La galerie Pasqui a ouvert ses portes

Nicolas Bros | Mardi 29 octobre 2019

Photo : © Galerie Pasqui


Le monde des galeristes stéphanois est en perpétuelle effervescence. Pas un trimestre ne passe sans qu'une annonce d'ouverture ou d'agrandissement ne pointe le bout de son nez. Dans la catégorie "nouvelles galeries", c'est au tour de Pasqui de voir le jour, du côté de la rue des Creuses (déjà célèbre pour la galerie Ceysson & Bénétière qui déménagera bientôt en face de la Comédie de Saint-Étienne mais également pour la toute récente galerie TAG). Lancée par deux amis, Agnès Court et David Pasquinelli, ce nouveau lieu d'exposition est entièrement dédié à l'art contemporain avec une démarche artistique assumée. « Les oeuvres que nous proposons sont celles qui nous plaisent, explique simplement Agnès Court. Pour l'ouverture de la galerie qui s'est déorulée le 24 octobre dernier, les galeristes ont eu une démarche assez ambitieuse. « Pour notre première exposition, nous proposons une quinzaine d'artistes avec différentes techniques : cinétique, figuratif, art brut... Nous avons essayé d'harmoniser et d'utiliser au maximum notre bel espace de 100 m². Je suis très fière du résultat. » Pour obtenir l'adhésion des artistes nationaux qui exposent en ce moment dans leurs murs, les galeristes ont pris le soin de les contacter un par un. « Nous avons contacté 86 artistes en tout, détaille Agnès Court. Le côté humain a été important et certains ont bien voulu faire partie de l'aventure du lancement de ce nouveau lieu. » Pour la première série d'oeuvres exposées, voici les artistes présentés : Sébastien Allart, Arièle Rozowy, Céline De La Chapelle, Fred Benoit, Ian Philip, Leberloa, Leyto, Lisa Terry, Marie KVK, Olivier Vincent, Paul Picka et Ralau.

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Couleur critique

Art contemporain | Après plus de six mois de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole a réouvert ses portes à la mi-mai, proposant pas moins de quatre nouvelles expos à découvrir d’ici à la fin de l’été… Et gratuitement, s’il vous plaît. Tour d’horizon.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Couleur critique

Frapper un grand coup, en présentant quatre expos temporaires pour sa réouverture. Frapper un deuxième grand coup, en proposant une visite libre gratuite pour tous les publics durant tout l’été. Frapper un troisième grand coup, en exposant des artistes aux œuvres remuantes, étonnantes, peut-être même, dérangeantes. À Saint-Étienne, le MAMC a repris du service avec la manière, ouvrant ses portes sur une lecture du monde contemporain en mutation, qui se révèle dans toute sa dureté et parfois même, son absurdité. Peu vue en Europe jusqu’ici, une rétrospective de l’œuvre foisonnante d’Hassan Sharif retrace ainsi en 150 œuvres le parcours engagé et critique de cet artiste émirati, devenu l’un des plus influents du monde arabe. Pionnier de l’art conceptuel au Moyen-Orient, né en Iran, formé à Londres avant de rentrer s’installer à Dubaï et d’y passer la plus longue partie de sa vie, Sharif, plasticien polyvalent, a développé durant quatre décennies un corpus d’œuvres ayant très fortement contribué à changer le paysage artistique de son pays. Hassan Sharif artiste dubaïote polyvalent et critique de la société de consommation L’exposition rétrospective,

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Ceysson ouvre aussi à Lyon

Galerie | La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Ceysson ouvre aussi à Lyon

La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace d’exposition (1 000 m² de surface dont 700 m² dédiés aux expositions) avancent en face de La Comédie de Saint-Etienne, François Ceysson et Loïc Bénétière ouvrent un nouvel espace le 18 juin du côté de Lyon. 300 m² situés 21, rue Longue, sur la Presqu’île, pensés par l'agence d'architecture William Wilmotte. Après Paris, Luxembourg, Genève et New York, les Stéphanois ouvrent donc leur sixième galerie. Pour débuter le cycle d’expositions, c’est un habitué de la maison, Claude Viallat, qui propose Bâches militaires. Ceysson & Bénétière, 21 rue Longue à Lyon

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D’art d’art

Galerie | La galerie PASQUI fait partie de ces lieux d’art qui ont traversé la crise covidienne sans trop d’encombre, les acheteurs n’hésitant à enrichir leurs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

D’art d’art

La galerie PASQUI fait partie de ces lieux d’art qui ont traversé la crise covidienne sans trop d’encombre, les acheteurs n’hésitant à enrichir leurs collections en cliquant à distance et à se faire livrer (parfois à l’autre bout du monde) des œuvres choisies sur écran. Un rapport d'Artprice (LA référence) révèle pourtant que, s’il est parvenu à limiter la casse en basculant massivement vers le numérique, le marché de l’art enregistre une perte de seulement 21% de chiffre d'affaires. Entre street art, art brut, abstraction, pop art, art cinétique et sculptures, le catalogue PASQUI regroupe déjà une quarantaine d’artistes, dont plusieurs plasticiens locaux soutenus par la galerie, à l’image de LUMA ou de Viza. Pour son exposition estivale, Agnès Court et David Pasquinelli mettent à l’honneur quelques grands noms : Mr Brainwash, C215, Takashi Murakami, JonOne, Richard Orlinski, Hervé Di Rosa, Robert Combas, Erro et Jef Aérosol, avec des sérigraphies numérotées de Banksy himself et de Shepard Fairey (Obey). Exposition d’été, du 19 juin au 31 juillet, galerie PASQUI à Saint-Étienne

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Le street c’est chic

Expo | A l’occasion de son exposition de Noël la galerie PASQUI ouvre ses cimaises à de nouveaux artistes, augmentant une offre déjà riche et (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Le street c’est chic

A l’occasion de son exposition de Noël la galerie PASQUI ouvre ses cimaises à de nouveaux artistes, augmentant une offre déjà riche et diversifiée. Imprégné de pop-culture et animé par la volonté de démocratiser l’art, le sculpteur-designer-musicien Richard Orlinski décline son Kiwikong en deux séries, dont l’une en édition limitée. Aux côtés de trois œuvres de Caroline Maurel dans lesquelles l’artiste fait prendre la pose aux jouets, nous découvrons le travail en 3D lenticulaire d’Alain Vaissiere. Dans la vitrine Est, ne ratez pas le clin d’œil coquin à Miss.Tic signé Ladamenrouge (voir notre article). Exposition de Noël à la galerie PASQUI, décembre et au-delà, 9 rue des Creuses à Saint-Étienne

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Ça matche !

ARTS | Approcher les œuvres du Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+) de manière ludique, c'est le but du nouveau jeu mobile "Trouve ton œuvre sœur". Un bon moyen de découvrir les collections du musée de manière originale, qu'on soit petit ou grand.

La rédaction | Mercredi 21 octobre 2020

Ça matche !

Développant des outils destinés à amener le plus grand nombre à découvrir ses collections, le MAMC propose un nouveau jeu mobile : "Trouve ton œuvre sœur" ! Ce dernier vient compléter l’appli mobile du musée disponible depuis 2017. Avec "Trouve ton œuvre sœur", on est invité à effectuer une visite de manière interactive en répondant à une quinzaine de questions qui permettent de définir notre profil, comme dans un test de personnalité. À la fin du questionnaire "Trouve ton œuvre sœur" nous fait matcher avec une œuvre présentée au MAMC+. Un indice visuel apparaît sur l'écran. À nous ensuite de nous promener dans les salles du musée pour retrouver notre œuvre sœur ! Créer le selfie le plus réussi Une fois l’œuvre retrouvée, le jeu nous donne la révélation, explique pourquoi ce tableau, cette sculpture ou cet objet nous correspond et nous propose ensuite de nous prendre en selfie avec elle. Un concours Instagram permet ensuite de désigner

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Dans tous les sens

Galerie / expo photos | Niko Rodamel, que vous avez l’habitude de le lire dans ces colonnes, est également un photographe de talent – nous écrivons cela sans flagornerie, aucune. (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Dans tous les sens

Niko Rodamel, que vous avez l’habitude de le lire dans ces colonnes, est également un photographe de talent – nous écrivons cela sans flagornerie, aucune. Pour se faire une idée du travail de Niko derrière l'objectif, le rendez-vous est pris du côté de la galerie TAG au 26 de la rue Gambetta à Saint-Étienne. Avec Brouiller les pistes, le photographe croise les procédés et fait se côtoyer hasard et mise en scène. Le visiteur prendra plaisir à entrer dans cette présentation par le biais qui l’attire le plus, depuis la question de la frontière entre photo d’art et photojournalisme, celle de la beauté ou des formes que revêt la photo. Au total ce sont 22 épreuves que le co-fondateur du collectif stéphanois PARALLAX propose ici. Alors, prêt à se perdre avec délectation sur les chemins de la photo ? Brouiller les pistes, expo photos de Niko Rodamel, du lundi 7 septembre au samedi 3 octobre 2020 à la Galerie TAG à Saint-Étienne

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Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Portrait | Après avoir parcouru et photographié un nombre presque incalculable de pays, le photographe Hervé Nègre pose ses valises à Saint-Étienne. Fraîchement installée aux pieds du Crêt de Roch, la Galerie A témoigne du riche parcours artistique mais aussi humain d’un homme passionnément curieux. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 juillet 2020

Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Depuis sa naissance à Lyon en 1948, on peut dire qu’Hervé Nègre a continuellement suivi l’appel du large, glissant de parallèles en méridiens avec son appareil photo à portée de mains et les yeux grands ouverts sur le monde. Dès l’enfance, les déménagements seront nombreux, la famille vivant au rythme de la carrière militaire du paternel. « J’ai déménagé 34 fois déjà, en France comme à l’étranger, depuis tout petit j’ai vu défiler pas mal de paysages. » Étonnement, personne dans la famille ne pratiquait sérieusement la photographie. « Je me souviens pourtant de quelques images en noir et blanc que mon père avait faites en Indochine. Sur l’une d’entre elles on voyait un pêcheur et son reflet à la surface d’un lac, avec un monument en arrière-plan. Cette image a sans doute allumé quelque chose en moi. » Avec le temps le garçon verra donc grandir cette attirance pour la photo, un élan intérieur qui l’encouragera au détour de l’adolescence à enchaîner quelques petits boulots. « Mon premier salaire est passé dans un Solex neuf et un appareil photo d’occasion ! C’était un Foca Universel, copie française de Leica. J’ai fait mes premières photographies au lycée, le

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Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Art contemporain | Alors qu’il réouvre ses portes après 3 mois et demi de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne présente une nouvelle expo dédiée à l’artiste américain Robert Morris, coorganisée avec le Mudam Luxembourg. "The Perceiving body", une véritable expérience immersive.

Cerise Rochet | Mercredi 8 juillet 2020

Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Deux décennies, 14 œuvres, sept espaces, pour une constellation plutôt qu’une rétrospective. Puiser dans l’œuvre colossale de Morris, et exposer les exemples les plus éclairants de son travail sur la perception, et le rapport entre le corps et l’art. Pas de cheminement chronologique donc, mais une déambulation à travers le parcours intellectuel de l’artiste durant les années 60 et 70, ses certitudes, ses doutes, ses remises en question… Ses nouvelles certitudes. Neutralité et permutation Première salle, première création, comme un point de départ. Ici, Morris déboulonne les principes même de l’art sculptural, et s’inscrit avec force dans le courant minimaliste. Œuvre composée de trois formes en L identiques, faites de contreplaqué et peintes en grises, Untitled (3Ls) expérimente le concept de répétition modulaire, et celui de permutation. Morris, lui, n’a fait que les dessiner, avant de déléguer leur réalisation, sur le modèle industriel. Le L, pensé comme la forme la plus simple et la plus neutre possible, annule de fait la notion de composition, au profit d’une duplication et d’une disposition en station « couché », « assis », debout ». Il invite

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Dans ta rue

Art urbain | La vie normale reprend prudemment son cours. Les hôpitaux reprennent leur souffle, l’économie balbutie un timide redémarrage et le monde de la culture se réveille d’un sommeil profond. Puisque les lieux d’expression artistique ne rouvriront leurs portes que très progressivement, voilà peut-être l’occasion de regarder avec une plus grande attention l’art qui s’offre à nos yeux, à ciel ouvert dans la ville… Le temps de prendre des nouvelles de la planète street art auprès de quelques créateurs locaux, nous avons concocté pour vous une balade stéphanoise en mode art urbain. Alors sortez dans la rue et ouvrez grand les yeux.

Niko Rodamel | Mardi 9 juin 2020

Dans ta rue

Drôle d’époque. Né aux confins de la Chine sous les écailles d’un malheureux pangolin qu’on ne reprendra plus à fricoter avec les chauve-souris, un virus-grippette devenu pandémie vient secouer la planète. Crise sanitaire puis économique en cascade. L’effet Eyjafjallajökull (toujours imprononçable depuis son éruption en 2010), mais cette fois-ci poussé à son paroxysme. Et patatras, un strict confinement nous prive soudain de tout, de nos familles, de nos amis et de culture partagée. Les visites virtuelles proposées par les plus grands musées, les rediffusions de spectacles ou encore les surréalistes visio-apéros n’y feront rien ou pas grand-chose. Huit semaines de blackout. Marasme total. Nulle part où se retrouver, pas un bar ouvert, aucun restaurant, pas même un stade. Au moment où l’assourdissante nouvelle du confinement tombait, deux campagnes d’affichage semblaient se répondre dans les rues de Saint-Étienne. D’une part, la mise en scène très réglementée des affiches électorales, alignant côte à côte huit candidats et candidates, bien identifiés puisque soumis au suffrage universel. D’autre part, la série (en)Regards de la plasticienne stéphanoise MS Nourdi

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Vise un peu ça

Art urbain | L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 mai 2020

Vise un peu ça

L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous pouvez découvrir en illustration de cet article. L'artiste précise que « cette fresque n'est pas forcément un hommage aux soignants comme j'ai pu le voir sur différents post mais plutôt un marqueur de la période que nous sommes en train de traverser et qui a bouleversé nos vies. Après chacun est libre de se l'approprier comme il le souhaite...

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Poudre aux yeux

Dessins | Avec Artifices, le plasticien Rémy Jacquier présente une série inédite de trente dessins au fusain et poudres pigmentaires, présentés sur une unique cimaise (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Poudre aux yeux

Avec Artifices, le plasticien Rémy Jacquier présente une série inédite de trente dessins au fusain et poudres pigmentaires, présentés sur une unique cimaise qui traverse l'espace de la galerie telle une longue balafre multicolore. Derrière la suggestion pyrotechnique se dessine pourtant en filigrane une mélancolie ambiguë, car l'explosion des couleurs cache une toute autre réalité. Rémy Jacquier, jusqu'au 11 avril à la galerie Ceysson et Bénétière

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Fukushima

ARTS | Le sculpteur Christian Boy présente une quinzaine de pièces issues d'une série sur laquelle il travaille depuis 2011, à la suite de l'accident nucléaire majeur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 février 2020

Fukushima

Le sculpteur Christian Boy présente une quinzaine de pièces issues d'une série sur laquelle il travaille depuis 2011, à la suite de l'accident nucléaire majeur survenu au Japon. Réalisées pour la plupart en feuilles de plomb (matière connue pour sa qualité radioprotectrice), ces oeuvres évoquent ainsi sans détour le déni humain face aux horreurs de notre époque. Christian​ Boy, du 20 février au 19 mars, Galerie TAG à Saint-Étienne

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Une biennale pour la jeune création à Saint-Étienne

Art contemporain | Saint-Étienne va accueillir en juin 2020 un nouveau rendez-vous national d'art contemporain avec une biennale dédiée à la jeune création. Organisée par (...)

La rédaction | Mercredi 8 janvier 2020

Une biennale pour la jeune création à Saint-Étienne

Saint-Étienne va accueillir en juin 2020 un nouveau rendez-vous national d'art contemporain avec une biennale dédiée à la jeune création. Organisée par l'ESADSE (École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne), le MAMC (Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole) et Art Press (revue internationale de référence dans le monde de l'art actuel), l'événement s'intitule : Après l'école : biennale Art Press des jeunes artistes. Cette première édition réunira une quarantaine d'artistes dans deux lieux, le MAMC et le Campus Manufacture, et sera financée par Saint-Étienne Métropole, l'État (via la Direction générale de la création artistique au sein du ministère de la Culture) et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Art Press sortira à cette occasion un numéro spécial qui tiendra lieu de catalogue. Niko Rodamel & Nicolas Bros Après l'école : biennale Art Press des jeunes artistes, juin 2020 à Saint-Étienne

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Paysages intérieurs

Galerie | Les tableaux de Michel Gayard laissent éclater les couleurs de la nature comme les noirceurs du temps qui passe. Acryliques sur toile ou encres sur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Paysages intérieurs

Les tableaux de Michel Gayard laissent éclater les couleurs de la nature comme les noirceurs du temps qui passe. Acryliques sur toile ou encres sur papier, Jardin d'été, Vent d'automne, Lumière du soir, Promenade en avril, Jeux d'eau et de feu, Un soir en septembre ou Vent solaire révèlent la palette forte et lumineuse d'un artiste en quête d’une vérité cachée. Michel Gayard, jusqu'au 17 janvier, Galerie TAG à Saint-Étienne

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TAG moi !

Galerie | Les galeries d'art fleurissent à Saint-Étienne et c'est tant mieux ! L'une des dernières en date s'appelle TAG - pour Tea-time Atelier et Galerie, et est (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

TAG moi !

Les galeries d'art fleurissent à Saint-Étienne et c'est tant mieux ! L'une des dernières en date s'appelle TAG - pour Tea-time Atelier et Galerie, et est installée rue Gambetta, à côté de la Houblonnerie. Créé par Anne-Charlotte Deloume et Amandine Alves Da Fonseca, ce nouvel espace prend le relais de La Géode (rue Elise Gervais) et propose conjointement des temps d'atelier de dessin et de peinture mais également des expositions mensuelles. « Concernant les expositions, nous ne nous limitons pas en matière de techniques proposées, assure Anne-Charlotte Deloume qui est également art-thérapeute. Nous n'avons pas une démarche commerciale. Notre idée reste d'exposer des artistes dont le travail nous intéresse, que ce soit en peinture, photographies, numériques... » Les deux galeristes souhaitent pouvoir s'appuyer sur des artistes qui seront de véritables parties prenantes lors de moments d'échanges avec les visiteurs. « Nous souhaitons mettre en place des temps courts où l'artiste rencontre le public, avec par exemple du live painting ou des ateliers ponctuels spécifiques, poursuit Anne-Charlotte. Le but de la galerie TAG est de permettre à ch

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La Galerie Berthéas investit un nouvel espace à Saint-Étienne

Galerie | La Galerie Les Tournesols de la famille Berthéas va ouvrir un nouvel espace d'exposition et de ventes fin octobre, en face du cinéma Le Camion Rouge à proximité de la place Chavanelle. Un lieu couvrant une surface totale de plus de 1 700 m² qui sera dorénavant dédié à l'art contemporain et notamment à la figuration libre, le narrative art et le street art, les spécialités de la maison.

Nicolas Bros | Mercredi 28 août 2019

La Galerie Berthéas investit un nouvel espace à Saint-Étienne

Saint-Étienne confirme petit à petit sa position de ville de province possédant une concentration non négligeable de galeries d'art privées et associatives. Dernière preuve en date du dynamisme de cette activité dans la préfecture ligérienne, le choix de la Galerie Berthéas d'investir dans un nouvel espace de 1 700 m² situé rue Étienne Mimard, en lieu et place d'un ancien concessionnaire automobile fermé depuis plusieurs années. « Nous sommes très enthousiastes concernant ce nouveau projet, assure Alain Berthéas, le dirigeant des Galeries Berthéas-Les Tournesols. C'est un lieu exceptionnel, avec d'énormes possibilités d'aménagements pour nos activités. » L'entreprise stéphanoise exploite déjà plusieurs lieux à Saint-Étienne (show-room situé rue Notre-Dame et des espaces d'exposition et de vente place Maxime Gorki), à Paris (une galerie de 140 m² rue de Turenne, dans le Marais) et à Vichy (une galerie de 800 m² dans le centre-ville). Mais ce nouvel investissement constitue une nouvelle orientation majeure pour le groupe. « Ici se déroulera le cœur

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Ici et maintenant

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Ici et maintenant

En résonance avec la quinzième Biennale d'art contemporain de Lyon, Mathias Isouard installe ses étonnantes machines interactives sur le site de l'Assaut de la Menuiserie. Au cœur d'une expérimentation empirique et sensorielle de dispositifs-instruments, l'artiste interroge les interactions entre matérialité et immatérialité qui se jouent dans les technologies digitales, mettant en œuvre les principes de visualisation et de sonification d'un lieu ou d'un matériau, à la frontière des dimensions physiques et acoustiques du réel. Matières génératives de Mathias Isouard, du 14 septembre au 12 octobre à l'Assaut de la Menuiserie, Saint-Étienne

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Encré dans la mémoire

ARTS | C'est une ode à la mémoire collective des peuples que l'artiste Saïd Atek couche sur ses toiles. Tantôt à la pointe de son pinceau, tantôt à celle de son stylo, il réinterprète à l'encre ou en peinture les images d'archives qui ont façonné notre histoire.

Antoine Desvoivre | Mercredi 10 juillet 2019

Encré dans la mémoire

« Avant mes archives étaient intérieures, elles étaient le fruit de ma mémoire. Maintenant je me sers de la mémoire universelle. » C'est ainsi que Said Atek explique son choix de prendre des images d'archives comme inspiration pour ses œuvres. Il se prête à cet exercice depuis maintenant six ans et a réalisé ainsi de nombreuses séries de tableaux. Certains sont basés sur les portraits de femmes algériennes prises par le photographe Marc Garanger, d'autres sur les femmes tondues à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De l'apartheid aux camps de concentration, le peintre traite de toutes les meurtrissures de l'humanité. Les instants chargés d'émotions et d'histoire, qu'il revisite par son travail, interrogent également notre présent. « Ce qui était hier ressemble beaucoup à ce qui se passe aujourd'hui. C'est exactement les mêmes choses, seul le contexte change », explique le quinquagénaire, diplômé de l'École des Beaux-Arts d'Alger. Il a trouvé une source quasi inépuisable d'inspiration dans l'iconographie historique, qu'il traduit en dessins ou en peintures, par des procédés aussi variés que les supports qu'il utilise. « Utiliser tous

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C'est mou, c'est dur

ARTS | Formé à Saint-Étienne puis Genève, Nicolas Momein expose ses travaux depuis bientôt dix ans, de Nantes à Milan en passant notamment par Luxembourg, Bruxelles, (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

C'est mou, c'est dur

Formé à Saint-Étienne puis Genève, Nicolas Momein expose ses travaux depuis bientôt dix ans, de Nantes à Milan en passant notamment par Luxembourg, Bruxelles, Genève, Paris, Lyon ou Marseille... L'an passé le plasticien traversait l'Atlantique pour représenter la galerie Ceysson & Bénétière à la foire internationale d'art contemporain de Los Angeles aux côtés de Chris Hood, Lionel Sabatté et Jesse Willenbring. Pour sa nouvelle exposition l'artiste présente des œuvres inédites pour lesquelles, comme souvent dans son travail, les propriétés de la matière demeurent centrales. Faisant référence au concept de "mouité" cher à l'inclassable philosophe Jean-Baptiste Botul (1896-1947) dans son ouvrage La métaphysique du mou, Nicolas Momein détourne de leur usage des matériaux peu conventionnels, transitoirement souples et fluides, qui se solidifient sous le contrôle et selon le dessein de l’artiste. L'accrochage Finger trap de Nicolas Momein est à découvrir du 18 avril au 1er juin à la galerie Ceysson-Bénétière avant d'être prolongé et complété à Paris l'année prochaine. Nicolas Momein, Finger trap, du 18 avril au 1er juin à la galerie Cey

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Une nouvelle galerie d'art à Saint-Étienne

Art contemporain | La galerie d'art stéphanoise Ceysson & Bénétière lance un nouveau projet du côté du quartier créatif en transformant l’ancien bâtiment de l’Afep en galerie d'art de 1 500 m². Ouverture prévue au début de l'année 2020.

Nicolas Bros | Mardi 12 février 2019

Une nouvelle galerie d'art à Saint-Étienne

Saint-Étienne est décidément une ville dynamique d'un point de vue culturel. Une nouvelle annonce vient d'être effectuée en mairie ce lundi matin. La galerie d'art stéphanoise Ceysson & Bénétière, déjà présente physiquement dans la ville, via un local commercial situé rue des Creuses (mais également à New York, Luxembourg et Paris), va investir les anciens bâtiments de l'Afep (Association forézienne d'écoles de production) situés à proximité du Zénith et de La Comédie de Saint-Étienne. Sur une surface de 1 500 m², le projet prendra la forme d'une galerie-"lieu de vie" comprenant des espaces d'exposition mais également un café-restauration et une librairie. « C'est une galerie d'art mais le but est qu'à terme cela devienne une plateforme, un vrai lieu artistique, de consommation, de contemplation et de discussion autour de l'art, détaille Loïc Bénétière, un des co-dirigeants de la structure. Une galerie, les gens ont tendance à l'oublier, c'est un lieu ouvert à tous, gratuit. Le côté commercial est bien entendu important pour faire vivre notre lieu, car nous n'avons pas de subvention, nous sommes un lieu privé. Mais c'est important que le public vienne. S'install

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Marche à l’ombre

Galerie | Les peintres Joe Fyfe et Claude Viallat font dialoguer un choix d’œuvres personnelles dans lesquelles parasols et ombrelles ne sont qu’un prétexte (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Marche à l’ombre

Les peintres Joe Fyfe et Claude Viallat font dialoguer un choix d’œuvres personnelles dans lesquelles parasols et ombrelles ne sont qu’un prétexte pour faire résonner leur exploration commune des limites de la peinture. Parasols, Joe Fyfe et Claude Viallat, jusqu’au 23 février, galerie Ceysson & Bénétière à Saint-Etienne

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Pour la bonne cause

Galerie | La galerie Art Pluriel propose de clore l'année 2018 avec une remarquable exposition collective regroupant une vingtaine d'artistes, apportant par la même (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 décembre 2018

Pour la bonne cause

La galerie Art Pluriel propose de clore l'année 2018 avec une remarquable exposition collective regroupant une vingtaine d'artistes, apportant par la même occasion son soutien à l'action d'éthique que mène le Rotary Club stéphanois en direction du personnel accompagnant les personnes en fin de vie. Au programme, pas moins de cent cinquante œuvres (peintures, collages, sculptures et mobiliers) mises en vente pour la bonne cause de cent euros à vingt mille euros. Nous retrouverons aux côtés des artistes permanents de la galerie cinq plasticiens invités par le Rotary Club : Françoise Arnaud, Marie-Claude Chambert Hecquet, Claire Faucouit, Pascal Buclon et Christian Faucouit. Une généreuse exposition pour les goûts et toutes les bourses ! Galerie Art Pluriel Rive Droite, du 11 au 22 décembre, 27 rue de la République à Saint-Etienne

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Les yeux dans le jazz

Photos jazz | Pour son quarantième anniversaire, le Rhino Jazz(s) festival investit trois gares ligériennes avec les superbes photos live d’un amoureux de la petite note bleue, le photographe Roger Berthet.

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Les yeux dans le jazz

Photographier le jazz n'est pas chose facile. Le photographe manque souvent de lumière. Il s'agit alors d'ouvrir grand le diaphragme de l'objectif et bien souvent de flirter avec les hautes sensibilités, qu'elles s'expriment en ASA argentiques ou en ISO numériques. Il faut observer la gestuelle des musiciens, trouver le bon angle, doser la profondeur de champ et déclencher au bon moment, bref, être au rendez-vous du fameux instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson. Roger Berthet est de ces photographes discrets qui rôdent à pas de velours au pied des scènes de jazz de la région, de Vienne à Montbrison, en passant bien sûr par le Rhino Jazz(s) qu'il suit depuis ses débuts, autant dire depuis des lustres. Comme bien d'autres de ses confrères, Roger a suivi l'évolution du matériel, délaissant peu à peu la pellicule au profit du capteur, avec ses atouts et ses faiblesses, préférant au simples Jpeg les lourds fichiers RAW qu'il retravaille ensuite patiemment, à œil reposé, sur son écran. Le train sifflera trois fois En partenariat avec la SNCF et avec la bienveillance du Rhino Jazz(s), Roger Berthet présente pas moins de trente-deux clichés en grand format,

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Clap de fin

Photo | Avant de baisser définitivement le rideau sur une cinquantaine d’expositions en dix ans, la galerie Noir & Blanc présente un ultime accrochage avec, (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 juin 2018

Clap de fin

Avant de baisser définitivement le rideau sur une cinquantaine d’expositions en dix ans, la galerie Noir & Blanc présente un ultime accrochage avec, en guise d’anniversaire militant, des images de Claude Dityvon saisies à Paris pendant les "événements" de mai 68. Impressions de Mai de Claude Dityvon, jusqu'au 23 juin, galerie Noir & Blanc à Saint-Étienne

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Big in Japan

Galerie | Jusqu’au 24 mars, la galerie Chrysalive réunit trois artistes autour de Rencontres orientées vers le Japon. Sylvie Jourget a rassemblé les sculptures de (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 mars 2018

Big in Japan

Jusqu’au 24 mars, la galerie Chrysalive réunit trois artistes autour de Rencontres orientées vers le Japon. Sylvie Jourget a rassemblé les sculptures de Vincent Tournebize et de Meriadec Le Clainche autour des toiles de Miki Kaneko, dans lesquelles l’artiste japonaise exprime par le trait et le choix des couleurs toute la sensibilité nippone, sensuelle et pudique à la fois. Rencontres orientées vers le Japon, jusqu'au 24 mars à la galerie Chrysalive

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Rêves en eaux troubles

Galerie | Avec Un nouvel envahissement, Laurent Quin explore le thème iconographique du sommeil, mettant en résonance trois mediums : la peinture, le dessin et (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 mars 2018

Rêves en eaux troubles

Avec Un nouvel envahissement, Laurent Quin explore le thème iconographique du sommeil, mettant en résonance trois mediums : la peinture, le dessin et la photographie. Prélevant dans l'Histoire de l'art des images symboliques associées à l'eau, le plasticien joue avec les strates de notre perception. Laurent Quin, jusqu'au 24 mars à la galerie "Une image..."

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C’est Byzance !

Galerie | Pour quelques semaines encore les images de la discrète photographe Claire Lacout habitent les murs de la galerie Noir & Blanc. Depuis un premier (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 février 2018

C’est Byzance !

Pour quelques semaines encore les images de la discrète photographe Claire Lacout habitent les murs de la galerie Noir & Blanc. Depuis un premier séjour à Istanbul à l’automne 2014, Claire retourne régulièrement dans la cité turque, y prend ses marques, y noue des amitiés et bien entendu y photographie le quotidien des Stambouliotes. Avec sa situation géographique si particulière (la ville est à cheval de part et d’autre du Bosphore entre l'Europe et l'Asie depuis pas moins de vingt-sept siècles), Istanbul est plurielle, grouillante, coincée entre un passé millénaire et la modernité balbutiante d’un présent complexe. La photographe en a déjà parcouru nombre de recoins, équipée d’un appareil discret (un Fuji X100) et d’un objectif 35mm qui la contraint à s’approcher des gens. S’entremêlent scènes de rue, tramways et chats, drapeaux à l’effigie d’Atatürk (fondateur de la République de Turquie) et omniprésence des minarets au second plan… L’accrochage de l’exposition est audacieux, osant la rencontre de la couleur et du monochrome cher à la galerie, avec des images qui s’étirent en diptyques et au-delà. Liberté(s) itinérante(s), exposition de Claire L

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Pluriel

Galerie | La galerie Rive Droite propose jusqu'au 28 février une exposition réunissant une douzaine d’artistes autour du sculpteur Philippe Buil. Aux toiles de (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 février 2018

Pluriel

La galerie Rive Droite propose jusqu'au 28 février une exposition réunissant une douzaine d’artistes autour du sculpteur Philippe Buil. Aux toiles de David Flandrois, Appaloosa, Ethel Delalande, Nicole Pfund, Jean-Yves Le Breton, Virginie Remillieux, Isabelle Riffard et Luis Miguel Rivero Garcia répondent les volumes de Gilbert Frizon, Paris Magini, Loren P. et Régis Martin.

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Black and white

Expo photo | Le photographe Michel Ayrault présente à la galerie Noir & Blanc un reportage au long cours sur le chantier de la nouvelle Comédie : Chronique d’une construction, trois années de travaux.

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Black and white

Trop rare lieu exclusivement dédié à la photographie dans la région, la galerie Noir & Blanc propose sa quarante-sixième exposition avec le remarquable travail qu'a mené Michel Ayrault autour d'un chantier hors norme, de la chenille au papillon, des anciens ateliers de la SSCM au tout nouveau centre dramatique national. Cofondateur (avec Guy Hyvert et Daniel Marion) du collectif éponyme, Michel inscrit fidèlement sa démarche dans le cadre que s'est fixé l'association : promouvoir la photographie sociale et humaniste tout en défendant la qualité intrinsèque du noir et blanc, avec une prédilection pour l'argentique. Pour autant, le lieu reste ouvert aux différentes pratiques photographiques, même numériques, en accueillant régulièrement sur ses cimaises les images d'artistes invités, qu'ils vivent dans le bassin stéphanois (Marie-Pierre Vincent, Maurice Muller, Ivan Richier...) ou qu'ils viennent d'un autre continent (Souleymane Cissé), qu'ils fassent partie de collectifs de photographes (Item, Le Bar Floréal) ou encore d'agences (Vu...). L'équipe se fait parfois un petit plaisir en faisant venir les œuvres de grands maîtres de la photo, comme ce fut par exemple le

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Anish Kapoor pour les 30 ans du MAMC

Art | En 2018, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fête ses 30 ans. À cette occasion, c'est une année riche en expos et événements que les équipes de l'institution muséale ont concoctée, avec notamment la venue du célèbre Anish Kapoor mais également l'occasion de forger une exposition très dense, en s'appuyant sur l'ampleur colossale des collections de ce "musée référence".

Nicolas Bros | Jeudi 7 septembre 2017

Anish Kapoor pour les 30 ans du MAMC

Le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne va avoir 30 ans. Édifiée sur les plans de l'architecte Didier Guichard et sous l'impulsion de François Dubanchet (maire de Saint-Étienne entre 1983 et 1994), l'institution muséale fut inaugurée le 10 décembre 1987. Sur ses quelques 3 000 m² de surface d'exposition, le musée aura vu défiler les oeuvres des plus grands noms de l'art et se sera enrichi au fil des années d'une collection de plus de 20 000 pièces. Afin de fêter dignement ces trois décennies, c'est une programmation inédite qui est prévue dès le 10 novembre 2017 et s'étirant jusqu'à la fin de l'année 2018. Pour débuter, c'est une "star" de l'art contemporain qui viendra proposer son travail aux yeux des Stéphanois. Du 10 novembre au printemps 2018, l'artiste plasticien britannique Anish Kapoor aura carte blanche dans la grande salle centrale du bâtiment et proposera la découverte de son installation My Red Homeland ainsi que des oeuvres inédites, encore jamais montrées. Cette première exposition a été rendue possible notamment grâce aux bonnes relations qu'entretiennent Lorand Hegyi, directeur du MAMC jusqu'en 2016, et l'artiste anglais.

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Mémoires géographiques

Galerie | En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Mémoires géographiques

En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images dans lesquelles photographie et sculpture s’entremêlent, interagissent et se confrontent au-delà de leur influence réciproque. L’artiste explore différentes formes de construction et d’inachèvement dans un paysage où la présence même du photographe donne aux images produites leur caractère factuel, les figeant dans le temps précis de l’acte photographique. L’artiste s’interroge également autour de la porosité qui répète et déplace une histoire, un lieu et son contexte géographique. Entre mémoire et oubli, parfois, l’abandon. La photographe précise : « C’est au travers de voyages à l’étranger que je développe des intrigues mettant en tension la question de l’image comme sculpture, où l’on ne sait plus ce qui se construit de ce qui s’affaisse. » Les Répliques du Lointain, par Élénah Salah, du 9 septembre au 7 octobre, à l’Assaut de la Menuiserie, au 11 rue Bourgneuf

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Acidulé rococo

Dessin, peinture & modelage | Avec A EXPON : Poupeinsky, sont regroupées pour la première fois les différentes volets de l’œuvre de David Wolle. Entre dessin, peinture et modelage, (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 juin 2017

Acidulé rococo

Avec A EXPON : Poupeinsky, sont regroupées pour la première fois les différentes volets de l’œuvre de David Wolle. Entre dessin, peinture et modelage, l’artiste crée des saynètes qui mettent en scène des motifs imaginaires dans des atmosphères irréelles. Un univers à découvrir jusqu’au 29 juillet 2017 à la galerie Ceysson & Bénétière.

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Forum après la Fnac

Commerce | Alors que la FNAC vient de fermer ses portes dans les Galeries Dorian après 27 années de présence à l'étage du bâtiment du centre-ville, c'est l'enseigne Forum, (...)

Nicolas Bros | Lundi 22 mai 2017

Forum après la Fnac

Alors que la FNAC vient de fermer ses portes dans les Galeries Dorian après 27 années de présence à l'étage du bâtiment du centre-ville, c'est l'enseigne Forum, spécialisée dans les livres, la papeterie, les DVD et disques, qui investit un local de ces mêmes galeries. « Nous allons ouvrir le 1er juin un espace de vente à l'entrée gauche des Galeries Dorian », explique Maria Defour, dirigeante de Forum Saint-Étienne. « Les Galeries Dorian nous ont contactés afin de proposer une alternative face au départ de la FNAC. Sur le coup, nous avons été surpris et perplexes, puis nous avons décidé d'y aller. » Cet espace de 115 m² de ventes permettra à l'enseigne de doubler sa visibilité en centre-ville, en plus de sa présence historique rue Michel Rondet. Pour information, l'enseigne FNAC ne quitte pas définitivement Saint-Étienne puisque son nouveau magasin situé dans la galerie marchande Monthieu, ouvrira quant à lui le 2 juin.

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Le Musée d'Art Moderne et Contemporain s’exporte en Chine

International | Pour fêter les 30 ans du MAMC (Musée d'Art Moderne et Contemporain) de Saint-Étienne et l’ouverture récente au public du Musée d’art de l’Université de Tsinghua à Pékin, les deux institutions s’associent dans le cadre de l’exposition "De Monet à Soulages : chemins de la modernité (1800-1980)".

La rédaction | Jeudi 18 mai 2017

Le Musée d'Art Moderne et Contemporain s’exporte en Chine

51 œuvres de la collection d’art ancien, moderne et contemporain du MAMC de Saint-Étienne ont embarqué début mai en direction du Musée d’art de l’Université de Tsinghua à Pékin en Chine, pour y séjourner du 6 mai au 31 août. Ces œuvres de Picasso, Monet et Dubuffet, longtemps dissimulées dans les énormes réserves du MAMC, prennent place dans une exposition hors-les-murs inédite : De Monet à Soulages : chemins de la modernité (1800-1980). Montée dans le cadre du 12e festival Croisements voué à mettre en avant les collaborations artistiques franco-chinoises, cet événement retrace l’histoire de la peinture française à travers les mouvements qui l’ont marquée depuis le XVIIIe siècle. Tous les courants principaux ou presque y sont représentés : impressionnisme, cubisme, surréalisme... Ces musées offrent ainsi une chance aux Chinois de s'ouvrir à la culture française, qui n'est pas forcément bien véhiculée dans leur pays. Cette exposition devrait par la suite s’installer dans différentes villes de Chine, pour enfin, être présentée à Saint-Étienne au cours de l’année 2018.

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Au bout du rouleau

ARTS | Étonnement encore méconnu en France, le peintre suisse Christian Floquet est pourtant apparu sur la scène artistique dans les années quatre-vingts après une (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 avril 2017

Au bout du rouleau

Étonnement encore méconnu en France, le peintre suisse Christian Floquet est pourtant apparu sur la scène artistique dans les années quatre-vingts après une formation à l'École supérieure d'art visuel (ESAV) de Genève, sa ville natale. Son travail s'apparente à une recherche géométrique abstraite et à une expérimentation du format avec une constante opposition forme-fond. Le peintre répartit ses formes (triangles, carrés et rectangles) selon une organisation qui refuse le vertical et l'horizontal et utilise une peinture acrylique industrielle qu'il applique au rouleau, se limitant à deux couleurs par toile. Chez Floquet l'abstraction laisse la place à l'engagement de l'artiste, apportant une forme de sincérité dans l'acte de peindre, où le geste est à la fois pulsionnel et maîtrisé. A découvrir jusqu'au 6 mai à la galerie Ceysson & Bénétière.

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Avec le temps

Expo galerie | Depuis sa sortie de l'École Supérieure d'Art de l'Agglomération d'Annecy en 2006, Adrien Vescovi vit et travaille entre la Haute-Savoie et Paris, enchaînant (...)

Niko Rodamel | Mercredi 1 février 2017

Avec le temps

Depuis sa sortie de l'École Supérieure d'Art de l'Agglomération d'Annecy en 2006, Adrien Vescovi vit et travaille entre la Haute-Savoie et Paris, enchaînant résidences et expositions de Marseille à Bruxelles en passant par Nantes. L’accrochage Mnemonics actuellement présenté à Saint-Étienne regroupe une série de pièces de tissu qui, après avoir subi une préparation minutieuse, ont été exposées aux aléas climatiques. Suivant un processus qui évolue sans cesse, l’artiste commence par traiter ses pièces à l’aide de teintures synthétiques ou végétales afin de leur donner une couleur de départ et de les rendre photosensibles. Puis il les tend sur des châssis ou réalise des housses qu’il abandonne durant trois ou quatre mois (une saison) à la lumière du soleil, à la pluie, au vent… Le temps fait alors son œuvre, entre photo/graphie et photo/synthèse. Au final, le textile laisse apparaître traces, tâches et coulures, l’altération des couleurs dessinant parfois des fenêtres dont les lignes ondulent doucement sur une surface pourtant plane. Adrien expérimente, cherche, recommence, se jouant du rapport support-surface cher à la galerie. Mnemonics de Adr

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Épaisseurs

ARTS | La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La (...)

Niko Rodamel | Mercredi 2 novembre 2016

Épaisseurs

La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La multiplication des espaces d’exposition permet ainsi de proposer aux collectionneurs la découverte d’un nombre grandissant d’artistes et vice versa. Jusqu’à Noël, c’est le peintre américain Russel Tyler qui habite l’espace stéphanois, rue des Creuses. L’artiste new-yorkais ne compte plus les expositions ni les publications à travers le monde, notamment aux États-Unis et en Europe, plus récemment en Israël. Tyler présente et juxtapose des toiles issues de deux séries que tout semble opposer. L’une, strictement géométrique, n’utilisant que deux ou trois couleurs, voire trois nuances d’un même coloris. L’autre, davantage animée, saturée de formes changeantes et de couleurs vives. Pour autant, l’ensemble des œuvres poursuit le même dessein, jouant sur la structure même de la matière, son épaisseur, son mouvement, sa brillance. La peinture de Russell Tyler attire et capte le regard par l’aspect tactile que lui confèrent les couches habilement structurées de chaque toile. Russell Tyler, jusqu’au 22 décembre,

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Éphéméride sur son 31

ARTS | Parmi les immuables rendez-vous d’automne, il en est un qui met à l’honneur une belle brochette de plasticiens ligériens. Ephéméride est une exposition (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

Éphéméride sur son 31

Parmi les immuables rendez-vous d’automne, il en est un qui met à l’honneur une belle brochette de plasticiens ligériens. Ephéméride est une exposition collective annuelle de la galerie du Babet, dont le principe de départ s’apparente davantage à un jeu… Chaque année, trente et un artistes (peintres, illustrateurs, graphistes, photographes, céramistes…) acceptent de couvrir chaque jour de l’année par une œuvre de petit format, sur un support carré de vingt centimètres de côté. Les dates sont préalablement tirées au sort (une par mois pour chaque créateur) et les œuvres seront naturellement accrochées dans l’ordre chronologique, du premier janvier au trente et un décembre. De quoi favoriser les échanges entres les artistes (renouvelés par tiers à chaque édition) et pour certains, faire connaître leur travail au grand public. Année bissextile oblige, l’édition 2016 compte 366 œuvres, toutes à des prix raisonnables. Mais attention, vous n’avez que quatre jours pour découvrir les propositions de Jacquie Barral, Sylvie Béal, Jacqueline Blanchet, Marc Bonnet, Hélène Chambert, Annick Chamblas, Sophie Chollet, Carole Crouzet, Armelle Drouin, Henri Ducos, Sabine Frering, Freddy

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Expos : notre sélection

Panorama 16/17 | Emulsions D’origine espagnole, née à Paris et installée à Lyon, Esperanza Peña a toujours dessiné puis s’est très vite intéressée à la peinture et enfin à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

Expos : notre sélection

Emulsions D’origine espagnole, née à Paris et installée à Lyon, Esperanza Peña a toujours dessiné puis s’est très vite intéressée à la peinture et enfin à la photographie, avec un attrait prononcé pour le mouvement. Les images qu’elle présentera du 17 septembre au 1er octobre à la galerie Une Image… sont le fruit d’un travail de recherches universitaires, représentant différents états du corps en conjuguant dessin, peinture et photographie en pose longue. Un univers visuel hybride à découvrir. Niko Rodamel Esperanza Peña, du 17 septembre au 1er octobre à la galerie Une Image... Féroces L’illustratrice Amélie Fontaine accrochera aux murs de la galerie Beluga une nouvelle série d’images dessinées à la plume et à l'encre de chine, ainsi que plusieurs sérigraphies. Du 7 octobre au 10 novembre, l’exposition Carnivores mettra en scène des animaux et des personnages évoluant dans une relation ambiguë, entre amour et peur, désir et répulsion. Tigres, guépards, loups, serpents… autant de bêtes sauvages à la beauté dangereuse qu'il faut éviter d'approcher de trop près. Niko Rodamel Amélie Fo

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Les images de l'intranquillité

ARTS | La galerie Ceysson présente un ensemble de peintures de l'artiste stéphanois Jean-Marc Cerino. Une belle occasion pour découvrir son œuvre exigeante et singulière. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 31 mai 2016

Les images de l'intranquillité

Jean-Marc Cerino est un artiste exigeant, de ceux dont l’œuvre demande beaucoup d'attention et une curiosité patiente. Il travaille depuis vingt-cinq ans toutes sortes de médiums : la peinture, la photographie, les objets, les livres... Et part du principe que l'image est moins une clarté ou une évidence qu'un espace de représentation inquiétant, énigmatique, fragile. Au Musée Paul Dini de Villefranche-sur-Saône, en 2008, nous avions découvert plusieurs petits portraits d'artistes réalisés au brou de noix qui donnaient une idée de ses influences tutélaires : Cézanne, Joseph Beuys, Yves Klein, ou encore la philosophe Simone Weil et Fernando Pessoa. Ce dernier, poète de "l'intranquillité", écrivait que « Dans la vie, la seule réalité est la sensation. Dans l'art, la seule réalité est la conscience de la sensation ». Jean-Marc Cerino bouscule encore notre conscience en interrogeant et en complexifiant ce qui relève de la perception, de la sensation et de la représentation. Fantômes Né à Jallieu (Isère) en 1965, diplômé des Beaux-Arts de Saint-Étienne, Jean-Marc Cerino présente à la galerie Ceysson un ensemble de peintures sur ou sous

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La Fnac quitte le centre-ville de Saint-Étienne

ACTUS | Selon nos confrères de L'Essor-Affiches, l'enseigne de vente de produits culturels (mais pas seulement) va déménager pour le Centre Commercial de (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 mai 2016

La Fnac quitte le centre-ville de Saint-Étienne

Selon nos confrères de L'Essor-Affiches, l'enseigne de vente de produits culturels (mais pas seulement) va déménager pour le Centre Commercial de Monthieu, en périphérie de la ville, à la fin du premier trimestre de l'année 2017. C'est ainsi que s'arrête l'histoire qui liait la Fnac aux Galeries Dorian depuis 1990. Les 43 employés stéphanois de l'enseigne, qui vient de racheter Darty, ont appris la nouvelle en fin de semaine dernière. Le magasin passera d'une surface de 1 800 m² à 1 400 m². Nicolas Bros

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L'évasion de Viviane Clerc-Barrou

ARTS | Par ses jeux sur la transparence, les formes, les matières et la profondeur, Viviane Clerc-Barrou évoque comme la vie sur un fil. Avec des séries thématisées (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 avril 2016

L'évasion de Viviane Clerc-Barrou

Par ses jeux sur la transparence, les formes, les matières et la profondeur, Viviane Clerc-Barrou évoque comme la vie sur un fil. Avec des séries thématisées (les Translucides sur les difficultés liées à la communication ou Mémoire à propos de la question de l'absence), l'artiste stéphanoise nous amène à nous questionner en douceur sur notre place, sur nos habitudes. Des peintures et sculptures qui tiennent au cœur et évoque l'évasion permanente et salvatrice. NB Viviane Clerc-Barrou, du 1er avril au 7 mai à MG Galerie

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Les artistes et l'objet

ARTS | Le Musée d'art moderne et contemporain, bientôt trentenaire, ouvre simultanément plusieurs expositions. Parmi elles : un projet inédit de Jacques Villeglé, et "Archéologie du présent", nouvelle présentation de ses collections qui fait la part belle à l'objet. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 1 mars 2016

Les artistes et l'objet

L'importante exposition Archéologie du présent rassemble cent cinquante œuvres pour la plupart issues des collections du Musée d'art moderne et contemporain. Des collections exceptionnelles, rappelons-le, comptant environ dix neuf mille œuvres et des ensembles importants concernant la photographie, l'abstraction américaine, la peinture allemande, ou encore des artistes comme Soulages ou Dubuffet... Sébastien Delot, commissaire de l'exposition, a pensé sa sélection en fonction de trois objectifs : un parcours historique des collections (de Picasso et ses œuvres cubistes à Claude Lévêque qui propose au Musée une installation inédite), une contextualisation des artistes exposés en parallèle (Jacques Villeglé et bientôt Anne & Patrick Poirier), un rappel de quelques-unes des grandes thématiques de l'art récent. L'une des thématiques fortes d'Archéologie du présent a trait notamment à ce curieux et essentiel "personnage" de l'art moderne et contemporain : l'objet. Le retour de l'objet En 1912, dans sa Nature morte à la chaise cannée, Picasso utilise un morceau de toile cirée dans son tableau. Et le Cubisme en génér

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L’écume des jours

ARTS | C’est le travail d’une année. Photographe stéphanois, Ivan Richier présente sa toute nouvelle série d’images, Le cours ordinaire des jours..., une photo pour (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 février 2016

L’écume des jours

C’est le travail d’une année. Photographe stéphanois, Ivan Richier présente sa toute nouvelle série d’images, Le cours ordinaire des jours..., une photo pour chaque semaine de l’année 2013. Au fil des photographies, nous suivons donc le quotidien de l’artiste sur douze mois lors de ses déplacements professionnels entre Saint-Étienne et Lyon, ou lors de courts séjours à Sète et à Paris. Cinquante-deux instants choisis d’une année a priori ordinaire. Un très beau travail tout en noir et blanc. Les images de rue côtoient celles de bords de mer, le regard attentif et sensible d’Ivan Richier se posent sur des détails qui font mouche, entre ville et campagne, avec à chaque fois cette présence d’une silhouette humaine, d’un visage, d’une attitude, qui donnent vie à la scène. Ivan nous avait habitué aux belles images, compositions préméditées ou prises sur le vif. Pour autant, ce qui fait toute l’originalité de son travail tient cette fois-ci dans le fait qu’il place chacune de ses photographies en regard d’un événement de l’actualité, le plus souvent internationale. Chaque image est assortie d’une double légende, mettant en perspective le lieu et le moment de

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Posez vos affaires au bestiaire

ARTS | Originaire de Firminy, Maxime Grail s'est fait un nom, année après année, dans le petit monde de l'expertise des objets et mobiliers du XXème siècle, avec une (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 février 2016

Posez vos affaires au bestiaire

Originaire de Firminy, Maxime Grail s'est fait un nom, année après année, dans le petit monde de l'expertise des objets et mobiliers du XXème siècle, avec une attirance vers le design et la période "d'après-guerre". Après une expérience en maison de vente à Paris, le Ligérien souhaite lancer sa propre galerie, après avoir déjà fondé sa propose entreprise d'expertises. La question du lieu se pose. Paris, Nice ou Toulouse ? Finalement, c'est vers sa ville de coeur qu'il se tourne et créé MG Galerie début 2015, sur le cours Victor Hugo, en face des Ursules. « Saint-Étienne est attractive sur plusieurs points, explique Maxime Grail. Notamment pour la présence de la Biennale design, du patrimoine Le Corbusier à Firminy, ... » Depuis, un an, la galerie, conservant d'une part son côté "commercial" avec de la vente d'objets, met également en avant depuis octobre 2015 différents artistes à travers un cycle d'expositions. La prochaine proposition s'oriente vers l'oeuvre de Marcel Giraud, potier-céramiste de Vallauris (Alpes-Maritimes) encore trop méconnu. Présentant un bestiaire composé de seize pièces, l'artiste nous invite à observer les détails et la minutie d

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Ley On !

ARTS | En passant rue de la république à Saint-Étienne, vous avez peut-être vu qu'une nouvelle galerie a ouvert ses portes récemment : Rive Droite. Pendant de la (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 septembre 2015

Ley On !

En passant rue de la république à Saint-Étienne, vous avez peut-être vu qu'une nouvelle galerie a ouvert ses portes récemment : Rive Droite. Pendant de la galerie Rive Gauche, cet espace d'expositions, lancé par Philippe Buil et Chantal Sabatier, verra sa programmation gérée par notre confrère Éric Viou, rédacteur en chef de Stemp Magazine. Pour la première exposition temporaire, c'est sur le jeune artiste Bryan Ley que ce dernier a jeté son dévolu. C'est à travers une dizaine d’œuvres que l'artiste va faire perdre les repères aux visiteurs et montrer l'étendu de ses qualités. Travaillant essentiellement sur la retranscription de corps en grand format à l’acrylique, en nuances de blanc, noir et gris, Bryan Ley nous emmène dans son univers paraissant dicté par la science-fiction avec ces humains comme "faits de cire". Ces derniers paraissent tels des robots et provoquent des questionnements profonds sur l'être, les sensations de vide et de suspension du temps. Une première exposition réussie pour inaugurer de la plus belle des manières cette nouvelle galerie du centre-ville. NB Bryan Ley, du 3 octobre au 8 novembre, à la Galerie Rive Droite à Sa

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Futurs antérieurs

ARTS | Du post-minimalisme américain de Jonathan Lasker au post-modernisme mélancolique de Lee Bull, en passant par l’a-temporalité apaisée de Serse, le Musée d'art moderne et contemporain ouvre grand ses portes à la différence des styles, des temporalités, des aires géographies... Et propose une fois encore un programme artistique des plus alléchants ! Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 3 mars 2015

Futurs antérieurs

Le Musée d'art moderne et contemporain présente un kaléidoscope d'expositions hétérogènes d'artistes peu montrés en France. Accentuant ainsi son rôle de défricheur et d'entité muséale singulière en France. Parmi les cinq principaux artistes invités ce printemps, le musée poursuit aussi deux lignes artistiques débutées il y a plusieurs années : explorer la scène asiatique contemporaine avec la surprenante Coréenne Lee Bul ; suivre les devenirs du Minimalisme américain à travers ses héritiers (qui à la fois prennent en compte ses «préceptes» et les contestent) avec le new-yorkais Jonathan Lasker, et après les passionnantes expositions Denis Oppenheim, Richard Nonnas, Joel Shapiro et Peter Halley... Né en 1948 à Jersey City, Jonathan Lasker étudie à New York à la School of Visual Arts et poursuit ses études d’art visuel dans le fameux California Institute of Arts, bastion dans les années 1970 de l'art conceptuel. A l'encontre de ses comparses conceptuels qui pensent que la peinture est morte ou destinée seulement aux artistes du dimanche, Lasker brandit ses pinceaux et reprend les fondamentaux de l'art pictural : lignes, couleurs, textures, motifs simples, en s'inspirant notamment

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