Indiens… C’est un concentré du mythe fondateur de l’Amérique que Chayé nous offre, avec en sus cet art poétique de la couleur n’appartenant qu’à lui, et dont on avait pu profiter dans Tout en haut du monde. Ses jeux d’aplats et son flat design créent, étonnamment, une grande profondeur à ses images. Plus haute distinction pour un long métrage au Festival d’Annecy, le Cristal qu’il a décroché est largement mérité.

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Animé ou contaminé ?

Panorama ciné octobre | Au moment où nous écrivons ces lignes, l’on ignore si de nouvelles mesures restrictives vont toucher les salles ; elles méritent d’être épargnées, eu égard à la drastique réglementation sanitaire qu’elles respectent déjà. Ironie des choses, l’épidémie pourtant présente à l’écran. Mais moins représentée que l’animation — proximité des vacances de la Toussaint oblige…

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Animé ou contaminé ?

Pour un peu, la défection des blockbusters hollywoodiens affolant certaines gazettes passerait inaperçue. Voyez les affiches aux frontons de vos salles : nulle pénurie, le choix s’offre à tous les âges, y compris au rayons animation. Pour les tout-petits, on restera en territoire de connaissance avec des programmes de moins d’une heure très animalier. La nouvelle collection de courts métrages La Chouette en toque (14 octobre), autour de la thématique de l’alimentation, un poil (ou une poêle ?) plus appétissante que la précédente, revisitant notamment la chanson dame Tartine en l’allégeant en sucres pour la bonne cause. Autre réussite, le lumineux conte La Baleine et l'Escargote et ses deux mini films d’avant-programme) narrant l'amitié improbable de deux voyageuses dans une réalisation somptueuse (le 21) ; ou encore le plus décalé — mais normal car co-signé Aubier & Patar, les papas de Pic Pic André Show, ici rejoints par Davy Durand —, Chien Pourri, la vie à Paris ! (le 7) Cette irrésistible adaptation d’une série parue à l’Éco

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Kervern, Delépine, Gardin : « Les films, ça sert à montrer le pire »

Effacer l’historique | Sortant en salle alors qu’ils assurent chacun “la demi-présidence“ du Festival d’Angoulême — « trop content parce qu’on adore la présidence et les demis » — le 9e long métrage du duo Kervern & Delépine accueille une nouvelle convive, Blanche Gardin. Les trois ont la parole.

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Kervern, Delépine, Gardin : « Les films, ça sert à montrer le pire »

Effacer l’historique est-il un film intemporel ? Benoît Delépine : J’espère qu’il l’est ! Il est contemporain dans le sens qu’on parle de choses qui arrivent en ce moment… et qui seront bien pire plus tard. Quelle a été l’idée première ? BD : On s’était juré il y a 15 ans d’essayer de faire 10 films ensemble et de commencer en Picardie pour finir à l’île Maurice. Chaque film on essaie de placer l’île Maurice, à chaque fois ça a merdé, c’est compliqué — et là on en a fait 10 si on compte le court métrage avec Brigitte Fontaine. Il suffit qu’on trouve une idée à la con qui nous fasse rire pour qu’on reparte sur un nouveau projet ; on aura au moins réussi ça. Et nous hantait de l’île Maurice l’histoire du dodo… Le jour où on s’est rendu compte à quel point on se fait pigeonner par l’ensemble de GAFAM réunis et qu’on a appris que génétiquement c’était un cousin du pigeon moderne, c’était trop beau

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"Effacer l’historique" : Contrôle, hâte, suppression

ECRANS | Bienvenue dans un monde algorithmé où survivent à crédit des banlieusards monoparentaux et des amazones pas vraiment délivrées. Bienvenue face au miroir à peine déformé de notre société où il ne manque pas grand chose pour que ça pète. Peut-être Kervern & Delépine…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Un lotissement, trois voisins anciens Gilets jaunes, une somme de problèmes en lien avec l’omniprésente et anonyme modernité d’Internet. Au bout du rouleau, les trois bras cassés unissent leurs forces dans l’espoir de remettre leur compteur numérique à zéro. Faut pas rêver ! L’évaporation de l’humain et sa sujétion aux machines… Ce que la science-fiction, l’horreur ou le techno-thriller avaient déjà traité, est désormais une pièce jouée dans vie quotidienne de chacun. Une histoire à la Ionesco ou à la Beckett dont Effacer l’historique pourrait constituer une manière d’adaptation. Est-ce la présence de Blanche Gardin et de Denis Podalydès qui confère un cachet de théâtralité à ce film ? Il ne se démarque pourtant guère des autres réalisations du duo grolandais, suivant une mécanique de film à saynètes ou à tableaux (plus qu’à sketches) déclinant ce thème confinant à celui l’ultra-solitude contemporaine. Et dévoilant la vérité à peine extrapolée d’un air du temps fait de surendettement, de pavillons identiques, de GAFAM, de surconsommation d’images et de l’obsession performative où il faut n

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Votre salon, votre nightclub

Danser pendant le confinement | Besoin de vous détendre un peu, de relâcher la pression sur votre dancefloor/tapis de la célèbre marque suédoise ? Soyez rassurés, voici quelques tuyaux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 avril 2020

Votre salon, votre nightclub

Besoin de vous détendre un peu, de relâcher la pression sur votre dancefloor/tapis de la célèbre marque suédoise ? Soyez rassurés, voici quelques tuyaux pour trouver des sets aux rythmiques frénétiques. Le premier nous mène forcément vers les incontournables Boiler Room. Lancé en 2010, ce projet londonien propose des Dj sets de prestige ou de découvertes, enregistrés avec audience réduite dans des lieux très variés. Autre plateforme devenue référence en très peu d’années : Cercle. L’idée de cette initiative est de proposer également des prestations de Djs à travers le monde mais dans des lieux inédits, insolites et au patrimoine souvent remarquable. On se retrouve avec Nina Kraviz sur la Tour Eiffel, avec Tale of Us à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle ou encore au sommet du Schilthorn en Suisse avec Stephan Bodzin. Signalons aussi UnitedWeStream, initiative menée par de nombreux clubs berlinois afin de maintenir une activité pendant le confinement ou encore, toujours dans la capitale allemande, la chaîne YouTube de

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Flânez, écoutez, regardez

S'occuper pendant le confinement / Initiatives autres | Après quelques idées locales, voici une sélection d'autres occupations, principalement en ligne, dont vous pourrez profiter pendant votre confinement.

La rédaction | Jeudi 2 avril 2020

Flânez, écoutez, regardez

Visiter les plus beaux musées du monde Plus de 500 musées et galeries dispatchés dans le monde entier sont entièrement visitables depuis votre fauteuil ! Ce concept, c'est encore une fois le géant du Net Google qui l'a lancé avec Google Arts & Culture, plateforme créée en 2011. Furetez dans les couloirs du Musée d'Orsay, découvrez les collections de The National Gallery de Londres ou encore allez faire un coucou à La Laitière de Vermeer dans les salles du Rijksmuseum d'Amsterdam... Alors poussez les portes des musées et laissez-vous émerveiller par tant de splendeurs ! Pour accéder aux salles d'expos, c'est par ici que ça se passe. Signalons également les musées de la Ville de Paris (dont Carnavet ou Bourdelle) qui permettent de consulter gratuitement plus de 324 000 œuvres sur leur site, le Metropolitan Museum de New York (MET) qui a mis en ligne toutes ses oeuvres ou encore le MoMa, toujours à NYC, et ses

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Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Confinement Covid19 / Idées culture | Que faire pendant le confinement ? Chaque jour, nous essaierons, dans la mesure du possible, de vous fournir quelques idées pour vous divertir, apprendre ou partager de bons moments dans cette période compliquée.

Nicolas Bros | Mardi 17 mars 2020

Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Vous retrouverez également sur notre page Facebook du contenu complémentaire. N'hésitez pas également à nous donner vos conseils culture sur cette même page Facebook : Le Petit Bulletin Saint-Étienne. Des films à profusion et pas seulement... Il existe de nombreuses plateformes payantes pour "streamer" de nombreux films ou séries ou encore lire romans, BD... Mais revenons un instant sur Open Culture, un site gratuit qui porte très bien son nom propose 1 150 films mis à disposition gratuitement. Une aubaine en cette période de restriction de déplacement et de confinement à la maison. Des longs, des courts, des films cultes, des moins vus, dessins animés, classiques... de nombreux choix sont disponibles sur cette plateforme "éducative" qui convient aussi bien aux cinéphiles qu'à celles et ceux qui souhaitent découvrir des images nouvelles. Educative, car ce site n'est pas seulement une énorme base de données de films car elle propose également des MOOC ou cours en ligne, des livres, des audio-livres...

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"Une sirène à Paris" : Amour en eaux douces

ECRANS | De Mathias Malzieu (Fr., 1h42) avec Nicolas Duvauchelle, Marilyn Lima, Rossy de Palma…

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Alors que son père va vendre la péniche familiale Flowerburger, historique siège d’un groupe d’embellisseurs de vie — les surprisiers — Gaspard, un musicien au cœur brisé, découvre Lula, jeune sirène échouée sur les rives de Seine. Pour la sauver, il l’emmène chez lui… S’il n’y avait les rêveurs pour le porter et lui donner de l’oxygène, le monde s’écroulerait, asphyxié. Mathias Malzieu en fait partie, qui déploie son imaginaire de chansons en livres et de livres en films, explorant des univers connexes à ceux de ses devanciers Tim Burton ou Jean-Pierre Jeunet. Comme dans La Mécanique du cœur ou Métamorphose en bord de ciel, le meneur de Dyonisos ose ici un conte façon alchimie entre merveilleux et mélancolie avec des héros cabossés depuis l’enfance et des créatures surnaturelles. Avec ses décors baroques, sa musique faite maison, ses interprètes attachants (le couple Duvauchelle/Lima s’avère osmotique), Une sirène à Paris cherche à ranimer un certain esprit magique, que l’on peut apprécier comme une forme de nostalgie d’un paradis ciné

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Une éPOPée Verte jusqu'à Paris

Talents locaux | Vous doutez encore du fait que Saint-Étienne est une terre de talents ? Alors lorgnez un peu sur le nouveau projet lancé par le Fil. Ça s'appelle L'éPOPée (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Une éPOPée Verte jusqu'à Paris

Vous doutez encore du fait que Saint-Étienne est une terre de talents ? Alors lorgnez un peu sur le nouveau projet lancé par le Fil. Ça s'appelle L'éPOPée Verte. Cet événement a pour but de mettre en avant plusieurs artistes de la "nouvelle scène musicale" stéphanoise à travers deux concerts. Le premier se déroule le mercredi 1er avril à La Maroquinerie à Paris. Un concert destiné aux professionnels et médias parisiens, afin qu'ils puissent découvrir la puissance créative stéphanoise. Le match retour est prévu au Fil, le 17 avril, pour une soirée ouverte à tous et gratuite. La programmation du concert de La Maroquinerie regroupe Zed Yun Pavarotti, Fils Cara, Terrenoire,

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Niko Rodamel remporte le "Black & White International Photography Awards"

Prix photo | Le photographe stéphanois Niko Rodamel (également journaliste pour Le Petit Bulletin Saint-Étienne) remporte le premier prix lors des Black & White International Photography Awards, organisés par l'Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico.

Nicolas Bros | Vendredi 7 février 2020

Niko Rodamel remporte le

Avec sa photo Berlin, où l'on aperçoit un avion dans le creux d'un carré formé par des immeubles (visible ci-dessous), le photographe stéphanois Niko Rodamel remporte une belle victoire : le premier prix des Black & White International Photography Awards, organisés par l'Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico. « C'est une photo réalisée lors d'un séjour à Berlin en 2015, puis retravaillée en France, qui m'a valu de remporter ce prix, explique Niko. Une première sélection de 30 images finalistes avait été effectuée, parmi plusieurs centaines d'images, par un jury composé de trois photographes latino-américains : Elizabeth Vinck (Mexique), Una Pardo (Colombie) et Yunier Escobar (Cuba). » Ayant placé trois images parmi les 30 finalistes, Niko Rodamel aura de ce fait trois photos présentées lors d'une prochaine exposition

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Coup de grisou littéraire

Polars | Après une première édition couronnée de succès (sept auteurs présents, deux tables rondes organisées et une soixantaine de visiteurs), le rendez-vous du polar (...)

Nicolas Bros | Lundi 18 novembre 2019

Coup de grisou littéraire

Après une première édition couronnée de succès (sept auteurs présents, deux tables rondes organisées et une soixantaine de visiteurs), le rendez-vous du polar de la Librairie de Paris, Les Gueules Noires du Polar, reviennent vendredi 22 et samedi 23 novembre. « La formule reste la même que l'année dernière avec le parti-pris d'avoir un événement convivial, dans un format plus restreint qu'un salon littéraire classique, tout en ayant une programmation de qualité, explique Anne-Laure Billon, libraire du rayon polar à la Librairie de Paris. Cette année, ce sont huit auteurs qui seront présents pour des rencontres et tables rondes. » Pour cette seconde édition, la librairie peut compter sur la présence de Deloupy, Céline Denjean, Pascale Dietrich, Sylvain Forge, Nicolas Lebel, Eric Plamondon, Romain Strajnic et Niko Tackian. Trois tables rondes sont programmées avec différentes thématiques abordées, toutes modérées par un professionnel. D'autres animations sont proposées, comme un apéro-dédicace le vendredi 22 novembre en partenariat avec le Lycée hôtelier Le Renouveau ou encore des jeux pour les ados pendant les tables rondes (sur inscription à lesgueulesnoiresdup

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Marc du Pontavice : « Il faut prendre des risques et suivre très loin ses convictions »

J’ai perdu mon corps | Seul contre tous (ou presque), le patron de Xilam a voulu et porté ce projet atypique, s’inscrivant dans le sillage des grands producteurs indépendants voyant au-delà du tiroir-caisse, l'œuvre en devenir dans le projet cinématographique. Un exemple et un avertissement pragmatique à l’adresse des circuits traditionnels, décidément trop formatés…

Vincent Raymond | Mercredi 13 novembre 2019

Marc du Pontavice : « Il faut prendre des risques et suivre très loin ses convictions »

En 2015, lors de la présentation du pitch du film au Carton Movie de Lyon, vous confiiez qu’il s’agissait d’un projet difficile à monter… Marc du Pontavice : On savait qu’on allait affronter vents et tempêtes pour le faire. Et ça a été pire : en-dehors du soutien des Régions et d’un peu d’argent que le CNC nous a accordés au titre des nouvelles technologies, on n’a rien eu. On a donc dû y aller tout seuls ! C’est un film qui a été financé à 50% sur les fonds propres de Xilam. Il y a peu, Coppola disait à Lyon que plus personne n’était aventureux dans le cinéma, à part les indépendants… C’est un bon exemple ! Très modestement, je suis heureux de me mettre dans les traces de Monsieur Coppola, qui un exemple d’aventurier du cinéma. Parfois, si l’on veut repousser des frontières, renouveler l’offre du cinéma avec des programmes qui ne sont pas fabriqués pour rentrer dans le système, il faut effectivement être aventureux ; prendre des risques et suivre très très loin ses convictions. Dans notre mé

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Jérémy Clapin : « J’ai dû “détruire“ le roman pour construire le film. »

J’ai perdu mon corps | Avant de remporter le Grand Prix de la Semaine de la Critique (une première pour un film d’animation) et le Cristal à Annecy, le premier long métrage de Jérémy Clapin a connu une lente maturation en dialogue et confiance avec son producteur ainsi que l’auteur du roman (et coscénariste) Guillaume Laurant.

Vincent Raymond | Mercredi 13 novembre 2019

Jérémy Clapin : « J’ai dû “détruire“ le roman pour construire le film. »

Comment le livre dont est inspiré J’ai perdu mon corps, Happy Hand, vous est-il tombé entre les mains ? Il semble vous avoir été destiné… Jérémy Clapin : On le doit à mon producteur, Marc du Pontavice. Il a demandé à me rencontrer en 2011 après avoir vu mes courts métrages : dans tous mes films, il y a un élément fantastique qui vient interroger la réalité. Cette intrusion du fantastique me permet d’aborder des thèmes plus délicats à aborder frontalement, d'éclairer certaines zones d’ombre. Ce n’est pas un fantastique gratuit juste parce qu’il est spectaculaire ; il parle d’autre chose que du sujet lui-même. Comme dans le réalisme magique dans la littérature sud-américaine ? Oui : la combinaison des deux crée une autre réalité qu’on accepte en tant que telle. Et ces éléments fantastiques et réels sont séparés, chacun appartenant à leur monde, ils fabriquent une autre réalité. Mais ça c’est très présent aussi dans la littérature asiatique, japonaise, notamment chez Murakami, o

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"Alice et le maire" : Pensée commune

ECRANS | Un maire à bout d’idées se régénère grâce aux perfusions intellectuelles d’une philosophe. Levant un coin du voile sur les coulisses de nos institutions, Nicolas Pariser raconte aussi l’ambition, la sujétion, le dévouement en politique, ce métier qui n’en est pas un…

Vincent Raymond | Mardi 1 octobre 2019

Usé, fatigué… vieilli ? Paul Théraneau, maire de Lyon, éprouve en tout cas un passage à vide intellectuel incitant son cabinet à recruter une jeune philosophe, Alice Heimannn pour lui redonner des idées. Dans les arcanes du pouvoir, Alice se fait sa place et devient indispensable… L’époque impose de dénigrer les dirigeants politiques, lesquels donnent bien volontiers le bâton pour se faire battre (dans les urnes). Aussi, chaque film s’intéressant à la chose publique et révélant la réalité d’une gouvernance, loin des fantasmes et des caricatures, est salutaire. Alice et le Maire s’inscrit ainsi dans le sillage de L’Exercice de l’État (2011) de Pierre Schoeller. Sans angélisme non plus puisque les manœuvres d’appareil, les mesquineries et jalousies de cabinet ne sont pas tues — mais n’est-ce pas là le quotidien de n’importe quelle entreprise où grenouillent les ambitieux ? Ce sur quoi Pariser insiste, c’est la nécessité pour le responsable politique d’être animé par une inspiration, un souffle ; de disposer d’un socle philosophique et d’un·e sparing-partner intellectuel dans une joute maïeutiq

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La Galerie Berthéas investit un nouvel espace à Saint-Étienne

Galerie | La Galerie Les Tournesols de la famille Berthéas va ouvrir un nouvel espace d'exposition et de ventes fin octobre, en face du cinéma Le Camion Rouge à proximité de la place Chavanelle. Un lieu couvrant une surface totale de plus de 1 700 m² qui sera dorénavant dédié à l'art contemporain et notamment à la figuration libre, le narrative art et le street art, les spécialités de la maison.

Nicolas Bros | Mercredi 28 août 2019

La Galerie Berthéas investit un nouvel espace à Saint-Étienne

Saint-Étienne confirme petit à petit sa position de ville de province possédant une concentration non négligeable de galeries d'art privées et associatives. Dernière preuve en date du dynamisme de cette activité dans la préfecture ligérienne, le choix de la Galerie Berthéas d'investir dans un nouvel espace de 1 700 m² situé rue Étienne Mimard, en lieu et place d'un ancien concessionnaire automobile fermé depuis plusieurs années. « Nous sommes très enthousiastes concernant ce nouveau projet, assure Alain Berthéas, le dirigeant des Galeries Berthéas-Les Tournesols. C'est un lieu exceptionnel, avec d'énormes possibilités d'aménagements pour nos activités. » L'entreprise stéphanoise exploite déjà plusieurs lieux à Saint-Étienne (show-room situé rue Notre-Dame et des espaces d'exposition et de vente place Maxime Gorki), à Paris (une galerie de 140 m² rue de Turenne, dans le Marais) et à Vichy (une galerie de 800 m² dans le centre-ville). Mais ce nouvel investissement constitue une nouvelle orientation majeure pour le groupe. « Ici se déroulera le cœur

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"Grâce à Dieu" : La voix est libre

Biopic | D’une affaire sordide saignant encore l’actualité de ses blessures, Ozon tire l’un de ses films les plus sobres et justes, explorant la douleur comme le mal sous des jours inattendus. Réalisation au cordeau, interprétation à l’avenant. En compétition à la Berlinale 2019.

Vincent Raymond | Mardi 5 février 2019

Lyon, années 2010. Fervent chrétien de quarante ans, Alexandre découvre qu’un prêtre ayant abusé de lui lorsqu’il était jeune scout est encore au contact de mineurs. Il saisit donc la hiérarchie épiscopale et Mgr Barbarin afin que le religieux soit écarté. Un long combat contre l’hypocrisie, l’inertie et le secret s’engage, révélant publiquement un scandale moral de plusieurs décennies… Il faut en général une raison impérieuse pour qu’un cinéaste inscrive à sa filmographie une œuvre résonant avec l’histoire immédiate. Surtout si l’originalité de son style, sa fantaisie naturelle et ses inspirations coutumières ont peu à voir avec la rigueur d’une thématique politique, sociétale ou judiciaire. De même que Guédiguian avait fait abstraction de son cosmos marseillais pour Le Promeneur du Champ de Mars, François Ozon pose son bagage onirique pour affronter un comportement pervers non imaginaire dans un film filant comme une évidence dès la première image du trauma à la révélation. A-t-on déjà vu en France pareille écriture scénaristique, à la fois méthodique et limpide, dans l’adaptation d’un f

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Parisien en province

Jazz | Sous la houlette de Canal Jazz, l’écrin du théâtre de Roanne accueille le quartet avec lequel le saxophoniste multi-récompensé Emile Parisien écume la planète (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 janvier 2019

Parisien en province

Sous la houlette de Canal Jazz, l’écrin du théâtre de Roanne accueille le quartet avec lequel le saxophoniste multi-récompensé Emile Parisien écume la planète jazz depuis une quinzaine d’années avec toujours autant d’inventivité. Emile Parisien Quartet, samedi 19 janvier à 20h, Théâtre Municipal de Roanne

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"L'Empereur de Paris" : Le premier flic de France

Vidocq | De Jean-François Richet (Fr., avec avert., 1h50) avec Vincent Cassel, Freya Mavor, Denis Ménochet…

Vincent Raymond | Mardi 18 décembre 2018

Galérien évadé reconverti en marchand, Vidocq veut prouver au chef de la sûreté non seulement qu’il est innocent des crimes dont on l’accuse, mais aussi que les méthodes de la police sont dépassées. Alors il recrute son équipe de repentis et emplit les prisons à sa façon… Quand le cinéma historique télescope ironiquement l’actualité… Non pas en présentant l’ascension d’un ancien truand vers les sommets du pouvoir, mais en montrant comment l’État sait parfois sinueusement manœuvrer pour garantir son intégrité. Qui mieux que Vidocq peut incarner ce mélange de duplicité talleyrandesque et de méritocratie à la française ? Cette légende dorée du proscrit devenu superflic, usant de la langue et du surin de la canaille pour mieux protéger le bourgeois. Un “bon“ voyou, en somme, et donc un parfait personnage pour Richet qui s’offre ici une reconstitution épique et soignée remplaçant avantageusement la blague ésotérico-fantastique de Pitoff avec Depardieu, et rappelant la série avec Brasseur. Son film souscrit aux exigences du divertissement, mais magnifie les côtés sombres, les alcôves et les caves. C’est la puissance tirée

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Décembre : On met les petits plats dans l’écran

Panorama ciné | Avant de vous ruer sur les douceurs empapillotées et les présents enrubannés, offrez-vous une respiration cinématographique. Vous l’avez bien méritée !

Vincent Raymond | Mardi 4 décembre 2018

Décembre : On met les petits plats dans l’écran

Parmi le terrible cortège de rites imposés par Noël figurent en bonne place les réveillons et les retrouvailles avec sa parentèle. Si l’on choisit rarement sa famille, il reste possible de faire le tri parmi les films du mois qui l’abordent sous toutes ses coutures et dans toutes ses (re- ou dé-)compositions. Dans Pupille (5 décembre) Jeanne Herry donne à suivre le parcours d’un bébé né sous X, de la maternité à son adoption par une mère célibataire en passant par l’assistant familial et surtout le lourd protocole psycho-administratif. Une mosaïque de portraits et de situations, sans jugement moral, donnant à apprécier la misère du monde, et les ressources d’amour qu’il peut contenir. Si avec ça Gilles Lellouche ne décroche pas un parallélépipède l’an prochain… Palme d’Or, Une Affaire de famille de Hirokazu Kore-eda (12 juin) parle aussi d’une adoption : celle d’une gamine délaissée recueillie par une famille de petits truands fantasques et affectueux. Une tendre série de tranches de vies nippones canailles qui glisse soudainement dans le drame. Il donnera envie en sortant de se faire de gros hugs.

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Écrits noirs sur blanc

Festival du polar | Le polar va avoir son nouveau rendez-vous stéphanois avec le festival Les Gueules Noires du Polar qui se déroulera les 22 & 23 novembre à la Librairie de Paris.

Nicolas Bros | Mardi 13 novembre 2018

Écrits noirs sur blanc

Très populaire, le genre littéraire du polar voit un nouveau rendez-vous se monter à Saint-Étienne. Intitulé Les Gueules Noires du Polar, ce festival, organisé par la Libraire de Paris, se déroule les 22 et 23 novembre et propose un programme alléchant. Avec la présence de huit personnalités faisant vivre à leur manière le polar (auteurs, éditeurs et scénariste de BD), le festival se décline entre des dédicaces, des tables rondes et une soirée ciné au Méliès avec la projection de Monsieur Klein avec Alain Delon. Ainsi vous retrouvez entre autres dans la programmation Luc Brunschwig, André Buffard, Romain Slocombe ou encore Sominique et Franck Sylvain. « Nous avons vu arriver le phénomène du "Black Friday" ces dernières années avec un certain succès, explique Alexandra Charroin Spangenberg, directrice de la Librairie de Paris. Sauf qu'en tant que librairie nous ne pouvons pas proposer de réductions suffisantes pour justifier notre participation à cette opération. Nous avons réfléchi à un autre moyen de participer, à notre manière. Rémi Boute, l'autre dirigeant de la Lib

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Joël Dicker en dédicace à la Librairie de Paris

Littérature | Après la fermeture de la 33e Fête du livre de Saint-Étienne (qui se tient du 11 au 14 octobre), les dédicaces se poursuivront du côté de la Librairie de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 10 octobre 2018

Joël Dicker en dédicace à la Librairie de Paris

Après la fermeture de la 33e Fête du livre de Saint-Étienne (qui se tient du 11 au 14 octobre), les dédicaces se poursuivront du côté de la Librairie de Paris le 18 octobre avec la venue de l'écrivain Joël Dicker. L'auteur genevois de La vérité sur l'affaire Harry Québert viendra présenter son dernier roman La Disparition de Stephanie Mailer. L'occasion de le rencontrer et d'échanger avec lui. D'autre part, la librairie organise la première édition des Gueules Noires du Polar les 22 et 23 novembre. Un événement qui promet des rencontres, des animations, des dédicaces et des concours autour du roman policier. - Rencontre avec Joël Dicker, jeudi 18 octobre 2018 de 18h à 20h (pas de réservation possible) à la Librairie de Paris - Les Gueules Noires du Polar, 22 et 23 novembre à la Libraire de Paris

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"Dilili à Paris" : Paris perdu

Animation | de Michel Ocelot (Fr.-Bel.-All., 1h35)

Vincent Raymond | Jeudi 11 octobre 2018

1907. Exhibée comme un animal exotique à l’occasion de l’exposition coloniale, la petite Kanake Dilili profite de ses heures libres pour enquêter dans le Paris de la Belle Époque sur la disparition de gamines derrière lesquelles se cache un gang d’apaches blancs mâles hétéro cis… Depuis Kirikou et la Sorcière (1998) chaque nouvelle œuvre de Michel Ocelot est ardemment attendue. Moins par les enfants que les adultes, certes, lesquels apprécient l’originalité stylistique de ce conteur refusant de se soumettre aux diktats censoriaux comme aux modes. Alors, quelle déception de le découvrir chausser d’énormes sabots pour dénoncer les dérives du machisme et du patriarcat. Lui d’ordinaire si subtil dans son usage de la parabole — voir Kirikou où la sorcière Karaba, qui fait disparaître les hommes après avoir été piquée au bas du dos par une épine empoisonnée, peut ainsi être considérée comme la figure centrale d’un rape and revenge métaphorique — conforme ici l’histoire et l’Histoire à son message, peu importent les incohérences ou les anachronismes.

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Octobre : Restons groupés !

Un mois de cinéma | Mois à cinq mercredis + vacances scolaires + poids lourds de Cannes et Venise = le plus gros embouteillage de l’année sur les écrans. Bienvenue en enfer. Pardon : en octobre.

Vincent Raymond | Mardi 2 octobre 2018

Octobre : Restons groupés !

Chaque année c’est pareil, en pire : barycentre de la rentrée cinématographique, octobre concentre un nombre croissant de films art et essai à fort potentiel, propulsés par les festivals et soucieux de se faire une place au box office avant la saison des récompenses. Et surtout avant le raz-de-marée des fêtes, confisquées par les grosses productions famille et jeune public. Est-ce par osmose ? L’effet foule semble déteindre sur des films où le collectif a le beau rôle. Dring & plouf Désormais genre en soi, la comédie chorale n’échappe pas au mouvement avec plusieurs représentants de qualité inégale et d’étonnantes surprises. Ainsi, on attendait avec une confiance raisonnable Michel Blanc pour Voyez comme on danse (10 octobre) ; force est de constater que cette suite d’Embrassez qui vous voudrez (2002) dilue paresseusement un ou deux rebondissements et quiproquos à l’ancienne (genre XIXe siècle) en rentabilisant les personnages caractérisés dans l’opus précédent. Seul Jean-Paul Rouve, très bon en velléit

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Lucy in the sky

MUSIQUES | Né en Italie, mais résidant à Berlin, Luca Mortellaro alias Lucy, fait partie des Djs incontournables de la scène techno européenne. Proposant des sets (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Lucy in the sky

Né en Italie, mais résidant à Berlin, Luca Mortellaro alias Lucy, fait partie des Djs incontournables de la scène techno européenne. Proposant des sets intenses et hypnotiques (jetez donc une oreille aux Boiler Room dans lesquelles il se produit), il prendra part au "line-up" du 1001 Bass Music Festival qui accueillera également sur trois soirées Acid Division, Bambounou ou encore le rappeur du 91, Alkapote alias "l'Empereur de la Crasserie". Une sélection éclectique et exigeante pour ce festival qui fête sa septième édition. Lucy, vendredi 19 octobre au Fil à Saint-Étienne pour le 1001 Bass Music Festival

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"3 jours à Quiberon" : La passante aux cent soucis

ECRANS | Emily Atef et Marie Bäumer ressuscitent Romy Schneider au cours d’un bref épisode de sa vie. Mais davantage qu’un “biopic à performance“, ce film tient de l’essai cinématographique, du huis clos théâtral et du portrait de femme, d’actrice, de mère.

Vincent Raymond | Jeudi 14 juin 2018

1981. En plein doute sentimental et professionnel, Romy Schneider est partie en cure de repos à Quiberon. Bien qu’en froid depuis des lustres avec la presse allemande, elle accepte au nom de son amitié avec photographe Lebeck une interview pour le Stern. L’occasion de faire le point… Cénotaphe froidement révérencieux, hagiographie méthodique, recueil d’images dorées autorisées… Le biopic est sans nul doute le genre cinématographique le plus prévisible et le moins passionnant. Si l’on y songe, il procède d’ailleurs trop souvent d’un dialogue d’initiés entre un fétichiste — le cinéaste — et une foule de fans autour de l’objet de leur fascination commune ; fascination quasi-morbide puisque l’idole en question a la plupart du temps trépassé. Alors que le cinéma est un art (collectif) de la fabrication, de la reconstitution, rares sont les films osant s’affranchir du cadre illusoire de l’histoire officielle pour construire une évocation : ils préfèrent s’engager dans l’impossible réplique du modèle… S’employer à le cerner plutôt que de le contrefaçon permet de se débarrasser du leurre du mimétisme, et donner lib

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3 jours à Quiberon - Marie Bäumer : « Je me suis approchée de Romy Schneider en prenant de la distance »

ECRANS | Prêtant sa voix et sa silhouette à Romy Schneider, la comédienne Marie Bäumer compose un portrait de troublant de sa compatriote. Instantanés recueillis lors des Rencontres du Sud d’Avignon, à proximité de sa résidence française.

Vincent Raymond | Jeudi 14 juin 2018

3 jours à Quiberon - Marie Bäumer : « Je me suis approchée de Romy Schneider en prenant de la distance »

Aimez-vous, autant que Romy semble l’apprécier dans le film, être prise en photo ? M. B. : J’ai toujours beaucoup aimé la photographie ; j’ai toujours aimé voir le résultat, mais pas forcément le moment-même. Je me suis dit toujours en grandissant que ça allait être plus facile, mais c’est le contraire : le moment avec un photographe est beaucoup plus intime que dans le cinéma où l'on a encore la protection du personnage. Avec un photographe, c’est vraiment que moi et lui ou elle. Je suis toujours contente quand je peux faire des séances de photo avec des photographes que je connais ; c’est beaucoup plus facile. Qu’avez-vous reconnu de Romy Schneider en vous qui vous a convaincue d’accepter ce personnage — au-delà d’une évidente similitude physique ? M. B. : Depuis que j’ai 16 ans, les gens m’ont comparée à Romy Schneider. À l’époque, je ne savais pas qui c’était : j’ai grandi sans téléviseur et j’allais rarement au cinéma, et quand j’étais petite, je ne regardais pas ses film

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"L’Île aux Chiens" : Rōnins canins

Ouah l’animation ! | Wes Anderson renoue avec le stop motion pour une fable extrême-orientale contemporaine de son cru, où il se diversifie en intégrant de nouveaux référentiels, sans renoncer à son originalité stylistique ni à sa singularité visuelle. Ces Chiens eussent mérité plus qu’un Ours argenté à Berlin.

Vincent Raymond | Mercredi 4 avril 2018

Sale temps pour les cabots de Megasaki ! Prétextant une épidémie de grippe canine, le maire décide de bannir tous les toutous et le parque sur une île dépotoir. Atari, 12 ans, refuse d'être séparé de son Spots adoré. Il vole un avion pour rallier l’Île aux Chiens. Ce qu’il y découvrira dépasse l’entendement… Peu de cinéastes peuvent se targuer d’être identifiables au premier coup d’œil, qu’ils aient signé un film d’animation ou en prises de vues réelles. Tel est pourtant le cas de Wes Anderson, dont le cosmos se trouve, à l’instar d’une figure fractale, tout entier contenu dans la moindre de ses images. Martelée par trois tambourineurs asiates dans une pénombre solennelle, l’ouverture de L’Île aux Chiens est ainsi, par sa “grandiloquente sobriété”, un minimaliste morceau de bravoure andersonien en même temps qu’une mise en condition du public. Au son mat des percussions, celui-ci entame sa plongée dans un Japon alternatif nuke-punk, synthèse probable entre le bidonville de Dodes'kaden ! et le sur-futurisme compos

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"La Prière" : Joints, les poings

ECRANS | de Cédric Kahn (E.-U., 1h47) avec Anthony Bajon, Damien Chapelle, Alex Brendemühl…

Vincent Raymond | Mercredi 21 mars 2018

C'est la dernière chance pour Thomas. Lourdement dépendant, violent, le jeune homme a accepté une retraite dans une communauté montagnarde dirigée par d’ex-toxicomanes n’ayant pour soutien que le groupe, l’amitié et la foi. Il va falloir tenir, avec la prière pour seul expédient. Restant extérieur au protocole, comme un observateur privilégié un brin éthologue, Kahn s’intéresse crûment à la trajectoire particulière de son protagoniste durant sa parenthèse thérapeutique hors le monde “ouvert”. Ni prosélyte, ni film à charge, La Prière ne prouve ni n'élucide rien : il montre les effets — placebo ? Sur ce point, chacun se fera sa religion — d’une thérapie par l’ascèse, où une addiction est délogée par une autre (menant du désordre aux ordres), avant d’être chassée par une nouvelle idée fixe, d’ordre sentimental celle-là. Le déclic de la guérison reste aussi brutal dans son mystère que la cristallisation amoureuse ou la survenue d’un miracle : il faut vivre l’événement pour le ressentir ; aussi, les ellipses ménagées par Kahn laissent-elles toute leur place

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Cédric Kahn : « J’ai une attirance pour une forme de radicalité »

"La Prière" | De retour de la Berlinale, où son film a été distingué de l’Ours d’argent pour son jeune interprète Anthony Bajon, Cédric Kahn se confie. Sans se faire prier.

Vincent Raymond | Mercredi 21 mars 2018

Cédric Kahn : « J’ai une attirance pour une forme de radicalité »

Votre personnage “n’existe” cinématographiquement que durant son passage dans la communauté… C. K. : J’avais écrit une première version du scénario il y a 5 ans, où on racontait l’avant, d’où il venait. Mais il ne fonctionnait pas. Ce projet a marché à partir du moment où l’on a mis la prière au centre du récit. Cela s’est fait par étapes : le film commence quand il arrive et finira quand il part, comme un western ; comme quelqu’un qui tape à la porte du ranch et dit : « sauvez-moi ! ». La situation était tellement forte, simple et lisible que plus on en racontait, plus elle s’affaiblissait. On ne trouvait pas de meilleur enjeu que l’histoire d’un gars arrivant en disant : « j’ai failli mourir et j’ai envie de vivre ». Tous les détails ajoutés sur la biographie amenuisaient le personnage. C’est assez étrange, et un peu contraire à toutes les règles du scénario. Quelles ont été vos sources documentaires ? Comment avez-vous recueilli les parcours de vie des résidents s’exprimant face caméra ?

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"La Nuit a dévoré le monde" : Zombies et homme

BRAIIIN ! | Escape game dans les conditions d’un réel apocalyptique, ce premier long métrage aussi sobre que maîtrisé réunit un trio brillant autour d’un scénario rigoureux. En peuplant la capitale de zombies désarticulés, Dominique Rocher gagne haut le moignon son Paris.

Vincent Raymond | Mercredi 7 mars 2018

Au lendemain d’une nuit agitée, dans un recoin de l’appartement de son ex — où il était venu chercher ses affaires en pleine soirée festive —, Sam découvre que le monde est désormais peuplé de zombies. Se pourrait-il qu’il soit l’ultime homme sur Terre ? À lui d’organiser sa survie… De son titre poétique à sa réalisation d’une efficacité à faire pâlir George A. Romero — lequel, là où il réside à présent, ne doit plus avoir le mélanocyte très vaillant —, La Nuit a dévoré le monde s’impose par sa singularité dans un paysage contemporain montrant une insatiable appétence pour le cinéma de genre, et tout particulièrement horrifique. Les séries à succès telles que The Walking Dead ou Les Disparus n’y sont sans doute pas étrangères, qui contribuent de surcroît au décloisonnement des univers, et prouvent aux derniers rétifs que Cronenberg ou Carpenter sont davantage que des seigneurs (saigneurs ?) dans leur partie gore. Naufrage, ô désespoir Maîtrisant la grammaire du film de zombies, Dominique Rocher

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Pluriel

Galerie | La galerie Rive Droite propose jusqu'au 28 février une exposition réunissant une douzaine d’artistes autour du sculpteur Philippe Buil. Aux toiles de (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 février 2018

Pluriel

La galerie Rive Droite propose jusqu'au 28 février une exposition réunissant une douzaine d’artistes autour du sculpteur Philippe Buil. Aux toiles de David Flandrois, Appaloosa, Ethel Delalande, Nicole Pfund, Jean-Yves Le Breton, Virginie Remillieux, Isabelle Riffard et Luis Miguel Rivero Garcia répondent les volumes de Gilbert Frizon, Paris Magini, Loren P. et Régis Martin.

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Une 2ème Nuit des Livres Harry Potter à Saint-Étienne

Littérature | Deux ans après le succès de la première Nuit des Livres Harry Potter, la Librairie de Paris reprend sa baguette de sorcier et organise une seconde (...)

Nicolas Bros | Mardi 23 janvier 2018

Une 2ème Nuit des Livres Harry Potter à Saint-Étienne

Deux ans après le succès de la première Nuit des Livres Harry Potter, la Librairie de Paris reprend sa baguette de sorcier et organise une seconde édition le 1er février 2018. Au programme, différents ateliers avec entre autres la cérémonie du Choixpeau, un duel de sorciers, une démonstration de magie-technologique, des bonbons... Une collecte de vêtements en bon état, est également prévue au profit de la Croix Rouge, afin de « libérer un maximum d'elfes de maison ». Soirée sur inscription : contact@librairiedeparis.com 2eme Nuit des Livres Harry Potter, jeudi 1er février dès 18h à la Librairie de Paris

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Pacaly s'attaque à Paris

Livre rock | L'écrivain poète le plus rock de notre région, Pascal Pacaly, s'attaque à la scène underground parisienne dans son dernier ouvrage. Intitulé Paris Rock (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 décembre 2017

Pacaly s'attaque à Paris

L'écrivain poète le plus rock de notre région, Pascal Pacaly, s'attaque à la scène underground parisienne dans son dernier ouvrage. Intitulé Paris Rock Underground, ce livre nous propose un voyage dans les entrailles musicales de la "Ville-Lumière". À travers 242 pages de portraits tirés par le biais de la plume et de photos en noir & blanc, Pascal Pacaly parle des artistes et des lieux qui l'ont marqué dans son passé rock. Depuis le Gibus à Mass Hysteria en passant par Rock en Seine ou Sanseverino, l'écrivain originaire de l'Ondaine nous narre "son Paris", celui de la scène pop, rock, metal et punk. Un livre qui concentre diverses formes d'écritures telles que des interviews, des "gonzo reports", des nouvelles biographiques et des chroniques. Paris Rock Underground, de Pascal Pacaly, aux Éditions Black-Out, 242 p. Lien vers la page de l'auteur

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"Corps et Âme" : Cerf moi fort

ECRANS | Improbable comme la rencontre entre un homme au bras handicapé et une femme légèrement autiste dans un abattoir hongrois, cette romance nimbée d’onirique pleine de vie dans un lieu de mort touche au cœur par sa subtile poésie. Ours d’Or à la Berlinale 2017.

Vincent Raymond | Mercredi 25 octobre 2017

Contrôleuse qualité récemment arrivée dans l’abattoir que dirige Endre, Mária se distingue par sa distance impassible et sa froideur mécanique. Découvrant par hasard qu’ils effectuent chaque nuit le même rêve, ils tentent de se rapprocher l’un de l’autre les jours suivants. À pas feutrés… À mille lieues du cynisme dont l’époque se pourlèche, deux des plus grands festivals cinématographiques de la planète ont accordé cette année leur distinction suprême à des œuvres présentant une étrange gémellité, ainsi qu’une formidable audace : elles proposaient une authentique romance ; une histoire d’amour pure et simple entre deux être marginalisés par le reste du monde. Ainsi le Lion vénitien a-t-il rugi pour La Forme de l’eau de Guillermo del Toro — patience : il ne sera sur les écrans qu’en février —, et l’Ours berlinois hurlé pour cet apprivoisement délicat, cette union de deux solitudes glacées célébrée par une cinéaste aussi rare que résolue dans ses choix. De l’amour Car tourner une histoire sentimentale sans dérision g

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Lou et l’île aux sirènes : Plage musicale

ANIMATION JAPONAISE | de Masaaki Yuasa (Jap., 1h52) avec les voix de Shôta Shimoda, Kanon Tani, Akira Emoto…

Vincent Raymond | Jeudi 31 août 2017

Lou et l’île aux sirènes : Plage musicale

Ado taciturne vivant dans un village de pêcheurs, Kai aime se réfugier dans sa musique. Se laissant convaincre par deux amis de lycée, il forme avec eux un groupe qui séduit une incroyable fan : Lou, jeune sirène mélomane. Le groupe va tenter de la faire accepter par les villageois… Depuis Takahata et Miyazaki, on sait l’importance du commerce que les Japonais entretiennent avec la Nature, s’incarnant dans de multiples divinités protectrices et volontiers farceuses (voir Pompoko). Nouvel avatar de cette innocence joviale, Lou poursuit l’inscription de ce patrimoine traditionnel dans le monde moderne, luttant contre la voracité humaine pour y préserver leur place — il y aura au moins une morale à en retirer. Si le fond est connu, la forme innove. Au classique duo poétique/grotesque courant dans l’anime nippon, Masaaki Yuasa ajoute des éclats de ce néo-screwball héritier de Tex Avery qu’on rencontre dans Gumball ou Adventure Time pour quelques séquences débridées (ah, le frénétique générique !) ; mais aussi des moments plus abstraits, où le graph

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Satire "icône"

MUSIQUES | Il se sera bien "payé leurs têtes de veaux" aux "Parigots", l'ami Jacob Eberst, dit Jacques Offenbach ! Pourfendeur bienveillant et visionnaire de (...)

Alain Koenig | Mercredi 30 novembre 2016

Satire

Il se sera bien "payé leurs têtes de veaux" aux "Parigots", l'ami Jacob Eberst, dit Jacques Offenbach ! Pourfendeur bienveillant et visionnaire de cette bourgeoisie triomphante, un tantinet niaise et décomplexée, de cette idéologie fondatrice de nos empires et républiques de carton pâte...contemporains ! Le nouveau-riche sonde désespérément le miroir, dans l'espoir d'y voir un aristocrate éclairé, oubliant simplement qu'il l'a décapité un demi-siècle plus tôt... Car la Vie Parisienne nous éclaire sur les travers de ce Paris du 19e siècle, pétri d'orgueil et ivre de vanité, la mise en scène adaptée par feu Jérôme Savary faisant loupe, telle un microscope sur le microcosme... Les Parisiens ne sont pas rancuniers et savent même parfois faire preuve de second degré, qui plébiscitèrent ce vaudeville, en faisant un des plus grands succès que la "capitale-lumière" ait connu... À l'Opéra de Saint-Etienne, du 31 décembre au 3 janvier, fêtons la nouvelle année en riant de tout, riant de tous, mais surtout en riant de nous-mêmes !

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Electro positive

Positive Education Festival #1 | Le Positive Education Festival se pose cette année dans sa version #1. Rendez-vous incontournable des musiques électroniques, cet événement s'est doté d'une programmation large mais exigeante avec des noms qui feront de Saint-Étienne le centre de toutes les attentions de la sphère électro française et européenne pendant quelques jours. Tour d'horizon avec une sélection - forcément difficile - de quatre artistes à ne pas manquer parmi la pléthore d'artistes présents.

Nicolas Bros | Mardi 1 novembre 2016

Electro positive

Paris, je t'aime Aux Forces Motrices, les kicks vont ranimer les murs. Pour son ouverture, le festival accueille un line-up très parisien avec deux représentants du label Antinote (Iueke et Zaltan) ainsi que Low Jack, dj réputé pour son approche d'une techno primale, où les sons sud-américains prennent une place toute particulière. Low Jack surprend son monde en nouant ses origines honduriennes au côté machinal de la techno. Orienté vers les sons répétitifs, il parvient à transcender l'atmosphère et ne tourne finalement pas en rond. Empreinte d'une bestialité ravageuse accompagné d'un groove certain (comme sur le titre Six In The Morning), la musique de Low Jack est la parfaite démonstration de ce que la techno peut proposer de plus euphorisant actuellement. NB Low Jack + Zaltan + Iueke + Les Fils de Jacob, mercredi 9 novembre dès 18h, bat 249/Cité du design Le mythe reste une réalité Mythique, le groupe Cabaret Voltaire, étiqueté musique industrielle et cold wave, a connu ses heures de gloires de 74 à 94 avant de fermer boutique. Mais il y a deux ans, Richard H. Kirk a décidé de remettre le couvert en solo.

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Yanis : « J'ai laissé du temps aux choses »

MUSIQUES | Sous le pseudo de Sliimy, il avait cotôyé le succès très (trop) jeune. Le Stéphanois a pris du recul quelques années, avant de revenir sur le devant de la scène sous son vrai nom, Yanis, et de proposer une musique qui lui ressemble vraiment sur un premier EP L'Heure Bleue. Un come-back réussi dans une électro-pop bleutée aux contours marqués et aux méandres sonores de qualité. Il sera sur scène au Fil pour Paroles et Musique le jeudi 26 mai. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Vendredi 20 mai 2016

Yanis : « J'ai laissé du temps aux choses »

Votre premier EP, sous le nom de Yanis, s'intitule L'Heure Bleue. Ce titre est-il inspiré de ce moment de la journée où le soleil n'est pas encore levé et la nuit pas tout à fait terminée ? Yanis : Il y a plein de sens et de symboliques à ce choix. C'est vrai que c'est un moment "entre deux" où les choses se métamorphosent assez vite et où l'on est vraiment conscient du temps qui passe. Il se trouve que c'est assez à l'image de ce que j'ai vécu ces dernières années lorsque je composais cet EP. J'ai laissé du temps aux choses et c'était une métamorphose. Je me suis rapproché de la couleur bleue également, qui m'a détendu. Je fonctionne beaucoup avec les couleurs quand je compose ou que je visualise ce que je veux faire musicalement. C'est devenu un fil conducteur. Enfin, je trouvais intéressant d'avoir un titre en français, ça faisait un clin d'oeil également à la France. « La pochette représente aussi cet état dans lequel j'étais à Berlin, où j'étais au bord des choses, et où j'ai pris des risques. » Vous avez travaillé ce mini-album entre Paris et Berlin. Est-ce que la cap

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Calcium : « St-Étienne a tout pour devenir la Détroit française »

MUSIQUES | Du haut de ses trente ans, Antoine buffard est une personnalité déjà influente dans les musiques électroniques en France. boss du magazine Trax le jour, il se mue en Calcium la nuit, passant derrière les platines. Également co-fondateur du label [Re]sources, il apporte au paysage électronique hexagonal une ouverture sur des styles moins en vue, tels que le grime ou la ghetto house. Rencontre avec un passionné. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 13 avril 2016

Calcium : « St-Étienne a tout pour devenir la Détroit française »

Comment êtes-vous tombé dans les musiques électroniques ? J'ai commencé à mixer il y a maintenant douze ou treize ans. Je me suis tout de suite dirigé vers un mélange entre de la ghetto house américaine, des sons plutôt anglais tels que dub, drum'n'bass ou dubstep à son époque deep, pas à celle de Skrillex, ainsi que du grime et du 2step. Mais au-delà de tout ça, j'ai toujours eu l'envie que Calcium reste un projet "club". Le dj est avant tout là pour faire danser les gens. Le but étant de faire un vrai mélange de tout ce que l'on aime. Il ne faut pas tomber dans la démagogie, ne pas donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà, mais ne pas aller non plus dans un élitisme débile. Tout le jeu est d'arriver à naviguer entre tout cela. « Il ne faut pas tomber dans la démagogie, ne pas donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà, mais ne pas aller non plus dans un élitisme débile. » Vous êtes multi-casquette, puisque vous êtes aussi dirigeant du magazine Trax, co-fondateur du label [Re]Sources et disquaire... Concernant Trax, le projet est passionnant. Je suis rentré en tant que stag

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Les quatre font la paire

MUSIQUES | Jazz à Montbrison place la barre très haut en invitant lors d’une même soirée deux duos de premier choix, avec les instrumentistes Emile Parisien, Vincent Peirani, Michel Mandel et Yves Gerbelot... Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 1 mars 2016

Les quatre font la paire

Après les Poly’sons, le Théâtre des Pénitents ouvre au printemps sa seconde parenthèse annuelle, celle consacrée au jazz, avec cette année une petite dizaine de concerts saupoudrés du 19 mars au 8 avril. Il semblerait que l’édition 2016 soit celle de tous les duos avec notamment Eric Bibb et Jean-Jacques Milteau, Baptiste Trotignon et Minino Garay, ou encore le binôme italien Musica Nuda. Le 22 mars, une soirée immanquable alignera sur scène deux doublettes de haut vol… Ces deux-là croulent sous les récompenses : Vincent Peirani (accordéon) a reçu le Prix Django Reinhardt du musicien français en 2013 ainsi qu’une Victoire du jazz en 2014. Emile Parisien (saxophone) a quant à lui été nommé "Artiste de l’année" aux mêmes Victoires du jazz 2014… C’est dire si ces musiciens reçoivent la reconnaissance unanime de leur talent ! Les deux compères entretiennent depuis plusieurs années une complicité musicale pleine de fraîcheur et de poésie qui fait le plus grand bien au jazz hexagonal. Gratin de souffleurs Autre duo de choc avec Michel Mandel (clarinettes) et Yves Gerbelot (saxoph

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Expelliarmus !

CONNAITRE | Partisans de Griffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentards, revêtissez vos plus belles robes de sorcier. Le 4 février prochain les aficionados de (...)

Florence Barnola | Mardi 2 février 2016

Expelliarmus !

Partisans de Griffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentards, revêtissez vos plus belles robes de sorcier. Le 4 février prochain les aficionados de toutes les nationalités du petit sorcier anglais vont pouvoir fêter ses aventures. En 2015, l’éditeur britannique Bloomsburry avait lancé les Harry Potter Book Night, quelques librairies et médiathèques hexagonales avaient suivi l’idée. Cette année qui marque la deuxième édition internationale voit la première officielle française relayée par l’éditeur français de la série, Gallimard. A priori, à Saint-Étienne, seule la Librairie de Paris va se mettre aux couleurs (au propre comme au figuré) de Pré-au-Lard ou de Poudlard. Le programme attendu n’est pas piqué des vers servant généralement d’ingrédients dans les potions magiques, puisque les soixante-dix recettes de potions proposées par Thibaud Villanova (geek) et Stéphanie Simbo (barmaid de métier) ne sont faites qu’avec des produits moldus. Le geek en question sera présent pour dédicacer son ouvrage, Le Livre des Potions "inspirées des cultures de l’imaginaire" (Star Trek, Harry Potter, Super Mario, Indiana Jones, Batman, ...). Si vous disposez d

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Paris-Willouby

ECRANS | De Quentin Reynaud & Arthur Delaire (Fr., 1h23) avec Isabelle Carré, Stéphane De Groodt, Alex Lutz…

Vincent Raymond | Mardi 19 janvier 2016

Paris-Willouby

Collectionner des talents sur une affiche n’a jamais été gage de réussite artistique : si grandes soient leurs qualités, ils ne parviennent jamais à masquer ni compenser les défauts d’un film, et surtout pas ceux d’un scénario cacochyme. Constat à nouveau opéré avec ce poussif décalque de Little Miss Sunshine, qui oublie cependant de s’inspirer du rythme et de la transgression du modèle. Au lieu de singer des comédies “indépendantes” étasuniennes formatées, les jeunes auteurs français devraient lorgner du côté du vétéran Rappeneau et son Belles Familles : ils gagneraient en causticité, finesse et profondeur… Vincent Raymond

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Le Grand Jeu

ECRANS | Trop rares, les incursions du cinéma français dans les sphères du pouvoir et les coulisses de l’appareil d’État donnent pourtant lieu à des films aussi palpitants que réussis. En voici un de plus — une première œuvre, de surcroît. Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 1 décembre 2015

Le Grand Jeu

Grands commis de l’État retrouvés "suicidés", sombres rivalités gouvernementales, macro-stratégie politique et influences occultes… Les salons dorés et les couloirs feutrés des palais où siège l’exécutif fourmillent d’anecdotes propices à alimenter des thrillers rivalisant avec les meilleurs polars. Parce qu’elles touchent de près au cœur sacré de notre monarchie républicaine, ces histoires ont la saveur fascinante de l’interdit, et nous placent dans la situation d’enfants pénétrant à leur insu dans la chambre des parents. Lorsque l’histoire se révèle documentée, c’est comme un flash de réalité augmentée qui nous submerge, prolongé par cette illusion folle d’avoir compris — voire partagé ! — le destin des puissants. Comme le chef-d'œuvre de Pierre Schoeller L’Exercice de l’État (2011), ou dans une moindre mesure Quai d’Orsay (2013) de Tavernier, Président (2005) de Delplanque et Une affaire d’État de Valette (2008), Le Grand Jeu révèle petites intrigues comme grandes manœuvres. Et dispose, pour servir son matériau remarquable, d’interprètes d’exception : Dussollier jouant le matois marionnettiste des coulisses, Poup

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T’as voulu voir Berlin

ARTS | Pour sa toute nouvelle exposition, le photographe Bernard Pharabet présente une série d’images réalisées au cours de deux séjours à Berlin, en juin 2013 et mars (...)

Niko Rodamel | Jeudi 3 septembre 2015

T’as voulu voir Berlin

Pour sa toute nouvelle exposition, le photographe Bernard Pharabet présente une série d’images réalisées au cours de deux séjours à Berlin, en juin 2013 et mars 2014. Grandement imprégné de son histoire personnelle consciente ou inconsciente, familiale et professionnelle, l’artiste a ressenti une forme d’intranquillité qui s’avérera étonnement motrice pour réaliser, sélectionner puis partager les photographies de ce BERLIN on LINE. Il décortique ainsi la cité allemande en fin observateur avec une sensibilité aussi sincère que personnelle : « La ville de Berlin est un très vaste espace vert taillé de lignes qui s’entrechoquent horizontalement et verticalement dans un concert de grues et de chantiers permanents, cicatrices de l’histoire, vestiges, traces, monuments, pistes d’atterrissages sans avion, zones vierges, collines artificielles, fleuves, lacs… Des lignes interconnectées avec un réseau de communications, de métros, trains, bus, routes et pistes cyclables... Ce qui m’a frappé, non pas les restes du mur que l’on sait aujourd’hui, surmonté et franchi, mais la présence d’une vitalité instantanée dans ces fragments du quotidien qui m’ont fait prendre

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