Nuits incertaines

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 15 juin 2015

Photo : L'Assaut de la menuiserie


« Mais quand tout a disparu dans la nuit, « tout a disparu » apparaît. C'est l'autre nuit. La nuit est apparition du « tout a disparu ». Elle est ce qui est pressenti quand les rêves remplacent le sommeil, quand les morts passent au fond de la nuit, quand le fond de la nuit apparaît en ceux qui ont disparu » écrit Maurice Blanchot. Ce dehors, cette « autre nuit » de l'écrivain, semblent particulièrement résonner avec les tableaux de Damien Cadio (né en 1975 à Mont-Saint-Aignan). Des formes pâles y sourdent de fonds obscurs, détachées de tout contexte, flottant comme des fantômes devant notre regard un peu angoissé. Ce sont des mains, des visages livides ou bien masqués, des lueurs comme des tâches de couleurs évanescentes, des crânes, des animaux, des fleurs, des anonymes dans des situations indéterminées... Toutes ces apparitions, qui semblent flotter entre deux mondes, sont issues d'images récoltées par l'artiste sur Internet. Des images les plus banales possibles que Cadio fait basculer avec beaucoup de talent dans l'inquiétante étrangeté. « J'ai commencé la peinture en fanfare, avec des formats immenses, peints au sang, à la pisse, très violents. J'ai ensuite passé des années à mettre cette barbarie sous le tapis, à la dominer. Je pense qu'elle est toujours là, mais qu'elle a fusionné avec une forme de tendresse - qui n'est pas son contraire - la rendant approchable, la désolidarisant de la violence concrète du flux visuel actuel. » déclarait l'artiste dans un entretien en 2011. Paradoxalement, en piochant dans une imagerie triviale et en usant de moyens « classiques » (la peinture), Damien Cadio parvient à rendre aux choses et aux images toute leur incertitude. Jean-Emmanuel Denave

Damien Cadio, « Murailles », jusqu'au 4 juillet à L'Assaut de la menuiserie

Légende photo : Damien Cadio, Tigermilk, 2011, huile sur toile, 150×200cm


Damien Cadio

"Murailles", peintures
L’Assaut de la Menuiserie 11 rue Bourgneuf Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

L'appel du 18 juin | Ce vendredi 18 juin sera une journée placée sous le signe d'un grand hommage au Général de Gaulle. 81 ans après le fameux appel du 18 juin, la cité stéphanoise, qui l'a accueilli à deux reprises, propose différents événements afin de marquer le coup : une exposition inédite, le dévoilement d'un buste du Général en bronze, une rencontre avec Eric Roussel le biographe du Général et un podcast exclusif.

Nicolas Bros | Jeudi 17 juin 2021

De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

Saviez-vous que Charles de Gaulle s'était rendu à deux reprises à Saint-Etienne ? En 1948 et 1959, très exactement. Deux passages qui ont certes marqué la ville ligérienne mais également l'histoire de France, comme en témoignent d'une part l'exposition actuellement visible dans le hall de l'Hôtel-de-ville stéphanois et d'autre part un podcast qui vient de sortir. Une expo inédite Concernant la première, l'exposition proposée par la Ville de Saint-Etienne, intitulée Charles de Gaulle 1948 et 1959, Saint-Etienne a rendez-vous avec l’histoire, permet de retracer l'importance qu'ont revêtu ces deux visites du Général en terres stéphanoises. La présentation de documents iconographiques inédits tels que le livre d'or de la ville de Saint-Etienne, des photographies, des films ou encore des périodiques permettent au visiteur de se plonger au coeur de ces deux moments décisifs. Elle est visible jusqu'au 16 juillet. Présence du biographe du Général Eric Roussel Parallèlement, signalons qu'un buste en bronze du Général de Gaulle sera également dévoilé ce vendredi 18 juin, dans le Grand Escalier de la mairie. Cette sculpture, réalisée p

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À la lisière

ARTS | Depuis son passage par l’Ecole d’Architecture de Paris-Belleville à l’aube des années 2000, Vanessa Fanuele n’a cessé d’exposer ses œuvres de (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

À la lisière

Depuis son passage par l’Ecole d’Architecture de Paris-Belleville à l’aube des années 2000, Vanessa Fanuele n’a cessé d’exposer ses œuvres de Berlin à New York, en passant par Marrakech, Bruxelles sans oublier Paris où elle vit et travaille. En vingt ans, son travail protéiforme a sensiblement évolué, se tournant davantage vers le dessin, la peinture, la sculpture et l’installation. Pour sa nouvelle exposition, Chant I, la plasticienne livre un univers trouble dont les contours spatio-temporels semblent mouvants, échafaudant les plans d’un monde fait de paysages peints et d’architectures-objets, questionnant la mémoire, la nature et les espaces mentaux. En référence aux épopées antiques, Vanessa Fanuele poursuit ainsi sa réflexion sur les questions de la quête et du rêve. Vanessa Fanuele, Chant I, jusqu’au 26 juin à l’Assaut de la menuiserie

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La vie de château

Expo historique | La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 octobre 2020

La vie de château

La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les domaines de la métallurgie, la rubanerie et l’armement, Saint-Étienne faisait figure de capitale industrielle française. Durant cette époque où l’économie prospère, plus de 200 châteaux sont construits par les industriels de la région entre 1850 et 1930. L’exposition Châteaux de l’Industrie propose de replonger dans ce patrimoine architectural et paysager unique jusqu’au 3 novembre. S’étalant sur trois lieux de présentation entre Sorbiers, Saint-Chamond et Rive-de-Gier, Châteaux de l’industrie permettent de resituer les édifices selon leurs caractéristiques : château d’usine (construit à proximité de l’unité de production), château de ville, maison de plaisance, domaine agricole ou château historique. Des visites guidées et des conférences sont aussi programmées. Exposition Châteaux de l’industrie jusqu’au 2 novembre, à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle 42290 Sorbiers, à la Médiathèque de Rive-de-Gier, 10 Square Marcel Paul, 42800 Rive-de-Ger et au Château du Jarez, 11 Rue Beno

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L'expo "Design-moi un jeu vidéo" prolongée jusqu'au 22 mars

Expo x Jeu vidéo | Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il (...)

Nicolas Bros | Jeudi 20 février 2020

L'expo

Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il était initialement prévu qu'elle se clôture le 8 mars.

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Flower power

Relève | Lauréate de la sixième édition du prix Moly-Sabata / Ville de Saint-Étienne, la plasticienne Mélissa Sinapan annonce clairement la couleur avec l’exposition (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

Flower power

Lauréate de la sixième édition du prix Moly-Sabata / Ville de Saint-Étienne, la plasticienne Mélissa Sinapan annonce clairement la couleur avec l’exposition À la peinture et aux fleurs, à découvrir jusqu’au 15 décembre dans les murs de l’ancienne école des Beaux-arts. À partir d’éléments graphiques glanés ici ou là, dans des musées ou des églises mais également au fil de ses voyages, l’artiste construit ses tableaux comme le récit pictural de ses souvenirs personnels. Chaque toile déploie un décor unique où les sensations florales sont construites autour d’un nouveau motif, traité de façon changeante. Chaque oeuvre s’offre ainsi au regard tel un écrin végétal où l’explosion vibratoire des couleurs et le rythme des volutes témoignent chez Mélissa d’une sincère passion pour l’univers des fleurs. Pour la jeune femme, cette série est aussi un terrain de jeu dans lequel elle se réapproprie intelligemment tout un pan de l’histoire de l’'art... Mélissa Sinapan s’était fait remarquer pour la qualité de son travail, au printemps dernier, lors de l’'exposition Starting Blocks qui mettait en avant les nouveaux diplômés de l'ESADSE. Mélissa Sinapan,

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TAG moi !

Galerie | Les galeries d'art fleurissent à Saint-Étienne et c'est tant mieux ! L'une des dernières en date s'appelle TAG - pour Tea-time Atelier et Galerie, et est (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

TAG moi !

Les galeries d'art fleurissent à Saint-Étienne et c'est tant mieux ! L'une des dernières en date s'appelle TAG - pour Tea-time Atelier et Galerie, et est installée rue Gambetta, à côté de la Houblonnerie. Créé par Anne-Charlotte Deloume et Amandine Alves Da Fonseca, ce nouvel espace prend le relais de La Géode (rue Elise Gervais) et propose conjointement des temps d'atelier de dessin et de peinture mais également des expositions mensuelles. « Concernant les expositions, nous ne nous limitons pas en matière de techniques proposées, assure Anne-Charlotte Deloume qui est également art-thérapeute. Nous n'avons pas une démarche commerciale. Notre idée reste d'exposer des artistes dont le travail nous intéresse, que ce soit en peinture, photographies, numériques... » Les deux galeristes souhaitent pouvoir s'appuyer sur des artistes qui seront de véritables parties prenantes lors de moments d'échanges avec les visiteurs. « Nous souhaitons mettre en place des temps courts où l'artiste rencontre le public, avec par exemple du live painting ou des ateliers ponctuels spécifiques, poursuit Anne-Charlotte. Le but de la galerie TAG est de permettre à ch

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Cheers, mate !

Foire de Saint-Etienne | Après nous avoir fait traverser le Golden Gate de San Francisco en 2018, la Foire internationale de Saint-Étienne nous invite à franchir la (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Cheers, mate !

Après nous avoir fait traverser le Golden Gate de San Francisco en 2018, la Foire internationale de Saint-Étienne nous invite à franchir la Manche en 2019. Et ce, même si le Brexit semble inéluctable... Mais il faut bien admettre que l'Angleterre et en particulier sa capitale Londres, constituent toujours de véritables creusets culturels bouillonnants. La Foire de Saint-Étienne l'a bien compris et propose cette année une exposition autour de cette ville fantastique. Intitulée Attractive London, cette présentation plonge le visiteur dans les quartiers londoniens en reprenant tous leurs éléments phares. Se dévoilent un espace consacré à la royauté et au fonctionnement de la monarchie parlementaire anglaise, la Tour de Londres qui permet de retracer l'histoire de la cité, une reconstitution du célèbre passage piéton d'Abbey Road... Bref tout y passe ! 71e Foire internationale de Saint-Étienne, du 20 au 30 septembre au Parc Expo

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Ici et maintenant

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Ici et maintenant

En résonance avec la quinzième Biennale d'art contemporain de Lyon, Mathias Isouard installe ses étonnantes machines interactives sur le site de l'Assaut de la Menuiserie. Au cœur d'une expérimentation empirique et sensorielle de dispositifs-instruments, l'artiste interroge les interactions entre matérialité et immatérialité qui se jouent dans les technologies digitales, mettant en œuvre les principes de visualisation et de sonification d'un lieu ou d'un matériau, à la frontière des dimensions physiques et acoustiques du réel. Matières génératives de Mathias Isouard, du 14 septembre au 12 octobre à l'Assaut de la Menuiserie, Saint-Étienne

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Encré dans la mémoire

ARTS | C'est une ode à la mémoire collective des peuples que l'artiste Saïd Atek couche sur ses toiles. Tantôt à la pointe de son pinceau, tantôt à celle de son stylo, il réinterprète à l'encre ou en peinture les images d'archives qui ont façonné notre histoire.

Antoine Desvoivre | Mercredi 10 juillet 2019

Encré dans la mémoire

« Avant mes archives étaient intérieures, elles étaient le fruit de ma mémoire. Maintenant je me sers de la mémoire universelle. » C'est ainsi que Said Atek explique son choix de prendre des images d'archives comme inspiration pour ses œuvres. Il se prête à cet exercice depuis maintenant six ans et a réalisé ainsi de nombreuses séries de tableaux. Certains sont basés sur les portraits de femmes algériennes prises par le photographe Marc Garanger, d'autres sur les femmes tondues à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De l'apartheid aux camps de concentration, le peintre traite de toutes les meurtrissures de l'humanité. Les instants chargés d'émotions et d'histoire, qu'il revisite par son travail, interrogent également notre présent. « Ce qui était hier ressemble beaucoup à ce qui se passe aujourd'hui. C'est exactement les mêmes choses, seul le contexte change », explique le quinquagénaire, diplômé de l'École des Beaux-Arts d'Alger. Il a trouvé une source quasi inépuisable d'inspiration dans l'iconographie historique, qu'il traduit en dessins ou en peintures, par des procédés aussi variés que les supports qu'il utilise. « Utiliser tous

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Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

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La beauté en soie

Musée | À la limite entre l'artisanat et l'art, le travail de la soie se perpétue dans la Loire. Ce tissu léger et épuré, ainsi que les savoir-faire ancestraux qui (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

La beauté en soie

À la limite entre l'artisanat et l'art, le travail de la soie se perpétue dans la Loire. Ce tissu léger et épuré, ainsi que les savoir-faire ancestraux qui entourent sa production sont mis à l'honneur par l'exposition Expressions de Soie. C'est la Maison des Tresses et Lacets à la Terrasse-sur-Dorlay qui dévoile aux curieux et passionnés les trésors d'étoffes produits par les artistes et artisans de la région. Plus qu'un historique des méthodes de production des soieries, Luce Chazalon, la directrice de l'exposition souhaite « montrer ce que des artistes contemporains peuvent créer à partir de la soie ». Assurément les œuvres des tisseurs, artistes, créateurs, et designers, bien que produites suivant des méthodes traditionnelles, rivalisent de modernité et d'ambition. Des étoles à motifs arborés en soie feutrée de laine aux origamis textiles en figures fractales hypnotisantes, ce tissu merveilleux exprime sa beauté sous des formes multiples. Expression de soie, jusqu'au 29 septembre à la Maison des tresses et lacets de La Terrasse-sur-Dorlay

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Entrez dans le Clan

Expo textile | La designeuse et artiste textile Jeanne Goutelle propose Clan à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Entrez dans le Clan

La designeuse et artiste textile Jeanne Goutelle propose Clan à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds. Construite en parallèle des expérimentations des étudiants du lycée des métiers de la mode Adrien Testud, cette expo inédite propose la découverte de pièces uniques de tissages, broderies ou nœuds. L'artiste resserre ainsi les liens et fait un admirable écho à la thématique de la Biennale design autour de la création d'un terrain d'entente. « Le projet Clan s'inspire de l'histoire du tartan, étoffe de laine portée par les Écossais sous forme de kilt, explique l'artiste par communiqué. Ce tissu à carreaux représente grâce à sa combinaison de couleurs un clan, une famille. » Alors poussez la porte et entrez dans la famille. Clan de Jeanne Goutelle, jusqu'au 31 mai à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds

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Damien Deroubaix décoiffe le MAMC

Musée | Dans le cadre de son trentième anniversaire, le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole présente conjointement pas moins de cinq nouvelles expositions, défendant des thématiques qui se répondent intelligemment ou se télescopent délicieusement. Headbangers Ball met à l’honneur le travail de Damien Deroubaix, un artiste stéphanois de coeur à (re)découvrir absolument.

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Damien Deroubaix décoiffe le MAMC

Après les expositions consacrées à Valérie Jouve et Jean-Michel Othoniel, le MAMC+ a donc choisi d’offrir une carte blanche à Damien Deroubaix, autre artiste issu du terreau artistique local connaissant un succès international amplement justifié. L’œuvre du plasticien est à la fois singulière par sa patte dadaïquement trash truffée de références ironiquement graves, et plurielle par son étonnante variété formelle. Les multiples sources d’inspiration de l’artiste prennent corps au travers d’une grande diversité de techniques mises en œuvres : peinture à l’huile et aquarelle, gravure et tapisserie, sculpture ou encore installation. Sous le bienveillant commissariat de Martine Dancer-Mourès, conservatrice en chef du patrimoine, Deroubaix a pensé de A à Z cette exposition qui lui offre l’occasion de présenter des oeuvres inédites et de définir sa propre vision de la peinture. La visite commence par une sorte d’antichambre où sont livrées quelques clés de l’univers du peintre, une pièce dans laquelle est présenté un foisonnement de dessins préparatoires, de croquis, de collages et de carnets d'inspirations, témoignant dans un joyeux foutoir (le chaos ?) des nombreuses recherches eff

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"Jean Vanier, le sacrement de la tendresse" : Père fondateur

Documentaire | De Frédérique Bedos (Fr., 1h29)…

Vincent Raymond | Mercredi 6 février 2019

Fils de diplomate canadien, marin et homme de grande foi, Jean Vanier découvre à l’aube des années soixante les conditions misérables d’accueil des personnes en situation de handicap mental. Il crée alors la Communauté de L’Arche, devenue aujourd’hui institution internationale… Triste exemple de documentaire juste sur le fond, mais totalement trahi par sa forme, ce portrait mettant en lumière le parcours d’un homme bienveillant flirte dangereusement avec l’hagiographie — à se demander s’il ne s’agissait pas plutôt d’une commande de L’Arche destinée à sa communication interne. Empilant les effets de style dans un zapping déroutant (noir et blanc, couleur, entretiens posés puis en mouvement…), nappé d’une musique façon sirop lourd, ce bout à bout de conversations avec Frédérique Bedos où l’intervieweuse se met autant en valeur à l’image que son interlocuteur, se révèle en définitive d’une grande indigence visuelle : les hochements et les acquiescements souriants aux propos de Vanier ayant une plus-value signifiante nulle. L’affaire aurait pu être bouclée en un 52’ propre pour la télévision au lieu de se diluer ainsi e

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Longitudes et passions

Expo photos | L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 décembre 2018

Longitudes et passions

L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de photographies en noir & blanc proposées dans le couloir et la salle principale du bar attenant au cinéma stéphanois, a été réalisée par Niko Rodamel, un de nos journalistes. Proposant sa vision du voyage, il nous entraîne de New York à Barcelone, en passant par Berlin, la Suède, le Cameroun et Saint-Étienne. « Je profite de cette exposition pour présenter trois extraits d'une série inédite, Mémoire, dans laquelle je mets en résonance des photographies réalisées dans divers endroits du globe et des images d'archives glanées au cours de mes recherches, détaille le photographe. Les diptyques racontent ainsi des histoires où le présent interroge le passé, entre fiction et réalité. Il est ici question d'identité et de territoire, d'ancrage et de déracinement. » Une occasion de découvrir l'excellent travail de ce passionné de jazz mais également de ses pérégrinations dans différentes cultures et contrées. Longitudes, expo photo de Niko Rodamel, au

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Identité

Galerie | Calée au 11 de la rue Bourgneuf à quelques encablures de la gare de Carnot, la galerie l'Assaut de la menuiserie boucle l'année 2018 avec une exposition (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Identité

Calée au 11 de la rue Bourgneuf à quelques encablures de la gare de Carnot, la galerie l'Assaut de la menuiserie boucle l'année 2018 avec une exposition du photographe et cinéaste Florent Meng. Basé à Annemasse en Haute-Savoie, l’artiste a partagé ses travaux à de nombreuses reprises entre Paris, Genève et Zurich, mais également en Espagne et en Roumanie. À travers ses séries remarquables photographiques et ses films documentaires ou fictionnels, il interroge les attitudes et les coutumes qui forgent l’identité d’un peuple, mettant ainsi en exergue le rapport qui s’établit entre le territoire et le comportement des communautés. Florent Meng s'intéresse notamment aux populations du Proche-Orient ou aux migrants mexicains, entrevoyant la possibilité de mettre en scène la complexité du rapport des corps aux zones frontalières, évoquant ainsi l’absorption des hommes par le paysage jusqu’à leur invisibilité. A noter que le vendredi 30 novembre, la galerie propose une visite de l’exposition en présence de l'artiste (à 17h30), suivie d'une projection de ses films à la Cinémathèque de Saint-Étienne (à 19h). Florent Meng, du 10 novembre au 8 décembre, l'Assaut de la Men

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Clap de fin pour "Bowie Odyssée"

Expo Bowie | Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) (...)

Niko Rodamel | Lundi 15 octobre 2018

Clap de fin pour

Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) accueillait son 3000e visiteur. Une fréquentation qui dépasse toutes les espérances des instigateurs de l'opération, lesquels avaient ouvert au public les portes du bâtiment 234 neuf jours plus tôt, seulement. Les riches collections de Jean-Charles Gautier et Yves Gardes, les photographies de Mick Rock, un apport de la Discothèque et Documentation de Radio France ainsi que les rencontres et conférences pilotées par Eric Tandy (commissaire de l'exposition) ont remporté un vrai succès sous la houlette de l'équipe du Rhino, Ludovic Chazalon en tête, épaulé par Astrid Bailo de la société 17a7.

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Tout Bowie

Exposition unique | L'exploration de la sphère Bowie se poursuit pour la deuxième année au Rhino Jazz(s) Festival. Outre deux créations mondiales au Fil et à l'Opéra, une exposition de plus de 600 pièces inédites autour du chanteur anglais est proposée dans les bâtiments H, derrière la Cité du design.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Tout Bowie

Affiches, disques, pochettes, photos et tirages exclusifs... la liste des objets à l'effigie de David Bowie est longue, très longue dans l'exposition Bowie Odyssée. Encadrée par le journaliste Éric Tandy, cette présentation est une plongée extraordinaire dans l'univers du chanteur britannique par le biais de pièces rares, encore jamais montrées au public. Permise grâce aux prêts des collectionneurs Jean-Claude Gautier et Yves Gardes, cette exploration imaginée par les organisateurs du Rhino Jazz(s) pour illustrer la deuxième partie de leur Bowie's Project laisse rêveur. Retranscrire l'humanité du personnage Sur près de 2 500 m² s'étaleront 25 caissons avec plus de 600 pièces retraçant de manière chronologique l'évolution de la carrière du Thin White Duke, mais également 42 tirages originaux du photographe Mick Rock (en vente sur place), un juke-box et 120 pochettes inédites proposées par Radio France... « Le but de l'exposition est de retranscrire l'humanité du personnage et de recréer les atmosphères de ses albums, explique Éric Tandy. Nous avions assez de matière pour faire vivre chaque album de Bowie entre les arti

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Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Fête du Livre 2018 | Marc-Antoine Mathieu est un créateur et un explorateur de formes qu’elles soient narratives ou plastiques. Auteur notamment de la série Julius Corentin Acquefacques, il sera présent pour la 33e Fête du Livre de Saint-Étienne en tant que parrain des Mots en Scène. Il présentera également son nouvel ouvrage Trois rêveries de manière inédite ainsi qu'une exposition très complète.

La rédaction | Vendredi 7 septembre 2018

Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Vous avez déclaré que « votre dessin est au service de votre écriture ». Comment doit-on vous qualifier ? Bédéiste, graphiste, auteur... ? "Bédéiste" est un terme qui n'est pas faux puisqu'il y a dedans une certaine défense d'une certaine bande dessinée. Mais j'aime dire aussi que je fais de la "littérature graphique". Je me sens plus plasticien ou chercheur plutôt qu'uniquement auteur de bande dessinée. J'aime explorer de nouvelles formes, aller sur des chemins un peu différents. En gros, tout ce qui peut faire que je ne vais pas m'ennuyer. Lors de votre venue à la 33e Fête du livre de Saint-Étienne, quel ouvrage allez-vous présenter ? En novembre sortira en librairie un nouveau livre-objet, un coffret intitulé Trois Rêveries. Il inclura trois récits graphiques muets, en noir et blanc. Il se trouve que ces trois récit auront des formes différentes des livres classiques, en étant également non reliés : un leporello, un rouleau et des cartes/pages volantes. Trois récits distincts mais parlant tous trois de la condition humaine. Homo Faber traite de la réalisation de choses, le "faire". Homo Temporis, la n

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Retour vers le futur

ARTS | À l’issue d’une résidence artistique de six semaines à Saint-Étienne, la plasticienne Camille Beauplan présente un ensemble de toiles à travers lesquelles elle (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Retour vers le futur

À l’issue d’une résidence artistique de six semaines à Saint-Étienne, la plasticienne Camille Beauplan présente un ensemble de toiles à travers lesquelles elle transcrit sans complaisance ses points de vue sur la cité forézienne. Transparait un certain malaise car à l’évidence quelque chose cloche dans ces paysages urbains privés de toute présence humaine, où passé et futur semblent irréconciliables. Des infra-basses et des oiseaux de Camille Beauplan, du 15 septembre au 13 octobre, l’Assaut de la Menuiserie à Saint-Étienne

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Systèmes

Galerie | Première exposition de Marion Ritzmann en France, On turns, lines and areas présente le travail d’une artiste étonnante qui réinterroge avec ses propres codes (...)

Niko Rodamel | Mercredi 2 mai 2018

Systèmes

Première exposition de Marion Ritzmann en France, On turns, lines and areas présente le travail d’une artiste étonnante qui réinterroge avec ses propres codes l'abstraction géométrique et la pensée constructiviste. Marion Ritzmann, jusqu’au 26 mai 2018 à L'Assaut de la menuiserie (11 rue Bourgneuf à Saint-Étienne)

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Empreinte Carbone

Art contemporain | Né d'une volonté commune d'artistes et de structures d'art de la ville, CARBONE 18 place la création contemporaine au cœur de Saint-Étienne, du 27 avril au 6 mai, avec un généreux maillage d’expositions dans une vingtaine de lieux. Dix jours de manifestation qui s’annoncent intenses, avec la fraîcheur d’une première édition.

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Empreinte Carbone

Née dans le giron de la faculté d'arts plastiques de l’Université Jean Monnet à Saint-Étienne, l’association Céphalopode s’était fixée pour but d’offrir aux étudiants un lieu d'exposition de qualité professionnelle, afin de mettre en valeur et de partager leurs travaux dans de meilleures conditions que les habituelles friches industrielles et autres locaux plus ou moins roots. Depuis l’hiver 2012, la galerie Les Limbes (située au 7 de la rue Henri Barbusse) propose régulièrement des expositions qui visent à promouvoir et à diffuser des œuvres actuelles ou contemporaines. L’équipe ne manque pas d’idées, d’envies ou d’ambition. La galerie est rapidement devenue un lieu d’échange, un véritable laboratoire d’expérimentation pluridisciplinaire accueillant expositions individuelles et collectives, résidences ponctuelles et workshops. Portée par cette dynamique, l'association déploie ses ailes et Les Limbes - Céphalopode met les petits plats dans les grands en proposant CARBONE 18, un événement d'art contemporain qui tissera sa toile en vingt différents points de la ville. Pluralité et exigence artistique Autour de Linda Roux, L

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Théodore Lévigne et sa palette des genres

Réalisme | Peintre ligérien du XIXe siècle, Thédore Lévigne est malheureusement trop méconnu de nos jours alors qu'il était populaire de son temps. Très prolifique et excellant dans différents genres, cet ancien élève des Beaux-Arts de Lyon voit ses oeuvres mises en avant par le musée d'Allard de Montbrison lors d'une exposition qui démontre l'étendue du talent cet artiste régional d'exception.

Nicolas Bros | Mardi 6 mars 2018

Théodore Lévigne et sa palette des genres

Sûrement bien trop méconnues de bons nombres de Ligériens, les oeuvres du peintre Théodore Lévigne, né à Noirétable en 1848, figurent dans la liste du patrimoine artistique régional d'exception. Pour redonner toute sa place à ces tableaux marquants leur époque, le musée d'Allard de Montbrison a réussi le tour de force de réunir un bon nombre d'oeuvres du peintre. Tout d'abord en s'associant au musée de Nuits-Saint-Georges (qui a présenté plusieurs toiles de l'artiste en 2017) mais également en allant chercher dans divers collections privées et fonds muséaux. Le résultat est une exposition qui, comme l'indique son intitulé, compose avec tous les genres picturaux maîtrisés par Lévigne. La force de l'artiste se situe d'ailleurs dans cette maîtrise quasi identique des genres : natures mortes, paysages, portraits, scènes militaires, historiques ou de badinage... Théodore Lévigne se posait comme un représentant régional incontournable dans la lignée du réalisme. L'oeuvre d'un "surdoué" Admis à l'âge de douze ans aux Beaux-arts de Lyon, il recevra trois ans plus tard le Laurier d'Or, grande distinction de cette même école. Élève de Jean-Léon Gérôme à Paris, le pei

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À bicyclette

Musée | La prochaine exposition temporaire du Musée d'art et d'industrie sera consacrée au vélo urbain. Intitulée Urbanus Cyclus, cet événement mettra en (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

À bicyclette

La prochaine exposition temporaire du Musée d'art et d'industrie sera consacrée au vélo urbain. Intitulée Urbanus Cyclus, cet événement mettra en avant le renouveau de l'engouement pour le deux-roues à travers les villes du monde entier. Divisé en quatre parties, le parcours d'exposition proposera une sélection d'une trentaine de cycles, accompagné de photos en noir & blanc réalisées par Jean-Claude Martinez. Questionnements autour de la place du vélo dans le mode de vie urbain, présentations de différents types de vélos, architectures adaptées, composants de la "culture vélo urbain"... Urbanus Cyclus promet d'être large et de toucher toutes les problématiques liées à ce mode de transport qui revient à la mode. Notamment dans la capitale française du cycle... Urbanus Cyclus, du 3 mai 2018 au 7 janvier 2019 au Musée d'art et d'industrie de Saint-Étienne

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Mémoires géographiques

Galerie | En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Mémoires géographiques

En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images dans lesquelles photographie et sculpture s’entremêlent, interagissent et se confrontent au-delà de leur influence réciproque. L’artiste explore différentes formes de construction et d’inachèvement dans un paysage où la présence même du photographe donne aux images produites leur caractère factuel, les figeant dans le temps précis de l’acte photographique. L’artiste s’interroge également autour de la porosité qui répète et déplace une histoire, un lieu et son contexte géographique. Entre mémoire et oubli, parfois, l’abandon. La photographe précise : « C’est au travers de voyages à l’étranger que je développe des intrigues mettant en tension la question de l’image comme sculpture, où l’on ne sait plus ce qui se construit de ce qui s’affaisse. » Les Répliques du Lointain, par Élénah Salah, du 9 septembre au 7 octobre, à l’Assaut de la Menuiserie, au 11 rue Bourgneuf

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Le MAMC prépare son anniversaire

ACTUS | Une fois les Journées européennes du patrimoine passées (16 et 17 septembre 2017), le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fermera ses (...)

Nicolas Bros | Mardi 22 août 2017

Le MAMC prépare son anniversaire

Une fois les Journées européennes du patrimoine passées (16 et 17 septembre 2017), le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fermera ses portes jusqu'au 10 novembre. Cette période permettra à l'institution muséale de préparer un nouveau cycle d'expositions exceptionnelles pour fêter ses 30 années d'existence, et qui se déclinera tout au long de l'année 2018. Signalons que l'accueil et la bibliothèque Jean Laude du Musée resteront ouverts au public pendant les horaires habituels (lundi au vendredi de 10h à 18h).

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Comme chez soi

Expo | C’est après avoir découvert ses illustrations dans le livre Poèmes en paysages que Maud Salançon, l’une des gestionnaires de la galerie Beluga, a décidé d’inviter (...)

Léa Pternitis | Mardi 6 juin 2017

Comme chez soi

C’est après avoir découvert ses illustrations dans le livre Poèmes en paysages que Maud Salançon, l’une des gestionnaires de la galerie Beluga, a décidé d’inviter Clothilde Staes à exposer ses gravures lors d’une exposition. Par habitude, elle proposa à cette dernière de convier un autre artiste à exposer à ses côtés. C’est ainsi que naquit l’association de ces gravures colorées à la couture de cordes de Mélanie Clénet. Chacune de leur côté, les deux artistes ont crée ou sélectionné des pièces, proposant une exposition très poétique, laissant l’imaginaire circuler à son gré. Notre regard se promène entre les différentes lithographies, gravures à l’eau-forte, tapis et autres objets faits de cordes qui s'accordent parfaitement, comme dans un cadre intime. Dans un univers très féminin faisant également écho à l’enfance au moyen de ses couleurs vives et de ses formes minimalistes, les deux femmes défendent une esthétique colorée et minimale qui se tourne vers la beauté domestique. Si bien, qu’on se verrait presque vivre au sein de cette exposition. Clothilde Staes & Mélanie Clénet, jusqu'au 30 juin à la galerie Beluga

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La fin du voyage

Arts plastiques | Né en 1989, Kévin Rouillard est passé par L’École Supérieure d’Art des Pyrénées de Pau puis par les Beaux-Arts de Paris. Rapidement, l’artiste a pris l’habitude (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 juin 2017

La fin du voyage

Né en 1989, Kévin Rouillard est passé par L’École Supérieure d’Art des Pyrénées de Pau puis par les Beaux-Arts de Paris. Rapidement, l’artiste a pris l’habitude de ramasser des objets sur son chemin. Objets trouvés, objets rencontrés, objets choisis. Le geste de la collecte est donc son point de départ. Kévin rassemble et accumule dans son atelier formes et matériaux qu’il détourne ensuite à sa guise. Le plasticien travaille aujourd’hui à partir de containers et de bidons, mettant à plat et martelant les larges pièces métalliques qui les constituent, se posant ainsi comme l’ultime étape de ces contenants nomades. Une démarche qui renvoie à l’imaginaire du transport ou du déplacement, à des voyages qui trouvent leur aboutissement dans l’atelier de l’artiste, puis sur les murs blancs des galeries. Objets transformés, exposés, muséifiés. En conservant le coloris originel de la tôle, aucun geste n’est ici lié à la peinture. Les œuvres de Kévin Rouillard se rapprochent ainsi davantage d’une logique de recyclage qui redistribue des formes existantes. Extrait (tôle, choc) Barricade, exposition de Kevin Rouillard, du 24 juin au 22 juillet 2017 à L'Assaut de la

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On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Mardi 30 novembre 1999

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

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On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Vendredi 19 mai 2017

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

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À travers l'objectif

Expo Biennale | Angénieux est un nom qui résonne dans le coeur de l'innovation mondiale. C'est l'histoire de cette entreprise ligérienne unique que nous propose de découvrir (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 avril 2017

À travers l'objectif

Angénieux est un nom qui résonne dans le coeur de l'innovation mondiale. C'est l'histoire de cette entreprise ligérienne unique que nous propose de découvrir le Musée d'art et d'industrie à travers une exposition inédite. Initiée dans le cadre la 10e Biennale, cette présentation retrace par le biais de nombreux objets (appareils et objectifs), maquettes, photos et machines, le parcours de cette PME de Saint-Héand spécialisée dans l'optique de haute précision. Fleuron d'une industrie française de pointe, Angénieux (aujourd'hui Thalès Angénieux) a accompagné certains événements parmi les plus importants, depuis sa création en 1935. Depuis les premiers pas de l'homme sur la Lune à la télévision couleur ou la 3D en passant par les optiques utilisées par les directeurs de la photo sur les tournages dans le monde entier, Angénieux est une référence dans la création d'objectifs performants. C'est d'ailleurs dans la mise en avant de prototypes jamais montrés au public que cette exposition temporaire revêt un caractère encore plus passionnant. Via ZOOM ! on plonge véritablement dans l'art des chambres noires. ZOOM ! Angénieux : changez d'optiques, jus

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Ballons, peintures et design

Foot & arts | Depuis le 10 décembre 2016 et jusqu'au 1er juin 2017, le Musée des Verts propose une visite aux confins du football, des arts et du design. Cette nouvelle (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

Ballons, peintures et design

Depuis le 10 décembre 2016 et jusqu'au 1er juin 2017, le Musée des Verts propose une visite aux confins du football, des arts et du design. Cette nouvelle exposition temporaire de Noémie Bonnet Saint-Georges est basée sur Mi-Temps qu'elle avait présentée pendant l'Euro 2016 à la Cité du Design. Enrichie par les collections du Musée des Verts, Foot Évolutions invite le visiteur à découvrir des pièces exclusives soient purement footballistiques (paires de chaussures et ballons selon les différentes époques, maillots de Zidane du match France-Angleterre de l'Euro 2004...) ou à cheval entre l'art et la discipline sportive (affiches "old school", urne funéraire en forme de ballon, vidéo de la performance des street artistes stéphanois Ella & Pitr sur la pelouse de Geoffroy-Guichard...). Complète, diverse et bien scénographiée, cette exposition fournit une plus-value à l'institution muséale en ouvrant les salles permanentes sur d'autres perspectives que l'histoire des Verts. Foot Évolutions, par Noémie Bonnet Saint-Georges, du 10 décembre 2016 au 1er juin 2017, au Musée des Verts à Saint-Étienne

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L’homme derrière le saxophone

Photos | « Retrouvez l’homme derrière le musicien », voilà l’objectif de l’exposition Jazz à hauteur d’hommes, du photographe Niko Rodamel, qui sera présentée (...)

Marlène Thomas | Mercredi 4 janvier 2017

L’homme derrière le saxophone

« Retrouvez l’homme derrière le musicien », voilà l’objectif de l’exposition Jazz à hauteur d’hommes, du photographe Niko Rodamel, qui sera présentée du 11 janvier au 18 février à la Galerie Noir & Blanc. Depuis dix ans, Niko parcourt les différents festivals et concerts de jazz de la région, pour en capturer les plus beaux moments. Mais, après avoir réalisé plusieurs expositions sur des artistes en train de jouer, l’envie lui est venue de les dévoiler autrement. « Je veux montrer l’homme (ou la femme) plus que le musicien, lors de moments où ils sont en dehors de la musique, où leurs attitudes sont différentes. Ils n’ont plus le masque du musicien, ils sont normaux », décrit-il. Une trentaine de clichés en noir et blanc témoigneront des moments privilégiés que le photographe a pu vivre avec les artistes : lors de séances photos pour des portraits, dans les loges, ou encore lorsque sur scène, les artistes, pensifs, posent leurs instruments. « Lorsqu’ils ne sont plus sous le feu des projecteurs, ils redeviennent de simples humains, ils aiment bien parler bonnes tables, médecines douces, mais aussi beaucoup de musique,

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Épaisseurs

ARTS | La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La (...)

Niko Rodamel | Mercredi 2 novembre 2016

Épaisseurs

La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La multiplication des espaces d’exposition permet ainsi de proposer aux collectionneurs la découverte d’un nombre grandissant d’artistes et vice versa. Jusqu’à Noël, c’est le peintre américain Russel Tyler qui habite l’espace stéphanois, rue des Creuses. L’artiste new-yorkais ne compte plus les expositions ni les publications à travers le monde, notamment aux États-Unis et en Europe, plus récemment en Israël. Tyler présente et juxtapose des toiles issues de deux séries que tout semble opposer. L’une, strictement géométrique, n’utilisant que deux ou trois couleurs, voire trois nuances d’un même coloris. L’autre, davantage animée, saturée de formes changeantes et de couleurs vives. Pour autant, l’ensemble des œuvres poursuit le même dessein, jouant sur la structure même de la matière, son épaisseur, son mouvement, sa brillance. La peinture de Russell Tyler attire et capte le regard par l’aspect tactile que lui confèrent les couches habilement structurées de chaque toile. Russell Tyler, jusqu’au 22 décembre,

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Éphéméride sur son 31

ARTS | Parmi les immuables rendez-vous d’automne, il en est un qui met à l’honneur une belle brochette de plasticiens ligériens. Ephéméride est une exposition (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

Éphéméride sur son 31

Parmi les immuables rendez-vous d’automne, il en est un qui met à l’honneur une belle brochette de plasticiens ligériens. Ephéméride est une exposition collective annuelle de la galerie du Babet, dont le principe de départ s’apparente davantage à un jeu… Chaque année, trente et un artistes (peintres, illustrateurs, graphistes, photographes, céramistes…) acceptent de couvrir chaque jour de l’année par une œuvre de petit format, sur un support carré de vingt centimètres de côté. Les dates sont préalablement tirées au sort (une par mois pour chaque créateur) et les œuvres seront naturellement accrochées dans l’ordre chronologique, du premier janvier au trente et un décembre. De quoi favoriser les échanges entres les artistes (renouvelés par tiers à chaque édition) et pour certains, faire connaître leur travail au grand public. Année bissextile oblige, l’édition 2016 compte 366 œuvres, toutes à des prix raisonnables. Mais attention, vous n’avez que quatre jours pour découvrir les propositions de Jacquie Barral, Sylvie Béal, Jacqueline Blanchet, Marc Bonnet, Hélène Chambert, Annick Chamblas, Sophie Chollet, Carole Crouzet, Armelle Drouin, Henri Ducos, Sabine Frering, Freddy

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Carpe diem

ARTS | Il est encore temps (jusqu’au 15 octobre) d’aller voir l’exposition Suicide Club de Byungseo Yoo, à l’Assaut de la Menuiserie. Avec pour point de départ (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

Carpe diem

Il est encore temps (jusqu’au 15 octobre) d’aller voir l’exposition Suicide Club de Byungseo Yoo, à l’Assaut de la Menuiserie. Avec pour point de départ le livre La Carte et le territoire de Michel Houellebecq, l’artiste coréen s’est intéressé de plus près aux euthanasieurs de l’institut suisse Dignitas qui, indirectement, déséquilibrent le biotope du lac de Zürich en surfavorisant la carpe brésilienne. Littérature, mort assistée et pêche : tout un programme ! Byungseo Yoo, jusqu'au 15 octobre à l'Assaut de la Menuiserie

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Expos : notre sélection

Panorama 16/17 | Emulsions D’origine espagnole, née à Paris et installée à Lyon, Esperanza Peña a toujours dessiné puis s’est très vite intéressée à la peinture et enfin à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

Expos : notre sélection

Emulsions D’origine espagnole, née à Paris et installée à Lyon, Esperanza Peña a toujours dessiné puis s’est très vite intéressée à la peinture et enfin à la photographie, avec un attrait prononcé pour le mouvement. Les images qu’elle présentera du 17 septembre au 1er octobre à la galerie Une Image… sont le fruit d’un travail de recherches universitaires, représentant différents états du corps en conjuguant dessin, peinture et photographie en pose longue. Un univers visuel hybride à découvrir. Niko Rodamel Esperanza Peña, du 17 septembre au 1er octobre à la galerie Une Image... Féroces L’illustratrice Amélie Fontaine accrochera aux murs de la galerie Beluga une nouvelle série d’images dessinées à la plume et à l'encre de chine, ainsi que plusieurs sérigraphies. Du 7 octobre au 10 novembre, l’exposition Carnivores mettra en scène des animaux et des personnages évoluant dans une relation ambiguë, entre amour et peur, désir et répulsion. Tigres, guépards, loups, serpents… autant de bêtes sauvages à la beauté dangereuse qu'il faut éviter d'approcher de trop près. Niko Rodamel Amélie Fo

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Sous la surface

ARTS | La plasticienne Anne Bertoin expose actuellement une nouvelle série de toiles très personnelles, Les luttes invisibles, sur les cimaises de la galerie stéphanoise Le Réalgar.

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Sous la surface

La plasticienne Anne Bertoin expose actuellement une nouvelle série de toiles très personnelles, Les luttes invisibles, sur les cimaises de la galerie stéphanoise Le Réalgar. Habituée à peindre des paysages post apocalyptiques où se mêlent abstraction expressionniste et figuration imaginaire, l’artiste s’interroge ici sur la différence entre l’apparence et ce qui se joue en réalité à l’intérieur d’un corps ou d’une société. Les toiles et les encres évoquent ainsi la lutte entre la vérité et le mensonge, la conscience et l’aliénation, la vie et la mort. Sensible au thème de la maladie, Anne Bertoin y voit une forme d’analogie avec les problèmes sociaux, politiques et écologiques. Les autoportraits semblent rongés par un mal énigmatique tandis que les paysages portent en eux les traces perceptibles de destruction. Les encres oscillent quant à elles entre radiographies d’un corps, images d’un monde microscopique et vie sous-marine où se meuvent d’étranges animaux des grandes profondeurs. Sous la surface des choses apparaît une réalité complexe, a priori insondable. Un remarquable ensemble d’une quarantaine d’œuvres subtilement introspectives, à découvrir jusqu’au 2 juillet

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Il n'y a point de travail honteux

ARTS | Pour sa réouverture après des travaux d'aménagements engagés en octobre 2015, le musée d'Allard de Montbrison propose une expostion axée sur la représentation du travail dans la peinture du XIXe et du XXe siècle avec une soixantaine d'oeuvres où l'agriculteur, l'artisan et l'ouvrier sont magnifiés, au cours de l'époque "pré-révolution industrielle". Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Il n'y a point de travail honteux

Le travail est un leitmotiv de l'actualité et cela se ressent forcément dans les oeuvres proposées par les établissements culturels ligériens : prochaine Biennale design avec pout thématique Les mutations du travail, saison de la Comédie de Saint-Étienne constellée de nombreux spectacles traitant du travail, ... À Montbrison, c'est le musée d'Allard qui s'y colle en proposant une première exposition temporaire intitulée Art et Métiers, le travail en représentation dans la peinture des XIXe et XXe siècles pour sa réouverture après sept mois de travaux d'aménagements. Jusqu'au 30 octobre, il est possible de découvrir un joli panel - une soixantaine d'oeuvres présentées - de peintures des XIXe et XXe siècles, de tous les courants, mettant en avant la "valeur travail". Offrant des visions du labeur guidées par des prismes variant selon les salles traversées, allant de la mise en lumière du corps et du geste, de la matière travaillée ou de l'outil, cette exposition est un véritable état de l'économie avant la révolution industrielle qui se profilait à l'horizon. Les représentations du peuple en action Les points forts de cette expositi

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Supersonique

MUSIQUES | Gaël Moissonnier est autant un sculpteur de sons qu’un performeur. Avec Objet Disque - Objet Sonore, il investira l’Assaut de la Menuiserie (11 rue (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Supersonique

Gaël Moissonnier est autant un sculpteur de sons qu’un performeur. Avec Objet Disque - Objet Sonore, il investira l’Assaut de la Menuiserie (11 rue Bourgneuf à Saint-Étienne) du 17 juin au 9 juillet pour immerger les visiteurs dans les méandres psycho-acoustiques qui interrogent notre perception du son. NR

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Élie Chouraqui : « On a le droit et le devoir de montrer ”l'immontrable“ »

ECRANS | Choc des Rencontres cinématographiques du Sud d’Avignon, où il a été projeté en avant-première, L’Origine de la violence a été présenté par un Élie Chouraqui combatif et serein.

Vincent Raymond | Mercredi 25 mai 2016

Élie Chouraqui : « On a le droit et le devoir de montrer ”l'immontrable“ »

Y a t-il de la violence en vous ? Avez-vous réussi à en déterminer l’origine ? Il y en a, oui. J’ai fait un peu d’analyse, je me suis fait “suivre”, comme on dit, parce que j’avais des questions auxquelles personne n’avait répondu. Des vides dans mon passé, des inquiétudes, des angoisses — qui m’habitent toujours, qui ne sont pas complètement dissipées — m’empêchant parfois de “bien” vivre. J’avais tendance à me mettre dans des situations désagréables alors que ce n’était pas du tout indispensable. J’ai compris pourquoi. Maintenant, je vais mieux (rires). Je suis beaucoup plus apaisé. Vous évoquez à travers le film les interdits pesant sur la représentation des camps d’extermination — et l’impossibilité de montrer des déportés en train de rire. C’est rare… Ce principe de Claude Lanzmann, selon lequel on ne montre pas l’immontrable, c’est comme un lieu commun, c’est stupide. Pardon pour Lanzmann, pour lequel j’ai beaucoup de respect, mais il n’est pas question de garder les choses mystérieuses, sans en parler. Il faut au contraire tout montrer et tout analyser — si possible avec talent et intelligence. On a non seulement l

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La Serre : l'appel à candidatures 2017 est en ligne

ARTS | La Ville de Saint-Étienne a lancé une programmation de 6 expositions annuelles de 5 semaines dans la Serre de l'ancienne École des Beaux-Arts afin de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 19 mai 2016

La Serre : l'appel à candidatures 2017 est en ligne

La Ville de Saint-Étienne a lancé une programmation de 6 expositions annuelles de 5 semaines dans la Serre de l'ancienne École des Beaux-Arts afin de montrer le travail d'artistes stéphanois émergents. Ces derniers sont sélectionnés par un appel à candidatures destinés aux artistes possédant « un niveau initial de reconnaissance professionnelle. » Une fois sléectionnés, les artistes conçoivent une exposition personnelle produite spécifiquement pour ce lieu et pour laquelle ils bénéficient d’une bourse de 3.000 €. Si vous êtes intéressé par cette initiative, vous pouvez retrouver l'appel à candidatures pour la programmation 2017 en ligne juste ici. À renvoyer avant le 1er juillet prochain. NB

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L’Origine de la violence

ECRANS | Absent des écrans depuis presque une décennie, Élie Chouraqui revient avec un film inégal dans la forme (ah, cette satanée image numérique…), mais prodigieusement intéressant sur le fond. Pas vraiment étonnant car il pose, justement, des questions de fond. Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 3 mai 2016

L’Origine de la violence

Comme beaucoup de cinéastes, d’artistes ou tout simplement d’êtres, Élie Chouraqui est double. Parfois il s’engage dans une veine sentimentale, dans le film-chorale “superficiel et léger” façon Marmottes ; parfois il montre sa face la plus tourmentée dans des œuvres graves, profondes — indiscutablement les plus réussies. Man on Fire (1989) ou Harrison’s Flowers (2000) constituent ainsi des repères précieux dans sa filmographie ; L’Origine de la violence pourrait les rejoindre — et ce en dépit d’une facture parfois un peu bancale, qu’un budget étriqué peut justifier. Bien qu’il s’agisse ici d’une adaptation d’un roman de Fabrice Humbert, l’œuvre en résultant s’avère éminemment personnelle ; une sorte de synthèse où il opère une réconciliation entre ses thèmes de prédilection : la famille, la mémoire et la guerre — pas n’importe laquelle, la Seconde Guerre mondiale. Partant questionner les silences intimes, les non-dits et les interdits, il traite du rapport au temps et à l’oubli, au pardon nécessaire et à la mémoire obligatoire. Jamais il n’excuse, son propos est net, mais il fait la démarche d’expliquer pour comprendre des personnages qu’il a l’audac

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Escales vagabondes

ARTS | La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

Escales vagabondes

La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du photographe et cher collègue Niko Rodamel. Présentée au Nouveau Théâtre de Beaulieu, du 29 avril au 2 juin, cette présentation retrace, en une trentaine de photographies, les différents instants et rencontres qui ont marqué l’artiste durant ses périples. « Je fais de la photo pour faire des rencontres. J’aime me sentir étranger chez les autres » confie-t-il. Principalement inspiré par la vie citadine, le photographe globe-trotter avait déjà réalisé deux expositions à la suite de ses voyages : Carnets d’Europe et Silhouettes. Cette fois-ci, les clichés repoussent les frontières de notre continent et se lient, en fonction de la ressemblance des situations capturées. « Je me nourris de mes séjours et de mes rencontres, ici ou ailleurs, pour me sentir pleinement vivant, avec la simple envie d’aller voir là-bas si j’y suis » explique Niko Rodamel. Photographier : un prétexte pour revivre sans cesse de nouvelles escapades, découvrir de nouveaux horizons, tout en se retrouvant lui-même.

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La banalité sous l’oeil de l’artiste

ARTS | Porter un oeil neuf et singulier sur notre quotidien, c’est le défi que s’est lancé la photographe stéphanoise Sharlie Evans. De juillet 2014 à juillet 2015, (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

La banalité sous l’oeil de l’artiste

Porter un oeil neuf et singulier sur notre quotidien, c’est le défi que s’est lancé la photographe stéphanoise Sharlie Evans. De juillet 2014 à juillet 2015, l’artiste s’est donné pour objectif de prendre une photo par jour et ainsi réaliser ce qu’elle nommait initialement le Projet 365. Les nombreux clichés ont finalement été regroupés sur son site, sous l’appellation de Chronique d’un quotidien ordinaire. L’enjeu était de faire surgir de ce quotidien, à première vue insignifiant, des instants particuliers, beaux, poétiques, auxquels nous ne prêterions d’habitude que peu d’attention. Ainsi, le chausson de la danseuse côtoie une vitre brisée et la petite fille s’amusant près d’une fontaine, les flammes des bougies. Au fil du temps et des saisons, Sharlie Evans a capturé le monde qui l’entoure, ses mouvements et ses émotions. Une sélection d’une cinquantaine de ses photographies sera présentée, lors d’une exposition à la médiathèque de Villars, du 24 mai au 11 juin. Marlène Thomas

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Bric-à-brac-adabrantesque

ARTS | Cheminant quelque part entre l’art singulier et les arts modestes, Michel Villemagne a construit en quelques années une œuvre très personnelle faite de (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 mars 2016

Bric-à-brac-adabrantesque

Cheminant quelque part entre l’art singulier et les arts modestes, Michel Villemagne a construit en quelques années une œuvre très personnelle faite de bric et de broc. Frappé par la quantité de déchets qui bordent les routes et les chemins de notre département, le plasticien ramasse et amasse, collectionne puis confectionne des tableaux à partir notamment de canettes en aluminium mais aussi de CD, de capsules de café, de morceaux de disques vinyle ou de tout autre objet jonchant nos fossés. La matière première est donc essentiellement issue de la récupération de déchets dans lesquels l’artiste décèle un certain esthétisme. Le processus créatif passe ensuite par la transformation et le détournement, le découpage et l’écrasement des matériaux, puis par leur assemblage final. Les compositions de Michel Villemagne sont diverses, figuratives ou plus simplement géométriques, généralement collées ou cloutées sur un support en bois qui tient lieu de toile. Loin d’être un simple écolo-bricolo, Villemagne est assurément un étonnant recycleur amoureux des matières, des formes et des couleurs. Niko Rodamel Michel Villemagne, jusqu'au 19 mars 2016, Médiath

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Je suis Charlie, l'expo virtuelle

ARTS | Les archives municipales de la ville de Saint-Étienne ont lancé une exposition virtuelle destinée à présenter les messages laissés par les Stéphanois sur la place (...)

Nicolas Bros | Lundi 11 janvier 2016

Je suis Charlie, l'expo virtuelle

Les archives municipales de la ville de Saint-Étienne ont lancé une exposition virtuelle destinée à présenter les messages laissés par les Stéphanois sur la place de l'Hôtel de Ville après les attentats de janvier 2015 à Paris. Cette exposition inédite (seules deux autres villes françaises - Toulouse et Rennes - ont mené une telle initiative) est visible à cette adresse.

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Dédale A45

ARTS | Grégory Bonnefont, auteur, comédien et metteur en scène et Niko Rodamel, photographe et journaliste, ont mêlé leurs arts pour l’exposition Avant l’A45 ? Laissez parler les terres. En trois temps, cette « introspection territoriale » questionne le projet de l’A45 d’un point de vue neutre, entre détracteurs et défenseurs.

Marlène Thomas | Lundi 4 janvier 2016

Dédale A45

« J’ai grandi avec le projet de l’A45 sur mes terres. Très jeune, je me souviens du géomètre foulant le pré de mes grands-parents pour tracer l’autoroute », raconte Grégory Bonnefont. Cet homme de théâtre a eu l’idée de ce projet en triptyque, composé d’une exposition photographique réalisée avec le photographe Niko Rodamel, d’une pièce de théâtre et d’un débat. Au centre de ces créations, le projet très controversé de construction de l’autoroute A45, entre la Fouillouse et Brignais, pour désenclaver l’A47, notamment au niveau de Givors. Depuis plusieurs générations, ce nouveau tracé plane au-dessus de la vie des Ligériens et Rhodaniens, telle une épée de Damoclès pour certains, ou une baguette magique pour d’autres… Accomplissement d’un long travail d’une année, l’exposition, déjà présentée à la Buire jusqu’au 16 janvier, constitue au départ une réflexion citoyenne. Les deux hommes, en sillonnant monts, vallées et autoroutes, ont pris conscience du caractère sensible et fondamentalement politique de ce projet. En dix-huit tirages, l’exposition retrace avec brio les problématiques inhérentes à ce nouvel axe routier et à la diversité des opinions des nombreuse

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Un nouveau show-room artistique

ARTS | Depuis quelques jours, un nouveau show-room artistique a ouvert ses portes sous les arcades de l'Hôtel-de-Ville à Saint-Étienne. Ce lieu d'exposition (...)

Nicolas Bros | Vendredi 18 décembre 2015

Un nouveau show-room artistique

Depuis quelques jours, un nouveau show-room artistique a ouvert ses portes sous les arcades de l'Hôtel-de-Ville à Saint-Étienne. Ce lieu d'exposition s'inscrit dans la démarche globale de soutien artistique qui est à la base d'Asense Prod, association créée en février 2015 et initiatrice de ce nouvel espace. « Le but de notre structure est de se positionner comme le chaînon manquant entre un musée, une galerie, une salle de spectacles, etc et les artistes, confie Brice Maurin (alias Roswell lorsque il se trouve derrière des platines vinyles) co-créateur d'Asense Prod. Nous soulageons les artistes de certaines tâches qui peuvent être compliquées pour eux telles que la communication ou la recherche de dates ou de lieux pour présenter leur travail. Nous les aidons à se structurer pour aller plus loin. » Asense Prod voit son catalogue d'artistes soutenus grandir de mois en mois comme en témoigne le site internet de l'asso. Et malgré le fait qu'il n'y ait pas de thématique culturelle privilégiée dans cette liste, les créateurs de l'association effectuent toujours une sélection préalable avant de travailler avec un arti

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Le Jimi Hendrix du pinceau

ARTS | Patrick Haye est un personnage atypique, curieux et généreux, un peu dingue mais surtout libre. Avec son look de motard, blouson de cuir et bonnet noir (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 novembre 2015

Le Jimi Hendrix du pinceau

Patrick Haye est un personnage atypique, curieux et généreux, un peu dingue mais surtout libre. Avec son look de motard, blouson de cuir et bonnet noir vissé sur le crâne, le sexagénaire conserve une fraicheur de caractère que l’on retrouve indéniablement dans ses toiles. Autodidacte touche-à-tout, Patrick dit s’exprimer depuis toujours à travers plusieurs formes d’art, notamment la poésie et la musique, mais par-dessus tout, bien entendu, la peinture. Militant corps et âme contre toute forme de norme stéréotypée ou de dogme, l’artiste conçoit ses expositions comme des voyages intérieurs. « Si j’ai connu des périodes d’expressions différentes, je conjugue toujours trois arts distincts : figuratif, musical et planétaire ! » Patrick Haye utilise principalement l’acrylique. Les constructions géométriques de ses tableaux rappellent parfois Kandinsky, mais le matraquage de couleurs se situerait plutôt quelque part entre Miro et Basquiat. Pourtant, Salvador Dali demeure l’unique mentor du bonhomme. « Je ne connais vraiment que ce peintre. » Il y a sur les toiles de Patrick un mouvement impétueux, une fougue qui se joue des règles. Profondément antico

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