Serial colleur

Collage | Le tatoueur et plasticien Anthony Roux ouvrira l’année 2018 sur le MUR stéphanois avec l’explosion de couleurs d’une nouvelle création originale.

Niko Rodamel | Mercredi 3 janvier 2018

Photo : © Anthony Roux


Depuis l'ouverture en 2016 de Karavan Tatoo, son atypique salon de tatouage, Anthony Roux s'est très vite fait un nom et une réputation dans le milieu des tatoueurs régionaux. Mais avant de dessiner sous l'épiderme de ses clients, ce solide gaillard était d'abord un plasticien aussi doué que prolifique. Cette passion pour l'art contemporain, il la partage d'ailleurs avec sa femme Marcelline, avec qui il invite d'autres artistes à venir exposer au 2 rue des Martyrs de Vingré, au premier étage de cette étonnante bâtisse, on dirait du Gaudi, La Martre de France. Et bien que son salon ne désemplisse pas, le tatoueur parvient à garder un peu de temps pour cette autre corde à son arc : collecter, redessiner, découper, assembler, composer puis coller les ingrédients savamment choisis qui peuplent au final ses créations chamarrées. L'univers d'Anthony se faufile entre street art, BD, réclames façon pop art, avec une patte bien à lui, dans une tendance pop-flashy-underground autoproclamée, puisant une partie de son inspiration dans ses voyages ou séjours en Amérique du Sud, Inde et Afrique. A bientôt quarante balais, l'artiste s'émerveille encore des couleurs du monde, sans fausse naïveté cependant : ses jungles urbaines sont souvent peuplées d'hommes révoltés contre l'oppression ou engagés contre l'oubli. Outre sa participation aux récentes éditions de l'exposition collective Solid'Art, le plasticien a exposé ses travaux en divers lieux stéphanois depuis 2010, dans la Serre des beaux-arts, chez l'encadreur Philippe Durand, aux Pères Peinards, au Chok Théâtre, au Fil ou encore sur les murs de la galerie Isabelle Poli.

Shiva et compagnie

Comme pour célébrer la nouvelle année, Anthony collera début janvier une toute nouvelle création sur l'ancien panneau publicitaire de la rue du Frère Maras, à l'invitation de l'association Le MUR. Succédant à l'Américain Jordan Seiler et à l'Espagnol Ampparito, c'est au tour du Stéphanois de s'y coller, en maxi format panoramique, dans ce bout de rue coincé entre le Brussel's Corner et l'entrée sud du parking des Ursules. « Un collage de trois mètres par huit mètres, c'est une première pour moi, je n'ai jamais travaillé en aussi grand format ! » Pour l'occasion, l'artiste semble revenir à ses premières amours, puisant dans le decorum iconographique du sous-continent indien. « L'ensemble peut paraître graphiquement très pop au premier regard, mais il faut savoir lire entre les lignes pour dénicher les messages dans les détails ». Cette nouvelle œuvre s'inscrit complètement dans la continuité du travail d'Anthony : généreusement colorée, truffé de petits clins d'oeil subversifs, sans jamais vraiment s'éloigner de l'univers du tatouage, avec ce quasi perpétuel foisonnement de symboles malicieusement détournés. Entre Shiva et ses icônes se glissent des bombes, derrière les fleurs et les oiseaux multicolores se cachent des têtes de mort. Les pistes se brouillent, quelque part entre l'Inde et l'Amérique latine, l'ésotérisme, le social et le politique. Pour autant, un support de vingt-quatre mètres carrés induit forcément quelques contraintes techniques. Anthony explique. « Étant données la taille finale du collage et la minutie de ma composition, j'ai tout d'abord créé l'œuvre originale dans des proportions plus raisonnables, plus je l'ai scannée pour enfin la faire imprimer. » Une œuvre singulière et éphémère à découvrir avant recouvrement.

Anthony Roux, à partir du 5 janvier, 2 Rue du Frère Maras à Saint-Étienne


Anthony Roux


Le Mur Rue du Frère Maras Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Lamarche à suivre

Au Mur | Le plasticien Maxime Lamarche marque son passage sur le MUR stéphanois avec une photographie inédite, visible durant tout le mois d’octobre.

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

Lamarche à suivre

Natif du Doubs et Stéphanois d’adoption, Maxime Lamarche prend enfin son tour sur le MUR, à l’invitation du binôme stéphanois Ella & Pitr. Après une formation en génie mécanique à Montbéliard puis un cursus à L’école Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon dont il sortira diplômé en 2012, l’artiste dévoilait ses premières créations lors de la Biennale design de Saint-Étienne en 2014. L’œuvre de Maxime est notamment traversée par la récupération et la transformation de véhicules. « Ce sont la plupart du temps des objets symboliques de la société des loisirs, tombés en désuétude : motos, bateaux et automobiles sont pour moi une matière qui ouvre un vaste champ des possibles. » Échafaudant les formes de demain à partir de celles du monde d'hier, l’artiste donne ainsi naissance à des sculptures hybrides en recherche d’équilibre, questionnant au passage notre finitude. Le Texas de Burgos Le collage du MUR d’octobre est une photographie réalisée par l’artiste en 2018. « J’ai pris cette photo à Sargente de la Lora, près de Burgos en Espagne. On y découvre un puit de pétrole à l’arrêt, car l’exploitation pétrolière s’est terminée en 2017 aprè

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Bagnoles

Dans la street | Modulable, Urbain et Réactif, le MUR stéphanois accueille un collage de l'artiste multiforme Camille Ayme qui utilise la photographie sous des formes (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Bagnoles

Modulable, Urbain et Réactif, le MUR stéphanois accueille un collage de l'artiste multiforme Camille Ayme qui utilise la photographie sous des formes variées. Camille s'est notamment interrogée sur les composantes de la ville moderne et le thème de la mobilité, portant une attention particulière aux systèmes créés par et pour la voiture. Camille Ayme, du 7 mars au 3 avril, Le MUR, rue du Frère Maras à Saint-Étienne

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Brodeurs in arms

Collage | L’artiste montreuilloise Anaïs Beaulieu marque de son empreinte le M.U.R. stéphanois avec un collage inédit. La brodeuse se nourrit de son histoire (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

Brodeurs in arms

L’artiste montreuilloise Anaïs Beaulieu marque de son empreinte le M.U.R. stéphanois avec un collage inédit. La brodeuse se nourrit de son histoire familiale, de sa formation aux Arts Décoratifs de Limoges et de ses voyages pour se réapproprier et détourner les codes du fait-main propres à l’artisanat ou à l’art populaire. Anaïs Beaulieu, du 7 décembre au 4 janvier, sur Le MUR à Saint-Étienne

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Paf le chien !

Art de rue | Née sur les rives du lac de Côme en Italie, Domizia Tosatto a étudié à l'Académie des beaux-arts de Brera, à Milan, avant de poursuivre sa formation dans la (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Paf le chien !

Née sur les rives du lac de Côme en Italie, Domizia Tosatto a étudié à l'Académie des beaux-arts de Brera, à Milan, avant de poursuivre sa formation dans la capitale française de la BD, Angoulème. Elle y obtiendra son Master en bande dessinée, au sein de l’École européenne supérieure de l’image. Installée depuis à Saint Étienne, l'artiste a notamment dessiné pour le journal Hors Ligne et révélé ses talents d'improvisatrice aux côtés de l’illustrateur-graveur-vidéaste Baptiste Deyrail, avec qui elle a pris part à quelques très appréciés concerts dessinés sur les notes du vibraphoniste Denis Kracht. Ne s'interdisant aucun médium, Domizia a également coréalisé plusieurs courts-métrages, produits par Les 87 Revanchards dont le Ciné Shaman est installé à Saint-Joseph. Sur le MUR de la rue du Frère Maras, Domizia collera une figure canine en lien avec le livre qu'elle sort ce même mois aux éditions ION. Le Manuel des Caniches est un petit manuel illustré qui traite ironiquement des animaux de compagnie, plus précisément du toilettage des toutous frisés, menant une réflexion autour de l’animalité et de son altération par l’homme. Domizia Tosatto, du 5 octobre au 2 no

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Transparences

Dans la street | Suite à un jeu de chaises musicales sans grande incidence sur la qualité des œuvres proposées chaque mois au bas de la rue du Frère Maras, le collage de David (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Transparences

Suite à un jeu de chaises musicales sans grande incidence sur la qualité des œuvres proposées chaque mois au bas de la rue du Frère Maras, le collage de David Von Bahr annoncé pour le MUR du mois de juin sera finalement remplacé par celui de l'artiste allemand Jan Kolata. Représenté (tout comme Ella & Pitr) par la galerie parisienne Le Feuvre & Roze, Jan Kolata vit et travaille à Düsseldorf, où il a d'ailleurs accompli sa formation académique dans les années soixante-dix au sein de l'Ecole des Beaux Arts. Le peintre a partagé sa vie entre création et transmission puisque dès 1991 il devenait professeur à Dortmund et conférencier dans le monde entier. A soixante-dix ans, Kolata reste profondément animé par son amour pour la matière, notamment l'acrylique, qu'il verse aléatoirement sur la toile posée au sol avant d'en travailler les couches à l'aide de différents outils, raclettes, pinceaux, chiffons, éponges... Sa peinture est ainsi faite d'un jeu de transparences où le mouvement et les couleurs insufflent à chaque oeuvre une vibration toute particulière. Jan Kolata, du 7 juin au 5 juillet, Le Mur, rue du Frère Maras à Saint-Étienne

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Trucks

ARTS | Lou Amoros ne tergiverse pas avec le réel : elle s’inspire des gens et des objets qui l'entourent et les met en scène dans le décor de son quotidien, au (...)

Niko Rodamel | Vendredi 5 avril 2019

Trucks

Lou Amoros ne tergiverse pas avec le réel : elle s’inspire des gens et des objets qui l'entourent et les met en scène dans le décor de son quotidien, au croisement des rues ou des routes qu’elle emprunte au gré de ses circonvolutions. Naissent ainsi des séries de dessins. Il sera cette fois-ci question de camions… Lou Amoros, du 5 avril au 2 mai, Le MUR, rue du Frère Maras à Saint-Étienne

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Murs murs

Street | Nous l'avions rencontré à l'automne 2017 pour retracer son parcours personnel avec, en filigrane, l'aventure des éditions Jarjille. Porté par le succès (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Murs murs

Nous l'avions rencontré à l'automne 2017 pour retracer son parcours personnel avec, en filigrane, l'aventure des éditions Jarjille. Porté par le succès de Love Story à l'iranienne (avec Jane Deuxard), Deloupy était alors en plein bouclage de deux nouveaux albums, Algériennes (Marabulles) et Pour la peau (Decourt). Depuis, notre fécond illustrateur a notamment participé au quatrième numéro de Pandora, le classieux pavé-magazine des éditions Casterman. En acceptant l'appel du MUR, le dessinateur stéphanois relève le défi de passer des petites cases de la BD au maxi format de cet ancien panneau publicitaire : vingt-quatre mètres carrés de surface à couvrir en mode panoramique, en bas de la rue du Frère Maras. Mais il en faut bien davantage pour effrayer l'auteur des Faussaires. Chaque premier vendredi du mois, c'est un peu la surprise, l'artiste dévoile son collage en direct, avec l'appui logistique des papiers peintres Ella et Pitr, sous le regard imbibé des étudiants abonnés à la terrasse du BXL. Zac Deloupy ouvre ainsi l'année 2019 avec, sur le MUR de janvier, une œuvre réalisée en famille ! Making of Dans un pr

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Stéréoscopique

Collage | Peintre d’origine méridionale formé aux Beaux-Arts de Paris puis finalement installé à Lyon, Jérémy Liron répond à l’invitation d’Ella & Pitr pour son tout (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Stéréoscopique

Peintre d’origine méridionale formé aux Beaux-Arts de Paris puis finalement installé à Lyon, Jérémy Liron répond à l’invitation d’Ella & Pitr pour son tout premier collage one-shot sur le MUR stéphanois, loin du cadre habituel des galeries, musées ou centres d’arts dans lesquels il expose habituellement son travail. « La singularité de la proposition m’a incité à répondre positivement car le changement de contexte est à la fois intéressant et motivant. » Les dimensions hors normes du support (3m x 8m) et le caractère éphémère de l’œuvre ont conduit l’artiste à préparer une impression papier qui sera ensuite collée sur le M.U.R. « Il s’agit d’un paysage typique de mon univers où la végétation est traitée de manière presque abstraite et où percent des formes blanches évoquant des architectures modernes. » Le peintre a ensuite recadré puis dupliqué la scène à la manière des stéréoscopes, ces appareils de la fin du XIXème siècle qui offraient des vues en relief. Prolongeant ses recherches sur la série Paysages qui l’occupe depuis près de quinze ans, Jérémy a pensé le panneau comme une fenêtre qui en pleine rue s’ouvrirait vers un ailleurs, comme un sou

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Papier peint

Collage | Plus habitué à travailler sur de petits formats, Philippe Durand relève le défi en acceptant de s'attaquer au MUR de la rue du Frère Maras. Le (...)

Niko Rodamel | Mercredi 6 juin 2018

Papier peint

Plus habitué à travailler sur de petits formats, Philippe Durand relève le défi en acceptant de s'attaquer au MUR de la rue du Frère Maras. Le flegmatique encadreur stéphanois assemble papiers peints dépareillés qu'il récupère de-ci de-là et parsème de petits collages malicieux tirés de ses archives personnelles. On retrouvera bien sûr son papier fétiche, issu de vieux rouleaux d'imprimerie, avec les iconiques casques ailés des Gauloises bleues, vestiges d'une époque où les paquets de clopes ne ressemblaient pas encore à des affiches de films gores ! Attachant personnage, artiste discret et artisan aux mains d'or depuis trente à Saint-Étienne, Philippe accueille généreusement chaque année une riche programmation d'expositions sur la mezzanine de son atelier. Plus rares sont les occasions d'apprécier ses propres créations... Collage de Philippe Durand, jusqu'au 6 juillet sur Le MUR à Saint-Étienne

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Lignes brisées

Street art | Le duo d'artistes néerlandais Graphic Surgery s’affiche à Saint-Étienne sur le M.U.R., rue du Frère Maras, ainsi que sur le panneau (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Lignes brisées

Le duo d'artistes néerlandais Graphic Surgery s’affiche à Saint-Étienne sur le M.U.R., rue du Frère Maras, ainsi que sur le panneau extérieur du Fil, boulevard Thiers. Tous deux nés en 1978, Gysbert Zijlstra et Erris Huigens ont défini ensemble une approche très personnelle du street art, s'inspirant du paysage industriel ou urbain, en particulier du caractère strictement fonctionnel des structures en acier, des échafaudages et des grues de construction. Le binôme se dit esthétiquement fasciné par le caractère temporaire de ces chantiers qui dégagent une beauté très subjective. Symbole quasi universel de la transformation des villes, la grue s’impose comme l'élément clé d’un vocabulaire visuel qui tente de définir la chirurgie graphique qui sans cesse modifie la physionomie de nos cités. Gysbert et Erris détricotent puis réorganisent les lignes et les espaces jusqu’à obtenir des formes abstraites pures, quadrilatères, losanges et trapèzes, avec une prédilection pour le noir et le blanc. Graphic Surgery, du 6 avril au 4 mai, sur le M.U.R. rue des Frères Maras et sur le M.U.R. du FIL

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L'art pour améliorer la santé publique

GUIDE URBAIN | Initiative inédite, le projet d'art participatif "Santé Publique", lancé par l'association Le M.U.R. et l'artiste américain Jordan Seiler, va prendre la forme d'une semaine d'affichage de 75 créations de Stéphanoises et Stéphanois sur des panneaux publicitaires municipaux. Ces détournements et appropriations des "sucettes" publicitaires seront visibles du 22 au 28 novembre.

Nicolas Bros | Jeudi 16 novembre 2017

L'art pour améliorer la santé publique

« On peut appeler cela de l'art participatif, mais nous préférons caractériser ce projet comme une véritable action sociale avec le vecteur de l'art permettant l'expression de la population. » Voilà comment Marlène Mendes de l'association Le M.U.R. réagit lorsque l'on évoque avec elle le projet Santé Publique, mené avec l'artiste américain Jordan Seiler. Après un appel à participations lancé en juin 2017, la structure artistique stéphanoise, connue pour ses collages de très nombreux artistes sur un panneau de pub géant aux Ursules (ainsi qu'un espace sur les murs du FIL), et l'artiste new-yorkais ont retenu 75 oeuvres créées par des habitantes et des habitants de Saint-Étienne aux profils très différents. « Nous avons obtenu une longue liste d'inscrits pour cette opération provenant de tous les quartiers avec des âges différents, explique Marlène Mendes. Au cours de deux sessions de travail dans l'amicale de Tardy avec Jordan Seiler, les habitants ont pu travailler leur création avec 3 consignes, à savoir que l'oeuvre doit comporter une photo noir & blanc, une forme colorée et un mot. Il n'y avait cependant pas de thème imposé. » Pannea

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À poil !

ARTS | Férus d’art contemporain, Anthony et Marcelline Roux accueillent une nouvelle exposition dans leur cabinet de tatouage, Karavan Tattoo, (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 octobre 2017

À poil !

Férus d’art contemporain, Anthony et Marcelline Roux accueillent une nouvelle exposition dans leur cabinet de tatouage, Karavan Tattoo, installé au premier étage de La Martre de France, bâtiment qui doit son nom au magasin de fourrure qu’il occupa jadis. Et sur ce point on peut dire que les artistes Hesse & Romier sont tombés pile-poil au bon endroit ! Cécile Hesse et Gaël Romier vivent et travaillent ensemble depuis 1998, entre Suisse et Auvergne, exposant régulièrement leurs photographies, installations et objets. Avec Barbarians, les deux artistes explorent la frontière étroite entre humanité et animalité dans des mises en scènes minutieuses. Fourrures, velours, ceintures de cuir, escarpins, perruques et coquillages suggèrent une forme de barbarie silencieuse dans un étonnant bestiaire des corps, donnant à voir des images muettes dont le silence est finalement assourdissant, comme un hurlement contenu. Hesse & Romier cultivent un esthétisme qui suture mystère et humour grinçant dans un univers un poil provoc mais toujours classieux, où la mise en scène des matières et des objets est taillée au scalpel, sans bavure ni hasard. Barbarians

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Collé au MUR

Street art | Basé à Milan, l’artiste Fra Biancoshock s’est petit à petit taillé une place de choix dans le foisonnant monde du street art, multipliant (...)

Niko Rodamel | Mercredi 1 mars 2017

Collé au MUR

Basé à Milan, l’artiste Fra Biancoshock s’est petit à petit taillé une place de choix dans le foisonnant monde du street art, multipliant détournements urbains et performances. Poétiquement subversif, Fra manie un humour très imaginatif avec toutefois de nombreuses références aux icônes pop qu’il réinterprète dans un esprit malicieusement satirique. L’artiste italien fait partie de ces créateurs de l’éphémère, avec la production dans l’espace d’œuvres public dont l’existence demeure très brève, qui ne doivent leur immortalité qu’à la photographie et à une diffusion plus ou moins maîtrisée sur les réseaux sociaux. Une façon d’interroger notre société qui regarde sans doute davantage les écrans et plus rarement la rue. Sur l’invitation d’Ella et Pitr qui gèrent depuis 2013 la programmation du MUR stéphanois, Fra Biancoshok viendra coller une oeuvre-surprise sur les vingt-quatre mètres carrés de cet ancien espace publicitaire. Le vernissage-collage aura lieu le vendredi 3 mars aux alentours de 18h, rue du Frère Maras à Saint-Étienne.

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Des images dans les images

ARTS | Karavan Tatoo connaît un joli succès depuis son ouverture début 2016 et le maître des lieux, le très sympathique Anthony Roux, a déjà pris l'habitude d'ouvrir son (...)

Niko Rodamel | Mercredi 30 novembre 2016

Des images dans les images

Karavan Tatoo connaît un joli succès depuis son ouverture début 2016 et le maître des lieux, le très sympathique Anthony Roux, a déjà pris l'habitude d'ouvrir son salon de tatouage aux artistes avec qui il partage un certain esthétisme. Sans doute davantage connu pour ses photos de spectacle à l'Opéra, Cyrille Cauvet présente ici une série très personnelle, mettant en œuvre un procédé atypique. L'artiste affirme en effet ne pas être tout à fait un photographe de portrait ou de reportage : « Je ne photographie pas directement le sujet car je travaille avec des images imprimées sur transparents, des miroirs, du verre, des projections d'images. C'est un long cheminement pour scruter l'épaisseur du vivant. » Cyrille met en jeu un ensemble de reflets, de franges, de stries, sous lesquelles apparaissent des formes parfois diffuses, des fruits, mais aussi des crânes réalisés à partir de moulages. Un univers fantasmagorique à découvrir jusqu'au 14 décembre chez Karavan Tatoo, 2 rue des Martyrs de Vingré à Saint-Étienne.

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VILX au pied du MUR

ARTS | Après le superbe rhino de Philippe Baudelocque, Le MUR (« un collage par mois pour la santé publique » rue du Frère Maras à Saint-Etienne) offre en (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

VILX au pied du MUR

Après le superbe rhino de Philippe Baudelocque, Le MUR (« un collage par mois pour la santé publique » rue du Frère Maras à Saint-Etienne) offre en octobre son panneau de 8 mètres x 3 mètres au graffeur et illustrateur VILX. L'artiste a pour habitude de déformer ses personnages anthropomorphes jusqu’à créer des êtres délirants. VILX, du 7 octobre au 4 novembre, Le MUR à Saint-Étienne, rue du Frère Maras

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Le MUR de tous les possibles

GUIDE URBAIN | Il vous est sûrement arrivé de passer vers les Ursules et de voir un panneau publicitaire pas vraiment comme les autres, où trône une oeuvre d'art. C'est à l'association Le MUR que vous devez cet étonnement salvateur. Depuis l'été 2013, chaque mois un artiste vient "coller" une oeuvre sur un panneau de pub rue des Frères Maras. Nouveauté de la saison 16/17, vous pourrez aussi retrouver des collages du côté du Fil.

Nicolas Bros | Vendredi 2 septembre 2016

Le MUR de tous les possibles

Le street art a pris un tournant depuis plusieurs années, entrant dans les galeries (avec les montants de transactions exhorbitants qui vont avec...), se faisant ainsi moins "irrévérencieux". Mais cela n'empêche aucunement la véracité, la qualité et la diversité de l'offre. De nombreux street artistes émergent et s'imposent surtout commes des artistes à part entière. Si des institutions ouvrent leurs portes pour certaines pièces de street art, il faut souvent le courage et l'opiniâtreté d'organisations d'autres nature afin de mettre en avant cette forme d'art. C'est le cas avec le M.U.R.. Mouvement né en 2007 du côté de Paris, le M.U.R., pour Modulable Urbain Réactif, a fait depuis des petits un peu de partout et notamment une "antenne" à Saint-Etienne depuis l'été 2013. À l'initiative des Stéphanois Ella & Pitr, cette association dispose d'un panneau de trois mètres par huit, adossé au parking des Ursules, dans la rue du Frère Maras, où chaque mois vient "coller" un artiste. Depuis trois ans, l'association a vu défilé de nombreux artistes venant apposer une oeuvre sur cet espace plan. Au Fil du MUR Pour le lancement de la saison 16/17, c'est d'abord le

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