"C'est beau la vie quand on y pense" : si Jugnot le dit...

ECRANS | de et avec Gérard Jugnot (Fr., 1h35) avec également François Deblock, Isabelle Mergault…

Vincent Raymond | Mercredi 12 avril 2017

Photo : © DR


Dans l'espoir de le canaliser, un Breton dépressif prend sous son aile le jeune homme foutraque s'étant fait greffer le cœur de son fils brutalement décédé. Une seconde chance pour les deux...

Brave type un brin râleur, bons sentiments comme s'il en crachinait, entraide… Gérard Jugnot s'échine à retrouver la martingale de ses succès passés, en vain. Le ressort paraît distendu, et l'écriture mécanique avec des effets grossiers. Quant à la réalisation, elle est à l'avenant, tout juste dynamisée par un modeste gag récurrent impliquant son propre fils.

Mais si ce morne "buddy movie" est à la comédie ce que Réparer les vivants était au drame (une occasion gâchée de rendre ordinaire par le cinéma la question de la greffe ; mieux vaut revoir Les Mains d'Orlac), il le doit aussi à l'interprétation médiocre du jeune François Deblock, tristement faux. Un néo Pierre Niney de plus, promenant sa silhouette d'étourneau apeuré et récitant des répliques hors d'âge. C'était bien Scout toujours, quand on y pense…


C'est beau la vie quand on y pense

De Gérard Jugnot (Fr, 1h35) avec Gérard Jugnot, François Deblock...

De Gérard Jugnot (Fr, 1h35) avec Gérard Jugnot, François Deblock...

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Loïc Le Tallec ne s’est jamais vraiment occupé de son fils. Quand ce dernier disparaît dans un accident de la route, Loïc est dévasté. Il n’a plus qu’une idée en tête : retrouver celui qui vit désormais avec le cœur de son fils. Il va tomber sur Hugo, un jeune que ce cœur tout neuf rend totalement déraisonnable et incontrôlable. Leur rencontre promet d'être explosive.


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Il est vieux, riche, amoureux. Elle est jeune, jolie, cupide. Ils sont Aymé et Chloé, ils sont tout juste mariés, mais elle n’en veut qu’à son argent et envisage de le tuer. Jusqu’ici, c’est une histoire qu’on a l’impression de connaitre déjà. Sauf que… Sauf que lui va bientôt voir débarquer sa raison personnifiée, avec qui les discussions promettent d’être longues et houleuses. Aymé tombera t-il dans le piège tendu par son épouse ou sa raison parviendra-t-elle à lui faire ouvrir les yeux ? La Raison d’Aymé, le 20 mars 2019 à 20 heures à l’Opéra de Saint-Étienne

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Si vous n’avez pas d’autre choix que d’assister à une séance de Camping 3 (pour fournir une escorte à votre coquin(e), fuir une soirée foot, assouvir un instant grégaire…) réjouissez-vous, il se peut que vous puissiez vous raccrocher à une séquence comme le naufragé à sa bouée. En l’occurrence, celle où Gérard Jugnot ingurgite un spacecake — expliquer les circonstances de l’ingestion serait fastidieux. Rentabilisant au mieux sa participation et son expérience, le comédien retrouve ses trémulations asthmatiques du buveur de liqueur d’échalote, devient hystérique comme un Félix à Noël et offre par son trip une plage de grâce dans une mer d’huile solaire. À part ce moment qui, étonnamment, échappe au cadre du camping — de là à en tirer les conclusions qui s’imposent… — rien de nouveau sous le coup de soleil ; tout le monde retourne au piquet de tente. Camping 3 de Fabien Onteniente (Fr, 1h45) avec Franck Dubosc, Claude Brasseur, Mylène Demongeot, Gérard Jugnot…

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Mes héros

ECRANS | D’Éric Besnard (Fr, 1h27) avec Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Clovis Cornillac…

Jerôme Dittmar | Lundi 10 décembre 2012

Mes héros

Exemple effarant d'un cinéma post-sarkozy qu'on n'aurait jamais voulu voir naître, Mes héros confirme l'état alarmant de la production française en 2012. Pire que tout, cette comédie d'occupation où la tendresse neuneu côtoie le militantisme débile a des airs de "Mamie fait de la résistance chez Jardiland". Dans un décor digne d'un shooting pour magazine déco, Josiane Balasko cache un jeune sans-papiers (le juif de l'an 2000) qui, séparé un temps de sa mère, trouve refuge à la campagne où il découvre les joies des tartines au beurre et de la 2CV vintage. Venue d'un autre temps, cette fable morale qui lave plus blanc que la Mère Denis, veut tout réconcilier : la famille, le pays, les années Hortefeu et ses gendarmes. Mené tambour battant par un duo Jugnot/Balasko ayant enfanté de Clovis Cornillac (pire casting de l'année), Mes héros laboure l'humanisme blotti dans le petit coeur de chacun. L'enfant, qui n'a rien demandé à personne, enfonçant le clou de ce cauchemar hygiénique. Jérôme Dittmar

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