Synchronicité

Niko Rodamel | Mardi 8 janvier 2019

Photo : © Catherine Bernard© Maxime Pronchéry


Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions qui gravitent autour des émotions qui ont souvent précédé, presque dicté, leurs déclenchements. Au bout de quelques temps il est alors devenu évident de monter ensemble une exposition afin de partager leur dialogue artistique avec le public. Dans la salle blanche du NEC, les deux photographes confrontent ainsi leur regard avec un accrochage d'une vingtaine d'images qui témoignent d'une belle correspondance visuelle pour laquelle les seules contraintes formelles furent l'usage de la couleur et l'orientation invariablement horizontale des images. Nous avions découvert la patte photographique de Maxime Pronchéry au printemps 2016 à la galerie Garnier Des Arts avec Saint-Etienne en bandoulière, une série en noir et blanc à travers laquelle le Stéphanois livrait un regard profondément graphique, à la fois humain et très personnel, sur sa cité. Une participation à l'exposition collective Solid'Art en novembre de la même année puis un accrochage en solo au Méliès Café en février 2017 avaient ensuite permis d'apprécier son travail en couleur. Travelling égrainait alors des scènes de rues brillamment saisies lors d'un périple américain, de San Francisco à Las Vegas.

En quête d'ailleurs

La présence humaine qui habite les photos de Maxime est le plus souvent suggérée, presque susurrée. Derrière les visages floutés par une vitre, les silhouettes à contre-jour, les ombres qui s'étirent sur le sol ou encore de simples traces de pas on ressent chez cet artiste une certaine pudeur, une retenue qui laisse entrevoir une vraie sensibilité. Maxime Pronchéry est un homme aussi talentueux que discret, un photographe globe-trotter qui trace la route (la sienne) pour ensuite partager avec la plus grande sincérité la façon singulière qu'il a de capter la lumière et l'instant. Depuis quelques années le photographe multiplie les voyages en quête d'ailleurs à photographier. Il a notamment longuement parcouru la région des Balkans, la côte portugaise, la région israélo-palestinienne ou les deux rives d'Istanbul. Prochaine escale programmée : Beyrouth , à l'automne... Mais pour l'heure, du côté de Saint-Priest-en-Jarez, l'exposition Un ping-pong photographique donnera à la fois l'occasion d'apprécier les nouvelles images de Maxime et de découvrir le travail de Catherine Bernard.

Un ping-pong photographique par Catherine Bernard et Maxime Pronchéry, du 29 janvier au 22 février, le NEC à Saint-Priest-en-Jarez


Catherine Bernard + Maxime Pronchéry


Nouvel Espace Culturel (NEC) 9 rue Claudius Cottier Saint-Priest-en-Jarez
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Home made blues

Blues | Au pays du blues, le régional de l'étape Louis Mezzasoma n'a rien à envier aux maîtres du genre. Véritable one man band (le genre à chanter en faisant glisser son (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Home made blues

Au pays du blues, le régional de l'étape Louis Mezzasoma n'a rien à envier aux maîtres du genre. Véritable one man band (le genre à chanter en faisant glisser son bottleneck sur sa dobro ou sa cigar box guitar, avec un pied sur le tambourin et l'autre à la grosse caisse !), l'artisan-musicien développe un blues roots traditionnel bien senti. Avec une voix à la Jack Daniels, le conteur distille des compos subtilement introspectives qui relatent les rencontres faites au fil de ses voyages. Louis Mezzasoma, vendredi 13 septembre à 20h30, salle Jules Verne à Saint-Genest-Malifaux (dans le cadre du festival Jazz au Sommet) et vendredi 18 octobre à 20h, le NEC à Saint-Priest-en-Jarez

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Flashy

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Flashy

Depuis une douzaine d'années, l'artiste-peintre stéphanois LUMA (aka Lucas Mathevon) produit des toiles hyper colorées avec la spontanéité du street art, la trace du pinceau s'effaçant derrière les coulures des bombes de graffeur. Le plasticien se réapproprie aussi certains codes du pop art, peuplant ses œuvres de références contemporaines liées à la musique, au sport, au cinéma ou à l'univers des comics. Les couleurs jaillissantes et le trait vif insufflent à chaque tableau une vibrance esthétique très punchy. LUMA, du 30 janvier au 20 février 2020, le Nec à Saint-Priest-en-Jarez

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SolidARTitude

Vente d'oeuvres | On ne change pas une équipe qui gagne : l'association Vaincre le Cancer 42 déroule la huitième édition de Solid'Art, une généreuse expo-vente qui mobilise cette année pas moins de cinquante-sept artistes ligériens, pour la bonne cause.

Niko Rodamel | Mardi 31 octobre 2017

SolidARTitude

Depuis huit ans déjà l'association Vaincre le Cancer 42 organise, en plus de quelques concerts, sa très généreuse expo-vente annuelle baptisée Solid'Art. La manifestation vise à renforcer la lutte contre la maladie, misant sur l'altruisme des exposants et la philanthropie des acheteurs. Lors de son précédent exercice, l'association remettait un chèque dix-huit mille euros à la Fédération de Cancérologie, au CHU de Saint-Étienne. Pour sa huitième édition, Solid'Art occupera trois jours durant le bâtiment art déco de la Charité, proposant à la vente toiles, sculptures et photographies de cinquante-sept artistes (ligériens pour la plupart), sous le parrainage du plasticien Alfredo Lopez. D'origine bolivienne, le peintre se consacre entièrement à sa création depuis 2005 après une première carrière de créatif et sa renommée prend depuis quelques années une tournure internationale, exposant notamment à Paris, Bruxelles, Genève ou Miami. Alfredo aime ce segment du temps qu'est la vie, avec ses continuités et répétitions, ses extrémités. Variant les supports, il raconte des histoires du quotidien sur la toile, le plexiglas ou sur des mannequins, avec des couleurs chaudes, des formes r

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