Le temps ne fait (toujours) rien à l'affaire

Panorama ciné avril | Coincé entre l’orgie de mars et les promesses de mai, avril joue l’éternel rôle de mois-tampon. Où l’on se rend compte qu’il ne fait pas toujours bon vieillir, et que sa propre vie vaut souvent mieux que celle des autres…

Vincent Raymond | Mercredi 5 avril 2017

Photo : © DR


Un jour viendra où les spectateurs finiront par hurler leur lassitude devant la déferlante biopic. Un genre devenu mode trahissant — dans la triste majorité des cas — une pénurie de créativité, un manque d'ambition ou de foi dans l'écriture cinématographique ainsi que le désir régressif de se réfugier dans les bras chauds de célébrités à la destinée édifiante ; un appât pur sucre, enfin, pour comédiens gourmands de récompenses. Se revendiquant de personnes authentiques, ces hagiographies filmées n'aiment pourtant rien tant que prendre des libertés avec l'authenticité. Preuve en est avec l'attendu Django de Etienne Comar (26 avril). Campé par un Reda Kateb appliqué, impeccable aux six-cordes, cet énigmatique portrait de Django Reinhardt se focalise sur la période de l'Occupation et donne l'impression de vouloir plus qu'exonérer le guitariste jazz de son insouciance d'alors en le transformant en proto-résistant. Jusqu'où un cinéaste peut-il laisser voguer son imagination sans travestir l'Histoire, fût-ce en invoquant une licence artistique de Mardi-gras ?

Gold de Stephen Gaghan (19 avril) pose un autre problème : on suit le parcours d'un chasseur d'or poissard ayant découvert un filon extraordinaire en Indonésie, devenant du jour au lendemain la coqueluche de Wall Street… avant de choir pour escroquerie. Le genre de conte de fée sur l'obstination et le succès dont les Étasuniens raffolent, dont on se moque ici comme d'une pépite de pyrite de fer. Mauvaise pioche pour l'interprète principal Matthew McConaughey, mal remis de son Oscar, qui se perd dans un jeu à la Tom Cruise, tout en moulinets de bras.

Pas de quoi rire

Les vieilles gloires de la comédie marquent également le pas, ou plutôt tournent en boucle. Fidèle aux bons sentiments et aux belles valeurs, Jugnot se cyanose dans C'est beau la vie quand on y pense (12 avril), morne buddy movie aux côté du jeune François Deblock, tristement faux. Clavier offre avec le tendancieux À bras ouverts de Philippe de Chauveron (5 avril), un téléfilm tartuffe et convenu, davantage à gloire du patriarcat que de la tolérance. Dominique Farrugia choit dans le machisme graveleux pour Sous le même toit (19 avril), pathétique prolongation potentielle de Delphine 1-Yvan 0 n'ajoutant rien à sa gloire. Reste le lunaire Pierre Richard, dont les étincelles poétiques ou les paillettes burlesques arrachent de tendre souvenirs ainsi que quelques maigres sourires dans Un Profil pour deux de Stéphane Robelin (12 avril), simili Cyrano contemporain.

Au vent en emporte le temps

Heureusement, il reste les films qui contemplent le temps dans sa durée et nous en font mesurer les effets. Comme La Consolation de Cyril Mennegun (5 avril), exercice de style radical autour de la question du dépouillement, d'un retour sur soi par l'ineffable à base de longs plans-séquences contemplatifs et de dialogues ascétiques. Raúl Arévalo, dans La Colère d'un homme patient (26 avril) en fait le ferment d'un thriller dont le héros attend longtemps avant de se faire froidement justice. Moralement discutable, ce polar alambiqué a été vainqueur aux Goya cette année (meilleurs film, acteur et jeune réalisateur). Plus au nord, quelque part entre Lady Chaterley et Loin de la foule déchaînée, The Young Lady de William Oldroyd (12 avril), montre que le temps peut renverser les ordres établis. On y suit Katherine, jeune oie innocente, mal mariée à un Lord brutal dans l'Angleterre rurale victorienne, qui peu à peu va découvrir ses pulsions et prendre le contrôle de son domaine. Minimaliste, mais brillant. Et subtilement pervers.

Parce qu'il est l'outil privilégié des suivis de processus et donc de la variation dans le temps, le documentaire boucle naturellement ce panorama. Qu'il s'agisse de partager pendant un an le quotidien d'une institution culturelle française majeure avec L'Opéra de Jean-Stéphane Bron (5 avril) — prodigieusement intéressant, même s'il n'égale pas Relève, tourné au même moment. Ou d'accompagner comme Stéphane De Freitas avec À voix haute - La Force de la parole (12 avril) de jeunes étudiants du “9-3” dans un concours d'éloquence, de leurs balbutiements maladroits à leur triomphe de rhéteurs. C'est plus pour l'initiative qu'il révèle, et son suspense, que pour sa qualité cinématographique que ce film mérite le regard. Enfin, Régis Sauder nous propose un Retour à Forbach (19 avril), sur les traces de son enfance mosellane. Venu pour solder la maison de famille, le cinéaste arpente l'ancienne cité minière, désormais dévorée par le chômage et gagnée par les votes extrêmes. Le pèlerinage, amer, montre que dans cette région autrefois occupée, les mémoires sont courtes. Glaçant, ce film aura la vertu de les rafraîchir…

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Que la fête continue (ou reprenne) !

Edito | C’est une rentrée presque normale. Les saisons culturelles sont présentées à tour de rôle, les concerts reprennent, les terrasses sont encore ouvertes… Certes, (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Que la fête continue (ou reprenne) !

C’est une rentrée presque normale. Les saisons culturelles sont présentées à tour de rôle, les concerts reprennent, les terrasses sont encore ouvertes… Certes, il faut son pass sanitaire mais l’offre est bel(le) et bien là. L’éclaircie semble de mise – après un été bien pourri, c’est appréciable. Et elle doit avant tout nous rappeler combien il est plaisant de pouvoir profiter d’un ensemble de propositions aussi diverses et variées que celles que vous trouverez dans ce numéro 97, guide panoramique de votre saison culturelle. Un numéro qui marque également un changement dans les rangs du Petit Bulletin stéphanois, avec l’arrivée d’une nouvelle rédac’chef. C’est Cerise Rochet, que vous lisiez déjà dans nos colonnes, qui reprend le flambeau de ce beau mensuel. Bonne lecture, et bonne rentrée à tous !

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Tonton Flingueur

Ciné | Il avait 16 ans, lorsque, visionnant Touchez pas au Grisby, Eric Ravel a découvert tout le génie et le charisme du grand Lino Ventura. Dès lors, l’homme, (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Tonton Flingueur

Il avait 16 ans, lorsque, visionnant Touchez pas au Grisby, Eric Ravel a découvert tout le génie et le charisme du grand Lino Ventura. Dès lors, l’homme, devenu depuis cordonnier à Saint-Chamond, s’est intéressé de près à l’acteur. Lisant les magazines dont les Unes lui étaient consacrées, dévorant tous les films dans lesquels il a joué. Il a ainsi accumulé, accumulé, tel un véritable passionné… Au point de constituer une véritable collection autour de cette figure marquante et populaire du cinéma français. Collection qu’il présentera en ce mois de septembre à Sorbiers, et notamment à l’occasion des Journées du Patrimoine. Samedi 18 septembre de 9h à 12h à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle.

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Megarama change de bobine à Saint-Etienne

Salles | Après avoir racheté l’Alhambra et le Camion Rouge, le groupe Megarama a entrepris des travaux conséquents dans le premier. Tout en changeant les noms des deux cinémas stéphanois.

Nicolas Bros | Mercredi 30 juin 2021

Megarama change de bobine à Saint-Etienne

Après son rachat il y a presque une année des cinémas Alhambra (place Jean-Jaurès) et Camion Rouge (vers la place Chavanelle), le groupe Megarama de Jean-Pierre Lemoine a remis ces deux établissements à sa sauce. Si le Camion Rouge a simplement changé de nom (devenant Megarama Chavanelle) et remplacé ses bornes de caisses et logiciels, le désormais ex-Alhambra (devenu Megarama Jean-Jaurès) a lui subi de nombreux travaux. Une enveloppe de 5 millions d’euros a été investie dans le cinéma pour reprendre le hall d’accueil, les sanitaires, les salles et les sièges. D’autre part, les trois grandes salles ont été dotées de projecteurs laser alors que les écrans n’ont quant à eux pas été touchés. Avec ce grand coup de fraîcheur, cumulé à la réouverture des salles obscures, le nouveau propriétaire compte bien redonner un coup de fouet à ces deux établissements qui avaient perdu de leur superbe au fil du temps.

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Oubliez Netflix et Amazon

ECRANS | Une nouvelle plateforme de streaming VOD va voir le jour le 19 juin et elle est Stéphanoise. Orientée vers les films indépendants (surtout courts métrages, séries et docus), SOFA Vod pourrait faire parler d’elle.

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Oubliez Netflix et Amazon

Voilà un projet stéphanois qui a de l’ambition en venant se positionner sur le marché très concurrentiel du streaming vidéo. SOFA Vod est une plateforme pensée par un quatuor qui compte bien parvenir à se tailler une place au soleil dans ce monde numérique sans merci. Si le grand public connaît forcément les mastodontes que sont Netflix ou Amazon Prime, il existe une multitude d’offres dans le secteur. Mais cette donnée n’a pas effrayé Maxime, Guillaume, Alexis et Kévin, qui ont décidé de se lancer dans le bain. « Nous étions tous les quatre des créateurs de contenus, explique Maxime Bonzi. Nous nous sommes vite rendus compte que le format de fiction n’était pas forcément le bienvenu sur YouTube, qui met plutôt en avant des vidéos face cam ou humoristiques. Il y a une centaine de courts-métrages qui sont publiés par jour sur Internet et cette offre est noyée dans la masse. Il existait donc une forte demande d’un service permettant de mettre en avant les œuvres de fiction. » Partant de ce constat, les quatre acolytes décident de créer leur structure en parallèle de leurs activités. Deux formules d’abonnement et une fonctionnalité inédite

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Le Méliès Jean-Jaurès va changer de façade

Ciné | Après avoir subi d'importants travaux pendant l'été 2019, avec notamment un accueil et des salles refaits à neuf dans un style art déco, le cinéma Le Méliès (...)

Nicolas Bros | Lundi 14 décembre 2020

Le Méliès Jean-Jaurès va changer de façade

Après avoir subi d'importants travaux pendant l'été 2019, avec notamment un accueil et des salles refaits à neuf dans un style art déco, le cinéma Le Méliès Jean-Jaurès va se parer d'une nouvelle devanture. « Après l'aval des Bâtiments de France, nous allons pouvoir finir les travaux entamés à l'été 2019 et procéder à la rénovation de la façade du Méliès Jean Jaurès », explique Paul-Marie Claret, dirigeant du cinéma. Une petite victoire dans cette période très compliquée pour l'activité cinématographique française...

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Couvre-feu : pas de dérogation pour le secteur culturel qui doit s'adapter

ACTUS | C'est officiel comme l'explique Le Parisien, malgré la demande de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, le secteur culturel n'aura pas (...)

Nicolas Bros | Vendredi 16 octobre 2020

Couvre-feu : pas de dérogation pour le secteur culturel qui doit s'adapter

C'est officiel comme l'explique Le Parisien, malgré la demande de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, le secteur culturel n'aura pas d'assouplissement des règles du couvre-feu qui entre en vigueur dans l'agglomération stéphanoise dès ce soir. Les salles de spectacles et cinémas devront donc se soumettre aux mêmes règles que les autres. Du coup, les établissements culturels commencent à tenter de s'adapter. Outre les événements déjà concernés demain (comme le concert Fraternités à la cathédrale Saint-Charles ou celui de Joseph Chedid au Pax), d'autres devraient suivre afin de maintenir une activité culturelle. Voici quelques exemples : - Du côté de la Comédie de Saint-Étienne, on explique qu' « à partir de lundi prochain à La Comédie, nous définirons les horaires adaptés de chaque spectacle diffusé jusqu'au 1er décembre. » - Au Chok Théâtre,

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5 coups de maîtres

Panorama expos 20/21 | Au train où vont les choses Daniel Sygit s’intéresse à l’univers des gares, attirant notre attention sur la poésie banale que l’on ne sait plus voir. La (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

5 coups de maîtres

Au train où vont les choses Daniel Sygit s’intéresse à l’univers des gares, attirant notre attention sur la poésie banale que l’on ne sait plus voir. La vie du rail est duraille pour les cheminots. Mais pour les voyageurs, le temps s’égrène au fil des longs moments d’attente qui figent les silhouettes. Puis tout s’accélère, le mouvement collectif de la fourmilière reprend à la seconde où les affichages sont mis à jour. Vite, trouver son quai, soulever son sac, traîner sa valise, attraper son train. Daniel Sygit peint comme il regarde le monde, le sien, le nôtre, avec un réalisme bluffant et une bienveillance qui prend son temps. Daniel Sygit, U-topies, du 15 octobre au 14 novembre, galerie Giardi à Saint-Étienne Matrice À la fois atelier de sérigraphie et showroom, Estampille est un lieu à découvrir sous les arcades de l'Hôtel de Ville. Du 16 octobre au 5 novembre y sera présentée L'Anthracite, une collection inédite de cinq coffrets entièrement manufacturés et imprimés en sérigraphie d'art, tirés à quarante exemplaires chacun et proposés à 160 € pièce. Chaque coffret est différent et renferme une sél

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Nos 5 voyages musicaux

Panorama sono mondiale 20/21 | Bossa nova revival Figure engagée de la pop brésilienne, Lucas Santtana opère sur son huitième album un étonnant retour aux sources, alignant dix titres (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 voyages musicaux

Bossa nova revival Figure engagée de la pop brésilienne, Lucas Santtana opère sur son huitième album un étonnant retour aux sources, alignant dix titres acoustiques imprégnés d’une bossa nova très fifties, dans un mood intime guitare-voix franchement éloigné des habillages électro auxquels l’artiste nous avait habitué. Mais derrière cette impression de sentimentalisme, transparait un vrai discours politique : Santtana murmure pour mieux se faire entendre dans un monde qui hurle, dénonçant les travers d’un Brésil bolsonarien à la dérive. Lucas Santtana, samedi 10 octobre à 20h30, Théâtre Quarto à Unieux Colombiana Né de la rencontre entre deux musiciens ardéchois (Samantha Guerry à l’accordéon, Vincent Landelle à la contrebasse) et deux chanteurs-percussionnistes colombiens (Mario Vargas, Simon Reina), Curuba Cumbia joue une musique festive 100 % colombienne. Rural et moderne à la fois, le répertoire du quartet s’appuie sur des chansons qui là-bas circulent et se perpétuent de villages en villages, relatant des histoires du quotidien. Des Caraïbes à la côte pacifique, le groupe nous fait traverser la Colombie au

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Nos 5 notes bleues

Panorama jazz/blues 20/21 | Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 notes bleues

Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino Jazz(s) promet deux belles semaines de festivités. Nous retrouverons notamment la chanteuse canadienne Kellylee Evans, accompagnée du guitariste Hervé Samb, du bassiste Stéphane Castry et du batteur martiniquais Tilo Bertholo. Douée d’une présence scénique ravageuse, Kellylee évoque les coups durs traversés et sa rage de vivre sur fond de sons électros, de jazz, de soul et de groove, dans l'esprit cher à la Motown. Kellylee Evans, vendredi 16 octobre à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond Charlie par coeur L’équipe de Canal Jazz reprend du service dans l’écrin du superbe Théâtre de Roanne, avec notamment la venue du trio Un Poco Loco. Pour sa nouvelle création, le tromboniste Fidel Fourneyron revient, avec la musique de Charlie Parker, à ses premiers amours. Avec ses acolytes Sébastien Beliah (contrebasse) et Geoffroy Gesser (saxophone tenor, clarinette), Fourneyron rend hommage à un monstre du jazz, opérant un vrai travail d’orfèvre dans la réappropriation des t

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5 pas de danse

Panorama danse 20/21 | Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

5 pas de danse

Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude Pietragalla, seule en scène, livre sa vie, son rapport à la scène, aux personnages qu’elle a incarnés, à la musique, à ses partenaires, au public… Voyage intime autobiographique, cette expérience sensorielle unique, presque totale, mêle le travail du corps à des textes inédits et dévoile, tout en poésie, l’empreinte inaltérable que laisse la danse derrière son passage. La Femme qui danse, le 6 octobre à l’Opéra de Saint-Etienne Hallelujah Il avait donné son accord, à la création de ce programme. 4 ans après sa disparition, sans doute l’immense Leonard Cohen tirerait-il son chapeau à ceux qui aujourd’hui lui rendent hommage. Conçu comme un portrait de l’artiste découpé en 5 saisons, telles les 5 cycles de l’existence, Dance me s’apprécie comme un dialogue entre la voix grave du maître, et la technicité des 15 danseurs virtuoses du BJM. So artistic, so chic, so iconic… So Cohen. Dance me, vendredi 4 décembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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Le port du masque désormais obligatoire au cinéma et au théâtre

Covid-19 | Le port du masque sera désormais obligatoire pendant les séances de cinéma, les représentations de théâtre et dans les autres lieux culturels. Le premier (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 26 août 2020

Le port du masque désormais obligatoire au cinéma et au théâtre

Le port du masque sera désormais obligatoire pendant les séances de cinéma, les représentations de théâtre et dans les autres lieux culturels. Le premier ministre l'a annoncé ce matin sur l'antenne de France Inter, où Jean Castex répondait aux questions de Léa Salamé. La décision a été prise mardi lors du conseil de défense. S'il a ajouté « oui, je dis aux Françaises et aux Français : allez au cinéma, allez au théâtre, vous ne risquez rien », il faudra donc être masqué. Ce qui, de toute évidence, devrait encore faire baisser la fréquentation des salles de cinéma déjà lourdement impactées depuis le début de la crise sanitaire. La date de mise en œuvre de cette mesure n'a pas encore été communiquée mais devrait être effective rapidement. J

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L'Alhambra et le Camion Rouge vendus

ECRANS | Selon le magazine Box Office Pro, Sylvie Massu exploitante des cinémas l'Alhambra (depuis 2014) et du Camion Rouge (depuis 2015) aurait trouvé un (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 juillet 2020

L'Alhambra et le Camion Rouge vendus

Selon le magazine Box Office Pro, Sylvie Massu exploitante des cinémas l'Alhambra (depuis 2014) et du Camion Rouge (depuis 2015) aurait trouvé un repreneur pour ces deux établissements après de nombreux mois de recherche. Il s'agirait de Jean-Pierre Lemoine, président du groupe Megarama, qui aurait confirmé ce jour le rachat des deux complexes stéphanois. Megarama, avec l'acquisition de ces cinémas, possède désormais 25 établissements en France.

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Des séances à tarifs réduits à Sainté

ECRANS | Le ciné à Sainté, ça sera 5€ à toutes les séances (hors séances spéciales et supplément 3D) du 22 juin au 30 juin 2020 dans les cinémas Alhambra, Camion et Méliès Jean (...)

Nicolas Bros | Lundi 15 juin 2020

Des séances à tarifs réduits à Sainté

Le ciné à Sainté, ça sera 5€ à toutes les séances (hors séances spéciales et supplément 3D) du 22 juin au 30 juin 2020 dans les cinémas Alhambra, Camion et Méliès Jean Jaurès. Une bonne nouvelle qui devrait en inciter plus d'un à retourner dans les salles obscures découvrir entre autres L'Ombre de Staline, Nous les Chiens, Filles de Joie ou même The Demon Inside pour les plus valeureux.

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Et après ?

Témoignages | Nous avons demandé à quelques responsables de lieux culturels où ils en étaient et comment ils envisageaient la suite des événements... Propos recueillis par Cerise Rochet et Nicolas Bros

La rédaction | Mardi 9 juin 2020

Et après ?

Flou complet au Zénith « Très honnêtement, nous n'avons pas une grosse visibilité sur l'automne » Sylvie Liogier, directrice du Zénith Saint-Étienne ne cache pas ses inquiétudes... « Nous sommes fermés jusqu'à fin août, avec des reports de spectacles sur la fin de l'année et sur 2021. Si on peut jouer dans des conditions "normales", c'est-à-dire avec du gel hydroalcoolique, un choix laissé aux spectateurs de porter ou non le masque et sans distanciation, ça reprendra normalement. Si la règle des 4 m² est encore là, ce n'est pas jouable ! Si nous ne pouvons faire rentrer que 1 500 personnes au Zénith, ce n'est pas rentable et pas confortable pour le public qui, lui, vient pour se détendre. » Pour la plus grande salle du département, l'impact économique est très important. « C'est catastrophique. Si on ne pouvait pas jouer jusqu'à janvier 2021, ce serait un impact de plus d'un million d'euros... confie la dirigeante. Je ne connais pas de société qui peuvent tenir avec deux mois de recettes et 10 mois sans recette. On sait qu'il y a des périodes plus calmes que d'autres mais là, ce n'est pas tenable ni pour nous, ni pour l

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Cannes sans Cannes : résistance à distance pour les producteurs

ECRANS | Mi-mai, la planète cinéma se retrouve toujours à Cannes. Sauf cette année, puisqu’à l’instar de toutes les grandes manifestations, le festival international du film a dû déclarer forfait. Comment les producteurs rhônalpins composent-ils avec ce contretemps majeur ?

Vincent Raymond | Mercredi 20 mai 2020

Cannes sans Cannes : résistance à distance pour les producteurs

On n’aurait jamais imaginé les croiser à Lyon à cette période de l’année. Mais pour ces familiers de la Croisette, mai 2020 se vit sur les pavés, loin de la plage. Loin aussi des salles obscures, des travées du marché du film, voire des soirées réputées pour leur faste. Au moment où les exploitants et les distributeurs espèrent entrevoir le bout du tunnel avec une réouverture murmurée pour la mi-juillet, alors que les tournages commencent à se reprogrammer — dans des conditions hautement sécurisées —, les producteurs continuent à travailler pour qu’il y ait encore du cinéma sur les écrans, demain. Vaille que vaille… Vincent Michaud Producteur (2 Hérons productions) « On fait le festival de Cannes au bureau ! Mardi 12 mai, le jour de l’ouverture, j’ai reçu des amis producteurs lyonnais et parisiens devant une magnifique toile des marches du festival, acquise il y a deux ans (rires). Sinon, les rendez-vous se font avec Zoom, au lieu de se faire dans le Palais ou dans les pavillons des commissions régionales. Toujours le 12, je devais rencontrer la Commission du film Grand Est dans son pavillon cannois pour un long-métrage avec u

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Les cinés pourraient rouvrir début juillet

ACTUS | Le ministre de la Culture, Franck Riester a annoncé ce matin dans l'émission Télématin sur France 2 qu'était envisagé une réouverture des salles de ciné début (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 mai 2020

Les cinés pourraient rouvrir début juillet

Le ministre de la Culture, Franck Riester a annoncé ce matin dans l'émission Télématin sur France 2 qu'était envisagé une réouverture des salles de ciné début juillet. Une possibilité soumise bien évidemment à l'évolution de l'épidémie de coronavirus. Nous travaillons à une réouverture des salles de cinéma début juillet. Mais il est encore trop tôt pour prendre une décision définitive. Nous ferons le point sur l'évolution de l'épidémie et la prochaine phase de déconfinement à la fin du mois de mai. #Les4V pic.twitter.com/pE3Fk13Yi4 — Franck Riester (@franckriester) May 20, 2020

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Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 23 mars

Confinement Covid19 / Idées culture | Que faire pendant le confinement ? Régulièrement, nous essaierons, dans la mesure du possible, de vous fournir quelques idées pour vous divertir, apprendre ou partager de bons moments dans cette période compliquée.

Nicolas Bros | Lundi 23 mars 2020

Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 23 mars

Plongée dans les archives et les bouquins La Ville de Saint-Étienne a ouvert en fin de semaine dernière l'ensemble du catalogue des films de la cinémathèque municipale mais également des livres numériques des médiathèques municipales. L'occasion de plonger dans l'ancien temps et de découvrir des pépites nichées dans les films possédés par cette institution qui fêtera en 2022 ses 100 ans d'existence. Plus d'infos sur(www.mediatheques.saint-etienne.fr et www.cinematheque.saint-etienne.fr Enquêter depuis chez soi Prends ta loupe, de quoi noter et file sur la page Facebook du 1909 Escape Game. L'établissement stéphanois lance aujourd’hui même un jeu interactif pour maintenir éveiller nos sens. L'histoire débute ainsi : « Une perle de pierre de lune vient d’être découverte sur la colline de Rochetaillée. Malheureusement, elle vient d’être volée lors de son transport entre Saint-Etienne et Sain

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Le Méliès rembobine encore

Rétro ciné | Le cinéma stéphanois Le Méliès Saint-François réitère son opération "Retour vers le futur" le samedi 14 et dimanche 15 mars. Après le succès de la première édition de décembre (...)

Nicolas Bros | Vendredi 21 février 2020

Le Méliès rembobine encore

Le cinéma stéphanois Le Méliès Saint-François réitère son opération "Retour vers le futur" le samedi 14 et dimanche 15 mars. Après le succès de la première édition de décembre 2019, les pelloches de "cinéma de patrimoine" vont défiler encore une fois. Au programme cette fois-ci, La Vie de Brian des Monthy Python, La Ruée vers l'Or de Charlie Chaplin, Danse avec les Loups de Kevin Costner, Festen ou encore Qui veut la peau de Roger Rabbit ?. Au total, ce sont 16 films qui seront projetés dans les salles de Saint-François, dont plusieurs copies 35 mm. Nostalgique vous avez dit ? Retour vers le futur, week-end #2, samedi 14 et dimanche 15 mars au Méliès Saint-François Plus d'infos et programmation sur cette page

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Janvier : On s’émancipe ?

Panorama ciné | Changement d’année, remise à zéro des compteurs, attente du printemps… Dans l’air flotte comme une envie de se débarrasser de ses vieux oripeaux ; de s’affirmer parmi le groupe dans toute son identité et sa singularité. Avec plus ou moins de bonheur sur les écrans…

Vincent Raymond | Mercredi 8 janvier 2020

Janvier : On s’émancipe ?

Une fois n’est pas coutume, c’est avec un trio de courts métrages jeune public d’une stupéfiante qualité graphique que l’on débutera notre panorama. Donnant son titre au programme, L'Odyssée de Choum (29 janvier) nous fait suivre le parcours d’une petite chouette à peine éclose recherchant l’œuf lui tenant lieu de frère ou de sœur, emporté par une tempête. Une histoire tendre et enlevée, où l’on perçoit chez le réalisateur Julien Bisaro tant l’influence des maîtres nippons contemporains que l’affirmation d’un style autonome. Très prometteur. Autre histoire de fratrie, Waves (même date). Les ambitions de Trey Edward Shults sont manifestes : illustrer la théorie des dominos en l’appliquant à une famille où la pression paternelle exercée sur le fiston, apprenti lutteur, va provoquer une cascade de drames. Volontiers démonstratif — et surtout, répétitif — dans son arsenal stylistique qui multiplie panoramiques circulaires en milieu clos et effets clinquants, Shults s’offre cependant une belle séquence abstr

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Forman à ses débuts

Rétro ciné | Milos Forman fait partie des génies du 7e Art. S'il est connu pour des oeuvres majeures telles que Vol au-dessus d'un nid de coucou, ou Amadeus, ses (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 janvier 2020

Forman à ses débuts

Milos Forman fait partie des génies du 7e Art. S'il est connu pour des oeuvres majeures telles que Vol au-dessus d'un nid de coucou, ou Amadeus, ses premiers films constituent des témoignages précieux d'une jeunesse tchécoslovaque commençant à montrer des vélléités de sortir du carcan soviétique. La cinémathèque stéphanoise ainsi que Le Méliès proposent de découvrir quatre pellicules qui permettent de plonger dans cet univers singulier : L’Audition, L’As de pique, Les Amours d’une blonde et Au feu les pompiers. Des oeuvres également en forme de prémisses des réalisations américaines à venir du cinéaste. Infos et horaires sur le site de la cinémathèque et du cinéma le Méliès

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Une brasserie au Méliès

Resto | Le Méliès Jean Jaurès, célèbre cinéma indépendant du centre-ville stéphanois, s'est refait une beauté cet été, avec des salles et des espaces d'accueil rénovés dans un (...)

Nicolas Bros | Mardi 26 novembre 2019

Une brasserie au Méliès

Le Méliès Jean Jaurès, célèbre cinéma indépendant du centre-ville stéphanois, s'est refait une beauté cet été, avec des salles et des espaces d'accueil rénovés dans un style art déco très tendance. Après ces travaux conséquents, c'était au tour de l'ex-Nouai Borfa d'être repris par l'équipe du Méliès Café pour devenir le Méliès Brasserie. Une belle opportunité pour Grégoire Claret et son équipe afin de proposer un nouvel espace restauration. « Il y a une cohérence architecturale art déco avec le cinéma puisque ce sont Clémence Boyer et Philippine Lemaire, déjà intervenues pour la rénovation des salles et du hall d'accueil, qui ont dessiné les traits de la brasserie, explique Grégoire Claret, dirigeant de la brasserie et du Méliès Café. Nous avons prévu 102 couverts assis et environ 25 places sur des mange-debout, ainsi qu'un espace cave à vins. » C'est dans un cadré épuré, classieux et cosy que l'on pénètre. Une cuisine fraîche et maison à partir de bons produits Côté carte, tout est fait maison, à base de produits régionaux. Le menu ne p

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Faire face

Festival ciné | C'est à une 15e édition d'un festival toujours aussi fier que l'équipe de Face à Face nous convie. Au programme, de nombreux films, longs et courts, des (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Faire face

C'est à une 15e édition d'un festival toujours aussi fier que l'équipe de Face à Face nous convie. Au programme, de nombreux films, longs et courts, des conférences, rencontres et animations se succéderont du 26 novembre au 1er décembre. Une période qui coïncide avec la journée de lutte contre le sida (1er décembre) mais également avec un cycle consacré aux "années sida" à la Cinémathèque de Saint-Étienne avec débats et témoignages. De surcroît, le festival propose deux nouveautés cette année avec un stand de réalité virtuelle le samedi 30 novembre au Méliès Saint-François et un "cinescape game" le même jour au Méliès Jean Jaurès. Côté pellicule, la célèbre Nuit du Court fête sa 8e année avec 18 films sélectionnés et projetés le 30 novembre au Méliès Saint-François. La séance culte est consacrée à Priscilla, folle du désert. À signaler également les diffusions Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré (27/11 à la cinémathèque) ou encore le film franco-guatémaltèque Tremblements de Jayro Bustamante (le 26/11 à Saint-François) suivi d'un échange avec un ex-ministre du culte catholique. Enfin, précisons que l'association est en recherche permanent

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Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Portrait | Commissaire principale de la Fête du Livre de Saint-Etienne, Isabelle Rabineau est du genre à n'en faire qu'à sa tête. Jamais à cours d'envies, toujours pleine d'idées, elle bouscule et révolutionne tout ce qu'elle touche... Et le meilleur, c'est que ça marche.

Cerise Rochet | Mardi 1 octobre 2019

Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Elle porte la frange courte et le rouge à lèvres rosé, le perfecto de cuir et la jupe cintrée, les ongles vernis et les talons carrés. Gamine, elle était bonne élève, mais faisait ses devoirs « n'importe comment », durant l'interclasse ou à la récré. Commissaire à la voix douce, passionnée de culture et de foot, rêveuse déterminée, Isabelle Rabineau est une tout-et-son-contraire, une hors-cadre, une faiseuse-de-ponts. Elle a 18 ans, lorsque, bac en poche et raide dingue d'un peintre, elle quitte son Strasbourg natal pour le rejoindre dans la capitale, lecture et écriture chevillées au corps. Là-bas, la brillante littéraire suit des cours à la Sorbonne, tout en multipliant les petits boulots pour remplir le frigo. Elle atterrit à Beaubourg, où elle remet les livres en place, sur les étagères. Un « début de quelque chose » qu'Isabelle évoque aujourd'hui avec des papillons dans les yeux : « Ça m'a beaucoup aidée, de comprendre ce que lisaient les gens. Et puis, j'étais tellement fière, je travaillais à Beaubourg, c'était fou. » De rencontre en rencontre, elle collabore ensuite à l'écriture du magazine de psychanalyse L'Âne, di

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Le lundi, c'est tarif réduit pour le ciné à Sainté

Cinéma | Forts du succès de l'opération "Sainté fête le cinéma", les quatre cinémas stéphanois (l'Alhambra, Le Camion Rouge, Le Méliès Jean Jaurès et le Méliès Saint-François) (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 septembre 2019

Le lundi, c'est tarif réduit pour le ciné à Sainté

Forts du succès de l'opération "Sainté fête le cinéma", les quatre cinémas stéphanois (l'Alhambra, Le Camion Rouge, Le Méliès Jean Jaurès et le Méliès Saint-François) s'associent à nouveau afin de proposer une opération spéciale depuis lundi 2 septembre. Tous les lundis, dans ces quatre établissements, le tarif d'une place de cinéma sera désormais de 6.90 €. L'offre est valable pour tous, pour tous les films, à toutes les séances (hors séances spéciales et supplément 3D). Une raison supplémentaire de sortir de chez soi le lundi !

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La rentrée ciné 2019, au(x) fil(ms) des semaines…

ECRANS | Sortie triomphalement au printemps la Palme d’Or laisse un boulevard aux films de l’automne, qui se bousculent au portillon. À vous de les départager, ex aequo autorisés…

Vincent Raymond | Mercredi 4 septembre 2019

La rentrée ciné 2019, au(x) fil(ms) des semaines…

Avec Portrait de la jeune fille en feu, Céline Sciamma filme, sur fond de dissimulation artistique, le rapprochement intime et intellectuel de deux femmes à l’époque des Lumières. Une œuvre marquée par la présence invisible des hommes, le poids indélébile des amours perdues et le duo Noémie Merlant/Adèle Haenel. Prix du scénario à Cannes (18 septembre) À la même date venu de Venise et des étoiles, Ad Astra, dans lequel James Gray embarque Brad Pitt pour un voyage galactique (après le Tarantino, Brad place ses billes pour l’Oscar). Dans un futur proche, un petit village aidé par son vieux chaman et sa drogue rendant combatif, résiste encore et toujours à l’État résolu à le rayer de la carte… Après Aquarius, Kleber Mendonça Filho s’associe à Juliano Dornelles pour livrer avec Bacura

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Ça bouge encore au Méliès

Brasserie | Après avoir connu des travaux de rénovation importants pendant l'été, le cinéma Le Méliès Jean Jaurès voit encore une évolution, cette fois-ci avec l'ouverture en novembre d'une brasserie reliée au Méliès Café.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Ça bouge encore au Méliès

Le cinéma Le Méliès Jean Jaurès a connu cet été des travaux conséquents afin que l'établissement renoue avec l'âme Art Déco du bâtiment qui l'héberge. Ce sont notamment 450 nouveaux fauteuils qui ont été installés dont une vingtaine de "love seat", la pose de 1 200 m² de moquetteet 2 000 m² de surface repeinte. Cette évolution constitue un nouveau souffle pour le cinéma de la place Jean Jaurès. Mais les nouveautés ne s'arrêtent pas là pour autant. En juillet, le gérant du Méliès Café, Grégoire Claret, a annoncé la reprise des locaux du Nouai Borfa, jouxtant le cinéma et le café. « Nous allons transformer l'ancien restaurant en brasserie qui ouvrira début novembre avec une centaine de couverts, explique le dirigeant. Nous proposons 6 à 7 plats maximum, pas une carte à rallonge. » Le Méliès Café sera conservé et restera un lieu de vie à part entière tandis que la brasserie viendra compléter l'offre. « L'objectif est de créer un lieu où le visiteur peut venir prendre un verre, se restaurer et voir un film. » Côté décoration, la brasserie s'habillera dans le même esprit insufflé dans le "nouveau" Méliès Jean Jaurès. « Il y aura une cohérence architect

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Cinémathèque 2.0

ECRANS | Vieille de près d'un siècle, la Cinémathèque de Saint-Étienne est remplie de trésors du septième art, sauvés de l'oubli par ses missions de sauvegarde et de (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 11 juillet 2019

Cinémathèque 2.0

Vieille de près d'un siècle, la Cinémathèque de Saint-Étienne est remplie de trésors du septième art, sauvés de l'oubli par ses missions de sauvegarde et de valorisation du patrimoine cinématographique. Grâce à elle, notre cité a reçu du ministère de la culture, le label « Bibliothèque Numérique de Référence ». Afin de partager ses contenus avec le plus grand nombre, la cinémathèque lance son site internet dédié. Celui-ci permet notamment le visionnage en ligne de plus d'une soixantaine de films. Site dédié à retrouver ici.

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La Fête du ciné prolongée à Sainté

Fête du ciné | La Fête du cinéma se déroule cette année du 30 juin au 3 juillet. Cet événement permet à toutes et tous de se rendre dans les salles obscures pour 4 euros la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 19 juin 2019

La Fête du ciné prolongée à Sainté

La Fête du cinéma se déroule cette année du 30 juin au 3 juillet. Cet événement permet à toutes et tous de se rendre dans les salles obscures pour 4 euros la séance. À Saint-Étienne, on prolonge le plaisir jusqu'au 7 juillet du côté de l’Alhambra, du Camion Rouge, du Méliès Jean Jaurès et du Méliès Saint-François. L'événement s'appelle Sainté Fête le Cinéma avec, toujours, la place de ciné à 4 euros. 4 jours de fête supplémentaire dans les 4 cinémas stéphanois. À signaler que Le Méliès propose huit avant-premières pour l'occasion comprenant leurs six coups de coeur du Festival de Cannes 2019 (dont Lord of Chaos de Jonas Åkerlund le 30 juin, Sorry We Missed You de Ken Loach le 2 juillet ou encore J'ai Perdu Mon Corps de Jérémy Clapin le 6 juillet ainsi que deux films musicaux. Programmation complète de la Fête du Cinéma et de Sainté fête le Ciné à retrouver sur le site du Méliès et sur le site de l'Alhambra/Camion Rouge

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Une société qui danse

Festival danse & ciné | Le festival DesArts//DesCinés laisse cette année sa place à DAN.CIN.FEST. Un rassemblement qui met à l'honneur un genre cinématographique à part entière et qui a le vent en poupe : le film dansé sociétal. Explications.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Une société qui danse

Exit DesArts//DesCinés, bienvenue à DAN.CIN.LAB. L'association Stéla, après avoir été porteuse entre 2010 et 2018 du festival DesArts//DesCinés à propos des relations entre danse et cinéma, a décidé de réorienter légèrement son action. Depuis la rentrée 2018, c'est une nouvelle plateforme qui permet à l'association de structurer son action autour de différents pôles de travail de projets mêlant danse et image. Ainsi, ce sont quatre activités qui se retrouvent engagées dans ce nouveau projet : DAN.CIN.FILMS pour la production de projets de danse pour l’écran, DAN.CIN.PASS. pour l’accompagnement d’équipes chorégraphiques professionnelles en France et à l’étranger, DAN.CIN.PROD. pour la conception et la production d’événements et DAN.CIN.FEST qui remplace le précédent festival. « L'idée était de regrouper les différentes activités de Stéla autour d'une structure porteuse, avec une concentration sur le film dansé sociétal qui est un genre cinématographique à part, explique Anna Alexandre, directrice de la structure. Il est important de distinguer la vidéodanse qui correspond à de la danse pour l'écran comme les vidéoclips, du film dansé sociétal qui utilise la danse po

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Le Méliès Jean Jaurès s'offre un lifting

Lieu de culture(s) | Le cinéma Méliès Jean Jaurès va connaître une rénovation importante au cours de l'été avec à la clé davantage de confort pour ses spectateurs et une décoration en accord avec le côté Art Déco originel du bâtiment. Le cinéma devra fermer deux semaines fin juillet pour que les travaux s'effectuent.

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Le Méliès Jean Jaurès s'offre un lifting

« Douillet et sobre » voilà les maîtres mots de Paul-Marie Claret, directeur du cinéma Le Méliès Jean Jaurès, pour caractériser le vaste programme de rénovation que va connaître son établissement à partir de cet été. Après avoir investi entre 2012 et 2018 sur le passage au numérique et d'autres travaux moins visibles pour le grand public, le cinéma indépendant stéphanois va connaître une cure de jouvence. « Nous souhaitons créer un cocon, que le spectateur du moment où il passe la porte de notre établissement se retrouve dans une "bulle cinéma", qu'il laisse ses soucis à l'entrée et entreprenne un voyage "en cinéma" » explique Paul-Marie Claret. Avec le concours de Clémence Boyer, architecte, Philippine Lemaire, designer et Jordi Badiou, pour la partie technique, c'est un programme complet de rénovation qui va démarrer dès début juillet : reprise complète des salles (avec notamment 450 nouveaux fauteuils installés dont une vingtaine de "love seat" ou siège double sans accoudoir), des halls d'attente, des sorties, des sanitaires, mise en conformité avec les dernières normes d'accessibilité, remplacement du système de sécurité incendie... C'est une enveloppe comp

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Pour cinéphiles en culotte courte

Festival | 19e édition pour le festival Tête de Mule qui se balade entre le Méliès Saint-François, le Ciné Pilat de Pélussin mais aussi à Saint-Germain-Laval pour son "hors les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 11 avril 2019

Pour cinéphiles en culotte courte

19e édition pour le festival Tête de Mule qui se balade entre le Méliès Saint-François, le Ciné Pilat de Pélussin mais aussi à Saint-Germain-Laval pour son "hors les murs". Cet événement orienté vers le ciné destiné aux jeunes propose trois compétitions de films (3-6 ans, 7-12 ans et ados), des films hors compétition, des séances spéciales, des ateliers... Au total 19 films seront proposés du 10 au 25 avril. Parmi la programmation, nous retenons cette année l'orientation skate avec la projection de 90's de Jonah Hill et de Skate Kitchen de Crystal Moselle ainsi que la belle place donnée à trois films d'animations japonais : Porco Rosso de l'incontournable Miyazaki, Liz et l'Oiseau Bleu de Yamada et Le Garçon et la Bête de Hosoda. La programmation complète du festival est à retrouver sur cette page. Festival Tête de Mule, du 10 au 25 avril dans différents lieux : - Le Méliès Saint-François à Saint-Étienne - Cinémathèque de Saint-Étienne - Espace Duluth à Saint-Germain-Laval - CinéPilat de Pélussin

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Paul-Marie Claret / Cinéma Paradiso

Portrait | Avec une certaine idée du cinéma de proximité, Paul-Marie Claret dirige Le Méliès avec passion du haut de ses 36 ans. Une mission qu'il mène depuis 2011, non sans difficulté, mais avec un dévouement qui inspire le respect. Portrait d'un homme entier dans tout ce qu'il entreprend.

Nicolas Bros | Mercredi 9 janvier 2019

Paul-Marie Claret / Cinéma Paradiso

C'est un homme passionné qui nous attend lorsque nous poussons la porte de la cave Demain les Vins, située comme par un heureux hasard juste en face des anciens locaux du cinéma Le Méliès. Paul-Marie Claret sait tout ce que cet emplacement représente dans l'histoire de l'institution cinématographique stéphanoise qu'il dirige depuis 2011. Le Méliès est en quelque sorte devenu "son fils", après avoir été celui de son prédécesseur Alain Cramier. C'est d'ailleurs dans le giron de ce dernier que Paul-Marie a pu faire ses gammes, lui qui, petit, aimait déjà squatter les salles obscures. Mais avant d'arriver au poste de direction du Méliès Jean Jaurès et de créer le Méliès Saint-François (successeur du mythique cinéma Le France, situé rue de la Valse), ce fondu de pelloches s'est cherché pendant quelques années avant de trouver sa voie. Né en 82, ce Stéphanois "pure laine" a tout d'abord tenté sa chance en fac de droit, après son bac un peu par dépit... « Au départ, je voulais devenir journaliste, précise Paul-Marie Claret. J'ai raté Sciences-Po à 50 places près. J'ai ensuite voulu faire une fac d'histoire mais je n'ai pas pu et j'ai donc suivi deux ans de droit à Saint-É

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Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Cinéma | Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour objectif d'atteindre les 200 000 entrées par an. Prenant la suite du Ciné Lumière, fermé quelques semaines auparavant, ce nouveau venu dans le circuit des salles obscures ligériennes compte 6 salles flambant neuves allant de 96 places pour la plus petite à 295 pour la plus spacieuse. Intégré dans le nouvel ensemble Hall in One, le nouveau complexe cinématographique couramiaud fait belle figure. Calqué sur l'établissement modèle du groupe Véo situé à Muret, en banlieue toulousaine, ce nouveau cinéma propose 170 séances par semaine et emploie 12 personnes. « Notre établissement ne sera pas un cinéma pop-corn. Il proposera une programmation ouverte au plus grand nombre », assure l'équipe du Véo Grand Lumière. L'installation proposera donc aussi bien des blockbusters que des films pour enfants ou de l'art et essai. Cinéma Véo Grand Lumière, Hall in One, rue Maurice Bonnevialle à Saint-Chamond

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Très amicale

Du cinéma au quartier | Présenté comme un « aller-retour cinéphile autour de l’œuvre d’un réalisateur entre les quartiers stéphanois et le Méliès », le projet Amicalement Vôtre correspond à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Très amicale

Présenté comme un « aller-retour cinéphile autour de l’œuvre d’un réalisateur entre les quartiers stéphanois et le Méliès », le projet Amicalement Vôtre correspond à la dernière innovation du cinéma stéphanois de Paul-Marie Claret. L'idée de l'établissement stéphanois est de rapprocher « physiquement et symboliquement » les quartiers du centre-ville en s'invitant avec un réalisateur dans les amicales laïques pour une séance ciné-débat en entrée libre. Le "match retour" est organisé au Méliès, avec un tout nouveau film en sortie nationale du réalisateur. Cette séance est proposée aux habitants du quartier qui sont, pour l'occasion transportés par une navette STAS spéciale. La prochaine session se déroule le vendredi 5 octobre avec le réalisateur Philippe Faucon autour de son nouveau film Amin. Signalons enfin que le cinéma vient d'obtenir une mention spéciale pour ce projet aux 73e Congrès de la Fédération nationale des cinémas français dans le cadre du Prix CNC de la salle innovante.

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Jean-Pierre Mocky à Saint-Étienne

Rencontre | Le réalisateur - mais aussi metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur - Jean-Pierre Mocky sera à Saint-Étienne ce (...)

Nicolas Bros | Mercredi 19 septembre 2018

Jean-Pierre Mocky à Saint-Étienne

Le réalisateur - mais aussi metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur - Jean-Pierre Mocky sera à Saint-Étienne ce week-end. Celui à qui nous devons des œuvres telles que Solo (1969), À mort l'arbitre (1984), Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982) ou encore Bonsoir (1992), viendra au Gran Lux (site Mosser - quartier Bellevue) samedi 22 et dimanche 23 afin de présenter deux de ses films, L'Albatros (samedi 22 septembre à 22h00) et Votez pour moi (dimanche 23 septembre à 20h30), mais également La Loi de l'Albatros de Charles Schnaebele & Virgile Tyrode (samedi 22 septembre à 20h30) et L'ïle Nue de Kaneto Shindo( dimanche 23 septembre à 17h00). Il est également prévu une "conversation avec Jean-Pierre Mocky" samedi 22 septembre à 17h00. Un week-end avec Jean-Pierre Mocky, samedi 22 et dimanche 23 septembre au Gran Lux (site Mosser - Bellevue) Programmation complète disponible sur cette page

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Face à Face dévoile son thème 2018

ECRANS | Le festival du film LGBT+ de Saint-Étienne, Face à Face vient de dévoiler le thème central de sa prochaine édition, la 14e, qui se déroulera du 19 au 25 novembre (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 septembre 2018

Face à Face dévoile son thème 2018

Le festival du film LGBT+ de Saint-Étienne, Face à Face vient de dévoiler le thème central de sa prochaine édition, la 14e, qui se déroulera du 19 au 25 novembre 2018. L'équipe d'organisation a décidé de mettre en avant le sujet de l'homoparentalité. Parmi les nouveautés annoncées pour cette année, la présence de deux ou trois événements Off. Les lieux du festival restent les deux cinémas Méliès (Jean Jaurès et Saint-François), la Cinémathèque, le Zoobar, le F2, La Maison Rouge ainsi que le New Dandy. 14e festival Face à Face, du 19 au 25 novembre 2018

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L'Eden bientôt démoli

ACTUS | Selon nos confrères d'Activ Radio, l'ex-cinéma l'Eden, situé rue Blanqui, vient d'être vendu par sa propriétaire Sylvie Massu de la société dijonnaise (...)

Nicolas Bros | Vendredi 31 août 2018

L'Eden bientôt démoli

Selon nos confrères d'Activ Radio, l'ex-cinéma l'Eden, situé rue Blanqui, vient d'être vendu par sa propriétaire Sylvie Massu de la société dijonnaise ABC (possédant également L'Alhambra et Le Camion Rouge). Le bâtiment était en friche depuis 2003, année à laquelle les pellicules ont arrêté de défiler dans le lieu, qui ne répondait plus aux normes de sécurité en vigueur. L'Établissement public foncier de l’Ouest Rhône-Alpes (Epora) a racheté les murs durant l'été et la municipalité stéphanoise démolira le bâtiment en 2019, avant d'envisager un nouveau projet d'espace public, sur cet îlot de plus de 2 500 m² en plein centre-ville. Le coût prévisionnel de cette transformation s'élèverait à 3 millions d’euros.

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Lee Chang-dong : « Je voulais raconter la colère qui se forme chez les jeunes d’aujourd’hui »

Burning | Invité à ouvrir la saison de la Cinémathèque française (qui lui consacre une rétrospective), le cinéaste coréen y a présenté l’avant-première post-cannoise de son nouveau film, "Burning", adapté de Murakami et Faulkner. Conversation privée avec l’auteur de "Peppermint Candy".

Vincent Raymond | Vendredi 31 août 2018

Lee Chang-dong : « Je voulais raconter la colère qui se forme chez les jeunes d’aujourd’hui »

Burning usant volontiers d’une forme métaphorique, comment interpréter votre choix de faire de votre héros Jongsu un écrivain ayant du mal à écrire, sachant que justement vous avez débuté comme écrivain ? L C-d : Effectivement, Jongsu représente un aspirant écrivain, et je voulais montrer un caractère inhérent de ces jeunes gens, au moment où ils se posent beaucoup de questions sur ce qu’ils doivent absolument écrire. J’ai été écrivain. Il y a même un moment où je voulais écrire un roman : après avoir démissionné de mes fonctions ministérielles. Mais autour de moi, les gens étaient furieux, et me disaient de recommencer à faire des films. Alors j’ai abandonné. À présent, je suis un vieux cinéaste (sourire), mais dans mon for intérieur, je pense ne pas avoir trop changé. À chaque fois, je me demande comme un débutant quel film réaliser ; comment dialoguer avec les spectateurs… Cela traduit mes limites et mes faiblesses.

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Trois visages : Ceci n’est [toujours] pas un film — mais en fait, si

Le film de la semaine | Passé expert dans l’art de la prétérition et de la mise en abyme, le cinéaste Jafar Panahi brave l’interdiction qui lui est faite de réaliser des films en signant une œuvre tout entière marquée par la question de l’empêchement. Éblouissant Prix du scénario à Cannes.

Vincent Raymond | Mercredi 6 juin 2018

Trois visages : Ceci n’est [toujours] pas un film — mais en fait, si

Dans une vidéo filmée au portable, Marziyeh, une jeune villageoise se montre en train de se pendre parce que la comédienne Behnaz Jafari n’a pas répondu à ses appels à l’aide. Troublée, Behnaz se rend sur place accompagnée par le réalisateur Jafar Panahi. Mais Marziyeh a disparu… Avoir été mis à l’index par le régime iranien en 2010 semble avoir stimulé Jafar Panahi : malgré les brimades, condamnations et interdictions diverses d’exercer son métier comme de quitter son pays, le cinéaste n’a cessé de tourner des œuvres portées par un subtil esprit de résistance, où se ressent imperceptiblement la férule des autorités (le confinement porche de la réclusion pénitentiaire dans Taxi Téhéran ou Pardé), où s’expriment à mi-mots ses ukases et ses sentences — c’est encore ici le cas, lorsqu’un villageois candide demande benoîtement pourquoi Panahi ne peut pas aller à l’étranger. Auto-fiction Le cinéaste Panahi joue ici son propre rôle, tout en servant dans cette fiction de chauffeur et de témoin-confident à sa protagoniste.

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"Miracle" : Porcs salut

Truisme | de Egle Vertelyte (Lit., 1h31) avec Eglè Mikulionyté, Vyto Ruginis, Andrius Bialobzeskis…

Vincent Raymond | Mercredi 16 mai 2018

Lituanie, 1992. L’effondrement du communisme provoque la désorganisation en cascade de toute la chaîne collectiviste. Dont la ferme porcine administrée par Irena. Au bord de l’asphyxie, elle espère un miracle. Il aura le visage d’un investisseur américain baroque. L’homme providentiel ? Alors que le temps a accompli son œuvre, créant de facto un sas entre la fin du bloc de l’Est et notre époque, les comédies post-ost ont été plutôt rares — Goodbye Lenine faisant figure de notable exception. Sans doute fallait-il pour cela, au-delà de l’ostalgie, éprouver le sentiment même inconscient de renouer avec la bipolarisation d’antan ; donc que la Russie retrouve son influence internationale. Après presque deux décennies de régime poutiniste, le moment est donc bien trouvé pour ce Miracle — à quelque chose chose, malheur est-il bon ? S’il s’ancre dans le lisier et la fin du communisme en Lituanie, ce premier long métrage d’Egle Vertelyte tient beaucoup de la fable intemporelle : celle du Laboureur et ses Enfants ou de

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Le grand huit

Festival danse & ciné | Pour sa huitième édition, du 14 au 19 mai, le festival DesArts//DesCinés poursuit son travail de rencontre et de partage autour de la danse et du cinéma, avec quelques moments marquants dont un hommage au film Grease et la présence d'un duo chorégraphique unique.

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Le grand huit

Un festival mêlant le cinéma et la danse, ouvert à tous et intégrant les personnes porteuses de handicap. Voilà l'idée de base du festival DesArts//DesCinés lancé par l'association Stéla et sa directrice Anna Alexandre en 2011. Depuis, ce projet a pris de l'ampleur et fait partie de la liste des événements incontournables de l'année culturelle. La preuve une fois encore avec la programmation de la huitième édition, qui nous convie à l'ouverture aux autres à travers un cheminement « de l'intime au monde ». Poursuivant la thématique générale de "Mutations/Migrations", les équipes du festival propose un cocktail dansé plutôt explosif cette année, reprenant ce qui a fait le succès de ce festival inédit. Le premier point particulier de cette manifestation se situe dans sa Compétition internationale de courts-métrages dansés. Si cette forme artistique a connu une période plutôt fastedans les années 90, elle est quelque peu tombée dans l'oubli et le nombre de festivals français qui consacrent une partie ou la totalité de leur programmation à cette discipline se comptent sur les doigts de la main. Ainsi, il n'existe désormais que trois rendez-vous français présentant des courts

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Une lutte des classes, et ça repart

Panorama cinéma mars | Oublions la triste dévotion du portrait de Mélenchon sorti en février et repartons au combat avec l’énergie primesautière de la fin de l’hiver. Au ciné, les masses populaires !

Vincent Raymond | Mardi 6 mars 2018

Une lutte des classes, et ça repart

Le fond de l’air glacial bouillonne aussi de la colère désespérée des damnés de la terre n’en finissant plus de creuser, pendant que les heureux du monde touchent le septième ciel — et leurs dividendes. Cette insondable exaspération ruisselle jusque sur les écrans, dans un splendide éventail d’œuvres balayant la lutte des classes de manière frontale ou allégorique. Usines à cauchemars Premier long de Walid Mattar, Vent du Nord (28 mars) joue en parallèle sur deux tableaux : la délocalisation d’une usine du Nord conduisant un ouvrier licencié à tenter l’aventure entrepreneuriale (devenir patron-pêcheur) et sa relocalisation à Tunis, avec pour un jeune chômeur l’espoir d’un boulot et de se rapprocher de la femme qu’il aime. Sur un thème voisin du maladroit Prendre le large, Mattar réussit un film social double aux échos profonds et révélateurs : les prolétariats sont les mêmes du Nord au Sud, victimes du capitalisme et de l’administration ; et la jeunesse est condamnée à bouger pour s’en sortir.

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Danse, ciné et engagement

Festival danse & cinéma | Pour sa 8ème saison, l'équipe de DesArts//DesCinés s'attaque, comme d'habitude, à une thématique forte : Des mutations intimes aux grandes migrations (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Danse, ciné et engagement

Pour sa 8ème saison, l'équipe de DesArts//DesCinés s'attaque, comme d'habitude, à une thématique forte : Des mutations intimes aux grandes migrations collectives. Entre danse et cinéma, de multples projets jalonneront le début de 2018 avec en ligne de mire le 8e festival éponyme en mai (avec notamment la venue des compagnies anglaises Gary Clarke et Candoco). En intégrant un maximum de profils différents, professionnels et amateurs, porteurs de handicap ou pas... l'organisation parvient à monter une programmation ambitieuse qui questionne la société en profondeur. La preuve cette année encore avec des projections exclusives (Ziegfeld Follies, American Graffiti...), des rencontres, un flashmob sur le thème de Grease... Plus d'infos : www.desartsdescines.org Festival DesArts//DesCinés #8 du 14 au 19 mai 2018

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Encore en corps, mes très chairs !

ECRANS | Morte saison pour la nature, l’automne est au contraire celle d’une insolente éclosion de nouveautés dans les salles — avec le risque pour certaines de finir précocement au tapis. Une vigueur marquée par une étrange surreprésentation de corps exclus, usés ou en lambeaux…

Vincent Raymond | Mardi 30 novembre 1999

Encore en corps, mes très chairs !

On commence par le toujours aussi jovial Michael Haneke, convoquant dans Happy End (4 octobre) une pré-ado matricide et un grand-père traîne-la-patte désireux de se faire euthanasier pour éviter de choir dans le gâtisme, le tout au milieu d’une grande famille du Calaisis. Dans le rôle du patriarche appelant la mort, Trintignant joue une extension de son personnage de Amour — il y fait explicitement allusion. Hélas le film ressemble à du Haneke en kit : si les comédiens et thèmes moraux/dérangeants habituels sont là, manque un liant : la durée obstinée des plans. Privé des longues séquences de tension faisant l’ordinaire si perturbant du cinéaste autrichien, Happy End paraît superficiel et anecdotique. The Square de Ruben Östlund (18 octobre) a dû absorber la substance vitale hannekienne. Loin d’être d’une parfaite homogénéité ni une réussite indiscutable, la Palme d’Or 2017 (attribuée par défaut ?) recèle deux de ces séquences aptes à plonger le public dans une situation malaisante : les deux commencent par un sourire et s’achèven

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Encore en corps, mes très chairs !

Panorama ciné octobre | Morte saison pour la nature, l’automne est au contraire celle d’une insolente éclosion de nouveautés dans les salles — avec le risque pour certaines de finir précocement au tapis. Une vigueur marquée par une étrange surreprésentation de corps exclus, usés ou en lambeaux…

Vincent Raymond | Mardi 3 octobre 2017

Encore en corps, mes très chairs !

On commence par le toujours aussi jovial Michael Haneke, convoquant dans Happy End (4 octobre) une pré-ado matricide et un grand-père traîne-la-patte désireux de se faire euthanasier pour éviter de choir dans le gâtisme, le tout au milieu d’une grande famille du Calaisis. Dans le rôle du patriarche appelant la mort, Trintignant joue une extension de son personnage de Amour — il y fait explicitement allusion. Hélas le film ressemble à du Haneke en kit : si les comédiens et thèmes moraux/dérangeants habituels sont là, manque un liant : la durée obstinée des plans. Privé des longues séquences de tension faisant l’ordinaire si perturbant du cinéaste autrichien, Happy End paraît superficiel et anecdotique. The Square de Ruben Östlund (18 octobre) a dû absorber la substance vitale hannekienne. Loin d’être d’une parfaite homogénéité ni une réussite indiscutable, la Palme d’Or 2017 (attribuée par défaut ?) recèle deux de ces séquences aptes à plonger le public dans une situation malaisante : les deux commencent par un sourire et s’achèven

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Le concept "ciné-bébé" débarque au Méliès

Séances spéciales | Vous êtes jeunes parents et vous vous dites que le rideau est tombé sur l'écran de ciné pour vous ? À moins que vous ne fassiez appel à quelqu'un pour faire (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 septembre 2017

Le concept

Vous êtes jeunes parents et vous vous dites que le rideau est tombé sur l'écran de ciné pour vous ? À moins que vous ne fassiez appel à quelqu'un pour faire garder votre angelot... Le cinéma Le Méliès à Saint-Étienne vient d'innover en lançant le concept "ciné-bébé. Cette idée consiste à mettre en place des séances destinés aux jeunes parents pouvant être accompagné de leur enfant (entre 0 et 1 an environ). Le cinéma explique que « les conditions de projection sont adaptées pour ne pas nuire aux enfants (volume sonore réduit, lumière tamisée, table à langer et chauffe-biberon à disposition en cas de besoin, etc). » Ces séances d'un genre nouveau se dérouleront les dimanches matin au Méliès Jean Jaurès et le lundi après-midi au Méliès Saint-François. Les premières représentations ont eu lieu la semaine dernière avec la projection de 120 battements par minute de Robin Campillo et se poursuivront ce week-end avec

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AbraKadabra

Panorama Sono Mondiale 17/18 | À la croisée des folklores russo-ukrainiens et des musiques actuelles, le groupe DakhaBrakha est un OVNI musical qui débarque presque de nulle part, (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

AbraKadabra

À la croisée des folklores russo-ukrainiens et des musiques actuelles, le groupe DakhaBrakha est un OVNI musical qui débarque presque de nulle part, entre Carpates et mer Noire, dynamitant d’étonnants chants polyphoniques à grands coups de percussions et de violoncelle échevelé. Lena, Irina, Nina et Marko puisent ainsi dans les répertoires régionaux d’un pays tourmenté, leur Ukraine natale, redéployant habilement leur culture populaire nationale sur un dubstep des plus atypiques ! DakhaBrakha, mardi 10 octobre à Firminy, 20h30 au Majestic

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Militante

Panorama Sono Mondiale 17/18 | À travers ses textes engagés, la chanteuse et guitariste Souad Massi poursuit depuis une quinzaine d’année le même combat, celui pour le maintien (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Militante

À travers ses textes engagés, la chanteuse et guitariste Souad Massi poursuit depuis une quinzaine d’année le même combat, celui pour le maintien de la liberté et la justice des deux côtés de la Méditerranée. La poésie des mots et l’altruisme du message sont habillés de folk-rock, de chaâbi et d’influences arabo-andalouses, parcimonieusement distillés par les fidèles complices de Souad, le guitariste Medhi Dalil et le percussionniste Rabah Khalfa. Souad Massi, samedi 25 novembre à 20h30 au Centre Culturel Le Sou (La Talaudière) + samedi 27 janvier 2018 à 20h30 salle Jean Dasté (Rive-de-Gier)

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Rencontre

Panorama Sono Mondiale 17/18 | Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Rencontre

Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues précédemment avec High Tone et Vibronics. Pour le tout nouveau projet de Brain Damage, l’artiste stéphanois invite Harrison Stafford (charismatique "Professor" de Groundation) sur un album commun, Liberation Time. Les deux musiciens y bousculent ensemble et avec intelligence les codes du dub et du reggae roots. Brain Damage meets Harrison Stafford, samedi 21 octobre à 20h30 au Clapier

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Melting pote

Panorama Sono Mondiale 17/18 | Avec plus de vingt ans de musique derrière lui, Taïro est aujourd’hui une des références françaises en matière de reggae dancehall. Très (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Melting pote

Avec plus de vingt ans de musique derrière lui, Taïro est aujourd’hui une des références françaises en matière de reggae dancehall. Très présent sur les sound systems à la grande époque du ragga parisien, les albums et les tournées se succèdent avec le même message positif depuis l’aube des années 2000, multipliant les featurings aux côtés d’artistes tels que Disiz, Faf Larage, Passi, Flya ou encore Youssoupha. Un cocktail de mélodies accrocheuses et de riddims efficaces. Taïro & The Family Band, samedi 14 octobre à 20h30 au Fil

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