Trashed : Le plastique, c'est satanique

ECRANS | Jeremy Irons nous guide à travers le monde des déchets gouverné par de belles saloperies : dioxines et plastiques — des polluants ubiquistes impossibles à recycler, résidus de la révolution industrielle et des Trente glorieuses. Un documentaire aussi édifiant qu’effrayant.

Vincent Raymond | Mercredi 16 novembre 2016

Photo : ©Tiberius Films


Fin octobre, le WWF publiait une étude révélant l'extinction de 50% des espèces de vertébrés durant les quarante dernières années. À qui la faute ? Trashed délivre davantage qu'une ébauche de réponse à ce cataclysme supérieur à tous les accidents géologiques passés, en accumulant des strates d'informations. Pour certaines collectées au grand jour ; pour d'autres ramassées dans la fange putride de nos poubelles. Lesquelles, sous nos yeux obstinément aveugles, ont gagné notre espace vital. Elles gagneront tout court, si l'on n'y prend garde.

Ordures !

Sur le front environnemental, d'aucun(e)s pensent qu'il est plus productif pour la cause d'encenser en sautillant benoîtement un chapelet de micro-initiatives positives, en prenant grand soin d'éviter de s'attarder sur la situation actuelle, décidément trop anxiogène. Une étrange forme de méthode Coué consistant à consentir un traitement, sans accepter de reconnaître la maladie — tout à fait en phase avec notre époque de l'aseptisé triomphant. Ici, Jeremy Irons ne fait pas de cœurs avec les doigts, ni n'étreint ses interlocuteurs sur fond chill-out. Pas plus qu'il ne déverse un discours ruisselant d'optimisme angélique pour ne pas risquer d'effrayer le bourgeois.

Attendez-vous donc à voir les images-choc d'Everest de poubelles broutées par des animaux et laissant goutter leur jus dans la Méditerranée, d'incinérateurs poussant à côté d'écoles, de cas de cancers liés à l'utilisation de plastiques, de malformations consécutives à des herbicides. Sans oublier les animaux marins piégés par les détritus ou le bouillon flottant ressemblant à un continent au milieu de l'océan, nourrissant le premier niveau de la chaîne alimentaire. Et le poison se diffuse en boomerang, puisque nous nous situons à l'autre bout…

Rassurez-vous, Irons ne nous abandonne pas au seul désespoir : il salue la nouvelle émergence du commerce en vrac, la tendance zéro déchet/décroissance et suit l'exemple fructueux (bien connu) de la ville de San Francisco, pionnière en matière de tri et de super valorisation des ordures. Tout n'est donc pas perdu ; il ne reste plus qu'à régler la question des déchets nucléaires…
Trashed de Candida Brady (G.-B., 1h38) documentaire avec Jeremy Irons… (sortie le 16 novembre)

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André Dussollier - François Ozon : « J’aime les défis, les choses un peu extrêmes »

Tout s’est bien passé | Comme toujours impressionnant dans le rôle d’un vieil homme diminué par un AVC demandant à sa fille de l’aider à mourir (et odieux), André Dussollier est au centre du nouveau film de François Ozon. Tout sauf mortifère, ce voyage au cœur d’une pure névrose familiale traversé d’éclats franchement burlesques, est adapté du récit d’une ancienne coscénariste du cinéaste, Emmanuèle Berhneim. Rencontre avec le réalisateur et son acteur.

Vincent Raymond | Mercredi 22 septembre 2021

André Dussollier - François Ozon : « J’aime les défis, les choses un peu extrêmes »

Vous avez hésité avant d’adapter le livre d’Emmanuèle Bernheim… François Ozon : En 2013, elle m’avait envoyé les épreuves de son livre en me demandant si ça m’intéressait, parce que plusieurs réalisateurs voulaient l’adapter. Je l'ai lu et l’ai trouvé très beau — elle m’avait raconté un peu l’histoire de son père. Mais je lui avais dit que je ne me sentais pas capable de raconter son histoire : c’était tellement personnel, tellement intime… Et la connaissant, je ne voyais pas trop où trouver ma place. J’ai passé mon tour. Là-dessus, Alain Cavalier a voulu faire un film avec elle (comme Pater avec Vincent Lindon) où elle jouait son propre rôle, elle a dit OK. Mais elle a développé un cancer assez fulgurant dont elle est décédée. Le film de Cavalier s’est alors transformé en documentaire, Être vivant et le savoir. Après sa mort, j’ai relu le livre et tout d’un coup, je n’ai plus vu ce qui m’avait fait peur en 2013 — le sujet, la fin de vie, le suicide assisté — mais autre chose : la famille, son rapport à son père, la responsabilité

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Danse la vie

SCENES | Bientôt trentenaire, le théâtre du Parc d’Andrézieux-Bouthéon ouvre sa saison avec un temps fort dédié à la danse. Zoom sur des spectacles fondés sur le jeu, le songe ou encore l’engagement.

Cerise Rochet | Mardi 21 septembre 2021

Danse la vie

A destination des plus jeunes ou des adultes, transportant de chorégraphies en chorégraphie, de compagnie en compagnie, d’univers en univers, la programmation danse du Théâtre du Parc est devenue ces dernières années l’une des références du territoire pour les amateurs d’allegros, de balancés, de battements ou de chassés. A l’aune de son trentième anniversaire, rien de moins surprenant donc, de voir sa saison 2021-2022 s’ouvrir sur un temps fort en danse… Avec pas moins de 6 spectacles à l’affiche en trois semaines. Tour d’horizon. Ensemble Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - réunit 7 danseurs issus du hip-hop, de la danse traditionnelle marocaine, et du cirque contemporain. Sur un rythme continu, incessant et obsédant, la danse et les mouvements se font intenses, parfois acrobatiques, exaltant la puissance collective, révélant, à travers cette folle ébullition, l’universalité des dynamiques de groupe. Une fureur de vivre, à la frontière entre le rituel et l’urbain. Naäs, par la compagnie Massala, le

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Candyman : Double crochet du droit

Ecrans | À la fois suite, reboot et extension de l’univers du Candyman originel de Bernard Rose (1992), ce nouveau chapitre signé Nia DaCosta utilise avec intelligence et efficacité les codes du genre, pour s’emparer d’un thème toujours d’actualité dans cette Amérique où suffoque George Floyd : la discrimination raciale/sociale, ainsi que les violences associées. Pointu.

Vincent Raymond | Lundi 20 septembre 2021

Candyman : Double crochet du droit

Chicago, de nos jours. Artiste peintre en mal d’inspiration, Anthony McCoy vient d’emménager dans le quartier de Cabrini Green autrefois ghetto noir, désormais gentrifié. Découvrant la “légende urbaine” de Candyman, le tueur au crochet ayant jadis sévi dans les environs, il va s’en inspirer pour ses nouvelles toiles… et provoquer la résurrection sanglante de ce vengeur des Noirs opprimés… Un même titre pour une autre histoire ? Disons plutôt une prolongation, offrant une lecture politique actualisée, de surcroît par des auteurs afro-américains. En cela, il ne s’agit pas d’une nouveauté : souvenons-nous du précédent que constitue l’excellent The Birth of a Nation (2016) de Nate Parker, ce nécessaire contrepoint au sinistre long métrage homonyme signé Griffith en 1915. Las, Parker et son œuvre primée à Sundance se trouvent actuellement au purgatoire car une

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Le retour de la bamboche

ACTUS | En 2021, la rentrée culturelle sera festive, ou ne sera pas… Pour mêler théâtre, musique et pampille, rendez-vous ce vendredi soir, à la Comédie de Saint-Etienne.

La rédaction | Jeudi 16 septembre 2021

Le retour de la bamboche

Cela fait partie des traditions qui avaient dû être abandonnées l’an passé, et que tout le monde est bien content de retrouver. Ce vendredi soir, sur le parvis de la Comédie, cap sur une soirée de fête et de retrouvailles, ouverte à tous ceux qui n'ont d'autres prétentions que celle de passer un bon moment. Dès 18 heures en accès libre, il sera possible d’assister à la projection d’un court-métrage, et également à une exposition de costumes. 30 minutes plus tard, cap sur une succession de spectacles, de la lecture musicale proposée par la promotion 31 de l’Ecole, au concert des Semelles Funky, en passant par deux spectacles tout publics mêlant humour et poésie, ainsi que par le désormais célèbre swing made in New Orléans des Po’Boys. Et, pour que la bamboche soit totale… Deux Food trucks, ainsi que le restaurant la Compagnie serviront les ravitaillements. Option bonus : il est aussi possible de venir avec son pique-nique. On dirait bien que le rideau se lève de nouveau… Vendredi 17 septembre dès 18 heures à la Comédie de Saint-Etienne. Entrée libre.

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Marion Cotillard - Flore Vasseur : « On arrive à un point où on engage le processus vital. »

Bigger Than Us | Produit par Marion Cotillard, réalisé par Flore Vasseur, Bigger Than Us empile les témoignages de jeunes adultes porteurs d’initiatives citoyennes et/ou environnementales partout sur le globe. Un documentaire un peu trop lisse qui cependant donne l’occasion de s’emparer d’un sujet hélas brûlant : l’urgence d’agir. Rencontre.

Vincent Raymond | Lundi 20 septembre 2021

Marion Cotillard - Flore Vasseur : « On arrive à un point où on engage le processus vital. »

Le titre de votre documentaire est porteur d’une intéressante ambivalence : Bigger than us évoque à la fois la dimension tétanisante d’une entreprise dont l’immensité peut (ou doit) justement dynamiser, galvaniser le spectateur… Flore Vasseur : C’est relativement assumé. D’habitude, j’ai toujours du mal à trouver les titres, et plutôt à la fin. Là, il nous est tombé dessus avant même le début. Je tournais autour des concepts de bigger than life — ces personnages, souvent américains comme Martin Luther King, qui font des choses plus grandes que la vie. J’avais envie de parler du nous, pas d’être dans une dimension individualiste. C’était important aujourd’hui de montrer qu’on est “un seul”. Le titre est sorti, et je suis arrivé assez timidement devant Marion et Denis Carot [le coproducteur du film] et on a tout de suite cliqué en assumant le fait que ça voulait dire plein de choses différentes. C’est la magie d’un bon, d’un vrai titre, pour moi. Et vous avez raison, le premier entendement, est que l’on est dans un constat d’impu

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A Sainté, le végé fait son trou

Food | Terminée, l’époque où les végétariens et végétaliens passaient pour des petits moineaux mangeurs de graines ? Longtemps perçue comme un peu « à la traine » sur ces questions, il semble que Saint-Etienne ait fini par prendre le train en marche…

Cerise Rochet | Mercredi 15 septembre 2021

A Sainté, le végé fait son trou

Il y a quelques années, les choses n’étaient pas toutes simples, pour les végétariens et végétaliens de Sainté et alentours. Pas simple de trouver un restau où bien manger, de trouver des bons produits avec lesquels cuisiner et se régaler... Et puis, les choses ont changé, un peu. Grâce à la société qui évolue, grâce à la médiatisation nouvelle de ce mode d’alimentation, grâce à la prise de conscience progressive de l’enjeu environnemental auquel il est lié, grâce à davantage de sensibilisation à la souffrance animale… Grâce, aussi et surtout, à l’ouverture progressive de plusieurs structures et concepts de restauration, qui ont su provoquer de belles surprises gustatives. Premier restaurant végétarien à ouvrir en centre-ville de Saint-Etienne, la Cantine numéro 10 a ainsi permis d’aider à implanter dans la tête des Stéphanois que manger sans viande et sans poisson, ce n’est pas « manger une petite carotte et de la salade », comme l'imaginait parfois un paquet d’amateurs de bonnes blagues. Ici, le velouté de potiron sent bon, est doux, épais, et se mêle à des graines de tournesol et de courges pour y ajouter du croquant. Quant aux légumes qui accompagnent le riz : leur

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A Sainté, le végé fait son trou

Food | Terminée, l’époque où les végétariens et végétaliens passaient pour des petits moineaux mangeurs de graines ? Longtemps perçue comme un peu « à la traine » sur ces questions, il semble que Saint-Etienne ait fini par prendre le train en marche…

Cerise Rochet | Mercredi 15 septembre 2021

A Sainté, le végé fait son trou

Il y a quelques années, les choses n’étaient pas toutes simples, pour les végétariens et végétaliens de Sainté et alentours. Pas simple de trouver un restau où bien manger, de trouver des bons produits avec lesquels cuisiner et se régaler... Et puis, les choses ont changé, un peu. Grâce à la société qui évolue, grâce à la médiatisation nouvelle de ce mode d’alimentation, grâce à la prise de conscience progressive de l’enjeu environnemental auquel il est lié, grâce à davantage de sensibilisation à la souffrance animale… Grâce, aussi et surtout, à l’ouverture progressive de plusieurs structures et concepts de restauration, qui ont su provoquer de belles surprises gustatives. Premier restaurant végétarien à ouvrir en centre-ville de Saint-Etienne, la Cantine numéro 10 a ainsi permis d’aider à implanter dans la tête des Stéphanois que manger sans viande et sans poisson, ce n’est pas « manger une petite carotte et de la salade », comme l'imaginait parfois un paquet d’amateurs de bonnes blagues. Ici, le velouté de potiron sent bon, est doux, épais, et se mêle à des graines de tournesol et de courges pour y ajouter du croquant. Quant aux légumes qui accompagnent le riz : leur

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Fêtes à plumes

Escapade | Ce week-end, on enfile son costume, et on fonce aux fêtes du Roi de L’Oiseau du Puy-en-Velay pour un joli et joyeux voyage dans le temps... Rendez-vous à la Renaissance !

Cerise Rochet | Mardi 14 septembre 2021

Fêtes à plumes

Il y a fort fort longtemps, avait lieu chaque année au Puy-en-Velay un concours d’archerie visant à désigner le meilleur archer de la cité. Les participants y tiraient l’oiseau, perroquet de plumes et de paille, tentant chacun à leur tour d’approcher leur flèche au plus près du cœur du piaf. La tradition, initiée au Puy en 1524, consistait à créer une émulation parmi les jeunes gens, capable de les détourner de la « lubricité et des tavernes »… Un vaste programme éducatif, en somme, d’autant que le vainqueur se voyait attribuer moults responsabilités : proclamé roi pour un an, autorisé à porter l’épée, il devenait en effet commandant d’une « compagnie de fusilhers et d’arquebuziers, avec sergeants et tambours », était exonéré d’impôts et détenait également les clés de la ville. Un week-end en immersion totale Pratiquée jusqu’à la Révolution puis abandonnée, cette tradition annuelle réapparut quelques siècles plus tard lors de la création en 1986 des fêtes du Roi de L’Oiseau, organisées au Puy le troisième week-end de septembre. Après une édition 2020 chamboulée par la crise (et la météo !), les festivités reprendront de plus belle cette année avec

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Tu joues ?

Escape Game | A Montbrison, le bar/cave V&B s’associe avec les Stéphanois du 1909 Escape Game le temps d’une soirée événement pleine de surprises. Prêts à tourner en bourrique ?

Cerise Rochet | Lundi 13 septembre 2021

Tu joues ?

Ce jeudi, le désormais célèbre 1909 Escape Game qui tient habituellement ses quartiers rue de la République, a décidé de se faire une petite virée en dehors de Sainté. Pour cette première session événementielle de la rentrée, direction Montbrison, ou la cave-bar V&B accueillera toute la soirée un scénario complètement barré, à l’image de ce qui fait le succès de la structure stéphanoise depuis maintenant 5 ans. « On fait de l’événementiel depuis 2018, ça marche très bien, détaille Garance Damart, fondatrice et directrice de la structure stéphanoise. Ça permet à des gens qui ne connaissent pas encore l’escape game de venir tester le concept, dans un cadre qui leur est parfois plus familier. Alors qu’en temps normal, notre public vient nous voir, cette fois-ci, c’est nous qui nous déplaçons ! » Braquage raté Pour cette soirée forézienne, Garance et son équipe ont choisi une intrigue née dans leurs têtes créatives durant le confinement. Sans trop en dire pour garder l’effet de surprise, il sera question d’un braqu

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Le théâtre sort de Paris

Théâtre | Cette saison, l’Opéra de Saint-Etienne accueillera six pièces de théâtre qui ont cartonné dans la capitale et fait le succès des salles qui les ont déjà vues passer. Tour d’horizon d’une programmation qui sent bon la rigolade.

La rédaction | Jeudi 9 septembre 2021

Le théâtre sort de Paris

Michel Sardou dans une pièce de Guitry, Michèle Bernier seule en scène face à son avenir, Bruno Solo, Mélanie Page et Julien Boisselier dans un triangle amoureux, Kad Merad aux côtés de Claudia Tagbo et de Lionel Abelanski, Daniel Russo et Véronique Genest plongés dans les méandres du passé, ou encore, les débuts d'Estelle Lefébure sur les planches : en cette saison 2021/22, la comédie populaire et ses vedettes sortent de Paris et débarquent à Saint-Etienne, pour 6 soirées de gala à l’Opéra. Un programme concocté avec pour unique objectif de donner au public une possibilité de se divertir, histoire de, peut-être (sûrement !) retrouver un peu sa vie d’avant. Demandez le programme Au menu de cette saison des Grandes Soirées Théâtre, donc, du rire, du rire, et aussi, du rire. Dix ans après. Un spectacle écrit par David Foenkinos, mis en scène par Nicolas Briançon, dans lequel Pierre (Bruno Solo), assureur peu confiant, retrouve son meilleur ami Yves (Julien Boisselier) écrivain de son état, et Nathalie, l’épouse de ce dernier (Mélanie Page) après 10 ans de séparation… Due à un petit changement de situation. Oui, car il y a 1

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Binôme

Matière | Questionnant l'avenir des objets industriels, le duo de plasticiens Florian Pugnaire & David Raffini fait des éléments qu’il met en scène les (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Binôme

Questionnant l'avenir des objets industriels, le duo de plasticiens Florian Pugnaire & David Raffini fait des éléments qu’il met en scène les personnages d'une action dans laquelle l'autodestruction le dispute à l'élan vital. Squelettes d'un temps en décomposition, les décombres deviennent objets d’exposition, errant entre réalité et fiction, matière et illustration, imaginaire et documentation. Dans leurs installations, Pugnaire et Raffini jouent avec les matériaux et la lumière qui les traverse, flirtant parfois avec des effets cinématographiques. Florian Pugnaire & David Raffini, du 16 décembre au 26 février à la galerie Ceysson & Bénétière à Saint-Étienne

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Que la fête continue (ou reprenne) !

Edito | C’est une rentrée presque normale. Les saisons culturelles sont présentées à tour de rôle, les concerts reprennent, les terrasses sont encore ouvertes… Certes, (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Que la fête continue (ou reprenne) !

C’est une rentrée presque normale. Les saisons culturelles sont présentées à tour de rôle, les concerts reprennent, les terrasses sont encore ouvertes… Certes, il faut son pass sanitaire mais l’offre est bel(le) et bien là. L’éclaircie semble de mise – après un été bien pourri, c’est appréciable. Et elle doit avant tout nous rappeler combien il est plaisant de pouvoir profiter d’un ensemble de propositions aussi diverses et variées que celles que vous trouverez dans ce numéro 97, guide panoramique de votre saison culturelle. Un numéro qui marque également un changement dans les rangs du Petit Bulletin stéphanois, avec l’arrivée d’une nouvelle rédac’chef. C’est Cerise Rochet, que vous lisiez déjà dans nos colonnes, qui reprend le flambeau de ce beau mensuel. Bonne lecture, et bonne rentrée à tous !

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"Les Amours d’Anaïs" : Love, etc.

ECRANS | Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas indifférente à ses charmes, jusqu’à ce qu’elle découvre la compagne de Daniel, Émilie, une autrice qui va la fasciner… Avec ce premier long métrage, Charline Bourgeois-Tacquet signe une comédie sentimentale primesautière — mais inégale, le revers de la médaille — cousue main pour l’interprète de son court Pauline asservie, Anaïs Demoustier. Celle-ci endosse avec naturel et piquant ce rôle homonyme de tête folle irrésolue, charmeuse et agaçante, hésitant entre deux hommes, une femme, sa thèse, et se promène de Paris à la Méditerranée ou la Bretagne (malgré ses soucis pécuniaires d’étudiante trentenaire…) Très Nouvelle Vague revue Podalydès dans la forme et l’esprit, Les Amours d’Anaïs revisite certains motifs du cinéma-chambre-de-bonne (devenu appartement deux-pièces, on sait vivre) et de l’adultère germanopratin avec une forme d’insolence foutraque, légèrement gâchée par le recours à quelques grosses fic

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Le végé fait son trou

Food | Terminée, l’époque où les végétariens et végétaliens passaient pour des petits moineaux mangeurs de graines ? Longtemps perçue comme un peu « à la traine » sur ces questions, il semble que Saint-Etienne ait fini par prendre le train en marche…

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Le végé fait son trou

Il y a quelques années, les choses n’étaient pas toutes simples, pour les végétariens et végétaliens de Sainté et alentours. Pas simple de trouver un restau où bien manger, de trouver des bons produits avec lesquels cuisiner et se régaler... Et puis, les choses ont changé, un peu. Grâce à la société qui évolue, grâce à la médiatisation nouvelle de ce mode d’alimentation, grâce à la prise de conscience progressive de l’enjeu environnemental auquel il est lié, grâce à davantage de sensibilisation à la souffrance animale… Grâce, aussi et surtout, à l’ouverture progressive de plusieurs structures et concepts de restauration, qui ont su provoquer de belles surprises gustatives. Premier restaurant végétarien à ouvrir en centre-ville de Saint-Etienne, la Cantine numéro 10 a ainsi permis d’aider à implanter dans la tête des Stéphanois que manger sans viande et sans poisson, ce n’est pas « manger une petite carotte et de la salade », comme l'imaginait parfois un paquet d’amateurs de bonnes blagues. Ici, le velouté de potiron sent bon, est doux, épais, et se mêle à des graines de tournesol et de courges pour y ajouter du croquant. Quant aux légumes qui accompagnent le riz : leur

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Le Positive lâche son line-up 2021

Festival électro | Le festival de musiques électroniques sans œillères, le Positive Education Festival, a publié les horaires de sa prochaine édition qui se déroulera du 9 au 13 (...)

Nicolas Bros | Vendredi 3 septembre 2021

Le Positive lâche son line-up 2021

Le festival de musiques électroniques sans œillères, le Positive Education Festival, a publié les horaires de sa prochaine édition qui se déroulera du 9 au 13 novembre 2021 du côté de la Cité du design. Nous vous l'avions déjà annoncée, mais la programmation de cette édition met la barre très haut, avec une ribambelle de noms aussi alléchants les uns que les autres, parmi lesquels le rap sautillant et massif de Shygirl, les sets techno bien gras de Anetha, les duos Brodinski & Lowjack ainsi que Ivan Smagghe & Vladimir Ivkovic, ou encore les intemporels Laurent Garnier et Manu le Malin. Positive Education Festival #5, du 9 au 13 novembre

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On n’a pas tous les jours 60 ans

Librairie | C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

On n’a pas tous les jours 60 ans

C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. L’occasion pour l’établissement repris en 2015 par deux de ses salariés, Alexandra Charroin-Spangenberg et Rémi Boute, de mettre les petits livres dans les grands avec de nombreuses animations prévues chaque mois, de septembre 2021 à juin 2022. Mais également de revoir l’identité graphique de leur librairie. « Il est important de marquer d’un côté la continuité de notre travail mais également l’avenir, de montrer que notre librairie n’a pas un côté poussiéreux », explique la dirigeante. Pour son associé, la nouvelle identité de la Librairie de Paris se devait de symboliser la diversité des publics qu’elle accueille : « Nous sommes un lieu de vie culturelle, où l’on doit se sentir bien. Avec la crise sanitaire, nous avons perçu l’importance que nous avons auprès de notre clientèle, et nous en sommes fiers. » 60 événements prévus Pour célébrer ces 60 ans de bons et loyaux services, la Librairie de Paris proposera 60 événements aussi variés que des lectures, des brunchs littéraires mensuels, des rencontres

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"Boîte noire" : Crime en bande réorganisée

Thriller politique | Un analyste opiniâtre du BEA ayant découvert que les enregistrements d’un crash aérien ont été truqués, se trouve confronté à l’hostilité générale… Yann Gozlan creuse le sillon du thriller politique, lorgnant ici le versant techno-paranoïde et transposant l’esprit du ciné US des années 1970 aux problématiques contemporaines. Brillamment réalisé.

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Après le crash du vol Dubaï-Paris, un jeune analyste prodige détecte que les pistes sonores des boîtes noires ont été trafiquées. Au fur et à mesure d’une enquête qui l’isole de plus en plus et mine son couple, il réalise la compromission de responsables industriels et politiques. Et que sa propre vie paraît, elle aussi, en danger… Toute incursion dans le thriller politique — jadis domaine régalien du cinéma américain, un peu en déshérence depuis une vingtaine d’années — est la bienvenue. À condition évidemment qu’il y ait à la fois un enjeu politique cohérent et un traitement suffisamment rythmé pour répondre aux exigences de ce registre : les barbouzeries et collusions entre officines para-gouvernementales avaient ainsi permis à Coppola (Conversation secrète), Pollack (Les Trois jours du Condor), Pakula (The Parallax View) ou De Palma (Blow Out) de placer haut la barre au milieu des années 1970, avant que le genre ne s’hybride définitivement avec des problématiques technologiques depuis Clancy, Crichton et consorts, signant l’avènement in

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Le ciné est-il dans son assiette ?

Panorama ciné septembre | De la guerre, de l’exil, de la lutte, de l’oppression et de la mort au programme du mois de septembre. Oui, mais on se met aussi à table ; alors ça va…

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Le ciné est-il dans son assiette ?

Résonance En entrée, ça commence fort : candidat malheureux à l’Oscar du film étranger au printemps dernier, La Voix d'Aida de Jasmila Žbanić (22/09) va trouver dans l’actualité afghane un stupéfiant écho dramatique. Le film se déroule en effet lors de la chute de Srebrenica en 1995, quand l’ONU laisse la ville aux mains de Mladic. On y suit la course folle d’Aida, interprète pour les Casques Bleus, tentant d’exfiltrer son mari et ses fils alors que la milice se rapproche. Le film glace les sangs, par son tragique (et hélas historique) suspense, transmettant l’étouffement progressif saisissant Aida. Respectueux des victimes, il rappelle la réalité des épurations ethniques comme la fragilité de la paix. Sur une thématique voisine mais dans un traitement fort différent, La Traversée de Florence Miailhe (22/09) relate sous forme de conte atemporel l'exil de Kyona et Adriel, sœur et frère tentant de gagner un pays plus tolérant. Une route semée d’embûches, inspirée par l’histoire familiale de la réalisatrice et mise en images

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Virginie Tournebise, Auteure stéphanoise

Article Partenaire | Ancienne joueuse de tennis professionnelle, la Stéphanoise Virginie Tournebise a entamé à l’aune de ses 40 ans une formation en ferronnerie d’art et coutellerie, à l’atelier Foultier de Pont-Salomon. Un apprentissage dont elle tire aujourd’hui un ouvrage photographique accompagné de textes en fragments, Traverser. Elle signera lors de la prochaine Fête du Livre sur l'Espace Littérature locale et régionale à la Bourse du Travail, tout nouveau site de l’événement. Là-bas, on pourra découvrir chaque auteur grâce à une lecture et un entretien. L'ambiance y sera très amicale, le lieu jouxtant les Halles Mazerat, qui proposeront elles aussi de l'excellence, mais en nourritures terrestres. En référence au fil rouge design de l’édition 2021 et à quelques semaines de la Fête du Livre, rencontre, avec une sportive qui exprime ce qu’elle a dans le cœur.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Virginie Tournebise, 

Auteure stéphanoise

Virginie, pouvez-vous nous expliquer comment on passe du tennis à la forge et à la coutellerie ? Cela paraît surprenant… En réalité, ça ne l’est pas tant que ça. Lorsque j’ai quitté les courts, j’ai intégré le monde salarial, mais en travaillant toujours en lien avec le tennis : j’étais directrice d’une société de construction et d’entretien de terrain de tennis. Puis, j’ai eu envie d’être à mon compte, et j’avais besoin de quelque chose de manuel. Les sportifs ont besoin de beaucoup de choses je crois, ils sont curieux. En tout cas, moi, je le suis ! J’ai choisi la forge parce que je voulais créer, et puis pour le geste. Comme dans le tennis, ce métier sollicite le bras, la main, je savais que je pourrais retrouver des sensations assez proches de ce que j’avais connu comme joueuse de tennis. Mais j’ai aussi le sentiment que ce métier est venu à moi, au moins autant que je ne suis venue à lui. Il s’agit également d’un métier ancestral, et, on peut le dire, en voie de disparition. Est-ce que ce facteur a joué dans votre décision ? Il est vrai que d’une certaine manière, à 40 ans, j’avais envie d’un certain retour a

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Biltoki, c’est aujourd'hui!

Guide Urbain | Après des mois de travaux et d’attente, cette fois-ci ça y est : les Halles Mazerat Biltoki ouvrent leurs portes. Rendez-vous aujourd'hui cours Victor-Hugo à Saint-Etienne, pour une journée d’inauguration toute en gourmandise.

Cerise Rochet | Mercredi 1 septembre 2021

Biltoki, c’est aujourd'hui!

Endroit idéal pour les fringales ou les petits cafés sur le pouce, pour les rendez-vous entre amis, ou carrément pour les emplettes gourmandes, les Halles Mazerat étaient attendues de pied ferme par nombre d’épicuriens stéphanois. En lieu et place des anciennes Halles, dans ce joli bâtiment esprit Baltard typique des années folles, 24 commerces de bouche indépendants feront dorénavant virevolter la gastronomie à partager. D’Adonys le traiteur libanais à la street food de Bagels Factory, en passant par les rapées à la fourme du Matefaim, le bar à truffes Balme, la street food taïwanaise de Dao, la boucherie-bar à viande L’Assiette est dans le Pré, et d’autres… Le passage de la porte d’entrée appellera forcément un réveil des papilles… En Basque, Biltoki signifie « qui rassemble »… Et on commence donc à comprendre pourquoi la marque s’appelle comme ça ! Pour en savoir plus, c’est ce vendredi, dès 11 heures, avec ouverture en grande pompe et farandole d’animations sur les stands. Alors, qu’est-ce qu’on dit ? On dit bon appétit ! Halles Mazerat Biltoki, 1 cours Victor-Hugo à Saint-Etienne, ouverture vendredi 3 septembre à 11 heures.

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Benoît Lambert, Artisan de la scène

SCENES | Fraîchement nommé à la tête de la Comédie de Saint-Etienne, Benoît Lambert y portera un projet collectif, mené en synergie avec plusieurs artistes. Portrait d’un penseur, devenu un homme de théâtre d’expérience.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Benoît Lambert, 
Artisan de la scène

Un jeudi matin de la fin du mois d’août, dans les méandres des bureaux de la Comédie de Saint-Etienne. A peine rentré de vacances et déjà au charbon, Benoît Lambert nous accueille, avenant, au sortir d’une réunion avec ses équipes. Tandis qu’en préambule de l’entretien qu’il nous accorde, se pose la question de la photo qui illustrera son portrait, l’homme tranche, un sourire un brin résigné aux lèvres : « De toute manière, les appareils photos ne m’aiment pas ». Auto-flagellation ? Non, du tout. Juste que son « narcissisme n’est pas là ». Nouveau directeur de la Comédie de Saint-Etienne, Benoît Lambert est de ceux qui préfèrent regarder qu’être vus… Spectateur, pas comédien. Rien d’étonnant, donc, à ce que son goût pour le théâtre se soit d’abord concrétisé par la mise en scène. Lui qui, gamin puis ado, éprouvait une certaine fascination pour les acteurs, est devenu « un spectateur qui fabrique lui-même les spectacles qu’il a envie de voir ». Jamais rassasié par Molière, l’ancien directeur du Théâtre Dijon Bourgogne présentera ainsi en janvier prochain son Avare, après avoir déjà monté Les Fourberies de Scapin en 1995, Le Misanthrope en 2006

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Des rubans pour l'intimité

Expo | L'intime a pris place au cœur du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne. Avec les Rubans de l'intime, le MAI pose ici une exposition où la (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Des rubans pour l'intimité

L'intime a pris place au cœur du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne. Avec les Rubans de l'intime, le MAI pose ici une exposition où la délicatesse valse avec la technicité et l'histoire patrimoniale locale. Sylvain Bois, commissaire général, et Sylvain Besson, commissaire scientifique de cette expo ont poursuivi un objectif triple avec cette présentation. « Tout d'abord montrer ce fonds méconnu et peu valorisé que nous possédons ici, ensuite montrer comment le ruban a contribué à façonner le corps de l'homme et de la femme et enfin exposer comment le corps féminin a été jugé dans la société. » Ainsi, plusieurs salles se succèdent, mettant en avant bien entendu des créations où la production stéphanoise est ainsi mise en valeur mais Les rubans de l'intime va plus loin. Cette dernière donne à voir le rapport au corps par le biais du sous-vêtement, du ruban et de leurs manières d'en dire un peu sur l'intimité et la personnalité de la personne qui les porte. Bref, une exposition très riche qui se visite dans la longueur pour en apprécier toutes les subtilités. Les rubans de l'intime, jusqu'au 14 novembre au Musée d'art et d'industrie de S

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Intimité, vicissitudes et paradis

Chanson | Cinquième album studio et un succès de plus pour le Niçois Ben Mazué. Paradis, c’est aussi et surtout son disque le plus personnel, le plus à fleur de peau. (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Intimité, vicissitudes et paradis

Cinquième album studio et un succès de plus pour le Niçois Ben Mazué. Paradis, c’est aussi et surtout son disque le plus personnel, le plus à fleur de peau. L’auteur-compositeur-interprète y livre son ressenti et ses émotions face à la séparation. Mais ici encore, comme à son habitude, le poète arrive à croquer cette intimité d’une manière délicate et lucide. « Je me sens comme un militant de l'optimisme » nous expliquait-il en 2018. Sans naïveté, et malgré les difficultés, il poursuit son combat, simplement et on aime ça. Beaucoup ! Ben Mazué, samedi 22 janvier 2022 salle Aristide Briand (Saint-Chamond) et lundi 16 mai 2022 à La Comète (Saint-Etienne)

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Positivons tous ensemble

Festival électro | Au rayon des incontournables, ce n’est pas un artiste, mais bien un événement devenu le festival d’électro le plus intéressant de la région – n’en déplaisent à (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Positivons tous ensemble

Au rayon des incontournables, ce n’est pas un artiste, mais bien un événement devenu le festival d’électro le plus intéressant de la région – n’en déplaisent à nos amis Lyonnais et à Nuits Sonores – j’ai nommé Positive Education. La cinquième édition qui se profile du 9 au 13 novembre promet encore une fois une bonne grande claque musicale. Le tout dans une convivialité toute stéphanoise. « Notre monde d'après, nous l'avons voulu ouvert et inclusif » explique l’organisation. Une gageure que le rendez-vous relèvera sans doute avec au menu une ribambelle de noms qui nous font déjà secouer les baskets : entre autres Laurent Garnier, Jennifer Cardini, Ivan Smagghe ou encore Low Jack & Brodinski. Incontournable, on vous dit ! Positive Education Festival #5, du 9 au 13 novembre à la Cité du design à Saint-Etienne

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L est libre

Chanson | Venir écouter Raphaële Lannadère en concert, c'est se prendre une claque auditive. « L » (son nom à la scène, NDLR) possède un timbre de voix qui ne (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

L est libre

Venir écouter Raphaële Lannadère en concert, c'est se prendre une claque auditive. « L » (son nom à la scène, NDLR) possède un timbre de voix qui ne peut laisser indifférent. Une élégance dans la voix qui se ressent également dans les arrangements de ses morceaux. Avec Paysages, son quatrième disque sorti début 2021, l'artiste met toute sa sensibilité et parle d'émancipation et de liberté pour les femmes. Une liberté que « L » a retrouvée en sortant de sa maison de disques et en quittant Paris pour la Bretagne. « L », jeudi 20 janvier 2022 au Théâtre des Pénitents (Montbrison)

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Un festival à pi-choré

Danse | Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Un festival à pi-choré

Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand nombre, soutien à la création émergente : cette année comme les précédentes, l’événement portera haut ses valeurs à travers différents temps forts dédiés à la danse contemporaine. Parmi eux, 2 spectacles de la compagnie stéphanoise Dyptik, un spectacle de la compagnie Racines Carrées, mais aussi un plateau partagé entre la compagnie Diving Leaf et Yohann Hebi Daher, un concours de création chorégraphique, et un masterclass. Festival Trax par la compagnie Dyptik, du 28 septembre au 2 octobre au stade Peyrard, à l’Usine, à la Comète, dans les studios Dyptik et au Parc Couriot à Saint-Etienne. Spectacles en plein-air gratuits.

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Terrenoire au bercail

MUSIQUES | Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y (...)

Cerise Rochet | Mercredi 25 août 2021

Terrenoire au bercail

Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y construisaient des cabanes, y faisaient des feux de bois, y tournaient des mini-films avec un caméscope à cassettes… Depuis, les deux frangins ont grandi, découvert l’immensité du monde musical, et fait de leur duo l’une des figures du renouveau stéphanois : fier de ses valeurs, de ses racines, mais néanmoins tourné vers l’avenir. L’ainé à l’écriture et au chant, le cadet derrière ses machines, sont tous deux devenus Terrenoire, empruntant au quartier de leur enfance ce nom qui brille aujourd’hui au milieu de ce qu’on appelle « nouvelle scène française ». Ces dernières années, les deux frères ont composé, beaucoup. Proposé leur musique sans genre ni code, par-delà le

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Tonton Flingueur

Ciné | Il avait 16 ans, lorsque, visionnant Touchez pas au Grisby, Eric Ravel a découvert tout le génie et le charisme du grand Lino Ventura. Dès lors, l’homme, (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Tonton Flingueur

Il avait 16 ans, lorsque, visionnant Touchez pas au Grisby, Eric Ravel a découvert tout le génie et le charisme du grand Lino Ventura. Dès lors, l’homme, devenu depuis cordonnier à Saint-Chamond, s’est intéressé de près à l’acteur. Lisant les magazines dont les Unes lui étaient consacrées, dévorant tous les films dans lesquels il a joué. Il a ainsi accumulé, accumulé, tel un véritable passionné… Au point de constituer une véritable collection autour de cette figure marquante et populaire du cinéma français. Collection qu’il présentera en ce mois de septembre à Sorbiers, et notamment à l’occasion des Journées du Patrimoine. Samedi 18 septembre de 9h à 12h à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle.

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Vroom vroom

Journées du Patrimoine | « De toutes les routes de France, d’Europe, Celle que j’préfère est celle qui conduit, En auto ou en auto-stop, Vers les rivages du Midi »… (...)

Cerise Rochet | Lundi 13 septembre 2021

Vroom vroom

« De toutes les routes de France, d’Europe, Celle que j’préfère est celle qui conduit, En auto ou en auto-stop, Vers les rivages du Midi »… Longtemps empruntée pour partir à la mer, joyeusement chantée par Charles Trenet en 1955, la Nationale 7 fait encore aujourd’hui voguer une douce mélancolie dans le cœur des nostalgiques. Dans le Roannais, des bénévoles de l’association Cars, Utilitaires et Compagnie a ainsi entrepris le projet fou de restaurer dans son état d’origine l’une de ses anciennes stations-services, laissée à l’abandon depuis sa fermeture en 1981. A découvrir lors de ces JedP, en même temps qu’une exposition de véhicules anciens. Dimanche 19 septembre à partir de 8h30, à l’entrée du Coteau, sur la Route Bleue (actuelle D207)

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Voyage en Terre du Milieu

Immersif | Œuvre fondamentale de la littérature fantasy et œuvre majeure du cinéma contemporain, la saga du Seigneur des Anneaux se poursuit, mais cette fois ci… En (...)

Cerise Rochet | Mardi 24 août 2021

Voyage en Terre du Milieu

Œuvre fondamentale de la littérature fantasy et œuvre majeure du cinéma contemporain, la saga du Seigneur des Anneaux se poursuit, mais cette fois ci… En live ! Des décors originaux, des musiciens, la bande originale des films de Peter Jackson, des effets sonores, et une balade en forêt… Le spectacle Mythes et Légendes de la Terre du Milieu vous entraine aux origines du roman de Tolkien, de ses créatures et divinités. D’où viennent les Elfes, et comment Tolkien a-t-il eu l’idée de les intégrer à son œuvre ? Quelle est l’histoire des Silmarils ? D’où viennent les arbres de Valinors ? A découvrir ce samedi grâce à ce conte musical pour tous les publics. Plongez dans un univers fantastique qui passionne les foules depuis près de 70 ans… Pour une expérience immersive riche et saisissante ! Mythes et Légendes de la Terre du Milieu, samedi 28 aout à 17h30 et 20 heures dans la Forêt de Marols, au lieu-dit la Citre Plus d'infos : 06 03 75 09 91 ou sur cette page

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Laurence Paris de retour dans la Loire

Nomination | Après plusieurs missions d’envergure dans le bassin de Bourg-en-Bresse (dont la direction du Musée du Revermont et la transformation de la cuivrerie de (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Laurence Paris de retour dans la Loire

Après plusieurs missions d’envergure dans le bassin de Bourg-en-Bresse (dont la direction du Musée du Revermont et la transformation de la cuivrerie de Cerdon), Laurence Paris prenait le 22 juin dernier de nouvelles fonctions, au sein de l’agglomération Loire Forez. Précédemment chargée d’ingénierie culturelle pour le Département de l’Ain, elle succède à Benjamin Gurcel à la tête du Musée d’Allard de Montbrison, du Musée des Civilisations (Daniel Pouget) à Saint-Just Saint-Rambert ainsi que de l’écomusée d’Usson-en-Forez. D’origine stéphanoise, Laurence Paris avait commencé à travailler dans l’univers muséal dès 1993 au sein du Musée de la Mine, avant de passer deux années au Québec pour des recherches anthropologiques sur les Iroquoiens du Saint-Laurent. S’appuyant sur trois équipes indépendantes déjà très investies, la néo-Forézienne poursuivra plusieurs objectifs ambitieux : assurer la conservation des collections et poursuivre son inventaire (30000 objets au musée d’Allard et plus de 10000 au musée des civilisations), proposer un projet scientifique et culturel confortant l’identité et l’attractivité des différents sites. Un début de poste qui démarre sur les chapeaux de rou

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Avignon vs Saint-Étienne

Scènes | A l’invitation du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, une quinzaine de compagnies de théâtre se sont retrouvées en Avignon, pour le festival auquel quelques-unes d’entre elles prenaient part. L’occasion de dresser ensemble un état des lieux et de se projeter dans la nouvelle saison.

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Avignon vs Saint-Étienne

Depuis Jean Dasté, Saint-Étienne demeure une ville de théâtre, mais chaque été Avignon en est la Mecque incontestable. Après l’annulation du festival l’an passé, l’édition 2021 était pour les artistes celle de la résistance. Pour sa 75ème édition dans la cour d’honneur du Palais des Papes, la programmation officielle (45 pièces et 300 levés de rideau) intronisait notamment Tiago Rodrigues, lequel mettait en scène Isabelle Huppert dans La Cerisaie de Tchekhov et prendra la place d’Olivier Py en 2023 à la tête de l’institution. Côté OFF, les dédales de la cité papale accueillaient cette année pas moins de 1070 spectacles, joués par 752 compagnies françaises et 66 compagnies étrangères, présentés dans 116 lieux du 7 au 31 juillet. Des chiffres impressionnants, pourtant en légère baisse. Pour les compagnies stéphanoises, jouer en Avignon représente tout autant un passage obligé qu’une vitrine à ne pas négliger, avec son effet tremplin, son bouche-à-oreille et surtout la présence de très nombreux programmateurs venus faire leur marché pour plusieurs saisons à venir. Cet été, quelques-unes d’entre elles prenaient part au OFF, à l’image de l’ensemble Cappella Forens

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Cluedo

Danse | Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Cluedo

Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. Indice : au cours des sept tableaux qui se succèdent, seul le coupable reproduit invariablement les mêmes gestes. Signé par Denis Plassard et imprégné d’une forte théâtralité, Dans le détail se joue de notre œil, pour notre plus grand plaisir… Alors, à vos lunettes ! Dans le détail, le 7 octobre au théâtre du Parc ; le 8 octobre à la Maison de la Culture de Firminy

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Insoumis

Danse | Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Insoumis

Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la compagnie stéphanoise Ballet21 nous plonge dans une société orwellienne du contrôle, étouffante, mais dans laquelle, pourtant, la population semble vivre heureuse et sereine. On suit alors la mise en mouvement d’une rébellion, à travers la liberté de trois danseurs en quête de sens et de vérité. La 5e Colonne par la Cie Ballet 21, le 21 janvier 2022 au Théâtre du Parc (Andrézieux-Bouthéon) et le 5 mars 2022 à l'Echappé (Sorbiers)

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Une vie de reine

Règne | 3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Une vie de reine

3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui l’attend après la prise de la Bastille et l’envahissement de Versailles, Marie-Antoinette revit sous la houlette de Thierry Malandain et du ballet de Biarritz, toute en finesse, en toilettes et en éventails. S’appuyant sur trois symphonies de Haydn, appelées Le Matin, Le Midi et Le Soir, le chorégraphe révèle la joie de vivre, la frivolité, l’insouciance mais aussi le désespoir d’une femme délaissée par un mari peu aimant. Marie Antoinette, le 18 novembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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J’suis dans mon cube

Haïku | Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

J’suis dans mon cube

Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce spectacle, les deux créateurs Claire Bardainne et Adrien Mondot l’ont conçu comme un solo dansé en forme de haïku visuels, un enchaînement de tableaux, à l’intérieur d’un cube de tulle blanche, dans lequel des images sont animées en direct. A mi-chemin entre danse et arts numériques, cette performance plonge le spectateur entre rêve et réalité, dans un ballet de lumières et de mouvements. Hakanaï, le 9 octobre au Sou à La Talaudière

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Ensemble

Danse | Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Ensemble

Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - réunit sept danseurs issus du hip hop, de la danse traditionnelle marocaine, et du cirque contemporain. Sur un rythme continu, incessant et obsédant, la danse et les mouvements se font intenses, parfois acrobatiques, exaltant la puissance collective, révélant, à travers cette folle ébullition, l’universalité des dynamiques de groupe. Une fureur de vivre, à la frontière entre le rituel et l’urbain. Naäs, le 29 septembre au théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Pas d’interdits

Humour | Perçu comme l’intello des humoristes, cruel, sombre, cynique, Gaspard Proust ne tapine plus, il s’affirme. Son Nouveau Spectacle, avec lequel il tourne (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Pas d’interdits

Perçu comme l’intello des humoristes, cruel, sombre, cynique, Gaspard Proust ne tapine plus, il s’affirme. Son Nouveau Spectacle, avec lequel il tourne depuis 2016, il l’adapte, à chaque fois qu’il monte sur scène. Et, si la trame reste la même, le contenu varie en fonction de l’actualité, qu’il s’amuse à décortiquer et à commenter avec le ton désabusé qu’on lui connait. Crise sanitaire, présidentielles, cancel culture, écologie, travers de la société, grande marche des puissants… Tout y passe : pas de tabou, c’est un peu sa marque de fabrique. Gaspard Proust, le 20 octobre au Centre de Congrès de Saint-Etienne

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L'envie d'avoir en vie

Monument | Elle avait tout pour être heureuse, mais rien ne va se passer comme elle l’imaginait. Fougueuse, pleine d’envies, sortant du couvent à 17 ans avec une (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

L'envie d'avoir en vie

Elle avait tout pour être heureuse, mais rien ne va se passer comme elle l’imaginait. Fougueuse, pleine d’envies, sortant du couvent à 17 ans avec une furieuse boulimie de vivre, Jeanne va connaitre un mari volage, un enfant en mauvaise santé, une autre mort-née, le deuil, la solitude, les difficultés financières… La tristesse et l’ennui. Cette vie, écrite par Maupassant, Clémentine Célarié, seule en scène, en fait un moment de théâtre exceptionnel, chargé d’émotion, teinté de romantisme… Bouleversant. Une Vie, le 3 décembre, salle Aristide Briand à Saint-Chamond

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Dégueu

Crasse | Les Présidentes, ce sont Erna, Grete et Marie, trois figures de la majorité silencieuse empêtrées dans leurs minables existences de petites-bourgeoises (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Dégueu

Les Présidentes, ce sont Erna, Grete et Marie, trois figures de la majorité silencieuse empêtrées dans leurs minables existences de petites-bourgeoises autrichiennes. Attablées dans la cuisine, elles entament une diarrhée verbale qui va les mener à l’horreur absolue, tandis que le pape parle à la télé. Présidentes de leur égo, c’est peut-être déjà trop. Poète de la merde, chroniqueur du crasse, Werner Schwab nous tend ici un miroir dans lequel on observe avec dégout toutes les bassesses de l’être l’humain. Âmes sensibles s’abstenir, ces trois présidentes-là sont ici pour bousculer le spectateur... Et ce n’est pas seulement scato, mais aussi et surtout, puissant, drôle, émouvant et sidérant. Les Présidentes, du 14 au 17 décembre au Centre Culturel La Ricamarie

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Droit au but

Théâtre | Acteurs au chômage et joueurs de foot remplaçants, même combat ? En 1998, la France remportait la coupe du monde de football et Léa Girardet rêvait de (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Droit au but

Acteurs au chômage et joueurs de foot remplaçants, même combat ? En 1998, la France remportait la coupe du monde de football et Léa Girardet rêvait de devenir comédienne. 20 ans plus tard, les joueurs sont entrés dans l’Histoire, mais Léa, elle, est restée sur la touche, un peu comme les remplaçants dont on oublie souvent les noms… Refusant d’attendre plus longtemps qu’un jour peut-être, quelqu’un la remarque, Léa se titularise elle-même en livrant ses doutes dans ce spectacle, dont elle est à la fois l’auteure et l’interprète. Le Syndrome du Banc de Touche, le 26 septembre au Sou de la Talaudière

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No Game Over

Théâtre | Le jour, on oublie, on enfouit ses souvenirs et ses pensées, simplement pour continuer à vivre. Mais la nuit… Les mémoires ont des choses à dire. Quatre (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

No Game Over

Le jour, on oublie, on enfouit ses souvenirs et ses pensées, simplement pour continuer à vivre. Mais la nuit… Les mémoires ont des choses à dire. Quatre femmes, encore adolescentes à l’époque de la dictature de Pinochet, tentent de discerner le cauchemar de la réalité, en reconstituant l’histoire d’Estrella, leur ancienne camarade de classe, fille d’un gradé responsable du meurtre de trois militants communistes, elle-même victime d’un féminicide. Parce que l’Histoire n’est jamais linéaire, et que l’on bâtit l’avenir en rendant justice au passé. Space Invaders, le 12 octobre à la Passerelle de Saint-Just-Saint-Rambert

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Où es-tu ?

Quête | Elle est partie, c’est fini. Un jour, comme ça, elle a quitté son mari et ses enfants, s’en est allée ailleurs. Et nous, les spectateurs, on les regarde (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Où es-tu ?

Elle est partie, c’est fini. Un jour, comme ça, elle a quitté son mari et ses enfants, s’en est allée ailleurs. Et nous, les spectateurs, on les regarde tous les trois continuer à vivre, tenter de former encore une famille un peu cassée, en proie aux doutes, en quête de réponses sur son absence. Ils prennent le petit déjeuner tous les trois, et puis, chacun vaque à ses occupations. Mais… Sont-ils vraiment là, ou seulement dans sa tête à elle ? Avec Je Reviens de Loin, mis en scène par Béatrice Bompas, Claudine Galea explore la force des liens familiaux, et le long chemin jusqu’à la résilience. Je Reviens de Loin, samedi 6 novembre au Sou de la Talaudière et mardi 9 novembre à La Buire à l’Horme

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Chienne d’époque

théâtre | Elle s’appelle Lola, elle a 8 ans et demi. Il s’appelle Thélonius, il est un chien sans collier, sans domicile, il chante et parle plusieurs langues. (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Chienne d’époque

Elle s’appelle Lola, elle a 8 ans et demi. Il s’appelle Thélonius, il est un chien sans collier, sans domicile, il chante et parle plusieurs langues. Bientôt, Thélonius va courir un grand danger : une nouvelle loi vient d’être votée, et tous les chiens sans collier vont être expulsés… Peut-être la jeune Lola, gourmande de discussions et éprise de liberté, pourra-t-elle l’aider ? Avec sa mise en scène du texte de Serge Kribus, Zabou Breitman signe une pièce drôle, touchante, et pleine d’espoir quant à ce qui peut se passer lorsqu’on cherche à être ensemble plutôt que divisés. Thélonius et Lola, du 24 au 26 novembre à la Comédie de Saint-Etienne

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Enquête amoureuse

Adaptation | Une histoire d’amour homosexuelle, intense, sensuelle mais violente, dans la province des années 80. Une histoire racontée avec pudeur, nostalgie et (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Enquête amoureuse

Une histoire d’amour homosexuelle, intense, sensuelle mais violente, dans la province des années 80. Une histoire racontée avec pudeur, nostalgie et mélancolie. Une histoire gardée secrète durant près de 30 ans, avant de devenir le roman le plus autobiographique de l’écrivain à succès Philippe Besson. Une histoire aujourd’hui adaptée à la scène par Angélique Clairand et Eric Massé, avec audace, justesse et brio. Un spectacle tout en émotions contenues, prêtes à nous exploser à la figure, à tout moment. Arrête avec tes mensonges, le 22 octobre à la Comédie de Saint-Etienne

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Tudo bem

Fête | Au Brésil, le foisonnant métissage musical européen et afro-brésilien a engendré puis nourri des musiques populaires aussi riches que diverses, dont certaines (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Tudo bem

Au Brésil, le foisonnant métissage musical européen et afro-brésilien a engendré puis nourri des musiques populaires aussi riches que diverses, dont certaines puisent leurs racines dans les classiques de la chanson française des années 30, 40 et 50. Patrick Revelli (accordéon), Charles Humbert (contrebasse) et Gilbert Carreras (pandeiro) revisitent ce magnifique répertoire bicontinental avec élégance et subtilité, à travers une formule instrumentale originale à la fois simple et festive. Sanfonando Trio, vendredi 3 décembre à 20h, Le Solar à Saint-Étienne

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Monde de fous

Reggae | Avec près de 1000 concerts et 150 000 albums écoulés, des salles combles, des festivals en pagaille ou encore quelques voyages insolites, les musiciens de (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Monde de fous

Avec près de 1000 concerts et 150 000 albums écoulés, des salles combles, des festivals en pagaille ou encore quelques voyages insolites, les musiciens de Danakil fêtent les 20 ans d’une belle aventure collective. Vingt années d’activisme pour une musique libre et indépendante car autoproduite, couchant des textes militants en français sur un reggae roots nouvelle génération, accouchant sur scène d’une énergie contaminante. Onzième album de la bande à Balik, Rien ne se tait arrive illico presto dans les bacs et sur les plateformes. Danakil, vendredi 19 novembre à 20h30, le fil à Saint-Étienne

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Tribu

Vent et percu | Pour servir son répertoire de compositions uniques, la saxophoniste allemande Nora Kamm (Francfortoise de naissance mais Lyonnaise (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Tribu

Pour servir son répertoire de compositions uniques, la saxophoniste allemande Nora Kamm (Francfortoise de naissance mais Lyonnaise d’adoption) a réuni autour d’elle quatre musiciens hors pair. Innovant et fascinant, le quintet réussit ainsi l’osmose entre jazz et rythmes africains. Aux côtés de la leadeuse (saxophones, flûte, voix), nous retrouvons Cédric Duchemann (France) aux claviers, Ranto An’i Avo Rakotomalala (Madagascar) à la basse électrique, Dharil Esso (Cameroun) à la batterie et Inor Sotolongo (Cuba) aux percussions. Nora Kamm Triba, samedi 6 novembre à 20h, au Solar à Saint-Étienne

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Dub de chambre

Dub | Le dub n’a cessé d’envahir la planète, depuis ses balbutiements sur les sound systems jamaïcains à la fin des années 60, donnant naissance, trente ans plus (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Dub de chambre

Le dub n’a cessé d’envahir la planète, depuis ses balbutiements sur les sound systems jamaïcains à la fin des années 60, donnant naissance, trente ans plus tard sur les scènes françaises, aux premiers lives stratosphériques joués sur des machines modernes. Depuis plus de vingt ans, Brain Damage s’emploie à donner sa version du genre en participant pleinement à son évolution, à grand renfort de fructueuses collaborations. Marquant une pause à la maison au beau milieu d’une tournée qui visite les six coins de l’hexagone, Martin Nathan propose un set taillé sur mesure pour découvrir en live son nouvel album, Brain Damage meets Big Youth. Brain Damage, Little Big sessions (masqué, assis et en petit comité), du vendredi 10 au dimanche 12 septembre à 18h30, au Fil à Saint-Étienne

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"La Terre des hommes" : La ferme !

ECRANS | Seule contre tous, une jeune agricultrice abusée et humiliée par ses “confrères“ trouve la force de lutter pour le rétablissement de ses droits. Plus qu’un me too ou un rape and revenge en milieu rural, Naël Marandin signe un grand film universel admirablement photographié et porté par des comédiens investis.

Vincent Raymond | Vendredi 27 août 2021

Un changement de génération se profile dans l’exploitation bourguignonne de Bernard : sa fille Constance s’apprête à reprendre l’élevage bovin avec son fiancé Bruno, en opérant une modernisation en accord avec les tendances du marché. L’entreprise étant en liquidation judiciaire, Constance compte sur le soutien de Sylvain, un ambitieux représentant agricole local. Mais celui-ci va profiter de son ascendant pour abuser d’elle. Rongée par la culpabilité du viol qu’elle a subi et craignant de fragiliser son projet, la jeune femme commence par se taire. Avant de déballer la vérité… et d’en subir les conséquences. Si l’affiche d’un film est une promesse, celle de La Terre des hommes hisse la barre fort haut, avec sa distribution de prestige et la beauté lumineuse (sans maniérisme esthétisant) de son visuel. Le film s’avère à l’avenant, dans une vision contemporaine du monde paysan — c’est-à-dire dépoussiérée des clichés de catalogue à la Jean Sagols —, traitant de problématiques concrètes de celles et ceux qui nourrissent le monde, sans pour autant se priver de le faire avec une élégance formell

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