Le street c'est chic

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

Photo : LADAMENROUGE © Niko Rodamel


LADAMENROUGE débarque en force à la galerie PASQUI. Loin des détournements habituels à même la chaussée, le plasticien dévoile une série de 4 oeuvres inédites : assemblages de bois, tôle, toile de jute et osier chinés çà et là, rehaussés de dessins au pochoir et Posca. Mais puisque un changement de braquet n'a jamais fait d'un coureur un homme différent, LADAMENROUGE pourrait bien encore nous surprendre. La galerie présente également des œuvres de Oak Oak, M.Chat, Pegaz, Jef Aerosol, Jonone, Luma, KGM Shepa, Mr Brainwash, Futé ou encore Viza.

Street art, jusqu'au 23 octobre à la galerie PASQUI à Saint-Étienne

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D’art d’art

Galerie | La galerie PASQUI fait partie de ces lieux d’art qui ont traversé la crise covidienne sans trop d’encombre, les acheteurs n’hésitant à enrichir leurs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

D’art d’art

La galerie PASQUI fait partie de ces lieux d’art qui ont traversé la crise covidienne sans trop d’encombre, les acheteurs n’hésitant à enrichir leurs collections en cliquant à distance et à se faire livrer (parfois à l’autre bout du monde) des œuvres choisies sur écran. Un rapport d'Artprice (LA référence) révèle pourtant que, s’il est parvenu à limiter la casse en basculant massivement vers le numérique, le marché de l’art enregistre une perte de seulement 21% de chiffre d'affaires. Entre street art, art brut, abstraction, pop art, art cinétique et sculptures, le catalogue PASQUI regroupe déjà une quarantaine d’artistes, dont plusieurs plasticiens locaux soutenus par la galerie, à l’image de LUMA ou de Viza. Pour son exposition estivale, Agnès Court et David Pasquinelli mettent à l’honneur quelques grands noms : Mr Brainwash, C215, Takashi Murakami, JonOne, Richard Orlinski, Hervé Di Rosa, Robert Combas, Erro et Jef Aérosol, avec des sérigraphies numérotées de Banksy himself et de Shepard Fairey (Obey). Exposition d’été, du 19 juin au 31 juillet, galerie PASQUI à Saint-Étienne

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Le street c’est chic

Expo | A l’occasion de son exposition de Noël la galerie PASQUI ouvre ses cimaises à de nouveaux artistes, augmentant une offre déjà riche et (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Le street c’est chic

A l’occasion de son exposition de Noël la galerie PASQUI ouvre ses cimaises à de nouveaux artistes, augmentant une offre déjà riche et diversifiée. Imprégné de pop-culture et animé par la volonté de démocratiser l’art, le sculpteur-designer-musicien Richard Orlinski décline son Kiwikong en deux séries, dont l’une en édition limitée. Aux côtés de trois œuvres de Caroline Maurel dans lesquelles l’artiste fait prendre la pose aux jouets, nous découvrons le travail en 3D lenticulaire d’Alain Vaissiere. Dans la vitrine Est, ne ratez pas le clin d’œil coquin à Miss.Tic signé Ladamenrouge (voir notre article). Exposition de Noël à la galerie PASQUI, décembre et au-delà, 9 rue des Creuses à Saint-Étienne

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Dans ta rue

Art urbain | La vie normale reprend prudemment son cours. Les hôpitaux reprennent leur souffle, l’économie balbutie un timide redémarrage et le monde de la culture se réveille d’un sommeil profond. Puisque les lieux d’expression artistique ne rouvriront leurs portes que très progressivement, voilà peut-être l’occasion de regarder avec une plus grande attention l’art qui s’offre à nos yeux, à ciel ouvert dans la ville… Le temps de prendre des nouvelles de la planète street art auprès de quelques créateurs locaux, nous avons concocté pour vous une balade stéphanoise en mode art urbain. Alors sortez dans la rue et ouvrez grand les yeux.

Niko Rodamel | Mardi 9 juin 2020

Dans ta rue

Drôle d’époque. Né aux confins de la Chine sous les écailles d’un malheureux pangolin qu’on ne reprendra plus à fricoter avec les chauve-souris, un virus-grippette devenu pandémie vient secouer la planète. Crise sanitaire puis économique en cascade. L’effet Eyjafjallajökull (toujours imprononçable depuis son éruption en 2010), mais cette fois-ci poussé à son paroxysme. Et patatras, un strict confinement nous prive soudain de tout, de nos familles, de nos amis et de culture partagée. Les visites virtuelles proposées par les plus grands musées, les rediffusions de spectacles ou encore les surréalistes visio-apéros n’y feront rien ou pas grand-chose. Huit semaines de blackout. Marasme total. Nulle part où se retrouver, pas un bar ouvert, aucun restaurant, pas même un stade. Au moment où l’assourdissante nouvelle du confinement tombait, deux campagnes d’affichage semblaient se répondre dans les rues de Saint-Étienne. D’une part, la mise en scène très réglementée des affiches électorales, alignant côte à côte huit candidats et candidates, bien identifiés puisque soumis au suffrage universel. D’autre part, la série (en)Regards de la plasticienne stéphanoise MS Nourdi

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Vise un peu ça

Art urbain | L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 mai 2020

Vise un peu ça

L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous pouvez découvrir en illustration de cet article. L'artiste précise que « cette fresque n'est pas forcément un hommage aux soignants comme j'ai pu le voir sur différents post mais plutôt un marqueur de la période que nous sommes en train de traverser et qui a bouleversé nos vies. Après chacun est libre de se l'approprier comme il le souhaite...

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La galerie Pasqui a ouvert ses portes

Nouveau lieu | Le monde des galeristes stéphanois est en perpétuelle effervescence. Pas un trimestre ne passe sans qu'une annonce d'ouverture ou d'agrandissement ne (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 octobre 2019

La galerie Pasqui a ouvert ses portes

Le monde des galeristes stéphanois est en perpétuelle effervescence. Pas un trimestre ne passe sans qu'une annonce d'ouverture ou d'agrandissement ne pointe le bout de son nez. Dans la catégorie "nouvelles galeries", c'est au tour de Pasqui de voir le jour, du côté de la rue des Creuses (déjà célèbre pour la galerie Ceysson & Bénétière qui déménagera bientôt en face de la Comédie de Saint-Étienne mais également pour la toute récente galerie TAG). Lancée par deux amis, Agnès Court et David Pasquinelli, ce nouveau lieu d'exposition est entièrement dédié à l'art contemporain avec une démarche artistique assumée. « Les oeuvres que nous proposons sont celles qui nous plaisent, explique simplement Agnès Court. Pour l'ouverture de la galerie qui s'est déorulée le 24

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L'École-Musée Chappe, l'enfance de l'art

Art urbain / Lieu | Une fois n'est pas coutume c'est d'un lieu, non pas d'une personne, dont nous dressons ce mois-ci le portrait. Septembre oblige, c'est la rentrée, à la fois celle des classes et celle de la culture. Nous sommes donc allés visiter une école stéphanoise plutôt atypique, l'École-Musée Chappe. Nous y avons rencontré le jeune directeur de "la maternelle", Jérémy Rousset, pilote d'un projet aussi original qu'audacieux.

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

L'École-Musée Chappe, l'enfance de l'art

Nous sommes bien ici dans une école publique. Les frères Chappe qui donnent leur nom à l'école n'étaient pas des religieux, mais une fratrie de cinq frangins à l'origine du télégraphe. Dont acte. C'est dans la salle des profs commune, entre le photocopieur et la cafetière, que Jérémy Rousset nous reçoit, tout sourire, à quelques jours de la rentrée. Enseignant depuis 2007, Jérémy a presque toujours travaillé en réseau d'éducation prioritaire (REP), avec une petite parenthèse australienne. Il est arrivé dans cette école en 2013 où il assure la direction de l'école maternelle tout en ayant lui-même la charge d'une classe à mi-temps. « L'école maternelle compte sept classes et l'école élémentaire 17 classes, pour un total d'environ 500 élèves. Nous avons une vraie mixité sociale, à l'image du centre-ville de Saint-Étienne et plus précisément du Crêt de Roch, avec à la fois des familles parfois en grande précarité et d'autres plus middle class, voire favorisées. » Une mixité dont on fait ici une richesse, grâce à un projet novateur qui permet de rassembler tout le monde autour d'une culture commune. L'élément déclencheur fut sans doute la venue à l'école du couple de stree

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Flashy

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Flashy

Depuis une douzaine d'années, l'artiste-peintre stéphanois LUMA (aka Lucas Mathevon) produit des toiles hyper colorées avec la spontanéité du street art, la trace du pinceau s'effaçant derrière les coulures des bombes de graffeur. Le plasticien se réapproprie aussi certains codes du pop art, peuplant ses œuvres de références contemporaines liées à la musique, au sport, au cinéma ou à l'univers des comics. Les couleurs jaillissantes et le trait vif insufflent à chaque tableau une vibrance esthétique très punchy. LUMA, du 30 janvier au 20 février 2020, le Nec à Saint-Priest-en-Jarez

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Les yeux dans le jazz

Photos jazz | Pour son quarantième anniversaire, le Rhino Jazz(s) festival investit trois gares ligériennes avec les superbes photos live d’un amoureux de la petite note bleue, le photographe Roger Berthet.

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Les yeux dans le jazz

Photographier le jazz n'est pas chose facile. Le photographe manque souvent de lumière. Il s'agit alors d'ouvrir grand le diaphragme de l'objectif et bien souvent de flirter avec les hautes sensibilités, qu'elles s'expriment en ASA argentiques ou en ISO numériques. Il faut observer la gestuelle des musiciens, trouver le bon angle, doser la profondeur de champ et déclencher au bon moment, bref, être au rendez-vous du fameux instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson. Roger Berthet est de ces photographes discrets qui rôdent à pas de velours au pied des scènes de jazz de la région, de Vienne à Montbrison, en passant bien sûr par le Rhino Jazz(s) qu'il suit depuis ses débuts, autant dire depuis des lustres. Comme bien d'autres de ses confrères, Roger a suivi l'évolution du matériel, délaissant peu à peu la pellicule au profit du capteur, avec ses atouts et ses faiblesses, préférant au simples Jpeg les lourds fichiers RAW qu'il retravaille ensuite patiemment, à œil reposé, sur son écran. Le train sifflera trois fois En partenariat avec la SNCF et avec la bienveillance du Rhino Jazz(s), Roger Berthet présente pas moins de trente-deux clichés en grand format,

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Équation féministe

Théâtre | « L’idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, (...)

Houda El Boudrari | Mercredi 1 mars 2017

Équation féministe

« L’idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l’esthétique… je ne l’ai jamais croisée, nulle part. Je crois bien qu’elle n’existe pas » écrit la frondeuse Virginie Despentes. Juliette, incarnée par le comédien Éric Massé, du haut de ses talons, n’y croit guère non plus et se lance sur scène dans une drôle de quête identitaire à travers des textes littéraires, politiques ou féministes. Elle dira et sera, tour à tour, la sulfureuse Catherine Millet, la poétesse Andrée Chédid, l’érotique Anaïs Nin, l’engagée Simone Veil, la délicate Virginia Woolf, la philosophe Simone de Beauvoir… Juliette alias Éric Massé construit ainsi, à l’adresse du public, un émouvant et original portrait d’une "féminité" toujours en mouvement. Femmes Verticales, de la Cie des Lumas à l'Échappé de Sorbiers le mercredi 8 mars à 20h30.

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Quand les langues se délient...

SCENES | Malentendus, l’enfant inexact, spectacle en langue des signes et en français, s’inscrit dans le cycle Ultrasensibles, composé de créations et de (...)

Florence Barnola | Mardi 5 janvier 2016

Quand les langues se délient...

Malentendus, l’enfant inexact, spectacle en langue des signes et en français, s’inscrit dans le cycle Ultrasensibles, composé de créations et de performances autour du handicap et de la sensorialité, imaginé par la compagnie Les Lumas. La pièce, adaptation du roman de Bertrand Leclair, a été jouée en format court en juin dernier à la Manufacture. Cette première mouture a notamment permis la découverte d’un formidable acteur, Stève Recollon, dont la langue maternelle est celle de l’Abbé de l’Epée, qui joue le protagoniste central de cette fable. Julien est né malentendant dans une famille d’entendants qui refuse de le voir tel qu’il est et lui permettre ainsi de s’épanouir, mais l’oblige, par faiblesse ou excès d’autorité, à masquer son handicap. « La vie de Julien Laporte exige d’être racontée, parce qu’elle est symptomatique, non seulement de l’histoire terrible des sourds au XXe siècle, le pire de tous, mais plus encore de la folie ordinaire des hommes, de leur capacité à désintégrer l’humain, à maudire le vif du vivant, serait-ce avec les meilleures intentions du monde, serait-ce au nom de l’amour des autres ou, en l’occurrence

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