5 coups de maîtres

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Au train où vont les choses

Daniel Sygit s'intéresse à l'univers des gares, attirant notre attention sur la poésie banale que l'on ne sait plus voir. La vie du rail est duraille pour les cheminots. Mais pour les voyageurs, le temps s'égrène au fil des longs moments d'attente qui figent les silhouettes. Puis tout s'accélère, le mouvement collectif de la fourmilière reprend à la seconde où les affichages sont mis à jour. Vite, trouver son quai, soulever son sac, traîner sa valise, attraper son train. Daniel Sygit peint comme il regarde le monde, le sien, le nôtre, avec un réalisme bluffant et une bienveillance qui prend son temps.

Daniel Sygit, U-topies, du 15 octobre au 14 novembre, galerie Giardi à Saint-Étienne


Matrice

À la fois atelier de sérigraphie et showroom, Estampille est un lieu à découvrir sous les arcades de l'Hôtel de Ville. Du 16 octobre au 5 novembre y sera présentée L'Anthracite, une collection inédite de cinq coffrets entièrement manufacturés et imprimés en sérigraphie d'art, tirés à quarante exemplaires chacun et proposés à 160 € pièce. Chaque coffret est différent et renferme une sélection de 16 estampes d'artistes préfacée par un écrivain dont l'écriture manuscrite est également sérigraphiée. Quelque part entre le livre d'artiste et le musée de poche, ce projet éditorial implique ainsi 80 plasticiens et cinq auteurs, tous locaux, inscrits dans une dynamique collective et locale qui fait la preuve d'un vivier artistique de grande qualité dans le bassin stéphanois.

L'Anthracite, du 16 octobre au 5 novembre, Estampille à Saint-Étienne


Poussière

Yssingelais parti étudier le design graphique à Angoulême afin d'y préparer un DNMADE (Diplôme National des Métiers d'Art et du Design), Vincent Chambon aka DUST s'est offert une pause dans les grands espaces scandinaves pour recharger ses batteries et affuter ses crayons. Son style à la fois poétique et dénonciateur s'inspire de l'univers musical du punk-rock, de la pratique des affichistes ou encore de la beat génération de Kerouac. D'un mur dans une ruelle sombre au papier déchiré qui devient collage, DUST oppose la pratique lente du dotwork à l'explosivité du crayon gras en passant par le spray. L'exposition donnera à voir un corpus de projets explorant les différents aspects graphiques où la texture et le geste tiennent les premiers rôles.

DUST, du 7 décembre au 3 janvier, galerie TAG à Saint-Etienne


Griffures

Si la situation mondiale et notamment l'ouverture des frontières le permet, la galerie Ceysson & Bénétière devrait accueillir l'hiver prochain la jeune peintre américaine Trudy Benson. Originaire de Richmond en Virginie, l'artiste est aujourd'hui installée à Brooklyn où elle crée des tableaux riches d'une palette exubérante, dans un enchevêtrement de plans rectilignes qui confère à ses œuvres une profondeur particulière, une force attractive presque énigmatique qui accroche le regard pour ne plus le lâcher. Acrylique, huile et bombe aérosol sont ici au service des improvisations intuitives et fulgurantes de la plasticienne, sur des toiles allant jusqu'à 2 mètres de côté.

Trudy Benson, du 18 décembre au 20 février, galerie Ceysson & Bénétière à Saint-Etienne


Bides

On le sait bien, on apprend toujours de ses erreurs. La Cité du design revient sur des produits qui avaient promis de vraies innovations esthétiques ou technologiques mais qui furent au final des échecs, souvent passés sous silence, parfois retentissants. Qu'est-ce qui fait qu'un objet devient culte ou rate complètement sa cible ? Lorsque le design s'emmêle les pinceaux et se prend les pieds dans le tapis, les flops sont assurément des éléments utiles pour comprendre les problématiques de la création.

Flops ! Quand le design s'emmêle, du 11 décembre au 21 février, Cité du design à Saint-Etienne

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

L'appel du 18 juin | Ce vendredi 18 juin sera une journée placée sous le signe d'un grand hommage au Général de Gaulle. 81 ans après le fameux appel du 18 juin, la cité stéphanoise, qui l'a accueilli à deux reprises, propose différents événements afin de marquer le coup : une exposition inédite, le dévoilement d'un buste du Général en bronze, une rencontre avec Eric Roussel le biographe du Général et un podcast exclusif.

Nicolas Bros | Jeudi 17 juin 2021

De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

Saviez-vous que Charles de Gaulle s'était rendu à deux reprises à Saint-Etienne ? En 1948 et 1959, très exactement. Deux passages qui ont certes marqué la ville ligérienne mais également l'histoire de France, comme en témoignent d'une part l'exposition actuellement visible dans le hall de l'Hôtel-de-ville stéphanois et d'autre part un podcast qui vient de sortir. Une expo inédite Concernant la première, l'exposition proposée par la Ville de Saint-Etienne, intitulée Charles de Gaulle 1948 et 1959, Saint-Etienne a rendez-vous avec l’histoire, permet de retracer l'importance qu'ont revêtu ces deux visites du Général en terres stéphanoises. La présentation de documents iconographiques inédits tels que le livre d'or de la ville de Saint-Etienne, des photographies, des films ou encore des périodiques permettent au visiteur de se plonger au coeur de ces deux moments décisifs. Elle est visible jusqu'au 16 juillet. Présence du biographe du Général Eric Roussel Parallèlement, signalons qu'un buste en bronze du Général de Gaulle sera également dévoilé ce vendredi 18 juin, dans le Grand Escalier de la mairie. Cette sculpture, réalisée p

Continuer à lire

La vie de château

Expo historique | La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 octobre 2020

La vie de château

La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les domaines de la métallurgie, la rubanerie et l’armement, Saint-Étienne faisait figure de capitale industrielle française. Durant cette époque où l’économie prospère, plus de 200 châteaux sont construits par les industriels de la région entre 1850 et 1930. L’exposition Châteaux de l’Industrie propose de replonger dans ce patrimoine architectural et paysager unique jusqu’au 3 novembre. S’étalant sur trois lieux de présentation entre Sorbiers, Saint-Chamond et Rive-de-Gier, Châteaux de l’industrie permettent de resituer les édifices selon leurs caractéristiques : château d’usine (construit à proximité de l’unité de production), château de ville, maison de plaisance, domaine agricole ou château historique. Des visites guidées et des conférences sont aussi programmées. Exposition Châteaux de l’industrie jusqu’au 2 novembre, à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle 42290 Sorbiers, à la Médiathèque de Rive-de-Gier, 10 Square Marcel Paul, 42800 Rive-de-Ger et au Château du Jarez, 11 Rue Beno

Continuer à lire

Nos 5 voyages musicaux

Panorama sono mondiale 20/21 | Bossa nova revival Figure engagée de la pop brésilienne, Lucas Santtana opère sur son huitième album un étonnant retour aux sources, alignant dix titres (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 voyages musicaux

Bossa nova revival Figure engagée de la pop brésilienne, Lucas Santtana opère sur son huitième album un étonnant retour aux sources, alignant dix titres acoustiques imprégnés d’une bossa nova très fifties, dans un mood intime guitare-voix franchement éloigné des habillages électro auxquels l’artiste nous avait habitué. Mais derrière cette impression de sentimentalisme, transparait un vrai discours politique : Santtana murmure pour mieux se faire entendre dans un monde qui hurle, dénonçant les travers d’un Brésil bolsonarien à la dérive. Lucas Santtana, samedi 10 octobre à 20h30, Théâtre Quarto à Unieux Colombiana Né de la rencontre entre deux musiciens ardéchois (Samantha Guerry à l’accordéon, Vincent Landelle à la contrebasse) et deux chanteurs-percussionnistes colombiens (Mario Vargas, Simon Reina), Curuba Cumbia joue une musique festive 100 % colombienne. Rural et moderne à la fois, le répertoire du quartet s’appuie sur des chansons qui là-bas circulent et se perpétuent de villages en villages, relatant des histoires du quotidien. Des Caraïbes à la côte pacifique, le groupe nous fait traverser la Colombie au

Continuer à lire

Nos 5 notes bleues

Panorama jazz/blues 20/21 | Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 notes bleues

Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino Jazz(s) promet deux belles semaines de festivités. Nous retrouverons notamment la chanteuse canadienne Kellylee Evans, accompagnée du guitariste Hervé Samb, du bassiste Stéphane Castry et du batteur martiniquais Tilo Bertholo. Douée d’une présence scénique ravageuse, Kellylee évoque les coups durs traversés et sa rage de vivre sur fond de sons électros, de jazz, de soul et de groove, dans l'esprit cher à la Motown. Kellylee Evans, vendredi 16 octobre à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond Charlie par coeur L’équipe de Canal Jazz reprend du service dans l’écrin du superbe Théâtre de Roanne, avec notamment la venue du trio Un Poco Loco. Pour sa nouvelle création, le tromboniste Fidel Fourneyron revient, avec la musique de Charlie Parker, à ses premiers amours. Avec ses acolytes Sébastien Beliah (contrebasse) et Geoffroy Gesser (saxophone tenor, clarinette), Fourneyron rend hommage à un monstre du jazz, opérant un vrai travail d’orfèvre dans la réappropriation des t

Continuer à lire

5 pas de danse

Panorama danse 20/21 | Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

5 pas de danse

Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude Pietragalla, seule en scène, livre sa vie, son rapport à la scène, aux personnages qu’elle a incarnés, à la musique, à ses partenaires, au public… Voyage intime autobiographique, cette expérience sensorielle unique, presque totale, mêle le travail du corps à des textes inédits et dévoile, tout en poésie, l’empreinte inaltérable que laisse la danse derrière son passage. La Femme qui danse, le 6 octobre à l’Opéra de Saint-Etienne Hallelujah Il avait donné son accord, à la création de ce programme. 4 ans après sa disparition, sans doute l’immense Leonard Cohen tirerait-il son chapeau à ceux qui aujourd’hui lui rendent hommage. Conçu comme un portrait de l’artiste découpé en 5 saisons, telles les 5 cycles de l’existence, Dance me s’apprécie comme un dialogue entre la voix grave du maître, et la technicité des 15 danseurs virtuoses du BJM. So artistic, so chic, so iconic… So Cohen. Dance me, vendredi 4 décembre à l’Opéra de Saint-Etienne

Continuer à lire

L'expo "Design-moi un jeu vidéo" prolongée jusqu'au 22 mars

Expo x Jeu vidéo | Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il (...)

Nicolas Bros | Jeudi 20 février 2020

L'expo

Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il était initialement prévu qu'elle se clôture le 8 mars.

Continuer à lire

Janvier : On s’émancipe ?

Panorama ciné | Changement d’année, remise à zéro des compteurs, attente du printemps… Dans l’air flotte comme une envie de se débarrasser de ses vieux oripeaux ; de s’affirmer parmi le groupe dans toute son identité et sa singularité. Avec plus ou moins de bonheur sur les écrans…

Vincent Raymond | Mercredi 8 janvier 2020

Janvier : On s’émancipe ?

Une fois n’est pas coutume, c’est avec un trio de courts métrages jeune public d’une stupéfiante qualité graphique que l’on débutera notre panorama. Donnant son titre au programme, L'Odyssée de Choum (29 janvier) nous fait suivre le parcours d’une petite chouette à peine éclose recherchant l’œuf lui tenant lieu de frère ou de sœur, emporté par une tempête. Une histoire tendre et enlevée, où l’on perçoit chez le réalisateur Julien Bisaro tant l’influence des maîtres nippons contemporains que l’affirmation d’un style autonome. Très prometteur. Autre histoire de fratrie, Waves (même date). Les ambitions de Trey Edward Shults sont manifestes : illustrer la théorie des dominos en l’appliquant à une famille où la pression paternelle exercée sur le fiston, apprenti lutteur, va provoquer une cascade de drames. Volontiers démonstratif — et surtout, répétitif — dans son arsenal stylistique qui multiplie panoramiques circulaires en milieu clos et effets clinquants, Shults s’offre cependant une belle séquence abstr

Continuer à lire

TAG moi !

Galerie | Les galeries d'art fleurissent à Saint-Étienne et c'est tant mieux ! L'une des dernières en date s'appelle TAG - pour Tea-time Atelier et Galerie, et est (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

TAG moi !

Les galeries d'art fleurissent à Saint-Étienne et c'est tant mieux ! L'une des dernières en date s'appelle TAG - pour Tea-time Atelier et Galerie, et est installée rue Gambetta, à côté de la Houblonnerie. Créé par Anne-Charlotte Deloume et Amandine Alves Da Fonseca, ce nouvel espace prend le relais de La Géode (rue Elise Gervais) et propose conjointement des temps d'atelier de dessin et de peinture mais également des expositions mensuelles. « Concernant les expositions, nous ne nous limitons pas en matière de techniques proposées, assure Anne-Charlotte Deloume qui est également art-thérapeute. Nous n'avons pas une démarche commerciale. Notre idée reste d'exposer des artistes dont le travail nous intéresse, que ce soit en peinture, photographies, numériques... » Les deux galeristes souhaitent pouvoir s'appuyer sur des artistes qui seront de véritables parties prenantes lors de moments d'échanges avec les visiteurs. « Nous souhaitons mettre en place des temps courts où l'artiste rencontre le public, avec par exemple du live painting ou des ateliers ponctuels spécifiques, poursuit Anne-Charlotte. Le but de la galerie TAG est de permettre à ch

Continuer à lire

Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Portrait | Commissaire principale de la Fête du Livre de Saint-Etienne, Isabelle Rabineau est du genre à n'en faire qu'à sa tête. Jamais à cours d'envies, toujours pleine d'idées, elle bouscule et révolutionne tout ce qu'elle touche... Et le meilleur, c'est que ça marche.

Cerise Rochet | Mardi 1 octobre 2019

Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Elle porte la frange courte et le rouge à lèvres rosé, le perfecto de cuir et la jupe cintrée, les ongles vernis et les talons carrés. Gamine, elle était bonne élève, mais faisait ses devoirs « n'importe comment », durant l'interclasse ou à la récré. Commissaire à la voix douce, passionnée de culture et de foot, rêveuse déterminée, Isabelle Rabineau est une tout-et-son-contraire, une hors-cadre, une faiseuse-de-ponts. Elle a 18 ans, lorsque, bac en poche et raide dingue d'un peintre, elle quitte son Strasbourg natal pour le rejoindre dans la capitale, lecture et écriture chevillées au corps. Là-bas, la brillante littéraire suit des cours à la Sorbonne, tout en multipliant les petits boulots pour remplir le frigo. Elle atterrit à Beaubourg, où elle remet les livres en place, sur les étagères. Un « début de quelque chose » qu'Isabelle évoque aujourd'hui avec des papillons dans les yeux : « Ça m'a beaucoup aidée, de comprendre ce que lisaient les gens. Et puis, j'étais tellement fière, je travaillais à Beaubourg, c'était fou. » De rencontre en rencontre, elle collabore ensuite à l'écriture du magazine de psychanalyse L'Âne, di

Continuer à lire

Cheers, mate !

Foire de Saint-Etienne | Après nous avoir fait traverser le Golden Gate de San Francisco en 2018, la Foire internationale de Saint-Étienne nous invite à franchir la (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Cheers, mate !

Après nous avoir fait traverser le Golden Gate de San Francisco en 2018, la Foire internationale de Saint-Étienne nous invite à franchir la Manche en 2019. Et ce, même si le Brexit semble inéluctable... Mais il faut bien admettre que l'Angleterre et en particulier sa capitale Londres, constituent toujours de véritables creusets culturels bouillonnants. La Foire de Saint-Étienne l'a bien compris et propose cette année une exposition autour de cette ville fantastique. Intitulée Attractive London, cette présentation plonge le visiteur dans les quartiers londoniens en reprenant tous leurs éléments phares. Se dévoilent un espace consacré à la royauté et au fonctionnement de la monarchie parlementaire anglaise, la Tour de Londres qui permet de retracer l'histoire de la cité, une reconstitution du célèbre passage piéton d'Abbey Road... Bref tout y passe ! 71e Foire internationale de Saint-Étienne, du 20 au 30 septembre au Parc Expo

Continuer à lire

Encré dans la mémoire

ARTS | C'est une ode à la mémoire collective des peuples que l'artiste Saïd Atek couche sur ses toiles. Tantôt à la pointe de son pinceau, tantôt à celle de son stylo, il réinterprète à l'encre ou en peinture les images d'archives qui ont façonné notre histoire.

Antoine Desvoivre | Mercredi 10 juillet 2019

Encré dans la mémoire

« Avant mes archives étaient intérieures, elles étaient le fruit de ma mémoire. Maintenant je me sers de la mémoire universelle. » C'est ainsi que Said Atek explique son choix de prendre des images d'archives comme inspiration pour ses œuvres. Il se prête à cet exercice depuis maintenant six ans et a réalisé ainsi de nombreuses séries de tableaux. Certains sont basés sur les portraits de femmes algériennes prises par le photographe Marc Garanger, d'autres sur les femmes tondues à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De l'apartheid aux camps de concentration, le peintre traite de toutes les meurtrissures de l'humanité. Les instants chargés d'émotions et d'histoire, qu'il revisite par son travail, interrogent également notre présent. « Ce qui était hier ressemble beaucoup à ce qui se passe aujourd'hui. C'est exactement les mêmes choses, seul le contexte change », explique le quinquagénaire, diplômé de l'École des Beaux-Arts d'Alger. Il a trouvé une source quasi inépuisable d'inspiration dans l'iconographie historique, qu'il traduit en dessins ou en peintures, par des procédés aussi variés que les supports qu'il utilise. « Utiliser tous

Continuer à lire

Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

Continuer à lire

La beauté en soie

Musée | À la limite entre l'artisanat et l'art, le travail de la soie se perpétue dans la Loire. Ce tissu léger et épuré, ainsi que les savoir-faire ancestraux qui (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

La beauté en soie

À la limite entre l'artisanat et l'art, le travail de la soie se perpétue dans la Loire. Ce tissu léger et épuré, ainsi que les savoir-faire ancestraux qui entourent sa production sont mis à l'honneur par l'exposition Expressions de Soie. C'est la Maison des Tresses et Lacets à la Terrasse-sur-Dorlay qui dévoile aux curieux et passionnés les trésors d'étoffes produits par les artistes et artisans de la région. Plus qu'un historique des méthodes de production des soieries, Luce Chazalon, la directrice de l'exposition souhaite « montrer ce que des artistes contemporains peuvent créer à partir de la soie ». Assurément les œuvres des tisseurs, artistes, créateurs, et designers, bien que produites suivant des méthodes traditionnelles, rivalisent de modernité et d'ambition. Des étoles à motifs arborés en soie feutrée de laine aux origamis textiles en figures fractales hypnotisantes, ce tissu merveilleux exprime sa beauté sous des formes multiples. Expression de soie, jusqu'au 29 septembre à la Maison des tresses et lacets de La Terrasse-sur-Dorlay

Continuer à lire

Entrez dans le Clan

Expo textile | La designeuse et artiste textile Jeanne Goutelle propose Clan à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Entrez dans le Clan

La designeuse et artiste textile Jeanne Goutelle propose Clan à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds. Construite en parallèle des expérimentations des étudiants du lycée des métiers de la mode Adrien Testud, cette expo inédite propose la découverte de pièces uniques de tissages, broderies ou nœuds. L'artiste resserre ainsi les liens et fait un admirable écho à la thématique de la Biennale design autour de la création d'un terrain d'entente. « Le projet Clan s'inspire de l'histoire du tartan, étoffe de laine portée par les Écossais sous forme de kilt, explique l'artiste par communiqué. Ce tissu à carreaux représente grâce à sa combinaison de couleurs un clan, une famille. » Alors poussez la porte et entrez dans la famille. Clan de Jeanne Goutelle, jusqu'au 31 mai à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds

Continuer à lire

Damien Deroubaix décoiffe le MAMC

Musée | Dans le cadre de son trentième anniversaire, le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole présente conjointement pas moins de cinq nouvelles expositions, défendant des thématiques qui se répondent intelligemment ou se télescopent délicieusement. Headbangers Ball met à l’honneur le travail de Damien Deroubaix, un artiste stéphanois de coeur à (re)découvrir absolument.

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Damien Deroubaix décoiffe le MAMC

Après les expositions consacrées à Valérie Jouve et Jean-Michel Othoniel, le MAMC+ a donc choisi d’offrir une carte blanche à Damien Deroubaix, autre artiste issu du terreau artistique local connaissant un succès international amplement justifié. L’œuvre du plasticien est à la fois singulière par sa patte dadaïquement trash truffée de références ironiquement graves, et plurielle par son étonnante variété formelle. Les multiples sources d’inspiration de l’artiste prennent corps au travers d’une grande diversité de techniques mises en œuvres : peinture à l’huile et aquarelle, gravure et tapisserie, sculpture ou encore installation. Sous le bienveillant commissariat de Martine Dancer-Mourès, conservatrice en chef du patrimoine, Deroubaix a pensé de A à Z cette exposition qui lui offre l’occasion de présenter des oeuvres inédites et de définir sa propre vision de la peinture. La visite commence par une sorte d’antichambre où sont livrées quelques clés de l’univers du peintre, une pièce dans laquelle est présenté un foisonnement de dessins préparatoires, de croquis, de collages et de carnets d'inspirations, témoignant dans un joyeux foutoir (le chaos ?) des nombreuses recherches eff

Continuer à lire

Longitudes et passions

Expo photos | L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 décembre 2018

Longitudes et passions

L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de photographies en noir & blanc proposées dans le couloir et la salle principale du bar attenant au cinéma stéphanois, a été réalisée par Niko Rodamel, un de nos journalistes. Proposant sa vision du voyage, il nous entraîne de New York à Barcelone, en passant par Berlin, la Suède, le Cameroun et Saint-Étienne. « Je profite de cette exposition pour présenter trois extraits d'une série inédite, Mémoire, dans laquelle je mets en résonance des photographies réalisées dans divers endroits du globe et des images d'archives glanées au cours de mes recherches, détaille le photographe. Les diptyques racontent ainsi des histoires où le présent interroge le passé, entre fiction et réalité. Il est ici question d'identité et de territoire, d'ancrage et de déracinement. » Une occasion de découvrir l'excellent travail de ce passionné de jazz mais également de ses pérégrinations dans différentes cultures et contrées. Longitudes, expo photo de Niko Rodamel, au

Continuer à lire

Clap de fin pour "Bowie Odyssée"

Expo Bowie | Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) (...)

Niko Rodamel | Lundi 15 octobre 2018

Clap de fin pour

Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) accueillait son 3000e visiteur. Une fréquentation qui dépasse toutes les espérances des instigateurs de l'opération, lesquels avaient ouvert au public les portes du bâtiment 234 neuf jours plus tôt, seulement. Les riches collections de Jean-Charles Gautier et Yves Gardes, les photographies de Mick Rock, un apport de la Discothèque et Documentation de Radio France ainsi que les rencontres et conférences pilotées par Eric Tandy (commissaire de l'exposition) ont remporté un vrai succès sous la houlette de l'équipe du Rhino, Ludovic Chazalon en tête, épaulé par Astrid Bailo de la société 17a7.

Continuer à lire

Tout Bowie

Exposition unique | L'exploration de la sphère Bowie se poursuit pour la deuxième année au Rhino Jazz(s) Festival. Outre deux créations mondiales au Fil et à l'Opéra, une exposition de plus de 600 pièces inédites autour du chanteur anglais est proposée dans les bâtiments H, derrière la Cité du design.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Tout Bowie

Affiches, disques, pochettes, photos et tirages exclusifs... la liste des objets à l'effigie de David Bowie est longue, très longue dans l'exposition Bowie Odyssée. Encadrée par le journaliste Éric Tandy, cette présentation est une plongée extraordinaire dans l'univers du chanteur britannique par le biais de pièces rares, encore jamais montrées au public. Permise grâce aux prêts des collectionneurs Jean-Claude Gautier et Yves Gardes, cette exploration imaginée par les organisateurs du Rhino Jazz(s) pour illustrer la deuxième partie de leur Bowie's Project laisse rêveur. Retranscrire l'humanité du personnage Sur près de 2 500 m² s'étaleront 25 caissons avec plus de 600 pièces retraçant de manière chronologique l'évolution de la carrière du Thin White Duke, mais également 42 tirages originaux du photographe Mick Rock (en vente sur place), un juke-box et 120 pochettes inédites proposées par Radio France... « Le but de l'exposition est de retranscrire l'humanité du personnage et de recréer les atmosphères de ses albums, explique Éric Tandy. Nous avions assez de matière pour faire vivre chaque album de Bowie entre les arti

Continuer à lire

Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Fête du Livre 2018 | Marc-Antoine Mathieu est un créateur et un explorateur de formes qu’elles soient narratives ou plastiques. Auteur notamment de la série Julius Corentin Acquefacques, il sera présent pour la 33e Fête du Livre de Saint-Étienne en tant que parrain des Mots en Scène. Il présentera également son nouvel ouvrage Trois rêveries de manière inédite ainsi qu'une exposition très complète.

La rédaction | Vendredi 7 septembre 2018

Marc-Antoine Mathieu : « L'occasion de montrer que la BD n'est pas que du comics, du manga et du mainstream »

Vous avez déclaré que « votre dessin est au service de votre écriture ». Comment doit-on vous qualifier ? Bédéiste, graphiste, auteur... ? "Bédéiste" est un terme qui n'est pas faux puisqu'il y a dedans une certaine défense d'une certaine bande dessinée. Mais j'aime dire aussi que je fais de la "littérature graphique". Je me sens plus plasticien ou chercheur plutôt qu'uniquement auteur de bande dessinée. J'aime explorer de nouvelles formes, aller sur des chemins un peu différents. En gros, tout ce qui peut faire que je ne vais pas m'ennuyer. Lors de votre venue à la 33e Fête du livre de Saint-Étienne, quel ouvrage allez-vous présenter ? En novembre sortira en librairie un nouveau livre-objet, un coffret intitulé Trois Rêveries. Il inclura trois récits graphiques muets, en noir et blanc. Il se trouve que ces trois récit auront des formes différentes des livres classiques, en étant également non reliés : un leporello, un rouleau et des cartes/pages volantes. Trois récits distincts mais parlant tous trois de la condition humaine. Homo Faber traite de la réalisation de choses, le "faire". Homo Temporis, la n

Continuer à lire

À bicyclette

Musée | La prochaine exposition temporaire du Musée d'art et d'industrie sera consacrée au vélo urbain. Intitulée Urbanus Cyclus, cet événement mettra en (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

À bicyclette

La prochaine exposition temporaire du Musée d'art et d'industrie sera consacrée au vélo urbain. Intitulée Urbanus Cyclus, cet événement mettra en avant le renouveau de l'engouement pour le deux-roues à travers les villes du monde entier. Divisé en quatre parties, le parcours d'exposition proposera une sélection d'une trentaine de cycles, accompagné de photos en noir & blanc réalisées par Jean-Claude Martinez. Questionnements autour de la place du vélo dans le mode de vie urbain, présentations de différents types de vélos, architectures adaptées, composants de la "culture vélo urbain"... Urbanus Cyclus promet d'être large et de toucher toutes les problématiques liées à ce mode de transport qui revient à la mode. Notamment dans la capitale française du cycle... Urbanus Cyclus, du 3 mai 2018 au 7 janvier 2019 au Musée d'art et d'industrie de Saint-Étienne

Continuer à lire

Encore en corps, mes très chairs !

ECRANS | Morte saison pour la nature, l’automne est au contraire celle d’une insolente éclosion de nouveautés dans les salles — avec le risque pour certaines de finir précocement au tapis. Une vigueur marquée par une étrange surreprésentation de corps exclus, usés ou en lambeaux…

Vincent Raymond | Mardi 30 novembre 1999

Encore en corps, mes très chairs !

On commence par le toujours aussi jovial Michael Haneke, convoquant dans Happy End (4 octobre) une pré-ado matricide et un grand-père traîne-la-patte désireux de se faire euthanasier pour éviter de choir dans le gâtisme, le tout au milieu d’une grande famille du Calaisis. Dans le rôle du patriarche appelant la mort, Trintignant joue une extension de son personnage de Amour — il y fait explicitement allusion. Hélas le film ressemble à du Haneke en kit : si les comédiens et thèmes moraux/dérangeants habituels sont là, manque un liant : la durée obstinée des plans. Privé des longues séquences de tension faisant l’ordinaire si perturbant du cinéaste autrichien, Happy End paraît superficiel et anecdotique. The Square de Ruben Östlund (18 octobre) a dû absorber la substance vitale hannekienne. Loin d’être d’une parfaite homogénéité ni une réussite indiscutable, la Palme d’Or 2017 (attribuée par défaut ?) recèle deux de ces séquences aptes à plonger le public dans une situation malaisante : les deux commencent par un sourire et s’achèven

Continuer à lire

Encore en corps, mes très chairs !

Panorama ciné octobre | Morte saison pour la nature, l’automne est au contraire celle d’une insolente éclosion de nouveautés dans les salles — avec le risque pour certaines de finir précocement au tapis. Une vigueur marquée par une étrange surreprésentation de corps exclus, usés ou en lambeaux…

Vincent Raymond | Mardi 3 octobre 2017

Encore en corps, mes très chairs !

On commence par le toujours aussi jovial Michael Haneke, convoquant dans Happy End (4 octobre) une pré-ado matricide et un grand-père traîne-la-patte désireux de se faire euthanasier pour éviter de choir dans le gâtisme, le tout au milieu d’une grande famille du Calaisis. Dans le rôle du patriarche appelant la mort, Trintignant joue une extension de son personnage de Amour — il y fait explicitement allusion. Hélas le film ressemble à du Haneke en kit : si les comédiens et thèmes moraux/dérangeants habituels sont là, manque un liant : la durée obstinée des plans. Privé des longues séquences de tension faisant l’ordinaire si perturbant du cinéaste autrichien, Happy End paraît superficiel et anecdotique. The Square de Ruben Östlund (18 octobre) a dû absorber la substance vitale hannekienne. Loin d’être d’une parfaite homogénéité ni une réussite indiscutable, la Palme d’Or 2017 (attribuée par défaut ?) recèle deux de ces séquences aptes à plonger le public dans une situation malaisante : les deux commencent par un sourire et s’achèven

Continuer à lire

AbraKadabra

Panorama Sono Mondiale 17/18 | À la croisée des folklores russo-ukrainiens et des musiques actuelles, le groupe DakhaBrakha est un OVNI musical qui débarque presque de nulle part, (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

AbraKadabra

À la croisée des folklores russo-ukrainiens et des musiques actuelles, le groupe DakhaBrakha est un OVNI musical qui débarque presque de nulle part, entre Carpates et mer Noire, dynamitant d’étonnants chants polyphoniques à grands coups de percussions et de violoncelle échevelé. Lena, Irina, Nina et Marko puisent ainsi dans les répertoires régionaux d’un pays tourmenté, leur Ukraine natale, redéployant habilement leur culture populaire nationale sur un dubstep des plus atypiques ! DakhaBrakha, mardi 10 octobre à Firminy, 20h30 au Majestic

Continuer à lire

Militante

Panorama Sono Mondiale 17/18 | À travers ses textes engagés, la chanteuse et guitariste Souad Massi poursuit depuis une quinzaine d’année le même combat, celui pour le maintien (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Militante

À travers ses textes engagés, la chanteuse et guitariste Souad Massi poursuit depuis une quinzaine d’année le même combat, celui pour le maintien de la liberté et la justice des deux côtés de la Méditerranée. La poésie des mots et l’altruisme du message sont habillés de folk-rock, de chaâbi et d’influences arabo-andalouses, parcimonieusement distillés par les fidèles complices de Souad, le guitariste Medhi Dalil et le percussionniste Rabah Khalfa. Souad Massi, samedi 25 novembre à 20h30 au Centre Culturel Le Sou (La Talaudière) + samedi 27 janvier 2018 à 20h30 salle Jean Dasté (Rive-de-Gier)

Continuer à lire

Rencontre

Panorama Sono Mondiale 17/18 | Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Rencontre

Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues précédemment avec High Tone et Vibronics. Pour le tout nouveau projet de Brain Damage, l’artiste stéphanois invite Harrison Stafford (charismatique "Professor" de Groundation) sur un album commun, Liberation Time. Les deux musiciens y bousculent ensemble et avec intelligence les codes du dub et du reggae roots. Brain Damage meets Harrison Stafford, samedi 21 octobre à 20h30 au Clapier

Continuer à lire

Melting pote

Panorama Sono Mondiale 17/18 | Avec plus de vingt ans de musique derrière lui, Taïro est aujourd’hui une des références françaises en matière de reggae dancehall. Très (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Melting pote

Avec plus de vingt ans de musique derrière lui, Taïro est aujourd’hui une des références françaises en matière de reggae dancehall. Très présent sur les sound systems à la grande époque du ragga parisien, les albums et les tournées se succèdent avec le même message positif depuis l’aube des années 2000, multipliant les featurings aux côtés d’artistes tels que Disiz, Faf Larage, Passi, Flya ou encore Youssoupha. Un cocktail de mélodies accrocheuses et de riddims efficaces. Taïro & The Family Band, samedi 14 octobre à 20h30 au Fil

Continuer à lire

Dub night

Panorama Sono Mondiale 17/18 | La nuit sera chaude et longue pour la sixième session du Sainté Dub Club, samedi 7 octobre au Fil. Sont notamment attendus, côté club, les Stéphanois (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Dub night

La nuit sera chaude et longue pour la sixième session du Sainté Dub Club, samedi 7 octobre au Fil. Sont notamment attendus, côté club, les Stéphanois de Green Tingz sound (feat. General Bundi), Rakoon, Tiburk et Thriakis Dub Destroyer. Côté grande salle, se succèderont Charlie P & Green Cross, les Anglais d’Iration Steppas et légende du Dub UK, Neil Fraser aka Mad Professor. À soixande-deux ans, le génial bricoleur n’a pas perdu la pêche. Il tournait encore l’an passé avec Lee "Scratch" Perry et aura à ses côtés la chanteuse Aisha pour un set qui s’annonce mémorable. Sainté Dub Club, samedi 7 octobre à 20h30 au Fil

Continuer à lire

Une rentrée danse sous le signe de l'amour

Panorama Danse 17/18 | Amour entre fusion et obsession L'amour est un mystère. Il s'adresse à notre part d'inconnu et soulève de multiples questions inspiratrices de créations (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 septembre 2017

Une rentrée danse sous le signe de l'amour

Amour entre fusion et obsession L'amour est un mystère. Il s'adresse à notre part d'inconnu et soulève de multiples questions inspiratrices de créations infinies. Cécile Laloy, à travers Duo, explore, avec l'écriture intuitive, sensible qui est sa marque, l'aspect fusionnel de l'amour incarné par un danseur, très grand, et une frêle jeune fille. Points de contact étroits, étreintes, portés, deux corps dansent les affres de la passion amoureuse entre fusion et obsession. Duo, de Cécile Laloy, du mardi 21 au jeudi 23 novembre à la Comédie de Saint-Étienne Toujours plus haut François Veyrunes réunit les trois femmes de Chair Antigone et les trois hommes de Tendre Achille dans Sisyphe heureux qui clôt sa trilogie. L'ombre de Camus et sa thématique de l'absurde plane sur ce héros emblématique condamné éternellement à un labeur inutile. Mais c'est surtout "la recherche des sommets" qui intéresse Veyrunes. La lenteur du mouvement dansé capte l'attention sur ces corps proches de leurs limites, qui basculent de l'horizontale à la verticale, érigeant des portés étonnants qui

Continuer à lire

Confluences

Panorama Jazz 17/18 | Il y a comme ça des groupes qui vous donnent la banane : le Trio Barolo. Francesco Castellani (trombone), Philippe Euvrard (contrebasse) et (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Confluences

Il y a comme ça des groupes qui vous donnent la banane : le Trio Barolo. Francesco Castellani (trombone), Philippe Euvrard (contrebasse) et Rémy Poulakis (accordéon) ont trouvé la recette qui fait mouche. Les trois artistes jouent avec une belle complicité une musique voyageuse où le jazz devient musique du monde et où le chant vient couronner les instruments. Ajoutez à cela un humour délicat : tout y est, ça sent presque les épices et le bon vin. Irrésistible. Trio Barolo & guests, dimanche 10 décembre à 18h au Fil

Continuer à lire

L’accord parfait

Panorama jazz 17/18 | L’album Riddles qui les a réunis annonce la couleur : les pianistes Ray Lema et Laurent de Wilde proposent un voyage à quatre mains dans (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

L’accord parfait

L’album Riddles qui les a réunis annonce la couleur : les pianistes Ray Lema et Laurent de Wilde proposent un voyage à quatre mains dans lequel le mariage du rythme et de l’harmonie tient de la magie. Un face à face inattendu, une rencontre au sommet de deux personnalités dont la symbiose enchante les tympans, à la croisée des chemins que les deux musiciens ont longuement écumés durant leurs parcours respectifs. Ils joueront ensemble le moins de notes possibles, rien que les bonnes. Laurent De Wilde & Ray Lema, mercredi 22 novembre à 20h30 au Fil

Continuer à lire

Beau oui comme Bowie

Panorama Jazz 17/18 | Sous la direction musicale de Daniel Yvinec, le Rhino Jazz(s) festival propose avec We could be heroes un hommage appuyé au regretté David (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Beau oui comme Bowie

Sous la direction musicale de Daniel Yvinec, le Rhino Jazz(s) festival propose avec We could be heroes un hommage appuyé au regretté David Bowie, à travers une série de concerts prouvant que la force gravitationnelle du rockeur atteint tout aussi bien les musiciens de jazz. Le volet 2017 du projet met en œuvre deux groupes français, l’Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, ainsi que, le samedi 21 octobre au Fil, The Band From David Bowie’s Blackstar : la dream team de l’album-testament de la star. Rien que du lourd ! Hommage à David Bowie, plusieurs dates pendant le Rhino Jazz(s) Festival

Continuer à lire

Oh my God !

Panorama Jazz 17/18 | Attention phénomène ! Puissamment suave, Jennifer Jenesis Thames (J.J. pour les intimes) mixe blues et gospel, rock et pop, funk et soul (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Oh my God !

Attention phénomène ! Puissamment suave, Jennifer Jenesis Thames (J.J. pour les intimes) mixe blues et gospel, rock et pop, funk et soul avec une présence scénique qui vous scotche à votre siège, brûlant les planches partout où elle se produit des deux côtés de l’Atlantique. Avec son nouvel album, Raw Sugar, la diva n’en finit pas de faire la démonstration d’une impressionnante aisance vocale et d’une énergie jouissivement communicative. J.J. Thames, mercredi 11 octobre à 20h30, au Centre Culturel l’OPSIS (Roche-la-Molière)

Continuer à lire

5 concerts à ne pas manquer

Panorama Musiques actuelles 17/18 | Electro-pop turbulente Comme à l'accoutumée, il y aura du beau monde sur la scène du festival Bois Noirs, niché dans la commune de (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 septembre 2017

5 concerts à ne pas manquer

Electro-pop turbulente Comme à l'accoutumée, il y aura du beau monde sur la scène du festival Bois Noirs, niché dans la commune de Saint-Jean-La-Vêtre à quelques encablures de Noirétable. Aux côtés de Rebeka Warrior (moitié de Sexy Sushi) se trouve Las Aves, un des duos pop au son parmi les plus intéressants du moment. Formé à Toulouse, le quatuor a imposé en 2016 un très bon album au nom improbable : Die in Shangaï. Proposant une flopée d'envolées électro-hip-hop ravageuses, ce premier opus concentre toute l'essence de ce groupe à la croisée entre M.I.A. et Crystal Castles. À découvrir absolument sur scène. Las Aves, vendredi 8 septembre à Saint-Jean-la-Vêtre (dans le cadre du festival Bois Noirs) À l'extrêmité des peurs contemporaines C'est un OVNI musical dans le paysage musical français. Formé en 2008 par l'écrivain Arnaud Cathrine et le chanteur Florent Marchet, Frère Animal avait envoyé un premier pavé dans la mare à l'époque. Narrant la souffrance de Thibault, un emp

Continuer à lire

Notre sélection de 5 pièces

Panorama théâtre 17/18 | Silence, on tourne ! What if They Went to Moscow ? est à la fois une pièce et un film. La pièce jouée, est filmée par une équipe caméra sur le plateau, (...)

Houda El Boudrari | Mardi 5 septembre 2017

Notre sélection de 5 pièces

Silence, on tourne ! What if They Went to Moscow ? est à la fois une pièce et un film. La pièce jouée, est filmée par une équipe caméra sur le plateau, et le film, monté en direct, est projeté simultanément dans une salle adjacente. Le spectateur assiste à la représentation, puis à la projection, ou inversement. Les Trois Sœurs de Tchekhov revisitée par la metteure en scène et réalisatrice brésilienne Christiane Jatahy met en perspective la question de l’utopie – cet ailleurs auquel on aspire – par le biais de cet ingénieux dispositif. What if they went to Moscow ? du 11 au 13 octobre à la Comédie de Saint-Étienne Un Trump africain Inspiré de Ubu Roi de Jarry, Baabou Roi met en scène l’arrivée au pouvoir d’un dictateur sanguinaire dans un État africain fictif. A travers ce personnage frustre et bestial qui amuse la galerie par ses pitreries et ses excès, l’auteur nigérian Wole Soyinka parodie les dictateurs africains et ceux du monde entier. Spectacle de masques, Baabou Roi réunit trois comédiens congolais de la compagnie kinoise Théâtre des Intrigants et trois de la compagnie

Continuer à lire

Le MAMC prépare son anniversaire

ACTUS | Une fois les Journées européennes du patrimoine passées (16 et 17 septembre 2017), le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fermera ses (...)

Nicolas Bros | Mardi 22 août 2017

Le MAMC prépare son anniversaire

Une fois les Journées européennes du patrimoine passées (16 et 17 septembre 2017), le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fermera ses portes jusqu'au 10 novembre. Cette période permettra à l'institution muséale de préparer un nouveau cycle d'expositions exceptionnelles pour fêter ses 30 années d'existence, et qui se déclinera tout au long de l'année 2018. Signalons que l'accueil et la bibliothèque Jean Laude du Musée resteront ouverts au public pendant les horaires habituels (lundi au vendredi de 10h à 18h).

Continuer à lire

Un coup de Mayet

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Placé sous la direction du très talentueux Florent Mayet, l'Ensemble amateur Telemann s'autorise quelques audaces de programmation en cette rentrée. Le (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Un coup de Mayet

Placé sous la direction du très talentueux Florent Mayet, l'Ensemble amateur Telemann s'autorise quelques audaces de programmation en cette rentrée. Le délicieux Concertino pour flûte de Cécile Chaminade, interprété par Marianne Sabatier, bénéficie avec bonheur, de la vague de réhabilitation des compositrices du passé. De son côté, le soliste Louis-Jean Perreau, fera pleurer son archet, aux accents bouleversants du Concerto russe d'Edouard Lalo. Un concert très haut de gamme qui mérite assurément le déplacement ! Ensemble Telemann, samedi 30 septembre, à Saint-Didier-en-Velay

Continuer à lire

Rubans bissés

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Après le Musée d'Art et d'Industrie, c'est au Conservatoire Massenet d'accueillir cette très belle initiative : le revival des chansons de tisserands (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Rubans bissés

Après le Musée d'Art et d'Industrie, c'est au Conservatoire Massenet d'accueillir cette très belle initiative : le revival des chansons de tisserands du "Siècle d'Or" stéphanois, tirées de poèmes de chansonniers de la "capitale du ruban". Les mélodies de Benjamin Ledin, Henri Chausson ou "Babochi", harmonisées par les élèves des classes de composition du conservatoire, seront interprétées par le choeur Unacorda, et, cette fois-ci, illustrées et étayées par des documents d'archives (photos d'époque, vidéos). Ensemble Unacorda, Chansons de tisserands, lundi 2 octobre à 17h30 au Conservatoire Massenet

Continuer à lire

Adriana 42

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Engoncé entre d'illustres figures de proue du mouvement "vériste", Cilea aurait pu tomber aux oubliettes, si son Adriana Lecouvreur n'était passée au (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Adriana 42

Engoncé entre d'illustres figures de proue du mouvement "vériste", Cilea aurait pu tomber aux oubliettes, si son Adriana Lecouvreur n'était passée au répertoire des plus grandes maisons d'opéra de la planète. Sombre histoire de rivalité entre actrices à l'ego un peu exalté, grande interprète des œuvres de Corneille, la tragédienne Adrienne, égérie de Voltaire, meurt empoisonnée par des fleurs... L'opéra, malgré le kitsch de l'intrigue est un chef d’œuvre musical à découvrir absolument, particulièrement si cet art vous paraît extra-terrestre ! Adriana Lecouvreur, opéra de Cilea, du 24 au 28 janvier 2018 à l'Opéra de Saint-Etienne

Continuer à lire

Messe du couronnement

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Bouleversant, envoûtant, éblouissant pour certains, grandiloquent et bruyant pour ses détracteurs, le Requiem de la dernière époque du grand Verdi ne laisse (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Messe du couronnement

Bouleversant, envoûtant, éblouissant pour certains, grandiloquent et bruyant pour ses détracteurs, le Requiem de la dernière époque du grand Verdi ne laisse personne indifférent, embrasant tous les superlatifs. La postérité de l'oeuvre, écrite en mémoire de son grand ami Manzoni, a porté au Parnasse ce chef d’œuvre absolu de la musique. D'un lyrisme épique, à couper le souffle, il s'agit assurément là du plus bel opéra, oups, pardon, ouvrage sacré, du maestro. Qu'importe ! Requiem de Verdi, du 8 au 12 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne

Continuer à lire

Match point

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Quelques mesures suffisent à repérer les troublantes similitudes qui unissent la Première Symphonie d’Étienne Nicolas Méhul et la Cinquième Symphonie de (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Match point

Quelques mesures suffisent à repérer les troublantes similitudes qui unissent la Première Symphonie d’Étienne Nicolas Méhul et la Cinquième Symphonie de Beethoven. L'intérêt musicologique est évident, à l'occasion du bicentenaire de la mort du compositeur-vedette de la Révolution Française. Pourtant, quelques cruelles minutes suffisent aussi à réattribuer la fulgurance du génie musical. La passion enivrante de David Reiland pour Beethoven, donne des ailes à l'orchestre, et fait de cette Cinquième"un moment de pure grâce. Concert d'ouverture de saison, mardi 3 octobre à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne

Continuer à lire

Comme chez soi

Expo | C’est après avoir découvert ses illustrations dans le livre Poèmes en paysages que Maud Salançon, l’une des gestionnaires de la galerie Beluga, a décidé d’inviter (...)

Léa Pternitis | Mardi 6 juin 2017

Comme chez soi

C’est après avoir découvert ses illustrations dans le livre Poèmes en paysages que Maud Salançon, l’une des gestionnaires de la galerie Beluga, a décidé d’inviter Clothilde Staes à exposer ses gravures lors d’une exposition. Par habitude, elle proposa à cette dernière de convier un autre artiste à exposer à ses côtés. C’est ainsi que naquit l’association de ces gravures colorées à la couture de cordes de Mélanie Clénet. Chacune de leur côté, les deux artistes ont crée ou sélectionné des pièces, proposant une exposition très poétique, laissant l’imaginaire circuler à son gré. Notre regard se promène entre les différentes lithographies, gravures à l’eau-forte, tapis et autres objets faits de cordes qui s'accordent parfaitement, comme dans un cadre intime. Dans un univers très féminin faisant également écho à l’enfance au moyen de ses couleurs vives et de ses formes minimalistes, les deux femmes défendent une esthétique colorée et minimale qui se tourne vers la beauté domestique. Si bien, qu’on se verrait presque vivre au sein de cette exposition. Clothilde Staes & Mélanie Clénet, jusqu'au 30 juin à la galerie Beluga

Continuer à lire

On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Mardi 30 novembre 1999

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

Continuer à lire

On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Vendredi 19 mai 2017

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

Continuer à lire

À travers l'objectif

Expo Biennale | Angénieux est un nom qui résonne dans le coeur de l'innovation mondiale. C'est l'histoire de cette entreprise ligérienne unique que nous propose de découvrir (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 avril 2017

À travers l'objectif

Angénieux est un nom qui résonne dans le coeur de l'innovation mondiale. C'est l'histoire de cette entreprise ligérienne unique que nous propose de découvrir le Musée d'art et d'industrie à travers une exposition inédite. Initiée dans le cadre la 10e Biennale, cette présentation retrace par le biais de nombreux objets (appareils et objectifs), maquettes, photos et machines, le parcours de cette PME de Saint-Héand spécialisée dans l'optique de haute précision. Fleuron d'une industrie française de pointe, Angénieux (aujourd'hui Thalès Angénieux) a accompagné certains événements parmi les plus importants, depuis sa création en 1935. Depuis les premiers pas de l'homme sur la Lune à la télévision couleur ou la 3D en passant par les optiques utilisées par les directeurs de la photo sur les tournages dans le monde entier, Angénieux est une référence dans la création d'objectifs performants. C'est d'ailleurs dans la mise en avant de prototypes jamais montrés au public que cette exposition temporaire revêt un caractère encore plus passionnant. Via ZOOM ! on plonge véritablement dans l'art des chambres noires. ZOOM ! Angénieux : changez d'optiques, jus

Continuer à lire

Le temps ne fait (toujours) rien à l’affaire

Panorama ciné avril | Coincé entre l’orgie de mars et les promesses de mai, avril joue l’éternel rôle de mois-tampon. Où l’on se rend compte qu’il ne fait pas toujours bon vieillir, et que sa propre vie vaut souvent mieux que celle des autres…

Vincent Raymond | Mercredi 5 avril 2017

Le temps ne fait (toujours) rien à l’affaire

Un jour viendra où les spectateurs finiront par hurler leur lassitude devant la déferlante biopic. Un genre devenu mode trahissant — dans la triste majorité des cas — une pénurie de créativité, un manque d’ambition ou de foi dans l’écriture cinématographique ainsi que le désir régressif de se réfugier dans les bras chauds de célébrités à la destinée édifiante ; un appât pur sucre, enfin, pour comédiens gourmands de récompenses. Se revendiquant de personnes authentiques, ces hagiographies filmées n’aiment pourtant rien tant que prendre des libertés avec l’authenticité. Preuve en est avec l’attendu Django de Etienne Comar (26 avril). Campé par un Reda Kateb appliqué, impeccable aux six-cordes, cet énigmatique portrait de Django Reinhardt se focalise sur la période de l’Occupation et donne l’impression de vouloir plus qu’exonérer le guitariste jazz de son insouciance d’alors en le transformant en proto-résistant. Jusqu’où un cinéaste peut-il laisser voguer son imagination sans travestir l’Histoire, fût-ce en invoquant une licence artistique de Mardi-gras ?

Continuer à lire

Ballons, peintures et design

Foot & arts | Depuis le 10 décembre 2016 et jusqu'au 1er juin 2017, le Musée des Verts propose une visite aux confins du football, des arts et du design. Cette nouvelle (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

Ballons, peintures et design

Depuis le 10 décembre 2016 et jusqu'au 1er juin 2017, le Musée des Verts propose une visite aux confins du football, des arts et du design. Cette nouvelle exposition temporaire de Noémie Bonnet Saint-Georges est basée sur Mi-Temps qu'elle avait présentée pendant l'Euro 2016 à la Cité du Design. Enrichie par les collections du Musée des Verts, Foot Évolutions invite le visiteur à découvrir des pièces exclusives soient purement footballistiques (paires de chaussures et ballons selon les différentes époques, maillots de Zidane du match France-Angleterre de l'Euro 2004...) ou à cheval entre l'art et la discipline sportive (affiches "old school", urne funéraire en forme de ballon, vidéo de la performance des street artistes stéphanois Ella & Pitr sur la pelouse de Geoffroy-Guichard...). Complète, diverse et bien scénographiée, cette exposition fournit une plus-value à l'institution muséale en ouvrant les salles permanentes sur d'autres perspectives que l'histoire des Verts. Foot Évolutions, par Noémie Bonnet Saint-Georges, du 10 décembre 2016 au 1er juin 2017, au Musée des Verts à Saint-Étienne

Continuer à lire

L’homme derrière le saxophone

Photos | « Retrouvez l’homme derrière le musicien », voilà l’objectif de l’exposition Jazz à hauteur d’hommes, du photographe Niko Rodamel, qui sera présentée (...)

Marlène Thomas | Mercredi 4 janvier 2017

L’homme derrière le saxophone

« Retrouvez l’homme derrière le musicien », voilà l’objectif de l’exposition Jazz à hauteur d’hommes, du photographe Niko Rodamel, qui sera présentée du 11 janvier au 18 février à la Galerie Noir & Blanc. Depuis dix ans, Niko parcourt les différents festivals et concerts de jazz de la région, pour en capturer les plus beaux moments. Mais, après avoir réalisé plusieurs expositions sur des artistes en train de jouer, l’envie lui est venue de les dévoiler autrement. « Je veux montrer l’homme (ou la femme) plus que le musicien, lors de moments où ils sont en dehors de la musique, où leurs attitudes sont différentes. Ils n’ont plus le masque du musicien, ils sont normaux », décrit-il. Une trentaine de clichés en noir et blanc témoigneront des moments privilégiés que le photographe a pu vivre avec les artistes : lors de séances photos pour des portraits, dans les loges, ou encore lorsque sur scène, les artistes, pensifs, posent leurs instruments. « Lorsqu’ils ne sont plus sous le feu des projecteurs, ils redeviennent de simples humains, ils aiment bien parler bonnes tables, médecines douces, mais aussi beaucoup de musique,

Continuer à lire

Épaisseurs

ARTS | La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La (...)

Niko Rodamel | Mercredi 2 novembre 2016

Épaisseurs

La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La multiplication des espaces d’exposition permet ainsi de proposer aux collectionneurs la découverte d’un nombre grandissant d’artistes et vice versa. Jusqu’à Noël, c’est le peintre américain Russel Tyler qui habite l’espace stéphanois, rue des Creuses. L’artiste new-yorkais ne compte plus les expositions ni les publications à travers le monde, notamment aux États-Unis et en Europe, plus récemment en Israël. Tyler présente et juxtapose des toiles issues de deux séries que tout semble opposer. L’une, strictement géométrique, n’utilisant que deux ou trois couleurs, voire trois nuances d’un même coloris. L’autre, davantage animée, saturée de formes changeantes et de couleurs vives. Pour autant, l’ensemble des œuvres poursuit le même dessein, jouant sur la structure même de la matière, son épaisseur, son mouvement, sa brillance. La peinture de Russell Tyler attire et capte le regard par l’aspect tactile que lui confèrent les couches habilement structurées de chaque toile. Russell Tyler, jusqu’au 22 décembre,

Continuer à lire

Éphéméride sur son 31

ARTS | Parmi les immuables rendez-vous d’automne, il en est un qui met à l’honneur une belle brochette de plasticiens ligériens. Ephéméride est une exposition (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

Éphéméride sur son 31

Parmi les immuables rendez-vous d’automne, il en est un qui met à l’honneur une belle brochette de plasticiens ligériens. Ephéméride est une exposition collective annuelle de la galerie du Babet, dont le principe de départ s’apparente davantage à un jeu… Chaque année, trente et un artistes (peintres, illustrateurs, graphistes, photographes, céramistes…) acceptent de couvrir chaque jour de l’année par une œuvre de petit format, sur un support carré de vingt centimètres de côté. Les dates sont préalablement tirées au sort (une par mois pour chaque créateur) et les œuvres seront naturellement accrochées dans l’ordre chronologique, du premier janvier au trente et un décembre. De quoi favoriser les échanges entres les artistes (renouvelés par tiers à chaque édition) et pour certains, faire connaître leur travail au grand public. Année bissextile oblige, l’édition 2016 compte 366 œuvres, toutes à des prix raisonnables. Mais attention, vous n’avez que quatre jours pour découvrir les propositions de Jacquie Barral, Sylvie Béal, Jacqueline Blanchet, Marc Bonnet, Hélène Chambert, Annick Chamblas, Sophie Chollet, Carole Crouzet, Armelle Drouin, Henri Ducos, Sabine Frering, Freddy

Continuer à lire

Classique/Lyrique : 5 concerts d'exception

Panorama 16/17 | Hymne à la JOA Après avoir fait reprendre du service au juke-box, grâce aux concerts « à la criée », l'orchestre SyLF, décidément le plus inventif pour reconquérir (...)

Alain Koenig | Mardi 6 septembre 2016

Classique/Lyrique : 5 concerts d'exception

Hymne à la JOA Après avoir fait reprendre du service au juke-box, grâce aux concerts « à la criée », l'orchestre SyLF, décidément le plus inventif pour reconquérir avec panache le public populaire, ressort de sa manche une arme d'effusion massive ! Le Violon Magique est un programme (gratuit) articulé autour des plus belles pages du répertoire consacrées à cet instrument. Le festival Montrond'n dièse donnera aussi sa soirée de gala au Casino JOA, avec l'immense violoncelliste Emmanuelle Bertrand, une vraie magicienne ! AK Emmanuelle Bertrand & l'Ensemble SyLF, mercredi 14 septembre à 20h30, au Casino Joa, dans le cadre du festival Montrond'n dièse Haute saison C'est sur un vol Venise-Buenos Aires que David Reiland nous propose d'embarquer avec ce premier volume de la saison symphonique de l'OSSEL. L'écossais post-minimaliste Max Richter, adepte du déphasage, revisite le tube mondial des Quatre Saisons pour en donner une version aux séquences répétitives hypnotiques. Un habile transit à Mar del Plata permettra d'entendre trois pièces du « bandonéoniste qui voulait être Bach », Astor Piazzola. Une s

Continuer à lire