Forces intranquilles

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Photo : Jacqueline Girin © Niko Rodamel


Avant de présenter cet été les travaux effectués lors des ateliers de l'année écoulée, la galerie TAG accueille les œuvres de Jaqueline Girin, à la fois peintre, comédienne et illustratrice. L'artiste, qui avait déclaré son amour pour la peinture dès le plus jeune âge, présente une série de sept chats à l'encre de Chine, ainsi que dix toiles évoquant essentiellement des visages et des corps féminins, entre force et fragilité. Le traitement à l'acrylique est ici d'une profonde luminosité et l'énergie du coup de pinceau insuffle aux tableaux un mouvement intérieur qui parle aux tripes. Les galeristes Anne-Charlotte et Amandine l'assurent, la rentrée de septembre s'annonce des plus riches avec une très prometteuse série d'accrochages calée jusqu'au mois d'avril 2022 !

Jacqueline Girin, jusqu'au 3 juillet, galerie TAG à Saint-Étienne

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Dans tous les sens

Galerie / expo photos | Niko Rodamel, que vous avez l’habitude de le lire dans ces colonnes, est également un photographe de talent – nous écrivons cela sans flagornerie, aucune. (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Dans tous les sens

Niko Rodamel, que vous avez l’habitude de le lire dans ces colonnes, est également un photographe de talent – nous écrivons cela sans flagornerie, aucune. Pour se faire une idée du travail de Niko derrière l'objectif, le rendez-vous est pris du côté de la galerie TAG au 26 de la rue Gambetta à Saint-Étienne. Avec Brouiller les pistes, le photographe croise les procédés et fait se côtoyer hasard et mise en scène. Le visiteur prendra plaisir à entrer dans cette présentation par le biais qui l’attire le plus, depuis la question de la frontière entre photo d’art et photojournalisme, celle de la beauté ou des formes que revêt la photo. Au total ce sont 22 épreuves que le co-fondateur du collectif stéphanois PARALLAX propose ici. Alors, prêt à se perdre avec délectation sur les chemins de la photo ? Brouiller les pistes, expo photos de Niko Rodamel, du lundi 7 septembre au samedi 3 octobre 2020 à la Galerie TAG à Saint-Étienne

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Fukushima

ARTS | Le sculpteur Christian Boy présente une quinzaine de pièces issues d'une série sur laquelle il travaille depuis 2011, à la suite de l'accident nucléaire majeur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 février 2020

Fukushima

Le sculpteur Christian Boy présente une quinzaine de pièces issues d'une série sur laquelle il travaille depuis 2011, à la suite de l'accident nucléaire majeur survenu au Japon. Réalisées pour la plupart en feuilles de plomb (matière connue pour sa qualité radioprotectrice), ces oeuvres évoquent ainsi sans détour le déni humain face aux horreurs de notre époque. Christian​ Boy, du 20 février au 19 mars, Galerie TAG à Saint-Étienne

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"Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" : Gavalda remix

ECRANS | De Arnaud Viard (Fr., 1h29) avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Benjamin Lavernhe…

Vincent Raymond | Mardi 21 janvier 2020

Jean-Pierre, qui s’est jadis rêvé comédien, a depuis rejoint avec succès le négoce des vins. Aîné d’une fratrie comptant Juliette (une prof démangée par l’écriture et tout juste enceinte), Mathieu, employé timide et Margaux, photographe en galère, il traverse une phase difficile… En transposant à l’écran l’ouvrage homonyme d’Anna Gavalda, Arnaud Viard s’est attelé à un double défi. D’abord, d’unifier les nouvelles du recueil en une seule trame narrative sur le modèle de ce qu’avait accompli Robert Altman à partir de Neuf histoires et un poème de Carver pour bâtir son Short Cuts. Ensuite, de prendre le risque de décevoir les millions (oui oui) de lecteurs — voire adulateurs — de l’autrice qui avaient pu se forger du recueil leurs propres images. On ne contestera pas l’option choisie, évitant le morcellement du film à sketches, ni le choix de la distribution (les comédiennes et comédiens sont globalement bien trouvés, en particulier Rouve et Taglioni, quand la douleur les traverse comme un fantôme puis les habite). Mais quelle plaie de devoir, encore et toujours, subir ces destins de familles parisiennes pseudo normales, c’est

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Paysages intérieurs

Galerie | Les tableaux de Michel Gayard laissent éclater les couleurs de la nature comme les noirceurs du temps qui passe. Acryliques sur toile ou encres sur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Paysages intérieurs

Les tableaux de Michel Gayard laissent éclater les couleurs de la nature comme les noirceurs du temps qui passe. Acryliques sur toile ou encres sur papier, Jardin d'été, Vent d'automne, Lumière du soir, Promenade en avril, Jeux d'eau et de feu, Un soir en septembre ou Vent solaire révèlent la palette forte et lumineuse d'un artiste en quête d’une vérité cachée. Michel Gayard, jusqu'au 17 janvier, Galerie TAG à Saint-Étienne

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Solidarité

Divers | Voilà dix ans déjà que l'association Vaincre le Cancer 42 se démène, avec l'expression artistique comme levier principal, pour apporter une précieuse aide (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 novembre 2019

Solidarité

Voilà dix ans déjà que l'association Vaincre le Cancer 42 se démène, avec l'expression artistique comme levier principal, pour apporter une précieuse aide matérielle au département de cancérologie du CHU de Saint-Étienne. En neuf années d'exercice, ce sont près de 80 000 euros qui ont permis de financer différents équipements facilitant le traitement des malades. Outre les soirées-spectacles organisées plusieurs fois par an, le temps fort annuel de l'association demeurre la rituelle expo-vente bien nommée Solid'Art. Dans cet habile jeu de mots, tout est dit. Le nombre d'artistes mettant leurs oeuvres à la disposition du collectif n'a cessé de croitre au fil du temps. Près de 150 plasticiens ont participé à la manifestation, le temps d'une ou de plusieurs éditions. Parmi eux, peintres, sculpteurs, graveurs ou photographes, ligériens pour la majorité, connus du grand public (citons Philippe Favier, Ella & Pitr, Ndenga Bato, Alfredo Lopez, Jean-Antoine Raveyre...) ou plus modestes. Cette année, pas moins de 47 exposants viendront souffler les dix bougies de Solid'Art, pour trois jours d'exposition. 10e expo-vente Solid'Art, du jeudi 21 novembre à 18h (vernis

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"Debout sur la montagne" : Là-haut, y a pas débat

ECRANS | De Sébastien Betbeder (Fr., 1h45) avec William Lebghil, Izïa Higelin, Bastien Bouillon…

Vincent Raymond | Mercredi 23 octobre 2019

Quinze après leur enfance montagnarde, trois amis se retrouvent dans leur village d’origine à l’occasion des funérailles du grand frère de l’un d’entre eux. Leurs rêves de jeunesse disloqués, ils constatent que la vie d’adulte donne plus souvent des raisons de pleurer que de rire… Sébastien Betbeder a de la constance, il faut le lui reconnaître. N’aimant rien tant que les histoires de copains en quête d’une forme de retrouvailles dans un milieu plutôt hostile, le prolifique cinéaste décline son thème chéri dans tous les environnements et avec toutes les configurations possibles. Après l’île de Marie et les Naufragés, le grand Nord enneigé du Voyage au Groenland, la bourgade d’altitude constitue ici une suite logique pour le sympathique trio. Quant à la réunion entre potes, si elle est entravée par le poids d’un passé commun traumatique alourdi par les blessures intimes de chacun, son issue offre une délivrance générale façon absolution. Jonglant avec les peurs de l’enfance, les secrets enfouis, l’onirisme, le réalisme premier de

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Ex-fan des sixties

ARTS | Deux décennies avant l’explosive et libératrice année 68, la mode des années cinquante et soixante marquait déjà un tournant dans l'histoire de l'habillement (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Ex-fan des sixties

Deux décennies avant l’explosive et libératrice année 68, la mode des années cinquante et soixante marquait déjà un tournant dans l'histoire de l'habillement contemporain. La Maison du Passementier présente un ensemble de vêtements et d’accessoires qui témoignent de ces changements majeurs au sein d'une société qui tend à se libérer de ses carcans. Vintage 1950-1960, jusqu'au 20 décembre, La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds

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"Joel, une enfance en Patagonie" : Un village pas très classe

ECRANS | de Carlos Sorín (Arg., 1h39) avec Victoria Almeida, Diego Gentile, Joel Noguera…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Cecilia et Diego ont enfin reçu une réponse favorable à leur demande d’adoption. L’enfant qu’on leur propose a 9 ans, et un passé chargé qui l’a traumatisé. Si eux l’acceptent avec amour, il n’en va pas de même pour le petit village glacial de Patagonie où ils viennent d’emménager… Est-ce le fait, pour le moins inhabituel, de voir une population sud-américaine évoluer dans une décor digne des pays nordiques (pourtant, c’est cela la Patagonie) ? Toujours est-il que ce film donne une impression de décalage, comme si l’histoire ne se déroulait pas au bon endroit. Un sentiment à prendre avec des pincettes car il peut tout aussi bien signifier que le potentiel de Joel… sera pleinement développé lorsque le film sera transposé dans un autre contexte à l’occasion d’un remake nord-américain ou européen (vu la trame, les possibilités sont hélas infinies). Ou bien que le malaise suscité par l’enfant, issu d’une famille marginale, à la petite communauté recluse dans sa tranquillité, a par capillarité diffusé dans tout le film. Car même si Joel…

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Les jeunes invités à découvrir la Comédie et le théâtre

Théâtre | Vous avez entre 13 et 18 ans, vous habitez dans la Loire et vous ne savez pas quoi faire de vos journées pendant les vacances de la Toussaint. Les équipes (...)

Nicolas Bros | Mardi 16 octobre 2018

Les jeunes invités à découvrir la Comédie et le théâtre

Vous avez entre 13 et 18 ans, vous habitez dans la Loire et vous ne savez pas quoi faire de vos journées pendant les vacances de la Toussaint. Les équipes de la Comédie de Saint-Étienne ont pensé à vous et vous proposent un stage de 5 jours (du 22 au 26 octobre), gratuit, afin de découvrir le théâtre et cet équipement culturel "dernier cri" que sont les nouveaux bâtiments de la Comédie. Au programme de cette semaine intitulée Terrain de jeux, six metteurs en scène et comédiens encadrent ce stage et vous feront travailler expression corporelle, voix, écoute... Mais le programme prévoit également des visites de l'envers du décor et des rencontres avec des techniciens, costumiers, chargés de production, de communication. Signalons également que l'espace Boris Vian met en place également un stage pour les 14/18 ans, du 29 octobre au 3 novembre dans les locaux de la Comédie, autour de l'autofiction et de l'écriture au plateau. Intitulé LOVE#2, ce projet est la suite logique du premier volet #LOVE, initié en 2017. Cette année, les jeunes sont encadrés par les metteurs en scène Gabriel F. et Cécile Vernet ainsi que par le musicien Simon Chomel.

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"Otages à Entebbe" : Vol suspendu

Reconstitution | de José Padilha (G.-B., 1h47) avec Daniel Brühl, Rosamund Pike, Eddie Marsan…

Vincent Raymond | Mardi 15 mai 2018

1976. Convergence des luttes terroristes : des membres du Front populaire de libération de la Palestine reçoivent le soutien de gauchistes allemands des Cellules révolutionnaires afin de détourner un vol Athènes-Tel Aviv vers l’Ouganda et de protester contre la politique israélienne… À certains égards, José Padhila signe ici une double reconstitution historique. Il fabrique un “film d’époque” assez convaincant, avec ses coupes de vêtements ajustées et ses cheveux gras seventies. Dans le même temps, il renoue avec ces euro-puddings qui faisaient jadis florès sur les écrans : des coproductions internationales causant dans une langue véhiculaire (donc l’anglais), farcies de stars représentant chacun des pays contributeurs. Douce aberration, qui nous donne ici à entendre Rabin et Peres échanger dans l’idiome de Churchill — l’un des deux interprètes étant britannique. Pas rédhibitoire, mais légèrement contrariant. Cela étant dit, Otages à Entebbe a le mérite d’ouvrir une brèche en abordant un événement peu relaté, et dévoile quelques rouages de la m

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Sébastien Castelain : « Nous cherchions un texte en résonance avec notre époque »

Théâtre | Pour sa première création, la jeune compagnie montbrisonaise "L’autrement dit", choisit de mettre en scène "Sous Contrôle", une pièce du jeune et talentueux auteur Frédéric Sonntag, parabole d’une société paranoïaque et liberticide. Rencontre avec Sébastien Castelain, créateur de la compagnie et co-metteur en scène.

Houda El Boudrari | Mercredi 2 mai 2018

Sébastien Castelain : « Nous cherchions un texte en résonance avec notre époque »

Pourquoi avoir choisi ce texte confidentiel d’un jeune auteur de 40 ans comme baptême de feu pour votre compagnie? Nous cherchions un texte en forte résonance avec les enjeux de notre époque, et Sous Contrôle, écrit en 2009, porte avec justesse une vision à peine déformée de notre société. Il aurait pu être écrit en 2018 tant l’univers décrit par Sonntag est un écho troublant à l’omniprésence des réseaux sociaux et la montée des paranoïas dans un système où tout le monde épie tout le monde. Il n'y a pas vraiment de temporalité ou de lieu défini pour cette pièce décrite par son auteur comme « une pièce-monde », « une pièce-paysage ». Qu’est-ce que ça veut dire ? La pièce s’articule autour de vingt-deux scènes qui sont autant de fenêtres sur un monde qui ressemble de manière inquiétante au nôtre. Les personnages sont au cœur de ce dispositif : on ne sait rien d’eux, ce qu’ils font dans la vie. Ils sont tour à tour surveillés et surveillants. On se demande s’ils s’emmerdent et s’ils n’ont que ça à faire, se surveiller ou tenter d’échapper à la surveillance. Un peu comme dans les téléréa

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Bric à brac

Galerie | Tout comme le font l’Atelier du Coin et d’autres galeries-boutiques stéphanoises à l’approche de Noël, le Beluga propose une exposition collective qui donne (...)

Niko Rodamel | Lundi 27 novembre 2017

Bric à brac

Tout comme le font l’Atelier du Coin et d’autres galeries-boutiques stéphanoises à l’approche de Noël, le Beluga propose une exposition collective qui donne à ceux qui en manqueraient quelques idées de cadeaux originaux. Les créations des garçons et celles des filles (une trentaine de créateurs au total) se répondent dans un face à face malicieux, de mur à mur (mais aussi dans les vitrines), dans un jeu de doubles et de correspondances, déclinant les voies multiples du portrait. L’occasion de retrouver côte à côte les productions d’artistes stéphanois parmi lesquels Manu Chandès, Deloupy, Claire Malen, Esperanza Pena, Charlotte Piérot, Véronique Vernette, Léna von Busse, Daniela Vincent Jean-Yves… Au programme : acryliques et aquarelles, dessins au Posca ou à l’encre de Chine, tirages argentiques et typographies, photomontages et photogrammes, sérigraphies et carnets, grès et porcelaine papier, collages, gravures sur bois et autres broderies sur coussins. Boys meet girls, une expo en forme de jeu de piste, à découvrir au Beluga jusqu’au 24 décembre, à Saint-Étienne.

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"La Montagne entre nous" : Glace noces

ECRANS | de Hany Abu-Assad (E.-U., 1h47) avec Kate Winslet, Idris Elba, Beau Bridges…

Vincent Raymond | Mercredi 8 novembre 2017

Trop pressée pour attendre, une photo-journaliste sur le point de se marier convainc un médecin d’affréter un avion de tourisme afin de rentrer au plus vite. Mais leur appareil s’écrabouille en altitude… Bonne nouvelle : après trois semaines à suer de la crasse dans la neige, à frôler la gangrène acétonobutylique et à manger des racines, Kate Winslet a des sous-vêtements immaculés, la peau lisse et le poil soyeux dans les bras de Mistre Freeze. Cela, bien qu’elle souffre d’une sévère déshydratation — mais elle a quand même eu la veine de s’abîmer au milieu de nulle avec un chirurgien célibataire à son goût, capable de fabriquer une perfusion à partir d’un vieux tuyau et d’un sac en plastique. Aventureux mixte de film catastrophe et de romance (deux catégories de films destinées à rapprocher les couples de spectateurs·trices dans les salles) La Montagne entre nous réussit sa séquence d’accident, particulièrement immersive. La suite est tellement cousue de fil blanc comme neige qu’on aimerait presque être surpris par une issue tragique. Malheureusement, to

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La Colle : Un Breakfast Club sans fin

ECRANS | de Alexandre Castagnetti (Fr., 1h31) avec Arthur Mazet, Karidja Touré, Thomas VDB… (19 juillet)

Vincent Raymond | Mercredi 19 juillet 2017

La Colle : Un Breakfast Club sans fin

Si le regretté Harold Ramis revenait d’entre les morts, il croirait à une caméra cachée. Voire irait fissa réclamer des droits d’auteur à la multitude de disciples ou d’épigones accommodant à son imitation (et à toutes les sauces) le concept de boucle temporelle d’Un jour sans fin (1993). Après Edge of Tomorrow et avant Happy Birthdead, voici donc ici la tentative française. Pour brouiller les pistes, Alexandre “La Chanson du Dimanche” Castagnetti pousse le vice en hybridant le bazar avec l’intrigue du Breakfast Club (1985) de John Hugues. Résultat : son héros se retrouve en heure de colle sous la garde d’un pion ringard avec un échantillon d’élèves mal assortis, et ne peut fuir de sa boucle que s’il conclue avec la belle Leila dont il est l’amoureux transi — laquelle forcément ignore un crapaud de son espèce. Après environ 72 heures de gags potaches répétitifs, c’est bon, les deux roucoulent pendant que tous les punis deviennent de chouettes copains, peace ; Sonia Rolland essaie les prothèses mammaires de Halle Berry dans My Movie Project, et la vieille épouse l

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Roanimez-vous !

Festival ciné animation | “Rare” et “abondant” qualifient autant le Festival international du court métrage de Roanne que les films présentés. Après sept éditions au taux de (...)

Julien Homère | Mercredi 15 mars 2017

Roanimez-vous !

“Rare” et “abondant” qualifient autant le Festival international du court métrage de Roanne que les films présentés. Après sept éditions au taux de fréquentation en constante hausse, le programme 2017 aligne aujourd’hui 200 films courts de 40 pays différents pour un total de 60 heures à destination d’un public adulte et adolescent. La lourde fusion d’Auvergne-Rhône-Alpes n'a donc pas stoppé la dynamique de ce projet conjuguant éducation et animation. Répartis dans six compétitions et en lice pour neuf prix, les films de l'année honorent les animations indépendantes japonaise et hongroise dont il s’agit de montrer l’essor. Mais aussi la diversité avec notamment les vidéos-clips de Peter Vacz et Fanatista Utamaro, le film noir Finger on the Trigger de Peter Kantor ou la fable Atama Yama de Koji Yamamura. Pour appuyer ce casting international, le jury sera composé de Rebeca Nunez, animatrice espagnole derrière les séries Wakfu et Dofus de la compagnie Ankama et Rino Stefano Tagliafierro, réalisate

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Escale poétique

SCENES | Prendre un peu de hauteur… A mille mètre d’altitude, entre Haute-Loire et Ardèche, Les Lectures sous l’Arbre fêtent cet été leur vingt-cinquième édition (...)

Houda El Boudrari | Mardi 5 juillet 2016

Escale poétique

Prendre un peu de hauteur… A mille mètre d’altitude, entre Haute-Loire et Ardèche, Les Lectures sous l’Arbre fêtent cet été leur vingt-cinquième édition « avec la même ferveur pour le livre, la même conviction que la poésie nous aide à mieux vivre et qu’elle peut se partager, la même certitude enfin que la nature, sans artifice et un rien austère, du Plateau Vivarais-Lignon convient bien à cette fête de l’écoute et du partage ». Chaque année, un éditeur et un pays sont mis à l’honneur par le festival. Pour cette date anniversaire, Les Lectures sous l’Arbre ont choisi des invités de prestige avec l’éditeur Actes Sud et un pays-continent : la Chine. Les cinéphiles sinophiles auront droit à un cycle de quatre films représentatifs du cinéma contemporain chinois : Au-delà des montagnes, Le Promeneur d’oiseau, Apart Together et The Assassin. Au menu également de cette édition aux accents mandarins, un stage de calligraphie chinoise et une exposition de photographies de Marie-Elisabeth Gaudefroy, Sous le charme du dragon. Mais la poésie de tous horizons reste la star intemporelle du festival avec une quarantaine d’auteurs

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Elie Semoun termine sa tournée à Saint-Galmier

SCENES | Dans le cadre de sa tournée "À Partager", l'humoriste viendra terminer de manière "intimiste" son tour de France, à Saint-Galmier, devant cinq cent privilégiés. (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 juin 2016

Elie Semoun termine sa tournée à Saint-Galmier

Dans le cadre de sa tournée "À Partager", l'humoriste viendra terminer de manière "intimiste" son tour de France, à Saint-Galmier, devant cinq cent privilégiés. Habituée à recevoir des "stars" de l'huour (Jean-Marie Bigard, Anthony Kavanagh, ...), le KFT organisera, au sein de la salle de spectacle du Casino de Saint-Galmier, le dernier spectacle d'Élie Sémoun le vendredi 5 mai 2017 à 20h30. Une pré-vente de deux cent places est prévue uniquement aux amis Facebook du KFT et aux habitués, avant la mise en vente officielle. Le tarif unique du spectacle sera de 37€. NB Élie Sémoun dans À Partager, vendredi 5 mai 2017 à 20h30, au Casino le Lion Blanc à Saint-Galmier

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La Montagne magique

ECRANS | À destin extraordinaire, film hors du commun. La trajectoire d'Adam Jacek Winkler, peintre polonais et aventurier contemporain dont le parcours (...)

Vincent Raymond | Mercredi 23 décembre 2015

La Montagne magique

À destin extraordinaire, film hors du commun. La trajectoire d'Adam Jacek Winkler, peintre polonais et aventurier contemporain dont le parcours semble sortir d’un roman de Joseph Conrad ou suivre les traces de Lawrence d’Arabie (version d’Afghanistan), méritait en effet le traitement composé par Anca Damian : une œuvre d’animation hybride, à la fois abstraite (ou, à tout le moins, non strictement figurative) et poétique. La réalisatrice mêle toutes les techniques possibles pour raconter les avatars de cet homme ayant passé sa vie à se réinventer, à suivre ses envies et à courir après des idéaux : atteindre des sommets d’altitude, lutter contre les oppressions communistes, au point de rallier Massoud pour combattre l’Armée rouge ! Le cinéma qui en découle, à géométrie (esthétique) variable, est fidèle au modèle qui l’a inspiré : irréductible et libre. C’est dire si la voix de Miossec est bien trouvée pour l’habiller ! Sortie le 23 décembre

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La Bataille de la montagne du tigre

ECRANS | De Tsui Hark (Chine, 2h20) avec Tony Leung Ka Fai, Zhang Hanyu…

Christophe Chabert | Mardi 16 juin 2015

La Bataille de la montagne du tigre

Depuis sa conversion au numérique, le génial Tsui Hark semblait avoir perdu la boussole de son cinéma, confondant effets spéciaux et mise en scène, ordonnancement du chaos et pure bouillie visuelle. De ce point de vue, La Bataille de la montagne du tigre est une bonne nouvelle : Hark parvient à garder une parfaite lisibilité des séquences tout en ne lésinant pas sur les capacités du virtuel et de la 3D. Il faut dire qu’au grand délire sériel de Detective Dee, il substitue ici un pur récit de guerre où, durant la guerre civile chinoise en 1946, une troupe de soldats tente de reconquérir une forteresse tenue par des bandits cruels et sans pitié. Le film avance ainsi comme une suite de morceaux de bravoure où tout fait spectacle : les combats bien entendu, réalisés avec une liberté totale, capables de concilier effets "bullet time" et découpage classique, mais aussi l’étonnant bestiaire de méchants, freaks aux corps difformes et aux looks improbables. Comme George Miller avec son Fury Road, le vétéran Tsui Hark rappelle sans cesse aux petits maîtres les fondamentaux du cinéma d’action et sa nécessaire générosité, produisant un

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Partager la différence

ECRANS | Du 21 mai au 6 juin, dans les salles, les médiathèques, les centres sociaux et même en plein air, le festival Cinéma en partage propose une riche sélection de films, courts ou longs, de fictions ou documentaires, autour de la question du handicap. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 23 avril 2013

Partager la différence

Le cinéma qui traite du handicap est d’une certaine manière invisible. Pas que les films soient impossibles à voir, il y en a même eu un, récent, qui a été énormément vu — on ne fera pas l’offense d’en donner le titre ; mais parce qu’il ne se présente jamais en tant que tel, préférant la discrétion plutôt que l’affichage ostentatoire de son sujet. C’est pourtant ce que le festival Cinéma en partage cherche à faire : mettre en valeur la richesse et la diversité des films qui parlent du handicap, et en débattre ensuite avec des professionnels ou des représentants d’association. 60 films ont été retenus pour cette édition, notamment de beaux programmes de courts-métrages, avec par exemple le drôlissime Ya basta de Gustave Kervern, le provocateur Sales Battars de Delphine Gleize ou encore le culte Dialogue de sourds de Bernard Nauer, avec son tandem Pierre Richard-Jacques Villeret. La liberté contre les normes À la sortie de De rouille et d’os, probablement un peu ébloui par la force du film, on n’avait pas

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Jours de pêche en Patagonie

ECRANS | De Carlos Sorin (Arg, 1h18) avec Alejandro Awada, Victoria Almeida…

Christophe Chabert | Vendredi 21 décembre 2012

Jours de pêche en Patagonie

La Patagonie, Carlos Sorin la connaît bien ; c’est là qu’il tourna le film qui l’a rendu célèbre — et qu’il n’a jamais réussi à dépasser depuis — Historias Minimas. Jours de pêche en Patagonie est aussi une de ces «petites histoires» façon Raymond Carver. Un quinquagénaire prend la route pour s’offrir un week-end de pêche au requin, mais ce n’est qu’un prétexte pour retrouver sa fille, qu’il n’a pas vue depuis longtemps. Mauvais mari, alcoolique repenti, Marco tente maladroitement de renouer le contact et cela donne quelques séquences d’une belle justesse, très bien écrites et interprétées au cordeau, où les silences trahissent tout le ressentiment de la fille envers son père. Sorin emporte le morceau par la modestie de son propos et son amour pour ses personnages ordinaires, notamment quelques beaux seconds rôles comme ce manager grande gueule d’une boxeuse taciturne, eux aussi promis à la désillusion. Christophe Chabert

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Le Hobbit : un voyage inattendu

ECRANS | Premier volet d’une nouvelle trilogie adaptée de Tolkien par Peter Jackson, «Le Hobbit» fait figure de longue exposition délayant un matériau moins passionnant que celui du «Seigneur des Anneaux», sauvé dans sa dernière partie par une mise en scène assez virtuose. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 14 décembre 2012

Le Hobbit : un voyage inattendu

À sa sortie, Le Seigneur des anneaux ressemblait à un pari un peu fou : une trilogie tirée de Tolkien par un cinéaste néo-zélandais jusqu’ici connu pour des films gore potaches, s’attaquant à un monument de la contre-culture et de l’héroïc fantasy dont personne ne savait, à l’époque, s’il était capable de dépasser son cercle de fans. Dix ans plus tard, la donne a bien changé : reconnu à la fois par le public, la critique et même par les oscars, Jackson retourne en Terre du milieu avec une nouvelle trilogie en forme de flashback. Littérairement, Bilbo le Hobbit est une œuvre qui préfigure la mythologie du Seigneur des anneaux, écrite des années auparavant, et qui se retrouve, cinématographiquement parlant, dans la situation inverse : une prequel dont on attend qu’elle s’inscrive dans la lignée d’une saga à la mythologie désormais connue de tous, ou presque. Bilbo et les douze nains C’est évidemment là que le bât blesse : en cherchant à donner la même ampleur à ce récit d’aventure reposant sur les principes basiques de la naissance d’un héros selon Joseph Campbell, Jackson en est fatalement réduit à tirer à la ligne. Passé un p

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Jason Bourne : l’héritage

ECRANS | L’odyssée de Jason Bourne (et la patience de Matt Damon) arrivée à son terme, Tony Gilroy se voit confier la mission de relancer la franchise en inventant un récit parallèle. C’est raté sur toute la ligne : bavard, mal raconté, pauvre en action et parfois ridicule, cet héritage ne vaut pas un kopeck. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 18 septembre 2012

Jason Bourne : l’héritage

En s’emparant de la franchise Jason Bourne, dont Doug Liman avait signé le brouillon plaisant avec La Mémoire dans la peau, Paul Greengrass, jusqu’ici connu pour sa passionnante reconstitution du Bloody Sunday irlandais, avait fixé une nouvelle ligne esthétique au blockbuster hollywoodien : caméra à l’épaule nerveuse et frénétique, action épileptique, hyper-réalisme des combats et des poursuites. Le style était si frappant qu’une partie des yes men hollywoodiens ont tenté de l’imiter, jusqu’à l’absurde (Marc Foster dans Quantum of Solace). Greengrass et son acteur Matt Damon ayant tiré un trait définitif sur le super-agent amnésique, le studio devait trouver une solution pour continuer la franchise. Plutôt que de faire un reboot avec un nouveau comédien, les executives se sont un peu creusés les méninges, et ont propulsé Tony Gilroy, déjà scénariste de l'opus précédent et réalisateur de Michael Clayton (bâillement) et

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Le cinéma en partage

ECRANS | Le Méliès, le France, la Cinémathèque, le Gran Lux et Stéla s’unissent pour une série de projections cinématographiques, dans le cadre de la quinzaine Une ville en partage. Une belle preuve de solidarité à suivre en mai.

Marc Chassaubene | Lundi 30 avril 2012

Le cinéma en partage

Du 21 mai au 1er juin, Le Méliès, le France, la Cinémathèque, le Gran Lux et DesArts//DesCinés s’unissent pour proposer à leurs publics une réflexion sur le handicap, démontrant ainsi que bien avant Intouchables, le cinéma avait su montrer que nos différences peuvent nous valoriser. Au Méliès, la conférence inaugurale de Gérard Bonnefon, diplômé de l’Ehess, éducateur spécialisé et chargé de mission à l’Unapei, donnera toute la mesure de ces moments d’échanges. Auteur de Handicap et Cinéma (Chronique sociale, 2004), Gérard Bonnefon engage le débat sur les représentations du handicap au cinéma et leur influence sur notre rapport à autrui. Son intervention sera illustrée par de nombreux extraits de films depuis Concours de boules des frères Lumière (1896) jusqu’à Nationale 7 de Jean-Pierre Sinapi (2000). Cette soirée du 21 mai sera suivie de la projection de Freaks de Tod Browning (1932). Tous ensemble ! Le Garçon qui ne voulait plus parler de Ben Sombogaart sera projeté en partenariat avec le cinéma le France, à l’Agef Montreynaud, ainsi qu'au

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