Binôme

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Photo : © Studio Rémi Villaggi


Questionnant l'avenir des objets industriels, le duo de plasticiens Florian Pugnaire & David Raffini fait des éléments qu'il met en scène les personnages d'une action dans laquelle l'autodestruction le dispute à l'élan vital. Squelettes d'un temps en décomposition, les décombres deviennent objets d'exposition, errant entre réalité et fiction, matière et illustration, imaginaire et documentation. Dans leurs installations, Pugnaire et Raffini jouent avec les matériaux et la lumière qui les traverse, flirtant parfois avec des effets cinématographiques.

Florian Pugnaire & David Raffini, du 16 décembre au 26 février à la galerie Ceysson & Bénétière à Saint-Étienne

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Binôme

Matière | Questionnant l'avenir des objets industriels, le duo de plasticiens Florian Pugnaire & David Raffini fait des éléments qu’il met en scène les (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Binôme

Questionnant l'avenir des objets industriels, le duo de plasticiens Florian Pugnaire & David Raffini fait des éléments qu’il met en scène les personnages d'une action dans laquelle l'autodestruction le dispute à l'élan vital. Squelettes d'un temps en décomposition, les décombres deviennent objets d’exposition, errant entre réalité et fiction, matière et illustration, imaginaire et documentation. Dans leurs installations, Pugnaire et Raffini jouent avec les matériaux et la lumière qui les traverse, flirtant parfois avec des effets cinématographiques. Florian Pugnaire & David Raffini, du 16 décembre au 26 février, galerie Ceysson & Bénétière à Saint-Étienne

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Aux arts et caetera

Galerie | Implantée au Luxembourg, à Paris, Genève, New York, Lyon et bien sûr Saint-Étienne où tout a commencé, la galerie d’art moderne Ceysson & Bénétière se devait (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Aux arts et caetera

Implantée au Luxembourg, à Paris, Genève, New York, Lyon et bien sûr Saint-Étienne où tout a commencé, la galerie d’art moderne Ceysson & Bénétière se devait d’offrir à sa ville originelle un espace à la hauteur de son dessein : diffuser dans les meilleures conditions possibles la production des artistes promus et servir au mieux les collectionneurs. Quittant la rue des Creuses pour rejoindre la rue des Aciéries (entre le Zénith et la Comédie de Saint-Étienne), François Ceysson et Loïc Bénétière ouvriront le 18 septembre un tout nouvel espace de 1000m2 comprenant, en plus des espaces d’exposition, une librairie-boutique et un café-restaurant. L’exposition inaugurale dévoilera un ensemble de sculptures et reliefs de Bernar Venet. Reliefs - Bernar Venet, du 18 septembre au 13 novembre 2021 à la galerie Ceysson & Bénétière, 10 rue des Aciéries à Saint-Étienne

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Ceysson ouvre aussi à Lyon

Galerie | La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Ceysson ouvre aussi à Lyon

La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace d’exposition (1 000 m² de surface dont 700 m² dédiés aux expositions) avancent en face de La Comédie de Saint-Etienne, François Ceysson et Loïc Bénétière ouvrent un nouvel espace le 18 juin du côté de Lyon. 300 m² situés 21, rue Longue, sur la Presqu’île, pensés par l'agence d'architecture William Wilmotte. Après Paris, Luxembourg, Genève et New York, les Stéphanois ouvrent donc leur sixième galerie. Pour débuter le cycle d’expositions, c’est un habitué de la maison, Claude Viallat, qui propose Bâches militaires. Ceysson & Bénétière, 21 rue Longue à Lyon

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Poudre aux yeux

Dessins | Avec Artifices, le plasticien Rémy Jacquier présente une série inédite de trente dessins au fusain et poudres pigmentaires, présentés sur une unique cimaise (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Poudre aux yeux

Avec Artifices, le plasticien Rémy Jacquier présente une série inédite de trente dessins au fusain et poudres pigmentaires, présentés sur une unique cimaise qui traverse l'espace de la galerie telle une longue balafre multicolore. Derrière la suggestion pyrotechnique se dessine pourtant en filigrane une mélancolie ambiguë, car l'explosion des couleurs cache une toute autre réalité. Rémy Jacquier, jusqu'au 11 avril à la galerie Ceysson et Bénétière

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C'est mou, c'est dur

ARTS | Formé à Saint-Étienne puis Genève, Nicolas Momein expose ses travaux depuis bientôt dix ans, de Nantes à Milan en passant notamment par Luxembourg, Bruxelles, (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

C'est mou, c'est dur

Formé à Saint-Étienne puis Genève, Nicolas Momein expose ses travaux depuis bientôt dix ans, de Nantes à Milan en passant notamment par Luxembourg, Bruxelles, Genève, Paris, Lyon ou Marseille... L'an passé le plasticien traversait l'Atlantique pour représenter la galerie Ceysson & Bénétière à la foire internationale d'art contemporain de Los Angeles aux côtés de Chris Hood, Lionel Sabatté et Jesse Willenbring. Pour sa nouvelle exposition l'artiste présente des œuvres inédites pour lesquelles, comme souvent dans son travail, les propriétés de la matière demeurent centrales. Faisant référence au concept de "mouité" cher à l'inclassable philosophe Jean-Baptiste Botul (1896-1947) dans son ouvrage La métaphysique du mou, Nicolas Momein détourne de leur usage des matériaux peu conventionnels, transitoirement souples et fluides, qui se solidifient sous le contrôle et selon le dessein de l’artiste. L'accrochage Finger trap de Nicolas Momein est à découvrir du 18 avril au 1er juin à la galerie Ceysson-Bénétière avant d'être prolongé et complété à Paris l'année prochaine. Nicolas Momein, Finger trap, du 18 avril au 1er juin à la galerie Cey

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Une nouvelle galerie d'art à Saint-Étienne

Art contemporain | La galerie d'art stéphanoise Ceysson & Bénétière lance un nouveau projet du côté du quartier créatif en transformant l’ancien bâtiment de l’Afep en galerie d'art de 1 500 m². Ouverture prévue au début de l'année 2020.

Nicolas Bros | Mardi 12 février 2019

Une nouvelle galerie d'art à Saint-Étienne

Saint-Étienne est décidément une ville dynamique d'un point de vue culturel. Une nouvelle annonce vient d'être effectuée en mairie ce lundi matin. La galerie d'art stéphanoise Ceysson & Bénétière, déjà présente physiquement dans la ville, via un local commercial situé rue des Creuses (mais également à New York, Luxembourg et Paris), va investir les anciens bâtiments de l'Afep (Association forézienne d'écoles de production) situés à proximité du Zénith et de La Comédie de Saint-Étienne. Sur une surface de 1 500 m², le projet prendra la forme d'une galerie-"lieu de vie" comprenant des espaces d'exposition mais également un café-restauration et une librairie. « C'est une galerie d'art mais le but est qu'à terme cela devienne une plateforme, un vrai lieu artistique, de consommation, de contemplation et de discussion autour de l'art, détaille Loïc Bénétière, un des co-dirigeants de la structure. Une galerie, les gens ont tendance à l'oublier, c'est un lieu ouvert à tous, gratuit. Le côté commercial est bien entendu important pour faire vivre notre lieu, car nous n'avons pas de subvention, nous sommes un lieu privé. Mais c'est important que le public vienne. S'install

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Marche à l’ombre

Galerie | Les peintres Joe Fyfe et Claude Viallat font dialoguer un choix d’œuvres personnelles dans lesquelles parasols et ombrelles ne sont qu’un prétexte (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Marche à l’ombre

Les peintres Joe Fyfe et Claude Viallat font dialoguer un choix d’œuvres personnelles dans lesquelles parasols et ombrelles ne sont qu’un prétexte pour faire résonner leur exploration commune des limites de la peinture. Parasols, Joe Fyfe et Claude Viallat, jusqu’au 23 février, galerie Ceysson & Bénétière à Saint-Etienne

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Strates

ARTS | David Raffini s’intéresse aux problématiques qui sont à la fois de l’ordre de la composition, de la matière et de la profondeur. Dans l’épreuve solitaire de la (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Strates

David Raffini s’intéresse aux problématiques qui sont à la fois de l’ordre de la composition, de la matière et de la profondeur. Dans l’épreuve solitaire de la peinture, il malmène les surfaces et les matériaux qu’il met en œuvre dans un processus accumulatif. Au gré des altérations, de couches en surcouches, de décroûtements en recouvrements, apparaissent traces, empreintes et tâches, où se joue une archéologie de l’épaisseur et du geste. Matières primaires de David Raffini, du 13 Septembre au 20 octobre, galerie Ceysson et Bénétière à Saint-Étienne

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Supports / surfaces

Galerie | Au-delà de la force chromatique de son œuvre, Roland Quetsch mène un travail autour de la forme, interrogeant la fragmentation des supports et des (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 mars 2018

Supports / surfaces

Au-delà de la force chromatique de son œuvre, Roland Quetsch mène un travail autour de la forme, interrogeant la fragmentation des supports et des surfaces dans ses structures modulables, expérimentant également des systèmes d’exposition dans lesquels les toiles échappent de leur dimension murale. Roland Quetsch, jusqu’au 21 avril à la galerie Ceysson & Bénétière

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Acidulé rococo

Dessin, peinture & modelage | Avec A EXPON : Poupeinsky, sont regroupées pour la première fois les différentes volets de l’œuvre de David Wolle. Entre dessin, peinture et modelage, (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 juin 2017

Acidulé rococo

Avec A EXPON : Poupeinsky, sont regroupées pour la première fois les différentes volets de l’œuvre de David Wolle. Entre dessin, peinture et modelage, l’artiste crée des saynètes qui mettent en scène des motifs imaginaires dans des atmosphères irréelles. Un univers à découvrir jusqu’au 29 juillet 2017 à la galerie Ceysson & Bénétière.

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Au bout du rouleau

ARTS | Étonnement encore méconnu en France, le peintre suisse Christian Floquet est pourtant apparu sur la scène artistique dans les années quatre-vingts après une (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 avril 2017

Au bout du rouleau

Étonnement encore méconnu en France, le peintre suisse Christian Floquet est pourtant apparu sur la scène artistique dans les années quatre-vingts après une formation à l'École supérieure d'art visuel (ESAV) de Genève, sa ville natale. Son travail s'apparente à une recherche géométrique abstraite et à une expérimentation du format avec une constante opposition forme-fond. Le peintre répartit ses formes (triangles, carrés et rectangles) selon une organisation qui refuse le vertical et l'horizontal et utilise une peinture acrylique industrielle qu'il applique au rouleau, se limitant à deux couleurs par toile. Chez Floquet l'abstraction laisse la place à l'engagement de l'artiste, apportant une forme de sincérité dans l'acte de peindre, où le geste est à la fois pulsionnel et maîtrisé. A découvrir jusqu'au 6 mai à la galerie Ceysson & Bénétière.

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Avec le temps

Expo galerie | Depuis sa sortie de l'École Supérieure d'Art de l'Agglomération d'Annecy en 2006, Adrien Vescovi vit et travaille entre la Haute-Savoie et Paris, enchaînant (...)

Niko Rodamel | Mercredi 1 février 2017

Avec le temps

Depuis sa sortie de l'École Supérieure d'Art de l'Agglomération d'Annecy en 2006, Adrien Vescovi vit et travaille entre la Haute-Savoie et Paris, enchaînant résidences et expositions de Marseille à Bruxelles en passant par Nantes. L’accrochage Mnemonics actuellement présenté à Saint-Étienne regroupe une série de pièces de tissu qui, après avoir subi une préparation minutieuse, ont été exposées aux aléas climatiques. Suivant un processus qui évolue sans cesse, l’artiste commence par traiter ses pièces à l’aide de teintures synthétiques ou végétales afin de leur donner une couleur de départ et de les rendre photosensibles. Puis il les tend sur des châssis ou réalise des housses qu’il abandonne durant trois ou quatre mois (une saison) à la lumière du soleil, à la pluie, au vent… Le temps fait alors son œuvre, entre photo/graphie et photo/synthèse. Au final, le textile laisse apparaître traces, tâches et coulures, l’altération des couleurs dessinant parfois des fenêtres dont les lignes ondulent doucement sur une surface pourtant plane. Adrien expérimente, cherche, recommence, se jouant du rapport support-surface cher à la galerie. Mnemonics de Adr

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Épaisseurs

ARTS | La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La (...)

Niko Rodamel | Mercredi 2 novembre 2016

Épaisseurs

La galerie Bernard Ceysson défend un art contemporain exigent depuis bientôt dix ans à Saint-Étienne, mais également à Paris et Genève ainsi qu’au Luxembourg. La multiplication des espaces d’exposition permet ainsi de proposer aux collectionneurs la découverte d’un nombre grandissant d’artistes et vice versa. Jusqu’à Noël, c’est le peintre américain Russel Tyler qui habite l’espace stéphanois, rue des Creuses. L’artiste new-yorkais ne compte plus les expositions ni les publications à travers le monde, notamment aux États-Unis et en Europe, plus récemment en Israël. Tyler présente et juxtapose des toiles issues de deux séries que tout semble opposer. L’une, strictement géométrique, n’utilisant que deux ou trois couleurs, voire trois nuances d’un même coloris. L’autre, davantage animée, saturée de formes changeantes et de couleurs vives. Pour autant, l’ensemble des œuvres poursuit le même dessein, jouant sur la structure même de la matière, son épaisseur, son mouvement, sa brillance. La peinture de Russell Tyler attire et capte le regard par l’aspect tactile que lui confèrent les couches habilement structurées de chaque toile. Russell Tyler, jusqu’au 22 décembre,

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Les images de l'intranquillité

ARTS | La galerie Ceysson présente un ensemble de peintures de l'artiste stéphanois Jean-Marc Cerino. Une belle occasion pour découvrir son œuvre exigeante et singulière. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 31 mai 2016

Les images de l'intranquillité

Jean-Marc Cerino est un artiste exigeant, de ceux dont l’œuvre demande beaucoup d'attention et une curiosité patiente. Il travaille depuis vingt-cinq ans toutes sortes de médiums : la peinture, la photographie, les objets, les livres... Et part du principe que l'image est moins une clarté ou une évidence qu'un espace de représentation inquiétant, énigmatique, fragile. Au Musée Paul Dini de Villefranche-sur-Saône, en 2008, nous avions découvert plusieurs petits portraits d'artistes réalisés au brou de noix qui donnaient une idée de ses influences tutélaires : Cézanne, Joseph Beuys, Yves Klein, ou encore la philosophe Simone Weil et Fernando Pessoa. Ce dernier, poète de "l'intranquillité", écrivait que « Dans la vie, la seule réalité est la sensation. Dans l'art, la seule réalité est la conscience de la sensation ». Jean-Marc Cerino bouscule encore notre conscience en interrogeant et en complexifiant ce qui relève de la perception, de la sensation et de la représentation. Fantômes Né à Jallieu (Isère) en 1965, diplômé des Beaux-Arts de Saint-Étienne, Jean-Marc Cerino présente à la galerie Ceysson un ensemble de peintures sur ou sous

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Au beau milieu

ARTS | Dans l'atelier qu'il occupe depuis quelques années dans le Bronx à New York, Wallace Whitney (né en 1969 dans le Massachusetts) peint cinq ou six tableaux à (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 2 février 2016

Au beau milieu

Dans l'atelier qu'il occupe depuis quelques années dans le Bronx à New York, Wallace Whitney (né en 1969 dans le Massachusetts) peint cinq ou six tableaux à la fois. Ainsi, il ne commence pas une toile par le début ni par la fin, mais par le milieu, si l'on peut dire. Chaque toile, au final, sera néanmoins indépendante des autres et prendra parfois un titre singulier et évocateur de l'environnement de l'artiste : l'énergie urbaine, les flux numériques, les éléments, la lumière, la force d'une vague... Et c'est aussi au beau milieu de la peinture qu'est plongé d'emblée le regardeur, dans des toiles souvent de grand format, dont l'expressionnisme abstrait rappelle très vite les œuvres de Joan Mitchell ou Willem de Kooning par exemple. « Dans chaque toile, un réseau d’interventions constitue une trame complexe où se produisent des événements picturaux dramatiques. Le feuilletage de plans, de lignes, de touches relève d’un processus d’élaboration par stratification. Les applications de peinture à l’huile, voire à la bombe dans un premier temps, se superposent et se répondent. Chaque coup de pinceau est une objection faite au précédent afin de maintenir la tensio

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