Gla-gla

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Photo : ©Gebeka Films


Que fait-on, lorsque l’hiver arrive ? Un tigre qui a perdu ses rayures part en voyage pour les retrouver. Une mamie invente des histoires pour sa petite-fille à partir de ses cartons à souvenirs. Une enfant donne une grosse dose d’affection à un chien errant qui en avait bien besoin. Un hérisson ne retrouve plus son terrier et sa famille, enfouis sous la neige. Et un lynx bien curieux décide d’aller faire un tour en ville. En attendant la neige, ce sont 5 films d’animation courts, imaginés par 5 réalisateurs aux univers différents. Pour permettre aux enfants d’aller plus loin dans leur approche du cinéma, le Family organise le 22 décembre un atelier stop-motion autour de ce film… Encore plus efficace qu’un coin de cheminée pour se réchauffer.

En attendant la neige, atelier stop-motion animé par François Lignier, mercredi 22 décembre à 16h au Family de Saint-Just-Saint-Rambert. A partir de 5 ans

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Hommes du monde

Photo | Des silhouettes en mouvement capturées dans des lieux de passage, des enfants prenant la pose devant des vestiges d’un Etat-fantôme (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Hommes du monde

Des silhouettes en mouvement capturées dans des lieux de passage, des enfants prenant la pose devant des vestiges d’un Etat-fantôme post-soviétique, d’autres, flanqués de tambours au beau milieu d’une petite rue résidentielle en Irlande… Des hommes en pleine cérémonie traditionnelle au Cameroun, des femmes accouchant, et des bébés en train de naître en Roumanie… En croisant leurs regards sur le monde, et en le sublimant de leurs objectifs et de leur sens du cadrage et de la lumière, les 8 photographes du collectif Parallax révèlent le grand H de l’Homme, la singularité des lieux, des cultures et des individus, mais aussi l’universalité des êtres… humains. 3x8 Humans, collectif Parallax, jusqu’au 24 décembre à l’Atelier-Musée du Passementier à Saint-Jean-Bonnefonds

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Chapeau !

ARTS | ​Dernier témoin de l'activité chapelière de Chazelles-sur-Lyon, l'Atelier-Musée accueille la 13ème édition des Rencontres Internationales des Arts du Chapeau, poursuivant ainsi sa démarche de préservation et de valorisation des savoir-faire liés à la mode et au couvre-chef.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Chapeau !

Le concours porté par l’établissement chazellois récompense cette année 11 créations parmi les 73 chapeaux reçus du monde entier. Sur le thème de la dualité, les œuvres candidates ont été minutieusement scrutées par un jury constitué du grand couturier Franck Sorbier et de trois modistes reconnus. Le palmarès met à l’honneur les Japonaises Svetlana Hattori et Mayumi Takeguchi, la Suissesse Eliane Schneider, les Allemands Felix Weber et Gudrun Sigloch et la Russe Inna Abramkina. Les artistes françaises ne sont pas en reste avec les propositions très remarquées de Béatrice De Beauvoir, Nelly Bichet, Nathalie Ecotière, Shoko Nakamoto et enfin Marion Clément, chapelière modiste stéphanoise qui reçoit le prix de l’innovation pour sa coiffe perruque avec masque intégré en fleurs découpées, réalisé en plastique transparent. Le 5 juin, les défilés chorégraphiés qui précédaient la remise des prix affichaient complets, mais les visiteurs pourront venir admirer les créations jusqu’à l’automne. Un même ticket donne accès à la fois à l'exposition temporaire et à la visite guidée du musée. Magnifiquement restauré dans l'esprit de l'usine, la chapellerie propose de découvrir les étapes de fabr

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Drapé comme jamais

Photos | La photographe stéphanoise Myette Fauchère poursuit une résidence artistique de plus de six mois à La Maison du Passementier, ponctuée de nombreuses rencontres (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Drapé comme jamais

La photographe stéphanoise Myette Fauchère poursuit une résidence artistique de plus de six mois à La Maison du Passementier, ponctuée de nombreuses rencontres et ateliers. Après un premier accrochage avec les séries Zoo, Pieds, Gants et Portraits caméléon, l'artiste dévoile sur les cimaises saint-jeandaires le fruit d'une nouvelle création, en partie réalisée au sein du musée pour l'occasion transformé en studio. Avec Achevé et Fantôme, Myette photographie objets usuels et modèles humains qu’elle habille de bâche transparente ou de tissu, donnant naissance à des volumes sculpturaux étonnants. Faisant référence aux drapées des statuaires antiques, aux modèles de la Renaissance ou encore aux figures modernes, la photographe questionne la fonctionnalité des objets et leur place dans notre société. Myette Fauchère, jusqu’au 13 juillet, Atelier-musée La Maison du Passementier à Saint-Jean-Bonnefonds

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Rapetassage

Belles feuilles | Prolongeant son exposition éponyme, le photographe Claude Benoît à la Guillaume présente le livre Rapetassage. L’ouvrage de 80 pages (...)

Niko Rodamel | Lundi 14 décembre 2020

Rapetassage

Prolongeant son exposition éponyme, le photographe Claude Benoît à la Guillaume présente le livre Rapetassage. L’ouvrage de 80 pages regroupe une cinquantaine d’images qui, dans un superbe un noir et blanc, mettent en raisonnance de vieux textiles usés par le temps et les imperfections épidermiques de quelques modèles qui se sont prêtés au jeu d’un singulier mannequinat. Sortie officielle du livre, séance de dédicaces et finissage de l’exposition dimanche 20 décembre, de 10h à 18h à l’atelier-musée La Maison du Passementier, 20 rue Victor Hugo à Saint-Jean-Bonnefonds.​ Claude Benoît à la Guillaume, Rapetassage, chez Nouveautés Éditeurs

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Usure

Galerie | L’exposition du photographe Claude Benoît à la Guillaume à Saint-Jean-Bonnefonds avait été écourtée au printemps dernier par l’irruption du (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Usure

L’exposition du photographe Claude Benoît à la Guillaume à Saint-Jean-Bonnefonds avait été écourtée au printemps dernier par l’irruption du confinement. Qu’à cela ne tienne, L’Atelier-Musée La Maison du Passementier reprend et prolonge cette proposition pour le moins original jusqu’à la mi-décembre. Pour son premier accrochage dans le bassin stéphanois, l’artiste propose un ping-pong esthétique entre les corps naturels de ses modèles et un stock de textiles (vêtements, draps, nappes, torchons, voiles…) découvert dans une vieille bâtisse des monts du Forez. Sans maquillage ni Photoshop, la peau apparaît ici comme un matériau redessiné par le temps dont les marques, plis, vergetures, et cicatrices répondent habilement aux tissus réparés, recousus, reprisés… rapetassés ! Rapetassage de Claude Benoît à la Guillaume, du 15 septembre au 20 décembre, Atelier-Musée La Maison du Passementier à Saint-Jean-Bonnefonds

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Venez fabriquer votre mousse à la Brasserie stéphanoise !

GUIDE URBAIN | L’établissement accueille chaque samedi une douzaine de brasseurs en herbe. Une activité portée par l’engouement actuel pour les bières artisanales.

Article Partenaire | Lundi 2 décembre 2019

Venez fabriquer votre mousse à la Brasserie stéphanoise !

Découvrir la fabrication de la bière et apprendre à brasser la sienne. Ou tout simplement passer un bon moment en famille ou entre amis. C’est ce que propose la Brasserie stéphanoise à travers ses ateliers d’initiation au brassage. Accessibles à tous, ces stages se déroulent dans un espace entièrement aménagé et équipé de six petites cuves de brassage (jusqu’à deux personnes par poste). Des sessions sont actuellement proposées chaque samedi, de 9h30 à 16h30. Les réservations se font en ligne directement via le site de la brasserie (http://atelier-brassage.fr). Du concassage à la fermentation Une journée de stage comprend le brassage de sa propre bière (du concassage du grain à la mise en fermentation), au choix parmi huit recettes : blanche, blonde, brune, ambrée, abbaye, IPA, triple et stout. Elle inclut également une visite de la brasserie, un casse-croûte paysan et une dégustation de bières de la Brasserie stéphanoise. A l’issue du stage, les participants repartent avec un petit livret

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Google est votre ami

CONNAITRE | Après avoir installé ses ateliers à Rennes, Montpelier et Nancy, Google continue d'investir la province française. C'est au tour de Saint-Étienne d'offrir au (...)

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Google est votre ami

Après avoir installé ses ateliers à Rennes, Montpelier et Nancy, Google continue d'investir la province française. C'est au tour de Saint-Étienne d'offrir au géant du numérique un nouveau pied-à-terre dans l’hexagone. La plateforme web prend la responsabilité d'apporter l'éducation au numérique chez la population. Le Google Atelier Numérique flambant neuf de Saint-Étienne, propose gratuitement, du lundi au samedi, des conférences et des ateliers de tous les niveaux afin d’enseigner des sujets allant de commentrédiger un e-mailjusqu'à commentcoder avec scratch. Ces 200 m²avec trois espaces modulables sont aussi pour Google l'occasion de mettre en lumière les innovations locales au travers d'une galerie de projets d'entreprises, d'étudiants et de start-up Rhône-Alpines. Google Atelier Numérique, 11 place Jean Moulin, Saint-Étienne.

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Camion Bazar : la fête tout-terrain

MUSIQUES | C’est une formule simple mais qui a fait ses preuves : un duo passionné de fête et de musique, une paire de platines vinyles et un camion ambulant. À (...)

Damien Grimbert | Mardi 18 juin 2019

Camion Bazar : la fête tout-terrain

C’est une formule simple mais qui a fait ses preuves : un duo passionné de fête et de musique, une paire de platines vinyles et un camion ambulant. À l’heure où les DJs stars se produisent dans des salles immenses, Romain Play & Benedetta Bertella proposent à l’inverse une approche nettement plus décontractée et conviviale, mais tout aussi voire plus festive. Auteur de DJs sets groovy, pointus et ultra-éclectiques, amateur de confettis, de couleurs fluo et de grosses boules à facettes, le duo défend avec bonne humeur une conception de la fête décomplexée et à échelle humaine, qui fait fureur partout où il passe comme lors du dernier festival Nuits Sonores :

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Passerelle

Centre d'art | Cinq ans après sa participation à l'exposition Le générique du début au sein du collectif Les Ateliers, la plasticienne Audrey Galais retrouve l'espace de la (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Passerelle

Cinq ans après sa participation à l'exposition Le générique du début au sein du collectif Les Ateliers, la plasticienne Audrey Galais retrouve l'espace de la Serre, cette fois-ci en solo. Depuis sa formation à l'École Supérieure d'Art de Clermont Métropole et l'obtention d'un Diplôme National Supérieur d' Expression Plastique, Audrey enchaîne les expositions collectives ou personnelles, les publications et les résidences, en France comme à l'étranger, notamment en Thaïlande et en Ecosse. Avec Du modèle, accrochage inédit créé spécifiquement pour sa nouvelle exposition à Saint-Étienne, l'artiste propose d'extraire du monde visible des formes de peu, par l’empreinte et l’emprunt. Il est ici question de reproductibilité à travers différents dispositifs techniques, scénographiques et naturalistes : trois îlots végétaux et trois nouvelles sculptures se répondent dans un jeu d'hypothétiques doubles, créant une passerelle entre le maintenant et l’autrefois. Audrey Galais associe des moulages de bois flotté à des objets manufacturés, évoquant ainsi de potentielles et hasardeuses natures mortes que les éléments tels que le vent ou les marées auraient le pouvoir de fair

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Récits rétifs

Relève artistique | Née en Seine-Saint-Denis en 1993, Léa Bouttier est passée par la Haute École d’Art et de Design de Genève avant de terminer sa formation à Saint-Étienne, à (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Récits rétifs

Née en Seine-Saint-Denis en 1993, Léa Bouttier est passée par la Haute École d’Art et de Design de Genève avant de terminer sa formation à Saint-Étienne, à l’ESADSE. Depuis l’obtention de son Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique en 2017, elle bénéficie du soutien de l’ADÉRA, dispositif d’aide à la professionnalisation tourné vers les jeunes diplômés issus des écoles d'art rhône-alpines. Vivant et travaillant désormais à Lyon, Léa a ainsi intégré les Ateliers du Grand Large, à Décines-Charpieu. L’artiste met en oeuvre des techniques très diverses, recourant indifféremment à la sculpture, la vidéo, l'écriture ou la performance. Avec Les Sites à Chutes, les visiteurs étaient invités à la suivre dans les rues de Saint-Étienne, les guidant vers des éléments urbains qui, par leur caractère spécifique, sans être pour autant narratif, offraient la naissance d’une parole et la possibilité d’un récit. Car c’est bien cette notion de l’interprétation des formes que Léa Bouttier interroge à travers ses installations, cherchant à comprendre comment naissent les fictions au sein de formes souvent standardisées, provenant de l'architecture (poutrelles IPN), du milieu admi

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La Biennale pour les familles et les enfants

CONNAITRE | Loin d’être seulement destinée aux adultes, la Biennale est aussi un moment privilégié pour les enfants et les familles. Plusieurs possibilités sont offertes cette année pour augmenter son expérience de la Biennale.

Article Partenaire | Mardi 19 mars 2019

La Biennale pour les familles et les enfants

Couleurs System : Atelier pour les enfants et les familles d’1h30. Pour l’édition 2019, la Biennale déploie une gamme colorimétrique spécialement conçue pour l’évènement. Venez découvrir vos couleurs et fabriquer vous-même, avec des rubans, un tissage coloré, reflet de votre personnalité ! Réservation sur le site biennaledesign.com LotA : Escape game nouvelle génération intégrant une difficulté modulable en temps réel, un scénario vous tenant en haleine tout au long de la partie, plusieurs protagonistes, des énigmes inédites et aucune clé. Une expérience collaborative à vivre seul, en famille ou entre amis. Réservation sur le site biennale-design.com Minecraft : De la médiathèque à la manufacture : Les médiathèques de Saint-Étienne se meמּent au diapason de la biennale en proposant des quêtes sur le jeu Minecraft. Les enquêteurs devront résoudre des énigmes proposées à la Médiathèque pour ensuite terminer leur quête dans le quartier de la Manufacture. Dès 8 ans.

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Un Atelier Numérique Google à Saint-Étienne

Numérique | C'est fait, Google France va installer son premier Atelier Numérique d'Auvergne-Rhône-Alpes à Saint-Étienne en 2019. Au programme, des formations gratuite pour tous effectuées par les équipe du géant américain du numérique.

Nicolas Bros | Vendredi 14 décembre 2018

Un Atelier Numérique Google à Saint-Étienne

Google France va installer un de ses Ateliers Numériques à Saint-Étienne en 2019. Tout comme Rennes, Montpellier et Nancy, la cité ligérienne va accueillir un espace physique de formation proposé par l'entreprise américaine. « Les Ateliers Numériques proposent, main dans la main avec les organisations publiques et privées locales, des formations gratuites et sur-mesure pour développer ses compétences numériques », précise Sébastien Missoffe, Vice-Président et Directeur Général de Google France via son blog. Ces sessions sont ouvertes à tous et permettent par exemple de découvrir comment naviguer de manière sécurisée sur le web, améliorer son CV en ligne ou encore découvrir les bases du codage. « Ces villes nous ont convaincus par leur dynamisme et leur forte motivation, assure M. Missoffe. Elles partagent un grand enthousiasme pour le numérique et la volonté d’en saisir toutes les opportunités pour que leurs habitants en bénéficient au quotidien. D’ailleurs, il existe déjà de très belles initiatives autour du numérique dans ces trois villes. [...]

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Gaëlle Thomas : Hyperactive Miss Gawel

Portrait | Gestionnaire des costumes de l’Opéra de Saint-Étienne depuis quatre ans, le parcours et la curiosité naturelle de Gaëlle Thomas en font une femme pétillante, véritable touche-à-tout, active et engagée dans le paysage culturel stéphanois. Texte et photo : Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 6 mars 2018

Gaëlle Thomas : Hyperactive Miss Gawel

Gaëlle est née à Saint-Étienne au milieu des années soixante-dix, alors que la ville était en pleine ébullition footballistique. La grande époque, comme l’on dit ici, depuis plus de quarante ans. Mais ce sera plutôt la fibre artistique qui fera grandir la petite fille qui passe son enfance sur les hauteurs de Saint-Héand, débutant l’apprentissage du chant et de la flûte traversière dès l’âge de six ans, à l’école de musique du village. L’adolescente poursuivra sa scolarité à l’Institution Saint-Paul, ponctuée par un voyage en Pologne, peu de temps avant la chute du mur de Berlin. « Je suis ensuite entrée à la fac d’Arts Plastiques sans avoir d’idée bien précise de ce que je voulais faire plus tard. J’étais vaguement attirée par la décoration… » L’étudiante découvre alors la danse africaine avec Hélène Closset puis se perfectionne avec l’association Kabanako. BAFA en poche, Gaëlle multiplie les expériences dans le monde de l’animation et s’intéresse de façon grandissante à la photographie. Avec une bande d’amis elle crée l’association Bao’bab, avec laquelle elle fait son premier voyage en Afrique. « Nous sommes partis en Côte d’Ivoire à la rencontre d’artist

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Atelier de Conversation : Un salon où l’on cause

Documentaire | de Bernhard Braunstein (Aut.-Fr., 1h10)

Vincent Raymond | Mercredi 21 mars 2018

Atelier de Conversation : Un salon où l’on cause

Pareille à un aquarium posé au milieu de la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, une drôle de salle accueille chaque semaine des étrangers résidents en France pour une session de discussion dans la langue de Molière. Un sacré melting-pot — pardon : mélange. Bribes de séances, fragments d’échanges captés lors de ces ateliers, intervenants de tous les pays filmés en plan rapproché devant s’acquitter une seul règle (parler en français)… Le dispositif, des plus minimalistes, suffit à bâtir un film d’une incroyable richesse humaine en télescopant les unes contre les autres les destinées de celles et ceux qui s’expriment ici, dans le sanctuaire du groupe. Chacun·e vient lesté·e de son histoire — qui réfugié·e, qui étudiant·e, qui retraité·e — et participe à la construction d’un récit contemporain d’une authentique mixité. La volonté commune de maîtriser l’idiome du pays hôte est supérieure à toute considération, et les emportements naissants sont vite apaisés par les modératrices et modérateurs du lieu, garants de la stricte neutralité de l’enclave. Documen

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"L’Atelier" : En-dehors des murs, vers le Sud

ECRANS | de Laurent Cantet (Fr., 1h53) avec avec Marina Foïs, Matthieu Lucci, Warda Rammach…

Vincent Raymond | Jeudi 12 octobre 2017

Autrice de polars, Olivia anime un atelier d’écriture à La Ciotat durant les vacances pour des adolescents désœuvrés. Parmi eux, Antoine, replié sur lui-même et ses jeux vidéos violents, prompt à la provocation raciste et à deux doigts d’un passage à l’acte. Mais lequel ? Fiction documentarisante, cette chronique d’un été réalisée par Laurent Cantet (et comme à l’accoutumé co-écrite par son comparse Robin Campillo) tente de tisser au moins trois fils narratifs au moyen de ce fameux “atelier”, catalyseur maïeutique et générateur dramatique du récit. Grâce à lui, on plonge ainsi dans le passé de la cité et de ses chantiers navals, désormais reconverti dans le luxe (quel symbole !) ; on s’imprègne également du présent, déboussolé par un terrorisme attisant les tensions. Et l’on suit la relation ambigu du quasi hikikomori Antoine avec l’autrice — dont la résidence n’est qu’une parenthèse dans sa carrière. Le problème n’est pas que L’Atelier veuille raconter autant d’histoires à la fois, mais que ses (bonnes) intentions semblent prioritaires sur la f

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Émergences #4 : Atelier Regards

Série vidéos "Émergences" | En partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, le Petit Bulletin vous présente "Émergences", l'émission web qui présente les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Quatrième volet avec les designers de l'Atelier Regards. NB

Nicolas Bros | Jeudi 7 juillet 2016

Émergences #4 : Atelier Regards

Émergences, l'émission web du Petit Bulletin Saint-Étienne, en partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, met en avant les jeunes pousses de la culture stéphanoise. Pour le quatrième épisode de cette série, nous avons donné rendez-vous aux designers Lucile Schrenzel et Guillaume Buisson, de l'Atelier Regards, au sein de La Serre. Très actifs dans le milieu du design stéphanois, ces deux jeunes artistes proposent de décloisonner et d'ouvrir le design au plus grand nombre, notamment grâce à des activités ouvertes à toutes et tous. C'est d'ailleurs justement dans l'espace d'exposition de l'émergence stéphanoise de La Serre (ancienne École des Beaux-Arts) que le duo avait proposé une mini-chaîne de production lors de la dernière Biennale design internationale de Saint-Étienne. Rencontre avec des designers stéphanois très prometteurs, soutenus par la Ville dans le cadre de son programme Émergences.

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Paysages contemporains

ARTS | Huit artistes (peintres, sculpteurs, photographes...) se retrouvent dans un ancien atelier industriel de Saint-Étienne pour une exposition autour du (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 5 avril 2016

Paysages contemporains

Huit artistes (peintres, sculpteurs, photographes...) se retrouvent dans un ancien atelier industriel de Saint-Étienne pour une exposition autour du thème du paysage. Un thème ici revisité et très éloigné de ses interprétations classiques. Parmi eux, on pourra découvrir l'artiste lyonnaise Lise Roussel (née en 1983 à Clermont-Ferrand, diplômée de l'École des Beaux-Arts de Saint-Étienne) dont nous vous conseillons tout particulièrement le travail. Sur papier, ou plus récemment avec des sérigraphies sur bois, Lise Roussel se laisse d'abord aller à ses intuitions, à quelques gestes et traits hasardeux et instinctifs. Peu à peu, par la suite, un espace pictural abstrait apparaît à travers des coulures de peinture, des hachures, des squelettes de volumes réduits à leurs arêtes... Le regard du spectateur peut littéralement s'y enfouir, se perdre dans un réseau souvent très dense de formes et de couleurs, regard basculant sans cesse entre un paysage suggéré et une surface purement picturale et abstraite. Lise Roussel maintient une forte tension entre un imaginaire figuratif et une pure expérience sensorielle, ouvrant ainsi de nouveaux champs de perceptions et de sensat

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Anomalisa

ECRANS | Comme David Lynch, Charlie Kaufman fait partie de ces gens qui, sans le cinéma, seraient à coup sûr devenus un peu fous dans leur tête. Explorant leurs insondables mondes intérieurs, les films qu’ils conçoivent défrichent et déchiffrent des territoires cinématographiques fascinants. C’est encore le cas avec “Anomalisa”, sa première animation en stop-motion… Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 2 février 2016

Anomalisa

Depuis ses débuts comme scénariste de Spike Jonze ou de Michel Gondry, Charlie Kaufman tire de son crâne des histoires cousines, où les protagonistes éprouvent brutalement une modification dans leur perception de la réalité et sont confrontés à des événements pouvant évoquer des symptômes schizophréniques : surgissement de personnages uniformes ou incarnant l’altérité, disparitions soudaines… Habituellement dévolus à des thrillers ou des films d’épouvante, ces thèmes ont ainsi emprunté avec Kaufman de multiples variations, abordant la comédie surréaliste (Dans la peau de John Malkovich) comme le drame romantique (Eternal Sunshine of the Spotless Mind). Nourri de ses expériences d’auteur, le scénariste a pris parallèlement un tournant plus radical et personnel. Il poussa en effet son questionnement à l’extrême, pour deux films usant de la mise en abyme et interrogeant l’acte de création : Adaptation. (2002) et Synecdoche, New York (2008). Deux œuvres emboîtées sur elles-mêmes, contenant moins de résolutions que d’interrogations, cependant cohérentes avec la déma

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Le "Mot-onde" s'envole dans l'atelier de Novarina

SCENES | Lors de la première représentation de l'atelier volant au TNP l'automne dernier, il fallut remplacer une comédienne tombée malade l'après-midi. Céline Schaeffer, l'assistante de Valère Novarina la remplaça le soir même le texte à la main pour une somptueuse représentation. Voilà comment pourrait être résumée la force de cette aventure novarinienne: faire de la fragilité du théâtre la force de l'humain qui prenant corps dans l'acteur nous offre une des plus belles oeuvres de notre temps. Un matin pluvieux de décembre, Valère Novarina nous recevait dans son atelier à Paris pour nous livrer ses impressions sur sa venue à Saint-Etienne. Propos recueillis par Grégory Bonnefont

Grégory Bonnefont | Vendredi 4 janvier 2013

Le

Valère Novarina : Nous sommes particulièrement heureux de venir jouer à Saint-Etienne… A Thonon, la ville où j'ai grandi, il n'y avait pas de vie théâtrale, et c’est Jean Dasté qui venait deux fois par an nous apporter la lumière... On l'attendait comme le Messie. Saint-Etienne est aussi la ville natale d’André Marcon, un acteur dont la rencontre pour moi a été fondamentale. Et récemment aussi, la rencontre avec René Turquois, un jeune comédien issu de l’école stéphanoise. Et puis il y a ici, encore vivante, une langue populaire. J’ai toujours à portée de la main mon dictionnaire du parler gaga ! Au travers de votre carrière, quel regard portez-vous sur le théâtre ? La scène est un extraordinaire lieu où observer le langage, le surprendre  sur le vif. Le langage se voit dans l’espace alors qu’il se lit sur la page. Le théâtre nous aide à découvrir une autre autre physique. Nous allons au théâtre non pour voir encore des hommes, mais pour voir comment l’homme se représente. C’est une sorte d’extraordinaire laboratoire de toutes les formes de la figure humaine ! De Lascaux à Bacon, Louis Soutter et Basquiat ! Lui aussi, l’ac

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Tatou Juste appuie sur la touche culture

MUSIQUES | La 7ème édition du salon Tatou Juste se déroulera à Saint-Étienne les 10 et 11 novembre, présentant des solutions nouvelles, des biens et des services respectueux des hommes et de l’environnement. Mais cette année, au-delà du Parc Expo, une soirée Autour des Mots aura lieu au Fil le samedi soir avec notamment Rewind et MC Pampille. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 16 octobre 2012

Tatou Juste appuie sur la touche culture

En mai 2005, quelques Stéphanoises et Stéphanois se regroupent afin de proposer un événement autour de la semaine du commerce équitable. Les 10 et 11 novembre 2012, le salon Tatou Juste organisée par l'association Consommer Autrement fêtera sa septième année d'existence en regroupant 126 exposants au Parc Expo. L'occasion de découvrir un ensemble d'initiatives d'associations, de citoyens et d'entrepreneurs locaux et régionaux autour d'une dizaine de thématiques très variées comme l'éco-habitat, l'habillement, les cosmétiques-bien être ou la mobilité douce, … « Au-delà d'un simple salon, Tatou Juste fourmille d'ateliers, de rencontres et même des spectacles. Une des grosses nouveautés cette année est la création d'un pôle La Culture Autrement » explique Laure Dieulouard de Tatou Juste. Une soirée-concert autour des mots Dans le cadre de cette ouverture au monde culturel, les organisateurs de Tatou Juste ont mis sur pied une soirée-concert avec plusieurs artistes locaux. « Nous voulions créer un moment de rassemblement ludique pendant Tatou Juste, assure Laure Dieulouard. Le concept de la soirée est basé sur le mélange entre des artistes

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Aimables ordinaires Hand Made

ARTS | A l'heure de la fonctionalité et de la rationalité budgétaire, le temps nous manque pour ré interroger notre rapport à la matière. Hic et ha ! Caresser les bords, frôler les parois et sentir les creux. L’Atelier du Coin invite à la poétique d’un voyage “fait main“ autour du quotidien. Il suffit de passer le pont...

Marc Chassaubene | Lundi 24 septembre 2012

Aimables ordinaires Hand Made

L’Atelier du Coin conserve le rythme de ses dialogues artistiques. Le premier s'ouvre sur les deux artistes Suisses, Sandra Baud et Chloé Peytermann et se poursuit sur la rencontre de Mellocoton et boule d'or.Jusqu'au 13 octobre, le cerne noir, l'aiguille et la gouge composent les mémoires pour en découdre avec les habitus. Le quotidien, la matière, pour se souvenir. Sandra Baud interprète une découpe assidue des coins de réalité, elle manie la technique à fond perdu de la linogravure, un exercice qui consiste à enlever les blancs du rendu final. Les sillons collectent les symboliques, tranches d'anatomie, objets particuliers, superpositions de tailles de membres, de sutures de meubles ou d'objets. Une recherche qui donne la réplique aux objets de porcelaine de Chloé Peytermann, dont le motif toujours renouvelé intègre le hasard. Petites œuvres d’art à vivre, objets poétiques, «bols à poils de lapin» ou «bols les animaux ont des ennuis» en hommage à Jacques Prévert. Chaque objet est à considérer comme un invité du quotidien. Les trous s'apprivoisent dans les bols, les animaux sont évidés de leur fourrure, la figure ruse et résiste.

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