Dans les racines des art-bres

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Le Musée d'Allard à Montbrison nous propose une plongée dans les liens qui unissent la nature et plus particulièrement les arbres et les hommes. À travers une présentation d'objets historiques, scientifiques et bien entendu artistiques, l'exposition A.R.B.R.E.S. (pour Art. Racines. Branches. Résistant. Ecologie. Séculaire) questionne cette relation entre domination et respect...

A.R.B.R.E.S., du 18 mai au 17 novembre au musée d'Allard de Montbrison


A.R.B.R.E.S

Art Racines Branches Résistant Ecologie Séculaire
Musée Jean-Baptiste d'Allard de Montbrison 13 boulevard de la Préfecture Montbrison
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Théâtre des Pénitents ferme jusqu'à fin mars mais ne baisse pas les bras

Annonce | Le Théâtre des Pénitents de Montbrison a pris une décision radicale, en accord avec sa municipalité de tutelle : fermer ses portes jusqu'à fin mars. Un choix (...)

Nicolas Bros | Vendredi 22 janvier 2021

Le Théâtre des Pénitents ferme jusqu'à fin mars mais ne baisse pas les bras

Le Théâtre des Pénitents de Montbrison a pris une décision radicale, en accord avec sa municipalité de tutelle : fermer ses portes jusqu'à fin mars. Un choix guidé par plusieurs paramètres comme l'expliquent Henri Dalem, directeur du théâtre et Christiane Bayet, adjointe à la culture de la Ville de Montbrison. « On ne peut pas fonctionner comme cela en programmant, puis déprogrammant à chaque nouvelle annonce, explique l'élue. Les artistes ont besoin d’avoir un minimum de visibilité. Pour le public également, il est important d’avoir plus de clarté. Notre choix a été de dire stop et de refaire un point début avril en espérant que la situation soit meilleure. » Une situation qui n'empêche pas pour autant l'institution forézienne de poursuivre ses activités de résidences d'artistes mais également de liens avec le public, notamment via l'opération "Allo,

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Pralus ouvre une boutique à Montbrison

Gourmandise | La Praluline débarque à Montbrison ! La 17e boutique du célèbre pâtissier et chocolatier François Pralus, va ouvrir ses portes au 14 rue Tup’ d’ici à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Pralus ouvre une boutique à Montbrison

La Praluline débarque à Montbrison ! La 17e boutique du célèbre pâtissier et chocolatier François Pralus, va ouvrir ses portes au 14 rue Tup’ d’ici à la Toussaint. Ce sont 96 m² que vont investir les 6 employés dans un cadre aux couleurs habituelles des maisons Pralus : couleur de façade grenat, mur de pierre claire et lustres de cristal. Un labo est bien entendu prévu en fond de boutique. Cet espace permettra de confectionner les célèbres pralulines qui ont fait la réputation de la maison Pralus. La boutique devrait ouvrir sept jours sur sept. Boutique Pralus, 14 rue Tupinerie à Montbrison (ouverture prévue dans le courant de l’automne)

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Rideau !

SCENES | Isabelle et Régis sont comédiens, et, à partir d’une photo de classe projetée sur un écran, ils nous entrainent dans les méandres de leur adolescence, de leur (...)

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Rideau !

Isabelle et Régis sont comédiens, et, à partir d’une photo de classe projetée sur un écran, ils nous entrainent dans les méandres de leur adolescence, de leur métier et de leur parcours de vie. C’est quoi, d’ailleurs, être comédien ? Un métier où l’on ment tout le temps, un mélange de vrai et de faux, un rôle investi qu’on ne veut plus lâcher, un égo parfois démesuré… Hum… Comme dans d’autres métiers, finalement… Hum, hum… Au moins, avec les comédiens, le rideau qui se lève nous indique que le mensonge commence… Dès lors, qui sont les vrais imposteurs ? À ce propos, quelqu’un sait-il, ce qu’est devenue la petite brune, sur la photo ? Voilà maintenant 30 ans qu’elle a disparu… Les imposteurs, les 15 et 16 octobres au théâtre des Pénitents à Montbrison

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Poly'Sons avant l'heure

Festival chanson | Le Théâtre des Pénitents prend les devants. Rompue à l'exercice de l'organisation d'un festival avec les fameux Poly'Sons qui se déroulent en janvier/février (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 juillet 2020

Poly'Sons avant l'heure

Le Théâtre des Pénitents prend les devants. Rompue à l'exercice de l'organisation d'un festival avec les fameux Poly'Sons qui se déroulent en janvier/février chaque année, l'équipe montbrisonnaise lance les hostilités dès fin septembre avec les "Poly'Sons... anticipés". Du 25 au 27 septembre, Cali, Bazbaz, MC Pampille, Baasta!, Léonid, Les Fils du Facteur, Division d'honneur et Belfour seront en concerts dans le centre de Montbrison. L'annonce a été faite sur Facebook par l'équipe du Théâtre des Pénitents. Les réservations pour ces concerts s'ouvriront le 22 août pr

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Le tour forézien de Marion

Chanson | Cinq jours pour cinq représentations d'affilée dans le Forez. C'est la Ballade des Poly'Sons. La chanteuse franc-comtoise Marion Roch, ayant sorti (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Le tour forézien de Marion

Cinq jours pour cinq représentations d'affilée dans le Forez. C'est la Ballade des Poly'Sons. La chanteuse franc-comtoise Marion Roch, ayant sorti son nouvel album Echos en mars dernier, en plein confinement, a accepté de relever le défi. Une belle occasion pour cette artiste à la voix rocailleuse et à l'énergie débordante de prendre la route pour défendre cet album sur lequel elle a travaillé trois années durant. Chansons douces-amères, beats entrainants, textes à l'air de gouaille bien trempés, la recette est bonne. Marion Roch en concerts gratuits à Montbrison le 8 juillet à 20h30, à St-Bonnet-le-Courreau le 9 juillet à 20h30, à St-Georges-en-Couzan le 10 juillet à 20h30, à Marols: le 11 juillet à 20h et à Précieux le 12 juillet à 17h

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Vincent Delerm présente son documentaire

ECRANS | Parallèlement à ses deux concerts au festival Les Poly'sons de Montbrison (4 et 5 février prochains), Vincent Delerm en profite pour présenter, au cours de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 janvier 2020

Vincent Delerm présente son documentaire

Parallèlement à ses deux concerts au festival Les Poly'sons de Montbrison (4 et 5 février prochains), Vincent Delerm en profite pour présenter, au cours de deux séances les mêmes jours à 18h au cinéma Rex de la sous-préfecture ligérienne, son premier quasi long-métrage documentaire Je ne sais pas si c’est tout le monde. Je ne sais pas si c’est tout le monde, de Vincent Delerm, mardi 4 et mercredi 5 février à 18h au cinéma Rex Montbrison, en présence du réalisateur

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Bien sages

Festival chanson | Le festival Les Poly'Sons de Montbrison propose comme chaque année son lot de découvertes et de valeurs sûres dans la chanson francophone. La cuvée 2020 donne une belle part à quelques pépites à écouter de très près mais aussi à des "anciens" que l'on aime toujours autant. Sélection. Par Nicolas Bros, Stéphane Duchêne et Niko Rodamel

La rédaction | Mercredi 8 janvier 2020

Bien sages

Zozo lala* Fantasque, Léopoldine HH. l’est assurément. Cette amoureuse des jolis mots avait sorti un premier album remarqué en 2016, Blumen in Topf. Une galette qui n’est pas passée inaperçue du côté du théâtre des Pénitents de Montbrison, qui a décidé d’offrir à cette artiste formée à l’École de la Comédie de Saint-Étienne, la possibilité d’être "artiste-compagnon" pendant la saison et notamment les Poly'sons. Trois dates programmées dont un concert avec la Maîtrise de la Loire sur les textes de Gildas Milin et un duo avec Maxime Kerzanet autour de l’œuvre de Gérard Manset. NB Leopoldine HH, vendredi 17 et samedi 18 janvier au théâtre des Pénitents à Montbrison On voudrait revivre mardi 11 février à 20h30 également aux Pénitents *Zozo lala = expression allemande qu'on pourrait traduire par "Comme-ci comme-ça" et est un des titres de Léopoldine HH. Tout schuss Le traditionnel concert des Poly’sons aux pieds des pistes de Chalmazel risque bien d’être épique et mé

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On ne babille pas avec l’humour

Rire | Nous sommes là dans du pur théâtre de divertissement. Du comique de situation et de répliques, des rires appuyés… Du jeu au profit de l’humour, du boulevard (...)

Cerise Rochet | Mercredi 4 décembre 2019

On ne babille pas avec l’humour

Nous sommes là dans du pur théâtre de divertissement. Du comique de situation et de répliques, des rires appuyés… Du jeu au profit de l’humour, du boulevard populaire, du spectacle léger et drôle qui ne porte pas d’autres ambitions que celle de nous faire marrer un bon coup. Dans Un espion peut en cacher un autre, tout se passe dans un train. S’installant seule dans un compartiment, Sonia Duval va bien vite se rendre compte que quelqu’un l’observe, attendant patiemment de pouvoir l’approcher pour l’entraîner avec lui dans une mission périlleuse… Elle, auteure ratée et vulgaire ; lui, empêtré dans une véritable histoire de dingue… Ensemble, de l’absurde, du loufoque, de la désopilance, des mots crus, des phrases un peu grossières, mais un duo qui bien vite va fonctionner en totale synergie. Derrière cet Espion, on retrouve la compagnie lyonnaise les Babilleurs, habituée à la création de spectacle de théâtre musical. Du chant mêlé à du jeu, mais finalement aussi bien d’autres choses… Et notamment des textes, écrits et joués, comme ici. Tant qu’il y a du rire, et que l’on ne se prend pas au sérieux. Un espion peut en cache

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Henri Dalem / Œil de lynx et patte de chat

Portrait | Directeur du théâtre des Pénitents depuis près de trois ans, Henri Dalem coule goutte à goutte sa vision du spectacle vivant, avec précaution et délicatesse. Portrait d’un théâtreux attentif à l’Autre et à ce qui l’entoure.

Cerise Rochet | Mercredi 4 décembre 2019

Henri Dalem / Œil de lynx et patte de chat

C’est en poussant son petit vélo rouge qu’Henri Dalem fend la brume nocturne pour nous rejoindre du côté de la Gare de Châteaucreux, un début de soirée de novembre. Entre deux trains, il a une heure et demie à nous consacrer, pour nous parler de lui, de son parcours, de son boulot. « Exercice narcissique », analysera-t-il après l’entretien. Homme de théâtre plus habitué à l’ombre qu’à la lumière, ce Parisien débarqué à Montbrison il y a un peu moins de trois ans est de ceux qui rechignent généralement à se mettre en avant, préférant de loin l’aventure collective. De ceux qui prennent la parole sur scène, juste avant une représentation « parce que le spectacle n’est pas arrivé là tout seul », et parce qu’il tient à ce que le public « comprenne les articulations à l’œuvre entre tous ceux qui lui permettent d’avoir lieu ». De ceux qui ont choisi la voie du théâtre pour la vie de troupe, avant toute autre chose. De ceux qui ne disent que très rarement « je », au profit du « nous ». Avant Montbrison, la mise en scène Longtemps metteur en scène et directeur de compagnies, Henri Dalem a su très vite, qu’il ne serait p

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Cousu-main

Théâtre | Le Collectif 7 entame une tournée régionale avec "Un Fil à la Patte", grand classique du vaudeville signé Feydeau.

Cerise Rochet | Mardi 5 novembre 2019

Cousu-main

Dans le genre Vaudeville, on demande le boss. Et on obtient Feydeau, inlassablement, depuis 90 ans. Maître en la matière, impérissable théâtreux, observateur fin et juste de la fin du XIXe siècle, l’auteur dramatique nous régale, partout, tout le temps, sans couac ni fausse note. Jamais, depuis sa mort, Feydeau n’a cessé d’être joué. Jamais, d’ailleurs, le public ne l’a boudé. Cette année encore, il est partout : au cinéma, à la Comédie-Française, et à la Comédie de Saint-Étienne, par deux fois. En janvier, avec une pièce adaptée de Mais n’te promène donc pas toute nue. Et ce mois-ci, avec le célèbre Un Fil à la Patte, qui sera ensuite joué à Montbrison, Roanne puis L'Horme. Une histoire de rebondissements, de portes qui claquent, de personnages qui ne sont et ne font pas ce que l’on attend d’eux, qui foutent un bordel monstre puis tentent avec malice de sauver leurs fesses, « non ce n’est pas moi, je n’ai rien fait, oh regardez, derrière-vous, un lapin ! » Le sur-mesure à la Stéphanoise Ici, tout démarre avec Fernand, sur le point d’épouser Viviane. Et avec sa future belle-mère, qui bien sûr, ne trouve rien de mieux à faire que d

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Tout pour la planète

SCENES | Elle s'appelle Zélia, elle est collégienne, et elle est déterminée. Après avoir suivi une session de sensibilisation à l'écologie, la jeune fille n'en démord (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

Tout pour la planète

Elle s'appelle Zélia, elle est collégienne, et elle est déterminée. Après avoir suivi une session de sensibilisation à l'écologie, la jeune fille n'en démord plus : la planète ne tiendra pas le coup, il est urgent d'agir... Et c'est sa propre famille, qui va devoir se mettre au pli et réduire bon gré, mal gré, son empreinte carbone. Je Suis vert, une pièce à peine romancée des maux écolos de notre époque, dans laquelle les plus jeunes retrouvent leur place de combattants en faveur d'un monde qui doit changer pour survivre. Je suis vert, mardi 19 novembre à 19h30 au théâtre des Pénitents à Montbrison

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Montbrison héberge le "plus beau marché de France" 2019

Insolite | C'était dans les tuyaux, c'est désormais officiel. La sous-préfecture de la Loire, Montbrison, hébergera pendant un an le "plus beau marché de France". Lancé par (...)

Nicolas Bros | Vendredi 14 juin 2019

Montbrison héberge le

C'était dans les tuyaux, c'est désormais officiel. La sous-préfecture de la Loire, Montbrison, hébergera pendant un an le "plus beau marché de France". Lancé par la chaîne TF1, ce concours public désigne chaque année la commune possédant un marché d'exception. Cette année, depuis mi-mai la ville ligérienne a fait la course en tête du classement provisoire jusqu'à la clôture des votes mardi dernier. Le résultat a été dévoilé en direct dans le JT de 13h de ce vendredi 14 juin par Jean-Pierre Pernaut, en direct depuis le parvis de l'hôtel de ville de Montbrison. Revivez ce moment juste ici : Bravo au marché de la ville de #Montbrison élu "Plus Beau Marché de France" 2019 grâce à vos votes ! 👏🏼👏🏼 #VotrePlusBeauMarché2019 cc @pernautjp @DLagrouSempere

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Le festival du Forez passe un pallier

Classique & jazz | Le Festival du Forez, emmené par les frères Adrien (altiste) et Christian-Pierre (violoncelliste) La Marca, aborde une septième édition tout feu tout flamme avec toujours de grands noms de la musique classique & jazz mais aussi davantage de concerts et de nouveaux lieux (20 événements dans sept lieux différents). Le but étant de « valoriser le patrimoine, tout en construisant une programmation très ouverte, permettant une expérience de tous les sens »

Nicolas Bros | Jeudi 6 juin 2019

Le festival du Forez passe un pallier

C'est à une 7e édition revue et augmentée que les frères Adrien et Christian-Pierre La Marca convient les spectateurs cet été. Le festival dont ils ont en charge la direction artistique, le Festival du Forez, prend une nouvelle dimension cette année. Déjà remarquable par les noms imposants et ronflants qu'ils font venir chaque été dans le Forez (on pense à Philippe Jarrousky, Karine Deshayes, Adam Laloum, Michel Portal...), les deux musiciens augmentent la cadence cette saison. Tout d'abord par la durée de leur festival, qui passe de deux à trois week-ends de fêtes musicales, s'étalant du 9 juillet au 4 août. C'est ensuite le nombre de lieux qui se voit multiplié. En 2019, ce seront sept lieux qui accueilleront des concerts : depuis le château d'Andrézieux-Bouthéon, jusqu'à la Collégiale de Montbrison, en passant par l'hôtel-de-ville et le Théâtre de Roanne, le prieuré et l'église de Pommiers, le prieuré de Champdieu et enfin, l'église Saint-Philibert de Charlieu. Renaud Capuçon, Quatuor Ébène, Véronique Gens et consorts Si le festival change d'envergure par son extension géographique, un budget revu à la hausse et un nombre plus important de propositions

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Un collectif qui a du chien

Théâtre | Né il y a 6 ans, le collectif X réinvente de nouvelles formes théâtrales en multipliant les projets participatifs.

Cerise Rochet | Mardi 4 juin 2019

Un collectif qui a du chien

Pour la plupart, ils se sont connus sur le plateau de l’Ecole de la Comédie, il y a une dizaine d’années. Diplômés en 2012, et conscients des difficultés à venir pour les tout-jeunes comédiens qu’ils sont alors, ils fondent le Collectif X l’année suivante, à Saint-Étienne. Un regroupement qui résulte notamment d’une bonne entente entre eux… Mais pas que. « Ensemble, on est plus forts », pourrait être leur devise. Bien plus en effet que « tout il le monde est beau, tout il le monde est gentil ». « Il ne s’agit pas juste d’une bande de potes qui s’entendaient bien à l’école et qui du coup, ont décidé de faire quelque chose ensemble après, précise Arthur Fourcade, l’un des membres fondateurs. Oui, quelque chose s’est effectivement passé entre nous, lorsqu’on était élèves à la Comédie. Mais il s’agit finalement davantage d’une histoire de solidarité face à une situation précaire. Durant notre scolarité, alors que l’on connaissait une période de remous, nous avons compris que nous devions resserrer nos liens, et prendre soin les uns des autres pour nous en sortir et réussir malgré les aléas. Tout ceci fait que le collectif regroupe des gens qu

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Lève-toi et ferme-la

Théâtre | « Je me lève à 6 heures, j’avale vite un café puis je fais la traite des vaches. » « Je me lève à 5h30, pour faire le café que je bois avec mes (...)

Cerise Rochet | Mardi 2 avril 2019

Lève-toi et ferme-la

« Je me lève à 6 heures, j’avale vite un café puis je fais la traite des vaches. » « Je me lève à 5h30, pour faire le café que je bois avec mes parents. » « Je me lève à 6h30, et je prends le petit-déjeuner avec les enfants avant leur départ. » Drôle de vie. Drôle de vie faîte de tâches quotidiennes qui se répètent, inlassablement depuis la nuit des temps. Faire couler le café, nourrir les bêtes, assurer la traite, s’occuper du potager, faire la lessive, préparer le repas, mettre au monde les enfants, puis s’en occuper. Elles sont des femmes de fermes, ou l’incarnation de ce que l’on appelle aujourd’hui la charge mentale, sans apercevoir de potentielle évolution à l’horizon. Conçu comme une succession de confessions de celles que l’on n’entend jamais, ce spectacle met en lumière un patchwork de tranches de vie, racontées par trois comédiennes remarquables dans leur performance. Henri Dalem signe ici la mise en scène d’un essai sociologique sur les femmes de fermes du Haut-Doubs, et parvient ainsi à donner une vraie valeur dramaturgique à ces témoignages parfois drôles, souvent tristes, toujours émouvants. Femme

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Prendre la tangente

Musée | Le musée d'Allard de Montbrison nous convie à prendre le large avec son exposition "Voyages" proposant une sélection d'oeuvres originales de 16 artistes.

Nicolas Bros | Mercredi 9 janvier 2019

Prendre la tangente

C'est à une pérégrination ludique et originale que nous convie l'équipe du musée d'Allard de Montbrison. Grâce à un partenariat avec le Musée de l'Illustration Jeunesse de Moulins (Allier), ce sont des oeuvres originales de 16 illustrateurs jeunesse qui se succèdent dans l'exposition Voyages jusqu'à fin janvier. Cette présentation, pensée à l'occasion de la Fête du livre jeunesse de Montbrison 2018 (organisée en novembre dernier), met à l'honneur aquarelles, dessins ou encore gouaches mêlant habilement poésie, contes de notre enfance, aventures et envie d'ailleurs. « Le voyage est un thème porteur pour tous les publics, explique Françoise Grossmann, adjointe à la culture de la Ville de Montbrison. C'est la vocation d'un musée tel que le musée d'Allard de proposer des expositions qui parlent aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Les 16 artistes sélectionnés ont des styles variés, qui permettent à chacun de s'y retrouver. » Parmi les pièces accrochées au mur de l'ancien hôtel particulier, on peut se laisser embarquer pour La pêche à la baleine (1946), libre interprétation d'Henri Galeron du poème de Jacques Prévert, les graphismes et dessins d

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Corps à corps

Danse | Un décor épuré, des portés acrobatiques virtuoses, le spectacle Reflets dans un œil d'homme exploite le thème du désir et invite le spectateur à partager les (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 décembre 2018

Corps à corps

Un décor épuré, des portés acrobatiques virtuoses, le spectacle Reflets dans un œil d'homme exploite le thème du désir et invite le spectateur à partager les émois, sensations et interrogations d'un trio brûlant composé de deux hommes et une femme qui n'hésitent pas à dévoiler leur intimité. Les corps, beaux comme des sculptures, portés par le désir, sont mis en avant, mais si les artistes exécutent des portés en étant nus ou presque, ils parviennent à éviter les écueils de la provocation ou de la vulgarité d'une approche qui ne serait que sexuelle. L'acte acrobatique, sensuel, intime revêt une beauté naturelle et alimente la réflexion sur le désir et ses divers processus d'attraction très différents selon le vécu de chacun. Certains spectateurs se questionneront sur le rapport entre désir et amour, sur le libertinage, la pornographie, d'autres sur la tendresse, l'orgasme, l'étrangeté de notre société qui, au nom de l'égalité hommes-femmes, nie parfois la différence des sexes tout en l'exacerbant à travers les industries de la beauté et du sexe. Spectacle très esthétique qui offre une approche intime sur le désir, une quête de beauté pour un reflet dans un œil d'homme.

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Une histoire d'eau

Festival d'histoire | Le festival d'histoire de Montbrison a repris vie en 2016 sous l'impulsion de la Diana, société historique et archéologique du Forez. Après avoir exploré l'histoire alimentaire, c'est sur le thème "Eau, Source de Vie" que l'événement se penche cette année.

Nicolas Bros | Mardi 30 octobre 2018

Une histoire d'eau

« Nous avons choisi cette année le thème de l'eau car c'est une question d'actualité brûlante, explique d'emblée Didier Nourrisson, président du Conseil scientifique du colloque du festival d'histoire de Montbrison et professeur d’histoire contemporaine. Les problèmes liés à l'eau sont nombreux, comme la pénurie, les guerres provoquées par le manque d'eau, les problèmes écologiques au sens environnemental... Et le regard de l'historien sur cette actualité est intéressant. » Par le biais d'un colloque scientifique, d'un salon du livre, d'expositions et de visites thématiques, le festival d'histoire de Montbrison 2018 propose une plongée concrète dans les questions liées à cet élément fondamental de toute vie humaine. De l'eau en cascade à Montbrison Seul festival d'histoire de toute la région, le festival de Montbrison est une réelle fierté pour la sous-préfecture de la Loire. Dans le style du festival d'histoire de Blois, son objectif est de proposer au public un évènement à la fois populaire et pointu. La preuve avec la présence de spécialistes scientifiques de renom venant parfois de loin tels John Westbrook, professeur de civilisation

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Prends de l'élan à Montbrison

Tremplin chanson française | Le Théâtre des Pénitents de Montbrison vient de mettre en ligne son tremplin de chanson française en lien avec son festival Poly'Sons. Si vous êtes une ou (...)

Nicolas Bros | Mercredi 17 octobre 2018

Prends de l'élan à Montbrison

Le Théâtre des Pénitents de Montbrison vient de mettre en ligne son tremplin de chanson française en lien avec son festival Poly'Sons. Si vous êtes une ou un artiste ou un groupe de chanson française originaire d'Auvergne Rhône-Alpes, vous pouvez tenter votre chance. Vous aurez l'occasion de vous produire en public au Théâtre des Pénitents, face à un jury présidé par Amélie-les-Crayons assistée de Sophie Signoret (des Tit'nassels) le 9 février prochain. Toutes les infos sont à retrouver sur cette page. Pour rappel, les trois derniers lauréats sont Odlatsa (2016), Baptiste Dupré (2017) et Alexandre Castillon (2018)

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Damien et Emeric Chazal, génération Nippon

Portrait / Manga forézien | Les deux créateurs montbrisonnais du manga Head Trick sortiront le onzième tome de la saga, le 11 novembre prochain. Entre enthousiasme, anecdotes, parcours jalonné de surprises et sacré grain de folie, les frères Chazal ne seraient-ils pas eux-mêmes tout aussi aventuriers que les personnages qu’ils façonnent ?

Cerise Rochet | Mardi 2 octobre 2018

Damien et Emeric Chazal, génération Nippon

Montbrison, un soir de semaine. Dans leurs locaux, les frères Chazal sont débordés. Des centaines de cartons, de grosses machines, des étagères, des figurines, des mangas… Et, au milieu de l’apparente pagaille - en réalité très organisée -, un petit bureau où Damien, le plus grand des frères, griffonne quelques notes sur un petit cahier. « Comme toujours, on est bien occupés en ce moment », s’excuse Emeric, son cadet. Depuis sept ans qu’Head Trick existe, les deux créateurs du célèbre manga ‘’made in Le Forez’’ n’ont jamais trouvé le temps de prendre ne serait-ce qu’une semaine de vacances. « Mais ce qu’on fait nous passionne tellement qu’on ne vient jamais ici en traînant les pieds » lancent-ils, l’œil pétillant. Cet œil, c’est celui de deux adultes qui se sont construit un véritable rêve de gosse, au talent et au culot. Avec bonheur et enthousiasme, ils racontent leur histoire complètement dingue, en détails. Comme si, par moment, ils devaient encore se pincer pour réaliser que ce qui leur arrive est bien réel. Imagination débordante Pour Damien et Emeric, la grande aventure démarre il y a 25 ans. Encore gamins, les deux frères

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Notre sélection

Journées européennes du patrimoine 2018 | Les 35e journées européennes du patrimoine se déroulent les 15 et 16 septembre 2018, autour du thème : "L'art du partage". Au-delà des jeux à gratter ou des opérations de sauvegarde du patrimoine, ce week-end est l'occasion de découvrir le territoire sous un autre regard, avec parfois quelques lieux insolites, ouvert de manière inédite.

Nicolas Bros | Mercredi 12 septembre 2018

Notre sélection

À Saint-Étienne : - La Maison François Ier ouvre ses portes exceptionnellement pour quelques visites guidées dimanche matin (prévoir des chaussures adaptées à une visite de chantier) mais également pour des concerts, lectures et projections organisés par le service Ville d'art et d'histoire, les médiathèques et la cinémathèque le samedi de 14h à 18h. Enfin, une exposition de quelques pièces réalisées par le Conservatoire des Meilleurs ouvriers de France est prévue dimanche à partir de 14h. - Une belle occasion aussi de découvrir les nouveaux bâtiments de La Comédie de Saint-Étienne, pour les mauvais élèves qui ne seront pas venus à La Fête de rentrée ! de vendredi 14 septembre, à 18h, avec la répétition publique de Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche avec Vincent Dedienne, un Apéro festif avec Le Turak Théâtre, un bal animé par la Cie La Guinche... Des visites des bâtiments sont prévues pour ces retardataires le samedi de 9h30 àç 11h et de 11h30 à 13h. Inscription au 04 77 25 14 14 - Des shows devant

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Hommage

ARTS | Le Musée d’Allard pose un regard sur sa propre histoire en consacrant une exposition au fondateur de ses collections, Jean-Baptiste d’Allard. Archives, (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Hommage

Le Musée d’Allard pose un regard sur sa propre histoire en consacrant une exposition au fondateur de ses collections, Jean-Baptiste d’Allard. Archives, objets historiques et œuvres d’art ont été rassemblés par l’équipe du musée pour mieux dévoiler la personnalité complexe et le cadre de vie du philanthrope, témoin d’une société française en pleine mutation à l’aube de la Deuxième République. Jean-Baptiste d’Allard (1769-1848) une vie à travers les révolutions, jusqu’au 4 novembre, Musée d’Allard à Montbrison

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Apicius, cuisine de plantes et de coeur

GUIDE URBAIN | Niché au centre de Montbrison, l’Apicius, restaurant d'Audrey et Jean-Christophe Berthet, vous ouvre ses portes. Un lieu qui laisse s'exprimer la cuisine délicate et créative du chef.

Marion Dubanchet | Jeudi 26 juillet 2018

Apicius, cuisine de plantes et de coeur

Il est toujours agréable de rencontrer des gens passionnés par leur métier et qui ont envie de partager cette passion. Jean-Christophe Berthet est l’un d’entre eux. Audrey et Jean-Christophe se rencontrent jeunes et partent ensuite faire leurs armes chacun de leurs côtés. Jean-Christophe passe par l’Alpe d’Huez, Saint-Tropez et Courchevel. Audrey poursuit, quant à elle, des études de sommelier-conseil en Drôme provençale. Ils se retrouvent ensuite et continuent leur tour de France à deux, dans plusieurs établissements renommé. Audrey en salle et Jean-Christophe en cuisine. Désireux de fonder une famille, ils posent leurs valises à Montbrison et ouvrent les portes de l’Apicius en 2014. Mais d’où vient ce nom étrange ? Il semblerait que ce brave Marcus Gavius Apicius soit un épicurien de premier ordre. Romain connu pour être l’auteur du premier recueil de recettes : le De re coquinaria (ou L'Art culinaire). Il fut également le cuisinier de l’empereur Tibère et ouvrit la première école de cuisine.

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Sébastien Castelain : « Nous cherchions un texte en résonance avec notre époque »

Théâtre | Pour sa première création, la jeune compagnie montbrisonaise "L’autrement dit", choisit de mettre en scène "Sous Contrôle", une pièce du jeune et talentueux auteur Frédéric Sonntag, parabole d’une société paranoïaque et liberticide. Rencontre avec Sébastien Castelain, créateur de la compagnie et co-metteur en scène.

Houda El Boudrari | Mercredi 2 mai 2018

Sébastien Castelain : « Nous cherchions un texte en résonance avec notre époque »

Pourquoi avoir choisi ce texte confidentiel d’un jeune auteur de 40 ans comme baptême de feu pour votre compagnie? Nous cherchions un texte en forte résonance avec les enjeux de notre époque, et Sous Contrôle, écrit en 2009, porte avec justesse une vision à peine déformée de notre société. Il aurait pu être écrit en 2018 tant l’univers décrit par Sonntag est un écho troublant à l’omniprésence des réseaux sociaux et la montée des paranoïas dans un système où tout le monde épie tout le monde. Il n'y a pas vraiment de temporalité ou de lieu défini pour cette pièce décrite par son auteur comme « une pièce-monde », « une pièce-paysage ». Qu’est-ce que ça veut dire ? La pièce s’articule autour de vingt-deux scènes qui sont autant de fenêtres sur un monde qui ressemble de manière inquiétante au nôtre. Les personnages sont au cœur de ce dispositif : on ne sait rien d’eux, ce qu’ils font dans la vie. Ils sont tour à tour surveillés et surveillants. On se demande s’ils s’emmerdent et s’ils n’ont que ça à faire, se surveiller ou tenter d’échapper à la surveillance. Un peu comme dans les téléréa

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Julien Hallard : « Ce qui m’intéresse, c’est que le message passe »

Comme des garçons | S’il n’a tourné aucune image de son film inspiré de l’équipe de foot féminine de Reims dans la ville de ses exploits, Julien Hallard est bien allé à Avignon pour parler aux Rencontres du Sud de Comme des garçons…

Vincent Raymond | Jeudi 26 avril 2018

Julien Hallard : « Ce qui m’intéresse, c’est que le message passe »

Y a-t-il a un lien entre le foot et votre mère, à qui vous avez dédié ce film ? J.H. : C’est une dédicace affective avant tout. S'il y en avait un, ce serait sur la cause féministe — ma mère était très engagée. Et comme elle aimait le cinéma, je me devais de lui dédier mon premier film. Quel est votre propre rapport au foot ? J’ai joué dans le Calvados chez les poussins, j’aime ça depuis l’enfance. Et je m’intéresse vraiment au football féminin, ce n’est pas un truc opportuniste : je suivais Lyon et l’équipe de France, ça joue bien. Au moment où les hommes plongeaient en 2010, les filles faisaient une bonne coupe du monde, ça m’a inspiré. Elles vont trouver leur place dans ce sport majeur, avec beaucoup d’argent. Et si elles arrivent à s’imposer, elle s’imposeront dans le sport le plus populaire sur la planète. Donc j’aimerais bien que ça arrive. À partir de quand la fiction prend-elle ici le pas sur l’histoire authentique ?

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"Comme des garçons" : Droites aux buts

Goalées | de Julien Hallard (Fr., 1h30) avec Max Boublil, Vanessa Guide, Bruno Lochet…

Vincent Raymond | Jeudi 26 avril 2018

1969, Reims. Journaliste sportif sûr de lui et macho, Paul Coutard écope d’un sanction : trouver une attraction pour la kermesse annuelle. Boutade au départ, l’idée d’un match de foot féminin est retenue, et se mue en croisade pour le droit aux femmes de jouer comme des garçons… Réunir dans un même film le foot (en année de Coupe du monde), le vintage sixtize-séveuntize et le féminisme, voilà ce qui s’appelle faire un panier à trois points. Ou un strike. Enfin un truc de sportif drôlement fortiche augmentant sensiblement les chances d’attirer les regards sur son travail. L’opération est à double tranchant : s’il ne répond pas aux attentes qu’il cherche à susciter, Comme des garçons ne sera pas qu’un film bancal. Mais LE film raté sur le foot féminin, c’est-à-dire une raison supplémentaire pour ses détracteurs de s’en gausser — on ne sait trop ce qui l’empoche chez eux entre puérilité et l’ignorance. Cela dit, vu que Mohamed Hamidi commence ces prochains jours le tournage des Footeuses avec Kad Merad, ils faut qu’ils s’habituent.

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Sauvé par le gong

MUSIQUES | Créée en 2002 par le compositeur Jean-Pierre Goudard, la compagnie KOTEKAN rassemble dix-huit musiciens autour d’un gamelan balinais, que viennent (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Sauvé par le gong

Créée en 2002 par le compositeur Jean-Pierre Goudard, la compagnie KOTEKAN rassemble dix-huit musiciens autour d’un gamelan balinais, que viennent compléter quelques instruments occidentaux. Avec ses deux tonnes de percussions (gongs, cymbales, métallophones et tambours de divers types), le gamelan est un instrument hors norme, reposant sur des conceptions de jeu, de tempo et de justesse très différentes de notre solfège habituel. Chaque élément participe à une nécessaire interdépendance collective, chacune des sonorités entrant en résonnance avec celle du gong-mère. A Bali, le gamelan rythme de façon rituelle la vie sociale. Celui de KOTEKAN est quant à lui engagé dans diverses actions culturelles en lien avec les territoires qui accueillent ses spectacles. D’octobre 2017 à mai 2018 à Montbrison, des lycéens, des écoliers et leur famille ont répété aux côtés de Jean-Pierre Goudard et de son équipe, dans les murs du Lycée de Beauregard puis à la Médiathèque Loire-Forez, préparant le concert final (Les voies du gong) qui sera donné le 27 avril aux Pénitents, mêlant amateurs et professionnels, chant et instruments. Kotekan, vendredi 27 avril au Théâtre d

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#balancetonjazz

Jazz | C’est sans doute dans l’air du temps, le cru 2018 du festival Jazz à Montbrison fait la part belle aux musiciennes. Jugez plutôt : Rhoda Scott ouvrira le bal avec La Maîtrise de la Loire le 17 mars, puis se succéderont trois chanteuses (Sarah Lancman, Léa Castro et Sarah McKenzie), le trio de l’étonnante saxophoniste baryton Céline Bonacina, Virginie Capizzi et son projet Drôles de Zanimaux pour le jeune public et, pour finir en beauté le 5 avril, Anne Paceo, la batteuse qui monte, qui monte, qui monte…

Niko Rodamel | Mardi 6 mars 2018

#balancetonjazz

Évoquant le monde du jazz encore assez majoritairement masculin, le chercheur en sociologie Philippe Coulangeon ironise en déclamant que « les femmes ont une place historique au sein de la communauté du jazz : servir les bières et chanter sur scène ! » Les choses bougent lentement, mais très rares sont encore les instrumentistes, notamment les batteuses, qui dans le microcosme des musiques dites improvisées font une vraie carrière. Anne Paceo est de celles-là : pop, groove, hip hop, world et bien sûr jazz, la musicienne est de tous les projets, toujours en quête de nouvelles vibrations, avec une réussite qui se confirme année après année depuis près de quinze ans. Véritable globe-trotteuse, Anne a conservé de sa petite enfance passée en Côte d’Ivoire une réelle curiosité, développant le goût de la rencontre et donc du métissage. Car Anne Paceo est une instinctive, elle ressent la musique dans sa chair, reçoit intuitivement des mélodies qu’elle s’empresse d’enregistrer pour ne pas les laisser s’échapper. Elle reconnait qu’il lui aura fallu attendre de longues années avant de passer par l’écriture codée de la musique sur partitions, elle qui a pourtant commencé l’apprenti

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Théodore Lévigne et sa palette des genres

Réalisme | Peintre ligérien du XIXe siècle, Thédore Lévigne est malheureusement trop méconnu de nos jours alors qu'il était populaire de son temps. Très prolifique et excellant dans différents genres, cet ancien élève des Beaux-Arts de Lyon voit ses oeuvres mises en avant par le musée d'Allard de Montbrison lors d'une exposition qui démontre l'étendue du talent cet artiste régional d'exception.

Nicolas Bros | Mardi 6 mars 2018

Théodore Lévigne et sa palette des genres

Sûrement bien trop méconnues de bons nombres de Ligériens, les oeuvres du peintre Théodore Lévigne, né à Noirétable en 1848, figurent dans la liste du patrimoine artistique régional d'exception. Pour redonner toute sa place à ces tableaux marquants leur époque, le musée d'Allard de Montbrison a réussi le tour de force de réunir un bon nombre d'oeuvres du peintre. Tout d'abord en s'associant au musée de Nuits-Saint-Georges (qui a présenté plusieurs toiles de l'artiste en 2017) mais également en allant chercher dans divers collections privées et fonds muséaux. Le résultat est une exposition qui, comme l'indique son intitulé, compose avec tous les genres picturaux maîtrisés par Lévigne. La force de l'artiste se situe d'ailleurs dans cette maîtrise quasi identique des genres : natures mortes, paysages, portraits, scènes militaires, historiques ou de badinage... Théodore Lévigne se posait comme un représentant régional incontournable dans la lignée du réalisme. L'oeuvre d'un "surdoué" Admis à l'âge de douze ans aux Beaux-arts de Lyon, il recevra trois ans plus tard le Laurier d'Or, grande distinction de cette même école. Élève de Jean-Léon Gérôme à Paris, le pei

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Comment éviter le derby ?

GUIDE URBAIN | Vous n'êtes pas très branché "foot" ? Vous ne connaissez même pas la signification du terme "derby" ? Ou bien, vous êtes persuadé que Les Verts vont déchanter sur la pelouse lyonnaise ? Alors, nous vous avons concocté une petite sélection d'activités afin de passer - volontairement - à côté du match qui opposera l'A.S. Saint-Étienne à l'Olympique Lyonnais ce dimanche à 17h.

Nicolas Bros | Vendredi 23 février 2018

Comment éviter le derby ?

À Saint-Étienne, l'offre culturelle est florissante pour une ville de ce gabarit. La preuve avec les possibilités offertes un dimanche de février où il régnera, selon Météo France, une température glaciale. Mais au lieu de rester devant votre poste de télévision ou de rejoindre vos amis dans un bar voir le match et boire des bières (avec modération certes, mais réservez plutôt cette dernière activité pour la prochaine édition de Faut Que Ca Brasse les 26 et 27 mai prochains), nous vous proposons de laisser de côté le ballon rond. Voici quelques idées qui pourraient enjoliver votre fin d'après-midi de dimanche : - Un concert : De la chanson française pour terminer le week-end en douceur, dans l'ambiance feutrée du Pax, salle sympathique de la rue Elisée Reclus à la jauge "très humaine" : moins de cent places assises. Zim manie les mots, la guitare et le "beatbox". Passé lors du dernier Paroles & Musiques, il remet le couvert à Sainté avec son compère Rémi Videira à la contrebasse.

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Ȼome une renaissance

Chanson | Passé par la Maîtrise de la Loire, l'auteur-compositeur-interprète Pierrick Vivarès s'est lancé dans un nouveau défi avec Ȼome, sa nouvelle formation musicale avec laquelle il sort un nouvel album en mars Point Némo et fait quelques dates dont une au Château du Rozier de Feurs.

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Ȼome une renaissance

Il possède cette finesse de ton et d'écriture qui caractérise les productions de plusieurs noms de la scène de chanson française actuelle. À l'instar de Ben Mazué, Mathieu Boogaerts ou Albin de la Simone, Pierrick Vivarès est un artiste qui adore partager et créer sa musique avec le cœur. Après avoir débuté en solo, avec un premier album Transports en commun en 2013. Même si le succès escompté n'est pas totalement au rendez-vous, Pierrick Vivarès persévère et accumule une grande expérience de scène jusqu'à sortir un EP en 2016, avec un titre en forme de renaissance : Ph[o]enix. L'artiste, toujours déterminé, avance et entame une métamorphose musicale qui le mènera vers le projet Ȼome qui se concrétise aujourd'hui avec la sortie de l'album Point Némo. Une histoire d'équipe Lorsque l'on évoque son parcours avec Pierrick Vivarès, on se rend bien compte de l'évolution musicale et du virage artistique négocié avec ferveur et maîtrise par le jeune homme. Passant de l'orientation pop/swing de ses débuts à un

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Rester Poly'sons

Festival chanson | Montbrison accueille la 15e édition de son festival de chanson : les Poly'Sons. Autour de têtes d'affiches, d'artistes à la notoriété florissante et de jeunes formations émergentes, l'événement propose un large tour d'horizon de la chanson francophone actuelle. Nous avons sélectionné deux artistes parmi une programmation d'une vingtaine de concerts.

Nicolas Bros | Mercredi 3 janvier 2018

Rester Poly'sons

Piment québécois Le Canada regorge de talents francophones. Mais attention, nous ne parlons pas là des innombrales chanteuses et chanteurs "à voix" dont la seule caractéristique est de faire vibrer les vitres davantage que nos coeurs. Nous souhaitons plutôt diriger vos tympans vers la chanson originale et différente. À l'image de Louis-Jean Cormier, Pierre Lapointe ou Yann Perreau, Medhi Cayenne est un artiste qui secoue les codes avec bienveillance. Énergique, la musique du franco-ontarien est un mélange bien épicé qu'il qualifie de "couscous hip-hop-punk-funk-folk". Loin de la mélancolie, l'artiste nous propose de passer à la table colorée qu'il a dressée pour nous divertir. Et on avoue qu'on y prend place avec délectation. Medhi Cayenne [+ Bonbon Vodou], mardi 16 janvier à 19h au Théâtre des Pénitents Pas un triste Sire Il risque d'être essoré à la fin du festival... David Sire est, cette année, l'"artiste-compagnon" des Poly'Sons. Jeune public avec son spectacle Niet Popov, banquet-veillé av

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La "success story" du manga ligérien Head Trick continue

Manga local | Oui, le manga est d'origine japonaise. Mais cela ne veut absolument pas dire que les Français et notamment les Ligériens sont incapables de pondre des (...)

Nicolas Bros | Lundi 11 septembre 2017

La

Oui, le manga est d'origine japonaise. Mais cela ne veut absolument pas dire que les Français et notamment les Ligériens sont incapables de pondre des volumes de qualité. La preuve avec la série Head Trick (dessinée par E.D. et K'yat), excellent manga footballistique édité par une fratrie de Montbrison : Damien, Emeric et Jimmy Chazal. Depuis le 30 août, leurs créations sont distribuées par Hachette Éditions dans plus de 2 000 points de vente en France ainsi que dans l'ensemble des pays francophones. Une belle reconnaissance pour ce manga narrant les aventures d'Ed et de Bobo'Z, et qui réunit un nombre de lecteurs grandissant année après année. Pour marquer cet événement, E.D. Édition (la maison d'éditions des frères Chazal) a entrepris la réédition des volumes 1 et 2 à 15 000 exemplaires, afin de fournir l'ensemble du réseau. Mais ce n'est que le début d'une longue série... « La nouvelle édition du tome 3 sortira le 2 novembre, puis il y aura un nouveau manga tous les 2 mois » précise Jimmy Chazal.

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On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Mardi 30 novembre 1999

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

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On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Vendredi 19 mai 2017

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

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Une nouvelle salle à Montbrison

Lieu culturel | Deux frères montbrisonnais, David et Daniel Basso, ont réalisé leur rêve : monter une salle de spectacles dans leur ville de naissance. Agapes et Spectacles a (...)

Nicolas Bros | Mercredi 1 mars 2017

Une nouvelle salle à Montbrison

Deux frères montbrisonnais, David et Daniel Basso, ont réalisé leur rêve : monter une salle de spectacles dans leur ville de naissance. Agapes et Spectacles a ouvert ses portes fin février, boulevard de la Madeleine, dans la sous-préfecture de la Loire. « Nous avions envie d'avoir un lieu mêlant une programmation humour, café-théâtre, musicale, théâtre mais aussi une offre de restauration, explique David Basso. Il y avait clairement une place à prendre dans ce secteur à Montbrison. Notre objectif est de proposer une programmation variée et large. » Avec une capacité de 250 places et une scène d'une surface confortable de 40 m², ce nouveau lieu a d'ores et déjà accueilli l'humoriste Mickael Bièche et espère bien pouvoir proposer entre 2 et 3 têtes d'affiches humour par an, en plus d'une programmation mêlant jeunes talents et artistes confirmés. Agapes et Spectacles, 18 Boulevard de la Madeleine à Montbrison Plus d'infos ici

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Courir après les chimères

Expo | « Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux » assurait Victor Hugo dans Les Misérables. Voilà une formule qui sied à merveille à la nouvelle exposition (...)

Nicolas Bros | Mercredi 1 mars 2017

Courir après les chimères

« Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux » assurait Victor Hugo dans Les Misérables. Voilà une formule qui sied à merveille à la nouvelle exposition proposée par le musée d'Allard à Montbrison. Telle une entrée privilégiée dans un cabinet de curiosités composé d'un ensemble d'artefacts (archéologiques, artistiques ou historiques) fabuleux, l'exhibition Chimères, êtres hybrides et fantastiques donne à voir et surtout à penser. En s'attachant à exposer les points de vues sur les fantasmes de l'homme à travers les âges, les pièces proposées s'avèrent passionnantes. On notera aussi le tour de force d'avoir réuni des oeuvres provenant de plusieurs fonds muséaux mais aussi de collectionneurs et d'artistes eux-mêmes. Allant de l'exceptionnelle Anatomie d'une chimère, faite à partir de découpes laser sur papiers de Pascal Marquilly et Fançois Andes, aux sculptures intrigantes telle Elle est caméléon de Jean Fontaine, cette présentation se déploie comme un rêve éveillé au coeur des méandres de la mythologie et de l'imaginaire humain. Chimères, êtres hybrides et fantastiques, jusqu'au 1er octobre 2017 au Musée d'Alla

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Chansons en pagaille

Festival | Comme chaque début d'année, Montbrison se transforme en bastion de la chanson française pendant près d'un mois avec le festival Poly'Sons. Cette 14e édition, marquée par le départ de son créateur Dominique Camard, proposera plusieurs plateaux aussi riches que passionnants. Sélection par la pléthore d'artistes présents.

Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

Chansons en pagaille

Voir la vie en rose À 29 ans, Sarah Mikovski n'est pas un "perdreau de l'année". Après avoir suivi des enseignements avec la Maîtrise de la Loire à Montbrison, en musicologie à la fac de Saint-Étienne puis un double cursus (chant lyrique et jazz) au Conservatoire de Lyon, elle s'est lancée dans la composition. Entre humour, pétillance et malice, Sarah Mikovski croque un univers joyeux, constellé de chansons "poptimistes". En 2015, elle sort un premier EP, Ressuscitée puis récidive fin 2016 avec Ma Vie en rose. Elle revient une nouvelle fois aux Poly'Sons, armée de ses nouvelles chansons qui devraient séduire par leurs joyeuses envolées. Sarah Mikovski, jeudi 12 janvier à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Marcellin-en-Forez Les naufragés rescapés Voilà la réunion trsè classe de deux artistes autour d'un répertoire de chansons françaises oubliés. D'un côté Cyril Mokaeish, chanteur engagé, qui remue la scène de la chanson depuis 2011 en solo avec lasortie de son album Du rouge et des passions. De l'autre bord, un pianiste jazz d'exception, Giovanni Mirabassi. En reprenant des titres injusteme

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Retour vers le futur

Festival d'Histoire de Montbrison | En 2000 se déroulait le dernier festival d'histoire de Montbrison. Un événement scientifique et populaire majeur qui attirait tous les deux ans de nombreux chercheurs et universitaires. Ce festival de la connaissance va renaître de ses cendres début novembre sous l'impulsion de la Société archéologique et historique du Forez, La Diana.

Nicolas Bros | Mardi 1 novembre 2016

Retour vers le futur

Le festival d'histoire de Montbrison était, depuis 1986 et jusqu'à sa dernière édition en l'an 2000, une véritable institution. Un rendez-vous à marquer d'une pierre blanche pour les universitaires mais également pour les amateurs de connaissances, de découvertes et de recherches. Inédit dans la région par sa forme et son contenu, cet événement renaît en 2016, tel le phénix, grâce à la volonté d'une poignée de passionnés et de la Société archéologique et historique du Forez, La Diana. Avec pour thématique générale "Boire et manger : une histoire culturelle", le rendez-vous souhaite accueillir un public large avec des manifestations variées, tout en conservant un côté exigeant dans sa programmation. Ainsi, la base du festival se situe sur l'intervention d'une trentaine de spécialistes et d'experts au cours d'un colloque scientifique qui se déroulera entre l'auditorium de Loire-Forez et le Théâtre des Pénitents. Sous la direction de Didier Nourrisson, professeur d'histoire contemporaine à l'université Lyon 1, des historiens et des universitaires issus des quatre coins du monde (France, Côte d'Ivoire, États-Unis, Portugal, Québec, ...) viendront présenter l'etendu du savoi

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Toute une histoire

ACTUS | En 2000 se déroulait le dernier festival d'histoire de Montbrison. Un événement majeur qui attirait tous les deux ans de nombreux chercheurs et (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 octobre 2016

Toute une histoire

En 2000 se déroulait le dernier festival d'histoire de Montbrison. Un événement majeur qui attirait tous les deux ans de nombreux chercheurs et universitaires. Mis de côté par faute de budget suffisant, ce festival de la connaissance va renaître de ses cendres début novembre (4 et 5 novembre) sous l'impulsion de la Société archéologique et historique du Forez La Diana. Avec pour thématique "Boire et manger : une histoire culturelle", le rendez-vous souhaite accueillir un public large avec des manifestations variées : colloque sous la direction de Didier Nourrisson, professeur d'histoire contemporaine à l'université Lyon 1, mais également un salon du livre, une exposition au Musée d'Allard, de la restauration locale, ... Festival d'histoire de Montbrison, du 4 au 6 novembre, au Théâtre des Pénitents et au siège de Loire-Forez (amphithéâtre)

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Requiem for a dream

MUSIQUES | Le compositeur stéphanois Pascal Descamps nous revient mi-septembre à la Collégiale de Montbrison, avec son immense Requiem, oeuvre récemment signée chez Universal, avant d'aller proposer en novembre prochain ses Poèmes étoilés sous la voûte du domaine architectural Le Corbusier de Firminy, tout juste classé à l'UNESCO. Histoire d'un artiste d'exception.

Nicolas Bros | Mercredi 7 septembre 2016

Requiem for a dream

S'il existe des moments musicaux d'exception, des pièces qui vous transportent dès les premières notes, la musique sacrée composée par le Stéphanois Pascal Descamps fait assurément partie de cette catégorie. Tout en douceur et en délicatesse, ce passionné sait mieux que quiconque la valeur du travail en musique mais également de la puissance de la poésie tonale. Accumulant les prix dès sa plus tendre jeunesse, depuis le conservatoire jusqu'à un premier prix d’excellence au concours national de piano Madeleine de Valmalète, Pascal Descamps a continué à naviguer, avec toujours pour fil conducteur de transmettre des émotions à travers les mélodies, les mots et les notes. Lorsqu'il s'engage en 2011 dans un cycle de création consacrée à la muisique sacrée avec une première oeuvre majeure : la messe Rivages puis un Pater Noster, un Ave maria et un Ave verum corpus, le compositeur impose un style et connaît un succès mérité. Mais c'est surtout grâce à son Requiem, composé en 2013 et parrainé par un autre pianiste émérite, un certain Pascal Amoyel, que cet artiste lyrique à l’Opéra de Saint-Étienne, pianiste et chef de chant

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Il n'y a point de travail honteux

ARTS | Pour sa réouverture après des travaux d'aménagements engagés en octobre 2015, le musée d'Allard de Montbrison propose une expostion axée sur la représentation du travail dans la peinture du XIXe et du XXe siècle avec une soixantaine d'oeuvres où l'agriculteur, l'artisan et l'ouvrier sont magnifiés, au cours de l'époque "pré-révolution industrielle". Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Il n'y a point de travail honteux

Le travail est un leitmotiv de l'actualité et cela se ressent forcément dans les oeuvres proposées par les établissements culturels ligériens : prochaine Biennale design avec pout thématique Les mutations du travail, saison de la Comédie de Saint-Étienne constellée de nombreux spectacles traitant du travail, ... À Montbrison, c'est le musée d'Allard qui s'y colle en proposant une première exposition temporaire intitulée Art et Métiers, le travail en représentation dans la peinture des XIXe et XXe siècles pour sa réouverture après sept mois de travaux d'aménagements. Jusqu'au 30 octobre, il est possible de découvrir un joli panel - une soixantaine d'oeuvres présentées - de peintures des XIXe et XXe siècles, de tous les courants, mettant en avant la "valeur travail". Offrant des visions du labeur guidées par des prismes variant selon les salles traversées, allant de la mise en lumière du corps et du geste, de la matière travaillée ou de l'outil, cette exposition est un véritable état de l'économie avant la révolution industrielle qui se profilait à l'horizon. Les représentations du peuple en action Les points forts de cette expositi

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Mickaël Furnon, à la ville comme au chant

MUSIQUES | Il s’affiche partout en ville et ne veut vivre qu’à la campagne. L’auteur, compositeur, interprète et guitariste forézien, connu comme Mickey (3d), n’aime pas les concessions mais plutôt écrire des chansons, sans qu’on lui pose des questions. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 5 avril 2016

Mickaël Furnon, à la ville comme au chant

« Tu verras, Mickey, il est cool ». Cool ? « Ouais, il est cool ! Je l’ai rencontré plusieurs fois, il est super », me lance enthousiaste un collègue. Pour son comeback, et pour le concert d’ouverture de l’Euro à Saint-Etienne qu’il fera le 10 juin, nous lui consacrons un portrait à Mickey… Une silhouette surgit de derrière le cortex : des yeux immenses, une tête ronde, pas de sourcils mais un large sourire, les bras levés prêts à embrasser, gants blancs, chaussé de souliers jaunes, vêtu de son éternel short rouge laissant passer sa fine et longue queue aussi noire que ses oreilles protubérantes… Mauvaise pioche, exit Mickey la souris enthousiaste et expansive. Place à Mickael Furnon dit Mickey, ou Mick, 45 ans, Montbrisonnais d’adoption, aujourd’hui forézien indécrottable. Il a commencé à faire de la musique dans les années 80 parce qu’il était fan de Cure, a écrit depuis une pléthore de chansons pour lui et pour d’autres, chante et s’accompagne à la guitare, est connu et reconnu, sort après 6 ans de silence (enfin presque) Sebolavy… Difficulté : il n’adore pas les interviews. Rendez-vous est pris aux Pénitents, vendredi 11 mars,

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Les quatre font la paire

MUSIQUES | Jazz à Montbrison place la barre très haut en invitant lors d’une même soirée deux duos de premier choix, avec les instrumentistes Emile Parisien, Vincent Peirani, Michel Mandel et Yves Gerbelot... Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 1 mars 2016

Les quatre font la paire

Après les Poly’sons, le Théâtre des Pénitents ouvre au printemps sa seconde parenthèse annuelle, celle consacrée au jazz, avec cette année une petite dizaine de concerts saupoudrés du 19 mars au 8 avril. Il semblerait que l’édition 2016 soit celle de tous les duos avec notamment Eric Bibb et Jean-Jacques Milteau, Baptiste Trotignon et Minino Garay, ou encore le binôme italien Musica Nuda. Le 22 mars, une soirée immanquable alignera sur scène deux doublettes de haut vol… Ces deux-là croulent sous les récompenses : Vincent Peirani (accordéon) a reçu le Prix Django Reinhardt du musicien français en 2013 ainsi qu’une Victoire du jazz en 2014. Emile Parisien (saxophone) a quant à lui été nommé "Artiste de l’année" aux mêmes Victoires du jazz 2014… C’est dire si ces musiciens reçoivent la reconnaissance unanime de leur talent ! Les deux compères entretiennent depuis plusieurs années une complicité musicale pleine de fraîcheur et de poésie qui fait le plus grand bien au jazz hexagonal. Gratin de souffleurs Autre duo de choc avec Michel Mandel (clarinettes) et Yves Gerbelot (saxoph

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Pierre Boulez est décédé

ACTUS | Le compositeur et chef d'orchestre Pierre Boulez, né à Montbrison, est décédé mardi 5 janvier à Baden-Baden (Allemagne) à l'âge de 90 ans. Ayant grandement marqué (...)

Nicolas Bros | Mercredi 6 janvier 2016

Pierre Boulez est décédé

Le compositeur et chef d'orchestre Pierre Boulez, né à Montbrison, est décédé mardi 5 janvier à Baden-Baden (Allemagne) à l'âge de 90 ans. Ayant grandement marqué la musique française de la seconde moitié du XXème siècle, Pierre Boulez était un des plus influents dans le courant musical avant-gardiste. NB

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Barcella : « J'aime l'idée que les chansons reflètent nos vies »

MUSIQUES | Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 5 janvier 2016

Barcella : « J'aime l'idée que les chansons reflètent nos vies »

Comment qualifieriez-vous votre univers pour des personnes ne vous connaissant pas ? Barcella : Les gens ont en général du mal à me ranger dans une catégorie et c'est une belle fierté pour moi. J'ai donc le sentiment que je possède une réelle identité. On peut dire évidemment que je suis dans le monde de la chanson. Après on peut dire que je tire mon côté atypique de mon éclectisme. J'aime autant aller piocher dans le style des chansons d'hier tout en « urbanisant » un peu le tout. C'est un micmac un peu intemporel. La qualité première de ce que j'essaie de proposer aux gens est incluse dans les textes, mon amour des mots et les histoires que je veux proposer. Je ne m'interdis rien musicalement. Comment se déroule votre travail de composition ? Je travaille d'abord entièrement seul, en guitare-chant. Ensuite j'essaie de faire aboutir mes idées de bases en matière d'arrangements. Puis je fais intervenir un réalisateur pour mettre au point l'album. Par exemple, j'ai fait deux albums avec Jeff Delort, qui a travaillé avec Higelin, Pauline Croze ou encore Tété. C'est avec lui que l'on va réellement habiller l

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Barcella, drôle d'oiseau

MUSIQUES | Dans une scène de musique française parfois stéréotypée, certains artistes sortent du lot. Barcella fait partie de cette catégorie. Auteur-compositeur-interprète de grand talent, à la sensibilité fine, il revient à Montbrison, seulement une année après avoir fait chaviré les Pénitents. L'occasion de (re)découvrir ce phénomène de musique live. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 5 janvier 2016

Barcella, drôle d'oiseau

Inclassable, foutraque et généreux, voilà trois adjectifs qui collent magnifiquement bien à la peau de Mathieu Ladevèze, plus connu sous le nom de Barcella. Ce drôle d'oiseau est un homme avant tout de mots. De la sémantique qui pique, qui émeut ou qui rigole, Barcella en manie avec allégresse et joie. Sautillantes, les compositions de ce jeune Rémois font mouche. Ayant débuté par des ateliers d'écriture et de chansons dont il s'occupe, après avoir suivi une formation pédagogique et didactique en IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) avec à la clé une licence d'éducation et de motricité, il sort en 2005 sa première ébauche musicale L'air du temps, mini-album de quatre titres se posant telle une marque de fabrique, avec un texte ciselé et une mise en musique travaillée. S'en suivent trois albums entre 2010 et 2015, dont le dernier, Puzzle, savant mélange d'émotions et de mordant. Car c'est bien cette ambiguïté qui caractérise le travail de Barcella. De ces textes transpirent toutes les sensations que peuvent revêtir nos vies, depuis les rires jusqu'aux peines. Arrangements judicieux et entraînants viennent compléter la richesse et la fl

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Tous jazzimuts

MUSIQUES | Swing, soul, manouche, gospel, nostalgie parisienne et sonorités argentines. Le festival Jazz à Montbrison accueille entre autres le projet scénique de Malted Milk & Toni Green, le très grand Renaud Garcia-Fons ou encore le Chamané de l'accordéoniste Chango Spasiuk. Revue d'effectif pour ce cru 2015 ! Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 3 mars 2015

Tous jazzimuts

Pour la dix-septième édition du festival, l’indéboulonnable Dominique Camard et sa sympathique équipe annoncent la couleur : sont prévus neuf concerts dont un en partenariat avec le FIL à Saint-Étienne, un spectacle jeune public et le projet Sing for Mama Africa qui rassemblera dans la Collégiale Notre-Dame pas moins de cent soixante-dix jeunes choristes (écoliers, collégiens et élèves de la Maîtrise de la Loire) autour de la chanteuse de gospel Sabine Kouli. Un programme toujours aussi éclectique avec cette année quelques belles surprises. L’accordéoniste argentin Chango Spasiuk fera découvrir au public forézien un pan encore mal connu de la musique traditionnelle sud-américaine avec le Chamamé dont il est le représentant et virtuose incontesté. « Derrière les rythmes endiablés, on retrouve des parfums amérindiens, d’Afrique, d’Italie ou d’Europe de l’Est. Une musique presque aussi métissée que la population Argentine. » (mardi 31 mars) Chantre des musiques hispano-arabo-méditerranéennes, le contrebassiste Renaud Garcia Fons revient au Théâtre des Pénitents avec un tout nouvel univers, déambulation quasi cinématographi

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L’imPénitent festival

MUSIQUES | Pour sa seizième édition, le festival montbrisonnais mise sur une programmation syncrétique et chamarrée, du 18 mars au 5 avril, prouvant une fois encore que le jazz est le terrain de toutes les rencontres et le terreau des musiques de demain. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 4 mars 2014

L’imPénitent festival

Le festival Jazz à Montbrison c’est d’abord une histoire de fidélité entre un public, une programmation audacieuse et un lieu singulier, le théâtre des Pénitents. Cette année, le menu se veut une fois encore riche et diversifié. L’incroyable pianiste israélien Yaron Herman ouvrira les festivités en trio (le 18) et le clarinettiste new-yorkais Don Byron lui emboîtera le pas avec son New Gospel Quintet (le 20). Nous retrouverons également le tromboniste Daniel Zimmerman en quartet (le 23 au FIL) ainsi que l’immense pianiste italien Giovanni Mirabassi, lors d’une très prometteuse soirée autour des musiques et des chansons du Cap-Vert (le 25). Le flamenco viendra se frotter au jazz avec les quatre musiciens et la danseuse de La Escucha Interior (le 28), avant d’accueillir en double plateau les formations du batteur Bruno Tocanne et du contrebassiste Pascal Berne (le 2 avril). Heureux libertinage entre la tradition classique et la culture jazz, le Trio Casadesus Enhco viendra clore le festival (le 5 avril). Attention petite ! Elle était la parenthèse inattendue, LA découverte du festival l’an passé sur la scène des Pénitents, Kellylee Evans revient

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Sur les épaules d'un Homme

MUSIQUES | Auteur-compositeur ou accompagnateur des plus grands depuis plus de quinze ans, Albin de la Simone n'en reste pas moins un interprète de talent. Avec ses textes finement ciselés, il décrit les écorchures de la vie mais aussi ses petits bonheurs. Il sera sur la scène des Pénitents à Montbrison le 28 janvier pour délivrer les titres délicats de son dernier album "Un Homme". Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 18 décembre 2013

Sur les épaules d'un Homme

Albin de la Simone, c'est avant tout un auteur-compositeur de talent ayant séduit de nombreux artistes. Parmi ceux-ci se trouvent des Souchon, Arthur H, -M-, Le Forestier… Mais Albin de la Simone est également un chanteur qui a éclos au début des années 2000 avec Boogaerts, Bénabar ou Da Silva. Autant l'avouer d'emblée, nous n'avons pas toujours été séduits par les propres productions du monsieur. À l'image de sa présence scénique d'alors, ses chansons étaient un peu statiques, peut-être à cause d'un côté doux pas encore assumé pleinement, n'incitant chez nous que peu d'allant. Nous avions l'image d'un artiste plus enclin à évoquer la déprime qu'autre chose. Mais lors de la sortie en février 2013 de son quatrième album studio Un Homme, un nouvel Albin de la Simone naquit dans nos tympans. Une claque auditive. Délicat, complet et enjôleur, ce disque réussit le pari d'évoquer les tracas et les déconvenues de nos vies tout en apportant un brin de légèreté. Accompagné tantôt par la sublime Islandaise Emiliana Torrini, le pianiste classique Alexandre Tharaud ou par le leader des Innocents JP Nataf, le «nouvel Homme» a allègrement fait chauffer not

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