Murs murs

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Photo : © Niko Rodamel


Nous l'avions rencontré à l'automne 2017 pour retracer son parcours personnel avec, en filigrane, l'aventure des éditions Jarjille. Porté par le succès de Love Story à l'iranienne (avec Jane Deuxard), Deloupy était alors en plein bouclage de deux nouveaux albums, Algériennes (Marabulles) et Pour la peau (Decourt). Depuis, notre fécond illustrateur a notamment participé au quatrième numéro de Pandora, le classieux pavé-magazine des éditions Casterman. En acceptant l'appel du MUR, le dessinateur stéphanois relève le défi de passer des petites cases de la BD au maxi format de cet ancien panneau publicitaire : vingt-quatre mètres carrés de surface à couvrir en mode panoramique, en bas de la rue du Frère Maras. Mais il en faut bien davantage pour effrayer l'auteur des Faussaires. Chaque premier vendredi du mois, c'est un peu la surprise, l'artiste dévoile son collage en direct, avec l'appui logistique des papiers peintres Ella et Pitr, sous le regard imbibé des étudiants abonnés à la terrasse du BXL. Zac Deloupy ouvre ainsi l'année 2019 avec, sur le MUR de janvier, une œuvre réalisée en famille !

Making of

Dans un premier temps il avait envisagé de travailler seul, mais devant l'intérêt que ses grands enfants portent au street-art Deloupy a décidé de les associer dans la conception et surtout dans la réalisation du collage. Il faut dire qu'en plus les vacances de Noël tombaient à pic... « Je leur ai soumis plusieurs idées et nous avons finalement opté pour quelque chose autour de #MeToo, une thématique assez parlante pour les deux ados qu'ils sont ! J'ai alors proposé un crayonné, à l'échelle, avec une composition qui permettait de travailler à trois. Eux aussi ont crayonné une partie du dessin, sur le format final. » L'équipe a travaillé sur le format du mur (soit 8m x 3m) divisé en cinq feuilles assemblées au moment du collage, non sans quelques difficultés puisque le plus grand format sur lequel le dessinateur a eu à plancher jusqu'ici en BD est un format raisin de 60cm x 80cm ! « Nous avons utilisé crayons, pinceaux et peintures, puis quelques marqueurs pour les finitions... Là, aussi, nous avons découvert la difficulté de l'entreprise : la réalisation a pris 3 jours complets, mais c'est une expérience incomparable. » L'œuvre collective est finalement signée Zac Deloupy, Mathis (17 ans) et Maïa (15 ans), avec la complicité d'Aurélien (17 ans), qui est venu les aider une demi-journée.

Zac Deloupy, du 4 janvier au 1er février, sur Le M.U.R. de Saint-Étienne (rue des Frères Maras)


Zac Deloupy


Le Mur Rue du Frère Maras Saint-Étienne
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Lamarche à suivre

Au Mur | Le plasticien Maxime Lamarche marque son passage sur le MUR stéphanois avec une photographie inédite, visible durant tout le mois d’octobre.

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Natif du Doubs et Stéphanois d’adoption, Maxime Lamarche prend enfin son tour sur le MUR, à l’invitation du binôme stéphanois Ella & Pitr. Après une formation en génie mécanique à Montbéliard puis un cursus à L’école Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon dont il sortira diplômé en 2012, l’artiste dévoilait ses premières créations lors de la Biennale design de Saint-Étienne en 2014. L’œuvre de Maxime est notamment traversée par la récupération et la transformation de véhicules. « Ce sont la plupart du temps des objets symboliques de la société des loisirs, tombés en désuétude : motos, bateaux et automobiles sont pour moi une matière qui ouvre un vaste champ des possibles. » Échafaudant les formes de demain à partir de celles du monde d'hier, l’artiste donne ainsi naissance à des sculptures hybrides en recherche d’équilibre, questionnant au passage notre finitude. Le Texas de Burgos Le collage du MUR d’octobre est une photographie réalisée par l’artiste en 2018. « J’ai pris cette photo à Sargente de la Lora, près de Burgos en Espagne. On y découvre un puit de pétrole à l’arrêt, car l’exploitation pétrolière s’est terminée en 2017 aprè

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Mets de l’huile

Expo | Connu pour les illustrations qui marquent de sa patte chaque album des Tit’Nassels depuis les débuts du groupe roannais, Aurélien Durier n’en est (...)

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Connu pour les illustrations qui marquent de sa patte chaque album des Tit’Nassels depuis les débuts du groupe roannais, Aurélien Durier n’en est pas moins un peintre sensible et talentueux à découvrir. Au gré des toiles se répondent portraits et autoportraits, dévoilant avec pudeur des visages et des corps habités d’une poésie intime et mystérieuse à la fois. L’artiste maîtrise toute la vibrance et la profondeur de la peinture à l’huile, insufflant à ses tableaux une mélancolie intranquille qui sert parfaitement cette galerie de personnages troublants. Aurélien Durier, du 16 au 24 octobre au Château de Beaulieu à Riorges

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Scènes | A l’invitation du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, une quinzaine de compagnies de théâtre se sont retrouvées en Avignon, pour le festival auquel quelques-unes d’entre elles prenaient part. L’occasion de dresser ensemble un état des lieux et de se projeter dans la nouvelle saison.

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Depuis Jean Dasté, Saint-Étienne demeure une ville de théâtre, mais chaque été Avignon en est la Mecque incontestable. Après l’annulation du festival l’an passé, l’édition 2021 était pour les artistes celle de la résistance. Pour sa 75ème édition dans la cour d’honneur du Palais des Papes, la programmation officielle (45 pièces et 300 levés de rideau) intronisait notamment Tiago Rodrigues, lequel mettait en scène Isabelle Huppert dans La Cerisaie de Tchekhov et prendra la place d’Olivier Py en 2023 à la tête de l’institution. Côté OFF, les dédales de la cité papale accueillaient cette année pas moins de 1070 spectacles, joués par 752 compagnies françaises et 66 compagnies étrangères, présentés dans 116 lieux du 7 au 31 juillet. Des chiffres impressionnants, pourtant en légère baisse. Pour les compagnies stéphanoises, jouer en Avignon représente tout autant un passage obligé qu’une vitrine à ne pas négliger, avec son effet tremplin, son bouche-à-oreille et surtout la présence de très nombreux programmateurs venus faire leur marché pour plusieurs saisons à venir. Cet été, quelques-unes d’entre elles prenaient part au OFF, à l’image de l’ensemble Cappella Forens

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Histoires délivrées

Littérature ado | C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

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C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son premier festival entièrement dédié à la littérature ado. Vendredi 2 et samedi 3 juillet, Livreurs d'histoires réunira dix auteurs dont les œuvres s'adressent aux 12/18 ans. Parmi ceux-là, Clémentine Beauvais (marraine de cette première), Élise Fontenaille, Myriam Gallot, Jean-Claude Mourlevat - dont nous avons tiré le portrait ce mois -, Zac Deloupy ou encore Jhon Rachid & Léni Malki. À noter que ces deux jours seront également ponctués de plusieurs animations telles que des ateliers Tik Tok (avis aux non-initiés...), coaching vocal et d'écriture mais aussi un concert avec le rappeur Djemin et une adaptation dansée par le Ballet 21 de l'ouvrage Décomposée de Clémentine Beauvais. Festi

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Théma : Si loin, si proches

ECRANS | L’époque et la géographie les oppose, mais les protagonistes de Vers la bataille et de Si le vent tombe ont beaucoup en commun. À commencer par le fait d’être des Français temporairement expatriés et irrésistiblement attirés par le souffle de la guerre…

Vincent Raymond | Mercredi 2 juin 2021

Théma : Si loin, si proches

La Guerre et ce qui s’ensuivit, écrivait Aragon. Quelle que soit l’âge du conflit, le déroulement sur le terrain est identique : les corps des belligérants (et des malheureux civils au mauvais endroit, au mauvais moment) finissent hachés par une pluie de boue et de mitraille, après avoir été laminés par l’angoisse d’être touchés. La raison commanderait de fuir à tout prix ces zones de haut péril, mais la raison, on la connaît, a parfois les siennes, hors de toute logique. Pour Louis dans Vers la bataille de Aurélien Vernhes-Lermusiaux, c’est d’aller photographier au plus près l’Expédition du Mexique de 1861 (et sa déroute) à la demande de l’armée française, histoire oublier la mort de son fis. Pour Alain dans Si le vent tombe de Nora Martirosyan, c’est d’aller observer de ses yeux cette ligne de front ayant justifié sa venue au Haut-Karabagh pour inspecter un aéroport afin de lui donner l’autorisation d’ouvrir ; cette même ligne de front exigeant que le rapport soit défavorables pour

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Une belle édition

Publications locales | Ils sont 10 éditeurs stéphanois à donner rendez-vous aux lecteurs au bas de la rue de la République pour quelques idées cadeaux bienvenues. Des mots, des pages, (...)

Nicolas Bros | Lundi 14 décembre 2020

Une belle édition

Ils sont 10 éditeurs stéphanois à donner rendez-vous aux lecteurs au bas de la rue de la République pour quelques idées cadeaux bienvenues. Des mots, des pages, des dessins... Tout cela voltige entre romans, essais, BD, livres d'art ou fanzines, le tout bien de chez nous. L'occasion par exemple de se laisser tenter par l'émotion transportée par la BD Somaliland sous la plume du journaliste Clément Goutelle chez Jarjille Editions ou bien par un polar frissonnant des Editions du Caïman. Il y en a pour tous les goûts ! Noël des éditeurs stéphanois, du 18 au 23 décembre (14h/19h) au 6 rue de la République à Saint-Étienne Avec Jarjille, Sous le Sceau du Tabellion, Abribus éditions, Editions du Caïman, Le Réalgar, Editions du Joyeux Pendu, Abatos, Olifanzine, Limax et Collectif Eina

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Petit pays

CONNAITRE | Elle a connu la dictature, la terreur, la guerre, l’exil, puis, le retour au pays. Elle, c’est Sahra Halgan, figure emblématique de la (...)

Cerise Rochet | Mercredi 14 octobre 2020

Petit pays

Elle a connu la dictature, la terreur, la guerre, l’exil, puis, le retour au pays. Elle, c’est Sahra Halgan, figure emblématique de la résistance somalilandaise… Du nom du Somaliland, territoire marié à la hâte en 1960 à l’ancienne Somalie italienne, pour former la Somalie telle qu’elle est reconnue aujourd’hui. Née en 1969 à Hargeisa, Sahra trouve son bonheur presque par hasard, en proposant à un groupe de musiciens de chanter avec eux. Mais déjà, la dictature, les pas de la police politique et les exécutions arbitraires grondent. Un jour, il faut fuir. Dans le camp de réfugiés où elle s’est installée, Sahra soigne les blessés et les malades. Et puis elle chante. Pour réconforter ceux qui ont mal… Mais bientôt, pour les inciter à se battre, plutôt qu’à attendre la mort. Quelques années plus tard, après la sécession du Somaliland et le début de la guerre civile, Sahra fuit, une nouvelle fois, jusqu’en France, où elle devient la belle voix de la diaspora somalilandaise. Sa poignante histoire et celle de son petit pays, indépendant depuis 1991 mais toujours non reconnu par la communauté internationale, se retrouve aujourd’hui en librairie, sous les traits de la BD Soma

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Bagnoles

Dans la street | Modulable, Urbain et Réactif, le MUR stéphanois accueille un collage de l'artiste multiforme Camille Ayme qui utilise la photographie sous des formes (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Bagnoles

Modulable, Urbain et Réactif, le MUR stéphanois accueille un collage de l'artiste multiforme Camille Ayme qui utilise la photographie sous des formes variées. Camille s'est notamment interrogée sur les composantes de la ville moderne et le thème de la mobilité, portant une attention particulière aux systèmes créés par et pour la voiture. Camille Ayme, du 7 mars au 3 avril, Le MUR, rue du Frère Maras à Saint-Étienne

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Brodeurs in arms

Collage | L’artiste montreuilloise Anaïs Beaulieu marque de son empreinte le M.U.R. stéphanois avec un collage inédit. La brodeuse se nourrit de son histoire (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

Brodeurs in arms

L’artiste montreuilloise Anaïs Beaulieu marque de son empreinte le M.U.R. stéphanois avec un collage inédit. La brodeuse se nourrit de son histoire familiale, de sa formation aux Arts Décoratifs de Limoges et de ses voyages pour se réapproprier et détourner les codes du fait-main propres à l’artisanat ou à l’art populaire. Anaïs Beaulieu, du 7 décembre au 4 janvier, sur Le MUR à Saint-Étienne

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Paf le chien !

Art de rue | Née sur les rives du lac de Côme en Italie, Domizia Tosatto a étudié à l'Académie des beaux-arts de Brera, à Milan, avant de poursuivre sa formation dans la (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Paf le chien !

Née sur les rives du lac de Côme en Italie, Domizia Tosatto a étudié à l'Académie des beaux-arts de Brera, à Milan, avant de poursuivre sa formation dans la capitale française de la BD, Angoulème. Elle y obtiendra son Master en bande dessinée, au sein de l’École européenne supérieure de l’image. Installée depuis à Saint Étienne, l'artiste a notamment dessiné pour le journal Hors Ligne et révélé ses talents d'improvisatrice aux côtés de l’illustrateur-graveur-vidéaste Baptiste Deyrail, avec qui elle a pris part à quelques très appréciés concerts dessinés sur les notes du vibraphoniste Denis Kracht. Ne s'interdisant aucun médium, Domizia a également coréalisé plusieurs courts-métrages, produits par Les 87 Revanchards dont le Ciné Shaman est installé à Saint-Joseph. Sur le MUR de la rue du Frère Maras, Domizia collera une figure canine en lien avec le livre qu'elle sort ce même mois aux éditions ION. Le Manuel des Caniches est un petit manuel illustré qui traite ironiquement des animaux de compagnie, plus précisément du toilettage des toutous frisés, menant une réflexion autour de l’animalité et de son altération par l’homme. Domizia Tosatto, du 5 octobre au 2 no

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"Ombres et Lumières" : Souffle et soupirs

ECRANS | de Olivier Nolin (Fr., 1h21) avec Maïalen Eyherabi de, Laurent Muzy, Diane Prost…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Trois contes mêlant l’amour et la passion ; trois histoires à la lisière entre le rêve et la folie, où la beauté des corps est cause des bien des égarements… L’alléchante promesse de musiques signées Pontecorvo, Morricone, Prodominès ou Armand Amar peut légitimement susciter le désir du spectateur de découvrir ce film à sketches, dont l’affiche — outre les noms précités — assène de nouveaux arguments. Jouant sur l’esthétique érotique d’une beauté nonchalamment étendue sur sa couche, à peine vêtue d’une chemise, elle incite à la curiosité l’amateur… d’estampes, disons. Il sera déçu, et pas seulement par la composante plastique de la chose, peuplée de nymphes hésitant entre la pose d’atelier et celle pour salle de bains. Quand le son n’est pas défaillant — un souffle carabiné parasite le premier segment, qui a dû se passer de sondier, de mixage ou des deux —, ce sont des effets appuyés et un jeu outrés qui confèrent au film un amateurisme grandiloquent. On peut ne pas le voir.

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Transparences

Dans la street | Suite à un jeu de chaises musicales sans grande incidence sur la qualité des œuvres proposées chaque mois au bas de la rue du Frère Maras, le collage de David (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Transparences

Suite à un jeu de chaises musicales sans grande incidence sur la qualité des œuvres proposées chaque mois au bas de la rue du Frère Maras, le collage de David Von Bahr annoncé pour le MUR du mois de juin sera finalement remplacé par celui de l'artiste allemand Jan Kolata. Représenté (tout comme Ella & Pitr) par la galerie parisienne Le Feuvre & Roze, Jan Kolata vit et travaille à Düsseldorf, où il a d'ailleurs accompli sa formation académique dans les années soixante-dix au sein de l'Ecole des Beaux Arts. Le peintre a partagé sa vie entre création et transmission puisque dès 1991 il devenait professeur à Dortmund et conférencier dans le monde entier. A soixante-dix ans, Kolata reste profondément animé par son amour pour la matière, notamment l'acrylique, qu'il verse aléatoirement sur la toile posée au sol avant d'en travailler les couches à l'aide de différents outils, raclettes, pinceaux, chiffons, éponges... Sa peinture est ainsi faite d'un jeu de transparences où le mouvement et les couleurs insufflent à chaque oeuvre une vibration toute particulière. Jan Kolata, du 7 juin au 5 juillet, Le Mur, rue du Frère Maras à Saint-Étienne

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Trucks

ARTS | Lou Amoros ne tergiverse pas avec le réel : elle s’inspire des gens et des objets qui l'entourent et les met en scène dans le décor de son quotidien, au (...)

Niko Rodamel | Vendredi 5 avril 2019

Trucks

Lou Amoros ne tergiverse pas avec le réel : elle s’inspire des gens et des objets qui l'entourent et les met en scène dans le décor de son quotidien, au croisement des rues ou des routes qu’elle emprunte au gré de ses circonvolutions. Naissent ainsi des séries de dessins. Il sera cette fois-ci question de camions… Lou Amoros, du 5 avril au 2 mai, Le MUR, rue du Frère Maras à Saint-Étienne

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Stéréoscopique

Collage | Peintre d’origine méridionale formé aux Beaux-Arts de Paris puis finalement installé à Lyon, Jérémy Liron répond à l’invitation d’Ella & Pitr pour son tout (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Stéréoscopique

Peintre d’origine méridionale formé aux Beaux-Arts de Paris puis finalement installé à Lyon, Jérémy Liron répond à l’invitation d’Ella & Pitr pour son tout premier collage one-shot sur le MUR stéphanois, loin du cadre habituel des galeries, musées ou centres d’arts dans lesquels il expose habituellement son travail. « La singularité de la proposition m’a incité à répondre positivement car le changement de contexte est à la fois intéressant et motivant. » Les dimensions hors normes du support (3m x 8m) et le caractère éphémère de l’œuvre ont conduit l’artiste à préparer une impression papier qui sera ensuite collée sur le M.U.R. « Il s’agit d’un paysage typique de mon univers où la végétation est traitée de manière presque abstraite et où percent des formes blanches évoquant des architectures modernes. » Le peintre a ensuite recadré puis dupliqué la scène à la manière des stéréoscopes, ces appareils de la fin du XIXème siècle qui offraient des vues en relief. Prolongeant ses recherches sur la série Paysages qui l’occupe depuis près de quinze ans, Jérémy a pensé le panneau comme une fenêtre qui en pleine rue s’ouvrirait vers un ailleurs, comme un sou

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Papier peint

Collage | Plus habitué à travailler sur de petits formats, Philippe Durand relève le défi en acceptant de s'attaquer au MUR de la rue du Frère Maras. Le (...)

Niko Rodamel | Mercredi 6 juin 2018

Papier peint

Plus habitué à travailler sur de petits formats, Philippe Durand relève le défi en acceptant de s'attaquer au MUR de la rue du Frère Maras. Le flegmatique encadreur stéphanois assemble papiers peints dépareillés qu'il récupère de-ci de-là et parsème de petits collages malicieux tirés de ses archives personnelles. On retrouvera bien sûr son papier fétiche, issu de vieux rouleaux d'imprimerie, avec les iconiques casques ailés des Gauloises bleues, vestiges d'une époque où les paquets de clopes ne ressemblaient pas encore à des affiches de films gores ! Attachant personnage, artiste discret et artisan aux mains d'or depuis trente à Saint-Étienne, Philippe accueille généreusement chaque année une riche programmation d'expositions sur la mezzanine de son atelier. Plus rares sont les occasions d'apprécier ses propres créations... Collage de Philippe Durand, jusqu'au 6 juillet sur Le MUR à Saint-Étienne

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Lignes brisées

Street art | Le duo d'artistes néerlandais Graphic Surgery s’affiche à Saint-Étienne sur le M.U.R., rue du Frère Maras, ainsi que sur le panneau (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Lignes brisées

Le duo d'artistes néerlandais Graphic Surgery s’affiche à Saint-Étienne sur le M.U.R., rue du Frère Maras, ainsi que sur le panneau extérieur du Fil, boulevard Thiers. Tous deux nés en 1978, Gysbert Zijlstra et Erris Huigens ont défini ensemble une approche très personnelle du street art, s'inspirant du paysage industriel ou urbain, en particulier du caractère strictement fonctionnel des structures en acier, des échafaudages et des grues de construction. Le binôme se dit esthétiquement fasciné par le caractère temporaire de ces chantiers qui dégagent une beauté très subjective. Symbole quasi universel de la transformation des villes, la grue s’impose comme l'élément clé d’un vocabulaire visuel qui tente de définir la chirurgie graphique qui sans cesse modifie la physionomie de nos cités. Gysbert et Erris détricotent puis réorganisent les lignes et les espaces jusqu’à obtenir des formes abstraites pures, quadrilatères, losanges et trapèzes, avec une prédilection pour le noir et le blanc. Graphic Surgery, du 6 avril au 4 mai, sur le M.U.R. rue des Frères Maras et sur le M.U.R. du FIL

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Serial colleur

Collage | Le tatoueur et plasticien Anthony Roux ouvrira l’année 2018 sur le MUR stéphanois avec l’explosion de couleurs d’une nouvelle création originale.

Niko Rodamel | Mercredi 3 janvier 2018

Serial colleur

Depuis l'ouverture en 2016 de Karavan Tatoo, son atypique salon de tatouage, Anthony Roux s'est très vite fait un nom et une réputation dans le milieu des tatoueurs régionaux. Mais avant de dessiner sous l'épiderme de ses clients, ce solide gaillard était d'abord un plasticien aussi doué que prolifique. Cette passion pour l'art contemporain, il la partage d'ailleurs avec sa femme Marcelline, avec qui il invite d'autres artistes à venir exposer au 2 rue des Martyrs de Vingré, au premier étage de cette étonnante bâtisse, on dirait du Gaudi, La Martre de France. Et bien que son salon ne désemplisse pas, le tatoueur parvient à garder un peu de temps pour cette autre corde à son arc : collecter, redessiner, découper, assembler, composer puis coller les ingrédients savamment choisis qui peuplent au final ses créations chamarrées. L'univers d'Anthony se faufile entre street art, BD, réclames façon pop art, avec une patte bien à lui, dans une tendance pop-flashy-underground autoproclamée, puisant une partie de son inspiration dans ses voyages ou séjours en Amérique du Sud, Inde et Afrique. A bientôt quarante balais, l'artiste s'émerveille encore des couleurs du monde, sa

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Collé au MUR

Street art | Basé à Milan, l’artiste Fra Biancoshock s’est petit à petit taillé une place de choix dans le foisonnant monde du street art, multipliant (...)

Niko Rodamel | Mercredi 1 mars 2017

Collé au MUR

Basé à Milan, l’artiste Fra Biancoshock s’est petit à petit taillé une place de choix dans le foisonnant monde du street art, multipliant détournements urbains et performances. Poétiquement subversif, Fra manie un humour très imaginatif avec toutefois de nombreuses références aux icônes pop qu’il réinterprète dans un esprit malicieusement satirique. L’artiste italien fait partie de ces créateurs de l’éphémère, avec la production dans l’espace d’œuvres public dont l’existence demeure très brève, qui ne doivent leur immortalité qu’à la photographie et à une diffusion plus ou moins maîtrisée sur les réseaux sociaux. Une façon d’interroger notre société qui regarde sans doute davantage les écrans et plus rarement la rue. Sur l’invitation d’Ella et Pitr qui gèrent depuis 2013 la programmation du MUR stéphanois, Fra Biancoshok viendra coller une oeuvre-surprise sur les vingt-quatre mètres carrés de cet ancien espace publicitaire. Le vernissage-collage aura lieu le vendredi 3 mars aux alentours de 18h, rue du Frère Maras à Saint-Étienne.

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VILX au pied du MUR

ARTS | Après le superbe rhino de Philippe Baudelocque, Le MUR (« un collage par mois pour la santé publique » rue du Frère Maras à Saint-Etienne) offre en (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

VILX au pied du MUR

Après le superbe rhino de Philippe Baudelocque, Le MUR (« un collage par mois pour la santé publique » rue du Frère Maras à Saint-Etienne) offre en octobre son panneau de 8 mètres x 3 mètres au graffeur et illustrateur VILX. L'artiste a pour habitude de déformer ses personnages anthropomorphes jusqu’à créer des êtres délirants. VILX, du 7 octobre au 4 novembre, Le MUR à Saint-Étienne, rue du Frère Maras

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Le MUR de tous les possibles

GUIDE URBAIN | Il vous est sûrement arrivé de passer vers les Ursules et de voir un panneau publicitaire pas vraiment comme les autres, où trône une oeuvre d'art. C'est à l'association Le MUR que vous devez cet étonnement salvateur. Depuis l'été 2013, chaque mois un artiste vient "coller" une oeuvre sur un panneau de pub rue des Frères Maras. Nouveauté de la saison 16/17, vous pourrez aussi retrouver des collages du côté du Fil.

Nicolas Bros | Vendredi 2 septembre 2016

Le MUR de tous les possibles

Le street art a pris un tournant depuis plusieurs années, entrant dans les galeries (avec les montants de transactions exhorbitants qui vont avec...), se faisant ainsi moins "irrévérencieux". Mais cela n'empêche aucunement la véracité, la qualité et la diversité de l'offre. De nombreux street artistes émergent et s'imposent surtout commes des artistes à part entière. Si des institutions ouvrent leurs portes pour certaines pièces de street art, il faut souvent le courage et l'opiniâtreté d'organisations d'autres nature afin de mettre en avant cette forme d'art. C'est le cas avec le M.U.R.. Mouvement né en 2007 du côté de Paris, le M.U.R., pour Modulable Urbain Réactif, a fait depuis des petits un peu de partout et notamment une "antenne" à Saint-Etienne depuis l'été 2013. À l'initiative des Stéphanois Ella & Pitr, cette association dispose d'un panneau de trois mètres par huit, adossé au parking des Ursules, dans la rue du Frère Maras, où chaque mois vient "coller" un artiste. Depuis trois ans, l'association a vu défilé de nombreux artistes venant apposer une oeuvre sur cet espace plan. Au Fil du MUR Pour le lancement de la saison 16/17, c'est d'abord le

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Laissez les murs propres

CONNAITRE | Ils ont fait ensemble un spectacle sur le graffiti et le tag, Vernissage, qui connaît un grand succès depuis ces dernières années. Ils remettent le couvert (...)

Florence Barnola | Mercredi 9 décembre 2015

Laissez les murs propres

Ils ont fait ensemble un spectacle sur le graffiti et le tag, Vernissage, qui connaît un grand succès depuis ces dernières années. Ils remettent le couvert sur le thème, en réalisant un livre de photographies. La compagnie La Quincaillerie Moderne, Pitr et Totipoten sortent un recueil de tags et graffitis répertoriés sur le blog qu’ils ont créé il y a quatre ans. « Ce blog participatif recense des tags et graffitis photographiés dans la rue par nous ou d’autres. Ce sont des tags amateurs, faits par des gens qui n’ont pas de velléités artistiques mais simplement une envie d’écrire un message sur un mur », raconte Benjamin Villemagne directeur artistique de la Quincaillerie Moderne. « On donne peu d’importance en règle générale à ce genre d’expression qui est brute. C’est l’expression de la rue. Cela nous semblait intéressant de recenser ça. C’est éphémère on capte un truc d’une époque, d’un moment. » L’ouvrage ne peut pas être exhaustif, un choix a dû s’opérer en conservant les messages ou dessins les plus absurdes, drôles, durs ou originaux : « On publie quasiment tous les jours. Il y a plus de mille cinq cent photos sur le web. La condition pour ê

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BD : Un voyage en Transsibérien

CONNAITRE | Le terme «autobiographique» pourrait caractériser ce genre de BD puisqu’il s’agit d’un récit, plus précisément sans doute d’un carnet de voyages en images et (...)

Florence Barnola | Mardi 5 mai 2015

BD : Un voyage en Transsibérien

Le terme «autobiographique» pourrait caractériser ce genre de BD puisqu’il s’agit d’un récit, plus précisément sans doute d’un carnet de voyages en images et bulles. Bettina Egger réussit à nous faire voir, entendre, goûter, respirer slave. Ce reportage dessiné met en éveil tous nos sens, nous immerge dans une ambiance particulière, le train, ainsi que celles de plusieurs territoires et cultures regroupés du continent russe. Ce périple depuis Moscou jusqu’à Vladivostok, 9 288 kilomètres, va nous promener à Kazan, Perm, Ekaterinbourg, Krasnoïarsk, le lac Baïkal, Oulan-Oude... Et à travers ces terres, ces populations, toute l’Histoire d’un immense continent ressurgit. Certains endroits sont laissés à l’abandon, d’autres ont vu les traces de la dictature éradiquées, mais aussi on découvre une nature à couper le souffle. En septembre 2013, la dessinatrice autrichienne Bettina Egger (qui vit et travaille en France) et son amie l’écrivaine Adèle David partent pour la Russie afin d’éprouver ce trajet légendaire (qui ne l’est que pour les occidentaux par ailleurs) qui va durer 6 semaines. Les deux copines ont un point commun : l’amour de la culture et de la littérature russes. En leur c

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