Casting pour un tournage à Pont-Salomon avec Romain Duris

Nicolas Bros | Jeudi 13 juin 2019

Photo : © nicolas genin from Paris, France [CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)]


Le prochain long-métrage de Martin Bourboulon, Eiffel, avec dans les rôles principaux Romain Duris et Emma Mackey, parlera de l'histoire secrète de la création de la Tour Eiffel née d'une passion amoureuse entre le créateur et Adrienne Bourgès... La production (VVZ Production/L'Insensé Films) recherche des hommes en figuration (possédant une expérience de fonderie ou de chaudronnerie) et âgés entre 18 & 65 ans ayant des moustaches, barbes, favoris ou rouflaquettes (si ces personnes n'ont ni barbe, moustache ou favoris, il faudrait qu'elles acceptent de les faire pousser dès maintenant). Le tournage aura lieu en septembre à Pont-Salomon (Haute-Loire). Les personnes intéressées peuvent envoyer une photo récente ou selfie par mail à : uninventeurcasting@gmail.com avec comme référence PONT-SALOMON.

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Sous un arbre

Festival lectures | Une pause au cœur de l’été, tranquille à l’ombre. Un moment de songe en pleine nature. Rendez-vous des âmes littéraires, les Lectures sous l’Arbre fêteront (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Sous un arbre

Une pause au cœur de l’été, tranquille à l’ombre. Un moment de songe en pleine nature. Rendez-vous des âmes littéraires, les Lectures sous l’Arbre fêteront cette année leurs 30 ans, sur le plateau du Vivarais-Lignon. Au programme de cette édition : une mise à l’honneur de l’Italie, des éditions La Fosse aux Ours et du travail du photographe Hans Sylvester, mais aussi différents ateliers. Attention, nombre de places limité, il est conseillé de s’inscrire en amont de l’événement. Festival Lectures sous l'Arbre, du 15 au 21 août, au Chambon-sur-Lignon et alentours Plus d'infos sur www.lectures-sous-larbre.com

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Mielleux et mélodieux

Coffret CD | Force tranquille connecté à la vraie vie, aux forêts du Meygal, et aux notes de sa guitare, l’artiste ponot Yvan Marc propose des coffrets sucrés pour les (...)

Cerise Rochet | Lundi 14 décembre 2020

Mielleux et mélodieux

Force tranquille connecté à la vraie vie, aux forêts du Meygal, et aux notes de sa guitare, l’artiste ponot Yvan Marc propose des coffrets sucrés pour les oreilles… Et les papilles. Grâce à la collaboration de deux artisans locaux, le chanteur a mis au point 5 paniers api-culturels, qui contiennent son dernier album, L’ancien Soleil, sorti en septembre, et des produits à base de miel. En pot, en bonbon, en sucette, en nougat… Pour écouter en dégustant. Dispo sur www.yvanmarc-officiel.com, rubrique « boutique »

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Pop céleste au Plateau

Festival musiques actuelles | Le festival Oh Plateau a fait volte-face, et tant mieux. D'abord annulé pour cet été 2020, il se tiendra bel et bien les 25 et 26 juillet du côté de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Pop céleste au Plateau

Le festival Oh Plateau a fait volte-face, et tant mieux. D'abord annulé pour cet été 2020, il se tiendra bel et bien les 25 et 26 juillet du côté de la Commanderie et du Lac de Devesset à la limite entre Ardèche et Haute-Loire. Côté line up, toujours une jolie orientation pop actuelle avec trois formations à suivre. Les Stéphanois de La Belle Vie sont de la partie aux côtés des Lyonnais de Johnnie Carwash et des Marseillais de Tropicold. Bonnes vibes, balades champêtres et fraîcheur du son assurés. Oh Plateau 2020, samedi 25 et dimanche 26 juillet au Lac du Devesset (Ardèche)

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"Le Déserteur" : Fear West

ECRANS | de Maxime Giroux (Can., int. -12ans, 1h34) avec Martin Dubreuil, Romain Duris, Reda Kateb…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Une époque indéfinie, dans l’Ouest étasunien. C’est là que Philippe s’est expatrié pour fuir son Canada et une probable mobilisation. Tirant le diable par la queue, il survit en participant à des concours de sosies de Charlie Chaplin. Mais le diable ne s’en laisse pas compter et le rattrape… N’était son image en couleur, le film de Maxime Giroux pourrait pendant de longues minutes passer pour contemporain des Raisins de la colère (1940), avec son ambiance post-Dépression poussant les miséreux à l’exil et transformant les malheureux en meute de loups chassant leurs congénères. Et puis l’on se rend compte que le temps du récit est un artifice, une construction — comme peut l’être le steampunk —, un assemblage évoquant une ambiance plus qu’il renvoie à des faits précis ; une ambiance qui semble ô combien familière. Aussi ne tombe-t-on pas des nues lorsque l’on assiste, après sa longue errance entre poussière et villes fantômes, à la capture de Philippe par un réseau de trafiquants de chair humaine pourvoyant de pervers (et invisibles) commanditaires. Fatalité et ironie du sort : fuir le Charybde d’une guerre

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Maxime Giroux : « On n’a pas appris de nos erreurs, on répète l’Histoire »

ECRANS | Après "Felix & Meira", le réalisateur québécois Maxime Giroux signe une parabole sur la férocité cannibale de la société capitaliste, qui conduit l’Homme à exploiter son prochain. Entretien avec un cinéaste guère optimiste sur le devenir de notre monde…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Maxime Giroux : « On n’a pas appris de nos erreurs, on répète l’Histoire »

Pourquoi le titre original, La Grande Noirceur, n’a-t-il pas survécu à sa traversée de l’Atlantique ? Maxime Giroux : (rires) Il faudrait poser la question à mon distributeur. Quand je fais des films, j’aime bien qu’on laisse la liberté de les faire comme je veux. Alors, quand des distributeurs me demandent de changer le titre pour sortir dans un pays X, je dis oui (rires). Je pense que La Grande Noirceur était peu trop négatif ; et puis c’était surtout une référence à une époque au Québec qui ne parlait pas au public européen. Votre histoire est une uchronie située sur un territoire immense, indéfini (l’Ouest sauvage tel qu’on le fantasme). Ce double flou spatio-temporel, est-ce pour atteindre à l’universel, à la métaphore ? Tout à fait. Mon but n’était pas de parler d’une époque, d’une situation ou d’une guerre précise, mais plutôt d’un système qui est inabordé à travers l’Histoire — qu’on pourrait appeler le système capitaliste ou d’un autre nom — qui est basé sur la violence, le pouvoir. Comment le début de l’écriture a correspondu à l’élection de Tr

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L'Opéra recherche ses figurants

Casting | Après avoir fait parler de lui avec sa campagne de communication correspondant à la saison en cours, l'Opéra de Saint-Étienne lance un appel afin de trouver (...)

Nicolas Bros | Mercredi 16 janvier 2019

L'Opéra recherche ses figurants

Après avoir fait parler de lui avec sa campagne de communication correspondant à la saison en cours, l'Opéra de Saint-Étienne lance un appel afin de trouver ses figurantes et figurants pour l'identité visuelle de sa saison 19/20. Vous trouverez ci-dessous l'ensemble des conditions à réunir afin de participer à ce casting. Figurantes / Profils recherchés : • Femme de plus de 40 ans avec ou sans tatouages, piercings, vitiligo, albinisme... • Femme d'environ de 20 à 40 ans, cheveux longs ou mi-longs, avec ou sans tatouages, piercings, vitiligo... • Fille entre 6 et 13 ans (jumelles bienvenues). Figurants / Profils recherchés : • Homme de plus de 45 ans avec cheveux et barbe grisonnants, • Homme, entre 25 ans et 45 ans, cheveux courts ou longs et attachés, avec tatouages, piercings, vitiligo, albinisme... • Garçon de 6 à 13 ans (jumeaux bienvenus). Casting vendredi 16 janvier | Shooting mercredi 30 jan vi

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"Nos batailles" : Le combat ordinaire

C'est la lutte ! | de Guillaume Senez (Fr.-Bel., 1h38) avec Romain Duris, Laetitia Dosch, Laure Calamy…

Vincent Raymond | Mardi 2 octobre 2018

Chef d’équipe dans un entrepôt 2.0, Olivier affronte chaque jour une direction tyrannique, avant de retrouver la paix des siens. Un jour, sa femme le quitte sans prévenir, le laissant seul avec ses deux enfants. C’est un autre combat qui s’engage alors : faire sans, avec l’angoisse en plus… Enfin un rôle consistant pour Romain Duris et nous rappeler que, s’il dilapide parfois ses qualités à la demande de certains cinéastes le poussant à cabotiner, le comédien sait aussi mettre son naturel et sa sauvagerie au service d’emplois du quotidien dans des films à fleur d’âme tels que Nos batailles. Tout est ici d’une justesse infinie, sans la moindre fausse note : l’injustice qui sourd, la description du lean management cynique dans sa désincarnation ultime, le dialogue et les situations, jusqu’au sourire mouillé de sanglots d’une femme cherchant à ne pas perdre la face après une réplique maladroite de l’homme dont elle s’est éprise — Laure Calamy, parfaite dans la réserve, comme tous les personnages secondaires. Par son dédain du pathos et son sens ai

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"Fleuve noir" : Fugue en ado mineur

Polar | de Erick Zonca (Fr., 1h54) avec Vincent Cassel, Romain Duris, Sandrine Kiberlain…

Vincent Raymond | Mercredi 5 septembre 2018

Flic lessivé et alcoolo, le capitaine Visconti enquête la disparition de Dany. Très vite, il éprouve une vive sympathie pour la mère éplorée de l’ado, ainsi qu’une méfiance viscérale pour Bellaile, voisin empressé, professeur de lettres et apprenti écrivain ayant donné des cours privés à Dany… Des Rivières pourpres à Fleuve noir… Vincent Cassel a un sens aigu de la continuité : les deux films sont on ne peut plus indépendants, mais l’on peut imaginer que son personnage de jeune flic chien fou chez Kassovitz a, avec le temps, pris de la bouteille (n’oubliant pas de la téter au passage) pour devenir l’épave chiffonnée de Quasimodo au cheveu gras et hirsute louvoyant chez Zonca. Cette silhouette qui, entre deux gorgeons, manifeste encore un soupçon de flair et des intuitions à la Columbo ; ce fantôme hanté par ses spectres. Terrible dans sa déchéance et désarmant dans son obstination à réparer ailleurs ce qu’il a saccagé dans son propre foyer, ce personnage est un caviar pour un comédien prêt à l’investir physiquement. C’est le cas de Cassel, qui n’avait pas eu à hab

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À voix haute

Festival des 7 Lunes (Haute-Loire) | Les amateurs de littérature le disent : rien de tel qu'une lecture à voix haute pour apprécier la richesse d'un texte. Mais comme on n'a pas forcément (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 3 juillet 2018

À voix haute

Les amateurs de littérature le disent : rien de tel qu'une lecture à voix haute pour apprécier la richesse d'un texte. Mais comme on n'a pas forcément envie de passer pour un zozo qui parlant tout seul dans le métro ou à l'arrêt de bus, heureusement, il y a des événements comme le festival des 7 Lunes créé en 1997 par Gérard Defour. L'idée étant aussi de perpétuer une approche populaire de la chose littéraire qui n'a pas empêché le festival de voir passer de prestigieux invités tels Marie-Christine Barrault, Jacques Bonnafé, Tcheky Karyo, Dominique Pinon et même l'an passé, pour les 20 ans de l'événement, l'inénarrable Francis Huster. Au programme toujours, en plus d'un stage de lecture à voix haute, des "bouquets" de lecture à voix hautes, souvent menées par des compagnies de théâtre et prenant toutes les formes (lecture musicale avec Rire de Mai 68 (Cie Théâtre du Menteur), scènes ouvertes, lectures de cabinet (au sens large par la Cie Lézards Dorés), balade lecture "Sportissimots"... Et même un très prometteur Raclée de Verts adapté de Caryl Férey (qu'on ne présente plus), polar mettant en scène un fan des... Verts, œuvre de la

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"L’Île aux Chiens" : Rōnins canins

Ouah l’animation ! | Wes Anderson renoue avec le stop motion pour une fable extrême-orientale contemporaine de son cru, où il se diversifie en intégrant de nouveaux référentiels, sans renoncer à son originalité stylistique ni à sa singularité visuelle. Ces Chiens eussent mérité plus qu’un Ours argenté à Berlin.

Vincent Raymond | Mercredi 4 avril 2018

Sale temps pour les cabots de Megasaki ! Prétextant une épidémie de grippe canine, le maire décide de bannir tous les toutous et le parque sur une île dépotoir. Atari, 12 ans, refuse d'être séparé de son Spots adoré. Il vole un avion pour rallier l’Île aux Chiens. Ce qu’il y découvrira dépasse l’entendement… Peu de cinéastes peuvent se targuer d’être identifiables au premier coup d’œil, qu’ils aient signé un film d’animation ou en prises de vues réelles. Tel est pourtant le cas de Wes Anderson, dont le cosmos se trouve, à l’instar d’une figure fractale, tout entier contenu dans la moindre de ses images. Martelée par trois tambourineurs asiates dans une pénombre solennelle, l’ouverture de L’Île aux Chiens est ainsi, par sa “grandiloquente sobriété”, un minimaliste morceau de bravoure andersonien en même temps qu’une mise en condition du public. Au son mat des percussions, celui-ci entame sa plongée dans un Japon alternatif nuke-punk, synthèse probable entre le bidonville de Dodes'kaden ! et le sur-futurisme compos

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"Madame Hyde" : Bozon maudit

Pas fantastique | de Serge Bozon (Fr., 1h35) avec Isabelle Huppert, Romain Duris, José Garcia…

Vincent Raymond | Mardi 27 mars 2018

Prof de physique dans un lycée de banlieue, Madame Géquil est chahutée par ses élèves et méprisée par ses collègues. Un jour, un choc électrique la métamorphose en une version d’elle-même plus conquérante, capable parfois de s’embraser, voire de consumer les autres… Auteur de manifestes puissamment anti-cinématographiques (La France, Tip-Top) et jouissant d’un prestige parisien aussi enviable qu’inexplicable au-delà du périphérique, le redoutable Serge Bozon confirme tout ce qu’il était permis de craindre d’une transposition du roman de Stevenson revêtue de sa signature. Substance fantastique siphonnée (forcément, ce serait convenu), interprétation plate (la stakhanoviste du mois Isabelle Huppert poursuit ici le rôle qu’elle endosse depuis environ dix ans), vision de la banlieue telle qu’elle était fantasmée au début des années 1990, on peine d’ailleurs à comprendre le “pourquoi” de ce film. Son “comment” demeure également mystérieux, avec ses séquences coupées trop tôt, son pseudo humour décalé sinistre, la réalisation de “moments“ musicaux plus statiqu

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Status Quo, Brigitte et Grand Corps Malade en Haute-Loire

Festival | Il va faire bon cet été en Haute-Loire. Les programmations des festivals tombent petit à petit et il y aura du beau monde. Tout d'abord, le (...)

Nicolas Bros | Jeudi 8 mars 2018

Status Quo, Brigitte et Grand Corps Malade en Haute-Loire

Il va faire bon cet été en Haute-Loire. Les programmations des festivals tombent petit à petit et il y aura du beau monde. Tout d'abord, le festival The Green Escape (nouveau nom du festival Country Rendez-Vous de Craponne-sur-Arzon) a réussi un joli coup en décrochant la venue d'une formation anglaise mythique : Status Quo. Les rockers partageront l'affiche avec des groupes country tels que les Français Appaloosa et les Américains de Mike and The Moonpies, Sam Outlaw ou encore The Nickel Slots. Du côté de Sainte-Sigolène, le Live des Brumes monte en grade tout en revenant à trois atistes programmés. Le festival attire cette année de belles têtes d'affiche. Outre Julien Clerc, ce seront les incontournables Brigitte et le slammeur Grand Corps Malade - qui vient de sortir son nouvel album Plan B - qui se produiront début juillet.

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"Transfiguration" : Bon sang !

ECRANS | de Michael O'Shea (É.-U., 1h37) avec Eric Ruffin, Chloe Levine, Larry Fessenden… (26 juillet)

Vincent Raymond | Mercredi 8 novembre 2017

Milo, 14 ans, vit avec son frère aîné dans un quartier du Queens contrôlé par un gang. Fasciné par les vampires, il cherche à en imiter les pratiques, notamment lors de chasses nocturnes. L’arrivée d’une voisine de son âge dans l’immeuble va bouleverser ses habitudes… Cette intéressante variation contemporaine sur le thème du suceur de sang rappelle The Addiction (1995) de Ferrara — un des rares films n’apparaissant pas explicitement parmi les nombreuses VHS vénérées par Milo. Conséquence d’un trauma familial, sa quête prédatrice tient moins de la nécessité animale que d’une soif intellectuelle d’explorer ce ténébreux univers et d’un dérivatif à la solitude ; elle peut donc difficilement être partagée par son entourage. L’issue, plutôt prévisible, trouve un astucieux rebondissement en montrant le destin du corps d’une victime du vampirisme après sa mort, durant le processus de médecine légal, alors qu’une autre “vie” se poursuit. En l’occurrence, on a bien à faire à un mort-vivant.

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Quoi de neuf dans les festivals ?

En bref | 1 - Un "absent" La nouvelle est tombée en décembre 2016 : pas de Foreztival en 2017 ! En apprenant cette information, nous avions (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juillet 2017

Quoi de neuf dans les festivals ?

1 - Un "absent" La nouvelle est tombée en décembre 2016 : pas de Foreztival en 2017 ! En apprenant cette information, nous avions eu très peur de ne jamais revoir le festival de musique de Trelins sur pied. Mais très vite, nos inquiétudes ont été balayées par les organisateurs qui nous ont assuré avoir mis le festival en « jachère » cette année pour mieux revenir les 3, 4 et 5 août 2018 avec la 14e édition. En attendant, il y a de quoi se réjouir avec tout d'abord le festival de rue qui, pour sa part, est maintenu le 5 août prochain. Suivront deux soirées en forme de warm-up du Foreztival 2018. Tout d'abord, le 22 septembre au Château du Rozier de Feurs puis le 2 décembre au Fil de Saint-Etienne. Les "line-up" de ces soirées nous sont encore inconnus à l'heure où nous écrivons ces lignes. 2 - Une ville en ébullition Le Puy-en-Velay s'apprête à vivre un très "gros" mois de juillet ! Tout d'abord parce que la préfecture de la Haute-Loire sera pendant 3 jours accaparée par le Tour de France (les 16, 17 et 18 juillet 2017) en étant ville-étape et en héritanti d'un jour de repos. Mais ce n'est pas tout. Depuis maintenant 3 ans, la ca

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Ambiance vacances

Apéros-Musique de Blesle (Haute-Loire) | Le village de Blesle, en Haute-Loire, est un lieu magique. Abritant un patrimoine riche entre son abbaye bénédictine du IXe siècle, sa tour aux vingt (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juillet 2017

Ambiance vacances

Le village de Blesle, en Haute-Loire, est un lieu magique. Abritant un patrimoine riche entre son abbaye bénédictine du IXe siècle, sa tour aux vingt angles ou son cadre médiéval, la petite commune accueille également chaque été, un festival haut en couleur et en musiques : les Apéros-Musique de Blesle. Le seul mot d'ordre : éclectisme à tous les étages ! La programmation en est le témoin chaque année, faisant la part belle aux découvertes de tous styles, du jazz aux musiques sacrées en passant par le rock ou la chanson française. Pour sa 16e édition, ce sont plus de 35 formations qui seront accueillies. Parmi les conviés, citons les Stéphanois d'Odlatsa créateur d'une chanson engagée et toujours festive, aux confins du rock, de la musique tzigane et du jazz. Avec leur album L'Homme qui a vu l'Homme, le groupe a démontré l'étendue de sa sensibilité artistique, dans une fibre poétique et piquante à la fois. Lauréat du tremplin des Poly'Sons de Montbrison en 2016, la formation écume les salles de la région et fait mouche à chaque apparition. "Au-delà de ça", le festival réserve un tas de moments musicaux inédits, plus ou moins intimistes, aux détours des rues du village,

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Des fifres et des maîtres

Festival de la Chaise-Dieu (Haute-loire) | Épicentre de la planète classique, la Casa Dei, enchâssée dans sa froidure de granit, retrouve une altitude de croisière, après un millésime 2016 à couper le (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juillet 2017

Des fifres et des maîtres

Épicentre de la planète classique, la Casa Dei, enchâssée dans sa froidure de granit, retrouve une altitude de croisière, après un millésime 2016 à couper le souffle. Oubliant le prophétique destin de Snegourotchka (La Reine des Neiges !), la petite-fille de Cziffra réserve cette année, deux ou trois pépites : Damien Guillon et son Banquet (vraiment) Céleste embraseront la sublime partition d'Antonio Caldara : Madeleine au pied du Christ. Souvent méconnue du public, la musique du maître vénitien impacta fortement le style de quelques saltimbanques jouissant d'une petite notoriété, comme Jean-Sébastien Bach ou Telemann ! Quittant leur Oxfordshire natal, les Tallis Scholars viendront émollier l'air mordant du Velay. On ne présente plus le célèbre ensemble de musique ancienne : son directeur musical, Peter Philips, égrènera les joyaux d'une couronne sans épines : Allegri, Monteverdi, Lotti, Palestrina, laissant présager d'une canicule spontanée en Haute-Loire. Enfin, puisqu'il faut trancher dans le vif argent, le Requiem du sublime tchèque Zelenka (1704), par le fleuron de ses interprètes nationaux (Vaclav Luks), permettra d'élargir, si

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Un film participatif tourné pendant la Biennale

Casting | Olivier Bosson, réalisateur, va recruter 300 figurantes et figurants bénévoles pour tourner le film participatif Dents de scie, notamment pendant la Biennale internationale design de Saint-Étienne. Plusieurs castings ouverts à toutes et tous sont organisés fin février.

Nicolas Bros | Mardi 14 février 2017

Un film participatif tourné pendant la Biennale

De cinéma, il en sera beaucoup question pendant la Biennale internationale design (9 mars - 9 avril 2017). Notamment par le biais d'expos (Pop Corn au MAMC ou Zoom ! au Musée d'art et d'industrie). Mais le plus grand événement design de France sera également le théâtre du tournage d'un film participatif intitulé Dents de scie, qui traitera notamment des mutations du travail (thématique générale de la Biennale). Le réalisateur Olivier Bosson, spécialiste de ce type de films, regroupant souvent de très nombreux acteurs et figurants, amateurs pour la plupart, tournera son œuvre pendant le mois d'avril à Saint-Étienne. Il se lance en cette fin de mois de février dans un grand casting qui se déroulera en plusieurs étapes. Les différentes sessions seront accessibles à un très grand nombre de personnes volontaires dès 12 ans. Vous trouverez ci-dessous l'ensemble des dates de castings ainsi que les conditions pour y participer. Dates de castings Mercredi 22 février : 9h/12h - Cinéma Le Méliès Jean Jaurès et 15h/18h au Méliès St François - 8, rue de la Valse Samedi 25 février : 13h/17h - Cité du Design Salle de Séminaire 3 -

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Matmatah à Saugues en août

Festival | Nos confrères de Zoom d'ici viennent d'annoncer la tête d'affiche du festival Celte en Gévaudan de Saugues cette année. Ce sera le groupe de rock breton, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

Matmatah à Saugues en août

Nos confrères de Zoom d'ici viennent d'annoncer la tête d'affiche du festival Celte en Gévaudan de Saugues cette année. Ce sera le groupe de rock breton, Matmatah, qui sera sur scène le samedi 12 août 2017. Après neuf d'absence, le groupe sort cette année un nouvel album et se lanceront dans une tournée française qui passera donc par la Haute-Loire. Matmatah, samedi 12 août 2017 à Saugues (Haute-loire) dans le cadre du festival Celte en Gévaudan

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Silence, ça tourne !

Nouveau lieu | Quel est le point commun entre Le Juge Fayard dit Le Shériff d'Yves Boisset, Noce Blanche de Jean-Claude Brisseau, Géronimo de Tony Gatlif et Qui c’est (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 janvier 2017

Silence, ça tourne !

Quel est le point commun entre Le Juge Fayard dit Le Shériff d'Yves Boisset, Noce Blanche de Jean-Claude Brisseau, Géronimo de Tony Gatlif et Qui c’est les plus forts ? de Charlotte de Turckheim ? Ces longs métrages ont tous été tournés en partie à Saint-Étienne et ses alentours. Afin de multiplier les initiatives de tournages professionnels dans notre région, une association vient de voir le jour. Son nom : B.A.T. pour Bureau d’Accueil des Tournages de la Loire. À l'instar de la quarantaine d’associations identiques en France, cette nouvelle structure a pour objectif de mettre en avant les atouts du territoire ligérien auprès des équipes de production extérieures au département. Le B.A.T. a également pour mission de recenser d'une part tous les professionnels du secteur mais également les lieux de tournage potentiels (qui peuvent être votre maison d'habitation si vous le souhaitez) ou les établissements d'hébergement et de restauration. Bureau d'Accueil des Tournages de la Loire, 15 rue Henri Gonnard à Saint-Étienne Plus d'infos sur batloire.fr

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Appel aux talents locaux

MUSIQUES | Groupes ou artistes solos amateurs, résidant en Loire ou Haute-Loire, vous êtes invités à proposer vos créations musicales pour le tremplin Muzik'Casting 2016, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 8 septembre 2016

Appel aux talents locaux

Groupes ou artistes solos amateurs, résidant en Loire ou Haute-Loire, vous êtes invités à proposer vos créations musicales pour le tremplin Muzik'Casting 2016, organisé par le Crédit Agricole Loire/Haute-Loire. Première étape avec une inscription sur ce site, jusqu'au 18 septembre, puis une écoute et un vote effectués par les internautes et peut-être une 1e partie du groupe Synapson au Fil à Saint-Étienne, lors d'un concert privé le mardi 22 novembre. Cette formation succédera au groupe Life Opus, lauréat en 2015 et qui avait partagé la scène du Fil avec Charlie Winston. Synapson + gagnant du Tremplin Musik'Casting 2016, mardi 22 novembre, au Fil (concert privé, invitations à demander au Crédit Agricole Loire/Haute-Loire)

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Initiales B.B.

MUSIQUES | Avec une programmation toujours aussi riche qu’éclectique, le festival Country Rendez-Vous de Craponne-sur-Arzon trace inexorablement sa route avec notamment, pour sa vingt-neuvième édition, la belle Bri Bagwell et le truculent Sanseverino.

Niko Rodamel | Mardi 5 juillet 2016

Initiales B.B.

Niché à mille mètres d’altitude au cœur de la Haute-Loire, le village de Craponne, avec ses deux mille habitants, se transforme chaque année pendant trois jours et depuis bientôt trente ans, en un cinquante et unième État américain. Tout ici est fait pour célébrer la musique country et tout ce qui s’y rapporte, dans une ambiance décalée assumée. Le programme musical fait généralement la part belle aux artistes américains mais pas que ! Cette année, parmi moult formations US, le public pourra découvrir Bri Bagwell, une belle blonde venue tout droit du Nouveau Mexique. Elle avait débuté en 2011 avec le groupe The Banned, dont le premier album annonçait la sortie deux ans plus tard d’un premier EP sous son propre nom. La voix unique et profonde de Bri Bagwell lui a valu d’être élue meilleure chanteuse du Texas en 2013 et 2014. Depuis, la chanteuse passe le plus clair de son temps en tournée, on the road. Papillon Le frenchy (d’origine italienne) de l’édition 2016 n’est pas un inconnu, loin de là. Depuis ses débuts, Sanseverino a tout joué, de Django Reinhardt à Jimi Hendrix, des musiques de l'Est à la Country Music, du jazz manouche à la java en pass

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À la rencontre du monde

SCENES | Pendant cinq jours, des chanteurs, musiciens, danseurs, venus des cinq continents, vont offrir à trente-deux communes de Haute-Loire, soixante-dix (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 juillet 2016

À la rencontre du monde

Pendant cinq jours, des chanteurs, musiciens, danseurs, venus des cinq continents, vont offrir à trente-deux communes de Haute-Loire, soixante-dix spectacles de danse, défilés, animations de rue, parades, dont la plus marquante sera la grande parade des cultures du monde le 19 juillet. Dans un tourbillon de musiques et de danses, tous ces artistes, vêtus de costumes aux couleurs éclatantes, mettront à travers leurs traditions populaires et folkloriques, le monde entier à la portée d'un public non élitiste, un public populaire et familial riche de sa diversité et établiront avec lui un lien direct et sans aucune barrière, ni entre les générations, ni entre les peuples ni entre les cultures. Cette rencontre interculturelle perpétue l'esprit de convivialité et de partage, favorise une véritable ouverture à l'autre, à sa culture, une ouverture à la différence, à la tolérance qui sont des vecteurs de cohésion sociale. Nous laisserons le mot de la fin à un écrivain mexicain. Octavio Paz, prix Nobel de la paix en 1990 nous dit : « Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. A l'inverse, c'est de l'isolement que meurent les civilisations. »

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Sin Tiempo, phénomène électro

MUSIQUES | Si l'on a fait allemand première langue comme Jean-Marc Ayrault, on a des chances d'accéder au Quai d'Orsay mais on ignore probablement qu'en espagnol Sin (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juillet 2016

Sin Tiempo, phénomène électro

Si l'on a fait allemand première langue comme Jean-Marc Ayrault, on a des chances d'accéder au Quai d'Orsay mais on ignore probablement qu'en espagnol Sin Tiempo signifie « pas le temps ». Celui que cet électronicien lyonnais passé par le conservatoire, machiniste mais aussi multi-instrumentiste, n'a pas pris pour accoucher en un éclair de son projet musical et en récolter les premiers échos. Favorables de la part de la critique et tristes comme une pierre quand ils émanent de la voix déchirante qu'il jette sur ses boucles lancinantes et dark pop. Comme sur ce Madness, extrait bien nommé du tout aussi bien nommé EP Immanence, ce phénomène, absout de toute notion de temporalité, que traduit si bien sa musique. Sin Tiempo au festival Nuits de rêve..., au Moulin de Blanlhac à Rosières (43), du 13 au 17 juillet

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La "retraite" a 50 ans !

MUSIQUES | Voici tout juste un demi-siècle que la célèbre " retraite " bénédictine de La Chaise-Dieu, picotée par le zéphyr du septentrion, enivre esthètes et mélomanes. Pas du tout l'âge de la retraite...

Alain Koenig | Mardi 5 juillet 2016

La

Une édition 2016 en forme de pèlerinage, pour ce doyen des festivals, toujours rafraîchissant, ne serait-ce que par sa météo. Reconstitution historique du premier concert donné par Gyorgy Cziffra en 1966, Pascal Amoyel, son disciple, reprend le tabouret du maître, et diffuse son philtre pianistique à l'Orchestre National d'Île-de-France. La suite du programme donne le vertige. Cette année encore, on ne saura où donner de l'oreille : Hervé Niquet et Le Concert Spirituel, les sœurs Labèque, La Grande Écurie et La Chambre du Roy et J.-C. Malgoire, L'Orchestre National de Lorraine, Vaclav Luks et le Collegium vocale 1704, le Concert de la Loge (toujours dans une forme " olympique ", malgré l'inculte lobby, fossoyeur de l'idéal de paix portant son nom), l'Ensemble Pygmalion et Raphaël Pichon, toujours aussi magiques, l'Ensemble Clément Janequin, Renaud Capuçon, Vincent Larderet, le Gabrieli Consort et Paul McCreesh, Canticum Novum, sans oublier le trublion Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances, l'Orchestre National de Lyon, le Banquet Céleste du pléonastique Damien Guillon, Raphaël Sévère et le Quatuor Prazak, le Berliner Symphoniker, Alexander Ghindin, la Maîtrise de la Ca

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Lafayette l'Altiligérien

GUIDE URBAIN | À Chavaniac-Lafayette, en Haute-Loire, on est fier. En effet, cette petite commune abrite la demeure dans laquelle Gilbert du Motier de La Fayette, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

Lafayette l'Altiligérien

À Chavaniac-Lafayette, en Haute-Loire, on est fier. En effet, cette petite commune abrite la demeure dans laquelle Gilbert du Motier de La Fayette, plus connu en tant que marquis de La Fayette, est né le 6 septembre 1757. Si le nom de La Fayette, héros de l'indépendance américaine, a été donné à plusieurs dizaines de lieux aux États-Unis (dont le square faisant face à la Maison Blanche), c'est aussi dans ce château qu'une partie de l'histoire rocambolesque du marquis s'est déroulée. Aujourd'hui, le château accueille un musée dédié au fameux général et arbore devant son entrée la bannière étoilée conjointement au drapeau français. À Chavaniac-Lafayette, il flotte ainsi encore un lien fort entre l'Amérique toute jeune et le "Vieux Continent". NB www.chateau-lafayette.com

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Un nouveau studio cinéma à Saint-Étienne

ECRANS | Clément Faure, un jeune Stéphanois de 25 ans, vient de lancer avec son équipe de l'association Voluntas, un studio de tournage au 38 de la rue Michelet à (...)

Nicolas Bros | Mercredi 25 novembre 2015

Un nouveau studio cinéma à Saint-Étienne

Clément Faure, un jeune Stéphanois de 25 ans, vient de lancer avec son équipe de l'association Voluntas, un studio de tournage au 38 de la rue Michelet à Saint-Étienne. S'étalant sur près de 400 m² (200 m² de stockage et 200 m² de studio à proprement parler avec régie, banc de montage, salle de maquillage, ...), ce nouvel espace poursuit l'idée de donner les moyens à des réalisateurs de produire dans de bonnes conditions leurs bobines. « Nous souhaitons que n'importe quel réalisateur motivé, avec de bonnes idées, puisse être encadré dans la réalisation de son film, explique Clément Faure. Les thématiques abordées peuvent être assez larges. » Composée de quinze maillons forts et d'une quarantaine de personnes gravitant autour de l'association, l'équipe de Voluntas comprend presque tous les profils professionnels du cinéma, permettant ainsi au réalisateur de s'appuyer sur différents savoir-faire depuis la composition de l'image jusqu'à la postproduction. Le studio proposera également diverses formations pour les collèges, lycées mais également pour les adultes. Enfin, comme l'explique Clément Faure, l'association ne souhaite pas seulement œuvrer dan

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Gazeille s’égosille

MUSIQUES | Pas forcément encore très connu des Ligériens, le festival des cuivres du Monastier-sur-Gazeille (43) ouvre crânement sa vingt-septième édition avec une programmation des plus réjouissantes, couvrant un large éventail musical. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 30 juin 2015

Gazeille s’égosille

À tout juste une heure de Saint-Étienne et avec pas moins de vingt-sept concerts sur sept jours, le festival du Monastier est vraiment le festival le plus cuivré de toute la région. Le fil rouge est bien entendu l’utilisation de la famille des cuivres, sous toutes ses formes, du duo au grand ensemble. Et très franchement, il y en a pour tous les goûts : du classique au jazz, de la chanson au funk, du duo à l’orchestre symphonique, Beethoven croisera fanfares et groupes pop-rock. L’ambiance du festival est détendue car, qu’ils aient lieu dans la cour du château ou sur la place du couvent, dans l’église abbatiale ou sur le marché, les concerts et animations promènent le public dans un cadre plutôt bucolique fait de vieilles pierres et de verdure. On est bien Tintin, hein, à la campagne ?! Une brocante musicale, des ateliers et des stages viennent compléter les représentations. Le Jazz Club, quant à lui, propose chaque soir une jam session encadrée par les professeurs. À noter que les concerts sont gratuits pour les mélomanes de moins de seize ans. « The place to Cuivres » ! Preuve que les cuivres peuvent être cuisinés à toutes les sauces et notamment à la sau

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Chapeau !

MUSIQUES | Un son riche, une énergie digne des plus grands et des prestations scéniques de qualité. Voilà ce qui vous attend aux Apéros Musique de Blesle le 15 août à 23h (...)

Marlène Thomas | Mardi 30 juin 2015

Chapeau !

Un son riche, une énergie digne des plus grands et des prestations scéniques de qualité. Voilà ce qui vous attend aux Apéros Musique de Blesle le 15 août à 23h lors du concert du sextuor Charlie & the Soap Opera. Ce jeune groupe formé en janvier 2011 à Lyon par Rémi Tchangodeï - pianiste, chanteur, compositeur - rassemble six vieux amis autour d’une musique résolument soul, teintée de funk et d’une pointe de rock. Autant inspirés d’artistes "old school" tels que Ray Charles ou Aretha Franklin, que de musiques plus contemporaines comme celles de Jamiroquai ou Prince, leurs compositions mélancoliques ou plus rythmées sont menées par Charlie, un personnage excentrique, coiffé d’un chapeau haut-de-forme à la Willy Wonka. Une mise en scène réussie, rappelant le travail mis en place par leurs cousins stéphanois de Mac Abbé & le Zombi Orchestra dans un autre registre. Déjà récidiviste de deux EP, le groupe a une nouvelle fois fait appel à la générosité des internautes via une plate-forme de crowdfunding pour sortir de leur gibus un nouvel album survolté. Après avoir écumé les scènes locales, le sextuor commence, depuis l’an dernier, à s’exporter au-del

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Une nouvelle amie

ECRANS | De François Ozon (Fr, 1h47) avec Romain Duris, Anaïs Demoustier, Raphaël Personnaz…

Christophe Chabert | Mercredi 12 novembre 2014

Une nouvelle amie

Argument de vente déjà bien calé en Une des magazines, la transformation de Romain Duris en femme dans le nouveau film de François Ozon est son attraction principale. Il faut prendre le mot "attraction" au pied de la lettre : non seulement un phénomène freak plutôt réussi — Duris a souvent joué sur son côté féminin, mais le film se plaît à mettre en scène ce grand saut d’abord comme un apprentissage maladroit, puis comme une évidence naturelle — mais aussi le centre d’une névrose obsessionnelle qui saisit Claire — formidable Anaïs Demoustier, aussi sinon plus troublante que son partenaire — lorsqu’elle découvre que le mari de sa meilleure amie choisit de se travestir après le décès de son épouse. Embarrassée, troublée et finalement séduite, elle accompagne sa mue tout en la guidant pour des motifs opaques — voit-elle en lui une «nouvelle amie» prenant la place de la précédente ou un pur objet de désir ? Autant de pistes formidables qu’Ozon ne fait qu’ébaucher, préférant jouer à l’auteur démiurge épuisant les possibles de son scénario. On passe ainsi sans transition de Vertigo à La Cage aux folles, de Chabrol à Mocky, de la peinture ironique à

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Casse-tête chinois

ECRANS | De Cédric Klapisch (Fr, 1h54) avec Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France…

Christophe Chabert | Mardi 3 décembre 2013

Casse-tête chinois

Après L’Auberge espagnole et surtout l’affreux Les Poupées russes, il y avait de quoi redouter les retrouvailles entre Cédric Klapisch et son alter ego romanesque Xavier-Romain Duris. Or, Casse-tête chinois se situe plutôt dans la meilleure veine du cinéaste, celle de Peut-être et de Paris, lorsqu’il baisse les armes de la sociologie caustique — que Kyan Khojandi, qui fait un petit coucou dans le film, a customisée dans sa série Bref — pour se concentrer sur la singularité de ses personnages et laisser parler une certaine mélancolie. Il faut dire que ce troisième volet raconte surtout des séparations, des renoncements et des désenchantements, sans pour autant que cela vaille constat générationnel ou métaphore de l’état d’un monde. New York n’est jamais regardé béatement pour son exotisme — ce n’est pas Nous York, donc — mais comme une ville à appréhender dans son multiculturalisme, sa géographie, son prix et ses tracas.  Surtout, Klapisch, qu’on a connu d’ordinaire prompt à louer la médiocrité de ses contemporains, tire ici tout le monde vers le haut, à part dans un inutile vaudeville final, de loin la part l

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L’Écume des jours

ECRANS | Avec cette adaptation du roman culte de Boris Vian, Michel Gondry s’embourbe dans ses bricolages et recouvre d’une couche de poussière un matériau littéraire déjà très daté. Énorme déception. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 25 avril 2013

L’Écume des jours

Plus madeleine de Proust adolescente que véritable chef-d’œuvre de la littérature française, L’Écume des jours avait déjà fait l’objet d’une adaptation cinématographique, devenue difficile à voir pour cause de gros échec à sa sortie en salles. Le cinéma français ayant redécouvert les vertus de son patrimoine littéraire, voici donc Michel Gondry qui s’y colle. Le moins que l’on puisse dire est que, là où beaucoup auraient jugé l’univers métaphorico-poétique de Vian ardu à transposer à l’écran, Gondry est face à lui comme un poisson dans l’eau, trouvant une matière propice à déverser toutes ses inventions visuelles. Trop propice, tant les premières minutes du film fatiguent par leur accumulation d’idées passées au broyeur d’un montage hystérique. On n’a tout simplement pas le temps de digérer ce qui se déroule sous nos yeux, Gondry enchaînant à toute blinde les trouvailles, multipliant les accélérés, les changements d’échelle ou les trucages à la Méliès. D’une certaine manière, sa fidélité à Vian est déjà un handicap : là où il aurait pu faire le tri, il préfère empiler 

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Populaire

ECRANS | De Régis Roinsard (Fr, 1h51) avec Romain Duris, Déborah François…

Christophe Chabert | Mardi 27 novembre 2012

Populaire

Les Petits mouchoirs, Polisse, Radiostars et maintenant Populaire : il faut vraiment être aveugle pour ne pas voir le projet du producteur Alain Attal, projet qui dépasse la personnalité des réalisateurs qui signent ces films. Les Petits mouchoirs faisaient pleurer sur les malheurs des bourgeois parisiens friqués en vacances, Polisse vantait le courage et la sensibilité des flics contre le peuple et les élites, Radiostars exaltait l’amitié masculine et le succès en ridiculisant la province et les petites gens. Populaire, jusque dans son titre, est comme un point d’orgue à cette démarche lourdement idéologique. Il s’agit ici de montrer comme c’était bien, les années 50, cette époque bénie où les femmes obéissaient docilement à leur patron, parfois même tombaient dans leur bras, et où elles savaient montrer leur détermination pour travailler dur à devenir secrétaire. Régis Roinsard leur invente une belle récompense : une grande compétition mondiale de sténo-dactylo qu’il filme en faisant tourner sa caméra plus vite que celle de Lelouch. On croit rêver devant tant de nostalgie frelatée, que ce soit dans la reco

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