Ground Control to Major Tom

Espace | Avec sa dernière expo, la cité du Design envoie le visiteur sur les traces de l'Homme, de l'Homo sapiens à l'Homo spatius. Une histoire de conquête des mondes...

Niko Rodamel | Vendredi 29 octobre 2021

Photo : Spherical Kitchen, Luigi Colani © Bangert Verlag Greetings from Mars © Julien Mauve


A l'aube du tourisme spatial, quelques milliardaires songent sérieusement à migrer loin de notre planète bleue qui crève à petit feu. Au moment même où Thomas Pesquet joue du saxophone à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes en cultivant du blob, ne sommes-nous pas nombreux à nous questionner sur le bon sens des dépenses astronomiques engagées ?

S'envoyer en l'air... Ou pas

En collaboration avec le CNES (Centre national d'études spatiales), la Cité du design s'intéresse quant à elle aux enjeux du design pour une transition vers un nouvel âge spatial, revenant sur la prodigieuse épopée effectuée par l'espèce humaine, de l'Homo sapiens à l'Homo spatius. Capable d'introspection et de spiritualité, le premier se distingue notamment par la complexité de ses relations sociales, l'utilisation d'un langage, la fabrication d'outils, le port de vêtements et la maîtrise du feu. Le second semble parfois se caractériser davantage par l'irrésistible envie de s'envoyer en l'air (le plus loin possible) pour voir les étoiles de plus près, fuyant peut-être ses amis, ses amours, ses emmerdes...

L'exposition Homo Spatius - designers de l'espace donne l'occasion de faire l'inventaire des moyens et des outils qui ont jalonné cette lente mais irrémédiable évolution, de l'inventeur au designer. L'histoire de l'humanité n'a cessé de placer l'Homme devant sa nécessaire adaptabilité à de nouveaux espaces vierges le plus souvent hostiles, produisant ainsi des objets fonctionnels dont les formes et les matériaux ne sont jamais anodins. Avec une scénographie visuelle et sonore qui entraîne le visiteur dans un étonnant voyage spatio-temporel, l'exposition s'articule autour de divers projets de designers, d'artistes, d'ingénieurs, d'architectes ou d'auteurs, aux frontières de la science, du design et des imaginaires.

Homo Spatius - designers de l'espace, jusqu'au 30 janvier 2022, à la Cité du design à Saint-Étienne


Homo Spacius, designers de l'espace


Cité du design 3 rue Javelin Pagnon Saint-Étienne
Jusqu'au 30 janvier 2021 2022


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Marion Montaigne : « Et en plus, Thomas Pesquet a de l'humour »

BD | L’autrice de la désopilante et néanmoins érudite série "Tu mourras moins bête" a collé aux basques du charismatique astronaute Thomas Pesquet durant son entraînement. Encore un peu et elle partait en orbite avec lui…

Vincent Raymond | Lundi 18 décembre 2017

Marion Montaigne : « Et en plus, Thomas Pesquet a de l'humour »

Vous voici donc devenue une spécialiste de la vulgarisation scientifique… Marion Montaigne : (rires) On m’a demandé un jour si j’avais décidé de prendre ce créneau parce qu’il y avait un vide… Je suis incapable de faire une étude de marché ! Je fais ce qui me botte, et je constate qu’il y a une curiosité en retour. Avant d’entreprendre cet album sur Thomas Pesquet, j’ai été tentée de me “mettre un peu en danger” et de m’essayer à la fiction. Mais quand un boulanger sait bien faire la baguette, il ne se lance pas dans la charcuterie (rires). Et puis, pouvoir rencontrer un astronaute, c’est le fruit de huit ans d’évolutions. Cela ne serait pas arrivé au bout d’un an de blog. Peut-être que je m’améliore… Comment expliquer l’engouement inédit pour Thomas Pesquet ? C’est vrai qu’on n’a pas autant parlé de Claudie Haigneré en 1996 ni de Léopold Eyharts en 2008. Là, ce sont les réseaux sociaux qui ont fait le gros du travail. Et le fait qu’une coupole soit arrivée en 2008 dans la station spatiale permettant de faire des photos hallucinantes a énormément apporté — avant, ils n’avaient que des

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