Les corps suspendus de Djamel Tatah

ARTS | Parmi les quatre nouvelles expositions du Musée d'art moderne, Djamel Tatah présentera une vingtaine de toiles inédites. Une œuvre humble, silencieuse, obstinée, sous tension, qui propose au spectateur nombre de sensations et de questions essentielles. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 4 juin 2014

Dans les années 1980-90, un anathème a été lancé par beaucoup d'institutions et d'écoles d'art en France : non à la peinture ! Jusqu'au milieu des années 1990, le tableau fut synonyme de ringardise, de passéisme, de fausse route créative. Les peintres n'entendaient rien au cours de l'histoire de l'art et faisaient taches (d'huile ou d'acrylique) sur le progressisme de l'installation, de la vidéo, de l'art conceptuel ou autre. Mais, de ses cendres, la peinture se donna peu à peu la possibilité de renaître. Et parmi d'autres phénix, Djamel Tatah défia les ostracismes officiels et partit chercher ses pères tutélaires parmi la peinture allemande (G. Richter, G. Baselitz), l'arte povera (M. Pistoletto, G. Anselmo) ou encore l'abstraction américaine des années 1950 (B. Newman, M. Rothko). Son œuvre, pour autant, n'a rien d'un retour au passé ou d'une nostalgie de la représentation classique, mais se nourrit du plus « contemporain » : le monochrome, la mise en espace des œuvres, la tension entre figuration et abstraction, le rôle actif du spectateur... Sur de tout petits ou (plus souvent) de très grands formats à l'échelle 1, des figures spectrales, livides, bouches fermées, s'avancent vers nous dans leurs habits noirs, esquissent quelques gestes ou mouvements, sur fond de couleurs quasi monochromes. Ce sont des figures hiératiques, réalisées à partir de photographies d'amis proches, souvent isolées, en proie à la solitude et au vide, et toujours dénuées d'expression psychologique ou de caractéristiques socio-historiques. Arrachées à tout contexte (social, géographique, ethnique...), elles semblent comme suspendues parmi l'épaisseur d'un temps arrêté, ouvrant pour le spectateur quelques énigmes métaphysiques fondamentales : qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous ?

Peindre l'essentiel


Vidé de toutes anecdote, de tout objet, de tout horizon déterminé, le monde est ici, comme dans l'œuvre écrite de Beckett par exemple, réduit à sa substantifique moelle, à sa profondeur philosophique et non plus picturale. « Les tableaux offrent ce que le monde pourrait offrir : une possibilité de rencontre avec l'autre. L'art tel que le conçoivent Djamel Tatah et Barnett Newman permet de passer de l'autre côté du miroir. Les œuvres sont des passerelles physiques et métaphysiques à échelle humaine » note la critique d'art Barbara Stehlé-Akhtar. Précisant son intérêt pour la suspension, Djamel Tath précise lui-même dans un entretien que « La suspension, le vide, l'attente sont des expériences de dématérialisation. Elles sont rendues visibles par le tableau et en même temps restent invisibles. La suspension a pour moi un sens mystérieux – sans notion aucune de culpabilité. C'est l'attente d'une transformation, d'un événement. Il s'agit d'entrer en commun avec l'autre par cette attention. » En ce sens, la peinture de Djamel Tatah est à la fois métaphysique et politique au sens large, indiquant des seuils de métamorphoses, des devenirs possibles, des communautés inédites. « Je n'ai rien à dire aujourd'hui, poursuit le peintre, sur les médias, la politique, la mondialisation, la guerre... Je ne sais pas raconter. Ce qui m'intéresse c'est de créer une situation qui permette de penser le monde. Un monde qui parle de l'être. Mes sujets ne racontent pas – ou leur histoire est de l'ordre du silence ».

Au chœur du silence


Les figures, parfois, se démultiplient à l'identique dans un même tableau, ou reviennent d'un tableau à l'autre. La série, la répétition est une autre dimension importante de l'œuvre de Tatah. « Je fais toujours le même tableau. J'explore toujours le même sentiment, le même rapport au monde, avec une insatisfaction perpétuelle, et pourtant satisfaisante pour pouvoir continuer. La nécessité est plus grande que le résultat... Pour moi, il n'y a pas de changement. C'est toujours la même idée : manifester la présence. Forcément, les états de manifestation changent. Je n'ai pas peur de refaire le même tableau. J'accepte de me répéter. Ce qui donne l'impression d'une évolution, c'est le temps. Un autre espace, un autre temps, une autre énergie. La répétition n'est pas difficile au quotidien. Elle ouvre toujours des portes, des issues. La répétition, ce n'est donc pas l'enfermement. » L'idée de répétition réside aussi dans l'aspect théâtral, chorégraphique, dans la mise en scène des figures au sein des toiles de Djamel Tatah : devant leur espace de couleur, les personnages esquissent des poses ou des mouvements simples, s'agrègent parfois à plusieurs de manière chorale. Un choeur se forme dans le silence, mais aussi dans une sorte de vibration discrète, presque musicale. « La couleur, c'est la note, de la tonalité, de l'ambiance. Ca ne chante pas : c'est plutôt très silencieux, c'est le non-langage, la non-parole du tableau. Le tableau résonne, crée une musique de la sensation... » Au Musée d'art moderne, Djamel Tatah présentera une vingtaine de toiles, réalisées entre 2012 et 2014, et jamais montrées jusqu'à présent. Nous vous conseillons vivement la rencontre avec ses œuvres singulières, à la fois simples et profondes, pudiques et poignantes.

Djamel Tatah,  du 13 juin au 21 septembre au Musée d'art moderne de Saint-Etienne Métropole.
Toutes les citations de Djamel Tatah sont issues du catalogue Djamel Tatah, éditions Actes Sud, 2004

 

Djamel Tatah en quelques dates
1959 : Naissance à Saint-Chamond
1981-1986 : Formation à l'Ecole des Beaux-Arts de Saint-Etienne
1989 : Première exposition personnelle dans une galerie à Toulouse
1990 : Voyages à Londres, New York, Montréal
1999 : Première exposition monographique à la galerie Liliane et Michel Durand Desser à Paris
2004 : Exposition au Musée de Grenoble, suivie de nombreuses expositions dans d'autres musées
2013 : L'artiste publie Djamel Tatah. Carnet de notes, dans la collection « L'art en écrit », aux éditions Baudoin Jannink.
2014 : Exposition personnelle au Musée d'art moderne de Saint-Etienne Métropole



Djamel Tatah

Peintures
Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole Rue Fernand Léger Saint-Priest-en-Jarez
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

L'appel du 18 juin | Ce vendredi 18 juin sera une journée placée sous le signe d'un grand hommage au Général de Gaulle. 81 ans après le fameux appel du 18 juin, la cité stéphanoise, qui l'a accueilli à deux reprises, propose différents événements afin de marquer le coup : une exposition inédite, le dévoilement d'un buste du Général en bronze, une rencontre avec Eric Roussel le biographe du Général et un podcast exclusif.

Nicolas Bros | Jeudi 17 juin 2021

De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

Saviez-vous que Charles de Gaulle s'était rendu à deux reprises à Saint-Etienne ? En 1948 et 1959, très exactement. Deux passages qui ont certes marqué la ville ligérienne mais également l'histoire de France, comme en témoignent d'une part l'exposition actuellement visible dans le hall de l'Hôtel-de-ville stéphanois et d'autre part un podcast qui vient de sortir. Une expo inédite Concernant la première, l'exposition proposée par la Ville de Saint-Etienne, intitulée Charles de Gaulle 1948 et 1959, Saint-Etienne a rendez-vous avec l’histoire, permet de retracer l'importance qu'ont revêtu ces deux visites du Général en terres stéphanoises. La présentation de documents iconographiques inédits tels que le livre d'or de la ville de Saint-Etienne, des photographies, des films ou encore des périodiques permettent au visiteur de se plonger au coeur de ces deux moments décisifs. Elle est visible jusqu'au 16 juillet. Présence du biographe du Général Eric Roussel Parallèlement, signalons qu'un buste en bronze du Général de Gaulle sera également dévoilé ce vendredi 18 juin, dans le Grand Escalier de la mairie. Cette sculpture, réalisée p

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Du soleil plein la rue

Festival musiques & spectacles de rue | Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Du soleil plein la rue

Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes d’affiche, des découverte et une offre garnie de spectacles de rue en parallèle des concerts. Côté gros noms, on retiendra la gouaille de Java dont le rap-musette devrai vaillamment faire oublier l’absence de Tiken Jah Fakoly, Mouss & Hakin (Zebda) qui viendront en mode sound-system pour secouer le parc Nelson Mandela ou encore les régionaux de Wailing Trees qui présenteront leur troisième album au titre prometteur : Insert Sun (sorti en 2020). La Rue des Artistes, du 18 au 20 juin à Saint-Chamond, parc Nelson Mandela Plus d’infos et billetterie sur www.laruedesartistes.fr

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La vie de château

Expo historique | La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 octobre 2020

La vie de château

La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les domaines de la métallurgie, la rubanerie et l’armement, Saint-Étienne faisait figure de capitale industrielle française. Durant cette époque où l’économie prospère, plus de 200 châteaux sont construits par les industriels de la région entre 1850 et 1930. L’exposition Châteaux de l’Industrie propose de replonger dans ce patrimoine architectural et paysager unique jusqu’au 3 novembre. S’étalant sur trois lieux de présentation entre Sorbiers, Saint-Chamond et Rive-de-Gier, Châteaux de l’industrie permettent de resituer les édifices selon leurs caractéristiques : château d’usine (construit à proximité de l’unité de production), château de ville, maison de plaisance, domaine agricole ou château historique. Des visites guidées et des conférences sont aussi programmées. Exposition Châteaux de l’industrie jusqu’au 2 novembre, à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle 42290 Sorbiers, à la Médiathèque de Rive-de-Gier, 10 Square Marcel Paul, 42800 Rive-de-Ger et au Château du Jarez, 11 Rue Beno

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La finale du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamond annulée

MUSIQUES | Atout Monde vient de l'annoncer par communiqué. La finale de la seconde édtion du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamons qui devait se dérouler ce (...)

Nicolas Bros | Lundi 5 octobre 2020

La finale du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamond annulée

Atout Monde vient de l'annoncer par communiqué. La finale de la seconde édtion du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamons qui devait se dérouler ce week-end ne pourra être maintenue. « Malgré tous les efforts déployés pour maintenir la finale de la 2ème édition du Tremplin Musiques Actuelles en respectant les dernières mesures sanitaires et arrêtés préfectoraux, la Ville de Saint-Chamond et Atout Monde sont contraints d'annuler cette soirée prévue le 9 octobre prochain. Les différents scénarios imaginés pour organiser cette finale n'ayant pu aboutir en une forme satisfaisante aussi bien pour nous organisateurs que pour vous public, nous restons cependant engagés aux côtés des groupes sélectionnés. » Pour toute demande concernant les billets achetés, se rapprocher de la Direction de l'Animation et de la Culture : 04 77 31 04 41 & culture@saint-chamond.fr

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Le Rhino reporte une partie de sa prog'

Festival jazz | Devant les difficultés liées à l'accueil de jauges réduites à 1 000 personnes et que « la quasi-totalité de l'équipe du festival, à l'exception de deux personnes (...)

Nicolas Bros | Lundi 28 septembre 2020

Le Rhino reporte une partie de sa prog'

Devant les difficultés liées à l'accueil de jauges réduites à 1 000 personnes et que « la quasi-totalité de l'équipe du festival, à l'exception de deux personnes testées négatives, est en quarantaine soit pour positivité ou cas contact en cours de test », le festival Rhino Jazz a décidé de reporter une partie des concerts prévus du 2 au 20 octobre. Voici donc la liste des concerts maintenus : - A POLYLOGUE FROM SILA – Château du Rozier – Feurs – 2 octobre – 0477286609 - PAUL LAY TRIO – Maison de la Culture – Firminy – 7 octobre – 0477100777 - STOCHELO ROSENBERG TRIO – La Passerelle – Saint Just Saint Rambert – 8 octobre – 0477556551 - LUCAS SANTTANA SOLO – Le Quarto – Unieux – 10 octobre – 0477403080 - UMLAUT BIG BAND – Théâtre de la Renaissance – Oullins – 13 octobre – 0472397491 - GRIO – Théâtre de la Renaissance – Oullins – 14 octobre – 0472397491 - GAËL HORELLOU SEPTET – Salle Jeanne d'Arc – Saint-Étienne – 14 octobre – administration@gagajazz.com Concerts reportés : - Le Grand Barouf Du Rhino à la Grande Usine Créative – Cité du Design – Saint-Étienne / Re

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L'expo "Design-moi un jeu vidéo" prolongée jusqu'au 22 mars

Expo x Jeu vidéo | Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il (...)

Nicolas Bros | Jeudi 20 février 2020

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Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il était initialement prévu qu'elle se clôture le 8 mars.

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TAG moi !

Galerie | Les galeries d'art fleurissent à Saint-Étienne et c'est tant mieux ! L'une des dernières en date s'appelle TAG - pour Tea-time Atelier et Galerie, et est (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

TAG moi !

Les galeries d'art fleurissent à Saint-Étienne et c'est tant mieux ! L'une des dernières en date s'appelle TAG - pour Tea-time Atelier et Galerie, et est installée rue Gambetta, à côté de la Houblonnerie. Créé par Anne-Charlotte Deloume et Amandine Alves Da Fonseca, ce nouvel espace prend le relais de La Géode (rue Elise Gervais) et propose conjointement des temps d'atelier de dessin et de peinture mais également des expositions mensuelles. « Concernant les expositions, nous ne nous limitons pas en matière de techniques proposées, assure Anne-Charlotte Deloume qui est également art-thérapeute. Nous n'avons pas une démarche commerciale. Notre idée reste d'exposer des artistes dont le travail nous intéresse, que ce soit en peinture, photographies, numériques... » Les deux galeristes souhaitent pouvoir s'appuyer sur des artistes qui seront de véritables parties prenantes lors de moments d'échanges avec les visiteurs. « Nous souhaitons mettre en place des temps courts où l'artiste rencontre le public, avec par exemple du live painting ou des ateliers ponctuels spécifiques, poursuit Anne-Charlotte. Le but de la galerie TAG est de permettre à ch

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Cheers, mate !

Foire de Saint-Etienne | Après nous avoir fait traverser le Golden Gate de San Francisco en 2018, la Foire internationale de Saint-Étienne nous invite à franchir la (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Cheers, mate !

Après nous avoir fait traverser le Golden Gate de San Francisco en 2018, la Foire internationale de Saint-Étienne nous invite à franchir la Manche en 2019. Et ce, même si le Brexit semble inéluctable... Mais il faut bien admettre que l'Angleterre et en particulier sa capitale Londres, constituent toujours de véritables creusets culturels bouillonnants. La Foire de Saint-Étienne l'a bien compris et propose cette année une exposition autour de cette ville fantastique. Intitulée Attractive London, cette présentation plonge le visiteur dans les quartiers londoniens en reprenant tous leurs éléments phares. Se dévoilent un espace consacré à la royauté et au fonctionnement de la monarchie parlementaire anglaise, la Tour de Londres qui permet de retracer l'histoire de la cité, une reconstitution du célèbre passage piéton d'Abbey Road... Bref tout y passe ! 71e Foire internationale de Saint-Étienne, du 20 au 30 septembre au Parc Expo

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Arrête ton char !

SCENES | Empire romain, il y a 2000 ans. Des toges, des sandales, des courses de chars en costume... Ben Hur ? Oui, mais en beaucoup moins long, beaucoup (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

Arrête ton char !

Empire romain, il y a 2000 ans. Des toges, des sandales, des courses de chars en costume... Ben Hur ? Oui, mais en beaucoup moins long, beaucoup moins peplum, beaucoup, beaucoup plus fun. Cette parodie signée Luc Sonzogni (Les Darons, Les Lascars gays) revisite l'oeuvre mythique avec humour et inventivité. Salué par la critique et plébiscité lors du off d'Avignon, ce spectacle mêle gags et utilisation de techniques son, lumière et vidéo pour du divertissement grand public de haut vol. Ben Hur, la parodie, le 3 octobre à 20h30, salle Aristide Briand de Saint-Chamond

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Encré dans la mémoire

ARTS | C'est une ode à la mémoire collective des peuples que l'artiste Saïd Atek couche sur ses toiles. Tantôt à la pointe de son pinceau, tantôt à celle de son stylo, il réinterprète à l'encre ou en peinture les images d'archives qui ont façonné notre histoire.

Antoine Desvoivre | Mercredi 10 juillet 2019

Encré dans la mémoire

« Avant mes archives étaient intérieures, elles étaient le fruit de ma mémoire. Maintenant je me sers de la mémoire universelle. » C'est ainsi que Said Atek explique son choix de prendre des images d'archives comme inspiration pour ses œuvres. Il se prête à cet exercice depuis maintenant six ans et a réalisé ainsi de nombreuses séries de tableaux. Certains sont basés sur les portraits de femmes algériennes prises par le photographe Marc Garanger, d'autres sur les femmes tondues à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De l'apartheid aux camps de concentration, le peintre traite de toutes les meurtrissures de l'humanité. Les instants chargés d'émotions et d'histoire, qu'il revisite par son travail, interrogent également notre présent. « Ce qui était hier ressemble beaucoup à ce qui se passe aujourd'hui. C'est exactement les mêmes choses, seul le contexte change », explique le quinquagénaire, diplômé de l'École des Beaux-Arts d'Alger. Il a trouvé une source quasi inépuisable d'inspiration dans l'iconographie historique, qu'il traduit en dessins ou en peintures, par des procédés aussi variés que les supports qu'il utilise. « Utiliser tous

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Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

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Retour aux sources pour La Rue des Artistes 2019

MUSIQUES | C'est un rendez-vous à ne pas manquer qui prend place pour sa 22e édition à Saint-Chamond. Chaque année, le troisième weekend de juin, le festival La Rue des Artistes réunit au parc Nelson Mandela, quelque 10 000 spectateurs qui dansent et tremblent devant des performances musicales et circassiennes.

La rédaction | Mercredi 5 juin 2019

Retour aux sources pour La Rue des Artistes 2019

Ils sont musiciens, chanteurs, comédiens ou acrobates, ils sont natifs de Saint-Chamond, de Grenoble ou de Californie, et ils se retrouvent sur les planches de La Rue des Artistes pour partager leur passion et leur talent avec un public tous les ans plus nombreux. Le festival propose des spectacles dans tous les styles. Qu'on aime le hip-hop, le reggae, le swing ou la chanson française, qu'on raffole de théâtre, de mime ou de voltige, chacun trouve de quoi s'émerveiller. C'est ce parti pris de l'inclusion qui est à l’essence de ce festival. L'inclusion de différents genres artistiques, d'une part mais aussi des individus qui forment le tissu social ligérien. Dans cette optique, L’association Atout Monde, organisatrice du festival, a participé au lancement de la charte H+ Culture, dispositif visant à développer les bonnes pratiques quant à l’accueil des personnes en situation de handicap. Dans un même temps, l'association affiche la ferme volonté de rendre la culture accessible à tous, grâce notamment à une politique tarifaire attractive unique à l’échelle régionale (5€ en prévente / 8€ sur place pour vendredi et samedi, gratuit le dimanche). Une vo

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Saint-Chamond voit grand

Nouveau lieu | À l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, le club de basket de Saint-Chamond basket vallée du Gier est peut-être en passe de réaliser son objectif : une (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Saint-Chamond voit grand

À l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, le club de basket de Saint-Chamond basket vallée du Gier est peut-être en passe de réaliser son objectif : une accession en Jeep Elite (1ère division nationale). Seule condition, battre l'équipe de Nancy chez elle... Cette montée serait synonyme de poursuite d'une progression entamée il y a quelques années et qui a fait de Saint-Chamond une ville qui compte sur la carte du ballon orange, au même titre que peut l'être Roanne. Afin d'accompagner ce développement exponentiel, Saint-Chamond va se doter d'une nouvelle salle d'ici à début 2022. Cette nouvelle Arena omnisports sera composée de deux salles : une principale pouvant accueillir 3821 spectateurs en configuration basket-ball (dont 682 places VIP, 36 places PMR, 20 places commentateurs-médias) et une la salle annexe allant jusqu'à 300 spectateurs. Avec un budget de construction annoncé de 30 millions d'euros TTC répartis entre Saint-Étienne Métropole, la région Auvergne Rhône-Alpes, le département de la Loire et la Ville de Saint-Chamond, la nouvelle enceinte en forme d'ellipse est destinée également à accueillir des rencontres notamment de handball. « Il s’agit là d’un véri

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La beauté en soie

Musée | À la limite entre l'artisanat et l'art, le travail de la soie se perpétue dans la Loire. Ce tissu léger et épuré, ainsi que les savoir-faire ancestraux qui (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

La beauté en soie

À la limite entre l'artisanat et l'art, le travail de la soie se perpétue dans la Loire. Ce tissu léger et épuré, ainsi que les savoir-faire ancestraux qui entourent sa production sont mis à l'honneur par l'exposition Expressions de Soie. C'est la Maison des Tresses et Lacets à la Terrasse-sur-Dorlay qui dévoile aux curieux et passionnés les trésors d'étoffes produits par les artistes et artisans de la région. Plus qu'un historique des méthodes de production des soieries, Luce Chazalon, la directrice de l'exposition souhaite « montrer ce que des artistes contemporains peuvent créer à partir de la soie ». Assurément les œuvres des tisseurs, artistes, créateurs, et designers, bien que produites suivant des méthodes traditionnelles, rivalisent de modernité et d'ambition. Des étoles à motifs arborés en soie feutrée de laine aux origamis textiles en figures fractales hypnotisantes, ce tissu merveilleux exprime sa beauté sous des formes multiples. Expression de soie, jusqu'au 29 septembre à la Maison des tresses et lacets de La Terrasse-sur-Dorlay

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Entrez dans le Clan

Expo textile | La designeuse et artiste textile Jeanne Goutelle propose Clan à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Entrez dans le Clan

La designeuse et artiste textile Jeanne Goutelle propose Clan à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds. Construite en parallèle des expérimentations des étudiants du lycée des métiers de la mode Adrien Testud, cette expo inédite propose la découverte de pièces uniques de tissages, broderies ou nœuds. L'artiste resserre ainsi les liens et fait un admirable écho à la thématique de la Biennale design autour de la création d'un terrain d'entente. « Le projet Clan s'inspire de l'histoire du tartan, étoffe de laine portée par les Écossais sous forme de kilt, explique l'artiste par communiqué. Ce tissu à carreaux représente grâce à sa combinaison de couleurs un clan, une famille. » Alors poussez la porte et entrez dans la famille. Clan de Jeanne Goutelle, jusqu'au 31 mai à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds

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Un nouveau tremplin musical à Saint-Chamond

Musiques | L'Association Atout Monde proposera ce week-end son nouveau Tremplin musiques actuelles. Quatre groupes se présenteront devant le public jeudi 7 mars (...)

Nicolas Bros | Lundi 4 mars 2019

Un nouveau tremplin musical à Saint-Chamond

L'Association Atout Monde proposera ce week-end son nouveau Tremplin musiques actuelles. Quatre groupes se présenteront devant le public jeudi 7 mars sur la scène de la salle Aristide Briand de Saint-Chamond : Esparto (pop - Marseille), Franfre (rap/jazz/hip hoop - Toulouse), The Soulphenixs (soul/funk/rock - Nantes) et Trigones Plus (rock électro - Lyon). Le lauréat sera sélectionné par un jury et le public à l'issue de leur passage (25 minutes pour chaque formation). Le gagnant aura la chance de pouvoir se produire le lendemain en première partie du groupe Berywam dans cette même salle, obtiendra une programmation officielle à Saint-Chamond et remportera un gain financier de 600€ minimum et quatre jours d'enregistrement au Plateau 42 à Saint-Étienne. Enfin, ce tremplin servira de tremplin pour l'annonce de la programmation du prochain festival La Rue de Artistes (14 au 16 juin prochains) dont on sait déjà que Sinsémilia, Broussaï ou encore Les Tit'Nassels viendront faire vibrer le public. - Tremplin Musiques Actuelles de Saint-Chamond, jeudi 7 mars à 20h30 salle Aristide Briand - Beryw

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Damien Deroubaix décoiffe le MAMC

Musée | Dans le cadre de son trentième anniversaire, le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole présente conjointement pas moins de cinq nouvelles expositions, défendant des thématiques qui se répondent intelligemment ou se télescopent délicieusement. Headbangers Ball met à l’honneur le travail de Damien Deroubaix, un artiste stéphanois de coeur à (re)découvrir absolument.

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Damien Deroubaix décoiffe le MAMC

Après les expositions consacrées à Valérie Jouve et Jean-Michel Othoniel, le MAMC+ a donc choisi d’offrir une carte blanche à Damien Deroubaix, autre artiste issu du terreau artistique local connaissant un succès international amplement justifié. L’œuvre du plasticien est à la fois singulière par sa patte dadaïquement trash truffée de références ironiquement graves, et plurielle par son étonnante variété formelle. Les multiples sources d’inspiration de l’artiste prennent corps au travers d’une grande diversité de techniques mises en œuvres : peinture à l’huile et aquarelle, gravure et tapisserie, sculpture ou encore installation. Sous le bienveillant commissariat de Martine Dancer-Mourès, conservatrice en chef du patrimoine, Deroubaix a pensé de A à Z cette exposition qui lui offre l’occasion de présenter des oeuvres inédites et de définir sa propre vision de la peinture. La visite commence par une sorte d’antichambre où sont livrées quelques clés de l’univers du peintre, une pièce dans laquelle est présenté un foisonnement de dessins préparatoires, de croquis, de collages et de carnets d'inspirations, témoignant dans un joyeux foutoir (le chaos ?) des nombreuses recherches eff

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La communauté de l'oubli

Danse | Les chorégraphes et les danseurs sont les sismographes de leur époque. Avec son spectacle Mémoire d'un oubli, Robin Lamothe, témoin comme un chacun d'une (...)

Monique Bonnefond | Mardi 8 janvier 2019

La communauté de l'oubli

Les chorégraphes et les danseurs sont les sismographes de leur époque. Avec son spectacle Mémoire d'un oubli, Robin Lamothe, témoin comme un chacun d'une actualité marquée par le repli idéologique, invite à reconsidérer la notion de communauté pour en créer une autre, inédite, comme les oubliés de Tromelin auxquels il prête vie. Ce groupe d'esclaves malgaches venant de différentes régions, avec leurs propres coutumes, abandonnés sur une île minuscule durant quinze ans, ignorés de tous, ont dû apprendre à vivre ensemble, à créer une autre forme de communauté. Le chorégraphe, s'interrogeant sans cesse sur "l'être ensemble", transpose cette histoire vraie dans une boîte de nuit oubliée, où deux êtres errent, selon des codes qui nous échappent. Ne se voyant pas, l'enjeu ayant été fixé de ne jamais se regarder, les deux danseurs, coincés dans les méandres d'une danse de couple inconnue, indéchiffrée, se cherchent, en quête de ce partenaire manquant. À travers ce duo d'âmes à la poursuite d'une rencontre improbable, Robin Lamothe tente lui aussi de recréer une communauté qui ne soit pas référencée mais qui conduise de l'oubli à la mémoire. Mémoire d'un o

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Longitudes et passions

Expo photos | L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 décembre 2018

Longitudes et passions

L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de photographies en noir & blanc proposées dans le couloir et la salle principale du bar attenant au cinéma stéphanois, a été réalisée par Niko Rodamel, un de nos journalistes. Proposant sa vision du voyage, il nous entraîne de New York à Barcelone, en passant par Berlin, la Suède, le Cameroun et Saint-Étienne. « Je profite de cette exposition pour présenter trois extraits d'une série inédite, Mémoire, dans laquelle je mets en résonance des photographies réalisées dans divers endroits du globe et des images d'archives glanées au cours de mes recherches, détaille le photographe. Les diptyques racontent ainsi des histoires où le présent interroge le passé, entre fiction et réalité. Il est ici question d'identité et de territoire, d'ancrage et de déracinement. » Une occasion de découvrir l'excellent travail de ce passionné de jazz mais également de ses pérégrinations dans différentes cultures et contrées. Longitudes, expo photo de Niko Rodamel, au

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Sinsémilia à la Rue des Artistes 2019

Festival | Le festival couramiaud La Rue des Artistes vient d'annoncer un premier nom de sa programmation 2019 qui se déroulera du 14 au 16 juin. C'est (...)

Nicolas Bros | Vendredi 7 décembre 2018

Sinsémilia à la Rue des Artistes 2019

Le festival couramiaud La Rue des Artistes vient d'annoncer un premier nom de sa programmation 2019 qui se déroulera du 14 au 16 juin. C'est le groupe de reggae ska grenoblois Sinsémilia qui prépare un nouvel album prévu pour le printemps. Ce concert correspondra au retour du groupe au festival de Saint-Chamond, dix ans après le succès rencontré pour leur venue au Jardin des plantes.

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Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Cinéma | Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour objectif d'atteindre les 200 000 entrées par an. Prenant la suite du Ciné Lumière, fermé quelques semaines auparavant, ce nouveau venu dans le circuit des salles obscures ligériennes compte 6 salles flambant neuves allant de 96 places pour la plus petite à 295 pour la plus spacieuse. Intégré dans le nouvel ensemble Hall in One, le nouveau complexe cinématographique couramiaud fait belle figure. Calqué sur l'établissement modèle du groupe Véo situé à Muret, en banlieue toulousaine, ce nouveau cinéma propose 170 séances par semaine et emploie 12 personnes. « Notre établissement ne sera pas un cinéma pop-corn. Il proposera une programmation ouverte au plus grand nombre », assure l'équipe du Véo Grand Lumière. L'installation proposera donc aussi bien des blockbusters que des films pour enfants ou de l'art et essai. Cinéma Véo Grand Lumière, Hall in One, rue Maurice Bonnevialle à Saint-Chamond

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Rhoda Scott absente du Rhino

Jazz | Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de (...)

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Rhoda Scott absente du Rhino

Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de Saint-Chamond... Par communiqué, l'organisation explique que l'artiste a subi une mauvaise chute et doit donc annuler son concert : « Nous prenons connaissance que dans cette nuit du 25 au 26 Octobre 2018, Rhoda Scott a été victime d'une chute dans l'escalier de son hôtel. Hospitalisée d'urgence, il est à craindre une grave fracture qui, bien évidemment, rend impossible pour elle d'être sur scène pour quelque temps. Il y aura ce soir un concert de substitution (en cours d'organisation) à la suite du concert de Shahin Novrasli. »

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Clap de fin pour "Bowie Odyssée"

Expo Bowie | Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) (...)

Niko Rodamel | Lundi 15 octobre 2018

Clap de fin pour

Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) accueillait son 3000e visiteur. Une fréquentation qui dépasse toutes les espérances des instigateurs de l'opération, lesquels avaient ouvert au public les portes du bâtiment 234 neuf jours plus tôt, seulement. Les riches collections de Jean-Charles Gautier et Yves Gardes, les photographies de Mick Rock, un apport de la Discothèque et Documentation de Radio France ainsi que les rencontres et conférences pilotées par Eric Tandy (commissaire de l'exposition) ont remporté un vrai succès sous la houlette de l'équipe du Rhino, Ludovic Chazalon en tête, épaulé par Astrid Bailo de la société 17a7.

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Tout Bowie

Exposition unique | L'exploration de la sphère Bowie se poursuit pour la deuxième année au Rhino Jazz(s) Festival. Outre deux créations mondiales au Fil et à l'Opéra, une exposition de plus de 600 pièces inédites autour du chanteur anglais est proposée dans les bâtiments H, derrière la Cité du design.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Tout Bowie

Affiches, disques, pochettes, photos et tirages exclusifs... la liste des objets à l'effigie de David Bowie est longue, très longue dans l'exposition Bowie Odyssée. Encadrée par le journaliste Éric Tandy, cette présentation est une plongée extraordinaire dans l'univers du chanteur britannique par le biais de pièces rares, encore jamais montrées au public. Permise grâce aux prêts des collectionneurs Jean-Claude Gautier et Yves Gardes, cette exploration imaginée par les organisateurs du Rhino Jazz(s) pour illustrer la deuxième partie de leur Bowie's Project laisse rêveur. Retranscrire l'humanité du personnage Sur près de 2 500 m² s'étaleront 25 caissons avec plus de 600 pièces retraçant de manière chronologique l'évolution de la carrière du Thin White Duke, mais également 42 tirages originaux du photographe Mick Rock (en vente sur place), un juke-box et 120 pochettes inédites proposées par Radio France... « Le but de l'exposition est de retranscrire l'humanité du personnage et de recréer les atmosphères de ses albums, explique Éric Tandy. Nous avions assez de matière pour faire vivre chaque album de Bowie entre les arti

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Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Fête du Livre 2018 | Marc-Antoine Mathieu est un créateur et un explorateur de formes qu’elles soient narratives ou plastiques. Auteur notamment de la série Julius Corentin Acquefacques, il sera présent pour la 33e Fête du Livre de Saint-Étienne en tant que parrain des Mots en Scène. Il présentera également son nouvel ouvrage Trois rêveries de manière inédite ainsi qu'une exposition très complète.

La rédaction | Vendredi 7 septembre 2018

Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Vous avez déclaré que « votre dessin est au service de votre écriture ». Comment doit-on vous qualifier ? Bédéiste, graphiste, auteur... ? "Bédéiste" est un terme qui n'est pas faux puisqu'il y a dedans une certaine défense d'une certaine bande dessinée. Mais j'aime dire aussi que je fais de la "littérature graphique". Je me sens plus plasticien ou chercheur plutôt qu'uniquement auteur de bande dessinée. J'aime explorer de nouvelles formes, aller sur des chemins un peu différents. En gros, tout ce qui peut faire que je ne vais pas m'ennuyer. Lors de votre venue à la 33e Fête du livre de Saint-Étienne, quel ouvrage allez-vous présenter ? En novembre sortira en librairie un nouveau livre-objet, un coffret intitulé Trois Rêveries. Il inclura trois récits graphiques muets, en noir et blanc. Il se trouve que ces trois récit auront des formes différentes des livres classiques, en étant également non reliés : un leporello, un rouleau et des cartes/pages volantes. Trois récits distincts mais parlant tous trois de la condition humaine. Homo Faber traite de la réalisation de choses, le "faire". Homo Temporis, la n

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La communauté de l'oubli

Danse | C'est un projet très noble de tirer de l'oubli des êtres abandonnés, ignorés de tous, comme les esclaves malgaches de l'île de Tromelin. Robin Lamothe transpose (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 septembre 2018

La communauté de l'oubli

C'est un projet très noble de tirer de l'oubli des êtres abandonnés, ignorés de tous, comme les esclaves malgaches de l'île de Tromelin. Robin Lamothe transpose l'histoire vraie de ces naufragés qui ont dû, pour vivre ensemble sur cette île minuscule, inventer une forme de communauté inédite. Les deux danseurs de Mémoire d'un oubli, survivant dans une boîte de nuit oubliée, errent, telles deux âmes qui se cherchent, ne se voient plus mais unies dans une danse de couple inconnue, inventent aussi leur communauté. Mémoire d'un oubli, mardi 15 janvier à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond

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Les "L" du désir

Classique | L'encre sèche encore sur leur diplôme de Lauréat 2017 de la Fondation Cziffra. Ils n'en sont pas peu fiers... à juste titre. Le trio "L" rayonne sur scène, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Les

L'encre sèche encore sur leur diplôme de Lauréat 2017 de la Fondation Cziffra. Ils n'en sont pas peu fiers... à juste titre. Le trio "L" rayonne sur scène, musicalement, humainement. L'alchimie résout les équations, emplit les silences. Trois solistes partagent cette musique en état de grâce : Lyuba Zhecheva, pianiste à l'expressivité suprême, Louison Crès-Debacq, violoncelliste aux phrasés veloutés et sensuels, et Louis-Jean Perreau, enfant du pays, talentueux violoniste que l'on ne présente plus. Le programme déploiera ses "L" sur le célèbre Trio n°1 Op.99 de Schubert, dont l'apparente urbanité laisse rapidement affleurer les affres du doute, griffe du grand Schubert quelques mois avant sa mort. Le Trio en sol Majeur, composé par un jeune Debussy de dix-huit ans, est, pour sa part, encore marqué par la filiation de Franck, Massenet ou Delibes. Enfin, le Trio n°1 Op.8 de Chostakovitch, composé à dix-sept ans, incarnera parfaitement le mot du très tourmenté maître de Léningrad : « Il est impossible de trouver une approche neuve. Il faut que ce soit elle qui vous trouve. ». Il se murmure, dans les milieux informés, que le "Trio L" prép

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À bicyclette

Musée | La prochaine exposition temporaire du Musée d'art et d'industrie sera consacrée au vélo urbain. Intitulée Urbanus Cyclus, cet événement mettra en (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

À bicyclette

La prochaine exposition temporaire du Musée d'art et d'industrie sera consacrée au vélo urbain. Intitulée Urbanus Cyclus, cet événement mettra en avant le renouveau de l'engouement pour le deux-roues à travers les villes du monde entier. Divisé en quatre parties, le parcours d'exposition proposera une sélection d'une trentaine de cycles, accompagné de photos en noir & blanc réalisées par Jean-Claude Martinez. Questionnements autour de la place du vélo dans le mode de vie urbain, présentations de différents types de vélos, architectures adaptées, composants de la "culture vélo urbain"... Urbanus Cyclus promet d'être large et de toucher toutes les problématiques liées à ce mode de transport qui revient à la mode. Notamment dans la capitale française du cycle... Urbanus Cyclus, du 3 mai 2018 au 7 janvier 2019 au Musée d'art et d'industrie de Saint-Étienne

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La Girafe invite la bistronomie chez les Chanoines

GUIDE URBAIN | Piermic Fatet et ses 3 associés redonnent vie à un lieu emblématique de la ville de Saint-Chamond, la Maison des Chanoines. Visite guidée des lieux.

Marion Dubanchet | Mercredi 27 décembre 2017

La Girafe invite la bistronomie chez les Chanoines

Après nous avoir fait voyager à dos de Chien et d’Eléphant (dans leurs jeux de quilles respectifs), Piermic Fatet nous présente aujourd’hui la petite dernière de la famille : une grande et jolie Girafe. Franck Debreil est aussi de la partie pour mener à bien ce projet dans la ville qui l’a vu naître. Ils désirent redonner vie à ce lieu chargé d’histoire et se refusent à laisser un si bel édifice à l’abandon. Dès que l’on ouvre la porte, on sent qu’un vent de modernité a soufflé chez les Chanoines. Guillaume Buisson, designer stéphanois, a travaillé sur un décor alvéolaire qui orne délicatement l’accueil. Il se prolonge derrière vous pour vous présenter la belle sélection de vins qui vous sera proposée. Le reste de l’établissement a été repensé conjointement avec un architecte des bâtiments de France pour respecter les contraintes imposées par le statut de la bâtisse, classée monument historique en 1983. Un compagnon du devoir a retapissé et patiné les chaises d’origine. Votre r

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Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Projet Bowie "We Could Be Heroes" | Pour monter le projet We Could be Heroes, hommage à David Bowie, l'équipe du Rhino Jazz(s) a fait appel à Daniel Yvinec (ex-Orchestre National de Jazz). Il se positionne comme le directeur artistique d'une série de concerts uniques avec notamment la présence de 4 musiciens (Donny Mc Caslin aux saxophones, Jason Lindner aux claviers, Mark Guiliana à la batterie et Tim Lefebvre à la basse) ayant participé au dernier album de la star anglaise : Blackstar. Explications avec l'intéressé.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Quel est votre rôle dans ce projet ? Daniel Yvinec : Mon rôle est d'être un producteur au sens artistique du terme. L'intitulé exact est directeur artistique. L'idée de rendre hommage à Bowie est venue du Rhino Jazz(s) il y a 4 ans, bien avant la disparition de David Bowie. Ils ont fait appel à moi au moment où se posait la question de « comment rendre cet hommage ». J'ai été très touché qu'ils pensent à moi pour ce projet. Nous avons réfléchi ensemble aux musiciens qui pourraient se prêter le mieux à cet exercice délicat. Ludovic Chazalon (Ndlr : programmateur du festival) avait déjà en tête l'Imperial Quartet et le Possible(s) Quartet. Aussi, connaissant une partie des musiciens du dernier album de Bowie, Blackstar, je possédais un contact un peu privilégié avec eux et il était logique de leur proposer de s'impliquer. Dans les deux projets de concerts, la manière de travailler n'est pas exactement la même. Pour l'Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, nous leur avons suggéré une liste de morceaux de Bowie sur lesquels ils ont réagi. Nous travaillons petit à petit avec eux. J'apporte un regard extérieur sur la musi

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Le MAMC prépare son anniversaire

ACTUS | Une fois les Journées européennes du patrimoine passées (16 et 17 septembre 2017), le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fermera ses (...)

Nicolas Bros | Mardi 22 août 2017

Le MAMC prépare son anniversaire

Une fois les Journées européennes du patrimoine passées (16 et 17 septembre 2017), le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fermera ses portes jusqu'au 10 novembre. Cette période permettra à l'institution muséale de préparer un nouveau cycle d'expositions exceptionnelles pour fêter ses 30 années d'existence, et qui se déclinera tout au long de l'année 2018. Signalons que l'accueil et la bibliothèque Jean Laude du Musée resteront ouverts au public pendant les horaires habituels (lundi au vendredi de 10h à 18h).

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Féfé fort en couleur

Rap | Echaudé par son second album en solo (Le Charme des premiers jours sorti en 2013 avec un succès très modéré et quelques soucis avec sa maison de disques), FéFé, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 juin 2017

Féfé fort en couleur

Echaudé par son second album en solo (Le Charme des premiers jours sorti en 2013 avec un succès très modéré et quelques soucis avec sa maison de disques), FéFé, ex-Saïan Supa Crew, a pris 4 années avant de ressortir son micro. Ce rappeur qui raconte le quotidien, à contre courant des clichés habituels du rap français, Samuel Adebiyi de son vrai nom propose un troisième album sobrement intitulé Mauve. Métissé, ce disque propose une aventure multi-culturelle pour lequel le chanteur s'est inspiré de ses racines nigérianes et sur les traces de la culture Yoruba au Brésil et à Cuba. Composé avec Felipe Saldivia et enorgueilli par plusieurs featurings de haut vol (Ayo, -M- ou Tété), Mauve est un disque expressif, à « la parfaite synthèse entre le rose de la vie et les bleus de l'âme » explique l'ex-chanteur d'OFX. Puisant dans l'énergie brute de l'Afrique et de l'Amérique du Sud, l'artiste parvient encore une fois à mêler rap, mélancolie, liberté et poésie. Il présentera cet opus à l'occasion des 20 ans du festival La Rue des Artistes à Saint-Chamond. FéFé [+ Magyd Cherfi + Bazar & Bémols], samedi 17 juin à 20h, parc Nelson Man

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Comme chez soi

Expo | C’est après avoir découvert ses illustrations dans le livre Poèmes en paysages que Maud Salançon, l’une des gestionnaires de la galerie Beluga, a décidé d’inviter (...)

Léa Pternitis | Mardi 6 juin 2017

Comme chez soi

C’est après avoir découvert ses illustrations dans le livre Poèmes en paysages que Maud Salançon, l’une des gestionnaires de la galerie Beluga, a décidé d’inviter Clothilde Staes à exposer ses gravures lors d’une exposition. Par habitude, elle proposa à cette dernière de convier un autre artiste à exposer à ses côtés. C’est ainsi que naquit l’association de ces gravures colorées à la couture de cordes de Mélanie Clénet. Chacune de leur côté, les deux artistes ont crée ou sélectionné des pièces, proposant une exposition très poétique, laissant l’imaginaire circuler à son gré. Notre regard se promène entre les différentes lithographies, gravures à l’eau-forte, tapis et autres objets faits de cordes qui s'accordent parfaitement, comme dans un cadre intime. Dans un univers très féminin faisant également écho à l’enfance au moyen de ses couleurs vives et de ses formes minimalistes, les deux femmes défendent une esthétique colorée et minimale qui se tourne vers la beauté domestique. Si bien, qu’on se verrait presque vivre au sein de cette exposition. Clothilde Staes & Mélanie Clénet, jusqu'au 30 juin à la galerie Beluga

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On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Mardi 30 novembre 1999

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

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On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Vendredi 19 mai 2017

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

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20 ans dans la Rue des Artistes

Festival | Déjà 20 ans que la Rue des Artistes égaie les travées couramiaudes avec musique et "arts de rue". Pour fêter dignement cet anniversaire et cette longévité, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 avril 2017

20 ans dans la Rue des Artistes

Déjà 20 ans que la Rue des Artistes égaie les travées couramiaudes avec musique et "arts de rue". Pour fêter dignement cet anniversaire et cette longévité, l'organisation a misé sur plusieurs têtes d'affiche. 4 grands noms ressortent d'une programmation qui annonce un week-end pré-Fête de la musique très chaud du côté de Saint-Chamond : Les Wampas (dimanche 18 juin), les Fatals Picards (le 16 juin), Magyd Cherfi de Zebda et Féfé (samedi 17 juin tous les deux). Du rock énervé et du rap lettré, voilà pour le programme musical qui s'étoffera des Zoufris Maracas, de Bazar et Bemols et de La Tribu des Femmes. Du côté de l'animation hors musique, comme d'habitude, nombre d'artistes seront présents : circassiens, comédiens, marionnettistes. Il y aura des Européens et des Sud-Américains : la batucada des Lyonnais de Senario, les jeux forains d'Attractions et Phénomènes, la Cie Ballons Pirates,

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À travers l'objectif

Expo Biennale | Angénieux est un nom qui résonne dans le coeur de l'innovation mondiale. C'est l'histoire de cette entreprise ligérienne unique que nous propose de découvrir (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 avril 2017

À travers l'objectif

Angénieux est un nom qui résonne dans le coeur de l'innovation mondiale. C'est l'histoire de cette entreprise ligérienne unique que nous propose de découvrir le Musée d'art et d'industrie à travers une exposition inédite. Initiée dans le cadre la 10e Biennale, cette présentation retrace par le biais de nombreux objets (appareils et objectifs), maquettes, photos et machines, le parcours de cette PME de Saint-Héand spécialisée dans l'optique de haute précision. Fleuron d'une industrie française de pointe, Angénieux (aujourd'hui Thalès Angénieux) a accompagné certains événements parmi les plus importants, depuis sa création en 1935. Depuis les premiers pas de l'homme sur la Lune à la télévision couleur ou la 3D en passant par les optiques utilisées par les directeurs de la photo sur les tournages dans le monde entier, Angénieux est une référence dans la création d'objectifs performants. C'est d'ailleurs dans la mise en avant de prototypes jamais montrés au public que cette exposition temporaire revêt un caractère encore plus passionnant. Via ZOOM ! on plonge véritablement dans l'art des chambres noires. ZOOM ! Angénieux : changez d'optiques, jus

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Ballons, peintures et design

Foot & arts | Depuis le 10 décembre 2016 et jusqu'au 1er juin 2017, le Musée des Verts propose une visite aux confins du football, des arts et du design. Cette nouvelle (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

Ballons, peintures et design

Depuis le 10 décembre 2016 et jusqu'au 1er juin 2017, le Musée des Verts propose une visite aux confins du football, des arts et du design. Cette nouvelle exposition temporaire de Noémie Bonnet Saint-Georges est basée sur Mi-Temps qu'elle avait présentée pendant l'Euro 2016 à la Cité du Design. Enrichie par les collections du Musée des Verts, Foot Évolutions invite le visiteur à découvrir des pièces exclusives soient purement footballistiques (paires de chaussures et ballons selon les différentes époques, maillots de Zidane du match France-Angleterre de l'Euro 2004...) ou à cheval entre l'art et la discipline sportive (affiches "old school", urne funéraire en forme de ballon, vidéo de la performance des street artistes stéphanois Ella & Pitr sur la pelouse de Geoffroy-Guichard...). Complète, diverse et bien scénographiée, cette exposition fournit une plus-value à l'institution muséale en ouvrant les salles permanentes sur d'autres perspectives que l'histoire des Verts. Foot Évolutions, par Noémie Bonnet Saint-Georges, du 10 décembre 2016 au 1er juin 2017, au Musée des Verts à Saint-Étienne

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L’homme derrière le saxophone

Photos | « Retrouvez l’homme derrière le musicien », voilà l’objectif de l’exposition Jazz à hauteur d’hommes, du photographe Niko Rodamel, qui sera présentée (...)

Marlène Thomas | Mercredi 4 janvier 2017

L’homme derrière le saxophone

« Retrouvez l’homme derrière le musicien », voilà l’objectif de l’exposition Jazz à hauteur d’hommes, du photographe Niko Rodamel, qui sera présentée du 11 janvier au 18 février à la Galerie Noir & Blanc. Depuis dix ans, Niko parcourt les différents festivals et concerts de jazz de la région, pour en capturer les plus beaux moments. Mais, après avoir réalisé plusieurs expositions sur des artistes en train de jouer, l’envie lui est venue de les dévoiler autrement. « Je veux montrer l’homme (ou la femme) plus que le musicien, lors de moments où ils sont en dehors de la musique, où leurs attitudes sont différentes. Ils n’ont plus le masque du musicien, ils sont normaux », décrit-il. Une trentaine de clichés en noir et blanc témoigneront des moments privilégiés que le photographe a pu vivre avec les artistes : lors de séances photos pour des portraits, dans les loges, ou encore lorsque sur scène, les artistes, pensifs, posent leurs instruments. « Lorsqu’ils ne sont plus sous le feu des projecteurs, ils redeviennent de simples humains, ils aiment bien parler bonnes tables, médecines douces, mais aussi beaucoup de musique,

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Épaisseurs

ARTS | La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La (...)

Niko Rodamel | Mercredi 2 novembre 2016

Épaisseurs

La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La multiplication des espaces d’exposition permet ainsi de proposer aux collectionneurs la découverte d’un nombre grandissant d’artistes et vice versa. Jusqu’à Noël, c’est le peintre américain Russel Tyler qui habite l’espace stéphanois, rue des Creuses. L’artiste new-yorkais ne compte plus les expositions ni les publications à travers le monde, notamment aux États-Unis et en Europe, plus récemment en Israël. Tyler présente et juxtapose des toiles issues de deux séries que tout semble opposer. L’une, strictement géométrique, n’utilisant que deux ou trois couleurs, voire trois nuances d’un même coloris. L’autre, davantage animée, saturée de formes changeantes et de couleurs vives. Pour autant, l’ensemble des œuvres poursuit le même dessein, jouant sur la structure même de la matière, son épaisseur, son mouvement, sa brillance. La peinture de Russell Tyler attire et capte le regard par l’aspect tactile que lui confèrent les couches habilement structurées de chaque toile. Russell Tyler, jusqu’au 22 décembre,

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Éphéméride sur son 31

ARTS | Parmi les immuables rendez-vous d’automne, il en est un qui met à l’honneur une belle brochette de plasticiens ligériens. Ephéméride est une exposition (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

Éphéméride sur son 31

Parmi les immuables rendez-vous d’automne, il en est un qui met à l’honneur une belle brochette de plasticiens ligériens. Ephéméride est une exposition collective annuelle de la galerie du Babet, dont le principe de départ s’apparente davantage à un jeu… Chaque année, trente et un artistes (peintres, illustrateurs, graphistes, photographes, céramistes…) acceptent de couvrir chaque jour de l’année par une œuvre de petit format, sur un support carré de vingt centimètres de côté. Les dates sont préalablement tirées au sort (une par mois pour chaque créateur) et les œuvres seront naturellement accrochées dans l’ordre chronologique, du premier janvier au trente et un décembre. De quoi favoriser les échanges entres les artistes (renouvelés par tiers à chaque édition) et pour certains, faire connaître leur travail au grand public. Année bissextile oblige, l’édition 2016 compte 366 œuvres, toutes à des prix raisonnables. Mais attention, vous n’avez que quatre jours pour découvrir les propositions de Jacquie Barral, Sylvie Béal, Jacqueline Blanchet, Marc Bonnet, Hélène Chambert, Annick Chamblas, Sophie Chollet, Carole Crouzet, Armelle Drouin, Henri Ducos, Sabine Frering, Freddy

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Expos : notre sélection

Panorama 16/17 | Emulsions D’origine espagnole, née à Paris et installée à Lyon, Esperanza Peña a toujours dessiné puis s’est très vite intéressée à la peinture et enfin à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

Expos : notre sélection

Emulsions D’origine espagnole, née à Paris et installée à Lyon, Esperanza Peña a toujours dessiné puis s’est très vite intéressée à la peinture et enfin à la photographie, avec un attrait prononcé pour le mouvement. Les images qu’elle présentera du 17 septembre au 1er octobre à la galerie Une Image… sont le fruit d’un travail de recherches universitaires, représentant différents états du corps en conjuguant dessin, peinture et photographie en pose longue. Un univers visuel hybride à découvrir. Niko Rodamel Esperanza Peña, du 17 septembre au 1er octobre à la galerie Une Image... Féroces L’illustratrice Amélie Fontaine accrochera aux murs de la galerie Beluga une nouvelle série d’images dessinées à la plume et à l'encre de chine, ainsi que plusieurs sérigraphies. Du 7 octobre au 10 novembre, l’exposition Carnivores mettra en scène des animaux et des personnages évoluant dans une relation ambiguë, entre amour et peur, désir et répulsion. Tigres, guépards, loups, serpents… autant de bêtes sauvages à la beauté dangereuse qu'il faut éviter d'approcher de trop près. Niko Rodamel Amélie Fo

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Max "good vibes" Romeo

MUSIQUES | Il avait dû être remplacé en dernière minute l’an passé pour un trop bête refus de visa, le chanteur jamaïcain Max Romeo sera sur la scène de la Rue Des Artistes, le 18 juin à Saint-Chamond. Rencontre avec un des plus attachants vétérans du reggae, toujours fringant à soixante-douze ans, auteur de tubes imparables comme War Ina Babylon et One Step Forward.

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Max

Vous jouez régulièrement en Europe et vous êtes actuellement en tournée française. Appréciez-vous la France ? Oh oui, j’aime bien venir jouer en France. Les Français sont ceux qui en Europe ont été les premiers à réellement me suivre. J’aime la France, la Suisse aussi… J’aime les Alpes, c’est beau ! (Rires) Il y a en ici une bonne vibration, je suis amoureux de l’Europe en général. Quelles musiques ont bercé votre enfance jamaïquaine ? J’écoutais surtout le rhythm and blues qui arrivait des USA. Fats Domino et Elvis Presley par exemple étaient très populaires sur l’île. Et puis il a eu la déferlante rock'n roll. J’ai alors beaucoup écouté les Rolling Stones. D’où votre nom de scène vient-il ? Vos acolytes se choisissent généralement des pseudonymes puisant dans le dictionnaire rastafari ou faisant directement référence à Dieu… Maxwell Livingston Smith, c’était peut-être un peu long, non ? (Rires) On m’a appelé Max Romeo suite à une histoire avec fille que j’ai draguée pendant toute une journée. Beaucoup de gens m’ont toujours vu comme un grand romantique, ce qui est en partie vrai. Dans l

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Sous la surface

ARTS | La plasticienne Anne Bertoin expose actuellement une nouvelle série de toiles très personnelles, Les luttes invisibles, sur les cimaises de la galerie stéphanoise Le Réalgar.

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Sous la surface

La plasticienne Anne Bertoin expose actuellement une nouvelle série de toiles très personnelles, Les luttes invisibles, sur les cimaises de la galerie stéphanoise Le Réalgar. Habituée à peindre des paysages post apocalyptiques où se mêlent abstraction expressionniste et figuration imaginaire, l’artiste s’interroge ici sur la différence entre l’apparence et ce qui se joue en réalité à l’intérieur d’un corps ou d’une société. Les toiles et les encres évoquent ainsi la lutte entre la vérité et le mensonge, la conscience et l’aliénation, la vie et la mort. Sensible au thème de la maladie, Anne Bertoin y voit une forme d’analogie avec les problèmes sociaux, politiques et écologiques. Les autoportraits semblent rongés par un mal énigmatique tandis que les paysages portent en eux les traces perceptibles de destruction. Les encres oscillent quant à elles entre radiographies d’un corps, images d’un monde microscopique et vie sous-marine où se meuvent d’étranges animaux des grandes profondeurs. Sous la surface des choses apparaît une réalité complexe, a priori insondable. Un remarquable ensemble d’une quarantaine d’œuvres subtilement introspectives, à découvrir jusqu’au 2 juillet

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Place aux notes

Fête de la musique 2016 | Invariablement, le 21 juin les groupes amateurs ou professionnels mettent leurs habits de fête et s'installent un peu de partout en ville et en région. Scènes cadrées ou plus improvisées accueillent une déferlante de musique. La Fête de la musique permet souvent de belles découvertes. Voici quelques orientations afin de vous guider dans vos pérégrinations sonores qui marqueront officiellement le début de la saison estivale.

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Place aux notes

À Saint-Étienne En terres stéphanoises, plusieurs belles choses vous attendent. Tout d'abord, l'occasion de découvrir plusieurs artistes émergents cheminant tranquillement vers la professionnalisation sur la scène de la place Jean Jaurès. En premier lieu, le duo (devenu trio sur scène) Ladybug & The Wolf. Le groupe a entrepris un virage musical le menant vers des compositions alliant indie folk embaumante - l'apanage jusqu'alors de cette formation - et sonorités électroniques sombres et froides. Ces nouvelles orientations s'affirment sur leur album Mammatus (titre inspiré des nuages) qui sortira en octobre. Le résultat est brillant et démontre une réelle évolution pour ce groupe que nous suivons depuis ses débuts. Sur la même scène, on retiendra les noms des Dizzy Sticks et de Doorsfall, groupes rompus à la scène en version rock vintage pour les premiers et

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Il n'y a point de travail honteux

ARTS | Pour sa réouverture après des travaux d'aménagements engagés en octobre 2015, le musée d'Allard de Montbrison propose une expostion axée sur la représentation du travail dans la peinture du XIXe et du XXe siècle avec une soixantaine d'oeuvres où l'agriculteur, l'artisan et l'ouvrier sont magnifiés, au cours de l'époque "pré-révolution industrielle". Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Il n'y a point de travail honteux

Le travail est un leitmotiv de l'actualité et cela se ressent forcément dans les oeuvres proposées par les établissements culturels ligériens : prochaine Biennale design avec pout thématique Les mutations du travail, saison de la Comédie de Saint-Étienne constellée de nombreux spectacles traitant du travail, ... À Montbrison, c'est le musée d'Allard qui s'y colle en proposant une première exposition temporaire intitulée Art et Métiers, le travail en représentation dans la peinture des XIXe et XXe siècles pour sa réouverture après sept mois de travaux d'aménagements. Jusqu'au 30 octobre, il est possible de découvrir un joli panel - une soixantaine d'oeuvres présentées - de peintures des XIXe et XXe siècles, de tous les courants, mettant en avant la "valeur travail". Offrant des visions du labeur guidées par des prismes variant selon les salles traversées, allant de la mise en lumière du corps et du geste, de la matière travaillée ou de l'outil, cette exposition est un véritable état de l'économie avant la révolution industrielle qui se profilait à l'horizon. Les représentations du peuple en action Les points forts de cette expositi

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La Serre : l'appel à candidatures 2017 est en ligne

ARTS | La Ville de Saint-Étienne a lancé une programmation de 6 expositions annuelles de 5 semaines dans la Serre de l'ancienne École des Beaux-Arts afin de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 19 mai 2016

La Serre : l'appel à candidatures 2017 est en ligne

La Ville de Saint-Étienne a lancé une programmation de 6 expositions annuelles de 5 semaines dans la Serre de l'ancienne École des Beaux-Arts afin de montrer le travail d'artistes stéphanois émergents. Ces derniers sont sélectionnés par un appel à candidatures destinés aux artistes possédant « un niveau initial de reconnaissance professionnelle. » Une fois sléectionnés, les artistes conçoivent une exposition personnelle produite spécifiquement pour ce lieu et pour laquelle ils bénéficient d’une bourse de 3.000 €. Si vous êtes intéressé par cette initiative, vous pouvez retrouver l'appel à candidatures pour la programmation 2017 en ligne juste ici. À renvoyer avant le 1er juillet prochain. NB

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Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

MUSIQUES | Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 mai 2016

Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes respectives (pour rappel en 2015, Firminy avait accueilli Zebda et Saint-Chamond, Sanseverino). Du côté de l'Ondaine, ce sera en 2016 le saxophoniste et chanteur camerounais de 82 ans, Manu Dibango, qui se produira. Du côté couramiaud, Axel Bauer prendra sa guitare le 21 juin. NB

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Escales vagabondes

ARTS | La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

Escales vagabondes

La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du photographe et cher collègue Niko Rodamel. Présentée au Nouveau Théâtre de Beaulieu, du 29 avril au 2 juin, cette présentation retrace, en une trentaine de photographies, les différents instants et rencontres qui ont marqué l’artiste durant ses périples. « Je fais de la photo pour faire des rencontres. J’aime me sentir étranger chez les autres » confie-t-il. Principalement inspiré par la vie citadine, le photographe globe-trotter avait déjà réalisé deux expositions à la suite de ses voyages : Carnets d’Europe et Silhouettes. Cette fois-ci, les clichés repoussent les frontières de notre continent et se lient, en fonction de la ressemblance des situations capturées. « Je me nourris de mes séjours et de mes rencontres, ici ou ailleurs, pour me sentir pleinement vivant, avec la simple envie d’aller voir là-bas si j’y suis » explique Niko Rodamel. Photographier : un prétexte pour revivre sans cesse de nouvelles escapades, découvrir de nouveaux horizons, tout en se retrouvant lui-même.

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La banalité sous l’oeil de l’artiste

ARTS | Porter un oeil neuf et singulier sur notre quotidien, c’est le défi que s’est lancé la photographe stéphanoise Sharlie Evans. De juillet 2014 à juillet 2015, (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

La banalité sous l’oeil de l’artiste

Porter un oeil neuf et singulier sur notre quotidien, c’est le défi que s’est lancé la photographe stéphanoise Sharlie Evans. De juillet 2014 à juillet 2015, l’artiste s’est donné pour objectif de prendre une photo par jour et ainsi réaliser ce qu’elle nommait initialement le Projet 365. Les nombreux clichés ont finalement été regroupés sur son site, sous l’appellation de Chronique d’un quotidien ordinaire. L’enjeu était de faire surgir de ce quotidien, à première vue insignifiant, des instants particuliers, beaux, poétiques, auxquels nous ne prêterions d’habitude que peu d’attention. Ainsi, le chausson de la danseuse côtoie une vitre brisée et la petite fille s’amusant près d’une fontaine, les flammes des bougies. Au fil du temps et des saisons, Sharlie Evans a capturé le monde qui l’entoure, ses mouvements et ses émotions. Une sélection d’une cinquantaine de ses photographies sera présentée, lors d’une exposition à la médiathèque de Villars, du 24 mai au 11 juin. Marlène Thomas

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