“Kaamelott – Premier Volet“ de et avec Alexandre Astier : Le Retour du Roi

ECRANS | À la fois prologue et poursuite de la série télévisée, film d’épée et de fantasy, épopée dramatique teintée de notes burlesques et d’éclats symphoniques, Kaamelott – Premier Volet marque le retour attendu de l’inclassable saga arthurienne comme celui du réalisateur Alexandre Astier. Une concrétisation artistique ouvrant sur une prometteuse trilogie.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

Deux tailles, deux ambiances… La porosité est faible entre le petit et le grand écran. S'il arrive qu'un succès au cinéma trouve des prolongations en feuilletonnant à la télévision en version longue des sagas (Le Parrain, Jean de Florette/Manon des Sources) ou en donnant naissance à une déclinaison/spin off (M*A*S*H, Fame, L'Arme Fatale, Star Wars : Clone Wars, The Mandalorian…), plus rares sont les séries TV à atteindre les salles. Et encore : sous forme de reboot semi-nostagique, comme en témoignent Chapeau melon et bottes de cuir (1998), The Wild Wild West (1999), Starsky et Hutch (2004) ou The Man from U.N.C.L.E. (2015). Rares exceptions à ce jour, Espace détente (long métrage autour de Caméra café, 2005), Sex and the City (2008) ou Downtown Abbey (2019) ont poursuivi dans la foulée de leur diffusion — et avec leur distribution originale — des aventures conçues pour la récurrence télévisuelle. Mais elles ressemblaient surtout à des épisodes de luxe. Jusqu'à Kaamelott - Premier Volet, exception au sein des exception.

Remettons le château au centre du royaume

Ovni absolu dans l'univers audiovisuel de part sa conception “centralisée” (son créateur-showrunner étant aussi son réalisateur et interprète principal), la saga Kaamelott tranche également dans son franchissement du Rubicond cinématographique, celui-ci ayant été longuement anticipé lors des deux ultimes saisons télévisuelles — ce que les incessantes rediffusions des quatre premiers livres de la série en format court tendent peut-être à faire oublier. Dès le Livre V en effet, la série connaît une double évolution : dans la forme et dans le fond. En passant à 52', les épisodes s'affranchissent de facto de l'exigence rythmique du format court et déploient de plus amples arcs narratifs… ce qui permet à la série d'explorer de nouveaux horizons géographiques ou temporels, des tonalités plus dramatiques et surtout réellement épiques. Bref, d'opérer en profondeur une synthèse entre registres comique ET héroïque pour que Kaamelott soit — à l'instar du Virgile travesti de Scarron pour L'Énéide — une transformation satirique du cycle arthurien ne sacrifiant ni la geste chevaleresque, ni l'humour. Pour reprendre le merveilleux mot de Terzieff abolissant toute frontière entre théâtres privé et subventionné, Kaamelott « n'est pas l'un OU l'autre, mais l'un ET l'autre ». Un équilibre alchimique, maintenu coûte que coûte, qui donne son sel ainsi qu'une grande part de sa précieuse originalité à l'œuvre d'Astier.

Un nouvel espoir

Un grand œuvre dont il faut chérir la singularité dans la production français et qu'il faut percevoir dans sa globalité à l'instar de Star Wars (dont Astier ne se cache pas être un fervent admirateur), où cependant chaque segment peut être apprécié séparément. Poussons la comparaison : quand Lucas débute son aventure en 1977 sur grand écran, c'est avec ce qui deviendra l'Épisode IV ; ses spectateurs devront attendre l'aube du XXIe siècle pour découvrir la prélogique. Kaamelott - Premier Volet ne commet pas cet cruauté puisque le corpus antérieur existe déjà : quand le Livre VI s'achève Arthur a quitté le trône affaibli après une tentative de suicide, et confié le pouvoir à un Lancelot jaloux qui aussitôt commandite une chasse aux sorcières contre les anciens chevaliers de la Table Ronde. L'ancien roi de Bretagne a tout juste le temps de s'embarquer pour Rome, lieu de sa formation, où se rétablissant, il entrevoit des souvenirs longtemps refoulés (son premier retrait d'Excalibur du rocher) et forme la promesse muette de redevenir un héros.

Kaamelott - Premier Volet entre in medias res — ou plutôt in medias reges — dans le récit : Arthur Pendragon est poursuivi par un chasseur de primes à la solde de Lancelot, seigneur fou d'un royaume ruiné par son obsession pour son prédécesseur, son amour pour Guenièvre qu'il retient captive, l'incurie des traîtres l'ayant rejoint, l'incapacité de la Résistance menée par les Semi-Croustillants de Perceval et Karadoc et la rapacité des mercenaires saxons lui servant de police. Quand la rumeur de la capture d'Arthur et de son retour au royaume de Logres arrive, la perspective d'une révolution agite le pays…

Prime au mieux dix ans

C'est peu dire que la récompense est à hauteur de l'attente, des ambitions et des promesses faites livre après livre. Kaamelott - Premier Volet est à la fois une montée en gamme visuelle, où chaque décor bénéficie signature chromatique signifiante et de l'espace (au sens champ) dramatique qui jusqu'alors manquait aux livres précédents. Pour des raisons compréhensibles économiques, mais aussi symboliques : que ce soit dans sa forteresse de Kaamelott, sur l'île de Bretagne ou dans Rome, Arthur était souvent “prisonnier“ de son destin, en situation d'insularité. Sa condition de fugitif lui ouvre ici le (très) vaste monde.

Épisode de réunion, ce Premier Volet n'est pas avare de personnages : il convoque la quasi-totalité des figures régulières de la série — c'en est assez prodigieux dans la mesure où même lorsqu'il s'agit d'une apparition, la séquence se trouve justifiée et ne relève pas du clin d'œil — tout en intégrant de nouvelles, légitimées par l'ellipse d'une décennie et l'entrelacs de récits temporels. Car Astier nous fait ici progresser dans sa saga autant dans la connaissance de ce qui se déroule après la série mais également… avant.

En explorant “l'enfance d'un chef”, en l'occurrence celle du jeune Arthurus avant qu'il soit pris en main à Rome, Alexandre Astier s'attache ici à décrire un traumatisme fondateur. Cette quête d'un secret intime et perturbant (ou disons, de Graal personnel et révélateur) constitue d'ailleurs l'un des motifs les plus intéressants de l'œuvre de l'auteur, au centre de David et Madame Hansen (2011) mais également dans Que ma joie demeure ! (2012). Tout comme l'inlassable espoir d'obtenir la “vérité” d'un individu par la parole en dépit de ses silences, de ses oublis, de son amnésie ou de sa maladie, de ses refoulés ou de sa… bêtise crasse. Le dialogue-joute comme métaphore beckettienne de la conquête désespérée d'un objet idéal, où les (savoureuses) impropriétés de Karadoc et Perceval constituent autant d'épreuves supplémentaires… Et elles sont, ici encore gratinées — « à titre aromatique ».

Mené tambour battant, ce premier volet laisse avec ce qu'il faut de satisfactions (le plaisir des retrouvailles, de voir la quête repartir vers la lumière…) mais aussi de frustrations : quid en effet des adversaires d'hier et d'aujourd'hui, de certains personnages disparaissant comme par enchantement quand d'autres (comme Horsa le Saxon, alias Sting ou Guillaume Gallienne, formidable en fourbe Alzagar), promettent de s'installer durablement dans le paysage… Une trilogie a été annoncée ; alors, à quand la suite ?

★★★★☆Kaamelott – Premier Volet de et avec Alexandre Astier (Fr., 2h) avec également Lionnel Astier, Alain Chabat, Sting, Guillaume Gallienne…

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Alexandre Astier : « J’avais envie de dire aux gens : “vous croyiez connaître Arthur“… »

Kaamelott - Premier Volet | Attention spoilers !!!! Alors que sort le mercredi 21 juillet le film plus attendu de l’année, Alexandre Astier revient sur la genèse et le tournage de Kaamelott - Premier Volet. Écriture, personnages, musique, image, distribution… L’auteur-réalisateur-compositeur-interprète aborde tous les postes et ouvre des perspectives. Quitte à se répéter : attention, spoilers !!! Viendrez pas nous dire qu’on vous aura pas prévenus !

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

Alexandre Astier : « J’avais envie de dire aux gens : “vous croyiez connaître Arthur“… »

Dix ans se sont écoulés entre la fin du Livre VI de la série télévisée et Kaamelott - Premier Volet. La même durée dans la fiction pour les personnages (donc l’équipe) que pour le public… Néanmoins, vous avez vécu à la fois avec et sans Arthur durant tout ce temps puisqu’il a été celui de la préparation du film… Alexandre Astier : Il y a déjà un avantage à cet arrêt : la série se termine sur un mec lui-même à l’arrêt, plus du tout concerné par ce qui se passe dans une Bretagne sur laquelle il n’a plus aucun impact, et qui erre à Rome comme un clochard. Le royaume de Logres, aux prises avec ses anciens camarades, est devenu un état dictatorial mené par un taré, dans un bain de collaboration et de résistance. Du point de vue d’Arthur, comme ça ne le concerne plus, ça aurait pu durer vingt ou trente ans. Dire « je pars ; non, je déconne, en fait je reviens », ça ne peut pas marcher ! Il faut justement que celui qui ne voudrait pas revenir soit obligé de revenir sur une seule patte. L’autre avantage concerne l’écriture. À p

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Un Muzik'Casting tout 9

MUSIQUES | 9e édition pour le tremplin de musiques actuelles Muzik'Casting organisé par le Crédit Agricole Loire Haute-Loire. Ouvert à tous les groupes amateurs et (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 octobre 2019

Un Muzik'Casting tout 9

9e édition pour le tremplin de musiques actuelles Muzik'Casting organisé par le Crédit Agricole Loire Haute-Loire. Ouvert à tous les groupes amateurs et artistes solos résidant en Loire ou Haute-Loire, ce concours est chapeauté cette année par Kadebostany. En neuf éditions, ce sont 40 artistes qui ont été révélés dont les Raqoons (lauréats 2017) ou encore Gat' et Rim' (lauréats 2018). Les groupes et artistes intéressés peuvent poser leur candidature jusqu'au 28 novembre 2019 directement sur www.castingcreditagricole.fr. C'est le vote du public ajouté à la sélection du jury de pros qui permettra de déterminer quel artiste jouera en première partie de Kadebostany sur la grande scène du Fil le 11 février 2020 et pourquoi pas remporter ensuite le tremplin national (lauréat désigné par Kadebostany) qui comporte un accompagnement musical d'une valeur de 6 000€.

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"Le Dindon" : Du plomb à la patte

FEYDEAU-DO | De Jalil Lespert (Fr., 1h25) avec Dany Boon, Guillaume Gallienne, Alice Pol…

Vincent Raymond | Mercredi 25 septembre 2019

Séducteur impénitent, Pontagnac suit chez elle Victoire qu’il aimerait mettre dans son lit, ignorant qu’elle est l’épouse de son ami Vatelin. Quand celui-ci apparaît, il faut composer. Encore plus quand un autre soupirant de Victoire débarque. Et davantage à l’irruption de Mme Pontagnac… Transposer une pièce de Feydau : pourquoi pas ? La situer au début des années 1960 : l’idée se défend, révélant à quel point les codes de la bourgeoisie patriarcale ont peu évolué jusqu’au schisme sociétal de 68. Reste la question de l’adaptation… C’est-à-dire pas uniquement un ripolinage cosmétique visant à “actualiser“ ici quelques répliques, là du décor, ailleurs des situations ou des personnages ; juste rendre le matériau compatible avec les contraintes propres à l’écran. Bien sûr, il ne faut pas attendre d’un vaudeville sa métamorphose en fresque de David Lean (ce serait un contresens stupide), mais à tout le moins qu’il trouve une équivalence dans sa mécanique rythmique. Ici, seul le deuxième acte parvient à s’abstraire de la langue pour donner vie aux corps en osant burlesque et absurde : le premier reste prisonnier d’une exposition laborieuse et le troisième d’un dénouement mol

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Des voix et des gueules

Nuits de Fourvière | Les Nuits sont chaque été très chaudes du côté de nos voisins lyonnais et plus particulièrement à Fourvière. Côté musique, il y a de quoi faire, notamment grâce à (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juillet 2019

Des voix et des gueules

Les Nuits sont chaque été très chaudes du côté de nos voisins lyonnais et plus particulièrement à Fourvière. Côté musique, il y a de quoi faire, notamment grâce à des voix inoubliables ! Avec sa douce poésie planante, le Canadien Patrick Watson (lundi 8 juillet) propose une pop où la légereté n'a d'égale que la finesse. En l'écoutant, on pense forcément à cette génération de virtuoses qui le place aux côtés de Sufjan Stevens et Andrew Bird. De l'émotion à l'état pure en somme. Dans le même rayon, on se laisse également bercer par le timbre de Bon Iver (mardi 16 juillet), qui s'avère toujours aussi bon l'été... Justin Vernon, de son vrai nom, revient sept ans après avoir foulé la scène de la colline. Il devrait laisser filtrer quelques titres de son - très attendu - nouvel album. Enfin, on ne peut passer sous silence la venue de deux gueules et deux voix on ne peut plus marquantes. Tout d'abord, celle d'Arthur H qui habillera la musique de l'Orchestre d'harmonie de Bordeaux lors d'un projet inédit (vendredi 19 juillet). Ensuite, celle de Sting, reconnaissable entre mille, qui rallumera les souvenirs d'un théâtre antique forcément archi-comble (m

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"Haut les filles" : 36 chants d’elles

ECRANS | de François Armanet (Fr., 1h19) avec Françoise Hardy, Jeanne Added, Jehnny Beth, Lou Doillon…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Alors que la scène française contemporaine semble renaître grâce à l’énergie des rockeuses, François Armanet part à la rencontre de quelques-unes de celles qui ont marqué de leurs voix, textes, notes et présence le dernier demi-siècle… Ce panorama du rock au féminin, à la fois agréable et foutraque par son côté joyeusement a-chronologique, s’avère fatalement frustrant : il manque forcément dans cette évocation les témoignages des disparues dont on aurait aimé entendre le point de vue (et d’écoute), comme France Gall. Et puis on déplore les impasses sur quelques voix importantes, telle que celle de Corine Marienneau (ex Téléphone), trop souvent marginalisée ou de Zazie aux abonnées absentes, quand certaines artistes du moment se retrouvent sur-représentées. Le showbiz ne change pas : infligeant ses purgatoires ici, cajolant ses favoris là… Heureusement, il accorde une place prépondérante à cette figure majeure qu’est Françoise Hardy, dont la carrière et le parcours à nul autre pareil vaudraient bien une dizaine de documentaires. Sa voix posée, et ses mot simples tranchent avec le

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Gat & Rim : « On avance en échangeant énormément »

Rap | Le duo de rap stéphanois Gat & Rim se débrouille pas mal. À l'aune de la sortie de leur premier EP ou album - l'avenir nous le dira - ils ont remporté un joli tremplin qui les engage sur une belle voie musicale. Rencontre avec deux jeunes artistes (19 et 21 ans) très complémentaires. #breizhequateur !

Nicolas Bros | Vendredi 22 février 2019

Gat & Rim : « On avance en échangeant énormément »

Quelles sont les origines du groupe ? Comment en êtes-vous arrivés à faire de la musique ensemble ? Gat' : J'écrivais mes petites chansons dans ma chambre depuis longtemps. À un moment donné, je me suis entouré d'un musicien mais l'expérience n'a rien donné. Je me suis remis à la recherche de quelqu'un qui pourrait me proposer des instrus, en gros je cherchais "mon Voulzy". Je suis tombé sur un son qu'avait produit Renan. Je me suis mis en contact avec lui par l'intermédiaire d'un ami commun. C'était il y a deux ou trois ans en arrière. Rim, tu es originaire de Bretagne et Gat d'Équateur. Est-ce que ces origines influencent votre musique ? Rim : D'une certaine manière, un peu. Pour les prochains sons qui arriveront, on retrouvera un côté exotique. Mais le côté Breizh/Équateur, mélange de nos origines, c'est quelque chose d'assez fou, pas trop vu. Gat : Et c'est surtout une grosse blague... C'est un délire de potes. Nous avons commencé à divulguer malencontreusement un #breizhequateur sur nos réseaux et c'est devenu un peu plus important que ce que l'on ava

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Gat' et Rim' remportent Muzik'Casting 2018

Tremplin | Théo Bonneville et Renan Montabrut, alias Gat' & Rim', duo de rap stéphanois viennent de remporter le tremplin Muzik'Casting 2018 organisé par le Crédit (...)

Nicolas Bros | Vendredi 8 février 2019

Gat' et Rim' remportent Muzik'Casting 2018

Théo Bonneville et Renan Montabrut, alias Gat' & Rim', duo de rap stéphanois viennent de remporter le tremplin Muzik'Casting 2018 organisé par le Crédit Agricole. Après avoir fait forte impression en première partie de Hoshi sur la scène du Fil le 8 janvier dernier, le groupe a brillamment brigué la première place de ce concours en Auvergne-Rhône-Alpes. Il remporte un accompagnement musical d'une valeur de 6 000 €, comprenant notamment un booking de plusieurs dates. Rappelons que l'année dernière c'était d'ores et déjà des Ligériens qui avaient remporté ce tremplin : les rockeurs du groupe Raqoons.

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Transmission réussie : "Astérix - Le Secret de la Potion Magique"

Animation | Un film de Louis Clichy & Alexandre Astier (Fr, 1h25) avec les voix de Christian Clavier, Guillaume Briat, Alex Lutz…

Vincent Raymond | Mercredi 5 décembre 2018

Transmission réussie :

L’accident idiot : une branche qui rompt fait choir le druide Panoramix. Lequel y voit un signe des Dieux : penser à sa postérité et transmettre le secret de sa potion magique. Il part alors en quête d’un jeune successeur. Las ! Un confrère jaloux, le fourbe Sulfurix, a des vues sur la recette… Tombé dans la potion magique des mages Uderzo et Goscinny dès son plus jeune âge, Alexandre Astier en a gardé quelques séquelles — d’aucuns diraient même que les effets en sont permanents sur lui. Aussi n’avait-il eu guère de peine à enfiler les braies de ses aînés pour signer l’adaptation du Domaine des Dieux, où déjà affleuraient quelques velléités d’émancipation : tout en respectant le principe d’une histoire “astérixienne“, la langue et les attitudes évoluaient vers “l’astierisquien”. Entièrement original dans l’écriture, ce nouvel épisode inscrit la transgression dans son cahier des charges. Oh, il s’a

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Alexandre Astier : « Nos fantasmes d’enfant sont le réel matériau dans lequel on pioche »

Astérix - Le Secret de la Potion Magique | Alexandre Astier revient sur la recette de ce nouvel opus animé de la série Astérix, dont il partage la réalisation avec Louis Clichy. Où il sera question de Uderzo, de "L’Île aux enfants", de "Goldorak", de Marvel, de manga et d’une note de "Kaamelott"…Entretien exclusif.

Vincent Raymond | Mardi 4 décembre 2018

Alexandre Astier : « Nos fantasmes d’enfant sont le réel matériau dans lequel on pioche »

Avec cette histoire originale, vous vous êtes retrouvé en situation d’apprenti devant obtenir la bénédiction du vénérable druide Uderzo. Au-delà de la mise en abyme, comment s’est déroulée cette transmission ? AA : La première fois que je lui ai présenté le pitch, il m’a dit qu’il ne pouvait pas rester un sujet fondamental qui n’aurait pas été traité en album — et ça se voyait que c’était sincère. J’avais peur du vieillissement parce que Astérix est un monde fixe : sans futur ni passé, ni vieillesse, ni mort, ni nouveau cheveux blancs, ni enfants pour remplacer les adultes. À chaque aventure, les personnages sont jetés dans une situation, s’en sortent et tout revient à la normale. Je crois qu’il a été touché par l’histoire. Est-ce qu’il l’a rapportée à lui ? Je n’en ai pas l’impression — je ne lui ai pas demandé. Mais je crois qui a voulu voir ce que ça allait donner, cette difficulté de trouver un successeur et le risque que cela comportait. En plus, Uderzo est très amoureux et très impressionné par les images numérique. Il ne s’est jamais caché de vouloir faire Disney en France —

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Catherine Corsini : « L’inceste n’est pas le sujet »

Un amour impossible | Après Laetitia Colombani et sa variation sur Pourquoi le Brésil ?, Catherine Corsini adapte à son tour un livre de Christine Angot empreint d’un vécu douloureux et de secrets vénéneux. Un grande fresque digne.

Vincent Raymond | Mardi 6 novembre 2018

Catherine Corsini : « L’inceste n’est pas le sujet »

À quelle occasion avez-vous découvert le roman de Christine Angot ? CC : Par ma productrice, trois-quatre mois après sa parution. J’ai mis un peu de temps à le lire d’ailleurs, mais je suis tombé dedans : je l’ai ressenti à la fois comme une lectrice extrêmement bouleversée et comme une cinéaste qui prend de la hauteur. Il y avait un incroyable mélo à faire ! Et moi qui sortais de La Belle Saison, j’avais curieusement cette envie de mélodrame — une envie qui vient de mon amour des films de Douglas Sirk, revisitée ensuite par Todd Haynes ; ce truc assez formidable de parler des années 1950 jusqu’à aujourd’hui en essayant de moderniser le mélodrame classique hollywoodien. Comment Christine Angot a-t-elle reçu votre proposition ? C’était très courtois, elle a réfléchi. Ensuite, c’était une histoire d’engagement et d’argent, avec une liberté totale d’écrire, en lui soumettant le scénario une fois qu’il était terminé — et le fait qu’elle pouvait retirer son nom et la ment

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"Un amour impossible" : Odieux le père

Drame | de Catherine Corsini (Fr., 2h15) avec Virginie Efira, Niels Schneider, Estelle Lescure, Jehnny Beth…

Vincent Raymond | Mercredi 14 novembre 2018

Châteauroux, années 1950. Rachel Steiner est courtisée par Philippe, un fils de famille portant beau. Hostile à toute mésalliance sociale, il repart laissant Rachel enceinte. Bien plus tard, après plusieurs retrouvailles épisodiques houleuses, Philippe renoue le contact avec leur fille Chantal… Adaptant ici le “roman autobiographique“ — on ne sait comment qualifier le genre de récit qu’elle pratique — de Christine Angot, Catherine Corsini réussit plusieurs tours de force. S’approprier son histoire tout en rendant digeste et dicible la voix de l’autrice sans la contrefaire, et raconter avec élégance ce qui rappelle la noirceur incestueuse de Perrault dans Peau d’Âne comme des meilleures tragédies raciniennes (où les amours sont aussi impossibles, car univoques). Renversant le propos du conte, l’ogre symbolique s’incarne ici dans un homme exerçant son emprise toxique et dévorante sur deux femmes… dont l’une est sa fille. À cette lecture analytique se superpose en fin de film une interprétation sociale qui si elle évoque dans la forme le dénouement le dénouement Psychose, où le compor

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Un tremplin plein d'espoir

Tremplin | Le Crédit Agricole remet le couvert avec la 8e édition du tremplin Musik'CASTING. Un concours musical ouvert aux musiciens amateurs, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 août 2018

Un tremplin plein d'espoir

Le Crédit Agricole remet le couvert avec la 8e édition du tremplin Musik'CASTING. Un concours musical ouvert aux musiciens amateurs, donnant l'opportunité de fouler la scène du FIL en première partie de têtes d'affiche. L'an dernier, ce furent les Raqoons qui avaient ouvert le bal du groupe Broken Back avant d'aller jusqu'à l'Olympia en devenant le "super-lauréat" national Muzik'CASTING 2017. Pour l'édition 2018, les inscriptions sont ouvertes aux formations locales (résidant en Loire et Haute-Loire) et se font sur le site www.casting-creditagricole.fr, jusqu'au 17 septembre. Cinq groupes de la région seront sélectionnés grâce aux votes du public et un jury sélectionnera le vainqueur de chaque secteur (Saint-Étienne, Lyon, Annecy, Grenoble et Clermont-Ferrand). Chaque formation assurera la 1ere partie d'un groupe dans les différentes salles des musiques actuelles de chaque ville concernée. Enfin, dernière étape, le super lauréat national

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Tribute

Jazz et autres | Yannick Robert (guitare), Gilles Coquard (basse) et Cédric Affre (batterie) revisitent de façon très inspirée l'album Soul Cages, troisième EP studio de (...)

Niko Rodamel | Vendredi 8 juin 2018

Tribute

Yannick Robert (guitare), Gilles Coquard (basse) et Cédric Affre (batterie) revisitent de façon très inspirée l'album Soul Cages, troisième EP studio de Sting, sorti en janvier 1991. Les trois jazzmen (mais pas que !) se réapproprient des titres devenus d'incontournables standards pop-rock. Soul Cages Trio est LE nouveau projet du musicien et pédagogue Yannick Robert qui évolue au sein de plusieurs formations, toujours aux frontières du jazz, du blues et du rock. En étroite collaboration avec la marque nipponne Ibanez, Yannick a également développé un étonnant modèle de guitare fretless qui porte sa signature, s'il vous plait ! On retrouve dans le power trio l'un des frères Coquard, fratrie bien connue dans notre région, qui remplace brillamment le contrebassiste initial, Bruno Schorp. Soul Cages Trio, samedi 9 juin 20h30, Château du Rozier à Feurs

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Sting de retour à Vienne

Rock | L'ex-leader de The Police est de retour dans la région. Le lundi 16 juillet 2018, il sera sur la scène du Théâtre Antique de Vienne (Isère - 38), trois ans (...)

Nicolas Bros | Vendredi 15 décembre 2017

Sting de retour à Vienne

L'ex-leader de The Police est de retour dans la région. Le lundi 16 juillet 2018, il sera sur la scène du Théâtre Antique de Vienne (Isère - 38), trois ans après s'y être déjà produit dans le cadre du festival Jazz à Vienne. Pour plus d'infos, rendez-vous sur cette page.

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"Santa & Cie" : Lutins de sa glace !

ECRANS | de & avec Alain Chabat (Fr., 1h35) avec également Pio Marmaï, Golshifteh Farahani, Audrey Tautou…

Vincent Raymond | Mercredi 6 décembre 2017

Comme par un fait exprès, la Saint-Nicolas tombe cette année le jour de la sortie de la nouvelle comédie d’Alain Chabat consacrée au Père Noël. Un Père Noël à sa hotte, c’est-à-dire prêt à transgresser les conventions. En l’occurence de quitter le pôle Nord en avance afin de venir chercher de quoi soigner la soudaine épidémie frappant ses lutins. Sauf que Santa Claus n’ayant pas l’habitude des usages du monde réel, ni des enfants éveillés, va un peu patiner… Chabat ne cesse de se bonifier avec le temps. Au départ très inféodé aux ZAZ — ces stakhanovistes du gag visuel/référentiel le distribuant à la mitraillette dans Y a-t-il un pilote dans l’avion et compagnie —, le réalisateur-comédien s’est depuis affranchi de ces tutelles d’outre-Atlantique hurlantes pour travailler un registre où la connivence demeure, mais à un niveau plus souterrain : la parodie n’étant plus une finalité, il dispose de plus de place pour sa vaste fantaisie. Ses multiples niveaux de lecture font de ce film une authentique comédie grand public et familiale, dépourvue de ce kitsch façon glaçage de

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"Maryline" : Démise en scène

ECRANS | de Guillaume Gallienne (Fr., 1h47) avec Adeline D'Hermy, Vanessa Paradis, Alice Pol…

Vincent Raymond | Mercredi 15 novembre 2017

Venue de sa province, Maryline se rêve comédienne. Outre la blondeur attachée à son prénom si lourd à porter, elle dégage un je-ne-sais quoi séduisant les cinéastes. Las ! Son incapacité à fendre l’armure la plombe et elle végète, quand elle ne s’auto-détruit pas dans l’alcool… La bonne nouvelle, c’est que Guillaume Gallienne a renoncé à jouer dans son second long métrage — il nous devait bien cela, après avoir doublement imposé sa présence dans Les Garçons et Guillaume, à table ! La mauvaise, c’est le choix de la presque jeune Adeline D’Hermy, empruntée au Français. Son visage marqué est dépourvu de la cinégénie requise pour ce rôle : on ne perçoit jamais la radieuse séduction censée émaner de son personnage. La malheureuse semble pourtant se donner du mal pour être à la hauteur ; sans beaucoup de succès malheureusement : on est plus enclin à la conspuer avec ses opposants qu’à éprouver de la compassion pour elle. Paradoxalement, le réalisateur parvient à tirer de ce malaise un effet productif à la toute fin de son film, quand Maryline au bord

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Tremplin Muzik’Casting 2017

MUSIQUES | Vous souhaitez encourager les jeunes musiciens de la région et élire l’artiste qui aura la chance de se produire en première partie de Broken Back ? C’est par ici avec le tremplin Muzik’Casting du Crédit Agricole!

La rédaction | Jeudi 5 octobre 2017

Tremplin Muzik’Casting 2017

Le Crédit Agricole Loire Haute-Loire a lancé la septième édition du concours Muzik’Casting. Il est ouvert à tous les groupes amateurs et artistes solo résidant en Loire ou en Haute-Loire. L’objectif : encourager l’émergence des jeunes talents locaux d’une part, et organiser un bel événement musical avec une tête d’affiche internationale d’autre part. Une initiative inédite qui participe à l’animation et l’attractivité du territoire. Après Skip the Use, les BB Brunes ou encore Charlie Winston, c’est la révélation indie pop Broken Back qui partage sa scène cette année. Lors des précédentes éditions, Hope Ration a joué aux côtés de Synapson (en 2016), Life Opus a rejoint la scène de Charlie Winston (2015) et les Tontons d’Alice ont joué avec As Animals (en 2014). Pour voter et élire le talent de votre région, rien de plus simple : rendez-vous sur www.casting-creditagricole.fr et suivez les étapes pour accéder aux œuvres des 19 musiciens en lice en Loire et Haute-Loire. Le vainqueur du tremplin sera invité à se produire

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Percez le secret de Broken Back

Concours Muzik'Casting 2017 | Chaque année, la banque Crédit Agricole donne l'occasion à des groupes locaux (résidant en Loire et Haute-Loire) de participer au tremplin (...)

Nicolas Bros | Lundi 11 septembre 2017

Percez le secret de Broken Back

Chaque année, la banque Crédit Agricole donne l'occasion à des groupes locaux (résidant en Loire et Haute-Loire) de participer au tremplin Muzik’CASTING, leur permettant d'accéder à la scène du Fil à Saint-Étienne en première partie d'un groupe pro. Après avoir reçu Skip The Use, Charlie Winston ou encore les BB Brunes, c'est Broken Back qui prendra d'assaut le 28 novembre la scène stéphanoise. Le groupe sera précédé par une formation locale sélectionnée par les internautes. Pour les jeunes talents qui souhaitent participer, le tremplin Muzik’CASTING se déroule en 3 temps : - Avant le 17 septembre, inscription des groupes sur cette page - Du 18 septembre au 5 novembre : chaque internaute écoute les différentes créations et vote pour son groupe préféré - le mardi 28 novembre : concert privé au Fil à Saint-Étienne avec le lauréat du Tremplin Muzik’CASTING 2017 en 1ère partie de Broken Back Une place à l'Olympia également en jeu Pour cette 7ème édition du tremplin, un des cinq lauréats 2017 aura la chance d'être accueilli en 1ère partie du concert de Brok

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Des stars comme s'il en pleuvait

Musilac (Savoie) | Phoenix, Ibrahim Maalouf, Jamiroquai, Julien Doré, Two Door Cinema Club, Sting, Texas, Justice, Calypso Rose, Archive, Vianney, Juliette Armanet… Comme chaque année, Musilac aligne les grands noms quatre jours durant. Ce qui ne doit pas faire oublier les autres, plus discrets, moins bankables… Tour d’horizon jour par jour de ce que l’on découvrira à Aix-les-Bains entre le 13 et le 16 juillet.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 juillet 2017

Des stars comme s'il en pleuvait

Amplitude sonique le jeudi Ça commence fort Musilac le 13 juillet, et tous azimuts avec ça. De Juliette Armanet, la nouvelle petite fiancée des branchés, à l'alien sud-af' Die Antwoord (que ces mêmes branchés aiment pour de toutes autres raisons) ; de la pop variété joueuse de Lulu Gainsbourg (comme Armanet, on aime ou on déteste) aux hardos australiens d'Airbourne, en passant par le rap engagé de Kery James : il va y avoir dès le premier jour de l'amplitude thermique et sonique sur les bords du Lac du Bourget. Or on est loin du compte si l'on n’ajoute pas aussi l'électronicien teuton tout en délicatesse Fritz Kalkbrenner – délicatesse partagée par le duo Paradis, même si leur électronique empreinte des chemins plus pop. Reste que le gros des troupes est lui, ce soir-là, résolument pop rock : pop dansante chez Two Door Cinema Club, schlass comme jamais chez Warhaus, rentre-dans-lard chez Last Train, renfrognée chez Lescop. Et puis en haut de la pyramide : la grande renaissa

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Une "Hope Ration" bien menée

Muzik'Casting 2016 | Le sixième tremplin de talents amateurs Muzik'Casting, organisé par cinq caisses régionales du Crédit Agricole, a vu ses lauréats désignés par secteur. Pour la zone (...)

Nicolas Bros | Lundi 21 novembre 2016

Une

Le sixième tremplin de talents amateurs Muzik'Casting, organisé par cinq caisses régionales du Crédit Agricole, a vu ses lauréats désignés par secteur. Pour la zone Loire-Haute-Loire, c'est le groupe de reggae roots Hope Ration, originaire de Saint-Martin-la-Plaine, qui aura le privilège de partager la scène avec Synapson pour un concert inédit demain soir au Fil. Une aubaine pour les cinq Ligériens qui avaient sorti leur premier album Get Ready en 2014 où se mêlent, outre le reggae roots, du funk, du jazz et du rock. Le groupe a su marquer les internautes avec leur musique sans bornes et ont récolté 840 votes au total.

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Appel aux talents locaux

MUSIQUES | Groupes ou artistes solos amateurs, résidant en Loire ou Haute-Loire, vous êtes invités à proposer vos créations musicales pour le tremplin Muzik'Casting 2016, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 8 septembre 2016

Appel aux talents locaux

Groupes ou artistes solos amateurs, résidant en Loire ou Haute-Loire, vous êtes invités à proposer vos créations musicales pour le tremplin Muzik'Casting 2016, organisé par le Crédit Agricole Loire/Haute-Loire. Première étape avec une inscription sur ce site, jusqu'au 18 septembre, puis une écoute et un vote effectués par les internautes et peut-être une 1e partie du groupe Synapson au Fil à Saint-Étienne, lors d'un concert privé le mardi 22 novembre. Cette formation succédera au groupe Life Opus, lauréat en 2015 et qui avait partagé la scène du Fil avec Charlie Winston. Synapson + gagnant du Tremplin Musik'Casting 2016, mardi 22 novembre, au Fil (concert privé, invitations à demander au Crédit Agricole Loire/Haute-Loire)

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Les groupes amateurs invités à concourir

MUSIQUES | Après les Tontons d'Alice l'année dernière, qui sera le groupe ou l'artiste qui jouera en première partie de Charlie Winston le 18 novembre prochain au Fil de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 2 septembre 2015

Les groupes amateurs invités à concourir

Après les Tontons d'Alice l'année dernière, qui sera le groupe ou l'artiste qui jouera en première partie de Charlie Winston le 18 novembre prochain au Fil de Saint-Étienne ? Si vous vous sentez capable de relever le défi, vous avez jusqu'au 13 septembre pour vous inscrire au 5ème concours Musik Casting. Les artistes seront départagés par un vote des internautes du 14 septembre au 25 octobre.

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Réalité

ECRANS | Un caméraman qui veut tourner son premier film d’horreur, un producteur instable, un animateur atteint d’un eczéma imaginaire, une petite fille nommée Réalité… Avec ce film somme et labyrinthique, aussi drôle que fascinant, Quentin Dupieux propulse son cinéma vers des hauteurs que seul un David Lynch a pu atteindre ces dernières années. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 février 2015

Réalité

Vient toujours un moment, dans la carrière d’un cinéaste digne de ce nom, l’envie de tourner son Huit et demi, c’est-à-dire un grand film réflexif sur la manière dont il aborde le cinéma : Truffaut avec La Nuit américaine, Almodovar avec Étreintes brisées, David Lynch avec Mulholland drive… Quentin Dupieux, qui avait déjà approché la question dans Rubber à travers des spectateurs regardant avec des jumelles le film en train de se dérouler sans caméra, ni équipe, ni projection, en fait le cœur de Réalité. Le titre lui-même est un leurre sublime : ici, la réalité est sans doute ce qu’il y a de plus incertain et fluctuant, toujours contaminée et reformulée par le cinéma et la fiction. En fait, ce n’est pas la réalité que le film cherche à capturer, mais une petite fille prénommée Réalité, que l’on filme en train de dormir et dont on veut atteindre le subconscient — autrement dit, la capacité à produire de l’imaginaire. Dans la boucle folle que le scénario finira par créer, on comprendra que cet imaginaire-là n’est rien d’autre que celui de Dupieux lui-même ; dans les rêves de Réalité, il y avait ce long rêve éveillé qu’est Ré

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Astérix – Le Domaine des Dieux

ECRANS | Vivifiée par la verve et la rigueur de l’écriture d’Alexandre Astier et par un beau travail graphique de Louis Clichy, cette version animée des aventures d’Astérix et Obélix fait oublier les faux-pas des récentes adaptations live. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 25 novembre 2014

Astérix – Le Domaine des Dieux

C’est presque un effet de signature : discutant avec des sénateurs, Jules César se lance dans des métaphores animalières qu’aucun d’entre eux ne parvient à suivre. Les amateurs de Kaamelott apprécieront de retrouver dès la première séquence le goût d’Alexandre Astier pour les malentendus et les problèmes de communication qui ont fait sa marque. Le légionnaire à qui il prête sa voix doit d’ailleurs faire face à des frondes diverses où ses ordres sont constamment remis en question par la masse qui lui fait face, que ce soit ses propres troupes ou les esclaves et leur chef, très doué pour la rhétorique — géniale inversion des clichés. L’apport d’Astier — dont la quasi-acronymie avec le héros est troublante — à cette adaptation animée dont il est à la fois le scénariste et le co-réalisateur ne s’en tient pas là ; on sent chez lui un réel amour pour l’univers des irréductibles Gaulois, un plaisir enfantin à rester fidèle à l’esprit d’Uderzo et Goscinny. Cela suffit à faire la différence avec les deux derniers volets live qui couraient après un modèle de blockbuster hexagonal voué à la laideur et à la surenchère. Le Domaine des Dieux, modestement, cherche à r

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Les Garçons et Guillaume, à table !

ECRANS | De et avec Guillaume Gallienne (Fr, 1h25) avec André Marcon, Diane Krüger…

Christophe Chabert | Lundi 18 novembre 2013

Les Garçons et Guillaume, à table !

Ce premier film de Guillaume Gallienne tiré de la pièce de Guillaume Gallienne avec Guillaume Gallienne dans le rôle de Guillaume Gallienne — à quand le mug ? provoque des ovations partout où il passe. Qu’y voit-on pourtant, sans grossir le trait ? Gallienne entrer sur scène pour y jouer ledit spectacle, avant que celui-ci ne s’anime sous la forme d’une suite de saynètes souvent vulgaires et réalisées comme des programmes courts pour la télé, avec toujours le texte de Gallienne en voix-off. Ça reste du théâtre, mais c’est surtout du "théâââtre", c’est-à-dire cette écriture factice, pleine de licences poétiques et de bons mots, ce que le cultureux aime à appeler avec une pointe de condescendance une "langue". Le cinéma, lui, est oublié en route sinon lorsque Gallienne incarne aussi cette drôle de créature qu’est sa mère, même si elle n’est qu’un alibi pour revenir au vrai sujet du film : le comédien lui-même et son identité (sexuelle). Et là, l’incompréhension monte d’un cran ; efféminé et maniéré, le regard que sa famille pose sur lui le persuade d’abord qu’il est une fille. D’où quiproquos. Mais quand on vient lui dire qu’il est homo, il ne comprend pas, puis te

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Quadrophenia, un film à la Mods

ECRANS | Les Who et le cinéma, pour beaucoup, c’est avant tout Tommy, opéra rock culte qui a plutôt mal vieilli. Mais c’est aussi ce Quadrophenia passionnant à (...)

Christophe Chabert | Mardi 25 juin 2013

Quadrophenia, un film à la Mods

Les Who et le cinéma, pour beaucoup, c’est avant tout Tommy, opéra rock culte qui a plutôt mal vieilli. Mais c’est aussi ce Quadrophenia passionnant à redécouvrir 35 ans après sa réalisation, à la fois évocation d’une époque passée — le courant Mods, à son apogée dans les années 60 — et œuvre importante du réalisme à l’Anglaise au même titre que les premiers Loach ou les téléfilms d’Alan Clarke. Jimmy, le jeune héros de Quadrophenia, tente d’échapper à sa poisse sociale — coincé entre une famille qu’il ne supporte plus et un boulot merdique — en courant après un rêve dérisoire : intégrer les Mods et leur existence sexe, drogue, rock’n’roll et scooter customisé. Frank Roddam, le réalisateur, surveillé de près par Pete Townshend et Roger Daltrey, s’autorise un grand pont entre ce courant finalement éphémère et le punk qui alors faisait figure de culture dominante dans la jeunesse anglaise. Quadrophenia n’est ainsi pas très loin de la démarche de certains cinéastes du Nouvel Hollywood : la musique entre dans le film comme dans Mean Streets de Scorsese, au détour d’un juke box ou d’une radio, et le parcours de Jimmy, direction Brig

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Turf

ECRANS | De Fabien Onteniente (Fr, 1h42) avec Édouard Baer, Alain Chabat, Lucien Jean-Baptiste…

Christophe Chabert | Lundi 11 février 2013

Turf

Dire du mal de Turf revient à tirer sur une ambulance. Quoique, comme la plupart des comédies commerciales françaises, il affiche une insolente santé, trop bien nourri aux euros sonnants et trébuchants. Cela ne masque pas le recyclage poussif et transparent qui lui sert de pitch : Un éléphant ça trompe énormément dans le milieu du tiercé. Soit quatre potes dont un avec une mère juive (Marthe Villalonga, pour être original), l’autre qui trompe sa femme jusqu’à ce qu’elle en ait marre et le foute dehors, un troisième plus effacé mais solide dans les affaires comme en amitié, et un quatrième qui expose le tout en voix off et se met à l’équitation pour séduire une jeune et jolie demoiselle. Au milieu, Onteniente projette ses vannes, sa mythologie beauf (on a du fric, on fait la fête sur la côte) et son absence totale de direction artistique, pour un résultat sinistre qui a l’air de durer trois plombes. C’est nul donc, et seul un Depardieu d’une sincérité totale s’échappe du marasme. Qui d’autre que lui pourrait faire sonner juste une réplique comme : «Tiens, voilà tes deux places pour Lady Gaga !» ? Christophe Chabert 

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Astier : Back to Bach

SCENES | Entretien avec Alexandre Astier, à l’occasion de son nouveau spectacle, "Que ma joie demeure !", présenté à l’Opéra Théâtre de Saint-Étienne le 31 décembre. Propos recueillis par Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 28 novembre 2012

Astier : Back to Bach

Cela fait plus de dix ans que nous avons entamé un long et fructueux dialogue journalistique puis artistique avec Alexandre Astier. Précisément à la création du Jour du Froment en 2002 au Théâtre de la Croix-Rousse de Lyon, suivi par l’odyssée triomphale de sa série Kaamelott et enfin le long parcours du combattant de son premier long-métrage, David et Madame Hansen. Aujourd’hui, il revient sur les planches avec Que ma joie demeure !, un solo où il s’est distribué le rôle de Jean-Sébastien Bach, donnant une leçon au cours d’une journée portes ouvertes tout en réparant un orgue et en pleurant la mort d’un de ses enfants. Un spectacle magistral, virtuose, sincère, drôle et émouvant, celui d’un auteur et d’un comédien à la liberté retrouvée. Que ma joie demeure marque ton retour au théâtre, dix ans après Le Jour du froment. Est-ce que ta vision a changé du fait d’être passé par la télévision et le cinéma ?Alexandre Astier : Oui, car quand j’ai fait Que ma joie demeure !, j’avais conscience d’avoir d’autres terrains de jeu et de pouvoir bénéficier de leur spécificité : un s

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Astérix et Obélix : au service de sa Majesté

ECRANS | Passant après le calamiteux épisode Langmann, Laurent Tirard redonne un peu de lustre à une franchise inégale en misant sur un scénario solide et un casting soigné. Mais la direction artistique (affreuse) et la mise en scène (bancale) prouvent que le blockbuster à la française se cherche encore un modèle. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 17 octobre 2012

Astérix et Obélix : au service de sa Majesté

Dans quel âge se trouve le blockbuster français ? Économiquement, sans parler d’âge d’or, on peut dire que l’affaire roule ; même une chose laborieuse comme Les Seigneurs remplit sans souci les salles. Artistiquement, en revanche, on est encore à l’âge de pierre. La franchise Astérix en est le meilleur exemple : après le navet ruineux de Thomas Langmann, c’est Laurent Tirard, fort du succès glané avec son Petit Nicolas, qui a récupéré la patate chaude. Avec un budget quasiment divisé par deux (61 millions quand même !), il n’avait guère le choix : finies les courses de char dispendieuses et les packages de stars ; retour aux fondamentaux. Tirard et son co-auteur Grégoire Vigneron prennent ainsi deux décisions payantes : remettre le couple Astérix et Obélix au centre du film (ainsi que les comédiens qui les incarnent, Baer et Depardieu, excellents), et soigner un casting pour lequel chaque personnage semble avoir été écrit sur mesure. Il y a dans Au service de sa Majesté un petit charme très français du second rôle savoureux, plus digeste que la pratique éculée de la guest écrasante. Guillaume Gallienne, Vincent Lacoste, Valérie Lemercier, Catherine Den

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