Caméléon

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Photo : © Jazz-Rhone-Alpes.com



Expo textile et Bowie's Cube


Château du Jarez 11 rue Benoit Oriol Saint-Chamond
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Grand entretien | À 42 ans, Mohamed Naitl ‘Khadir est le responsable culture au Chambon-Feugerolles depuis 2013. Mais il s’implique plus largement dans la vie culturelle ligérienne avec notamment un poste de co-président de l’association Loire en Scène. Nous avons voulu prendre avec lui le pouls du secteur culturel alors que les spectacles et la vie culturelle en présence du public reprennent progressivement.

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Quel est votre parcours ? Je suis un pur produit du Chambon-Feugerolles, né là-bas. Concernant mes études, j’ai suivi un cursus de droit à la fac de Jean Monnet à Saint-Etienne. En parallèle de mes cours, je gravitais autour de l’école de musique, en participant à l’organisation d’événements musicaux. C’est là qu’est née ma vocation pour le secteur culturel. J’avais même créé avec quelques amis une structure de deejaying. En parallèle, je suis tombé sur une opportunité d’emploi-jeune au Chambon-Feugerolles en 2000. Je fais partie de cette génération qui a pu bénéficier de ce dispositif. C’était déjà un poste dans le secteur culturel ? Oui, mais j’avais auparavant postulé à un emploi-jeune afin de redynamiser la vie économique locale. Malgré un très bon entretien, je n’avais pas été retenu. Mais Stéphane Frécon, le directeur de la culture de l’époque au Chambon et qui faisait alors partie du jury, avait gardé mon CV. Six mois après, il m’a rappelé et m’a proposé un poste. J’ai tout de suite accepté. Stéphane m’a mis le pied à l’étrier et c’est là que tout a commencé pour moi. Deux ans après mon arrivée, j’ai ensuite

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Let’s dance

De la Loire à Paris | Présentée pour la première fois en 2018 à l’occasion du Rhino Jazz(s), l’exposition-hommage Bowie Odyssée avait reçu plus de 3 000 visiteurs. C’est (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Let’s dance

Présentée pour la première fois en 2018 à l’occasion du Rhino Jazz(s), l’exposition-hommage Bowie Odyssée avait reçu plus de 3 000 visiteurs. C’est maintenant au tour du public parisien de découvrir cet accrochage qui célèbre cinquante riches années de fan mania. Ludovic Chazalon (programmateur du festival à deux cornes) a notamment réuni les collections privées de deux fans absolus de David Bowie, Jean-Charles Gauthier et Yves Garde. Plus de 1 000 objets rares sont présentés : affiches, photos, pochettes de disques, documents et raretés, produits de merchandising, PLV… Autant d’éléments qui permettent de décrypter les univers visuels et musicaux de l’artiste iconique disparu en 2016. Bowie Odyssée, du 29 octobre 2020 au 10 janvier 2021, Le Palace à Paris

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Contact

Cirque | La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 5 février 2020

Contact

La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous plonger dans un univers en constante transformation fait de In Tarsi, mot d'artisan utilisé en marqueterie pour désigner l'art délicat d'assembler de minuscules fragments. Fragments de vie, avec ses rencontres, ses contacts, ses incompréhensions, ses complicités et ses moments de solitude, qui renvoient à une expérience humaine connue de tous. Sur une piste circulaire et multigéométrique, 13 praticables en bois, un mât chinois, une corde à sauter, autant d'agrès pour construire, transformer, aligner, superposer, basculer. Quatre circassiens à l'énergie débordante, se livrent, à un rythme endiablé, à un exercice de haute voltige où cirque et danse se mêlent à un humour plein de tendresse. De portés acrobatiques en sauts sur trampoline et escalades de mât chinois, ils créent un cirque en perpétuel mouvement qui les rassemble, les disperse, les réunit à nouveau, composant une mosaïque d'exploits comme le ferait un kaléidoscope mettant en lumière la grandeur de la rencontre et la constante transformation des sentiments et de

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Des Oreilles affûtées

Festival chanson | Depuis 1991, le festival Les Oreilles en Pointe fait vibrer dans la vallée de l'Ondaine - mais pas seulement - les sonorités francophones d'où qu'elles viennent. L'édition 2019 du festival se recentre sur cinq soirées hautes en couleurs !

Nicolas Bros | Lundi 24 juin 2019

Des Oreilles affûtées

Il en existe de nombreux festivals destinés à la chanson en France. Parmi ceux-là, Les Oreilles en Pointe possèdent une saveur un peu particulière. Est-ce sa configuration étendue sur la vallée de l'Ondaine et au-delà ? Serait-ce à cause des choix artistiques orientés chanson francophone très large – notamment vers des régions souvent peu mises en valeur dans l'Hexagone telles que l'Acadie... ? Difficile à dire mais toujours est-il que le festival existe désormais depuis 1991 et donne chaque année à écouter des découvertes et des valeurs sûres s'enchaînant dans un mois de novembre où la tendance va plutôt au confinement à domicile... Miossec, Barcella mais aussi les premières nations du Grand Nord Canadien Comme chaque année, le festival propose sa liste de jolis noms et de têtes d'affiches. Cette année, citons le retour du Breton Christophe Miossec (qui a sorti son onzième album studio en 2018 intitulé Les Rescapés), le poète sautillant Barcella et l'éternel Renan Luce. Au rayon des découvertes, Alexandre Castillon (lauréat du tremplin des Polysons de Montbrison en 2018) et la "folkeuse" suissesse Meimuna devraient régaler les spectateurs.

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Entrez dans le Clan

Expo textile | La designeuse et artiste textile Jeanne Goutelle propose Clan à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Entrez dans le Clan

La designeuse et artiste textile Jeanne Goutelle propose Clan à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds. Construite en parallèle des expérimentations des étudiants du lycée des métiers de la mode Adrien Testud, cette expo inédite propose la découverte de pièces uniques de tissages, broderies ou nœuds. L'artiste resserre ainsi les liens et fait un admirable écho à la thématique de la Biennale design autour de la création d'un terrain d'entente. « Le projet Clan s'inspire de l'histoire du tartan, étoffe de laine portée par les Écossais sous forme de kilt, explique l'artiste par communiqué. Ce tissu à carreaux représente grâce à sa combinaison de couleurs un clan, une famille. » Alors poussez la porte et entrez dans la famille. Clan de Jeanne Goutelle, jusqu'au 31 mai à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds

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Clap de fin pour "Bowie Odyssée"

Expo Bowie | Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) (...)

Niko Rodamel | Lundi 15 octobre 2018

Clap de fin pour

Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) accueillait son 3000e visiteur. Une fréquentation qui dépasse toutes les espérances des instigateurs de l'opération, lesquels avaient ouvert au public les portes du bâtiment 234 neuf jours plus tôt, seulement. Les riches collections de Jean-Charles Gautier et Yves Gardes, les photographies de Mick Rock, un apport de la Discothèque et Documentation de Radio France ainsi que les rencontres et conférences pilotées par Eric Tandy (commissaire de l'exposition) ont remporté un vrai succès sous la houlette de l'équipe du Rhino, Ludovic Chazalon en tête, épaulé par Astrid Bailo de la société 17a7.

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Tout Bowie

Exposition unique | L'exploration de la sphère Bowie se poursuit pour la deuxième année au Rhino Jazz(s) Festival. Outre deux créations mondiales au Fil et à l'Opéra, une exposition de plus de 600 pièces inédites autour du chanteur anglais est proposée dans les bâtiments H, derrière la Cité du design.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Tout Bowie

Affiches, disques, pochettes, photos et tirages exclusifs... la liste des objets à l'effigie de David Bowie est longue, très longue dans l'exposition Bowie Odyssée. Encadrée par le journaliste Éric Tandy, cette présentation est une plongée extraordinaire dans l'univers du chanteur britannique par le biais de pièces rares, encore jamais montrées au public. Permise grâce aux prêts des collectionneurs Jean-Claude Gautier et Yves Gardes, cette exploration imaginée par les organisateurs du Rhino Jazz(s) pour illustrer la deuxième partie de leur Bowie's Project laisse rêveur. Retranscrire l'humanité du personnage Sur près de 2 500 m² s'étaleront 25 caissons avec plus de 600 pièces retraçant de manière chronologique l'évolution de la carrière du Thin White Duke, mais également 42 tirages originaux du photographe Mick Rock (en vente sur place), un juke-box et 120 pochettes inédites proposées par Radio France... « Le but de l'exposition est de retranscrire l'humanité du personnage et de recréer les atmosphères de ses albums, explique Éric Tandy. Nous avions assez de matière pour faire vivre chaque album de Bowie entre les arti

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Plongée en eaux troubles

SCENES | Librement inspiré de Moby Dick, l’Ombre de la Baleine nous plonge dans les méandres des rapports familiaux observés à travers l’œil de l’enfant. Seul en scène - (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 septembre 2018

Plongée en eaux troubles

Librement inspiré de Moby Dick, l’Ombre de la Baleine nous plonge dans les méandres des rapports familiaux observés à travers l’œil de l’enfant. Seul en scène - ou presque - Mikaël Chirinian incarne les différents membres d’une même famille confrontée à l’irruption de la folie et de la violence d’un des leurs. Un récit personnel qui touche pourtant, avec humour et délicatesse, à tout ce qu’il y a de plus universel. L’Ombre de la Baleine, le 14 décembre à 20h30 à l’espace Albert Camus au Chambon-Feugerolles

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Bowie revient

Jazz | Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Bowie revient

Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de Daniel Yvinec. Après un volet acoustique où l’on retrouvera notamment la chanteuse Sandra Nkaké (le 4 octobre au Fil), le volet symphonique rassemblera quant à lui un casting de luxe avec le pianiste Eric Legnini et le trompettiste Erik Truffaz, les chanteuses Ala.Ni et Krystle Warren, mais aussi l’ensemble OSE ! dirigé par Daniel Kawka. Énorme ! Bowie Symphonic, samedi 6 octobre à 20h, Opéra de Saint-Étienne, dans le cadre du Rhino Jazz(s)

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Les enfants du rock

Expo photos | L’hommage du Rhino Jazz(s) à David Bowie ne s’arrêtera pas à cette chouette brochette de concerts que nous promet le festival à deux cornes. La Médiathèque Louise (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Les enfants du rock

L’hommage du Rhino Jazz(s) à David Bowie ne s’arrêtera pas à cette chouette brochette de concerts que nous promet le festival à deux cornes. La Médiathèque Louise Labé de Saint-Chamond accueille une collection unique d’images saisies par le photographe Philippe Auliac, une exposition qui donne à voir l’univers du rock dans lequel ont baigné Bowie et ses amis. Auliac est un habile chasseur d’images, journaliste, conférencier, réalisateur et compagnon de route de Bowie. On redécouvre ici les plus grandes figures du genre, sur une quarantaine de clichés dont beaucoup sont inédits : Mick Jagger, Paul, McCartney, Iggy Pop, Lou Reed ou Bob Dylan aux côtés de l’icône aux yeux vairons. Autant de grandes gueules qui en plus d’avoir marqué de leur empreinte le paysage culturel mondial par leur génie musical, ont été aussi, pour la plupart, des catalyseurs de changement de la société, par leur implication voire leur engagement dans les mouvements qui ont agité leur époque. L’exposition de Philippe Auliac a voyagé de Milan et à Londres en passant par Paris et Marseille, c’est donc une chance de pouvoir la parcourir près chez nous. Let’s go ! Bowie & Friends de

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Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Interview | Lambé An Dro, Emma, L'Apologie... Autant de titres qui évoque forcément l'un des plus grands groupes de rock français et bretons de la fin du 20ème siècle. Matmatah a fait un grand retour en 2017 avec un album énergique et pure : Plates Coutures. Avant son passage aux Oreilles en Pointe, le bassiste de ce groupe de scène, Eric Digoire a répondu à quelques questions sur le pourquoi de ce retour qui bat le rythme à plates coutures.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Comment êtes-vous "revenus aux affaires" avec Matmatah ? Eric Digaire : Nous nous sommes arrêtés en 2008 après une petite tournée. Nous avons eu notre groupe d'ados attardés. Au bout d'un moment, il y avait quelques distensions humaines avec un des membres du groupe et l'impression de commencer à nous essouffler. De ce fait, avant de manquer de sincérité envers le public, nous avons décidé d'arrêter. Chacun a pris un chemin différent. Petit à petit, nous avons perdu l'habitude de nous voir, jusqu'à n'avoir plus aucun contact pendant 4 ans avec Stan (chanteur et guitariste du groupe). Mais quand on a vécu une expérience humaine aussi forte, au moment où l'on se retrouve, ça repart comme si rien ne s'était arrêté... Nous avons refait un peu de scène. Nous avions également en projet de créer une compilation balayant toutes les époques du groupe. Nous avons travaillé sur la partie visuelle de ce disque et nous sommes rendus compte que nous avions deux titres inédits sous la main que nous n'avions jamais enregistrés. Nous avons proposé à Emmanuel Baroux, guitariste, de rejoindre le groupe. Cela a donné Antaology fin 2014. Et nous n

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Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Projet Bowie "We Could Be Heroes" | Pour monter le projet We Could be Heroes, hommage à David Bowie, l'équipe du Rhino Jazz(s) a fait appel à Daniel Yvinec (ex-Orchestre National de Jazz). Il se positionne comme le directeur artistique d'une série de concerts uniques avec notamment la présence de 4 musiciens (Donny Mc Caslin aux saxophones, Jason Lindner aux claviers, Mark Guiliana à la batterie et Tim Lefebvre à la basse) ayant participé au dernier album de la star anglaise : Blackstar. Explications avec l'intéressé.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Quel est votre rôle dans ce projet ? Daniel Yvinec : Mon rôle est d'être un producteur au sens artistique du terme. L'intitulé exact est directeur artistique. L'idée de rendre hommage à Bowie est venue du Rhino Jazz(s) il y a 4 ans, bien avant la disparition de David Bowie. Ils ont fait appel à moi au moment où se posait la question de « comment rendre cet hommage ». J'ai été très touché qu'ils pensent à moi pour ce projet. Nous avons réfléchi ensemble aux musiciens qui pourraient se prêter le mieux à cet exercice délicat. Ludovic Chazalon (Ndlr : programmateur du festival) avait déjà en tête l'Imperial Quartet et le Possible(s) Quartet. Aussi, connaissant une partie des musiciens du dernier album de Bowie, Blackstar, je possédais un contact un peu privilégié avec eux et il était logique de leur proposer de s'impliquer. Dans les deux projets de concerts, la manière de travailler n'est pas exactement la même. Pour l'Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, nous leur avons suggéré une liste de morceaux de Bowie sur lesquels ils ont réagi. Nous travaillons petit à petit avec eux. J'apporte un regard extérieur sur la musi

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Beau oui comme Bowie

Panorama Jazz 17/18 | Sous la direction musicale de Daniel Yvinec, le Rhino Jazz(s) festival propose avec We could be heroes un hommage appuyé au regretté David (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Beau oui comme Bowie

Sous la direction musicale de Daniel Yvinec, le Rhino Jazz(s) festival propose avec We could be heroes un hommage appuyé au regretté David Bowie, à travers une série de concerts prouvant que la force gravitationnelle du rockeur atteint tout aussi bien les musiciens de jazz. Le volet 2017 du projet met en œuvre deux groupes français, l’Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, ainsi que, le samedi 21 octobre au Fil, The Band From David Bowie’s Blackstar : la dream team de l’album-testament de la star. Rien que du lourd ! Hommage à David Bowie, plusieurs dates pendant le Rhino Jazz(s) Festival

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Youn Sun Nah et un hommage à Bowie au Rhino

Festival jazz | Le Rhino Jazz(s) fête ses 39 ans cette année. Un premier nom, Youn Sun Nah et une série de concerts en hommage à Bowie ont été annoncés.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mai 2017

Youn Sun Nah et un hommage à Bowie au Rhino

Comme chaque année, le Rhino Jazz(s) propose environ une cinquantaine de concerts, se répartissant de Saint-Étienne à Lyon, en passant par Vienne, Roanne ou encore Saint-Chamond... Pour sa 39e édition, Le Rhino Jazz(s) a d'ores et déjà lâché quelques noms dans sa programmation. Le premier n'est autre que la chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah, qui revient au festival 14 ans après son premier passage dans l'église de Pavezin. À l'époque, elle n'était encore qu'une jeune artiste émergente, une découverte pour qui le festival avait eu un coup de coeur et le nez creux. Aujourd'hui, c'est en star que la chanteuse reviendra faire vibrer ses cordes vocales à l'Opéra de Saint-Étienne le 5 octobre. Les "héros" du festival Un autre événement viendra rythmer le Rhino Jazz(s) cette année : la série de concerts We could be heroes consacrée à la musique du regretté David Bowie. Sous la houlette de Daniel Yvinec (ex-Orchestre national de jazz - ONJ) à la direction artistique, plusieurs événements ponctueront le mois d'octob

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Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Rencontre | L'auteure-compositrice-interprète Émily Loizeau est revenue en 2016 avec un projet très intime : Mona. Un dyptique avec une pièce de théâtre mais aussi un album magnifique qu'elle présente avec ses cinq musiciens sur scène pour les Oreilles en Pointe. Au Chambon-Feugerolles, elle apportera lumière, espoir et humanisme à travers ses textes et sa musique enjôleurs.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Mona est un projet basé sur une création de théâtre musical ? Oui, tout à fait. Je suis allée toquer à la porte du 104 à Paris (ndlr : grand lieu de création et de production) pour cette création. Je ne savais pas encore de quoi j'allais parler. J'avais écrit cette histoire deux ans auparavant comme une nouvelle. Mais je ne pensais pas particulièrement à l'adapter pour la scène. J'avais simplement envie d'écrire autrement pour mon prochain album, par exemple créer une bande originale de film. Mais j'avais aussi envie de remettre un pied dans le théâtre. Du coup, écrire une pièce, un spectacle pour lequel je devais écrire une musique était la solution. Je voulais que la démarche d'écriture de ce nouvel album soit de servir une histoire, une narration et une scénographie. Qu'une chanson serve une émotion, éclaire une situation, se mette en retrait, ... qu'elle permette à un personnage de s'exprimer autrement qu'en parlant, que des passages instrumentaux qui puissent transporter l'émotion. Et puis, j'ai décidé d'adapter Mona, cette histoire que j'avais déjà écrite, tout en la transformant pour la scène. J'ai commencé à écri

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Sous nos pas danse le monde

SCENES | «C'est le destin» entend-on parfois dire. Eternelle question de la liberté et du déterminisme. Le petit Noureev, né dans un train, était-il prédestiné à devenir (...)

Monique Bonnefond | Mardi 1 mars 2016

Sous nos pas danse le monde

«C'est le destin» entend-on parfois dire. Eternelle question de la liberté et du déterminisme. Le petit Noureev, né dans un train, était-il prédestiné à devenir le plus grand danseur du monde ? Sous nos pas explore ce thème du chemin, des parcours de vie, des traces que nous portons, de nos déterminismes, familiaux, sociaux-culturels... L'idée du chemin était déjà dans la tête de Catherine André Traoré. Un déclic s'était produit devant une œuvre de l'artiste anglais Richard Long : Winter Slate Line; un chemin fait de lauzes qui tintent dans ses souvenirs et qui a inspiré une ébauche de travail chorégraphique en mai 2013, à l'occasion de sa participation au festival 1, 2, 3, dansez. Une longue gestation enrichie du travail au Sénégal a abouti à Sous nos pas, oeuvre à laquelle les "danseurs-enfants" ont participé activement. «Nous sommes ce que nous laissons derrière nous» explique Carolyn Carlson. Nul doute que la naissance de cette première création laissera une trace dans le parcours de vie des participants et derrière eux, bien au-delà de nos régions. Monique Bonnefond Sous nos Pas, samedi 5 mars à 20h30 à l'Espace

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Claquettes forgées

SCENES | Le mot "claquettes" fait presque invariablement surgir l'image de Fred Astaire et Ginger Rogers dans Top Hat, de Gene Kelly dans Singing in the rain (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 janvier 2016

Claquettes forgées

Le mot "claquettes" fait presque invariablement surgir l'image de Fred Astaire et Ginger Rogers dans Top Hat, de Gene Kelly dans Singing in the rain ou de Grégory Hines descendant en claquetant un immense escalier dans The Duke Ellington Sophisticated Ladies. Ces danseurs de claquettes entrés au panthéon de la danse sont tous américains, on le sait. D'ailleurs, ne parle-t-on pas de claquettes américaines ? Les Français seraient-ils incapables de s'illustrer dans cette discipline ? Vincent Pausanias, chorégraphe et metteur en scène, passionné de claquettes, a créé Tap Factory, un spectacle où cette discipline est à un très haut niveau. Il s'est entouré pour cela de danseurs confirmés tels que Gilles Guénat, champion du monde. Mais ce qui fait l'originalité et le succès de ce projet, c'est que l'expérience créative accumulée par Vincent Pausanias, lui a permis d'intégrer d'autres disciplines dans ce spectacle : danses urbaines, acrobaties au sol et aériennes ainsi que des percussions. Cela donne un spectacle très original où le rythme est roi et qui plus est, se déroule dans un cadre parfaitement adapté à ce mix artistique, à savoir une usine, l

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CharlÉlie Couture : «J'ai le sentiment d'avoir été un peu mis à l'écart»

MUSIQUES | Avec "I m M o r t e l", CharlÉlie Couture a sorti à la rentrée 2014 son dix-neuvième disque studio. Une épreuve où, pour la première fois, il a confié les clefs de sa réalisation à un autre artiste, à savoir Benjamin Biolay. Un peu boudé par les médias français, le dandy blues-rock, à qui l'on doit notamment le célèbre "Comme un avion sans aile", vient en ce mois de juillet faire résonner sa voix nasillarde si particulière à la Forge dans le cadre de l'Estival de la Bâtie. Propos recueillis par NB.

Nicolas Bros | Jeudi 18 juin 2015

CharlÉlie Couture : «J'ai le sentiment d'avoir été un peu mis à l'écart»

Comment est intervenu Benjamin Biolay sur I m M o r t e l ? Benjamin Biolay s'est occupé de la réalisation de l'album. Comme un metteur en scène va travailler sur un scénario existant, il a apporté une couleur particulière à l'album, sa patte. C'était une nouveauté pour moi. J'ai été ravi de faire cette expérience du fait de la complicité avec Benjamin. Sur les vingt disques que j'ai faits, c'est vraiment la première fois que je « laisse les clefs » à quelqu'un. Je suis ravi du résultat. Est-ce que votre live a évolué depuis le début de la tournée I m M o r t e l ? En fait, je suis sans cesse en train d'expérimenter différentes formules. Hier soir, j'étais par exemple en concert à Harlem en duo avec Karim (NDLR : Karim Attoumane, guitariste complice de longue date de CharlÉlie Couture), deux jours auparavant j'étais en quartet à Alphabet City dans un club avec deux musiciens américains en plus ave

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La Forge, entre passé et avenir

CONNAITRE | En 2006, le Chambon-Feugerolles inaugure une salle de spectacle « moderne », La Forge, fruit de la rénovation d’un ancien bâtiment de l’usine (...)

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

La Forge, entre passé et avenir

En 2006, le Chambon-Feugerolles inaugure une salle de spectacle « moderne », La Forge, fruit de la rénovation d’un ancien bâtiment de l’usine des Platanes (datant de 1867) appartenant à la Compagnie des Forges et Aciéries Jacques Claudinon et Cie. Cette usine métallurgique a été la plus importante de la commune pendant plus d’un siècle. Elle représentait 10 hectares d’ateliers où l’on produisait des canons, des enclumes, des outils d’agriculture, des étaux etc. Jusqu’à 1800 ouvriers y ont œuvré durant la 1ère Guerre mondiale. En 1964, l’usine Georges Claudinon ferme. Le site est démoli sauf cet atelier de mécanique qui devient propriété de la ville en 1984 pour être transformé en salle de spectacle. En 1999, la commune lance la réhabilitation du lieu pour en faire une salle dédiée aux musiques actuelles. Le bâtiment garde alors son caractère industriel, témoin d’un passé métallurgique. En 2007 la Fédération française du bâtiment décerne un « Ruban du Patrimoine » au Chambon-Feugerolles pour la réussite de cette réhabilitation. La Forge aujourd’hui marque l’une des deux entrées de la ville. FB La

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Bowie Movie

ARTS | Pour celles et ceux qui n'auront pas la chance de se rendre à l'expo "David Bowie is", à la Philarmonie de Paris depuis le 3 mars dernier, il reste une (...)

Nicolas Bros | Vendredi 6 mars 2015

Bowie Movie

Pour celles et ceux qui n'auront pas la chance de se rendre à l'expo "David Bowie is", à la Philarmonie de Paris depuis le 3 mars dernier, il reste une occasion de la découvrir sans bouger de Saint-Étienne. Le jeudi 12 mars, une séance est organisée au cinéma L'Alhambra (ex-Gaumont) le jeudi 12 mars à 20h, pendant laquelle le documentaire réalisé par Hamish Hamilton sera projeté. Ce film est une visite filmée de l’expo, actuellement à Paris, est qui fut un grand succès au Victoria & Albert Museum (V&A) de Londres. L'occasion de (re)découvrir l'univers si particulier de l'icône Bowie à travers ses costumes de scène psychédéliques et farfelus, ses manuscrits, ses carnets de notes et autres objets uniques, racontés par ses proches et autres invités.

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Rewind again

MUSIQUES | Rewind est un artiste passionné. Ce beatboxer aime aller au-delà des carcans et des étiquettes en créant des travaux musicaux inédits. Après Bach in the Days, il est de retour en 2014 avec Numéric Limbo, un projet mêlant musique, vidéos et arts numériques. N.B.

Nicolas Bros | Mardi 4 février 2014

Rewind again

Attaché à ses racines, Rewind est un artiste dynamique. Passionné de culture au sens large, il aime repousser les frontières. En 2010, il lançait sur scène son projet Bach In the Days où le beatboxer rencontrait un pianiste classique. Avec ce spectacle il a écumé les scènes pendant trois ans en France mais aussi au Mexique et même en Libye. En ce début d'année 2014, Willy Amarat aka Rewind est reparti à la conquête d'un nouveau territoire musical. "Bach in the Days a été un projet très enrichissant, explique Rewind. J'ai été moi-même du début à la fin, authentique. Je suis quelqu'un de trop entier. Je ne suis pas capable de faire semblant. J'ai eu de bons retours mais au bout d'un moment, la formule à deux n'avait plus assez de dynamique pour répondre à des sollicitations artistiques plus importantes." Après une expérience avec le GRM (Groupe de Recherches Musicales) à Paris, Rewind se lance alors dans la conception d'un projet entre la musique, les arts numériques et la vidéo. Passer à un stade supérieur Après avoir structuré son approche du métier, Rewind a fait le pari de créer une équipe. "Le projet Numeric Limbo est un projet hip hop élect

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Oxmo Puccino : "Je suis fier que le rap vive encore !"

MUSIQUES | Oxmo Puccino, c'est le rap français taille patron. Lyriciste de grand talent, le "Black Jacques Brel" comme on le surnomme, a su transcender sa musique jusqu'à la porter aux frontières du jazz tout en conservant une aura dans le monde du hip hop, pas toujours facile à satisfaire. Rencontre avec un grand monsieur avant son passage au Chambon-Feugerolles samedi 9 novembre. Propos Recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Dimanche 22 septembre 2013

Oxmo Puccino :

Petit Bulletin : Pourriez-vous décrire en quelques mots ce que vous souhaitez transmettre à travers votre musique ? Oxmo Puccino : C'est une excellente question, très compliquée de répondre à cela. Transmettre des émotions, partager, échanger, réfléchir sur les mots, jouer avec pour rendre les choses plus belles. Vous avez évolué au cours de votre carrière du rap "classique" vers d'autres sphères musicales, pourquoi ce choix de repousser les frontières ? Il ne s'agit pas de quelque chose de réfléchi. C'est un sillon que je creuse, parfois je me trompe, parfois je désarçonne le public. Je

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Les Tropiques clairs-obscurs de Maissiat

MUSIQUES | Attention, concert garanti cent pour cent chargé en émotions. Maissiat, auteur-compositeur-interprète originaire de Lyon, a convaincu en ce début d'année avec (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 août 2013

Les Tropiques clairs-obscurs de Maissiat

Attention, concert garanti cent pour cent chargé en émotions. Maissiat, auteur-compositeur-interprète originaire de Lyon, a convaincu en ce début d'année avec son premier album solo Tropiques, contenant dix plages de haute volée. Mettant en mots fins et délicats nos petites vies fragiles et leurs tourments, Maissiat se charge de nous transporter avec elle dans de voyages oniriques, en délivrant ses œuvres issues de multiples inspirations. Accompagnée de son piano, elle n'hésite pas à aborder des thèmes tels que la séparation (dans le titre Trésor), les regrets (Jour de Chance) et même des questions aussi dures que la mort (Le Départ). On pense ainsi facilement à des artistes tels que Bashung faisant partie de ses références éclairées et assumées. Côté musical, Amandine Maissiat a bien évolué depuis ses débuts. En effet, elle se place désormais à des années lumières du côté rock qu'elle avait laissé s'exprimer avec les autres filles de son ancien groupe Subway. Aujourd'hui, elle s'exprime seule et sublime ses textes au moyen d'arrangements pouvant parfois rappeler le travail de compositeurs de musique classique. Elle aime d'ailleurs rappeler l'

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