Des images dans les images

Niko Rodamel | Mercredi 30 novembre 2016

Photo : Assemblage © Cyrille Cauvet


Karavan Tatoo connaît un joli succès depuis son ouverture début 2016 et le maître des lieux, le très sympathique Anthony Roux, a déjà pris l'habitude d'ouvrir son salon de tatouage aux artistes avec qui il partage un certain esthétisme. Sans doute davantage connu pour ses photos de spectacle à l'Opéra, Cyrille Cauvet présente ici une série très personnelle, mettant en œuvre un procédé atypique. L'artiste affirme en effet ne pas être tout à fait un photographe de portrait ou de reportage : « Je ne photographie pas directement le sujet car je travaille avec des images imprimées sur transparents, des miroirs, du verre, des projections d'images. C'est un long cheminement pour scruter l'épaisseur du vivant. » Cyrille met en jeu un ensemble de reflets, de franges, de stries, sous lesquelles apparaissent des formes parfois diffuses, des fruits, mais aussi des crânes réalisés à partir de moulages. Un univers fantasmagorique à découvrir jusqu'au 14 décembre chez Karavan Tatoo, 2 rue des Martyrs de Vingré à Saint-Étienne.


Cyrille Cauvet

Photographies
Karavan Tatoo 2 Rue des Martyrs de Vingré Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Serial colleur

Collage | Le tatoueur et plasticien Anthony Roux ouvrira l’année 2018 sur le MUR stéphanois avec l’explosion de couleurs d’une nouvelle création originale.

Niko Rodamel | Mercredi 3 janvier 2018

Serial colleur

Depuis l'ouverture en 2016 de Karavan Tatoo, son atypique salon de tatouage, Anthony Roux s'est très vite fait un nom et une réputation dans le milieu des tatoueurs régionaux. Mais avant de dessiner sous l'épiderme de ses clients, ce solide gaillard était d'abord un plasticien aussi doué que prolifique. Cette passion pour l'art contemporain, il la partage d'ailleurs avec sa femme Marcelline, avec qui il invite d'autres artistes à venir exposer au 2 rue des Martyrs de Vingré, au premier étage de cette étonnante bâtisse, on dirait du Gaudi, La Martre de France. Et bien que son salon ne désemplisse pas, le tatoueur parvient à garder un peu de temps pour cette autre corde à son arc : collecter, redessiner, découper, assembler, composer puis coller les ingrédients savamment choisis qui peuplent au final ses créations chamarrées. L'univers d'Anthony se faufile entre street art, BD, réclames façon pop art, avec une patte bien à lui, dans une tendance pop-flashy-underground autoproclamée, puisant une partie de son inspiration dans ses voyages ou séjours en Amérique du Sud, Inde et Afrique. A bientôt quarante balais, l'artiste s'émerveille encore des couleurs du monde, sa

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