"Dreams" : La science des rêves

Animation | De Kim Hagen Jensen (Dan., 1h18)…

Vincent Raymond | Jeudi 23 juillet 2020

Photo : ©KMBO


Emma vit heureuse avec son cochon d'Inde et son père jusqu'à ce que celui-ci invite sa nouvelle compagne et surtout sa peste de fille sous leur toit. Emma ayant découvert le moyen de contrôler les rêves, elle veut en user pour arrondir les angles. Hélas, les choses vont lui échapper…

S'il y a « quelque chose de pourri au royaume du Danemark » — outre l'acculturation forcée des Inuits groenlandais, bien sûr —, il se loge certainement dans les histoires de familles et leurs dysfonctionalités conflictuelles. Cette “tradition“ de longue date s'avère néanmoins fructueuse : illustrée en son temps par Hamlet, reprise depuis avec profit par Vintenberg (Festen, La Chasse…), elle donne lieu sur les écrans français cet été à trois productions notables. Entre le remarquable Mon ninja et moi déjà sorti et le saisissant A Perfect Family à venir, Dreams occupe une place part puisqu'une recomposition familiale bancale y constitue “seulement“ une amorce. Une clef justifiant le recours aux royaume des songes où la fillette en difficulté peut raccommoder les tourments du quotidien — n'est-ce pas d'ailleurs une des fonctions du rêve que de “purger les circuits“ en usant des voies de l'inconscient ?

Vieux fantasme de l'humanité ensommeillée, la faculté d'orienter les rêves autorise toutes les déclinaisons du merveilleux (Le Prince oublié) au terrifiant (voir le cycle Les Griffes de la nuit). Kim Hagen Jensen s'adressant à un jeune public, son univers se révèle davantage proche de celui de Monstres & Cie : les songes étant fabriqués par des espèces de Minions bleus soumis à une autorité bureaucratique, perturbée par l'irruption d'Emma. Pas très original donc, mais comme l'image est joliment ouatée, le ton non bêtifiant et l'histoire rythmée, le contrat est rempli.

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Mai : Le retour des films prodigues

Panorama mai ciné | Films décalés parvenant enfin (ou pas) sur les écrans, familles séparées finissent par renouer des liens distendus voire coupés… Mai est un mois de retrouvailles. Et de festival, aussi, un peu…

Vincent Raymond | Mercredi 2 mai 2018

Mai : Le retour des films prodigues

On avait annoncé en mars 7 Minuti de Michele Placido, transposant un fait survenu dans une usine d’Yssingeaux en Italie et sous la forme d’un huis clos dans le contexte italien. Sauf qu’il n’était pas sorti à la date escomptée. Est-ce une bonne nouvelle que de le confirmer pour le 9 mai ? Il demeure deux mois plus tard pareillement théâtral et mollasson. Pas de chance en revanche pour l’excellent Mean Dreams de Nathan Morlando, qui devait enfin être sur les écrans le 9 mai, deux ans après sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs et un an après l’annonce de sa première date de sortie. On ne connaît pas pour le moment de date de report ; de mauvais augure pour ce qui est sans doute l’ultime rôle du grand Bill Paxton, ici en flic pourri et abusif lancé à la poursuite de sa fille. Tous ensemble, tous ensemble En général, il faut avoir éprouvé la douleur de la distance pour goûter au bonheur des retrouvailles. Sauf pour Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête de Ilan Klipper (23 mai) où un écri

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