Vous êtes bien urbain

Photos | Huit photographes stéphanois confrontent leur regard sur la ville et exposent conjointement leur travail aux archives municipales, entre témoignage documentaire et approche graphique.

Niko Rodamel | Mercredi 4 janvier 2017

Photo : © Bernard Toselli & Claire Malen


Depuis sa formation en 2011, le collectif La Boîte Noire poursuit sa quête photographique, faisant converger les préoccupations et les techniques de chacun de ses membres autour d'un dessein commun : utiliser le milieu urbain comme terrain de jeu pour réaliser ensemble différents projets d'exposition et d'édition. Si en effet la pratique photographique peut paraître assez solitaire, les expositions collectives permettent au contraire une intéressante mise en relief d'approches diverses autour d'un même sujet. Les images de Patrice Barrier, Maxime Disy, Pauline Jurado Barroso, Claire Malen, Bernard Pharabet, Jacques Prud'homme, Ivan Richier et Bernard Toselli trouvent tout naturellement leur place aux archives municipales, lieu entièrement dédié à la préservation de la mémoire de la ville. Les huit séries d'images mettent en dialogue passé et présent avec des propos à chaque fois différents, chacune traduisant la sensibilité de son auteur.

Déambulations

Jacques Prud'homme présente des photographies saisies sur une période de quarante ans, témoignant de la transformation de la ville et notamment de la disparition de nombreux bars, restaurants, boutiques ou cinémas. Pauline Jurado Barroso propose des vues lointaines de Saint-Étienne à flanc de collines tandis que Maxime Disy a photographié les armatures métalliques de magnifiques friches. Patrice Barrier a fixé son attention sur les traces et les empreintes qui se dessinent dans des lieux emprunts de mystère. Claire Malen accompagne ses petits formats de commentaires personnels et poétiques, quand Ivan Richier rapporte de ses déambulations des silhouettes furtives, des bouts de rue, une cheminée qui fume ou un chien au bout de sa laisse, dans des images dont la sombritude demeure très graphique. Bernard Toselli a quant à lui choisi de photographier sa mère sur les pas de sa mémoire au fil d'une balade urbaine pleine de tendresse.

Urbain / Regards sur la ville, jusqu'au 27 janvier 2017, aux archives municipales, cours Fauriel à Saint-Étienne


Urbain, Regards sur la ville

Par le coll. La Boite noire. Photos de Patrice Barrier, Maxime Disy, Pauline Jurado Barroso, Claire Malen, Bernard Pharabet, Jacques Prud'homme, Ivan Richier et Bernard Toselli
Archives Municipales de Saint-Étienne 164 cours Fauriel Saint-Étienne
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Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

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Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures gachettes de Sainté. Après avoir connu un vif succès lors de leur exposition New York Wanderings l'hiver dernier sur les murs de la galerie Garnier des Arts à Saint-Étienne, Kamir Meridja, Maxime Pronchéry, Bernard Toselli et Niko Rodamel, ont décidé d'inscrire dans la durée leur collaboration. Cédric Daya, Alexandra Dinca, Jérémi Durand, Sam Meridja ont décidé de rejoindre l'aventure. « Depuis un long mois déjà, les idées foisonnent, entre le désir de faire voyager l'exposition fondatrice et l'envie de produire la prochaine, explique Niko Rodamel. Beaucoup d'images s'échangent sur le groupe WhatsApp de l'équipe. Une nouvelle habitude est même prise : chaque semaine, chacun des photographes passe en revue ses disques durs pour répondre au thème hebdomadaire. Dans un souci de partage, chaque jour un des photographes prend son tour pour publier un triptyque répondant au thème en cours, sur le

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Budz l’éclair

Reggae | Né il y a trois ans à peine dans le 74, le projet Willy Budz trace sa route l’air de rien. Après quelques premières parties plutôt encourageantes (...)

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Né il y a trois ans à peine dans le 74, le projet Willy Budz trace sa route l’air de rien. Après quelques premières parties plutôt encourageantes (Slimane, Danakil et I Woks, Le Peuple de l’Herbe, Black Roots…), les Haut-Savoyards s’invitent dans les festivals régionaux, prennent un peu de hauteur sur la BalconyTV de Genève et squattent le top 3 de divers tremplins, comme le dispositif d’accompagnement Sortie de Pistes à Annemasse ou le Musik’CASTING de la banque verte à Annecy. Step by step, les Budz boys peaufinent les contours d’un style bien à eux, avec un propos reggae qui se coule sans calcul dans une soul teintée de hip hop, un mix d’influences diverses qui au final accouche d’un son étonnamment cohérent. La voix au timbre singulier survole dans un flow puissant des lignes mélodiques bien inspirées que livre un combo guitare-clavier-trompette-basse-batterie sans faille. C’est frais et couillu à la fois ! Déjà quelques titres prometteurs font mouche, à l’image de Super Lion ou de Groove avec son imparable refrain. Un groupe à découvrir sur scène à l’occasion de leur passage par la SMAC stéphanoise aux côtés de deux groupes stéphanois, Néréides et Le Coin

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Lerpt de rien

Festival photo | Organisé depuis onze ans déjà par l’association Maraudeurs d’images en partenariat avec la ville de Saint-Genest-Lerpt et le club Roche Photographie, (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Lerpt de rien

Organisé depuis onze ans déjà par l’association Maraudeurs d’images en partenariat avec la ville de Saint-Genest-Lerpt et le club Roche Photographie, Photos dans Lerpt est un festival exigeant et populaire, s’employant à mettre en lumière les regards créatifs des photographes d’aujourd’hui. Ce sont chaque année dix jours d’expositions et de rencontres qui rapprochent amateurs éclairés et professionnels dans leur passion commune pour l’image fixe. Dans la sélection officielle qui regroupe vingt-six photographes issus de toute la France, on retrouve avec plaisir le travail de l’artiste stéphanoise Claire Malen. Photographe résolument militante, Claire poursuit son engagement et sa quête photographique au plus près des femmes en lutte pour leurs droits. Avec Portraits de femmes Tunisiennes (série qui a reçu le soutien de la bourse FIACRE International de la région Rhône-Alpes en 2015), l’artiste restitue des images emplies d’humanité, à la fois poignantes et porteuses d’un vrai espoir. La plupart des expositions sont à découvrir, à l’Espace polyvalent Louis Richard de Saint-Genest-Lerpt, du 11 au 19 mai.

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Affichez-vous

Archives municipales | Jusqu'en septembre, les Archives municipales de la ville de Saint-Étienne laissent s'exprimer leur fonds d'affiches. Avec près de 4 000 pièces (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Affichez-vous

Jusqu'en septembre, les Archives municipales de la ville de Saint-Étienne laissent s'exprimer leur fonds d'affiches. Avec près de 4 000 pièces exposées dans le cadre de Remarquables ! Affiches archivées, archives affichées, l'institution stéphanoise ouvre sa riche caverne consacrée à l'histoire de la communication publique, réglementaire, culturelle ou institutionnelle. Après avoir mené un large travail de restauration et de numérisation de ces iconographies d'origines diverses, un parcours d'exposition a été pensé en trois temps, s'étalant entre l'espace intérieur, les allées latérales et le jardin situé derrière le bâtiment jouxtant le cours Fauriel. Un véritable panel d'images qui ont colorié le quotidien stéphanois pendant de nombreuses années sur les "sucettes", les vitrines ou les murs de la ville. Au programme, une présentation de documents originaux à l'aspect surrané délectable, ainsi que des cartes blanches laissées tous les 3/4 mois à un acteur de la com' différent. Enfin, de nombreux ateliers pour petits et grands permettent à toutes et tous de tester ses capacités en communication visuelle. Remarquables !, jusqu'au 16 septembre 2

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Bric à brac

Galerie | Tout comme le font l’Atelier du Coin et d’autres galeries-boutiques stéphanoises à l’approche de Noël, le Beluga propose une exposition collective qui donne (...)

Niko Rodamel | Lundi 27 novembre 2017

Bric à brac

Tout comme le font l’Atelier du Coin et d’autres galeries-boutiques stéphanoises à l’approche de Noël, le Beluga propose une exposition collective qui donne à ceux qui en manqueraient quelques idées de cadeaux originaux. Les créations des garçons et celles des filles (une trentaine de créateurs au total) se répondent dans un face à face malicieux, de mur à mur (mais aussi dans les vitrines), dans un jeu de doubles et de correspondances, déclinant les voies multiples du portrait. L’occasion de retrouver côte à côte les productions d’artistes stéphanois parmi lesquels Manu Chandès, Deloupy, Claire Malen, Esperanza Pena, Charlotte Piérot, Véronique Vernette, Léna von Busse, Daniela Vincent Jean-Yves… Au programme : acryliques et aquarelles, dessins au Posca ou à l’encre de Chine, tirages argentiques et typographies, photomontages et photogrammes, sérigraphies et carnets, grès et porcelaine papier, collages, gravures sur bois et autres broderies sur coussins. Boys meet girls, une expo en forme de jeu de piste, à découvrir au Beluga jusqu’au 24 décembre, à Saint-Étienne.

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Au train où vont les choses

Expo photo | Si le festival DesArts//DesCinés a pour habitude (et raison d’être) de marier danse et cinéma, il propose également cette année une touchante exposition sur le site de la gare de Châteaucreux, avec des images signées Bernard Toselli et Anthony Faye.

Niko Rodamel | Mardi 2 mai 2017

Au train où vont les choses

Avec DesArts//DesCinés, Anna Alexandre et l’équipe de Stéla ont en quelques années installé dans le paysage culturel stéphanois des rendez-vous riches de contenus, ouverts à tous, intégrant artistes et spectateurs porteurs de handicap. Move in Station est au départ un projet chorégraphique mené en avril 2016 du côté de la gare de Bellevue et un peu partout dans la ville. En collaboration avec l’Institut pour jeunes sourds Plein Vent, l’association Trisomie Loire et Les Héroïnes (collectif stéphanois de production de films), le projet a mobilisé quatorze jeunes autour d’une performance dansée coordonnée par la chorégraphe Adeline Lefièvre. Les photographes stéphanois Anthony Faye et Bernard Toselli ont suivi cette aventure qui fit aussi l’objet d’un court-métrage, réalisé par Nicolas Habas (par ailleurs directeur artistique du studio lyonnais Un Poil Court). Une expo sur de bons rails La gare de Châteaucreux offre ainsi jusqu’au 20 mai un espace inattendu pour découvrir les clichés des deux photographes, sur les côtés extérieurs et intérieurs des vitres du hall principal, le long du premier quai (voie B), dans la salle d’attente et enfin dans le pas

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Photosensible

Expo photos | Le collectif La Boîte Noire est né à Saint-Etienne en 2011, à l’issue du festival Avril Photographique. Six de ses membres exposent actuellement leurs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

Photosensible

Le collectif La Boîte Noire est né à Saint-Etienne en 2011, à l’issue du festival Avril Photographique. Six de ses membres exposent actuellement leurs travaux sur les cimaises de la médiathèque d’Unieux autour d’un thème qui leur est cher. Claire Malen, Pauline Jurado Barroso, Bernard Pharabet, Jacques Prud'homme, Ivan Richier et Bernard Toselli confrontent leur sensibilité en juxtaposant le regard que pose chacun sur la ville et ce qui s’y joue. L’urbain interroge l’identité qui se dilue dans la masse, l’enracinement qui ne prend pas, le flux ininterrompu qui noie les formes et les corps. Parmi les photographes exposés Ivan Richier reste fidèle à sa démarche, utilisant quasi-exclusivement son Holga, un boîtier entièrement fait de plastique, dépourvu de tout réglage complexe et utilisant des pellicules argentiques de douze poses. Une contrainte assumée qui finalement sert une démarche artistique singulière, une ligne de conduite, presque une philosophie. URBAIN, collectif La Boîte Noire, jusqu’au 15 octobre à la Médiathèque d'Unieux

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L’écume des jours

ARTS | C’est le travail d’une année. Photographe stéphanois, Ivan Richier présente sa toute nouvelle série d’images, Le cours ordinaire des jours..., une photo pour (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 février 2016

L’écume des jours

C’est le travail d’une année. Photographe stéphanois, Ivan Richier présente sa toute nouvelle série d’images, Le cours ordinaire des jours..., une photo pour chaque semaine de l’année 2013. Au fil des photographies, nous suivons donc le quotidien de l’artiste sur douze mois lors de ses déplacements professionnels entre Saint-Étienne et Lyon, ou lors de courts séjours à Sète et à Paris. Cinquante-deux instants choisis d’une année a priori ordinaire. Un très beau travail tout en noir et blanc. Les images de rue côtoient celles de bords de mer, le regard attentif et sensible d’Ivan Richier se posent sur des détails qui font mouche, entre ville et campagne, avec à chaque fois cette présence d’une silhouette humaine, d’un visage, d’une attitude, qui donnent vie à la scène. Ivan nous avait habitué aux belles images, compositions préméditées ou prises sur le vif. Pour autant, ce qui fait toute l’originalité de son travail tient cette fois-ci dans le fait qu’il place chacune de ses photographies en regard d’un événement de l’actualité, le plus souvent internationale. Chaque image est assortie d’une double légende, mettant en perspective le lieu et le moment de

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Je suis Charlie, l'expo virtuelle

ARTS | Les archives municipales de la ville de Saint-Étienne ont lancé une exposition virtuelle destinée à présenter les messages laissés par les Stéphanois sur la place (...)

Nicolas Bros | Lundi 11 janvier 2016

Je suis Charlie, l'expo virtuelle

Les archives municipales de la ville de Saint-Étienne ont lancé une exposition virtuelle destinée à présenter les messages laissés par les Stéphanois sur la place de l'Hôtel de Ville après les attentats de janvier 2015 à Paris. Cette exposition inédite (seules deux autres villes françaises - Toulouse et Rennes - ont mené une telle initiative) est visible à cette adresse.

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Une sixième saison de tissage musical

MUSIQUES | Le 27 septembre, le FIL lancera sa sixième saison d'activités musicales. Pour l'occasion, la salle recevra entre autres le célèbre Dj roi de la basse, Uzul, et vernira l’exposition "Fabrique à musique(s)" se déroulant dans les Archives municipales de Saint-Etienne.

Nicolas Bros | Jeudi 22 août 2013

Une sixième saison de tissage musical

Déjà six années que le FIL a pris place sur la carte des salles de spectacles stéphanoises. Pour le lancement de cette nouvelle saison 2013/2014, la Limace (groupement d'associations gérant le lieu) a prévu un double événement. Tout d'abord la présence de trois djs et artistes parmi lesquels se trouve l'un des créateurs du célèbre groupe d'electro-dub lyonnais Kaly Live Dub, Uzul. Adepte de grosses basses bien grasses, Stéphane Bernard, de son vrai nom, a décidé il y a quelques années de se lancer avec son propre projet d'une drum'n'bass plus lente et dark, s'apparentant sans le savoir au dubstep. Et le succès ne s'est pas fait attendre. Avec des maxis et des titres tels que Revolt, Rumble Inna Station ou Ruffneg, le "machiniste" de Kaly Live Dub a réussi à percer en solo. Désormais il chauffe à blanc et retourne les dancefloors à travers la monde avec un son digne des plus grandes productions anglaises. Et s'il fallait encore démontré sa légitimité sur la scène dubstep internationale (où les Français sont peu présents), il suffit de regarder de plus près les noms de Djs qui ont remixé certains de ses titres. Sur la liste apparaît notamment un certain

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De long en large

ARTS | “Go away, stop stop stop“ telles clament les prescriptions de Florence Bruyas à l'audacieux qui intenterait aux fragiles édifices dédiés à l'Espace Intérieur. En contre pied, citadin, noir, l'abandon se déploie dans les photographies de Patrice Barrier.

Marc Chassaubene | Dimanche 3 février 2013

De long en large

L'Atelier du Coin oppose les travaux de Florence Bruyas sculpteur céramiste, qui questionne l'espace intérieur, à ceux de Patrice Barrier photographe, qui explore l' espace urbain en friche, en une série de clichés où s'insinue la catastrophe. Prenant le parti de la rupture, Patrice Barrier aime à se couper de la réalité pour faire ses photos. Noires, elles sont animées par une pâte autonome et décalée qui accentue leur froideur. Elles représentent l'abandon manifeste qui émane de ces lieux laissés pour compte. C'est cette réalité en friche, d'où l'humain est absent, qui sert de cadre pour la fiction. Un cadre qui permet d'envisager la ville selon des variations imaginaires. D'où une narration à peine esquissée, ce qui laisse ainsi le spectateur libre de projeter et de continuer l'histoire. On erre comme une ombre dans une atmosphère atrabilaire, témoin anonyme d'une réalité anonyme. L'effet recherché est de privilégier le ressenti, la mélancolie pèse comme un rideau par delà les masses des édifices abandonnés. Mais paradoxalement ces modules peuvent être lus comme autant de refuges contre la désuétude et l'abando

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