“Ça” commence aujourd'hui

"Ça" | de Andrés Muschietti (E.-U., int.-12 ans, 2h15) avec Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard…

Vincent Raymond | Lundi 18 septembre 2017

Photo : © 2017 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC. AND RATPAC-DUNE ENTERTAINMENT LLC. ALL RIGHTS RESERVED / Brooke Palmer


1988. Sans le savoir, la petite ville de Derry abrite depuis des siècles dans ses égouts une créature protéiforme se déguisant en clown pour attraper ses proies : les enfants. Mais le Club des Ratés (des gamins considérés comme ringards), va oser affronter le monstre… et ses peurs.

Le public eût sans doute apprécié de savoir que cette (longue) adaptation de Stephen King ne couvrait que la moitié du roman : il faut en effet attendre le générique de fin pour découvrir un timide “Chapitre un”, promesse d'une suite. Oh, cela n'empêche pas de comprendre l'histoire, mais ne la boucle pas tout à fait. Et explique certainement que Muschietti se soit abandonné à un empilement de séquences répétitives, au lieu de chercher à concentrer l'angoisse.

Bien sûr, la qualité du script initial et des effets spéciaux rend le spectacle convenable ; les apparitions de Grippe-Sou le clown obéissent aux lois du genre (surprise, gros plans, zooms avant, fixité sardonique etc.) et sont donc d'une totale efficacité. Il manque cependant le pendant adulte à l'épopée de ces téméraires Goonies pour lui donner sa pleine épaisseur. Espérons qu'il ne faudra pas attendre 27 ans pour la découvrir…


Ça

De Andy Muschietti (EU, 2h15) avec Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher...

De Andy Muschietti (EU, 2h15) avec Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher...

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Plusieurs disparitions d'enfants sont signalées dans la petite ville de Derry, dans le Maine. Au même moment, une bande d'adolescents doit affronter un clown maléfique et tueur, du nom de Pennywise, qui sévit depuis des siècles. Ils vont connaître leur plus grande terreur…


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“Kaamelott – Premier Volet“ de et avec Alexandre Astier : Le Retour du Roi

ECRANS | À la fois prologue et poursuite de la série télévisée, film d’épée et de fantasy, épopée dramatique teintée de notes burlesques et d’éclats symphoniques, Kaamelott – Premier Volet marque le retour attendu de l’inclassable saga arthurienne comme celui du réalisateur Alexandre Astier. Une concrétisation artistique ouvrant sur une prometteuse trilogie.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

“Kaamelott – Premier Volet“ de et avec Alexandre Astier : Le Retour du Roi

Deux tailles, deux ambiances… La porosité est faible entre le petit et le grand écran. S’il arrive qu’un succès au cinéma trouve des prolongations en feuilletonnant à la télévision en version longue des sagas (Le Parrain, Jean de Florette/Manon des Sources) ou en donnant naissance à une déclinaison/spin off (M*A*S*H, Fame, L’Arme Fatale, Star Wars : Clone Wars, The Mandalorian…), plus rares sont les séries TV à atteindre les salles. Et encore : sous forme de reboot semi-nostagique, comme en témoignent Chapeau melon et bottes de cuir (1998), The Wild Wild West (1999), Starsky et Hutch (2004) ou The Man from U.N.C.L.E. (2015). Rares exceptions à ce jour, Espace détente (long métrage autour de Caméra café, 2005), Sex and the City (2008) ou Downtown Abbey (2019) ont poursuivi dans la foulée de leur diffusi

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Alexandre Astier : « J’avais envie de dire aux gens : “vous croyiez connaître Arthur“… »

Kaamelott - Premier Volet | Attention spoilers !!!! Alors que sort le mercredi 21 juillet le film plus attendu de l’année, Alexandre Astier revient sur la genèse et le tournage de Kaamelott - Premier Volet. Écriture, personnages, musique, image, distribution… L’auteur-réalisateur-compositeur-interprète aborde tous les postes et ouvre des perspectives. Quitte à se répéter : attention, spoilers !!! Viendrez pas nous dire qu’on vous aura pas prévenus !

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

Alexandre Astier : « J’avais envie de dire aux gens : “vous croyiez connaître Arthur“… »

Dix ans se sont écoulés entre la fin du Livre VI de la série télévisée et Kaamelott - Premier Volet. La même durée dans la fiction pour les personnages (donc l’équipe) que pour le public… Néanmoins, vous avez vécu à la fois avec et sans Arthur durant tout ce temps puisqu’il a été celui de la préparation du film… Alexandre Astier : Il y a déjà un avantage à cet arrêt : la série se termine sur un mec lui-même à l’arrêt, plus du tout concerné par ce qui se passe dans une Bretagne sur laquelle il n’a plus aucun impact, et qui erre à Rome comme un clochard. Le royaume de Logres, aux prises avec ses anciens camarades, est devenu un état dictatorial mené par un taré, dans un bain de collaboration et de résistance. Du point de vue d’Arthur, comme ça ne le concerne plus, ça aurait pu durer vingt ou trente ans. Dire « je pars ; non, je déconne, en fait je reviens », ça ne peut pas marcher ! Il faut justement que celui qui ne voudrait pas revenir soit obligé de revenir sur une seule patte. L’autre avantage concerne l’écriture. À p

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“Annette” de Leos Carax : Noces de son

Ouverture Cannes 2021 | Espéré depuis un an — son titre est d’ailleurs une quasi anagramme d’“attente” —, le nouveau Carax tient davantage de la captation d’un projet scénique que de ses habituelles transes cinématographiques. Vraisemblablement nourrie de son histoire intime, cette mise en abyme du vampirisme trouble entre artistes, artistes et modèles, artistes et environnement familial dépose presque toute fragilité en multipliant les oripeaux chic, glamour et trendy. Parfait pour le tapis rouge de l’ouverture de Cannes ; moins pour l’émotion…

Vincent Raymond | Mercredi 7 juillet 2021

“Annette” de Leos Carax : Noces de son

Figurer en ouverture sur la Croisette n’est pas forcément une bonne nouvelle pour un film. A fortiori cette année, après deux ans de disette. Car ce que le Festival attend de sa première montée des marches, c’est qu’elle amorce la pompe à coup de stars, de strass et de flashs fédérateurs. L’œuvre qui abrite ces premiers de cordée se trouve souvent reléguée à l’enveloppe de luxe et elle encourt surtout le risque d’être vite oblitérée d’abord par le reste de la sélection, puis par le tamis temps — on n’aura pas la cruauté de rappeler quelques pétards mouillés du passé… Cochant les cases de la notoriété grand public et auteur, Annette souscrit également — on le verra — à d’autres paramètres prisés par les festivals : une dénonciation à travers la comédie musicale cinématographie de l’égotisme des gens de la “société du spectacle”, à l’instar du All That Jazz

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Un gros Positive Education 2021 en perspective

Sainté, capitale de l'électro | Ça y est, elle vient de tomber et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est du massif. La programmation du prochain (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 juillet 2021

Un gros Positive Education 2021 en perspective

Ça y est, elle vient de tomber et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est du massif. La programmation du prochain Positive Education est très lourde, comme on pouvait s'y attendre. Le festival électro stéphanois propose pléthore de noms autant avant-gardistes que de valeurs sûres. Citons pêle-mêle les explorations sonores des Suédois de Carbon Based Lifeforms, les odyssées tantôt lumineuses tantôt dark de Aho Ssan, l'hypnose de Tamburi Neri en live, le b2b de Low Jack & Brodinski ou encore les incontournables Jennifer Cardini et Ivan Smagghe. Côté habitués, bien entendu la présence de Manu le Malin mais également de Laurent Garnier. Le pap de la techno à la Française viendra présenter son premier film Off the record lors d'une séance-rencontre inédite au Méliès. À noter également la présence pour la première fois d'une journée consacrée aux enfants avec ateliers de Djing et de musique assistée par ordinateur (MAO) ainsi que l'établissement d'un partenariat avec le Groupe d'entraide mutuelle, permettant ainsi aux personnes en situation de handicap de venir profiter de manière sereine de la fête. Comme l'explique l'organisation : « Notre monde d'après, nous l'avons v

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Le Corbusier Firminy ne sera pas le monument préféré des Français

ESCAPADES | C'est une déception. Un temps pressenti pour représenter la région Auvergne Rhône-Alpes lors du prochain concours du Monument préféré des Français, le site Le (...)

Nicolas Bros | Jeudi 1 juillet 2021

Le Corbusier Firminy ne sera pas le monument préféré des Français

C'est une déception. Un temps pressenti pour représenter la région Auvergne Rhône-Alpes lors du prochain concours du Monument préféré des Français, le site Le Corbusier de Firminy n'a finalement pas passé le 1er tour. C'est la Rotonde ferroviaire de Chambéry qui représentera AuRA lors de l'émission qui sera diffusée lors des Journées européennes du patrimoine en septembre prochain.

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"Présidents" : Vieilles choses publiques

ECRANS | Enchaînant films et sujets opposés, Anne Fontaine s’attaque après Police à l’étage supérieur : le pouvoir suprême et ceux qui l’ont exercé… lorsqu’ils en sont dépossédés. Entre fable et farce, une relecture des institutions et de l’actualité politique bien plus intéressant que ce que les teasers-sketches laissaient supposer…

Vincent Raymond | Jeudi 1 juillet 2021

Reconverti en homme d’intérieur dépressif, l’ex président Nicolas S. prend pour prétexte la popularité grandissante de la candidate d’extrême-droite pour partir en Corrèze afin de convaincre son ancien adversaire et successeur François H. de monter un nouveau parti avec lui. La cohabitation sera d’autant plus rude qu’ils sont opposés en tout, et que leurs compagnes s’invitent dans la campagne… Une évidence en préambule : sur les arcanes de la Ve République — et ses bruits de cabinet, diront les mauvaises langues — il sera difficile de parvenir un jour à se montrer plus complet que t le magistral L’Exercice de l’État de Pierre Schoeller. Rien n’empêche toutefois d’attaquer le sujet par la bande, en se focalisant sur des espèces s’ébattant dans cet écosystème. Tels les Présidents du film homonyme d’Anne Fontaine construit comme une fable dont les protagonistes ne seraient pas de grands fauves, mais deux ex éconduits par leur bien-aimée, trompant ensemble leur déni dans l’illusoire espoir d’une reconquête. Sauf que la belle, de plus en plus versatile et capricieuse, ne veut plus d’e

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8 regards en parallax

Expo photos | Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

8 regards en parallax

Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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Le plein d'idées de randos dans le Forez

Bon plan | L'association Forez Tourisme vient de sortir, pour la deuxième année, sa carte Randonnez en Forez. Une véritable mine d'idées de balades pour tous les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

Le plein d'idées de randos dans le Forez

L'association Forez Tourisme vient de sortir, pour la deuxième année, sa carte Randonnez en Forez. Une véritable mine d'idées de balades pour tous les niveaux avec pour cette seconde version 25 circuits proposés. Petit plus, elle est complètement gratuite. D'autre part, elle permet également de varier les plaisirs. En effet, cette carte a été pensée autour de six thématiques générales : randonnez en nouveautés, seul au monde, tout en fraîcheur, en famille, en vélo ou VTT et en séjour. Autre nouveauté cette année, la possibilité de réserver des séjours tout compris avec guide, hébergement et repas. Et si vous le souhaitez, vous pouvez même faire porter vos bagages. Elle est pas belle la vie dans la Loire ? Carte Randonnez en Forez Vous pouvez vous procurer cette carte en version pdf ici ou bien la demander en version papier.

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Eludice sort un nouvel escape game en ligne

CONNAITRE | Eludice, entreprise stéphanoise spécialisée dans la création d'escape game et de jeux immersifs, avait déjà fait le coup lors du premier confinement avec (...)

Nicolas Bros | Vendredi 18 juin 2021

Eludice sort un nouvel escape game en ligne

Eludice, entreprise stéphanoise spécialisée dans la création d'escape game et de jeux immersifs, avait déjà fait le coup lors du premier confinement avec la mise en ligne d'un escape game en ligne. Elle annonce réitérer encore une fois l'expérience avec cette fois-ci des salles d'escape game en ligne, jouables de 2 à 6 personnes, en présence d'un véritable maître du jeu. « Comme dans un véritable escape game, les joueurs devront fouiller leur environnement, mettre en relation des indices, résoudre des mécanismes tous plus surprenants les uns que les autres, le tout depuis leurs ordinateurs respectifs » précise Eludice. Après le premier scénario horreur intitulé L'Antre du Cannibale, cette fois c'est champignons géants et autres druides qui sont au programme pour La Cabane du Vieux Druide. Plus d'infos sur www.eludice.com

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Mobilisés pour la recherche

RDV | Dans le souvenir d'une maman trentenaire emportée par un sarcome d'Ewing, l'association stéphanoise M la vie avec Lisa poursuit son soutien aux (...)

Niko Rodamel | Vendredi 18 juin 2021

Mobilisés pour la recherche

Dans le souvenir d'une maman trentenaire emportée par un sarcome d'Ewing, l'association stéphanoise M la vie avec Lisa poursuit son soutien aux chercheurs avec la sixième édition de l'Art Cherche. Pas moins de cinquante-huit artistes de la région ont répondu présent pour cette généreuse expo-vente, offrant une partie de leur travail au profit de la recherche médicale sur les sarcomes. L'Art Cherche, 6e édition les 18 et 19 juin 9h/17h au Village Café-Jacques Chapuis, 35 rue des Aciéries à Saint-Etienne

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Work it harder, make it better

ARTS | Casser la figure est la toute première exposition personnelle de Florian Poulin, un artiste sincère et attachant qui nous a accueilli dans l’étonnant décor de son atelier stéphanois.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Work it harder, make it better

Se frayant patiemment une place plus que méritée dans la jungle du marché de l’art, Florian Poulin est de ces plasticiens stéphanois besogneux, creusant leur sillon à mains nues avec une résilience qui force le respect. Lorsqu’il évoque son parcours ou présente son travail, on devine sans peine les valeurs morales qui animent cet homme plutôt réservé. Comme l’on dit dans la région, c’est un vaillant. Florian ne compte ni ses heures, ni sa sueur, ni les litres de café. Il y a chez cet homme bourré de talent une étonnante humilité et par-dessus tout une intégrité rare. Il faut le voir à l’œuvre, dans son atelier planqué au sous-sol d’un bâtiment industriel de l’ouest stéphanois, assemblant ses éléments un à un tels les pixels d’un tout en gestation, soudant, brossant, martelant, domptant le métal à travers la petite fenêtre du masque de protection, tournant tel un boxeur autour de son ouvrage sur lequel il s’appuie autant qu’il le travaille au corps. « L’acier est un matériau vraiment intéressant, son étonnante malléabilité me permet de construire mes pièces selon l’idée précise que j’ai en tête. C’est incroyable de sentir la matière à l’état liquide au bout de l’él

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Tous en cabane !

Design | Un nouvel espace vient d'ouvrir à la Cité du design : la Cabane du Design. 350 m² afin d'expliquer le design aux enfants mais pas seulement. « La (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Tous en cabane !

Un nouvel espace vient d'ouvrir à la Cité du design : la Cabane du Design. 350 m² afin d'expliquer le design aux enfants mais pas seulement. « La Cabane souhaite toucher des gens qui ne se sentent pas concernés par le design ou qui n’osent pas venir à la Cité du design » explique Sylvie Sauvignet, responsable de la programmation et de la médiation à la Cité du design. Cet espace familial est en accès libre et gratuit. La Cabane du Design à Saint-Etienne, ouverte du mardi au dimanche (de 16h à 18h les mardis, jeudis et vendredis / de 10h à 18h les mercredis, samedis et dimanches)

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Megarama change de bobine à Saint-Etienne

Salles | Après avoir racheté l’Alhambra et le Camion Rouge, le groupe Megarama a entrepris des travaux conséquents dans le premier. Tout en changeant les noms des deux cinémas stéphanois.

Nicolas Bros | Mercredi 30 juin 2021

Megarama change de bobine à Saint-Etienne

Après son rachat il y a presque une année des cinémas Alhambra (place Jean-Jaurès) et Camion Rouge (vers la place Chavanelle), le groupe Megarama de Jean-Pierre Lemoine a remis ces deux établissements à sa sauce. Si le Camion Rouge a simplement changé de nom (devenant Megarama Chavanelle) et remplacé ses bornes de caisses et logiciels, le désormais ex-Alhambra (devenu Megarama Jean-Jaurès) a lui subi de nombreux travaux. Une enveloppe de 5 millions d’euros a été investie dans le cinéma pour reprendre le hall d’accueil, les sanitaires, les salles et les sièges. D’autre part, les trois grandes salles ont été dotées de projecteurs laser alors que les écrans n’ont quant à eux pas été touchés. Avec ce grand coup de fraîcheur, cumulé à la réouverture des salles obscures, le nouveau propriétaire compte bien redonner un coup de fouet à ces deux établissements qui avaient perdu de leur superbe au fil du temps.

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"Le Discours" de Laurent Tirard : Tu parles ? Tu parles !

ECRANS | C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, (...)

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, c’est que Sonia réponde à son SMS. Et voilà que son futur beau-frère lui demande de faire un discours pendant la noce… Le Discours n’est pas un film, c’est du cinéma. En tout cas, une de ces propositions cinématographiques, pour reprendre le mot de Godard, qui s’amusent avec les possibilités du médium ; qui considèrent le 7e art comme la somme, la résultante, l’aboutissement ou l’évolution des précédents et surtout ne se prennent pas au sérieux. Ce qui ne les empêche pas de triturer la structure avec intelligence pour fabriquer de l’espace avec des mots et du temps avec des images ; bref créer comme Resnais un spectacle ludique superposé à un film mental. Tirard réussit son adaptation de Fabcaro comme on transforme un essai au rugby : il transpose cette obsession anxiogène de la répétition traversant l’œuvre de l’auteur (et bédéiste) en l’accommodant de variations oulipiennes donnant à Benja

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Brankignols, mais pas si fous

SCENES | En plein cœur de Saint-Etienne, un petit théâtre attend impatiemment d’accueillir de nouveau son public dans une ambiance qui, sans doute, n’aura jamais été aussi intimiste.

Cerise Rochet | Lundi 31 mai 2021

Brankignols, mais pas si fous

Une jauge maximale de 800 places, pour une réouverture par paliers… Voilà qui, derrière son masque, fait bien rire Yves Moch. Dans son petit mais joli théâtre des Brankignols, en plein centre de Saint-Etienne, le retraité n’accueille en général qu’une quarantaine de spectateurs à la fois, sur de belles chaises de bois et velours tout droit sorties d’un autre temps. Une configuration « de poche » impliquant une reprise en douceur de l’activité, qui n’en sera pas moins joyeuse : « Bien sûr, on souhaite que tout le monde puisse reprendre ses activités culturelles, souffle Yves Moch. Artistes, public, structures… Et nous serons là, nous aussi ! Pas immédiatement, mais nous avons d’ores et déjà prévu des retrouvailles avec notre public ». Tous bénévoles Ouvert en 2014, le théâtre des Brankignols est avant tout un petit lieu de passionnés. Sous statut associatif, uniquement animé par des bénévoles qui ne comptent pas leurs heures d’investissement, ci, pour la programmation, là, pour l’accueil des artistes et des spectateurs, cette petite scène atypique de Saint-Etienne attire en ses murs un public séduit par son ambiance feutrée, onirique et int

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Le site Le Corbusier de Firminy en lice pour le monument préféré des Français

Concours | Et si le site Le Corbusier de Firminy représentait la région Auvergne-Rhône-Alpes lors du prochain concours télévisé du monument préféré des Français ? C'est une (...)

Nicolas Bros | Mardi 25 mai 2021

Le site Le Corbusier de Firminy en lice pour le monument préféré des Français

Et si le site Le Corbusier de Firminy représentait la région Auvergne-Rhône-Alpes lors du prochain concours télévisé du monument préféré des Français ? C'est une possibilité puisqu'il fait partie des trois lieux emblématiques régionaux encore en lice cette année. Aux côtés du Château de Menthon-Saint-Bernard (Haute-Savoie) et de la Rotonde ferroviaire de Chambéry, le site Le Corbusier a toutes ses chances de remporter la mise et ainsi être mis en avant par Stéphane Bern sur France 3 à l’occasion des 38e journées européennes du Patrimoine. Encore faut-il que les internautes votent pour lui. Vous pouvez d'ores et déjà aller donner votre voix pour Firminy sur cette page.

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Lucas Belvaux : « Il ne doit pas y avoir un plaisir malsain à regarder la violence »

Rencontre | Adapté du roman de Laurent Mauvignier, Des hommes rend justice à toutes ces victimes de la Guerre d’Algérie payant les intérêts de décisions “supérieures“ prises au nom des États. Et s’inscrit avec cohérence dans la filmographie du (toujours engagé) cinéaste Lucas Belvaux…

Vincent Raymond | Mercredi 19 mai 2021

Lucas Belvaux : « Il ne doit pas y avoir un plaisir malsain à regarder la violence »

Il y a un lien manifeste entre Chez Nous (2017) et ce film qui en constitue presque une préquelle… Lucas Belvaux. Il est un peu né du précédent, oui. J’avais lu le livre de Laurent Mauvigner à sa sortie en 2009, et à l’époque j’avais voulu prendre les droits et l’adapter. Mais Patrice Chéreau les avait déjà, et puis il est tombé malade et n’a pas eu le temps de le faire. J’avais laissé tombé et puis, avec le temps, ne voyant pas le film se faire, je m’y suis intéressé à nouveau. Surtout après Chez nous : il y avait une suite logique. J’ai relu le livre, je l’ai trouvé toujours aussi bon et mon envie de l’adapter était était intacte — ce qui est bon signe après 10 ans. Outre “l’actualité” de votre désir, il y a celle du sujet : on a l’impression qu’on ne fait que commencer avec le traitement de “liquidation“ de la Guerre

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Ca rocke encore en France

Bouquin | L'auteur stéphanois Pascal Pacaly revient avec le troisième volume de sa série La France est rock. Intitulé La France est (toujours) rock, cet opus (...)

Nicolas Bros | Mercredi 12 mai 2021

Ca rocke encore en France

L'auteur stéphanois Pascal Pacaly revient avec le troisième volume de sa série La France est rock. Intitulé La France est (toujours) rock, cet opus condense nouvelles biographiques et chroniques écrites par Pacaly après avoir collectionné de nombreuses interviews d'artistes au fil du temps. Au programme de ce tome troisième du nom : Loudblast, Magma, Miossec, Marcel et son Orchestre, Tagada Jones ou encore Debout sur le Zinc. La France est (toujours) rock, de Pascal Pacaly, aux éditions du Joyeux Pendu

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Une vie au présent (dé)composé : "Falling"

Drame | ★★★★☆ Un film de et avec Viggo Mortensen (É-U, 1h52) avec également Lance Henriksen, Terry Chen…

Vincent Raymond | Mercredi 19 mai 2021

Une vie au présent (dé)composé :

Octogénaire, Willis évolue dans un temps embrumé : les souvenirs de sa jeunesse se mêlent au présent. Quand son fils John lui suggère de venir auprès de lui en Californie, le vieil homme aussi rude que réactionnaire l’envoie paître sans égards, la démence aggravant sa désinhibition… Pourquoi n’est-on pas étonné de voir avec Falling, premier film signé Viggo Mortensen, un récit intime entièrement tourné vers les autres ? Là où beaucoup fichent caméra ou stylo dans leur nombril pour “devenir auteur“, le comédien raconte à travers ses protagonistes la souffrance indicible de la perte de repères, du deuil, de l’homophobie, de la xénophobie, de la solitude, de la peur de mourir, de la “non conformité au modèle social“… Ça hurle, ça pleure, ça cause mal ; les personnages sont parfois incorrects, pas forcément aimables, mais au moins, ça vit et ça vibre dans les incertitudes du crépuscule, très loin des lumières isotropes des studios. Permise par l’investissement d’un Lance Henriksen hypnotique, cette plongée dans une mémoire

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L'éPOPée Verte, le docu

Scène stéphanoise | L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 mai 2021

L'éPOPée Verte, le docu

L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu constituer Rennes pour le rock dans les années 80, Saint-Étienne est aujourd'hui le berceau d'une scène musicale d'où émergent de nombreux talents mêlant chanson, rap et électro. Parmi ceux-ci, Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur ont pris part à un projet destiné à mettre en avant cette effervescence créative stéphanoise : l'éPOPée Verte. Si le concert parisien réunissant tous ces artistes n'a pu se tenir pour cause de Covid, une soirée s'est déroulée au Fil de Saint-Etienne le 3 octobre 2020. Si ce live est passé, vous pouvez le revoir

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2021 se déroulera sans Paroles & Musiques

Annulation festival | Comme en 2020, le festival stéphanois Paroles & Musiques est contraint de jeter l'éponge.

Nicolas Bros | Mercredi 28 avril 2021

2021 se déroulera sans Paroles & Musiques

Elle devait se dérouler du 17 au 23 mai mais il n'en sera rien. Malheureusement sans grande surprise, la 30e édition du festival Paroles & Musiques ne pourra pas se tenir ce printemps. L'organisation a décidé de ne pas prendre de risque. « Nous y avons cru longtemps, nous nous sommes adaptés aux préconisations gouvernementales en prévoyant des jauges assises et distanciées ainsi que toutes les mesures adaptées à la situation. Malheureusement, la sortie de crise est plus longue que prévue, et nous n'avons aucune visibilité sur une date de réouverture précise des lieux de spectacles à trois semaines de l'évènement », explique par communiqué le festival stéphanois, avant de donner rendez-vous du 16 au 22 mai 2022 pour la « 30e édition bis ». L'organisation a d'ailleurs précisé quelques points concernant cette édition 2022 : • La Nuit des Stéphanois est reportée au 2 octobre 2021 à 19h au Fil avec Broadway, Arpad Flynn, Doorsfall, Redbong, Radikale Junkypop, An'Om x Vayn et Felower • Le concert de Ben Mazué (+ Martin Luminet) est report

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Emilie Fontaine : photosensible

Portrait | Originaire de Saône-et-Loire, la jeune photographe Emilie Fontaine vient d’ouvrir les portes d’un nouveau lieu dédié à l’image fixe, au cœur de l’hyper-centre stéphanois. Rencontre avec une femme passionnée qui fait fi d’un contexte morose en mal de bonnes nouvelles.

Niko Rodamel | Vendredi 26 mars 2021

Emilie Fontaine : photosensible

Après seulement une dizaine d’années de pratique professionnelle dans la ville de Mâcon, Emilie Fontaine vient de poser ses valises dans un tout nouveau studio sous les Arcades de l’Hôtel de ville. Le local a été habilement aménagé et décoré avec goût, laissant entrevoir les différentes cordes de la maîtresse des lieux. L’offre de services s’étend du portrait-studio au reportage de terrain, en passant par la communication visuelle pour les entreprises, également assortie d’ateliers proposés aux enfants, aux ados et aux adultes. Organisée en plusieurs espaces fonctionnels et peuplée de matériel photographique (des appareils, des éclairages, un agrandisseur …), la boutique est un bel endroit où l’on se sent à l’aise dès les premiers instants. Tout sourire, Emilie ne cache pas la joie que lui procure ce nouveau challenge. Car le parcours de la jeune femme est avant tout l’histoire d’une reconversion réussie. Aide-soignante au centre hospitalier de Mâcon pendant dix ans, Emilie a profité d’une mise en disponibilité pour reprendre des études, se former à la photographie et préparer son virage professionnel. « Mon travail en service de réanimation était à la fois riche et difficil

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Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Article partenaire | L’habitat participatif n’est pas une simple mode mais un réel nouveau mode de vie et une aventure collective passionnante. Un concept qui mêle lien social, écoresponsabilité, cadre de vie de qualité, humanité et accessibilité. A Saint-Etienne, les projets de ce type fleurissent sous l’impulsion de l’EPA Saint-Etienne. On vous explique.

Article Partenaire | Mardi 9 mars 2021

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Eco-habitat, habitat partagé ou écogéré… autant de termes qui définissent le même concept : celui d’habitat participatif. Véritable projet de vie, l’habitat participatif est un levier d’innovations sociétales. Favorisant la création et le maintien de lien social, cette forme d’habitat rencontre un franc succès un peu partout. Il permet d’impliquer les futurs habitants dans l’ensemble de la démarche, depuis la conception du projet à la vie future de la construction mais également parfois dans la réalisation. Un idéal qui devient réalité en quelque sorte. A Saint-Etienne, ça existe et ça marche ! Les projets d'habitats participatifs prennent essor dans la France entière. Et Saint-Etienne ne fait pas exception. Le projet des « Castors », dans l' ÉcoQuartier Desjoyaux, inauguré en 2015, inspire l'EPA Saint-Étienne qui souhaite développer cette forme d'habitat à Saint-Étienne. Car ce type de projets est particulièrement intéressant ici, pour la qualité d'usages et la qualité environnementale qu'ils permettent de développer. Et contrairement aux id

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Laurent Deloire : « L’éducation peut faire bouger les lignes »

Entretien | Laurent Deloire est un caricaturiste ligérien, originaire de Saint-Chamond. Avec lui, nous sommes revenus sur son parcours, sur l'évolution de son métier, du dessin de presse et de la caricature, dans une société qui a bien changé au fil des années.

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Laurent Deloire : « L’éducation peut faire bouger les lignes »

Comment êtes-vous tombé dans le dessin ? Un peu comme la plupart de mes camarades. On tombe dedans insidieusement. J’étais plutôt l’élève du fond de la classe, près du radiateur, avec la fenêtre pas trop loin. Et puis, tu commences à crobarder parce que tu t’ennuies. Tu dessines les profs, les camarades et cela devient une espèce de fonction sociale, en tout cas à l’époque. En fait, nous étions des élèves qui restions quand même dans le coup. J’avais en quelque sorte la fonction de faire rigoler, pas tant par mon extraversion mais plutôt par mes dessins. Le fait d’avoir une utilité de ce point de vue-là, le regard des autres sur ce que tu fais, ça te fait prendre conscience que tu as quelque chose à transmettre avec ça. Sur quels supports avez-vous travaillé au début ? Mon premier dessin distribué "à grande échelle", c’était lors d'une campagne électorale à Saint-Chamond, pour un candidat un peu loufoque, Paul Privat. Il représentait les écologistes et il était parti en guerre contre le maire socialiste de l’époque, Jacques Badet. J’avais alors dessiné Jacques Badet détruisant avec une grosse masse une maison import

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Une belle édition

Publications locales | Ils sont 10 éditeurs stéphanois à donner rendez-vous aux lecteurs au bas de la rue de la République pour quelques idées cadeaux bienvenues. Des mots, des pages, (...)

Nicolas Bros | Lundi 14 décembre 2020

Une belle édition

Ils sont 10 éditeurs stéphanois à donner rendez-vous aux lecteurs au bas de la rue de la République pour quelques idées cadeaux bienvenues. Des mots, des pages, des dessins... Tout cela voltige entre romans, essais, BD, livres d'art ou fanzines, le tout bien de chez nous. L'occasion par exemple de se laisser tenter par l'émotion transportée par la BD Somaliland sous la plume du journaliste Clément Goutelle chez Jarjille Editions ou bien par un polar frissonnant des Editions du Caïman. Il y en a pour tous les goûts ! Noël des éditeurs stéphanois, du 18 au 23 décembre (14h/19h) au 6 rue de la République à Saint-Étienne Avec Jarjille, Sous le Sceau du Tabellion, Abribus éditions, Editions du Caïman, Le Réalgar, Editions du Joyeux Pendu, Abatos, Olifanzine, Limax et Collectif Eina

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Tibert / Des routes à prendre

Portrait | Fondateur et directeur artistique du festival Les Oreilles en Pointe, depuis plus de trente ans Tibert défend vaille que vaille la chanson francophone. En cette fin d'année morose, le chanteur et guitariste sort contre vents et marées un sixième album, Tranche désir. Portrait entre terre et mer d'un homme qui possède six cordes à son arc.

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Tibert / Des routes à prendre

Remontons le temps. Le petit Alain Rocher naît en 1961 à Saint-Étienne de parents lozériens et auvergnats. Comme souvent chez les musiciens, c'est de la fascination pour un instrument qui va naître une passion que les années ne pourront plus jamais taire. Vers l'âge de neuf ans, Tibert est confié à ses grands-parents le temps que ses oreillons cessent d'être contagieux pour ses deux frangins. « Comme il n'avait pas de jeux pour les gosses, mon grand-père était dépité. Un jour il a sorti sa mandoline et quelques vieilles partitions poussiéreuses puis, cassant une dent d'un peigne pour s'en faire un médiator, s'est mis à gratter les cordes. J'étais impressionné par ses gros doigts qui couraient sur les toutes petites cases de l'instrument ! » Tibert se souvient encore très distinctement de ce déclic, décrivant une véritable révélation pour la musique. Plus tard ce sera son père, professeur de lettres, qui lui fera découvrir la littérature... Tout en poursuivant des études littéraires jusqu'à la maîtrise, le jeune homme jongle entre cours de chant classique au conservatoire de Saint-Étienne et formation en guitare jazz à l'EMRA de Villeurbanne. Après quelques années à ense

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Le street c’est chic

Expo | A l’occasion de son exposition de Noël la galerie PASQUI ouvre ses cimaises à de nouveaux artistes, augmentant une offre déjà riche et (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Le street c’est chic

A l’occasion de son exposition de Noël la galerie PASQUI ouvre ses cimaises à de nouveaux artistes, augmentant une offre déjà riche et diversifiée. Imprégné de pop-culture et animé par la volonté de démocratiser l’art, le sculpteur-designer-musicien Richard Orlinski décline son Kiwikong en deux séries, dont l’une en édition limitée. Aux côtés de trois œuvres de Caroline Maurel dans lesquelles l’artiste fait prendre la pose aux jouets, nous découvrons le travail en 3D lenticulaire d’Alain Vaissiere. Dans la vitrine Est, ne ratez pas le clin d’œil coquin à Miss.Tic signé Ladamenrouge (voir notre article). Exposition de Noël à la galerie PASQUI, décembre et au-delà, 9 rue des Creuses à Saint-Étienne

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Mode, éthique et pièces uniques : la sape change de camp

Fringues | En quelques années seulement, six friperies ont ouvert leurs portes à Saint-Étienne, proposant leurs pièces uniques à celles et ceux qui souhaitent se démarquer. Zoom sur ces sapeurs nouvelle génération.

Cerise Rochet | Mardi 8 décembre 2020

Mode, éthique et pièces uniques : la sape change de camp

Pour Sarah, tout a commencé il y a 15 ans, lors d’une première étude de marché lancée comme ça, pour voir. Dénicheuse de pièces vintages depuis toujours, la jeune femme se tâte alors à monter une boutique... Un projet long, qui va demander du temps, de la patience et de la réflexion. Et puis il y a 6 ans, tout s’accélère. Alors qu’elle est à la recherche d’un local, elle apprend que Banana’s, véritable institution stéphanoise, est sur le point de fermer ses portes. « J’ai aimé l’idée de laisser la lumière allumée dans ce magasin. Je n’ai pas repris l’affaire, je me suis simplement installée au même endroit, parce qu’en réalité, hormis le côté vintage qui fait le lien entre les deux boutiques successives, tout est assez différent », explique la modeuse. Ainsi, à la Belette, on vient trouver des vêtements anciens, de qualité car conçus pour durer, et qu’on ne verra pas chez tout le monde… We love vintage Ce que propose également Chloé, dernière-née de la fripe, qui a ouvert sa Dealeuse de Chiffons en septembre. D’abord lancée sur internet, sa boutique est aussi la concrétisation de sa passion pour la seconde main, la chine, et le besoin irrépressible

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Coup de crayon

Colorier & gribouiller | Véronique Vernette dessine le quotidien d’une Afrique urbaine haute en couleurs, nourrissant des albums destinés généralement aux enfants. En cette fin (...)

Niko Rodamel | Lundi 14 décembre 2020

Coup de crayon

Véronique Vernette dessine le quotidien d’une Afrique urbaine haute en couleurs, nourrissant des albums destinés généralement aux enfants. En cette fin d’année, l'illustratrice stéphanoise publie deux ouvrages d’une grande fraîcheur à parcourir en famille. Réalisé en collaboration avec Arnaud Rodamel, Le Burkina Faso de A à Z est un truculent abécédaire dont les photographies et les dessins mêlés illustrent mots et expressions locales liées aux métiers, aux objets ou à la cuisine du pays des hommes intègres. Le très beau Carnet de dessins inachevé est également à retrouver au Local, 38 rue de la Badouillère à Saint-Étienne. Carnet de dessins inachevé, Veronique Vernette, aux éditions Points de suspension

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Ouvre bien tes esgourdes !

Initiative locale | L'initiative Tu m'écoutes, lancée par une quarantaine d'acteurs du secteur musical ligériens, depuis les salles aux labels en passant par les producteurs ou (...)

Nicolas Bros | Vendredi 4 décembre 2020

Ouvre bien tes esgourdes !

L'initiative Tu m'écoutes, lancée par une quarantaine d'acteurs du secteur musical ligériens, depuis les salles aux labels en passant par les producteurs ou les festivals, a un seul et unique but. « L'idée est de sensibiliser l'opinion publique aux difficultés que connaît la culture qui n'est quasiment pas soutenue par l'État hormis quelques structures » explique David Rivaton, responsable de l'agence management artistique et de booking WAB et du label stéphanois Pont Futur. À travers une lettre ouverte disponible sur le site tumecoutes.fr, les signataires veulent inciter le public à continuer à tendre l'oreille vers le travail des artistes locaux et régionaux, que ce soit en live (quand ce sera de nouveau possible) mais également en ligne ou en achetant des productions. « Partagez, streamez et allez découvrir ! » résume David Rivaton. Pour lire la lettre au public, rdv sur cette page : tumecoutes.fr

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S’en payer une bonne tranche

Cadeaux spectacles | En 2021, c’est décidé : on aura plus que jamais besoin de se marrer. Alors, pour Noël, on jette un œil du côté des cafés-théâtres du département, qui proposent (...)

Cerise Rochet | Lundi 14 décembre 2020

S’en payer une bonne tranche

En 2021, c’est décidé : on aura plus que jamais besoin de se marrer. Alors, pour Noël, on jette un œil du côté des cafés-théâtres du département, qui proposent des coffrets-cadeaux et autres places de spectacles à offrir à vos proches. Coffret version enfant ou adulte pour Agapes et spectacles à Montbrison, invitations spectacles selon plusieurs formules au KFT de Saint-Galmier, bons cadeaux à la Comédie Triomphe, ou chèques cadeaux selon plusieurs formules au Quai des Artistes… Pour la plupart, les billets contenus dans ces paquets sont valables au moins un an, et laisseront donc le temps à ceux qui les reçoivent de prendre leur temps ! Renseignements et achats sur les sites internet respectifs des cafés-théâtres, ou auprès des Offices de Tourisme

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Sosie or not sosie

Café-théâtre | Ils sont prêts à tout, mais bons à rien… Samuel est un père de famille qui se prend pour la réincarnation d’Elvis Prestley. Son fils, lui, se rêve en Michaël (...)

Cerise Rochet | Mardi 8 décembre 2020

Sosie or not sosie

Ils sont prêts à tout, mais bons à rien… Samuel est un père de famille qui se prend pour la réincarnation d’Elvis Prestley. Son fils, lui, se rêve en Michaël Jackson. Quant à sa femme, elle a une fâcheuse tendance à ne pas trop cracher sur la bibine. Ensemble, ils nourrissent un joli projet : trouver suffisamment d’argent pour se rendre à un concours de sosie à Las Vegas… Quitte à déplumer le reste de leur famille. Bienvenue à Loose Vegas, le 31 décembre à 18h15, 20h15 et 22h15 aux Foréziales à Montrond-les-Bains

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"Falling" : Une vie au présent (dé)composé

ECRANS | ★★★★☆ De et avec Viggo Mortensen (É.-U., 1h52) avec également Lance Henriksen, Terry Chen… Sortie le 30 décembre

Vincent Raymond | Mardi 8 décembre 2020

Octogénaire, Willis évolue dans un temps embrumé : les souvenirs de sa jeunesse se mêlent au présent. Quand son fils John lui suggère de venir auprès de lui en Californie, le vieil homme aussi rude que réactionnaire l’envoie paître sans égards, la démence aggravant sa désinhibition… Pourquoi n’est-on pas étonné de voir avec Falling, premier film signé Viggo Mortensen, un récit intime entièrement tourné vers les autres ? Là où beaucoup fichent caméra ou stylo dans leur nombril pour “devenir auteur“, le comédien raconte à travers ses protagonistes la souffrance indicible de la perte de repères, du deuil, de l’homophobie, de la xénophobie, de la solitude, de la peur de mourir, de la “non conformité au modèle social“… Ça hurle, ça pleure, ça cause mal ; les personnages sont parfois incorrects, pas forcément aimables, mais au moins, ça vit et ça vibre dans les incertitudes du crépuscule, très loin des lumières isotropes des studios. Permise par l’investissement d’un Lance Henriksen hypnotique, cette plongée dans une mémoire défaillante se double d’une écritu

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Noël sous Covid

La chronique du Chicandier #12 | Bon les mecs cette année sera définitivement l'année la plus bizarre de nos vies ! Noël est pour ainsi dire annulé. Alors oui, sur le papier on peut mais la (...)

Jason Chicandier | Mardi 8 décembre 2020

Noël sous Covid

Bon les mecs cette année sera définitivement l'année la plus bizarre de nos vies ! Noël est pour ainsi dire annulé. Alors oui, sur le papier on peut mais la vieille a 75 barreaux et elle préfère se faire braquer au supermarché que de faire la bise aux mouflets. Donc bon, on a décidé cette année : pas de Noël et puis voilà. On ira chercher des huîtres chez Leclerc, on se mettra un bon zapping W9, pattes écartées en Crocs et la messe sera dite. Bien sûr on se rassurera en se disant qu'on n'a pas à supporter la belle-sœur et son cul de la taille de la Grand'Église, la belle-mère et ses avis sur tout, le beau-père qui offre éternellement le dernier Goncourt et une mauvaise dinde sèche comme mes pistaches au Flamingo à la sortie de Rosas... Mais au fond de nous, dans notre cœur de gosse de 5 ans, on le veut notre Noel. Parce que précisément, Noël c'est comme les élections présidentielles, on sait qu'on sera déçus mais on veut y croire jusqu'au dernier moment. On s'habille bien. On regarde sa femme qui est superbe dans sa petite jupe. On aimerait bien y fourrer l'Jesus avant la dinde même que ! Et puis on a besoin de se voir, de se critiquer aussi, on a besoin de savoir pourquoi sa mè

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CARBONE, bis repetita

ARTS | Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures (...)

Niko Rodamel | Mercredi 21 octobre 2020

CARBONE, bis repetita

Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures qui œuvrent au quotidien au sein de leur territoire. Sous la direction de Akim Pasquet, Léa Cotart-Blanco et Linda Roux, la seconde édition de cette Biennale de collectifs et lieux d'artistes met ainsi en lumière comme en résonance des plasticiens et des réseaux qui conservent un lien étroit avec leur quartier, leur ville, leur région et les habitants qui y vivent. Qu’elles soient internationales, nationales ou régionales, les structures invitées forment une communauté d'esprit dans laquelle, chacune à leur manière, toutes s'engagent avec force en faveur des arts plastiques. Le programme promet un riche télescopage d'expositions, des performances et des conférences, un peu partout dans la ville : galeries, librairies, magasins en stand by ou encore dans l’espace urbain. Dix jours de rencontres et d'aventures artistiques hors normes qui forment le précieux reflet d'une création prospective nationale et internationale, à la fois exigeante et populaire. Parmi la trentaine de propositions, le run-space Greenhouse accueillera

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Le concert "Fraternités" à la Cathédrale Saint-Charles maintenu en horaire avancé

Classique | Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le (...)

Nicolas Bros | Vendredi 16 octobre 2020

Le concert

Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem du compositeur stéphanois Pascal Descamps, est maintenu mais en horaire décalé. Au lieu de 20h, le spectacle débutera à 18h. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, a décidé ce changement d'heure au lieu d'annuler la prestation. La rencontre d'avant-spectacle n'aura, quant à elle, pas lieu. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, propose, aux personnes pour qui le nouvel horaire ne conviendrait pas, de procéder à un échange de billets pour un autre spectacle de la saison 20/21 ou bien de demander un remboursement. Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le 04 77 47 83 40 ou envoyer un courriel à opera.billetterie@saint-etienne.fr

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Pas de Positive Education Festival en 2020

Electro | Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs (...)

Nicolas Bros | Lundi 12 octobre 2020

Pas de Positive Education Festival en 2020

Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs ont dû se rendre à l'évidence et la tenue d'un tel événement n'est malheureusement pas possible avec les conditions sanitaires actuelles. « Nous avions fait le choix d'un line-up hexagonal en alternative à la programmation de départ, plus internationale, une affiche en défense de nos scènes foisonnantes, prête à braver la tempête des incertitudes et de l'évolution du contexte. Le moment était également propice à repenser ce rendez-vous important à une autre échelle, plus saine et humaine sans la priver de son âme ni de son sel. Pourtant, à l'heure où tout est prêt, programmé, organisé, il nous faut renoncer », expliquent à regret, les organisateurs sur le compte Facebook du festival tout en tem

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"Miss" : Pas celle que vous croyez

ECRANS | ★★☆☆☆ De Ruben Alves (Fr., 1h47) avec Alexandre Wetter, Pascale Arbillot, Isabelle Nanty…

Vincent Raymond | Mercredi 21 octobre 2020

Passer de l’exception à l’acceptation : telle est la situation d’Alex dans Miss, où un jeune homme à demi-marginalisé recherche un épanouissement libérateur en mentant sur son identité et en participant au concours Miss France… Signée Ruben Alves, cette comédie grand public aux accents de feel good movie devrait contribuer à dégetthoïser la situation des personnes transgenres — d’autant qu’elle est tournée avec la transparente complicité du Comité Miss France (qui s’achète ici une image de modernité, alors même que ses statuts poussiéreux prouvent régulièrement leur inadéquation avec la société contemporaine) et de comédiens hyper-populaires, comme Isabelle Nanty ou Thibaut de Montalembert en trav’…ailleuse du sexe au Bois. Mais ce film, qui tient beaucoup du conte d’Andersen, ne tiendrait pas sans la personne ni la personnalité d’Alexandre Wetter, qui fait exister le personnage à travers son parcours initiati

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"Peninsula" : Encore en Corée

ECRANS | ★★☆☆☆ De Sang-Ho Yeon (Cor.-du-Sud, 1h56) avec Dong-won Gang, Do-Yoon Kim, Jung-hyun Lee…

Vincent Raymond | Mercredi 21 octobre 2020

Depuis qu’une épidémie de zombies a ravagé la Corée (voir Dernier train pour Busan), l’ensemble de la péninsule a été mise sous clef. Un groupe de mercenaires y est pourtant expédié pour récupérer un transport de fonds. Problème : des survivants demeurent sur place, et ils ne sont guère commodes… Passons sur la dimension prophétique d’une pandémie venue d’Asie (ou d’ailleurs) : Peninsula ressemble surtout à un gigantesque gymkhana façon Mad Max rencontre Fast and Furious, qui hélas tire à la ligne en faisant durer ses poursuites en bagnoles déglinguées tamponnant les zombies. Certes, c’est spectaculaire à bien des égards, mais Sang-Ho Yeon aurait pu croquer vingt minutes sans nuire à un film déjà lesté par une collection de personnages clichés : gamine boudeuse mais super forte en voiture téléguidée, l’adolescente conduisant comme Lewis Hamilton, chef militaire falot et alcoolique dominé par son second (comme le capitaine Haddock par Allan Thompson), héros invulnérables malgré des tombereaux de morts-vivants. La déception s’avère d’autant plus grande

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"Last Words" : Cinema inferno

ECRANS | Après ses documentaires portant sur son autre métier-passion (Mondovino, Résistance naturelle), le cinéaste-sommelier Jonathan Nossiter livre une fiction crépusculaire sur notre civilisation annoncée comme son testament cinématographique. C’est ce qu’on appelle avoir le devin triste…

Vincent Raymond | Mercredi 21 octobre 2020

La Terre, en 2085. Alors que le désert a recouvert la quasi-totalité de notre planète frappée par une épidémie, l’un des ultimes survivants, Kal, découvre à Paris d’étranges bobines de plastique. Elles le conduiront, après un passage en Italie, à Athènes où subsiste un reliquat d’humanité. Ensemble, ils seront les derniers à (re)découvrir la magie d’un art oublié de tous : le cinéma… Est-ce un effet d’optique, ou bien le nombre de films traitant de catastrophes à l’échelle mondiale ne subit-il pas une affolante inflation — et encore, l’on parle de ceux qui sortent (Light of my Life, Peninsula…), vont sortir (Sans un bruit 2…), en se doutant pertinemment que la Covid-19 et la pandémie vont en inspirer une kyrielle d’autres, à des degrés plus ou moins métaphoriques. Appartenant à la cohorte des prophétiques et des moins optimistes (prouvant par cela à quel point ce natif du Nouveau Monde a épousé les mœurs de l’Ancien), celui de Nossiter assume sa radicalité ; il se paie même le luxe d’être du fond de s

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L'Amérique sacrée d'Holy Bones

Americana & folk-rock | Porté par des mélodies habitées et une production somptueuse qui fleure bon l'americana, le trio folk-rock grenoblois Holy Bones mené par François Magnol a (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 6 octobre 2020

L'Amérique sacrée d'Holy Bones

Porté par des mélodies habitées et une production somptueuse qui fleure bon l'americana, le trio folk-rock grenoblois Holy Bones mené par François Magnol a livré un premier album en 2019, Silent Scream, qui n'est pas passé inaperçu. Sans doute H-Burns est-il le chef de file (si tant est qu'elle existe en tant que telle) d'une école musicale qui abriterait également, chacun dans leur genre, Quintana, Jose & the Wastemen et Picky Banshees. Mais il conviendra d'ajouter Holy Bones qui, depuis huit ans, fait ses griffes folk-rock, s'affirmant comme l'un des plus solides éléments de cette esthétique qui n'a d'yeux que pour le rêve américain, ses mythes, ses clichés, sa culture. Holy Bones, vendredi 16 octobre au Château de Saint-Victor-sur-Loire

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Zed Yun et les autres

Disques locaux | Le rappeur Zed Yun Pavarotti n'a pas oublié ses racines. La preuve avec le titre de son premier album, Beauseigne. Un titre qui colle bien à son univers (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Zed Yun et les autres

Le rappeur Zed Yun Pavarotti n'a pas oublié ses racines. La preuve avec le titre de son premier album, Beauseigne. Un titre qui colle bien à son univers rap qui surfe sur les désillusions d'une jeunesse un peu perdue. Puissance, maîtrise et divagation font de chaque composition de cet artiste, toujours accompagné de son fidèle producteur Osha, un nouveau titre destiné à tourner en boucle dans toute bonne playlist. Zed Yun Pavarotti n'est pas l'avenir du hip-hop français, il est le rap français actuel. Signalons aussi tout d'abord les deux EP d'un autre artiste stéphanois qui fait frémir le public parisien et francophone : Fils Cara. Avec Volume et Fictions, il impose une chanson hybride gonflée à la sub pop et au rap. Ensuite, c'est encore un artiste stéphanois, Lucas Ottin, alias Claustinto, qui a délivré le 18 septembre un premier album à l'engagement

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Le rab du futur

Spot resto | La Fabuleuse Cantine est une réussite bien stéphanoise. La structure qui met en avant la cuisine anti-gaspi et zéro-déchet vient de prendre ses nouveaux quartiers dans le Bâtiment des forces motrices au coeur de la cour de l'ancienne Manufacture d'armes de Saint-Etienne. Une belle histoire qui continue et qui se propage.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Le rab du futur

C’est un lieu un peu hors du temps, situé juste derrière la Cité du design. Un espace où l’on fait de la récup’ la base d’un travail de qualité. Ça s’appelle La Fabuleuse Cantine et c’est un projet 100% fièrement stéphanois, initié par Boris Fontimpe, chef de cuisine et Julien Morel, artiste plasticien. Ces deux amis, partis du constat que « chaque minute en France, 20 tonnes de produits alimentaires sont jetées » ont décidé de lancer en 2017 cette « cantine » en forme de lieu de vie, plutôt qu’un énième resto. Installé tout d’abord dans le bâtiment 244 de l’ancienne Manufacture d’armes de Saint-Étienne, la Fabuleuse Cantine vient de s’installer dans “les Forces motrices”, au centre de la cour des “H”. « Un lieu chargé d’histoires et de souvenirs » comme l’explique l’équipe du projet qui sied comme un gant à cette « cantine de quartier ». Un lieu « caméléon » Côté cuisine, la Fabuleuse Cantine propose une cuisine qui s’inscrit plus que jamais dans cette volonté anti-gaspi et zéro déchet, tout en favorisant le bien manger, mieux manger et manger local « pour pas trop cher

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Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

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Six expos principales pour la Biennale 2021

Biennale design | La 12e Biennale internationale design 2021 de Saint-Étienne qui se déroulera si tout va bien du 28 avril au 22 août 2021, proposera six expositions (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 octobre 2020

Six expos principales pour la Biennale 2021

La 12e Biennale internationale design 2021 de Saint-Étienne qui se déroulera si tout va bien du 28 avril au 22 août 2021, proposera six expositions principales destinées à « explorer les bifurcations ». "Bifurcations, choisir l’essentiel" étant le thème général de cette Biennale. Ces six expositions sont : Domesticité : vivre les bifurcations chez soi (commissariat : Catharine Rossi, Jana Scholze et Penny Sparke), Automobile : un objet qui questionne (commissariat : Olivier Peyricot), Afriques urbaines et rurales : un design d'influence sociale qui fait bifurquer les territoires (commissariat : Franck Houndégla), Dépliages : le design industriel pense les changements des objets corporels (commissariat : Florian Traullé), Pédagogies : expérimenter aujourd'hui pour apprendre demain (co-commissariat : Sophie Pène / co-commissariat et scénographie : étudiants et enseignants de l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne) et Les façons de produire (exposition-expérimentation proposée par le designer Ernesto Oroza). 12e Biennale du design, du 28 avril au 22 août 2021

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​La bossa, c’est beau ça

MUSIQUES | Digne héritier des Tropicalistes (avec en tête Caetano Veloso et Gilberto Gil qui durent fuir la dictature militaire dans les années 60), Lucas (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

​La bossa, c’est beau ça

Digne héritier des Tropicalistes (avec en tête Caetano Veloso et Gilberto Gil qui durent fuir la dictature militaire dans les années 60), Lucas Santtana chante de façon habile et sarcastique le Brésil d’aujourd’hui, dénonçant le grotesque d’un président qui exacerbe les frontières sociales et bafoue l’écologie. Après une période de samba symphonique gorgée de samples, l’artiste revient à l’essentiel et se concentre aujourd’hui sur la voix comme pour mieux nous parler à l’oreille, entre héritage et hommage à Joao Gilberto disparu l’an passé. Lucas Santtana, samedi 10 octobre à 20h30, Théâtre Quarto à Unieux

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Where is Brian ?

Nouveau lieu | Dans le couple Koenig, Faty avait ouvert Kitchen Street l’an passé au 10 rue de la République : un coffee shop cosy et tendance où est (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Where is Brian ?

Dans le couple Koenig, Faty avait ouvert Kitchen Street l’an passé au 10 rue de la République : un coffee shop cosy et tendance où est servie une gamme snacking chic de croque box, wrap box, bowl box et pâtisseries. Florian vient quant à lui de transformer son restaurant bistronomique Maryse & Eugénie en un nouveau lieu entièrement tourné vers l’événementiel, Kitchen Place, au 7 rue François Gillet. Deux salles, deux ambiances. Si le premier spot fonctionne du mardi au samedi, le second ouvre ses portes au gré des événements, qu’ils soient organisés par des tiers ou proposés par le jeune couple. Depuis sa naissance fin août, Kitchen Street semble déjà sur de bons rails avec un agenda plutôt fourni. Ateliers de yoga, de cardio boxing ou de pâtisserie, expo photo, vide-dressing, défilés, brunchs et anniversaires ont rythmé les premières semaines d’exercice. Il est possible de privatiser le lieu pour tout type d’événement professionnel ou familial, en demi-journée, journée ou soirée, pour un petit-déjeuner, un déjeuner, un dîner, un cocktail dînatoire ou un brunch.Proposant également un service de traiteur événementiel sur mesure, Faty et Florian Koenig restent fidèles à leur

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"Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary" : La rouée vers l’Ouest

Animation dès 6 ans | ★★★☆☆ de Rémi Chayé (Fr.-Dan., 1h24) avec les voix de Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian… ​Sortie le 14 octobre

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Tolérée dans un convoi de pionniers rigoristes, la famille Cannary fait désordre. Quand le père malchanceux se blesse, sa fille Martha Jane choque en prenant les rênes, puis en s’habillant en garçon. Injustement accusée d’un vol, la pré-ado rebelle quitte cette horrible compagnie et part à l’aventure… Cette évocation romancée et héroïque de la future Calamity Jane, légende du Far West dont elle constitue l’une des rares icônes féministes/féminines, est moins une biographie qu’une chronique de cette époque de toutes les fortunes ou l’occasion d’en revisiter les codes : caravanes, ville-champignon avec saloon, régiment de cavalerie, trappeurs, mine d’or, aiglefins, Indiens… C’est un concentré du mythe fondateur de l’Amérique que Chayé nous offre, avec en sus cet art poétique de la couleur n’appartenant qu’à lui, et dont on avait pu profiter dans Tout en haut du monde. Ses jeux d’aplats et son flat design créent, étonnamment, une grande profondeur à ses images. Plus haute distinction pour un long métrage au Festival d’Annecy, le Cristal qu’il a décroché est largement mérité.

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"Drunk" : Qui abuse, boira…

Film du mois d'octobre 2020 | Thomas Vinterberg s’empare d’une théorie tordue pour s’attaquer à un nouveau “pilier culturel“ scandinave : la surconsommation d’alcool. Une fausse comédie et une vraie étude de mœurs à voir cul sec.

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Ils sont quatre potes, au bas mot quadragénaires et profs dans le même lycée. Quatre à ressentir une lassitude personnelle et/ou professionnelle. Quatre à se lancer, « au nom de la science » dans une étude secrète : tester la validité de la théorie d’un chercheur norvégien postulant qu’un humain doit atteindre une alcoolémie de 0, 5 g/l pour être dans son état normal : désinhibé et créatif. Commence alors une longue descente — et pas qu’aux enfers… Drunk se décapsule sur une séquence qu’on croirait documentaire, montrant ce qui ressemble à une soirée d’intégration entre étudiants (en réalité, il s’agit d’élèves de terminale), en train de se livrer à une sorte de compétition sportive. Sauf qu’ici, l’enjeu pour les participants n’est point tant de courir vite, mais pour chacun d’engloutir le contenu d’une caisse de bière, de le vomir, avant d’aller semer sa “bonne humeur“ éthylique dans les rues de la ville et ses transports en commun. Ce ne sont pas tant les débordements (somme toute minimes et potaches) causés par ces lycéens bien peignés qui choquent ; pl

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La cuite, cette somptueuse roulette russe !

La chronique du Chicandier #11 | Toute la beauté slave de la murge réside dans l'inconnu ! Après évidemment on peut se prendre des grandes rasades d'adjuvant ayant transité par des cifs (...)

Jason Chicandier | Mardi 6 octobre 2020

La cuite, cette somptueuse roulette russe !

Toute la beauté slave de la murge réside dans l'inconnu ! Après évidemment on peut se prendre des grandes rasades d'adjuvant ayant transité par des cifs mexicains pour garder l'contrôle mais au fond, la perte de contrôle n'est-elle pas consubstantielle à la noblesse de l'ivresse ? Et pourquoi toujours taper de la poudre avec les genoux dans la pisse ? Hein ? Pourquoi ? Une belle murgasse, c'est le texto qu'il ne fallait pas envoyer à 4h du matin à son manager « Ch'vai t'fumez sal baaaaatard ! » ou alors un p'tit règlement de compte au schlass avec un p'tit fumelon bien gauchissss devant l'rade "Les deux briquettes"... le tout évidemment mal joué, délirant, l'fiandard luisant, dégoulinant, le fute collé à la gourde ! Ce genre d'alcool qui vous rend bien agressif, celui qui ferait vous fâcher avec Christophe Mae, le Dalaï Lama et ses briqueuses de chignole en claquettes et toges oranges, celui qui vous ferait fâcher avec votre soeur yogiste, on devient l'œil de Sauron du pourcentage, le Barbe Bleu du Gin To, le Dark Vador du Moscow Mule ! Mais au fond, n'est-ce pas celui qu'on attendait pour expulser nos pensées nietzschéennes les plus noires ? Pas vrai Pepito ? Le délire

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