Cinéma : Comment ça, il n'y a pas de Mai ?

ECRANS | En mai, le cinéma ne fait pas ce qu’il lui plaît : il tourne autour de la Croisette, où des dizaines de films sont présentés avec tonitruance à des professionnels réunis en conclave. Le vrai public, quant à lui, devra attendre des mois pour apprécier la sélection en salles. À d’infimes exceptions près… Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 3 mai 2016

Photo : "Ma Loute" de Bruno Dumont, en sélection à Cannes 2016 © DR


Sur sa Côte et sous son ciel azuréens, Cannes fait la pluie et le beau temps de l'année cinématographique. La quinzaine est ce moment prodigieux où des professionnels de la profession se livrent à un gavage insensé de productions audiovisuelles et les soumettent sans recul ni distance à leur appréciation. Se condamnant à émettre des jugements lapidaires et extrêmes, s'abstenant de tout avis mitigé parce que le rythme effréné du festival les presse et pousse à faire assaut de saillies définitives, ces intoxiqués au binge viewing s'abîment parfois dans des surenchères risibles lorsqu'elles sont suivies de prises de positions diamétralement opposées, l'exaltation cannoise évaporée. Et affligeantes lorsqu'elles ont des films pour victimes collatérales. La Forêt des songes de Gus Van Sant, vilipendé et sifflé lors de sa présentation l'an dernier n'est qu'un exemple parmi tant d'autres : il aura fallu onze mois pour faire oublier sa volée de bois vert et un faux-nez (en tout cas, un nouveau titre, Nos Souvenirs) pour qu'il puisse repointer son museau sur les écrans.

En même temps dans les salles…

Toutes sections confondues, c'est près d'une centaine d'œuvres inédites qui est officiellement présentée à Cannes entre le 11 et le 22 mai. Mais seuls six films, dont trois appartenant à la compétition, seront simultanément soumis aux yeux du public. Ouvrant le bal (et la 69e édition du festival), le Woody Allen annuel, Café Society (11 mai) réunit Jeannie Berlin, Kristen Stewart, Jesse Eisenberg et Blake Lively. Comme à l'accoutumée, le cinéaste new-yorkais s'entoure de la jeune garde pour composer une évocation des années trente. Dans la foulée, Money Monster (12 mai) de Jodie Foster s'intéressera à la finance et à ses dérives dans un thriller dont la distribution semble empruntée à Soderbergh — George Clooney y côtoie en effet Julia Roberts. Interprété par Fabrice Luchini, Juliette Binoche et Valeria Bruni-Tedeschi, Ma Loute de Bruno Dumont (13 mai), donnera un avant-goût de la compétition. Son affiche de prestige semblant taillée pour les marches rouges du Palais, scelle pour le réalisateur plusieurs retrouvailles : avec son incandescente comédienne de Camille Claudel 1915, ainsi qu'avec le Festival de Cannes où L'Humanité avait été consacré par un Grand Prix en 1999. Sa présence en lice prouve que le sélectionneur Thierry Frémaux et lui ont su se rabibocher en gentlemen, après s'être ouvertement chamaillés lors de précédentes non-sélections. Le succès de sa série P'tit Quinquin, rappelant l'importance et l'éclectisme de Dumont dans le paysage, aura sans doute contribué à la rendre incontournable cette année. Tant mieux. Sur un autre registre et hors compétition, The Nice Guys (15 mai) bénéficiera d'une projection de minuit. On doit cette comédie policière réunissant Russell Crowe, Ryan Gosling et Kim Basinger, située dans le Los Angeles des années 1970, à Shane Black, scénariste hyperactif et réalisateur du récent Iron Man 3 — les spectateurs la prendront-ils pour une récréation, trois jours à peine après le début des festivités ? Suivra bien vite Pedro Almodóvar, grand abonné de la Croisette où il vient pour la cinquième fois en compétition. Parviendra-t-il cette fois à remporter la Palme qu'il avait manquée de peu en 1999 avec Tout sur ma mère ? Adapté d'Alice Munro, Julieta (18 mai) parle une nouvelle fois de deuils, de famille, de disparitions, et intègre la sociétaire Rossy de Palma à son générique… On ne change (presque) pas une équipe qui gagne (presque)… Dernière curiosité attendue, le nouveau Paul Verhoeven battant pavillon français, adaptation de Philippe Djian avec Isabelle Huppert : Elle (25 mai). La simple juxtaposition de ces trois noms produit comme une odeur de soufre. Ce sera en tout cas l'occasion de renouer avec le cinéaste néerlandais, absent des écrans depuis une décennie. Il sera au moins indirectement présent au palmarès puisque les cérémonies d'ouverture et de clôture seront animées par son comédien Laurent Lafitte.

Mais aussi en mai…

Les palmiers ne sont pas l'alpha et l'oméga du mois de mai, loin s'en faut ! Il faut compter sur un film de Noël aux intrigantes résonances Stephen-Kingiennes, Krampus de Michael Dougherty ainsi qu'une œuvre espagnole montrant les difficultés rencontrées par un jeune homme cherchant à se faire effacer des registres catholiques, Dieu ma mère et moi de Federico Veiroj (4 mai). Sans oublier Men and Chicken de Anders Thomas Jensen (25 mai), une comédie déjantée et hybride à plus d'un titre campée par un Mads Mikkelsen méconnaissable. Vous ne verrez plus les poulets du même œil…

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L'éPOPée Verte, le docu

Scène stéphanoise | L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 mai 2021

L'éPOPée Verte, le docu

L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu constituer Rennes pour le rock dans les années 80, Saint-Étienne est aujourd'hui le berceau d'une scène musicale d'où émergent de nombreux talents mêlant chanson, rap et électro. Parmi ceux-ci, Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur ont pris part à un projet destiné à mettre en avant cette effervescence créative stéphanoise : l'éPOPée Verte. Si le concert parisien réunissant tous ces artistes n'a pu se tenir pour cause de Covid, une soirée s'est déroulée au Fil de Saint-Etienne le 3 octobre 2020. Si ce live est passé, vous pouvez le revoir

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"Je m’appelle humain" : Apaisée Joséphine

VOD | Grande plume de la poésie innue, Joséphine Bacon fait l’objet d’un portrait documentaire encapsulant une part de l’âme de sa culture. À découvrir en exclusivité en VOD, pour le moment.

Vincent Raymond | Vendredi 2 avril 2021

Québec, de nos jours. Poétesse reconnue et célébrée pour son écriture bilingue (en français et en innu-aimun, la langue des Premiers peuples du Canada), Joséphine Bacon évoque devant la caméra de Kim O’Bomsawin son parcours, de son passage au pensionnat à sa jeunesse semi beatnik à Montréal. Et comment, en maintenant vivace le souvenir de sa culture ancestrale faite d’oralité et de coutumes, elle a su en perpétuer l’essence à travers ses écrits… Paysages inspirants, lumière magique, palette harmonieuse… L’image de ce premier film est souvent flatteuse. Kim O’Bomsawin, pour son premier long métrage, soigne son double sujet : le peuple Innu, survivant malgré l’entreprise d’acculturation destructrice menée par le gouvernement canadien depuis des décennies, et surtout Joséphine Bacon. D’ailleurs, si la réalisatrice ne convoque que si peu d’archives pour illustrer les souvenirs de sa charismatique interlocutrice, c’est sans doute par manque de matériau d’époque, témoignant du peu de cas accordé aux “Américains natifs”. Parqués dans des réserves ou arrachés à leur famille, ils sont spoliés de leur identité quand ce n’est

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Destination Bourges pour La Belle Vie ?

MUSIQUES | Après la sortie de son premier EP, le jeune groupe stéphanois est passé à la Source, la salle de concerts de Fontaine (Isère), pour une audition. L’enjeu : une participation au Printemps de Bourges. On en a discuté avec Julie, la fille de la bande, en attendant le résultat, d’ici quelques jours.

Martin de Kerimel | Mardi 2 mars 2021

Destination Bourges pour La Belle Vie ?

Julie, comment ça s’est passé, cette audition ? Comme beaucoup de concerts. Monter sur scène, c’est toujours très joyeux et très stressant à la fois. Cette fois, la seule différence, c’est qu’on avait conscience d’être devant un public de professionnels. Si nous allons jusqu’à Bourges, nous serons très heureux, mais rien que le fait d’avoir été présélectionnés représente pour nous une superbe opportunité, surtout dans cette période creuse ! Nous sommes parvenus à attirer l’attention d’un jury grâce à notre projet et à être accompagnés. En quoi consiste cet accompagnement ? Dès la présélection, nous avons été suivis par Grand Bureau, qui s’occupe de tous les projets retenus dans la région Auvergne Rhône Alpes. Ils nous aident à financer un intervenant de notre choix – cela nous a permis de travailler sur la manière d’occuper la scène et d’y gérer nos déplacements. Aujourd’hui, ce qui nous manque particulièrement, c’est un tourneur : Grand Bureau pourrait nous mettre en contact avec d’autres personnes. Leur aide ne concerne pas que les live, mais bien notre projet dans sa globalité. Monter sur sc

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Pop en apesanteur

Bon son | La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Pop en apesanteur

La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois La Belle Vie. Six titres qui démontrent la maîtrise des cinq protagnistes pour emmener l'auditeur dans leur sphère. Celle d'un monde où le conte est libre et les divagations en apesanteur sont de mise. Une musique on ne peut plus moderne, un son à la stéphanoise qui enfonce le clou : oui Saint-Étienne est bien la nouvelle capitale pop française ! La Belle Vie - Bluettes, chez Pont Futur Dispo en physique chez votre disquaire et en streaming sur toutes les plateformes

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Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Rembobine ! | Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez elle ! Au programme : Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur, sur scène et en interview (grâce à nos confrères de Radio Dio). Le tout a été enregistré en vidéo par les équipes de la salle stéphanoise et est désormais en ligne. Bande de veinards.

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"Miss" : Pas celle que vous croyez

ECRANS | ★★☆☆☆ De Ruben Alves (Fr., 1h47) avec Alexandre Wetter, Pascale Arbillot, Isabelle Nanty…

Vincent Raymond | Mercredi 21 octobre 2020

Passer de l’exception à l’acceptation : telle est la situation d’Alex dans Miss, où un jeune homme à demi-marginalisé recherche un épanouissement libérateur en mentant sur son identité et en participant au concours Miss France… Signée Ruben Alves, cette comédie grand public aux accents de feel good movie devrait contribuer à dégetthoïser la situation des personnes transgenres — d’autant qu’elle est tournée avec la transparente complicité du Comité Miss France (qui s’achète ici une image de modernité, alors même que ses statuts poussiéreux prouvent régulièrement leur inadéquation avec la société contemporaine) et de comédiens hyper-populaires, comme Isabelle Nanty ou Thibaut de Montalembert en trav’…ailleuse du sexe au Bois. Mais ce film, qui tient beaucoup du conte d’Andersen, ne tiendrait pas sans la personne ni la personnalité d’Alexandre Wetter, qui fait exister le personnage à travers son parcours initiati

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Petit pays

CONNAITRE | Elle a connu la dictature, la terreur, la guerre, l’exil, puis, le retour au pays. Elle, c’est Sahra Halgan, figure emblématique de la (...)

Cerise Rochet | Mercredi 14 octobre 2020

Petit pays

Elle a connu la dictature, la terreur, la guerre, l’exil, puis, le retour au pays. Elle, c’est Sahra Halgan, figure emblématique de la résistance somalilandaise… Du nom du Somaliland, territoire marié à la hâte en 1960 à l’ancienne Somalie italienne, pour former la Somalie telle qu’elle est reconnue aujourd’hui. Née en 1969 à Hargeisa, Sahra trouve son bonheur presque par hasard, en proposant à un groupe de musiciens de chanter avec eux. Mais déjà, la dictature, les pas de la police politique et les exécutions arbitraires grondent. Un jour, il faut fuir. Dans le camp de réfugiés où elle s’est installée, Sahra soigne les blessés et les malades. Et puis elle chante. Pour réconforter ceux qui ont mal… Mais bientôt, pour les inciter à se battre, plutôt qu’à attendre la mort. Quelques années plus tard, après la sécession du Somaliland et le début de la guerre civile, Sahra fuit, une nouvelle fois, jusqu’en France, où elle devient la belle voix de la diaspora somalilandaise. Sa poignante histoire et celle de son petit pays, indépendant depuis 1991 mais toujours non reconnu par la communauté internationale, se retrouve aujourd’hui en librairie, sous les traits de la BD Soma

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La finale du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamond annulée

MUSIQUES | Atout Monde vient de l'annoncer par communiqué. La finale de la seconde édtion du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamons qui devait se dérouler ce (...)

Nicolas Bros | Lundi 5 octobre 2020

La finale du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamond annulée

Atout Monde vient de l'annoncer par communiqué. La finale de la seconde édtion du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamons qui devait se dérouler ce week-end ne pourra être maintenue. « Malgré tous les efforts déployés pour maintenir la finale de la 2ème édition du Tremplin Musiques Actuelles en respectant les dernières mesures sanitaires et arrêtés préfectoraux, la Ville de Saint-Chamond et Atout Monde sont contraints d'annuler cette soirée prévue le 9 octobre prochain. Les différents scénarios imaginés pour organiser cette finale n'ayant pu aboutir en une forme satisfaisante aussi bien pour nous organisateurs que pour vous public, nous restons cependant engagés aux côtés des groupes sélectionnés. » Pour toute demande concernant les billets achetés, se rapprocher de la Direction de l'Animation et de la Culture : 04 77 31 04 41 & culture@saint-chamond.fr

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Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Entretien | Début novembre, Jacques Weber propose de redécouvrir Victor Hugo, à Saint-Just Saint-Rambert. Rencontre avec l’un des plus grands hommes de théâtre de son temps… Et peut-être même plus.

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Avec ce spectacle, vous mêlez un peu toutes les facettes de Victor Hugo, en proposant des lectures de ses textes, lettres, discours, poèmes, romans… Qu’est ce qui vous en a donné envie ? Tout a démarré en 2017, pendant la campagne présidentielle. J’ai constaté que de nombreux candidats citaient Hugo, et j’ai essayé de comprendre pourquoi. Le style épique d’Hugo, son lyrisme, ont ceci d’extraordinaire qu’ils parviennent à faire passer toutes ses idées, et condamnent de fait celui qui écoute à la réflexion. Et puis… J’avais aussi envie de dépiédestaliser cet homme, de le mettre à la portée de n’importe quelle oreille. Donc, je l’ai emmené dans ces endroits pleins d’humanité que sont les bistrots. Des endroits où l’on commente, où l’on s’amuse, où l’on discute. Emmener Hugo au bistrot, c’est aussi permettre à des tas de gens qui ne vont pas au théâtre de le redécouvrir… Il ne faut pas avoir de prétention là-dessus, en se disant qu’on va voir des foules se déplacer. Je crois qu’en France, 1% de la population seulement va au théâtre… Mais oui, d’une certaine manière, on peut malgré tout continuer à espérer que cette prop

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Where is Brian ?

Nouveau lieu | Dans le couple Koenig, Faty avait ouvert Kitchen Street l’an passé au 10 rue de la République : un coffee shop cosy et tendance où est (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Where is Brian ?

Dans le couple Koenig, Faty avait ouvert Kitchen Street l’an passé au 10 rue de la République : un coffee shop cosy et tendance où est servie une gamme snacking chic de croque box, wrap box, bowl box et pâtisseries. Florian vient quant à lui de transformer son restaurant bistronomique Maryse & Eugénie en un nouveau lieu entièrement tourné vers l’événementiel, Kitchen Place, au 7 rue François Gillet. Deux salles, deux ambiances. Si le premier spot fonctionne du mardi au samedi, le second ouvre ses portes au gré des événements, qu’ils soient organisés par des tiers ou proposés par le jeune couple. Depuis sa naissance fin août, Kitchen Street semble déjà sur de bons rails avec un agenda plutôt fourni. Ateliers de yoga, de cardio boxing ou de pâtisserie, expo photo, vide-dressing, défilés, brunchs et anniversaires ont rythmé les premières semaines d’exercice. Il est possible de privatiser le lieu pour tout type d’événement professionnel ou familial, en demi-journée, journée ou soirée, pour un petit-déjeuner, un déjeuner, un dîner, un cocktail dînatoire ou un brunch.Proposant également un service de traiteur événementiel sur mesure, Faty et Florian Koenig restent fidèles à leur

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Moteur !

Événement | A la toute fin du siècle passé (oui, le vingtième !), un collectif de jeunes cinéastes montréalais lançait le Kino : « mouvement (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Moteur !

A la toute fin du siècle passé (oui, le vingtième !), un collectif de jeunes cinéastes montréalais lançait le Kino : « mouvement cinématographique international consistant à réaliser des films sans budget dans un esprit d’entraide, non-compétitif, de liberté et de bienveillance. » Dans le sillon de son grand frère, la seconde édition stéphanoise du Kino 3000 se tiendra du 5 au 12 septembre dans les locaux d'Ursa Minor, au cœur du site Mosser. Après une fastidieuse préparation menée en amont, Julia Angelou et Mat Santa Cruz pourront compter sur l’équipe bénévole de ce lieu associatif, alernatif et protéiforme qui accueille la manifestation. Acteurs, réalisateurs, scénaristes, techniciens et monteurs, la quarantaine de participants est majoritairement composée de Stéphanois, que rejoignent toutefois quelques Altiligériens, Lyonnais et Parisiens. Chacun apporte son matériel, pour son utilisation personnelle ou pour une mise en commun dans un esprit système D de partage autogéré. Après l’annonce du thème imposé qu’auront préalablement choisi la réalisatrice Raphaëlle Bruyas et Sylvain Pichon (cinémas Le Méliès), les équipes se constitueront spontanément pour planch

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"Les Nouvelles Aventures de Rita et Machin" : Niches en série

ECRANS | ★★☆☆☆ Animation de Pon Kozutsumi & Jun Takagi (Fr.-Jap., 0h45). Sortie le 9 septembre

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Une fillette et son toutou en proie à leur imagination fertile, vivent des aventures extraordinaires sans quitter leur maison ni leur jardin… Cette salve de courts métrages fait suite à un programme sorti l’an dernier, se caractérisant par un trait minimaliste, une palette également restreinte (du blanc, du noir, un ou deux dégradés colorés) et… une trame un poil répétitive. Comme les protagonistes sont un peu des pendants de Calvin & Hobbes, que le public visé a 3 ans et que l’ensemble dure 3/4 d’heure, ça passe…

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Isabelle Huppert : « Au cinéma, on ment par définition »

La Daronne | Impossible de la manquer cette semaine à Lyon : sa silhouette est aux frontons de tous les cinéma et vous la croiserez peut-être au gré des rues puisqu’elle vient de débuter le tournage du nouveau film de Laurent Larrivière avec Swann Arlaud. Elle, c’est, évidemment Isabelle Huppert, une des “daronnes“ du cinéma français et celle que Jean-Paul Salomé a choisie pour incarner Patience Portefeux dans son polar. Rencontre.

Vincent Raymond | Jeudi 10 septembre 2020

Isabelle Huppert : « Au cinéma, on ment par définition »

Comment choisissez vous vos rôles ? En fonction de ce que vous auriez envie de voir ou en rupture par rapport à ce vous avez fait auparavant ? Isabelle Huppert : C’est peut-être plus une question que se pose le metteur en scène que l’acteur. Parce qu’au fond, un acteur a peu de pouvoir sur la possibilité d'un film. Sinon, un peu tout dans la genèse m’attire : entrer dans un personnage, travailler avec un metteur en scène, le dialogue, une phrase qui vous reste dans la tête et qu’on se redit et rien que pour cette phrase on a envie de faire le film… C’est mystérieux de définir précisément, parce que c’est un processus particulier qui vous amène chaque fois à faire un film. Un film est quand même à chaque fois une aventure un peu existentielle : il y a tout un chemin qui vous y mène et qui n’est jamais le même… Quel a été le point de départ de La Daronne ? Le livre, que j’ai lu avant de savoir que Jean-Paul Salomé voulait faire le film. J’ai entendu Anne-Laure Cayre [l’autrice et coscén

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"La Daronne" : Chit et chut !

ECRANS | ★★★☆☆ De Jean-Paul Salomé (Fr., 1h30) avec Isabelle Huppert, Hippolyte Girardot, Farida Ouchani… Sortie le 9 septembre 2020

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Interprète cachetonnant à la traduction d'écoutes policières, Patience Portefeux trouve un moyen de régler ses ardoises : écouler une cargaison de chit subtilisée à ses propriétaires et devenir fournisseuse en gros. La police va s’escrimer à identifier cette mystérieuse nouvelle “Daronne“… Bardée de slogans qui claquent et d’un logo du festival de l’Alpe-d’Huez, l’affiche mettant en valeur une Isabelle Huppert voilée comme une riche Émiratie tend à faire passer La Daronne pour une comédie. En réalité, il s’agit là, comme pour le personnage de Patience, d’un déguisement dissimulant sa vraie nature de film noir à la croisée des mafias marocaines et chinoises et reposant sur des impératifs sociaux (payer l’EHPAD de sa mère, rembourser les dettes de son défunt mari, aider ses filles) : c’est la nécessité qui fait la hors-la-loi. Et sous cet épiderme de polar affleure un autre film encore, à la tonalité étonnamment mélancolique, nostalgique, où Patience (prénom décidément bien trouvé) peut enfin renouer avec son passé. Celle qui propose dans un langage fleuri mi argotique, mi arabe, à de petites

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Bach to basics...

MUSIQUES | Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

Bach to basics...

Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait venir en aide aux programmateurs de ce délicieux festival d'altitude ? En gage d'éternelle reconnaissance, Florent Mayet collectionnera les pépites, grand public (Passion selon Saint-Jean le 11 octobre ou Suites pour violoncelle par Emmanuelle Bertrand le 10 octobre à Saint-Bonnet-le-Château), ou plus intimes, dépouillées (Variations Goldberg le 5 octobre à Marols, Sonates pour violon et continuo le 5 octobre à Périgneux, Fantaisies et Partitas le 7 octobre à Margerie-Chantagret). L'érudition se mettra au service et à la portée d'un public toujours plus avide de sens, avec les interventions du très compétent et sympathique Julien Garde. Soli Deo Gloria... Festival Baroque en Forez, du 3 au 11 octobre dans divers lieux du Forez (Monbrison, Saint-Bonnet-le-Château) Plus d'infos sur www.baroque-en-forez.fr

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Sophie Deraspe : « Dès lors qu’on parle de héros, on est dans les limites du réalisme »

Antigone | D’une intrigue tragique vieille comme le monde, Sophie Deraspe fait une relecture terriblement contemporaine et réalisée avec adresse. Il se passe toujours beaucoup de choses du côté du cinéma québécois, plus divers qu’on voudrait nous laisser croire.

Vincent Raymond | Vendredi 4 septembre 2020

Sophie Deraspe : « Dès lors qu’on parle de héros, on est dans les limites du réalisme »

L’Affaire Fredy Villanueva a été la source principale de votre écriture. Mais la transposition d’Antigone, de par sa lecture géopolitique contemporaine, s’est-elle imposée à vous comme un corollaire à votre documentaire Le Profil Amina ? Ici aussi en effet, les crises du Moyen Orient ou du Printemps arabe forment un substrat nécessaire à l’accomplissement de l’intrigue… Sophie Deraspe : Les liens ne sont pas directs avec Le Profil Amina. Peut-être que je me sentais à l’aise d’aller vers le Moyen Orient ; ici, la famille est algérienne et avant le tournage, je n’étais pas allée en Algérie… Mais j’ai plutôt l’impression que les liens les plus directs avec Le Profil Amina se passent avec la vie en ligne — une vie virtuelle. Par exemple, ce qui concenrne l’affaire Villanueva, je l’ai appris dans les médias traditionnels : les émeutes, les manifestations, les militants… Mais ensuite, c’est en ligne que j’ai eu accès à la parole des ge

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"Poissonsexe" : L’amour en queue de poisson

ECRANS | De Olivier Babinet (Fr.-Bel., 1h29) avec Gustave Kervern, India Hair, Ellen Dorrit Petersen…

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Un futur inquiétant, où il ne reste qu’une seule baleine. Scientifique dans un institut de recherches maritimes, Daniel s’échine à essayer de faire s’accoupler des poissons et échoue à trouver l’âme sœur. Son existence change lorsqu’il ramasse sur la plage un poisson mutant doté de pattes… Initialement prévu le 1er avril sur les écrans, jour ô combien adapté à une fable poissonneuse, ce film avait dû pour cause de confinement rester le bec dans l’eau attendant l’avènement de jours meilleurs. S’il est heureux de le voir émerger, on frémit en découvrant le monde pré-apocalyptique qu'il décrit en définitive aussi proche du nôtre : certains ne prophétisent-ils pas la pandémie comme faisant le lit de la 6e extinction massive ? Guère optimiste, mais comme s’en amusait Gustave Kervern, « je ne joue que dans des films tristes ; je refuse les films gais ». Au-delà de la boutade, Poissonsexe marie les menaces du conte philosophique d’anticipation et la poésie du parcours sentimental de Daniel, colosse au cœur de fleur bleue égarée

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"Never Rarely Sometimes Always" : Sois femme et tais-toi

ECRANS | De Eliza Hittman (É.-U.-G.-B., 1h42) avec Sidney Flanigan, Talia Ryder, Théodore Pellerin…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Autumn, 17 ans, se découvre enceinte. Comme il lui semble difficile d’interrompre sa grossesse dans son patelin de Pennsylvanie, elle part pour New York accompagnée par sa cousine Skylar. Là-bas, d’autres galères l’attendent. Être femme est encore, souvent, toujours, difficile… Chronique d’une adolescence féminine dans un pays où les droits des femmes sont insidieusement entravés. Tout l’arsenal légal et médical existe de la contraception à l’interruption volontaire de grossesse ; hélas, et Autumn en fait la triste expérience, il est sciemment saboté, avec une rare perversité, par le contexte social, familial et/ou moral. Ainsi découvre-t-on qu’une mineure forcée d’avoir des relations sexuelles non consenties et se retrouvant enceinte essuie les quolibets publics du violeur, l’ignorance de sa famille, les mensonges d’une employée du planning familial outrageusement pro-Life ; qu’elle doit voler son employeur pour se rendre dans un autre État afin de se faire avorter et quasiment se prostituer afin de payer l’intervention — car, évidemment, il n’y a pas de couverture sociale pour

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François Ozon : « Il n’y a pas une manière pour diriger les acteurs »

Été 85 | Retenu dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2020, en compétition au Festival de San Sebastien, Été 85 séduit… Sans doute parce qu’il parle de séduction et renvoie à l’adolescence des spectateurs. En tout cas, à celle de son auteur, François Ozon. Rencontre.

Vincent Raymond | Mercredi 29 juillet 2020

François Ozon : « Il n’y a pas une manière pour diriger les acteurs »

La réalisation de ce film a-t-elle été pour une manière d’exécuter un pacte que vous auriez contracté avec vous-même, lecteur de 17 ans découvrant le roman de Aidan Chambers? François Ozon : Quand j’ai lu le livre, je n’étais pas encore cinéaste, c’est vrai, j’étais lycéen rêvant de faire du cinéma et je me suis dit que j’adorerais faire ce film, raconter cette histoire… En même temps, j’avais presque plus envie d’en être le spectateur. Peut-être que, déjà, je me sentais trop proche des personnages, je n’aurais pas été capable de raconter l’histoire. J’étais quasiment sûr d’ailleurs qu’un réalisateur comme Gus Van Sant, John Hughes ou Rob Reiner aurait pu s’en emparer et faire un teen movie à l’américaine. Mais ça c’est jamais fait. Quand j’en ai parlé à Aidan Chambers, qui a 85 ans aujourd’hui, il m’a dit que trois réalisateurs avaient essayé de l’adapter pendant toute cette période, sans succès. Après Grâce à Dieu — qui avait été un film un peu compliqué, vous vous doutez pourquoi — j’avais envie de

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Pop céleste au Plateau

Festival musiques actuelles | Le festival Oh Plateau a fait volte-face, et tant mieux. D'abord annulé pour cet été 2020, il se tiendra bel et bien les 25 et 26 juillet du côté de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Pop céleste au Plateau

Le festival Oh Plateau a fait volte-face, et tant mieux. D'abord annulé pour cet été 2020, il se tiendra bel et bien les 25 et 26 juillet du côté de la Commanderie et du Lac de Devesset à la limite entre Ardèche et Haute-Loire. Côté line up, toujours une jolie orientation pop actuelle avec trois formations à suivre. Les Stéphanois de La Belle Vie sont de la partie aux côtés des Lyonnais de Johnnie Carwash et des Marseillais de Tropicold. Bonnes vibes, balades champêtres et fraîcheur du son assurés. Oh Plateau 2020, samedi 25 et dimanche 26 juillet au Lac du Devesset (Ardèche)

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Cinq sons stéphanois à se mettre dans le cornet

Déconfinement : fêtons ça ! | On vous a sélectionné cinq titres frais émoulus de groupes stéphanois à soumettre à vos tympans pour finir votre semaine en beauté et pour fêter les bonnes nouvelles de la seconde phase de déconfinement.

Nicolas Bros | Vendredi 29 mai 2020

Cinq sons stéphanois à se mettre dans le cornet

On commence avec un titre du combo La Belle Vie enregistré en live au Fil. Le morceau proposé par les Stéphanois est une reprise d'Autotune de Damso. Lui apportant une touche de sensibilité tout autant qu'un groove certain, le groupe revisite cet incontournable du rappeur belge. La Belle Vie n'est sûrement pas « là que pour faire du sale » mais bien des sons propres et fignolés. « Col roulé, chaîne en or et poésie ». Fils Cara, air de jeune dandy au talent brut, impose sa chanson avec sensibilité et puissance à la fois. Portant fièrement l'étendard stéphanois hors des frontières du département, il prépare un album et égrène progressivement ses nouveaux titres. À l'instar de Derniers dans le monde, qui vient d'être publié et qui est « une fiction reconstruite avec des fragments de réalités, comme si on étaient les derniers dans le

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"Jumbo" : L’amour à la machine

ECRANS | De Zoé Wittock (Fr.-Bel-Lux., 1h33) avec Noémie Merlant, Emmanuelle Bercot, Bastien Bouillon…

Vincent Raymond | Jeudi 2 juillet 2020

Jeune fille solitaire encombrée d’une mère exubérante et désinhibée, Jeanne travaille dans un parc d’attractions où son charme farouche ne passe indifférent son jeune responsable. Jeanne va tomber amoureuse, mais d’un manège, Jumbo. Et la passion lui semble réciproque… Par petites touches discrètes, le cinéma fantastique se régénère en revenant à sa source : avec des histoires partant de la normalité crasse du quotidien, déviant ensuite vers l’anormalité. Cette variation sémantique infime change tout, car elle rend l’ordinaire extra. Après l’enthousiasmant La Dernière Vie de Simon, Jumbo confirme qu’il faut suivre suivre la jeune garde francophone. Voyez ce premier long métrage de Zoé Wittock, où l’héroïne, à la façon d’un personnage introverti de Stephen King, va trouver un épanouissement lumineux dans une dimension intérieure et contraire à la doxa. Bon choix d’ailleurs que la toujours aventureuse Noémie Merlant pour donner corps à cette nouvelle romance interdite — Portrait de la jeune fille en feu, Curiosa ou

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"Filles de joie" : Les mamans et les putains

Drame | De Frédéric Fonteyne & Anne Paulicevich (Fr.-Bel., int.-12 ans avec avert., 1h21) avec Sara Forestier, Noémie Lvovsky, Annabelle Lengronne…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Axelle, Dominique et Conso, trois voisines du Nord de la France, franchissent la frontière belge chaque jour pour proposer leurs faveurs en maison close afin d’améliorer un ordinaire misérable. Les rêves en berne, l’usure morale le dispute à la déchéance physique et au mépris des proches… Comme chez Brassens, « c’est pas tous les jours qu'elles rigolent/Parole, parole », les trois “filles“ du titre. La joie reste sous cloche dans ce film à la construction aussi subtile que décalée, rendant bien compte de la situation bancale de chacune au sein du groupe, autant que de leur individualité. Nous ne sommes pas ici dans l’habituel configuration des filières de l’Est ou du Sud et des portraits de filles réduites en esclavage par des réseaux mafieux, puisque ces travailleuses du sexe n’ont pas de souteneur. En apparence, seulement : l’argent qu’elles gagnent si péniblement ne leur profite pas, servant à nourrir la mère azimutée et les gosses de l’une, financer les extras des enfants ingrats de l’autre, alimenter les rêves chimériques d’extraction sociale de la troisième… La pro

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"Une sirène à Paris" : Amour en eaux douces

ECRANS | De Mathias Malzieu (Fr., 1h42) avec Nicolas Duvauchelle, Marilyn Lima, Rossy de Palma…

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Alors que son père va vendre la péniche familiale Flowerburger, historique siège d’un groupe d’embellisseurs de vie — les surprisiers — Gaspard, un musicien au cœur brisé, découvre Lula, jeune sirène échouée sur les rives de Seine. Pour la sauver, il l’emmène chez lui… S’il n’y avait les rêveurs pour le porter et lui donner de l’oxygène, le monde s’écroulerait, asphyxié. Mathias Malzieu en fait partie, qui déploie son imaginaire de chansons en livres et de livres en films, explorant des univers connexes à ceux de ses devanciers Tim Burton ou Jean-Pierre Jeunet. Comme dans La Mécanique du cœur ou Métamorphose en bord de ciel, le meneur de Dyonisos ose ici un conte façon alchimie entre merveilleux et mélancolie avec des héros cabossés depuis l’enfance et des créatures surnaturelles. Avec ses décors baroques, sa musique faite maison, ses interprètes attachants (le couple Duvauchelle/Lima s’avère osmotique), Une sirène à Paris cherche à ranimer un certain esprit magique, que l’on peut apprécier comme une forme de nostalgie d’un paradis ciné

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Thierry Pilat dans l’Oeil du Petit Bulletin #45

Quand Sainté monte à Paris | C'est le retour des interviews vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec Thierry Pilat, le directeur du Fil, qui nous explique le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Thierry Pilat dans l’Oeil du Petit Bulletin #45

C'est le retour des interviews vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec Thierry Pilat, le directeur du Fil, qui nous explique le projet L'éPOPée Verte.

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Une éPOPée Verte jusqu'à Paris

Talents locaux | Vous doutez encore du fait que Saint-Étienne est une terre de talents ? Alors lorgnez un peu sur le nouveau projet lancé par le Fil. Ça s'appelle L'éPOPée (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Une éPOPée Verte jusqu'à Paris

Vous doutez encore du fait que Saint-Étienne est une terre de talents ? Alors lorgnez un peu sur le nouveau projet lancé par le Fil. Ça s'appelle L'éPOPée Verte. Cet événement a pour but de mettre en avant plusieurs artistes de la "nouvelle scène musicale" stéphanoise à travers deux concerts. Le premier se déroule le mercredi 1er avril à La Maroquinerie à Paris. Un concert destiné aux professionnels et médias parisiens, afin qu'ils puissent découvrir la puissance créative stéphanoise. Le match retour est prévu au Fil, le 17 avril, pour une soirée ouverte à tous et gratuite. La programmation du concert de La Maroquinerie regroupe Zed Yun Pavarotti, Fils Cara, Terrenoire,

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Izia s'affirme

Pop | Le Fil accueille la trentenaire le 13 février. L'occasion de découvrir les morceaux de son quatrième album et ses nouvelles sources d'inspiration.

Stéphane Duchêne | Mercredi 5 février 2020

Izia s'affirme

Le terme a beau être devenu une private joke pour tout fan de musique, il est toujours un(e) artiste pour débarquer avec sous le bras un "album de la maturité" qu'on a toutes les peines à qualifier autrement. Jusqu'ici, en trois albums, Izia avait ratissé les clichés d'un certain rock 70's trop généreux de ses influences jopliniennes (porteur néanmoins d'impressionnantes dispositions vocales), puis opéré avec La Vague un virage en français trop à la remorque d'une pop hexagonale en proie au formatage. Avec Citadelle, quasi trentenaire, elle semble s'être davantage écoutée, repliée sur elle-même et sur l'essentiel à la suite du décès du paternel Higelin, ainsi que de la naissance de son fils. Chose faite à Calvi, citadelle de solitude à laquelle elle consacre une chanson. Le résultat est toujours assez peu lisible musicalement mais c'est peut-être ce qui constitue sa richesse et un moyen pour Izia de signifier qu'elle ne se laissera pas dicter ses choix, entre ballade électro-baroque (Sunset, Cosmos), dark disco à la Hollysiz (Chevaucher, avec Jeanne Added), envolée panafricaine sur

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Une belle équipe : Sorties de leur réserve

ECRANS | De Mohamed Hamidi (Fr., 1h35) avec Kad Merad, Alban Ivanov, Céline Sallette…

Vincent Raymond | Mercredi 15 janvier 2020

Une belle équipe : Sorties de leur réserve

Un seul point. C’est ce qu’il manque à l’équipe de foot de Clourrières pour assurer son maintien. Sauf que les joueurs ont tous été suspendus après une bagarre. Alors, l’entraîneur monte une équipe féminine pour les trois ultimes rencontres. Et se heurte à l’hostilité machiste du village… Alors qu’il s’apprêtait à en débuter le tournage en 2018, Kad Merad prévenait que ce film n’aurait rien à voir avec Comme des garçons, cette comédie-fiction bâtie sur l’histoire de la première équipe de France de football féminine. On le confirme : Mohamed Hamidi ne s’intéresse ni à la romance ni à la reconstitution historique, mais au — difficile — basculement des mentalités vers une société paritaire, le football étant le symptôme (ou le déclencheur) d'une prise de conscience : troquer le ballon contre la charge domestique ordinairement dévolue à leurs épouses équivaut à une castration pour ces messieurs. Le réalisateur (qui, au passage, remercie ses six sœurs au générique) s’amuse à montrer à quel point la sensibilité masculine est asymétrique : chatouilleux sur leurs “privilèges“ envolés, les hommes sont aveugles au fait que les affiches publicitaires uti

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Benjamin Parent : « J’avais envie de rendre un peu extraordinaire le quotidien »

Un vrai bonhomme | Pour son premier long métrage, Benjamin Parent s’aventure dans un registre peu coutumier en France : le “coming at age movie“ — une sorte de film d’apprentissage adolescent. Une jolie réussite dont il dévoile quelques secrets. Attention, un mini spoiler s’y dissimule…

Vincent Raymond | Mardi 14 janvier 2020

Benjamin Parent : « J’avais envie de rendre un peu extraordinaire le quotidien »

Un thème commun se dégage de votre film Un vrai bonhomme et de Mon inconnue que vous avez co-écrit avec Hugo Gélin : l’uchronie, ou l’idée de permettre à des personnage d’accomplir des destinées alternatives. Est-ce délibéré ? Benjamin Parent : Pas du tout. Dans Mon Inconnu, l’idée d’uchronie vient d’Hugo ; je l’ai développée et essayé de développer la dramaturgie sur l’uchronie “la plus intéressante“. Je trouve que l’uchronie permet de raconter l’histoire d’une manière extrêmement drastique, avec ce truc d’inversion absolue des choses : “et si“ on pouvait rencontrer ses parents et qu’on se rendait compte que son père était un blaireau et que sa mère voulait nous choper, qu’est-ce qu’on ferait? L’uchronie, finalement, c’est un pitch radical, qui permet plein de possibilités et un déploiement de l’imaginaire. Un vrai bonhomme, où le personnage de Léo est une extension de celui de Tom, permet également le déploiement de l’imaginaire. Donc du vôtre à travers eux… Effectivement. Mais plus qu’une uchronie, cela joue sur le principe de ce que l’on mont

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"Un vrai bonhomme" : Je mets les pas dans les pas de mon frère

Comédrame | Un adolescent solitaire s’appuie sur le fantôme de son aîné pour s’affirmer aux yeux de ses camarades, de la fille qu’il convoite et de son père qui l’ignorait, perdu dans le deuil de son fils préféré. Une brillante première réalisation signée par le coscénariste de Mon Inconnue.

Vincent Raymond | Mercredi 8 janvier 2020

Ado introverti ayant toujours subi l’aura solaire de son frère Léo, Tom fait sa rentrée dans un nouveau lycée. Heureusement, Léo est là pour lui prodiguer encouragements et conseils. Sauf que depuis un accident de la route fatal à Léo, celui-ci n’existe plus que dans la tête de Tom… On ne divulgâche rien en dévoilant d’entrée le fait que Léo est ici un personnage imaginaire, puisque Benjamin Parent s’arrange pour lever toute ambiguïté à ce sujet dès la minute 18. Tout l’enjeu de son film n’est pas de fabriquer un mystère à la Shayamalan pour le public, mais d’inclure ce dernier dans la névrose de son héros ; de lui faire partager les affects d’un adolescent mal remis d'un traumatisme et croyant trouver par cet expédient le chemin de la résilience. Mon frère, ce halo Comédie, drame ? Disons dramédie bien tempérée, ce qui constitue un tour de force : rares sont en effet les films hexagonaux capables d’aborder la question adolescente sans s’abandonner à des récits d’amourettes (La Boum), à des pitretries pathétiques (

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Merveilles à Montfermeil : Corbeille et somme

ECRANS | De et avec Jeanne Balibar (Fr., 1h49) avec également Emmanuelle Béart, Ramzy Bedia…

Vincent Raymond | Mardi 14 janvier 2020

Merveilles à Montfermeil : Corbeille et somme

Fraîchement séparés, Joëlle et Kamel se côtoient tous les jours au sein de l’équipe la Maire de Montfermeil, une illuminée rêvant, entre autres excentricités années 1980, d’implanter une école de langues démesurée dans cette cité de banlieue. Cela n’arrangera pas leurs relations… Intrigante et prometteuse, la séquence d’ouverture montrant le couple Balibar/Bedia se disputant en arabe devant une juge des divorces abasourdie aurait pu — dû ? — constituer l’alpha et l’oméga de cette pseudo comédie politique, mais authentique catastrophe artisanale. Première réalisation solo de la comédienne-chanteuse intello (récemment enrubannée d’un hochet républicain, dans la même promotion que le patron de BlackRock), ce “machin“ a faux sur toute la ligne. La forme, tout d’abord : écrit et joué en dépit du bon sens, il offre à une troupe de bobos hors sol vêtu arty sexy l’occasion de glapir du cri primal dans un simulacre pathétique de Rendez-vous en terre inconnue. Le fond, ensuite. Prêchant

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Percussif

Sono mondiale | Avis de tsunami musical : quand les Percussions Claviers de Lyon rencontrent les triples championnes du monde de Batudaca du groupe Zalindê, ça nous (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Percussif

Avis de tsunami musical : quand les Percussions Claviers de Lyon rencontrent les triples championnes du monde de Batudaca du groupe Zalindê, ça nous promet une chaude soirée ! Constitué exclusivement de femmes, l'orchestre afro-brésilien envoie la sauce auriverde à grand renfort de tambours, caisses claires et autres cloches agogôs, mêlés à la danse et au chant : chauds les tympans et attention les yeux. Première Batucada féminine d'Europe, Zalindê est née d’une belle amitié franco-brésilienne entre les artistes Chloé Deyme et Roberta Paim, en 2002 à Paris. Le collectif féminin-pluriel est aujourd'hui composé de musiciennes d'origines très diverses : Brésil, Bénin, France, Antilles, Maroc, Colombie, Japon et Vietnam. À l'image du métissage musical brésilien dont il s'imprègne, le groupe assimile et cuisine à son goût le groove bahianais, la syncope du Pernambuco et le sambodrome carioca, n'hésitant pas à mixer samba, reggae, merengue, ijexà, maracatu, hip-hop, raï, sabar et rythmes africains. Pour le projet Caleidoscópio, les percussions traditionnelles dialoguent avec les vibraphones et les marimbas de cinq musiciens des Percussions Claviers de Lyon : un mariage de déraison q

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Oh... La Belle Vie !

Pop | Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 décembre 2019

Oh... La Belle Vie !

Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La Belle Vie avance ses pions sereinement, depuis une année, avec de jolis titres clipés avec succès. « Tu sais, la vie est belle comme tout / Quand elle est prise par le bon bout » explique la formation qui pourrait bien être une des révélations pop de l'année 2020. Très actuels, les sons produits par ces jeunes gens font mouche dès la première écoute. Faciles d'accès, accompagnant aussi bien un apéritif entre potes qu'un déhanché sur la piste, les quelques titres distillés par le groupe - qui en a produit neuf jusqu'à maintenant - ne laissent pas indifférents. On retrouve un soupçon de Polo & Pan, un peu de la douceur de Voyou (dont ils feront la première partie ce soir au Fil), la générosité du duo stéphanois Terrenoire et le magnétisme de Vendredi Sur Mer. Bref, un condensé de la fraîcheur proposée par la scène française du moment, le tout bien de chez nous ! La Belle Vie + Voyou, vendredi 13 décembre au Fil

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"La Sainte Famille" : Ministère à mère

ECRANS | De et avec Louis-Do de Lencquesaing (Fr., 1h30) avec également Marthe Keller, Léa Drucker, Laura Smet…

Vincent Raymond | Mercredi 18 décembre 2019

Sa femme s’éloigne, son frère se sépare, son aristocrate de mère le fait tourner en bourrique, sa grand-mère n’est plus très vaillante, sa cousine lui fait de l’œil ; il a du mal avec ses filles… Malgré cet environnement intime bancal, le novice en politique Jean est nommé ministre de la Famille… La particule de son patronyme laisse supposer que l’auteur-interprète principal a pioché dans un décor, disons, familier : celui d’une lignée enracinée dans l’aristocratie ou la grande bourgeoisie, habituée aux parquets point de Hongrie des beaux quartiers parisiens, prenant ses quartiers de campagne dans quelque gentilhommière d’Île-de-France ; où l’usage veut que les enfants voussoient leurs parents. Un contexte où sa silhouette mi-guindée, mi-ébahie, évolue visiblement en pays de connaissance. Si on ne peut dire qu’on n’a jamais vu de films avec des familles de bourges en crise — c’est même le fonds de commerce d’un certain cinéma français —, ce qui tranche ici, c’est « la pudeur des sentiments », pour reprendre Gainsbourg : les situations se résolvent davantage dans l’écoute et l’étreinte que dans l’hystérie collective, tout mu

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On the rocks

Festival rock | Le plus rock des festivals stéphanois, le N.N.Y. fest., propose une quatrième édition certe plus condensée mais toujours parsemée de concerts mêlant groupes locaux et formations venues d'ailleurs. Petit tour d'horizon.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

On the rocks

« Nous sommes passés de six jours de festival à quatre, explique d'emblée FX, l'un des organisateurs du N.N.Y. Fest. Mais c'est tout simplement pour condenser les énergies afin de proposer toujours plus de qualité dans notre programmation. » Et de la qualité, il y en aura du côté de Bellevue en ce début de mois de décembre. Si vous aimez le rock dans toute sa variété, depuis le drone au hardcore en passant par le punk, le N.N.Y. est taillé pour vos esgourdes. Toujours dans un esprit DIY (Do It Yourself), l'accueil convivial en prime, les organisateurs proposent un panel de formations qui raviront aficionados comme néophytes. On notera tout d'abord la présence des Belges de It It Anita. Groupe de noise liégeois, la musique du quatuor fleure bon les années 90. De nombreuses belles crémeries du style Dour, Pukkelpop ou Bourges ne s'y sont pas trompées en les programmant. Les voilà à Saint-Étienne pour un concert qui devrait faire vibrer votre 8 décembre aux côtés du math-rock de Young Harts et des locaux de Facel Vega. Autre gros nom du festival, les Suisses de Coilguns. Sans concession, la musique des Helvètes s'avère rude et ultime. Du punk noise dans toute sa s

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Ligne T3 : STAS et paillettes

Transports | La nouvelle ligne de tram, la T3, va être inaugurée samedi 16 novembre. Au programme, de nombreuses animations déployées tout au long du parcours entre Bergson et Châteaucreux.

Nicolas Bros | Vendredi 15 novembre 2019

Ligne T3 : STAS et paillettes

8 stations, dont 6 nouvelles, 4, 3 kilomètres de long, 14 000 voyageurs supplémentaires attendus chaque jour sur le réseau d'ici 2025... Voilà quelques-uns des chiffres à retenir concernant la ligne de tram T3 de la STAS qui va être inaugurée le samedi 16 novembre. Reliant Châteaucreux à Bergson, ce nouveau trajet passera par le soleil, le Zenith, le technopôle et le stade Geoffroy-Guichard. Pour marquer d'une pierre blanche ce jour, Saint-Étienne Métropole a décidé de déployer de nombreuses animations à chaque station pour ce jour d'inauguration. Ainsi vous pourrez par exemple vous pourrez concevoir une maquette de la T3 à Châteaucreux, prendre place à bord d'un trolley bus de 1950 à la station Colonel Marey, découvrir l'oeuvre de 40 mètres de long du collectif Arterisk à la station Bardot ou encore visiter le Fil (visites toutes les 20 minutes de 14h à 18h) et la Comédie (toutes les 30 minutes, de 13h à 15h) à la station Zénith-Comédie. À titre d'information complémentaire, sachez que l'ensemble du réseau STAS sera gratuit samedi 16 et dimanche 17 novembre et que la ligne T3 proposera un tram toutes les 10 minutes en semaine (toutes les 12 minutes le samedi, toutes

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Kaspar Colling Nielsen dans l’œil du Petit Bulletin #36

Littérature danoise | Polémique, sulfureux, "Les Outrages" est le 1er roman traduit en français de l'auteur danois Kaspar Colling Nielsen. Il est à la Fête du livre de la Ville de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 6 novembre 2019

Kaspar Colling Nielsen dans l’œil du Petit Bulletin #36

Polémique, sulfureux, "Les Outrages" est le 1er roman traduit en français de l'auteur danois Kaspar Colling Nielsen. Il est à la Fête du livre de la Ville de Saint-Étienne pour présenter ce livre.

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"Zibilla ou la vie zébrée" : Rayons les différences !

Animation dès 3 ans | De Martina Svojikova, Marjolaine Perreten & Isabelle Favez (Fr.-Sui.-Bel., 0h49)…

Vincent Raymond | Mercredi 13 novembre 2019

Un girafon de passage dans la forêt découvre qu’il n’est pas le bienvenu en tant qu’étranger ; des animaux se livrent à une course en vélo à l’approche de l’hiver ; adoptée par une famille de chevaux, Zibilla est la seule zèbre de son école et sujette à une cruelle exclusion… Si l’on met entre parenthèses Le Dernier jour d’autonme — transition poétique comme du Prévert et ayant la finesse d’un haïku —, Tout là-haut et Zibilla forment un très intelligent diptyque permettant d’évoquer avec les tout-petits la question du racisme et de la xénophobie. Pourquoi certains ont-ils des préjugés liés à la différence ? Que ressent celui ou celle que le groupe rejette ? Racontées sans mièvrerie, pouvant se transposer de manière concrète dans leur quotidien, ces historiettes sont aussi enthousiasmantes pour leur qualité d’animation et leur audace graphique — qui rappelle le goût pour les compositions asymétriques des productions DePatie-Freleng. Un programme lumineux, généreux et bien pensé, signé au passage par trois réalisatrices — tant que cela continuera à être rare, il convi

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"La Belle époque" : Tout est affaire de décors

Moi, pas émoi | De Nicolas Bedos (Fr., 1h55) avec Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier…

Vincent Raymond | Mardi 5 novembre 2019

La soixantaine dépressive, méprisé par sa femme, Victor se voit proposer par un ami de son fils de vivre une expérience immersive dans des décors reconstituant l’époque de son choix. Victor choisit de replonger dans sa jeunesse, pile la semaine où il rencontra sa future épouse… Nicolas Bedos est-il un jeune vieux ? Si Monsieur & Madame Adelman avait dans son projet l’ambition encyclopédique d’embrasser une (double) vie, La Belle Époque — et bientôt OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire, semble-t-il — accréditent la thèse d’une nostalgie un peu paradoxale pour des années 1970 qu’il n’a pas connues. Se livrerait-on à la psychanalyse de comptoir (avec le personnage de Fanny Ardant, psy reconvertie dans le numérique, on se sent presque autorisé), qu’on y verrait comme un fantasme de résurrection de cette époque où son père, dont il est le clone, régnait au music-hall. Mais laissons cette hypothèse. À peine un « grand film malade » (pour reprendre le mot de Truffaut), plutôt un Leo McCarey mort-né, La Belle Époque agace

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Novembre : Vous avez dit bizarre ?

ECRANS | La main en carapate de "J’ai perdu mon corps" donne-t-elle le “la“ de ce mois de novembre ? C’est à se demander, face à la somme d’étrangetés visibles sur les écrans. Pour le meilleur, comme pour le pire…

Vincent Raymond | Mercredi 6 novembre 2019

Novembre : Vous avez dit bizarre ?

« Le beau est toujours bizarre », écrivait Baudelaire. La proposition réciproque mériterait d’être énoncée, ne serait-ce que pour décrire cette flopée de films de novembre conjuguant un goût certain pour l’insolite et une esthétisation parfois extrême, sans être forcément déplaisante. Avec Knives and Skin (20 novembre), Jennifer Reeder offre ainsi un contrepoint féminin et féministe à ces récits lynchéens se déroulant au cœur de villes moyennes des États-Unis figées dans une malaisante harmonie pastel, où une singularité fantastique vient bousculer l’apparence d’équilibre et faire sourdre une trémulante angoisse sous-jacente. Ici, c’est la disparition d’une lycéenne Carolyn Harper — dont on sait qu’elle a été molestée par son “petit ami” trop empressé — qui déclenche l’histoire et révèle les secrets et turpitudes de la communauté. Captivant, inquiétant et maîtrisé. Trois choses que ne sont pas hélas l’adaptation du Goncourt de Leïla Slimani, Chanson douce de Lucie Borleteau. Est-ce parce que Karin Viard est-trop prévisible dans le rôle d’une nounou désaxée ? Ou bien parce que la fin grand-gu

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Molière, son pair et père

SCENES | Avec Molière par Francis Huster, La Passerelle de Saint-Just Saint-Rambert accueille début décembre deux ballons d’Or de la scène, que de nombreuses années séparent pourtant…

Cerise Rochet | Mardi 5 novembre 2019

Molière, son pair et père

Molière, par Francis Huster. Mazette. Quel chic, quel choc, quelle bonne idée. Deux géants sur une même scène. L’un, mort il y a 346 ans, jamais oublié. L’autre, bien vivant mais déjà légendaire, et plus que jamais en forme lorsqu’il s’agit de défendre le premier. La classe à la française, la liberté incarnée. Car, c’est bien de cela, dont on parle ici. De liberté, d’indépendance, d’esprit… De politique. Outré par la manière dont Molière est trop systématiquement décrit par les livres ou enseigné par l’école de la République, Huster s’interpose. Costume de gentleman sur le dos, et aidé dans son affaire par Yves Le Moign’, il n’incarne pas Molière, il nous le raconte. Sa vie, son œuvre, son courage. Molière, ou « l’auteur de la plus grande pièce du répertoire français. De la pièce la plus jouée à la Comédie Française depuis 1680. De la pièce française la plus jouée dans le monde* ». Rien que ça. Molière ou le dramaturge qui a osé, en son temps, défier des pouvoirs que l’on ne défiait pas. Moquer une caste que l’on ne moquait pas. Et puis raconter les autres. Les p’tites gens. Ceux qui ne méritaient nul regard, nulle attention, nul intérêt. Ceux qui déjà pensaie

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Isabelle Rabineau dans l'Oeil du Petit Bulletin #34

Spéciale Fête du livre 2019 | [Dans l'Oeil du PB #34] 1e entrevue vidéo spéciale Fête du livre de Saint-Étienne 2019. Isabelle Rabineau, sa commissaire générale s'est (...)

Nicolas Bros | Jeudi 17 octobre 2019

Isabelle Rabineau dans l'Oeil du Petit Bulletin #34

[Dans l'Oeil du PB #34] 1e entrevue vidéo spéciale Fête du livre de Saint-Étienne 2019. Isabelle Rabineau, sa commissaire générale s'est prêtée au jeu.

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Suites Royales

Classique | Alors que son CD consacré aux Suites pour violoncelle de Bach provoque quelques répliques sismiques, assurément prévisibles, Emmanuelle Bertrand, mue par le (...)

Alain Koenig | Mardi 5 novembre 2019

Suites Royales

Alors que son CD consacré aux Suites pour violoncelle de Bach provoque quelques répliques sismiques, assurément prévisibles, Emmanuelle Bertrand, mue par le zéphyr d'un mutin dieu lare, pose le pied sur sa terre natale pour un prestigieux concert symphonique. Après l'Elégie de Fauré, œuvre-phare dans laquelle son public sera déjà conquis, elle se prêtera au jeu du "revival" d'une pépite oubliée : le Concerto pour violoncelle, de l'ombrageuse mais résolument fascinante Marie Jaëll. Grande lisztienne, pianiste virtuose ayant légué à la postérité sa pédagogie de l'instrument, la compositrice est encore connue aujourd'hui pour sa célèbre "Méthode Marie Jaëll". L'air du temps médiatique élude parfois le discernement au profit de l'intriguant concept artistique de parité. Or, voici un corpus passionnant, cohérent et une compositrice au talent éblouissant, à qui il convenait indubitablement de redonner toute sa place dans la frise chronologique de la musique. Emmanuelle Bertrand saura bien sûr, faire éclater ce pur diamant, puis laissera la place à un tube planétaire, dont l'auteur, Maurice Ravel, dira lui-même : « Je n'ai écrit qu'un seul chef-d'œuvre, l

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"L'Angle Mort" : Au revoir mon amour

ECRANS | De Patrick-Mario Bernard & Pierre Trividic (Fr., 1h44) avec Jean-Christophe Folly, Isabelle Carré, Golshifteh Farahani…

Vincent Raymond | Mercredi 16 octobre 2019

Dominick possède depuis l’enfance l’étrange pouvoir de se rendre invisible. Une faculté dont il fait un usage modéré — chaque “passage“ lui coûtant cher en énergie vitale — car elle suscite aussi, surtout, moult quiproquos gênants avec ses proches. Est-ce un don ou une malédiction ? Les histoires de couples perturbés par des interférences créées par des mondes parallèles — ésotériques ou psychiques — forment “l’ordinaire fantasmatique“ du cinéma de Bernard & Trividic, collectionneurs de discordances en tous genres. Dancing (2003) et L’Autre (2009) traquaient déjà en effet des irruptions singulières dans ce que l’on nomme la normalité, en adoptant des constructions cinématographiques volontiers elliptiques, mentales ou peu linéaires. Est-ce ici l’influence d’Emmanuel Carrère, qui leur a soufflé l’argument de L’Angle Mort ? Sans déroger à leur propension au fantastique, ce film manifeste un changement de forme radical, adoptant une narration plus posée et une structure de conte contemporain à morale philosophique — comme si Rohmer s’étai

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Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Portrait | Commissaire principale de la Fête du Livre de Saint-Etienne, Isabelle Rabineau est du genre à n'en faire qu'à sa tête. Jamais à cours d'envies, toujours pleine d'idées, elle bouscule et révolutionne tout ce qu'elle touche... Et le meilleur, c'est que ça marche.

Cerise Rochet | Mardi 1 octobre 2019

Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Elle porte la frange courte et le rouge à lèvres rosé, le perfecto de cuir et la jupe cintrée, les ongles vernis et les talons carrés. Gamine, elle était bonne élève, mais faisait ses devoirs « n'importe comment », durant l'interclasse ou à la récré. Commissaire à la voix douce, passionnée de culture et de foot, rêveuse déterminée, Isabelle Rabineau est une tout-et-son-contraire, une hors-cadre, une faiseuse-de-ponts. Elle a 18 ans, lorsque, bac en poche et raide dingue d'un peintre, elle quitte son Strasbourg natal pour le rejoindre dans la capitale, lecture et écriture chevillées au corps. Là-bas, la brillante littéraire suit des cours à la Sorbonne, tout en multipliant les petits boulots pour remplir le frigo. Elle atterrit à Beaubourg, où elle remet les livres en place, sur les étagères. Un « début de quelque chose » qu'Isabelle évoque aujourd'hui avec des papillons dans les yeux : « Ça m'a beaucoup aidée, de comprendre ce que lisaient les gens. Et puis, j'étais tellement fière, je travaillais à Beaubourg, c'était fou. » De rencontre en rencontre, elle collabore ensuite à l'écriture du magazine de psychanalyse L'Âne, di

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L’attablé du coin

Créations | Le festival Roanne Table Ouverte invite les créateurs du collectif d'artisans stéphanois l’Atelier du Coin à exposer dans un lieu atypique. L’occasion de (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

L’attablé du coin

Le festival Roanne Table Ouverte invite les créateurs du collectif d'artisans stéphanois l’Atelier du Coin à exposer dans un lieu atypique. L’occasion de redécouvrir le travail de Malika Ameur, Marie Eve Ginhoux, Sandra Coelho, Maud Salançon, Jean-François Bazzara, Marie Dubois, MatTim, Laurence Pasero ou Florie Keller. La Savonnerie du Pilat sera également présente aux côtés d’un invité-bonus, l'ébéniste Jean Sylvain Masse. À Table 2 par L’Atelier du Coin, jusqu'au 10 novembre, salle d’exposition de La Cure à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire

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"Un jour de pluie à New York" : Grosse Pomme à l’eau

ECRANS | De Woody Allen (E.-U., 1h32) avec Timothée Chalamet, Elle Fanning, Kelly Rohrbach…

Vincent Raymond | Mercredi 18 septembre 2019

Ashleigh a obtenu d’interviewer un réalisateur arty pour le journal de sa fac… à condition d’aller à Manhattan. Bonne nouvelle pour son petit copain Gatsby, qui leur organise un week-end en amoureux dans son New York chéri. Sur place hélas, rien ne se déroulera comme prévu… Cette histoire d'un couple qui se remet en question à l’issue d’une nuit marquée par les tentations sentimentales erratiques de l’un des des deux partenaires dans un New York à la fois mondain et irréel, ça vous a un petit air de Eyes Wide Shut ; donc d’une relecture de la Traumnovelle de Schnitzler dont Kubrick s’était inspirée, accommodée à la sauce Allen. Mais Woody ayant déjà encensé son bien-aimé Manhattan dans toutes les hauteurs ne parvient plus à en offrir un regard qui ne soit à la limite de l’auto-citation, voire de l’auto-parodie. Et si l’on doit admettre de ne frayer ici — une fois encore — qu’avec des démocrates érudits ayant des névroses de couple et résidant autour d’un Central Park réchauffé par les couleurs l’automne, faut-il en plus supporter des dialogues d’une prévisibilité caricaturale et inégalement

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Catherine Deneuve - Emmanuelle Bercot : « Il faut beaucoup de non-dit pour maintenir un équilibre »

Fête de famille | Dans le film de Cédric Kahn, l’une est une mère fuyante, l’autre une fille hurlante. Pas étonnant qu’elle n’arrivent pas à communiquer. Mais ici, les deux comédiennes dialoguent sans peine.

Vincent Raymond | Mercredi 4 septembre 2019

Catherine Deneuve - Emmanuelle Bercot : « Il faut beaucoup de non-dit pour maintenir un équilibre »

Emmanuelle, comment Cédric Kahn vous a-t-il présenté le rôle de Claire ? Emmanuelle Bercot : Cédric n’est pas quelqu’un qui présente les choses (sourire). En fait, j’ai lu et tout était clair. Mais à vrai dire, on n’a peut-être pas le même point de vue ni le même avis sur le personnage. Peu importe. De toutes façons, il ne sait pas ce que j’ai dans tête quand je joue, et je ne sais pas non plus ce qu’il a dans la sienne. Mais on réussit à se rejoindre par le travail sur le plateau. Catherine, qu’est-ce qui vous attendrit dans votre personnage ? Catherine Deneuve : Le fait qu’on sente que sa vie a été très portée par la famille. C’est une chose vraiment essentielle dans sa vie, je trouve ça assez touchant. On voit bien que la famille, c’est encombrant : il est difficile de garder ses membres ou les maîtresses ou les femmes. Mais c’est émouvant de consacrer sa vie à ça. Vous trouvez-vous des points communs avec elle ? CD : Je n’ai pas l’impression. En aviez-vous davantage avec les “mères“ que sont Claire Darling d

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"Les Hirondelles de Kaboul" : Cachée

ECRANS | De Zabou Breitman & Eléa Gobbé-Mévellec (Fr., 1h33) avec les voix de Simon Abkarian, Zita Hanrot, Swan Arlaud…

Vincent Raymond | Mercredi 4 septembre 2019

Dans l’Afghanistan asservi par les talibans, le jeune couple formé par Mohsen et Zunaira tente de résister à la terreur quotidienne. Mais lors d’une dispute, la belle Zunaira tue par accident son amant. Elle est aussitôt incarcérée sous la garde du vieux Atiq, en attendant d’être exécutée… À l’instar de Parvana, autre film d’animation renvoyant à l’Afghanistan des années de fer et de sang — hélas pas si lointaines — cette transposition du roman de Yasmina Khadra raconte plusieurs mises à mort, symboliques et réelles, consécutives à la prise du pouvoir par les talibans et à leur doctrine fondamentaliste. Certes, les autrices Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec prennent quelques libertés avec le texte initial pour “sauver“ un personnage, en lui octroyant ici des scrupules qu’il n’a pas à l’origine, mais elles ne dévoient pas globalement le sens de ce conte moral au finale aussi marquant symboliquement que visuellement. Le choix de l’animation trouve ici toute sa légitimité : le trait discontinu enrobe les questions politico-religieuses dans une forme élégante et réaliste — sans l’être trop toutefois — ; qua

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"Fête de famille" : Pièce rapportée

ECRANS | Un seul être revient… et tout est dévasté. Cédric Kahn convoque un petit théâtre tchekhovien pour pratiquer la psychanalyse explosive d’une famille aux placards emplis de squelettes bien vivants. Un drame ordinaire cruel servi par des interprètes virtuoses.

Vincent Raymond | Mercredi 4 septembre 2019

Pour son anniversaire, Andréa a convié enfants et petits-enfants dans la maison familiale. Mais l’irruption de l’aînée, Claire, met au jour (et à vif) plaies et dettes du passé. Entre la bipolarité de la revenante, les coups de sang du cadet et l’aboulie des autres, la fête à du plomb dans l’aile… Si les questions de corps au sens large — cul, inceste, maladie, décès… — constituent les habituels carburants dramatiques des réunions de familles cinématographiques souvent crues et psychologiquement violentes (Festen, La Bûche, Un conte de Noël…), aucune d’entre elles ne surpasse le tabou suprême que constitue le fric. Fille d’Andréa née d’un précédent lit, Claire veut récupérer l’héritage de son père qu’elle placé dans la maison de famille… où vivent sa mère, mais aussi sa fille, qu’elle a abandonnée pour mener son existence instable et qui la hait. Dette d’amour, dette d’argent, silences embarrassés… Dans cette maison trop grande, dont les recoins pénombraux disent les non-dits coupables, personne à l’exception du cadet n’ose s’opposer à la fille prodigue ni prendre

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