Il n'y a point de travail honteux

ARTS | Pour sa réouverture après des travaux d'aménagements engagés en octobre 2015, le musée d'Allard de Montbrison propose une expostion axée sur la représentation du travail dans la peinture du XIXe et du XXe siècle avec une soixantaine d'oeuvres où l'agriculteur, l'artisan et l'ouvrier sont magnifiés, au cours de l'époque "pré-révolution industrielle". Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Photo : Des œuvres de Jean Couty et Félicien Proust sont présentes dans l'exposition © Nicolas Bros


Le travail est un leitmotiv de l'actualité et cela se ressent forcément dans les oeuvres proposées par les établissements culturels ligériens : prochaine Biennale design avec pout thématique Les mutations du travail, saison de la Comédie de Saint-Étienne constellée de nombreux spectacles traitant du travail, ... À Montbrison, c'est le musée d'Allard qui s'y colle en proposant une première exposition temporaire intitulée Art et Métiers, le travail en représentation dans la peinture des XIXe et XXe siècles pour sa réouverture après sept mois de travaux d'aménagements. Jusqu'au 30 octobre, il est possible de découvrir un joli panel - une soixantaine d'oeuvres présentées - de peintures des XIXe et XXe siècles, de tous les courants, mettant en avant la "valeur travail". Offrant des visions du labeur guidées par des prismes variant selon les salles traversées, allant de la mise en lumière du corps et du geste, de la matière travaillée ou de l'outil, cette exposition est un véritable état de l'économie avant la révolution industrielle qui se profilait à l'horizon.

Les représentations du peuple en action

Les points forts de cette exposition résident dans la multiplicité des oeuvres et de la richesse du travail de présentation. Composée de peintures très réalistes, cette exposition met en avant le peuple. Ce qui est inédit en soit pour l'époque. L'ensemble des toiles sont autant de photographies à un "instant T" de ce qu'était le travail. Lavandières, meuleurs, forgerons, potiers, enfants employés, ... ainsi sont représentés de nombreux corps de métiers et catégories de travailleurs qui n'avaient pas l'occasion d'être mis en avant dans l'art. Manifeste d'un temps révolu - ou pas - où la question des conditions de travail commencent à se poser très sérieusement, cette exposition vaut autant par la qualité des oeuvres que par sa manière subtile de nous faire réfléchir à toutes ces personnes qui ont donné leur vie à la prospérité économique.

Arts et métiers, le travail en représentation dans la peinture des XIXe et XXe siècles, jusqu'au 30 octobre, au Musée Jean Baptiste d'Allard à Montbrison


Arts et métiers

60aine d'oeuvres autour de la place de l'homme dans les représentations art.
Musée Jean-Baptiste d'Allard de Montbrison 13 boulevard de la Préfecture Montbrison
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Les Pénitents veulent redonner confiance aux spectateurs

Saison 21/22 | Lors de la présentation de sa saison 21/22, l'équipe du Théâtre des Pénitents et de la Ville de Montbrison se sont voulues rassurantes et optimistes, mettant en avant les nouveautés qui vont prendre place cette année dans le Forez.

Nicolas Bros | Mardi 27 juillet 2021

Les Pénitents veulent redonner confiance aux spectateurs

« On a imaginé cette saison comme une saison normale, les gens vont retrouver leurs habitudes ». C'est par ces mots rassurants qu'Henri Dalem, directeur du Théâtre des Pénitents de Montbrison a qualifié la volonté affichée pour cette nouvelle saison 21/22. Cette dernière étant composée de moins de 50 % de reports, elle réserve son lot de nouveautés qui, l'espère le directeur, pourront convaincre les spectateurs de venir en nombre pour se laisser emporter : « notre conviction, c'est bien qu'un spectacle peut changer une vie » assure Henri Dalem dans son édito situé dans la brochure. Un festival Poly'Sons musclé Comme chaque année, les Pénitents proposeront une saison aux allures variées avec de multitudes portes d'entrée à disposition. Du théâtre bien entendu avec des valeurs sûres comme la compagnie locale Collectif X qui présentera Le Royaume en octobre ou ebncore le Brittanicus de la Cie Parole en acte. Pas mal de cirque aussi, de la danse, un BD concert et même de l'humour avec Le Sublime Sabotage en mai. Forcément, on retiendra aussi les deux gros morceaux habituels de la salle montbrisonnaise, à savoir le festival

Continuer à lire

Le plein d'idées de randos dans le Forez

Bon plan | L'association Forez Tourisme vient de sortir, pour la deuxième année, sa carte Randonnez en Forez. Une véritable mine d'idées de balades pour tous les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

Le plein d'idées de randos dans le Forez

L'association Forez Tourisme vient de sortir, pour la deuxième année, sa carte Randonnez en Forez. Une véritable mine d'idées de balades pour tous les niveaux avec pour cette seconde version 25 circuits proposés. Petit plus, elle est complètement gratuite. D'autre part, elle permet également de varier les plaisirs. En effet, cette carte a été pensée autour de six thématiques générales : randonnez en nouveautés, seul au monde, tout en fraîcheur, en famille, en vélo ou VTT et en séjour. Autre nouveauté cette année, la possibilité de réserver des séjours tout compris avec guide, hébergement et repas. Et si vous le souhaitez, vous pouvez même faire porter vos bagages. Elle est pas belle la vie dans la Loire ? Carte Randonnez en Forez Vous pouvez vous procurer cette carte en version pdf ici ou bien la demander en version papier.

Continuer à lire

Les discothèques rouvriront le 9 juillet avec pass sanitaire

Info | Le ministre délégué aux PME, Alain Griset, vient d'annoncer la nouvelle : les discothèques, après 15 mois de fermeture, vont pouvoir rouvrir leurs portes le 9 (...)

Nicolas Bros | Lundi 21 juin 2021

Les discothèques rouvriront le 9 juillet avec pass sanitaire

Le ministre délégué aux PME, Alain Griset, vient d'annoncer la nouvelle : les discothèques, après 15 mois de fermeture, vont pouvoir rouvrir leurs portes le 9 juillet. Mais sous conditions : une jauge imposée et un accès réservé aux personnes possédant le pass sanitaire. « Les discothèques à l'extérieur pourront avoir 100% des normes habituelles et en intérieur 75 %, avec un port du masque non obligatoire, précise le ministre aux côtés de Roselyne Bachelot, ministre de la Culture. C'est, je pense, une bonne nouvelle ! L'idée est de permettre aux jeunes et aux moins jeunes de faire la fête en toute sécurité. » Mme Bachelot a tenu à préciser que le pass sanitaire « n'est pas un passeport vaccinal ou une obligation vaccinale ». Elle a expliqué qu'il existe trois manières d'obtenir ce pass sanitaire : être totalement vacciné, avoir un test antigénique négatif ou bien avoir été contaminé par la Covid et avoir « dégagé les réponses immunitaires » afin de se protéger et protéger les autres. Les discothèques à l'extérieur pourront avoir 100% des normes habituelles et en intérieur 75 %, avec un port du masque non obligatoire

Continuer à lire

Mobilisés pour la recherche

RDV | Dans le souvenir d'une maman trentenaire emportée par un sarcome d'Ewing, l'association stéphanoise M la vie avec Lisa poursuit son soutien aux (...)

Niko Rodamel | Vendredi 18 juin 2021

Mobilisés pour la recherche

Dans le souvenir d'une maman trentenaire emportée par un sarcome d'Ewing, l'association stéphanoise M la vie avec Lisa poursuit son soutien aux chercheurs avec la sixième édition de l'Art Cherche. Pas moins de cinquante-huit artistes de la région ont répondu présent pour cette généreuse expo-vente, offrant une partie de leur travail au profit de la recherche médicale sur les sarcomes. L'Art Cherche, 6e édition les 18 et 19 juin 9h/17h au Village Café-Jacques Chapuis, 35 rue des Aciéries à Saint-Etienne

Continuer à lire

De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

L'appel du 18 juin | Ce vendredi 18 juin sera une journée placée sous le signe d'un grand hommage au Général de Gaulle. 81 ans après le fameux appel du 18 juin, la cité stéphanoise, qui l'a accueilli à deux reprises, propose différents événements afin de marquer le coup : une exposition inédite, le dévoilement d'un buste du Général en bronze, une rencontre avec Eric Roussel le biographe du Général et un podcast exclusif.

Nicolas Bros | Jeudi 17 juin 2021

De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

Saviez-vous que Charles de Gaulle s'était rendu à deux reprises à Saint-Etienne ? En 1948 et 1959, très exactement. Deux passages qui ont certes marqué la ville ligérienne mais également l'histoire de France, comme en témoignent d'une part l'exposition actuellement visible dans le hall de l'Hôtel-de-ville stéphanois et d'autre part un podcast qui vient de sortir. Une expo inédite Concernant la première, l'exposition proposée par la Ville de Saint-Etienne, intitulée Charles de Gaulle 1948 et 1959, Saint-Etienne a rendez-vous avec l’histoire, permet de retracer l'importance qu'ont revêtu ces deux visites du Général en terres stéphanoises. La présentation de documents iconographiques inédits tels que le livre d'or de la ville de Saint-Etienne, des photographies, des films ou encore des périodiques permettent au visiteur de se plonger au coeur de ces deux moments décisifs. Elle est visible jusqu'au 16 juillet. Présence du biographe du Général Eric Roussel Parallèlement, signalons qu'un buste en bronze du Général de Gaulle sera également dévoilé ce vendredi 18 juin, dans le Grand Escalier de la mairie. Cette sculpture, réalisée p

Continuer à lire

Work it harder, make it better

ARTS | Casser la figure est la toute première exposition personnelle de Florian Poulin, un artiste sincère et attachant qui nous a accueilli dans l’étonnant décor de son atelier stéphanois.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Work it harder, make it better

Se frayant patiemment une place plus que méritée dans la jungle du marché de l’art, Florian Poulin est de ces plasticiens stéphanois besogneux, creusant leur sillon à mains nues avec une résilience qui force le respect. Lorsqu’il évoque son parcours ou présente son travail, on devine sans peine les valeurs morales qui animent cet homme plutôt réservé. Comme l’on dit dans la région, c’est un vaillant. Florian ne compte ni ses heures, ni sa sueur, ni les litres de café. Il y a chez cet homme bourré de talent une étonnante humilité et par-dessus tout une intégrité rare. Il faut le voir à l’œuvre, dans son atelier planqué au sous-sol d’un bâtiment industriel de l’ouest stéphanois, assemblant ses éléments un à un tels les pixels d’un tout en gestation, soudant, brossant, martelant, domptant le métal à travers la petite fenêtre du masque de protection, tournant tel un boxeur autour de son ouvrage sur lequel il s’appuie autant qu’il le travaille au corps. « L’acier est un matériau vraiment intéressant, son étonnante malléabilité me permet de construire mes pièces selon l’idée précise que j’ai en tête. C’est incroyable de sentir la matière à l’état liquide au bout de l’él

Continuer à lire

Couleur critique

Art contemporain | Après plus de six mois de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole a réouvert ses portes à la mi-mai, proposant pas moins de quatre nouvelles expos à découvrir d’ici à la fin de l’été… Et gratuitement, s’il vous plaît. Tour d’horizon.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Couleur critique

Frapper un grand coup, en présentant quatre expos temporaires pour sa réouverture. Frapper un deuxième grand coup, en proposant une visite libre gratuite pour tous les publics durant tout l’été. Frapper un troisième grand coup, en exposant des artistes aux œuvres remuantes, étonnantes, peut-être même, dérangeantes. À Saint-Étienne, le MAMC a repris du service avec la manière, ouvrant ses portes sur une lecture du monde contemporain en mutation, qui se révèle dans toute sa dureté et parfois même, son absurdité. Peu vue en Europe jusqu’ici, une rétrospective de l’œuvre foisonnante d’Hassan Sharif retrace ainsi en 150 œuvres le parcours engagé et critique de cet artiste émirati, devenu l’un des plus influents du monde arabe. Pionnier de l’art conceptuel au Moyen-Orient, né en Iran, formé à Londres avant de rentrer s’installer à Dubaï et d’y passer la plus longue partie de sa vie, Sharif, plasticien polyvalent, a développé durant quatre décennies un corpus d’œuvres ayant très fortement contribué à changer le paysage artistique de son pays. Hassan Sharif artiste dubaïote polyvalent et critique de la société de consommation L’exposition rétrospective,

Continuer à lire

Quand le ruban fait corps

Expo textile | Pour sa nouvelle exposition Les Rubans de l'Intime, le Musée d'art et d'industrie propose une plongée dans le sublime par le biais du ruban. Ce dernier (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 juin 2021

Quand le ruban fait corps

Pour sa nouvelle exposition Les Rubans de l'Intime, le Musée d'art et d'industrie propose une plongée dans le sublime par le biais du ruban. Ce dernier ayant une place importante dans les secteurs de la lingerie-corseterie et du médical, l'institution stéphanoise a construit une présentation en scènes successives suivant différentes pièces : le bas, le soutien-gorge, la chemise de corps, etc. Plusieurs prêts et pièces d'exception de grandes maisons de couture viennent ponctuer ce parcours à l'instar d'une robe corsetée signée Jean-Paul Gaultier ou encore des guêpières de Chantal Thomass, la marraine de l'exposition. Au-delà des créations, les Rubans de l'Intime propose également de nombreux tableaux, catalogues ou affiches permettant de replacer les pièces présentées dans leur contexte historique, tout en découvrant l'importance des entreprises stéphanoises sur l'évolution de ces produits. Les Rubans de l'Intime, au Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne, jusqu'au 14 novembre 2021 Plus d'infos sur www.musee-art-industrie.saint-etienne.fr

Continuer à lire

Du soleil plein la rue

Festival musiques & spectacles de rue | Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Du soleil plein la rue

Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes d’affiche, des découverte et une offre garnie de spectacles de rue en parallèle des concerts. Côté gros noms, on retiendra la gouaille de Java dont le rap-musette devrai vaillamment faire oublier l’absence de Tiken Jah Fakoly, Mouss & Hakin (Zebda) qui viendront en mode sound-system pour secouer le parc Nelson Mandela ou encore les régionaux de Wailing Trees qui présenteront leur troisième album au titre prometteur : Insert Sun (sorti en 2020). La Rue des Artistes, du 18 au 20 juin à Saint-Chamond, parc Nelson Mandela Plus d’infos et billetterie sur www.laruedesartistes.fr

Continuer à lire

35 15 Vintage

ARTS | Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

35 15 Vintage

Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur processus de création et leur raison d’être en lien avec leurs contextes territoriaux. Nous vivons et grandissons tous avec des objets esthétiques et fonctionnels, sans toujours prendre conscience que le design fait partie de notre quotidien depuis plusieurs générations. Témoins de leur époque, mobilier, appareils ménagers et outils de communication reflètent les évolutions de notre société. Formes, coloris et matières marquent chaque décennie de leur empreinte et s’inscrivent dans notre mémoire collective : la cocotte en fonte Le Creuset, l’iconique tabouret translucide Tam Tam, le kitchissime Minitel aux côtés des premiers Macintosh, la déferlante Tupperware ou encore la saga des appareils électriques de la firme SEB, du moulin à café au grille-pain en passant par la yaourtière ! L’exposition aborde l’évolution de l’habitat par le prisme des expérimentations qu’ont menées designers et architectes qui, dès l’après-guerre, ont souhaité inventer la ville du futur. Les photographies de Jean-Louis Schoellkopf et de It

Continuer à lire

Chapeau !

ARTS | ​Dernier témoin de l'activité chapelière de Chazelles-sur-Lyon, l'Atelier-Musée accueille la 13ème édition des Rencontres Internationales des Arts du Chapeau, poursuivant ainsi sa démarche de préservation et de valorisation des savoir-faire liés à la mode et au couvre-chef.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Chapeau !

Le concours porté par l’établissement chazellois récompense cette année 11 créations parmi les 73 chapeaux reçus du monde entier. Sur le thème de la dualité, les œuvres candidates ont été minutieusement scrutées par un jury constitué du grand couturier Franck Sorbier et de trois modistes reconnus. Le palmarès met à l’honneur les Japonaises Svetlana Hattori et Mayumi Takeguchi, la Suissesse Eliane Schneider, les Allemands Felix Weber et Gudrun Sigloch et la Russe Inna Abramkina. Les artistes françaises ne sont pas en reste avec les propositions très remarquées de Béatrice De Beauvoir, Nelly Bichet, Nathalie Ecotière, Shoko Nakamoto et enfin Marion Clément, chapelière modiste stéphanoise qui reçoit le prix de l’innovation pour sa coiffe perruque avec masque intégré en fleurs découpées, réalisé en plastique transparent. Le 5 juin, les défilés chorégraphiés qui précédaient la remise des prix affichaient complets, mais les visiteurs pourront venir admirer les créations jusqu’à l’automne. Un même ticket donne accès à la fois à l'exposition temporaire et à la visite guidée du musée. Magnifiquement restauré dans l'esprit de l'usine, la chapellerie propose de découvrir les étapes de fabr

Continuer à lire

Théma : Si loin, si proches

ECRANS | L’époque et la géographie les oppose, mais les protagonistes de Vers la bataille et de Si le vent tombe ont beaucoup en commun. À commencer par le fait d’être des Français temporairement expatriés et irrésistiblement attirés par le souffle de la guerre…

Vincent Raymond | Mercredi 2 juin 2021

Théma : Si loin, si proches

La Guerre et ce qui s’ensuivit, écrivait Aragon. Quelle que soit l’âge du conflit, le déroulement sur le terrain est identique : les corps des belligérants (et des malheureux civils au mauvais endroit, au mauvais moment) finissent hachés par une pluie de boue et de mitraille, après avoir été laminés par l’angoisse d’être touchés. La raison commanderait de fuir à tout prix ces zones de haut péril, mais la raison, on la connaît, a parfois les siennes, hors de toute logique. Pour Louis dans Vers la bataille de Aurélien Vernhes-Lermusiaux, c’est d’aller photographier au plus près l’Expédition du Mexique de 1861 (et sa déroute) à la demande de l’armée française, histoire oublier la mort de son fis. Pour Alain dans Si le vent tombe de Nora Martirosyan, c’est d’aller observer de ses yeux cette ligne de front ayant justifié sa venue au Haut-Karabagh pour inspecter un aéroport afin de lui donner l’autorisation d’ouvrir ; cette même ligne de front exigeant que le rapport soit défavorables pour

Continuer à lire

Quartier Latin-tement

Librairie | Après plusieurs mois de fermeture suite au décès de son ancien propriétaire, la librairie stéphanoise a réouvert ses portes début mai.

Cerise Rochet | Vendredi 7 mai 2021

Quartier Latin-tement

Lycéen, Daniel Damart voulait être libraire. Un rêve de gosse, rapidement mis de côté au profit d’une carrière dans l’univers industriel, faite de nacelles et de tractopelles. 40 ans plus tard, pourtant, l’envie de jeunesse se concrétise enfin. Passionné de bouquins et ancien fidèle client, le Stéphanois vient en effet de reprendre la librairie Le Quartier Latin, rue Georges Teissier. « Je n’ai pas d’expérience dans ce domaine, non. J’ai surtout une formation de lecteur », confiait-il à quelques jours de l’ouverture officielle, caché derrière des piles de livres, et fréquemment interrompu par les toc-toc réguliers de quelques habitués des lieux, impatients de pouvoir de nouveau en franchir le seuil. Aidé de Magali, sa nouvelle employée, Daniel Damart espère ainsi redonner vie à ce lieu si emblématique de la ville, fort de son impressionnant stock, dont tous deux devront avant toute chose prendre connaissance : « ici, il y a environ 20 000 bouquins. Autant dire qu’il va nous falloir un peu de temps. Nous allons rester sur la même ligne que celle qui était déjà en place, avec, entre autres, un stock très important en littérature étrangère. Pour le dire vite,

Continuer à lire

Le Département de la Loire dégage 100 000 € pour le spectacle vivant

Politique | En marge de la dernière Assemblée Départementale de lundi 3 mai, le Département de la Loire a annoncé débloquer une enveloppe de 100 000 euros à destination du (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 mai 2021

Le Département de la Loire dégage 100 000 € pour le spectacle vivant

En marge de la dernière Assemblée Départementale de lundi 3 mai, le Département de la Loire a annoncé débloquer une enveloppe de 100 000 euros à destination du secteur du spectacle vivant. Ce dispositif d'aide exceptionnelle intervient en plus des subventions habituelles et s'adresse aux associations ligériennes détentrices d’une licence d’entrepreneur du spectacle. Ces dernières peuvent solliciter une aide allant jusqu'à 2 500 euros via une demande à effectuer auprès du Département avant le 30 juin 2021. Cette aide est destinée à : soutenir la reprise des temps de répétition accompagner la diffusion des spectacles faciliter la reconquête des publics pour les organisateurs. D'autre part, la collectivité a validé 11 subventions pour un total de 200 000 euros dans le cadre des aides aux résidences et scènes départementales et des aides aux festivals. Ces soutiens financiers sont destinés à la Limace (association gestionnaire du Fil à Saint-Etienne), la ville d’Andrézieux-Bouthéon pour le Théâtre du Parc, la ville de Montbrison pour le Thé

Continuer à lire

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Article partenaire | L’habitat participatif n’est pas une simple mode mais un réel nouveau mode de vie et une aventure collective passionnante. Un concept qui mêle lien social, écoresponsabilité, cadre de vie de qualité, humanité et accessibilité. A Saint-Etienne, les projets de ce type fleurissent sous l’impulsion de l’EPA Saint-Etienne. On vous explique.

Article Partenaire | Mardi 9 mars 2021

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Eco-habitat, habitat partagé ou écogéré… autant de termes qui définissent le même concept : celui d’habitat participatif. Véritable projet de vie, l’habitat participatif est un levier d’innovations sociétales. Favorisant la création et le maintien de lien social, cette forme d’habitat rencontre un franc succès un peu partout. Il permet d’impliquer les futurs habitants dans l’ensemble de la démarche, depuis la conception du projet à la vie future de la construction mais également parfois dans la réalisation. Un idéal qui devient réalité en quelque sorte. A Saint-Etienne, ça existe et ça marche ! Les projets d'habitats participatifs prennent essor dans la France entière. Et Saint-Etienne ne fait pas exception. Le projet des « Castors », dans l' ÉcoQuartier Desjoyaux, inauguré en 2015, inspire l'EPA Saint-Étienne qui souhaite développer cette forme d'habitat à Saint-Étienne. Car ce type de projets est particulièrement intéressant ici, pour la qualité d'usages et la qualité environnementale qu'ils permettent de développer. Et contrairement aux id

Continuer à lire

Le Théâtre des Pénitents ferme jusqu'à fin mars mais ne baisse pas les bras

Annonce | Le Théâtre des Pénitents de Montbrison a pris une décision radicale, en accord avec sa municipalité de tutelle : fermer ses portes jusqu'à fin mars. Un choix (...)

Nicolas Bros | Vendredi 22 janvier 2021

Le Théâtre des Pénitents ferme jusqu'à fin mars mais ne baisse pas les bras

Le Théâtre des Pénitents de Montbrison a pris une décision radicale, en accord avec sa municipalité de tutelle : fermer ses portes jusqu'à fin mars. Un choix guidé par plusieurs paramètres comme l'expliquent Henri Dalem, directeur du théâtre et Christiane Bayet, adjointe à la culture de la Ville de Montbrison. « On ne peut pas fonctionner comme cela en programmant, puis déprogrammant à chaque nouvelle annonce, explique l'élue. Les artistes ont besoin d’avoir un minimum de visibilité. Pour le public également, il est important d’avoir plus de clarté. Notre choix a été de dire stop et de refaire un point début avril en espérant que la situation soit meilleure. » Une situation qui n'empêche pas pour autant l'institution forézienne de poursuivre ses activités de résidences d'artistes mais également de liens avec le public, notamment via l'opération "Allo,

Continuer à lire

Médiathèque Numérique de la Loire : gratuite, illimitée et à volonté !

ACTUS | Le Département de la Loire a ouvert à tous les Ligériens, gratuitement et sans condition, la Médiathèque Numérique de la Loire. La culture, c’est pour tous et maintenant. Pour se divertir, se cultiver, apprendre, s’informer, se détendre, comprendre, découvrir, se former, s’émerveiller, … Pour vivre mieux, ensemble !

Article Partenaire | Vendredi 18 décembre 2020

Médiathèque Numérique de la Loire : gratuite, illimitée et à volonté !

Parce que Le Département de la Loire s’engage pour un accès à tous, partout, à la culture et aux savoirs, la Médiathèque Numérique de la Loire ouvre ses ressources à tous ! Méditation, stretching, code de la route, soutien scolaire, vidéos (films et documentaires), découvrez une large gamme de titres de presse et de livres à consulter en ligne. Pour vous inscrire et profiter de l’ensemble des ressources numériques disponibles rendez-vous sur

Continuer à lire

Le design domestiqué

Expo | André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Le design domestiqué

André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà quelques-uns des grands noms que l'on trouve dans l'exposition Déjà-vu. Le design dans notre quotidien. Avec sa sélection de 300 œuvres tirées des collections du Musée d'art moderne et contemporain, cette proposition nous embarque dans un parcours qui nous démontre la place que le design a eu sur les objets qui ont peuplé notre quotidien depuis le milieu du XXe siècle. Petit plus, l'expo ne se contente pas d'être un reflet du passé, mais permet, grâce à la mise en place d'ateliers au fil de la visite et d'un laboratoire de création en fin de parcours, de préparer le monde de demain, celui post-crise sanitaire. Tout un programme qui trouvera un écho avec la prochaine Biennale du design (28 avril au 22 août 2021) dont le thème annoncé est Bifurcations. Déjà-vu. Le design dans notre quotidien, du 16 décembre 2020 au 22 août 2021 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

Continuer à lire

Résilience

ARTS | Le confinement contraint les galeries à baisser temporairement leur rideau, mais certaines d’entre elles proposent des solutions afin que que les (...)

Niko Rodamel | Lundi 16 novembre 2020

Résilience

Le confinement contraint les galeries à baisser temporairement leur rideau, mais certaines d’entre elles proposent des solutions afin que que les expositions restent visibles pour les amateurs d’art. C’est par exemple le cas de la galerie Art Pluriel Rive Droite qui a décidé d’enrichir son site web d’une façon assez complète, mettant en ligne des vues d’ensemble de l’accrochage ainsi qu’une photo de chaque œuvre exposée. Virginie Remillieux fait partie des quinze artistes permanents qui travaillent dans les locaux de la galerie Rive Droite Art Pluriel. L’artiste y expose actuellement des toiles récentes dont la série Faces, de troublants portraits de 50 x 65 cm mettant en jeu pigments, fusain et huile sur papier. L’aspect sériel de ces tableaux très proches les uns des autres évoque les tentatives d’approche d’un sujet qui fuit sans cesse, probablement inatteignable. On retrouve aussi quelques diptyques et triptyques, des linogravures, ou encore de remarquables toiles qui évoquent insidieusement la chute. La palette se resserre autour des gris, des noirs et de l’ocre, avec une quasi omniprésence de rouges écarlates. Dès la première approche, on comprend que l’univers de

Continuer à lire

Ça matche !

ARTS | Approcher les œuvres du Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+) de manière ludique, c'est le but du nouveau jeu mobile "Trouve ton œuvre sœur". Un bon moyen de découvrir les collections du musée de manière originale, qu'on soit petit ou grand.

La rédaction | Mercredi 21 octobre 2020

Ça matche !

Développant des outils destinés à amener le plus grand nombre à découvrir ses collections, le MAMC propose un nouveau jeu mobile : "Trouve ton œuvre sœur" ! Ce dernier vient compléter l’appli mobile du musée disponible depuis 2017. Avec "Trouve ton œuvre sœur", on est invité à effectuer une visite de manière interactive en répondant à une quinzaine de questions qui permettent de définir notre profil, comme dans un test de personnalité. À la fin du questionnaire "Trouve ton œuvre sœur" nous fait matcher avec une œuvre présentée au MAMC+. Un indice visuel apparaît sur l'écran. À nous ensuite de nous promener dans les salles du musée pour retrouver notre œuvre sœur ! Créer le selfie le plus réussi Une fois l’œuvre retrouvée, le jeu nous donne la révélation, explique pourquoi ce tableau, cette sculpture ou cet objet nous correspond et nous propose ensuite de nous prendre en selfie avec elle. Un concours Instagram permet ensuite de désigner

Continuer à lire

La vie de château

Expo historique | La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 octobre 2020

La vie de château

La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les domaines de la métallurgie, la rubanerie et l’armement, Saint-Étienne faisait figure de capitale industrielle française. Durant cette époque où l’économie prospère, plus de 200 châteaux sont construits par les industriels de la région entre 1850 et 1930. L’exposition Châteaux de l’Industrie propose de replonger dans ce patrimoine architectural et paysager unique jusqu’au 3 novembre. S’étalant sur trois lieux de présentation entre Sorbiers, Saint-Chamond et Rive-de-Gier, Châteaux de l’industrie permettent de resituer les édifices selon leurs caractéristiques : château d’usine (construit à proximité de l’unité de production), château de ville, maison de plaisance, domaine agricole ou château historique. Des visites guidées et des conférences sont aussi programmées. Exposition Châteaux de l’industrie jusqu’au 2 novembre, à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle 42290 Sorbiers, à la Médiathèque de Rive-de-Gier, 10 Square Marcel Paul, 42800 Rive-de-Ger et au Château du Jarez, 11 Rue Beno

Continuer à lire

CARBONE, bis repetita

ARTS | Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures (...)

Niko Rodamel | Mercredi 21 octobre 2020

CARBONE, bis repetita

Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures qui œuvrent au quotidien au sein de leur territoire. Sous la direction de Akim Pasquet, Léa Cotart-Blanco et Linda Roux, la seconde édition de cette Biennale de collectifs et lieux d'artistes met ainsi en lumière comme en résonance des plasticiens et des réseaux qui conservent un lien étroit avec leur quartier, leur ville, leur région et les habitants qui y vivent. Qu’elles soient internationales, nationales ou régionales, les structures invitées forment une communauté d'esprit dans laquelle, chacune à leur manière, toutes s'engagent avec force en faveur des arts plastiques. Le programme promet un riche télescopage d'expositions, des performances et des conférences, un peu partout dans la ville : galeries, librairies, magasins en stand by ou encore dans l’espace urbain. Dix jours de rencontres et d'aventures artistiques hors normes qui forment le précieux reflet d'une création prospective nationale et internationale, à la fois exigeante et populaire. Parmi la trentaine de propositions, le run-space Greenhouse accueillera

Continuer à lire

Pralus ouvre une boutique à Montbrison

Gourmandise | La Praluline débarque à Montbrison ! La 17e boutique du célèbre pâtissier et chocolatier François Pralus, va ouvrir ses portes au 14 rue Tup’ d’ici à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Pralus ouvre une boutique à Montbrison

La Praluline débarque à Montbrison ! La 17e boutique du célèbre pâtissier et chocolatier François Pralus, va ouvrir ses portes au 14 rue Tup’ d’ici à la Toussaint. Ce sont 96 m² que vont investir les 6 employés dans un cadre aux couleurs habituelles des maisons Pralus : couleur de façade grenat, mur de pierre claire et lustres de cristal. Un labo est bien entendu prévu en fond de boutique. Cet espace permettra de confectionner les célèbres pralulines qui ont fait la réputation de la maison Pralus. La boutique devrait ouvrir sept jours sur sept. Boutique Pralus, 14 rue Tupinerie à Montbrison (ouverture prévue dans le courant de l’automne)

Continuer à lire

Rideau !

SCENES | Isabelle et Régis sont comédiens, et, à partir d’une photo de classe projetée sur un écran, ils nous entrainent dans les méandres de leur adolescence, de leur (...)

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Rideau !

Isabelle et Régis sont comédiens, et, à partir d’une photo de classe projetée sur un écran, ils nous entrainent dans les méandres de leur adolescence, de leur métier et de leur parcours de vie. C’est quoi, d’ailleurs, être comédien ? Un métier où l’on ment tout le temps, un mélange de vrai et de faux, un rôle investi qu’on ne veut plus lâcher, un égo parfois démesuré… Hum… Comme dans d’autres métiers, finalement… Hum, hum… Au moins, avec les comédiens, le rideau qui se lève nous indique que le mensonge commence… Dès lors, qui sont les vrais imposteurs ? À ce propos, quelqu’un sait-il, ce qu’est devenue la petite brune, sur la photo ? Voilà maintenant 30 ans qu’elle a disparu… Les imposteurs, les 15 et 16 octobres au théâtre des Pénitents à Montbrison

Continuer à lire

Les jeunes prennent le pouvoir

Contemporain | C'est une première ! Sur plus de 2 400 m² répartis entre la Cité du design et le Musée d'art moderne et contemporain, Saint-Étienne accueille sa première Biennale dédiée à de jeunes artistes issus d'écoles d'art françaises. Son nom : Biennale artpress. Son programme : 36 artistes qui proposent des oeuvres singulières et dotées d'un parti pris certain. Un événement qui confirme la position forte de Saint-Étienne dans l'art contemporain français.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Les jeunes prennent le pouvoir

C'est un choix osé que nous proposent la Cité du design et le MAMC - Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne en partenariat avec le magazine artpress : construire une biennale destinée à promouvoir le travail de jeunes artistes, fraîchement diplômés et déjà engagés dans une voie pro. Le résultat s'appelle Après l'école - Biennale artpress des jeunes artistes et la 1ere édition vient d'ouvrir ses portes et dure jusqu'au 22 novembre. Au programme, 36 artistes formant la relève de l'art français qui, avec un parti pris certain, proposent des oeuvres de techniques très diverses, formant une sorte d'état de la création d'une scène de créateurs en perpétuel renouvellement. Pas un panorama, mais une sélection Si cette biennale réunit bon nombre de jeunes talents fraîchement émoulus de différentes écoles d'art françaises, les deux commissaires de l'événement, Étienne Hatt et Romain Mathieu, tiennent à préciser un point. « Ce n'est pas le panorama d'une génération d'artistes, mais bien une sélection », expliquent-ils. Un comité présidé par le curateur Robert Storr (directeur de la Biennale de Venise en 2007 et conservateur en chef du d

Continuer à lire

​La bossa, c’est beau ça

MUSIQUES | Digne héritier des Tropicalistes (avec en tête Caetano Veloso et Gilberto Gil qui durent fuir la dictature militaire dans les années 60), Lucas (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

​La bossa, c’est beau ça

Digne héritier des Tropicalistes (avec en tête Caetano Veloso et Gilberto Gil qui durent fuir la dictature militaire dans les années 60), Lucas Santtana chante de façon habile et sarcastique le Brésil d’aujourd’hui, dénonçant le grotesque d’un président qui exacerbe les frontières sociales et bafoue l’écologie. Après une période de samba symphonique gorgée de samples, l’artiste revient à l’essentiel et se concentre aujourd’hui sur la voix comme pour mieux nous parler à l’oreille, entre héritage et hommage à Joao Gilberto disparu l’an passé. Lucas Santtana, samedi 10 octobre à 20h30, Théâtre Quarto à Unieux

Continuer à lire

"Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary" : La rouée vers l’Ouest

Animation dès 6 ans | ★★★☆☆ de Rémi Chayé (Fr.-Dan., 1h24) avec les voix de Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian… ​Sortie le 14 octobre

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Tolérée dans un convoi de pionniers rigoristes, la famille Cannary fait désordre. Quand le père malchanceux se blesse, sa fille Martha Jane choque en prenant les rênes, puis en s’habillant en garçon. Injustement accusée d’un vol, la pré-ado rebelle quitte cette horrible compagnie et part à l’aventure… Cette évocation romancée et héroïque de la future Calamity Jane, légende du Far West dont elle constitue l’une des rares icônes féministes/féminines, est moins une biographie qu’une chronique de cette époque de toutes les fortunes ou l’occasion d’en revisiter les codes : caravanes, ville-champignon avec saloon, régiment de cavalerie, trappeurs, mine d’or, aiglefins, Indiens… C’est un concentré du mythe fondateur de l’Amérique que Chayé nous offre, avec en sus cet art poétique de la couleur n’appartenant qu’à lui, et dont on avait pu profiter dans Tout en haut du monde. Ses jeux d’aplats et son flat design créent, étonnamment, une grande profondeur à ses images. Plus haute distinction pour un long métrage au Festival d’Annecy, le Cristal qu’il a décroché est largement mérité.

Continuer à lire

Animé ou contaminé ?

Panorama ciné octobre | Au moment où nous écrivons ces lignes, l’on ignore si de nouvelles mesures restrictives vont toucher les salles ; elles méritent d’être épargnées, eu égard à la drastique réglementation sanitaire qu’elles respectent déjà. Ironie des choses, l’épidémie pourtant présente à l’écran. Mais moins représentée que l’animation — proximité des vacances de la Toussaint oblige…

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Animé ou contaminé ?

Pour un peu, la défection des blockbusters hollywoodiens affolant certaines gazettes passerait inaperçue. Voyez les affiches aux frontons de vos salles : nulle pénurie, le choix s’offre à tous les âges, y compris au rayons animation. Pour les tout-petits, on restera en territoire de connaissance avec des programmes de moins d’une heure très animalier. La nouvelle collection de courts métrages La Chouette en toque (14 octobre), autour de la thématique de l’alimentation, un poil (ou une poêle ?) plus appétissante que la précédente, revisitant notamment la chanson dame Tartine en l’allégeant en sucres pour la bonne cause. Autre réussite, le lumineux conte La Baleine et l'Escargote et ses deux mini films d’avant-programme) narrant l'amitié improbable de deux voyageuses dans une réalisation somptueuse (le 21) ; ou encore le plus décalé — mais normal car co-signé Aubier & Patar, les papas de Pic Pic André Show, ici rejoints par Davy Durand —, Chien Pourri, la vie à Paris ! (le 7) Cette irrésistible adaptation d’une série parue à l’Éco

Continuer à lire

Marol’s Royce

Art dans la nature | Perché sur son druidique balcon forézien, le "village d’artistes" de Marols vibre d’un tellurisme très "connecté". Devant un parterre d’élus prestigieux, (...)

Alain Koenig | Lundi 14 septembre 2020

Marol’s Royce

Perché sur son druidique balcon forézien, le "village d’artistes" de Marols vibre d’un tellurisme très "connecté". Devant un parterre d’élus prestigieux, rivalisant de dithyrambes sur la beauté quasi mystique du lieu, s’ouvrait sous un ciel provençal, le nouveau parcours d’artistes Racine & liberté s’étirant sur une balade de 9 km : sculptures pérennes, peintures ou art de la photographie, tout est prétexte à prendre son bâton de pèlerin et à déambuler autour d’un village, décidément pas comme les autres... Parcours d'Artistes Marols 2020, Racine & Liberté : oeuvres de Georges Bruchet, Martine Pluchon et Vincent Kra, Bétina Broussaud (photo), Sylvain Rolhion et Sébastien Chartier. Parcours de 9km (Marols, La Citre, Chossy, Le Villard, Ronchevoux)

Continuer à lire

En plein dans le mille !

Bang ! Bang ! | Le Musée d’art et d’industrie stéphanois ouvre la rentrée 2020 avec une expo qui fait mouche. Armes pour cibles, 1820/2020 entre répulsion et fascination, peut se targuer de proposer d’un côté une qualité de pièces exposées et de l’autre une profondeur de visite avec un questionnement permanent sur le rapport armes/société.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

En plein dans le mille !

Proposer une exposition sur l’angle de l’usage de l’arme, voici un parti pris osé mais juste proposé par les équipes du Musée d’art et d’industrie (MAI) de Saint-Étienne. Ce dernier qui peut se targuer de constituer le deuxième musée français consacré à l’arme, juste derrière le musée de l’armée, fait de l’arme, au même titre que le cycle ou le ruban, un de ses thèmes phares de son exposition permanente. Avec Armes pour cibles, 1820/2020 entre répulsion et fascination, l’institution stéphanoise va plus loin et sort du simple cadre technique et historique. « L’idée générale de cette nouvelle exposition est de donner les clés au visiteur afin qu’il puisse avoir un regard objectivé sur l’arme, explique Marie-Caroline Janand, directrice du MAI mais également commissaire de cette nouvelle expo. Nous ne prenons pas parti mais nous montrons aussi que l’arme constitue une industrie qui a eu et a encore de l’importance pour le territoire stéphanois. » Au-delà du côté technique et historique Au cours de son parcours, le visit

Continuer à lire

Rive droite

Galerie | C’est la rentrée et la galerie Art Pluriel reprend du service avec une généreuse triple exposition. Aux côtés des sculptures en fragile équilibre de Gérard (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Rive droite

C’est la rentrée et la galerie Art Pluriel reprend du service avec une généreuse triple exposition. Aux côtés des sculptures en fragile équilibre de Gérard Tivert-Gilleman et les toiles du peintre et illustrateur drômois Louis Neyret, sont à découvrir les étonnants dessins polychromiques de Michel Smekens. Installé en France depuis une poignée d’années, le peintre belge compte en quinze ans plus de trente expositions outre-Quiévrain. À la surface de ses toiles rageusement expressionnistes, l’artiste fait jaillir pigments, encre Ecoline, gouache, encre de Chine, aquarelle et craies grasses et fusain, donnant naissance à des visages intranquilles où le trait et la couleur se chevauchent nerveusement, interrogeant au passage les dérives de notre société. Michel Smekens, Gérard Tivert-Gilleman et Louis Neyret, du 1er au 19 septembre, galerie Art Pluriel Rive Droite à Saint-Etienne

Continuer à lire

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

Continuer à lire

5 premiers noms pour les Arts Burlesques

Festival d'humour | Le festival d'humour stéphanois Les Arts Burlesques vient de dévoiler 5 premiers noms de la programmation de sa 18ème édition qui aura lieu (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 juillet 2020

5 premiers noms pour les Arts Burlesques

Le festival d'humour stéphanois Les Arts Burlesques vient de dévoiler 5 premiers noms de la programmation de sa 18ème édition qui aura lieu du 10 au 20 février 2021. On retrouve Tom Villa, l'éternel beauf Benjamin Tranié qui nous emmène dans un relais routier, Tom Wiesel, Arnaud Demanche et une soirée spéciale intitulée Please stand-up concoctée par Nicole Ferroni. Notons qu'en before du festival, Guillaume Meurice viendra retourner le Fil le 5 décembre avec son groupe de rock, The Disruptives, décrit comme suit : « quatre ex-étudiants d’HEC, anciennement membres du collectif « les Jeunes avec Jean-Pierre Raffarin », décident de se retrouver pour créer le premier groupe de rock macroniste de l’Histoire » Tout un programme ! 18e festival des Arts Burlesques, du 10 au 20 février 2021 dans Saint-Étienne et sa métropole

Continuer à lire

Poly'Sons avant l'heure

Festival chanson | Le Théâtre des Pénitents prend les devants. Rompue à l'exercice de l'organisation d'un festival avec les fameux Poly'Sons qui se déroulent en janvier/février (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 juillet 2020

Poly'Sons avant l'heure

Le Théâtre des Pénitents prend les devants. Rompue à l'exercice de l'organisation d'un festival avec les fameux Poly'Sons qui se déroulent en janvier/février chaque année, l'équipe montbrisonnaise lance les hostilités dès fin septembre avec les "Poly'Sons... anticipés". Du 25 au 27 septembre, Cali, Bazbaz, MC Pampille, Baasta!, Léonid, Les Fils du Facteur, Division d'honneur et Belfour seront en concerts dans le centre de Montbrison. L'annonce a été faite sur Facebook par l'équipe du Théâtre des Pénitents. Les réservations pour ces concerts s'ouvriront le 22 août pr

Continuer à lire

"Just Kids" : Seuls les mômes

ECRANS | De Christophe Blanc (Fr.-Sui., 1h43) avec Kacey Mottet Klein, Andrea Maggiulli, Anamaria Vartolomei…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Après la mort accidentelle de leur père, Mathis 10 ans retrouve sous la responsabilité de Jack, 19 ans. Une charge bien lourde pour les deux : le cadet ne tient guère en place, et le jeune adulte adulte espère un miracle en reprenant les combines louches et foireuses du paternel… Comment totalement détester ce film sur la trajectoire de gamins livrés à eux-mêmes, en manque de père et de repères, hésitant entre suivre les traces d’un défunt peu reluisant ou créer de nouvelles attaches ? Mais comment totalement aimer ce film aux criants airs de déjà-vu chez Téchiné, Kahn, Bercot ou Doillon, entre autres cinéastes plutôt fréquentables par ailleurs ? Le road movie familial initiatique, les jeunes fratries confrontées ensemble et individuellement à des problématiques de deuil, l’incorporation d’une sous-trame noire sont censés apporter un chaos supplémentaire à la situation instable des personnage, et donc de la surprise. Mais ces relances narratives procèdent dans ce contexte de la simple logique, pour ne pas dire de la convention. Sinon, il y a quelques beaux plans du Grenoblois, po

Continuer à lire

"Le Défi du champion" : Chaque bac doit être un but

ECRANS | De Leonardo D'Agostini (It., 1h45) avec Stefano Accorsi, Andrea Carpenzano, Ludovica Martino…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Joueur vedette de l’AS Roma, Christian se comporte comme un ado attardé capricieux sur le terrain comme à la ville. Excédé, le président du club exige qu’il se discipline et passe le bac. Prof au chômage, Valerio est engagé pour le remettre à niveau. Il va avoir du boulot… Construit sur le principe des vases communicants comme l’était Intouchables (ou la fable de L’Aveugle et du Paralytique, si l’on voulait être taquin), cette comédie-tendresse à gros crampons est aussi prévisible qu’une blessure de Neymar avant le Carnaval de Rio : oui, Christian n’est pas l’atrophié du bulbe caricatural que tout les parasites (son père, sa blonde-trophée, ses potes campant chez lui…) voient en lui ; oui Valerio l’intello hirsute en velours côtelé cache une blessure intime secrète. Et oui, les deux caractères opposés vont s’assembler pour “se réparer“ l’un l’autre. C’est vendu sous le vocable de feel good movie, c’est gentil, ça ne mérite pas de sortir un carton ; de là à en faire un en salle…

Continuer à lire

"Madre" : Vacances aux bords de la mère

Drame | D’un court métrage multi-primé, Rodrigo Sorrogoyen fait le point de départ d’un long homonyme captivant, dérangeant et violemment psychologique. Une histoire de mère orpheline et d’une ado en rupture de famille, une histoire d’amour raccommodé…

Vincent Raymond | Mercredi 8 juillet 2020

Dix ans après la disparition subite de son fils sur une plage des Landes, Elena a quitté l’Espagne et sa vie ancienne pour travailler dans un restaurant sur cette maudite plage. Un jour, elle aperçoit Jean, ado dont l’âge et le physique lui évoquent son enfant. Elle le suit ; il s’en rend compte… L’exercice consistant à dilater un court métrage en un long est souvent l’apanage des débutants pour qui le format bref constitue, aux yeux des producteurs, une promesse. Mais les deux disciplines étant ontologiquement différentes — autant que le demi-fond l’est du marathon —, l’entreprise s’avère souvent un redoutable casse-gueule. Pour y échapper, certains optent pour une simple prolongation de leur court à l’instar de Xavier Legrand (avec Avant que de tout perdre, puis Jusqu’à la garde dont on connaît le double succès) ou ici Rodrigo Sorogoyen. Le très expérimenté réalisateur avait signé en 2017 entre

Continuer à lire

Moi je n'ai pas changé d'adresse...

Soirées spectacles | L'originalité, c'est leur créneau. L'asso La Laverie a l'habitude de surprendre son monde. Une fois encore, le pari est réussi avec le programme Est-ce que (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Moi je n'ai pas changé d'adresse...

L'originalité, c'est leur créneau. L'asso La Laverie a l'habitude de surprendre son monde. Une fois encore, le pari est réussi avec le programme Est-ce que tu viens pour les vacances ? Trois soirées-spectacles dans un lieu tenu secret jusqu'à réservation sont proposées pour réveiller votre début d'été. Au programme, on trouve le joliment nommé Marc Prépus et son théâtre de rue / hip hop "électroménager", le solo clown Frigo de la compagnie Dis bonjour à la dame ou encore le théâtre d'objets [Un]fidele de la compagnie Madam'Kanibal. Tout cela se déroule les8, 9 et 10 juillet. Infos et réservations par mail : lalaverie.association@gmail.com ou par téléphone : 06 98 15 70 57

Continuer à lire

Le tour forézien de Marion

Chanson | Cinq jours pour cinq représentations d'affilée dans le Forez. C'est la Ballade des Poly'Sons. La chanteuse franc-comtoise Marion Roch, ayant sorti (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Le tour forézien de Marion

Cinq jours pour cinq représentations d'affilée dans le Forez. C'est la Ballade des Poly'Sons. La chanteuse franc-comtoise Marion Roch, ayant sorti son nouvel album Echos en mars dernier, en plein confinement, a accepté de relever le défi. Une belle occasion pour cette artiste à la voix rocailleuse et à l'énergie débordante de prendre la route pour défendre cet album sur lequel elle a travaillé trois années durant. Chansons douces-amères, beats entrainants, textes à l'air de gouaille bien trempés, la recette est bonne. Marion Roch en concerts gratuits à Montbrison le 8 juillet à 20h30, à St-Bonnet-le-Courreau le 9 juillet à 20h30, à St-Georges-en-Couzan le 10 juillet à 20h30, à Marols: le 11 juillet à 20h et à Précieux le 12 juillet à 17h

Continuer à lire

Musclez vos zygomatiques cet été

Café-théâtre | Si les conditions d'accueil dans les salles de spectacles sont encore d'actualité, les "petits" théâtres peuvent quand même s'en donner à coeur joie depuis (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Musclez vos zygomatiques cet été

Si les conditions d'accueil dans les salles de spectacles sont encore d'actualité, les "petits" théâtres peuvent quand même s'en donner à coeur joie depuis quelques semaines. C'est le cas dans la Loire où les spectacles reprennent de plus belle et font souvent le plein. KFT à Saint-Galmier, Quai des Artistes et Agapes et Spectacles à Montbrison ou Comédie Triomphe à Saint-Étienne, autant d'établissements qui ont décidé d'accueillir à nouveau les spectateurs dès cet été. Au programme des comédies sans prise de tête mais aussi des spectacles étonnants, comme les Folies du Lac à l'étang des Boirons de Saint-Romain-le-Puy le 28 août, la dernière création dumagicien Thibaut del Corral mêlant french cancan, magie et musique. Plus d'infos sur les sites des salles KFT, Quai des Artistes, Agapes et Spectacles et Comédie Triomphe.

Continuer à lire

L'art au naturel

Art actuel dans la nature | Vous balader en plein nature et tomber tout à coup sur une oeuvre d'art. Tel est le concept qui prend place tous les deux ans du côté de Riorges, le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

L'art au naturel

Vous balader en plein nature et tomber tout à coup sur une oeuvre d'art. Tel est le concept qui prend place tous les deux ans du côté de Riorges, le long du Renaison et dans la plaine de la Rivoire. L'événement s'appelle À Ciel Ouvert, dure trois mois et en est déjà à sa sixième édition. Cette année, les marcheurs auront le droit de découvrir une oeuvre d'Erwan Sito, le président du jury, sept oeuvres d'artistes pros (dont Francine Garnier, Olivier Toulemonde ou Tom Sénécal), une oeuvre participative mais aussi quatre oeuvres issues des éditions passées à redécouvrir. Signalons que le festival avait reçu 178 candidatures d'artistes, nombre démontrant la renommée du rendez-vous nord-ligérien. À Ciel Ouvert, du 18 juillet au 18 octobre, à Riorges (départ du parc Beaulieu) Plus d'infos sur cette page

Continuer à lire

Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Art contemporain | Alors qu’il réouvre ses portes après 3 mois et demi de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne présente une nouvelle expo dédiée à l’artiste américain Robert Morris, coorganisée avec le Mudam Luxembourg. "The Perceiving body", une véritable expérience immersive.

Cerise Rochet | Mercredi 8 juillet 2020

Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Deux décennies, 14 œuvres, sept espaces, pour une constellation plutôt qu’une rétrospective. Puiser dans l’œuvre colossale de Morris, et exposer les exemples les plus éclairants de son travail sur la perception, et le rapport entre le corps et l’art. Pas de cheminement chronologique donc, mais une déambulation à travers le parcours intellectuel de l’artiste durant les années 60 et 70, ses certitudes, ses doutes, ses remises en question… Ses nouvelles certitudes. Neutralité et permutation Première salle, première création, comme un point de départ. Ici, Morris déboulonne les principes même de l’art sculptural, et s’inscrit avec force dans le courant minimaliste. Œuvre composée de trois formes en L identiques, faites de contreplaqué et peintes en grises, Untitled (3Ls) expérimente le concept de répétition modulaire, et celui de permutation. Morris, lui, n’a fait que les dessiner, avant de déléguer leur réalisation, sur le modèle industriel. Le L, pensé comme la forme la plus simple et la plus neutre possible, annule de fait la notion de composition, au profit d’une duplication et d’une disposition en station « couché », « assis », debout ». Il invite

Continuer à lire

"Lands of Murders" : Allemagne année 2

ECRANS | De Christian Alvart (All., 2h09) avec Felix Kramer, Trystan Pütter, Nora von Waldstätten…

Vincent Raymond | Jeudi 23 juillet 2020

Allemagne de l’Est, 1992. Deux policiers sont envoyés dans une petite bourgade pour enquêter sur la disparition de deux adolescentes. Le contexte de la chute du Mur, l’hostilité ambiante, la découverte de trafics connexes et leurs méthodes divergentes rendent leur mission très difficile… Outre un goût du lucre et de la facilité conjugué à un manque d’esprit d’initiative, on se demande souvent ce qui motive, chez un producteur, la mise en œuvre d’un remake. En général, la nouvelle version se contente de toiletter l’original (ou de la “rebooter“) en l’accommodant au parfum du moment ; plus rares sont les propositions singulièrement alternatives, ou les variations pertinentes — on se souvient (ou pas, si l’on peut) de l’inutile Fonzy, décalque sans intérêt du Québécois Starbuck. Lands of Murders est heureusement pour lui et nous d’une autre étoffe. Transposition du polar d’Alberto Rodríguez Las Isla Minima, le film de Christian Alvart démontre par l’exemple l’universalité de la tr

Continuer à lire

Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

Visites | Ce début d’été se place sous le signe du retour à la normale pour le milieu de la culture. Après la réouverture des bars, des restaurants et des salles de concert, les visites du patrimoine stéphanois, organisées par le service Ville d’art et d’histoire, peuvent reprendre leur programme estival.

Antoine Desvoivre | Mercredi 8 juillet 2020

Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

De la place Jean-Jaurès au tracé du Furan (affluent de la Loire qui traverse Saint-Étienne, NDLR), le patrimoine stéphanois révèle ses secrets. Sous l’impulsion du service Ville d’art et d’histoire de Saint-Étienne (VAH), la capitale ligérienne propose au public, visites et ateliers pour (re)découvrir l’histoire de Sainté. Un patrimoine labellisé Le label Ville d’Art et d’Histoire, décerné par le ministère de la culture, reconnaît « les collectivités qui mettent en avant leur patrimoine et qui le font découvrir aux habitants, aux jeunes publics et aux touristes » explique Grégory Charbonnier, animateur de l'architecture et du patrimoine. « Ce ne sont pas forcément des régions avec un patrimoine impressionnant et monumental » ajoute-t-il, « mais ce sont des collectivités volontaristes, qui essayent de faire comprendre et découvrir ce que l’on peut voir aux alentours. » Afin de promouvoir la culture et l’architecture stéphanoise, « on crée un service avec des guides conférenciers, des auteurs et des personnels dont le métier est d’expliquer l’histoire et le patrimoine local. » La Ville d’art et d’histoire prop

Continuer à lire

"Midnight Runner" : La course à l’abîme

ECRANS | De Hannes Baumgartner (Sui., 1h32) avec Max Hubacher, Annina Euling, Sylvie Rohrer…

Vincent Raymond | Mardi 30 juin 2020

Champion de course, Jonas s’entraîne avec une ombre au-dessus de la tête : celle de son frère mort, qui jadis le soutenait. Déséquilibré par son absence, il se met à agresser des femmes nuitamment. Le jour, il donne le change : personne ne réalise vraiment la gravité de son état… Froid, clinique, sec… Tel semble Jonas, tel paraît être le film. Voudrait-on appuyer sur des clichés que l’on incriminerait en sus la rugosité du dialecte suisse-allemand, l’ambiance hivernale des entraînements dans les forêts boueuses ou sur le pavé bernois et l’image bleuâtre ! Nul besoin d'ajouter que Baumgartner s’est inspiré d’un fait divers pour charger la barque de ce douloureux long métrage peu bavard, et cependant fascinant dans sa limpidité : le mal-être de Jonas évident, dévorant, obsédant et antérieur à la disparition de son frère — on découvrira qu’ils ont tous deux été placés dans une famille d’accueil — n’est plus apaisé par la pratique hypnotique du fond. Il a trouvé un dérivatif plus puissant dans la transgression d’un interdit ; une décharge d’adrénaline supérieure aux endorphines. Une pulsion contre la raison.

Continuer à lire

Baignades & musées dès cette semaine à Sainté

Bonne nouvelle | En attendant les prochaines annonces gouvernementales prévues le 22 juin, la Ville de Saint-Étienne a décidé de rouvrir les musées d'Art et d'Industrie et de (...)

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

Baignades & musées dès cette semaine à Sainté

En attendant les prochaines annonces gouvernementales prévues le 22 juin, la Ville de Saint-Étienne a décidé de rouvrir les musées d'Art et d'Industrie et de la Mine dès ce mardi 9 juin, le tout « en respectant les conditions de régulation, les indications données à l'entrée de chaque structure, et les gestes barrières. » Quant au musée d'Art moderne et contemporain, il ouvrira ses portes le 1er juillet avec l'expo consacrée à l'artiste américain Robert Morris. Parallèlement, le plan d'eau de Saint-Victor sera ouvert les mercredis, samedis et dimanches de juin. La baignade y sera autorisée, avec une surveillance assurée de 11h à 19h par les sapeurs-pompiers de la Loire. Il faudra respecter les règles sanitaires en vigueur pour rester sur la plage.

Continuer à lire

Dans ta rue

Art urbain | La vie normale reprend prudemment son cours. Les hôpitaux reprennent leur souffle, l’économie balbutie un timide redémarrage et le monde de la culture se réveille d’un sommeil profond. Puisque les lieux d’expression artistique ne rouvriront leurs portes que très progressivement, voilà peut-être l’occasion de regarder avec une plus grande attention l’art qui s’offre à nos yeux, à ciel ouvert dans la ville… Le temps de prendre des nouvelles de la planète street art auprès de quelques créateurs locaux, nous avons concocté pour vous une balade stéphanoise en mode art urbain. Alors sortez dans la rue et ouvrez grand les yeux.

Niko Rodamel | Mardi 9 juin 2020

Dans ta rue

Drôle d’époque. Né aux confins de la Chine sous les écailles d’un malheureux pangolin qu’on ne reprendra plus à fricoter avec les chauve-souris, un virus-grippette devenu pandémie vient secouer la planète. Crise sanitaire puis économique en cascade. L’effet Eyjafjallajökull (toujours imprononçable depuis son éruption en 2010), mais cette fois-ci poussé à son paroxysme. Et patatras, un strict confinement nous prive soudain de tout, de nos familles, de nos amis et de culture partagée. Les visites virtuelles proposées par les plus grands musées, les rediffusions de spectacles ou encore les surréalistes visio-apéros n’y feront rien ou pas grand-chose. Huit semaines de blackout. Marasme total. Nulle part où se retrouver, pas un bar ouvert, aucun restaurant, pas même un stade. Au moment où l’assourdissante nouvelle du confinement tombait, deux campagnes d’affichage semblaient se répondre dans les rues de Saint-Étienne. D’une part, la mise en scène très réglementée des affiches électorales, alignant côte à côte huit candidats et candidates, bien identifiés puisque soumis au suffrage universel. D’autre part, la série (en)Regards de la plasticienne stéphanoise MS Nourdi

Continuer à lire

"Mon Nom est Clitoris" : Lèvres écloses

Documentaire | De Daphné Leblond & Lisa Billuart Mone (Bel., 1h28)…

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Devant la caméra et le micro de Daphné Leblond & Lisa Billuart Mone, des jeunes femmes évoquent sans tabou leur rapport à la sexualité : découvertes et expériences précoces, règles, premières fois, poils, orgasme, masturbation, vie amoureuse au quotidien… Des féminités plurielles se retrouvant autour d’un constat commun : la description du plaisir et de l’anatomie féminines est encore trop souvent méconnue. Tout comme le clitoris… Pertinence du fond, faiblesse de la forme… Le genre documentaire est malade de ces films qui se bornent à documenter en empilant, compilant les témoignages ; pensant que recueillir des tombereaux de paroles est suffisant — suffisant pour un tract, oui, s’il s’agit de prêcher pour sa paroisse de converti·es et demeurer entre convaincu·es. En oubliant de se forcer à “faire du cinéma“, une grande partie de ces causes se coupent d’un public utile. Tantôt à l’image en train d’interviewer leurs participantes, tantôt hors champ, Daphné Leblond & Lisa Billuart Mone semblent avoir écrit a posteriori leur dispositif en comptant sur le montage pou

Continuer à lire

Ouvrez la "Parenthèse"

Initiative locale - vente aux enchères d'artistes stéphanois | Depuis le 15 mai et jusqu'au 30 mai, vous avez la possibilité de participer à une vente aux enchères digitales au profit de plusieurs artistes stéphanois. (...)

Nicolas Bros | Lundi 25 mai 2020

Ouvrez la

Depuis le 15 mai et jusqu'au 30 mai, vous avez la possibilité de participer à une vente aux enchères digitales au profit de plusieurs artistes stéphanois. Cette initiative s'appelle "Parenthèse" et a été pensée à l'initiative de l'association Escap'art en collaboration avec Christian Jeanpierre et l'étude de Maître Brossat. Les oeuvres proposées ont toutes été réalisées sur support papier et au format A4, permettant un envoi postal. Les organisateurs précisent que « l'ensemble des oeuvres est mise aux enchères sur le site Drouot Online Brossat (inscription gratuite) à hauteur de 50 euros en prix de départ. L'enchère se clôturant le 30 mai à minuit. Bien entendu, aucun bénéfice ne sera réalisé sur cette vente. Sous le contrôle de Maître Brossat, l'ensemble des sommes collectées sera redistribué à part égale aux participants que leur oeuvre ai trouvé preneur ou non et quelque soit le montant final de l'enchère. » Vous pouvez retrouver cette vente aux enchères comptant 139 lots sur

Continuer à lire

Les festivals d'humour rient jaune

Humour noir | Par le biais de leur fédération, 50 festivals d'humour appellent à l'aide pour leur pérennité.

Nicolas Bros | Lundi 18 mai 2020

Les festivals d'humour rient jaune

C'est par le biais d'un communiqué envoyé par la Fédération des festivals d'humour, que 50 festivals d'humour (FFH) dont le célèbre Festival des arts burlesques stéphanois, appellent à leur tour à l'aide après la crise Covid-19. « Très impactée par le Coronavirus et la crise sanitaire, et ayant dû faire face à des dizaines d’annulations, la FFH et les festivals qu’elle représente alertent l’État et le secteur culturel sur les menaces qui pèsent sur ses adhérents et sur la pérennité de ces rassemblements culturels, assure l'organisme. Comme pour l’ensemble du Spectacle Vivant, l’organisation de nos festivals repose sur tout un maillage d’intervenants et professionnels, également fragilisés, qui ne relève pas forcément de l’intermittence : le réseau des salles de spectacles bien sûr, mais aussi prestataires techniques, attachés de presse, catering, sécurité et prévention, billetterie, promotion, affichage etc. » Le secteur du spectacle vivant qui produit le plus de représentations par an L'humour, notamment en France, est un des pans les plus dynamiques du spectacle vivant, drainant de nombreux spectateurs lors de multiples représentations d

Continuer à lire