Hommes du monde

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Photo : Bernard Toselli @Niko Rodamel


Des silhouettes en mouvement capturées dans des lieux de passage, des enfants prenant la pose devant des vestiges d’un Etat-fantôme post-soviétique, d’autres, flanqués de tambours au beau milieu d’une petite rue résidentielle en Irlande… Des hommes en pleine cérémonie traditionnelle au Cameroun, des femmes accouchant, et des bébés en train de naître en Roumanie… En croisant leurs regards sur le monde, et en le sublimant de leurs objectifs et de leur sens du cadrage et de la lumière, les 8 photographes du collectif Parallax révèlent le grand H de l’Homme, la singularité des lieux, des cultures et des individus, mais aussi l’universalité des êtres… humains.

3x8 Humans, collectif Parallax, jusqu’au 24 décembre à l’Atelier-Musée du Passementier à Saint-Jean-Bonnefonds

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Lyon : Les Fleurs du Bal, espace dédié aux expos et au livre d'occasion

Guide Urbain | Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 janvier 2022

Lyon : Les Fleurs du Bal, espace dédié aux expos et au livre d'occasion

Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les amateurs de bonne littérature, de revues alternatives, de livres d'art et de sciences humaines… Le Bal propose aussi des ouvrages d'occasion mais, avec le temps, l'espace est venu à manquer. Francis Chaput-Dezerville (qui dirige le Bal) vient donc d'ouvrir, depuis la fin du mois de novembre, un nouvel espace situé dans la même rue, à quelques mètres de la maison mère. Les Fleurs du Bal (y aurait-il dans le nom du lieu une référence à un recueil de poèmes de Charles Baudelaire ?) sont consacrées aux livres d'occasion et aussi à des expositions d'artistes liés aux goûts du libraire (artistes participant par exemple aux Cahiers Dessinés, ou bien à des revues d'art brut ou d'art alternatif). Actuellement, c'est Nylso qui présente d

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Offrez de l’art local !

GUIDE URBAIN | Les marchés d'art et autres boutiques éphémères de créateurs sont pléthore à Saint-Etienne en cette période de fêtes. Nous avons sélectionné pour vous quelques-uns de ces (...)

Niko Rodamel | Lundi 13 décembre 2021

Offrez de l’art local !

Les marchés d'art et autres boutiques éphémères de créateurs sont pléthore à Saint-Etienne en cette période de fêtes. Nous avons sélectionné pour vous quelques-uns de ces lieux où dénicher des cadeaux atypiques et parfois des pièces uniques, tout en soutenant les artistes du bassin stéphanois. Chez La Boiseuse (45 rue Paul Bert) l’opération D’Art d’art propose des œuvres signées Mireille Grand, Mireille Faure, Michel Martin, Jacqueline Blanchet et Anne Lordey : sculptures, céramiques, peintures ou dessins, il y en a pour tous les goûts (jusqu’au 18 décembre). Comme chaque année, la galerie Rêves d’Ailleurs suggère de trouver « vos cadeaux au pied du baobab », parmi les créations des six artistes permanents : bijoux, toiles, sculptures, ainsi que les superbes dessins « d’un seul trait » de Toké, alias Marie-Charlotte Lornage (jusqu’au 28 décembre). Dans le quartier du Crêt de Roc, l’association TEM-Press (23 rue Roger Salengro) propose une vente d'objets imprimés, d’ouvrages et de photographies, avec notamment des cyanotypes originaux de Maxime Disy (les 18 et 19 décembre). Dans sa vaste boutique (12 rue Léon Nautin), le collectif de photogr

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Par-delà les clichés

SCENES | Bruxelles, un jour de brocante, quelques années en arrière. Plasticien et vidéaste, Benoit Faivre et Tommy Laszlo tombent sur un (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Par-delà les clichés

Bruxelles, un jour de brocante, quelques années en arrière. Plasticien et vidéaste, Benoit Faivre et Tommy Laszlo tombent sur un album de photos de famille. Des images de Berlin, des photos d’enfance, de mariage. Tout l’album est consacré à l’existence d’une petite fille. Et puis… au beau milieu de toute cette vie racontée sans légende, une plage de sable avec, au loin, un drapeau nazi. Sur scène, au micro, Benoit et Tommy commentent en direct les images vidéo ramenées de leur quête à travers l’Europe pour reconstituer l’histoire de cette inconnue. Un spectacle qui mêle théâtre, documentaire, histoire et Histoire. Vies de papier, par la compagnie Bande Passante, le mardi 7 décembre à 20h30 à l’espace culturel LA Buire à l’Horme

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Philippe Le Guay - François Cluzet - Jérémie Renier : « On a tous en nous des choses que l’on refoule »

L’Homme de la cave | Décrivant la mécanique du complotisme et du harcèlement, le nouveau Philippe Le Guay éclaire le présent par le passé et met en lumière les penchants sinistres de l’âme humaine. Conversation avec le cinéaste et ses interprètes.

Vincent Raymond | Mardi 5 octobre 2021

Philippe Le Guay - François Cluzet - Jérémie Renier : « On a tous en nous des choses que l’on refoule »

D’où vient cet “homme de la cave” ? Est-il une métaphore ? Philippe Le Guay : Absolument. C’est la conjonction de plusieurs choses. D’abord une histoire, et puis un thème autour d’une sorte de fléau contemporain que sont les complotistes — ces gens capables de dire inlassablement : « Est-ce que la vérité est vraiment la vérité ? Il faut se méfier des vérités officielles, on va poser des questions… », non pas pour arriver à une vérité plus haute comme ça doit être le cas pour les savants et les historiens, mais pour brouiller la vérité. Enfin, avec le fait que le personnage de Françoise Cluzet est dans une cave, il y a quelque chose de beaucoup plus émotionnel, d’angoissant, qui se rattache à la grande tradition du thriller, pour aller vite. Cette conjonction a été en tout cas un détonateur pour moi. Un tel film, qui explore des zones sombres de la nature humaine comme les souterrains d’un immeuble, oblige-t-il à sortir des choses que l’on refoule ? PLG : On a tous en

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L'Homme de la cave : Le démon intérieur

Complot | Un négationniste s’installe dans la cave d’une famille juive et lui pourrit la vie tout en faisant croire qu’elle le persécute. Aidé par un François Cluzet effrayant, Philippe Le Guay renoue avec l’acuité mordante à laquelle il avait depuis longtemps renoncé dans cette illustration de la perverse religion du complotisme et de la manière dont ses apôtres fidélisent de nouveaux séides.

Vincent Raymond | Mardi 5 octobre 2021

L'Homme de la cave : Le démon intérieur

Paris, de nos jours. Parce qu’il n’en a pas l’usage, Simon Sandberg vend la cave de l’appartement familial. Parce qu’il a confiance, il accepte l’offre de Jacques Fonzic, prof grisonnant et plaintif en quête d’un local pour entreposer les affaires de sa défunte mère. L’affaire conclue, Fonzic va habiter le réduit et révéler son vrai visage : celui d’un négationniste, instillant son venin partout dans l’immeuble et surtout dans la famille Sandberg, rescapée de la Shoah. L’enfer commence… N’était la traditionnelle mention figurant au générique indiquant que l’argument est tiré de faits réels, l’on pourrait croire à un conte philosophique tant il y a d’études de caractères, de portraits sociologiques, d’interprétations métaphoriques et/ou psychanalytiques et de morales à tirer dans cette histoire. À bien des égards, elle est exemplaire : contemporaine et universelle, également — hélas, pourrait-on ajouter. La stratégie du coucou ; du ver dans le fruit… Suborneur cauteleux, d’autant plus pervers et dangereux qu’il se vêt des oripeaux de victimes pour mieux mettre à bas les siennes, F

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dé ou ré générescence du vivant

Expo | Pour sa toute dernière exposition, le Musée d’art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole a offert une carte blanche à Lionel Sabatté, qui propose une cinquantaine d’œuvres spécialement conçues pour l’occasion.

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

dé ou ré générescence du vivant

Lorsqu’on lui a proposé de créer de toute pièce une exposition pour le MAMC, Lionel Sabatté s’est précipité pour découvrir Saint-Etienne et ses environs, en prendre le pouls, ressentir, jusqu’à faire naître son inspiration. Touché par l’importance de la forêt pour la ville, et dans la lignée de sa série d’œuvres intitulées Printemps, l’artiste, installé entre Paris et Los Angeles, a jeté son dévolu sur un ancien châtaigner du château de la Perrotière n’ayant pas survécu aux derniers épisodes de sécheresse. Au bout des branches mortes, Lionel Sabatté est alors venu déposer de jolies fleurs, reconstituées à partir de petites peaux de plantes de pieds, récupérées chez des podologues de la Loire : « Elles sont faites de rebus, de petits déchets, alors même que les fleurs sont peut-être ce qu’il y a de plus classieux au monde. Transformer quelque chose en son extrême inverse, ça m’intéresse beaucoup », souffle le plasticien tandis que l’arbre ainsi ressuscité est désormais installé dans le hall du musée, en préambule de l’exposition qui s’étire ensuite sur 5 salles. Le cycle du vivant Plus qu’une visite, Eclosion est un

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La Foire s’ambiance dans le nouveau Parc expo

Evenement | Elle va pouvoir - enfin – s’étendre en ses nouveaux murs. La Foire de Saint-Etienne, rendez-vous économique et festif incontournable de la rentrée, va (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

La Foire s’ambiance dans le nouveau Parc expo

Elle va pouvoir - enfin – s’étendre en ses nouveaux murs. La Foire de Saint-Etienne, rendez-vous économique et festif incontournable de la rentrée, va pouvoir enfin avoir lieu au Parc expo flambant neuf. Annulée à la dernière minute en 2020, la 72e édition de l’événement se déroulera du 24 septembre au 4 octobre avec plus de 200 exposants, et un thème universel, à savoir la musique. Pour l’occasion, une expo montée par la Ville de Saint-Etienne permettra aux visiteurs de découvrir comment Saint-Etienne a construit une musique à sa manière entre instruments, musiciens ou lieux. Parallèlement, une programmation de concerts est prévue avec notamment des showcases concoctés par nos confrères d’Activ Radio. 72e Foire de Saint-Etienne, du 24 septembre au 4 octobre, au Parc expo de Saint-Etienne

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Enrubanné

Expo | L'intime a pris place au cœur du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne. Avec les Rubans de l'intime, le MAI pose ici une exposition où la (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Enrubanné

L'intime a pris place au cœur du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne. Avec les Rubans de l'intime, le MAI pose ici une exposition où la délicatesse valse avec la technicité et l'histoire patrimoniale locale. Sylvain Bois, commissaire général, et Sylvain Besson, commissaire scientifique de cette expo ont poursuivi un objectif triple avec cette présentation. « Tout d'abord montrer ce fonds méconnu et peu valorisé que nous possédons ici, ensuite montrer comment le ruban a contribué à façonner le corps de l'homme et de la femme et enfin exposer comment le corps féminin a été jugé dans la société. » Ainsi, plusieurs salles se succèdent, mettant en avant bien entendu des créations où la production stéphanoise est ainsi mise en valeur mais Les rubans de l'intime va plus loin. Cette dernière donne à voir le rapport au corps par le biais du sous-vêtement, du ruban et de leurs manières d'en dire un peu sur l'intimité et la personnalité de la personne qui les porte. Bref, une exposition très riche qui se visite dans la longueur pour en apprécier toutes les subtilités. Les rubans de l'intime, prologation jusqu'au 2 janvier, au Musée d'art et d'ind

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"La Terre des hommes" : La ferme !

ECRANS | Seule contre tous, une jeune agricultrice abusée et humiliée par ses “confrères“ trouve la force de lutter pour le rétablissement de ses droits. Plus qu’un me too ou un rape and revenge en milieu rural, Naël Marandin signe un grand film universel admirablement photographié et porté par des comédiens investis.

Vincent Raymond | Vendredi 27 août 2021

Un changement de génération se profile dans l’exploitation bourguignonne de Bernard : sa fille Constance s’apprête à reprendre l’élevage bovin avec son fiancé Bruno, en opérant une modernisation en accord avec les tendances du marché. L’entreprise étant en liquidation judiciaire, Constance compte sur le soutien de Sylvain, un ambitieux représentant agricole local. Mais celui-ci va profiter de son ascendant pour abuser d’elle. Rongée par la culpabilité du viol qu’elle a subi et craignant de fragiliser son projet, la jeune femme commence par se taire. Avant de déballer la vérité… et d’en subir les conséquences. Si l’affiche d’un film est une promesse, celle de La Terre des hommes hisse la barre fort haut, avec sa distribution de prestige et la beauté lumineuse (sans maniérisme esthétisant) de son visuel. Le film s’avère à l’avenant, dans une vision contemporaine du monde paysan — c’est-à-dire dépoussiérée des clichés de catalogue à la Jean Sagols —, traitant de problématiques concrètes de celles et ceux qui nourrissent le monde, sans pour autant se priver de le faire avec une élégance formell

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Hors saison

Photo | Les photographes Maxime Pronchery et Bernard Toselli (membres du collectif Parallax) exposent ensemble une série d’images empreinte d’une profonde poésie (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Hors saison

Les photographes Maxime Pronchery et Bernard Toselli (membres du collectif Parallax) exposent ensemble une série d’images empreinte d’une profonde poésie esthétique. Réalisées aux abords de la Manche, les photographies panoramiques se lisent comme une divagation contemplative, au gré d’horizons baignés d’une lumière hivernale mélancolique et picturale. Les deux complices croisent ainsi leur regard sensible sur les plages normandes, des lieux chargés d’histoire, restitués ici dans leur plus simple appareil, entre ciel, terre et mer. Une vague divagation, Maxime Pronchery et Bernard Toselli, jusqu’au 1er octobre à la galerie TAG à Saint-Étienne

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8 regards en parallax

Expo photos | Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

8 regards en parallax

Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

L'appel du 18 juin | Ce vendredi 18 juin sera une journée placée sous le signe d'un grand hommage au Général de Gaulle. 81 ans après le fameux appel du 18 juin, la cité stéphanoise, qui l'a accueilli à deux reprises, propose différents événements afin de marquer le coup : une exposition inédite, le dévoilement d'un buste du Général en bronze, une rencontre avec Eric Roussel le biographe du Général et un podcast exclusif.

Nicolas Bros | Jeudi 17 juin 2021

De Gaulle x Saint-Etienne : un hommage avec expo, buste et podcast

Saviez-vous que Charles de Gaulle s'était rendu à deux reprises à Saint-Etienne ? En 1948 et 1959, très exactement. Deux passages qui ont certes marqué la ville ligérienne mais également l'histoire de France, comme en témoignent d'une part l'exposition actuellement visible dans le hall de l'Hôtel-de-ville stéphanois et d'autre part un podcast qui vient de sortir. Une expo inédite Concernant la première, l'exposition proposée par la Ville de Saint-Etienne, intitulée Charles de Gaulle 1948 et 1959, Saint-Etienne a rendez-vous avec l’histoire, permet de retracer l'importance qu'ont revêtu ces deux visites du Général en terres stéphanoises. La présentation de documents iconographiques inédits tels que le livre d'or de la ville de Saint-Etienne, des photographies, des films ou encore des périodiques permettent au visiteur de se plonger au coeur de ces deux moments décisifs. Elle est visible jusqu'au 16 juillet. Présence du biographe du Général Eric Roussel Parallèlement, signalons qu'un buste en bronze du Général de Gaulle sera également dévoilé ce vendredi 18 juin, dans le Grand Escalier de la mairie. Cette sculpture, réalisée p

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Lucas Belvaux : « Il ne doit pas y avoir un plaisir malsain à regarder la violence »

Rencontre | Adapté du roman de Laurent Mauvignier, Des hommes rend justice à toutes ces victimes de la Guerre d’Algérie payant les intérêts de décisions “supérieures“ prises au nom des États. Et s’inscrit avec cohérence dans la filmographie du (toujours engagé) cinéaste Lucas Belvaux…

Vincent Raymond | Mercredi 19 mai 2021

Lucas Belvaux : « Il ne doit pas y avoir un plaisir malsain à regarder la violence »

Il y a un lien manifeste entre Chez Nous (2017) et ce film qui en constitue presque une préquelle… Lucas Belvaux. Il est un peu né du précédent, oui. J’avais lu le livre de Laurent Mauvigner à sa sortie en 2009, et à l’époque j’avais voulu prendre les droits et l’adapter. Mais Patrice Chéreau les avait déjà, et puis il est tombé malade et n’a pas eu le temps de le faire. J’avais laissé tombé et puis, avec le temps, ne voyant pas le film se faire, je m’y suis intéressé à nouveau. Surtout après Chez nous : il y avait une suite logique. J’ai relu le livre, je l’ai trouvé toujours aussi bon et mon envie de l’adapter était était intacte — ce qui est bon signe après 10 ans. Outre “l’actualité” de votre désir, il y a celle du sujet : on a l’impression qu’on ne fait que commencer avec le traitement de “liquidation“ de la Guerre

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Emilie Fontaine : photosensible

Portrait | Originaire de Saône-et-Loire, la jeune photographe Emilie Fontaine vient d’ouvrir les portes d’un nouveau lieu dédié à l’image fixe, au cœur de l’hyper-centre stéphanois. Rencontre avec une femme passionnée qui fait fi d’un contexte morose en mal de bonnes nouvelles.

Niko Rodamel | Vendredi 26 mars 2021

Emilie Fontaine : photosensible

Après seulement une dizaine d’années de pratique professionnelle dans la ville de Mâcon, Emilie Fontaine vient de poser ses valises dans un tout nouveau studio sous les Arcades de l’Hôtel de ville. Le local a été habilement aménagé et décoré avec goût, laissant entrevoir les différentes cordes de la maîtresse des lieux. L’offre de services s’étend du portrait-studio au reportage de terrain, en passant par la communication visuelle pour les entreprises, également assortie d’ateliers proposés aux enfants, aux ados et aux adultes. Organisée en plusieurs espaces fonctionnels et peuplée de matériel photographique (des appareils, des éclairages, un agrandisseur …), la boutique est un bel endroit où l’on se sent à l’aise dès les premiers instants. Tout sourire, Emilie ne cache pas la joie que lui procure ce nouveau challenge. Car le parcours de la jeune femme est avant tout l’histoire d’une reconversion réussie. Aide-soignante au centre hospitalier de Mâcon pendant dix ans, Emilie a profité d’une mise en disponibilité pour reprendre des études, se former à la photographie et préparer son virage professionnel. « Mon travail en service de réanimation était à la fois riche et difficil

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Retour sur un confinement stéphanois

Album photos | Eric Viou, photographe et directeur de la publication du magazine stéphanois STEMP, s'est lancé dans un projet photographique inédit pendant le confinement (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 octobre 2020

Retour sur un confinement stéphanois

Eric Viou, photographe et directeur de la publication du magazine stéphanois STEMP, s'est lancé dans un projet photographique inédit pendant le confinement vécu de mars à mai dernier. Immortalisé « ce qui était impensable, inimaginable, iréel, devenait réalité. La France était confinée. » Le résultat de ce travail est d'abord un livre d'art, MAM (MarsAvrilMai2020) Saint-étienne confinée, condensé de 226 photos sur 196 pages sur lesquelles viennent s'ajouter les mots de plusieurs auteurs stéphanois : Martine Goubatian, Karine Guérit, Elsa Lorente, Caroline Puig Grenetier, Chloé Radix et Gilles Rossary-Lenglet. Une épreuve dans laquelle on peut découvrir l'oeil du graphiste et photographe sur la ville qui l'aime tant tout en percevant ici et là des références multiples à Richard Long, Buren, Villeglé ou encore les Beatles. Un livre donc, mais également une exposition à L'Art Demeure & J'ai 2 Amours visible jusqu'au 14 novembre. MAM (MarsAvrilMai2020) Saint-Etienne confinée par Eric Viou [STEMP éditions] livre en vente à la Librairie de Paris ou à commander sur : stempmagazine@icloud.com Exposition jusqu'au 14 novembre

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La vie de château

Expo historique | La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 octobre 2020

La vie de château

La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les domaines de la métallurgie, la rubanerie et l’armement, Saint-Étienne faisait figure de capitale industrielle française. Durant cette époque où l’économie prospère, plus de 200 châteaux sont construits par les industriels de la région entre 1850 et 1930. L’exposition Châteaux de l’Industrie propose de replonger dans ce patrimoine architectural et paysager unique jusqu’au 3 novembre. S’étalant sur trois lieux de présentation entre Sorbiers, Saint-Chamond et Rive-de-Gier, Châteaux de l’industrie permettent de resituer les édifices selon leurs caractéristiques : château d’usine (construit à proximité de l’unité de production), château de ville, maison de plaisance, domaine agricole ou château historique. Des visites guidées et des conférences sont aussi programmées. Exposition Châteaux de l’industrie jusqu’au 2 novembre, à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle 42290 Sorbiers, à la Médiathèque de Rive-de-Gier, 10 Square Marcel Paul, 42800 Rive-de-Ger et au Château du Jarez, 11 Rue Beno

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Six expos principales pour la Biennale 2021

Biennale design | La 12e Biennale internationale design 2021 de Saint-Étienne qui se déroulera si tout va bien du 28 avril au 22 août 2021, proposera six expositions (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 octobre 2020

Six expos principales pour la Biennale 2021

La 12e Biennale internationale design 2021 de Saint-Étienne qui se déroulera si tout va bien du 28 avril au 22 août 2021, proposera six expositions principales destinées à « explorer les bifurcations ». "Bifurcations, choisir l’essentiel" étant le thème général de cette Biennale. Ces six expositions sont : Domesticité : vivre les bifurcations chez soi (commissariat : Catharine Rossi, Jana Scholze et Penny Sparke), Automobile : un objet qui questionne (commissariat : Olivier Peyricot), Afriques urbaines et rurales : un design d'influence sociale qui fait bifurquer les territoires (commissariat : Franck Houndégla), Dépliages : le design industriel pense les changements des objets corporels (commissariat : Florian Traullé), Pédagogies : expérimenter aujourd'hui pour apprendre demain (co-commissariat : Sophie Pène / co-commissariat et scénographie : étudiants et enseignants de l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne) et Les façons de produire (exposition-expérimentation proposée par le designer Ernesto Oroza). 12e Biennale du design, du 28 avril au 22 août 2021

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5 coups de maîtres

Panorama expos 20/21 | Au train où vont les choses Daniel Sygit s’intéresse à l’univers des gares, attirant notre attention sur la poésie banale que l’on ne sait plus voir. La (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

5 coups de maîtres

Au train où vont les choses Daniel Sygit s’intéresse à l’univers des gares, attirant notre attention sur la poésie banale que l’on ne sait plus voir. La vie du rail est duraille pour les cheminots. Mais pour les voyageurs, le temps s’égrène au fil des longs moments d’attente qui figent les silhouettes. Puis tout s’accélère, le mouvement collectif de la fourmilière reprend à la seconde où les affichages sont mis à jour. Vite, trouver son quai, soulever son sac, traîner sa valise, attraper son train. Daniel Sygit peint comme il regarde le monde, le sien, le nôtre, avec un réalisme bluffant et une bienveillance qui prend son temps. Daniel Sygit, U-topies, du 15 octobre au 14 novembre, galerie Giardi à Saint-Étienne Matrice À la fois atelier de sérigraphie et showroom, Estampille est un lieu à découvrir sous les arcades de l'Hôtel de Ville. Du 16 octobre au 5 novembre y sera présentée L'Anthracite, une collection inédite de cinq coffrets entièrement manufacturés et imprimés en sérigraphie d'art, tirés à quarante exemplaires chacun et proposés à 160 € pièce. Chaque coffret est différent et renferme une sél

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Changement de trame

Musée / C'est nouveau | La Maison du passementier de Saint-Jean-Bonnefonds s’est refait une beauté pendant l’été et ouvre désormais ses espaces d’expo à la photo, à la musique et à des workshops.

Nicolas Bros | Mardi 8 septembre 2020

Changement de trame

Depuis 15 ans, la Maison du passementier présente l’histoire de la passementerie au cœur d’un ancien atelier situé rue Victor Hugo à Saint-Jean-Bonnefonds. Là-bas, on plonge dans le quotidien de ceux qui exerçaient un métier qui a façonné l’histoire de la région stéphanoise pendant des années. On peut y voir deux métiers à tisser Jacquard mais également la cuisine des années 1920, reproduite à l’identique. L’institution muséale propose également des expositions temporaires en lien avec l’histoire locale. Avec cette rentrée 2020, l’atelier-musée prend un nouveau virage sous la houlette de son nouveau directeur, Arnaud Rodamel. « Nous avons entrepris des travaux conséquents pour la mise aux normes du lieu, la réfection du hall d’accueil et l’allégement des espaces d’expositions afin d’ouvrir le musée à d’autres formes artistiques, détaille le nouveau directeur. L’idée est d’aller au-delà de la vie locale en proposant des expos photos, des concerts de petites formes musicales, des workshops, des ateliers créatifs… » Avec ces nouvelles propositions, l’atelier-musée espère renouveler ses publics et moderniser son image. Le premier artiste à s’y coller est le photogr

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Dans tous les sens

Galerie / expo photos | Niko Rodamel, que vous avez l’habitude de le lire dans ces colonnes, est également un photographe de talent – nous écrivons cela sans flagornerie, aucune. (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Dans tous les sens

Niko Rodamel, que vous avez l’habitude de le lire dans ces colonnes, est également un photographe de talent – nous écrivons cela sans flagornerie, aucune. Pour se faire une idée du travail de Niko derrière l'objectif, le rendez-vous est pris du côté de la galerie TAG au 26 de la rue Gambetta à Saint-Étienne. Avec Brouiller les pistes, le photographe croise les procédés et fait se côtoyer hasard et mise en scène. Le visiteur prendra plaisir à entrer dans cette présentation par le biais qui l’attire le plus, depuis la question de la frontière entre photo d’art et photojournalisme, celle de la beauté ou des formes que revêt la photo. Au total ce sont 22 épreuves que le co-fondateur du collectif stéphanois PARALLAX propose ici. Alors, prêt à se perdre avec délectation sur les chemins de la photo ? Brouiller les pistes, expo photos de Niko Rodamel, du lundi 7 septembre au samedi 3 octobre 2020 à la Galerie TAG à Saint-Étienne

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En plein dans le mille !

Bang ! Bang ! | Le Musée d’art et d’industrie stéphanois ouvre la rentrée 2020 avec une expo qui fait mouche. Armes pour cibles, 1820/2020 entre répulsion et fascination, peut se targuer de proposer d’un côté une qualité de pièces exposées et de l’autre une profondeur de visite avec un questionnement permanent sur le rapport armes/société.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

En plein dans le mille !

Proposer une exposition sur l’angle de l’usage de l’arme, voici un parti pris osé mais juste proposé par les équipes du Musée d’art et d’industrie (MAI) de Saint-Étienne. Ce dernier qui peut se targuer de constituer le deuxième musée français consacré à l’arme, juste derrière le musée de l’armée, fait de l’arme, au même titre que le cycle ou le ruban, un de ses thèmes phares de son exposition permanente. Avec Armes pour cibles, 1820/2020 entre répulsion et fascination, l’institution stéphanoise va plus loin et sort du simple cadre technique et historique. « L’idée générale de cette nouvelle exposition est de donner les clés au visiteur afin qu’il puisse avoir un regard objectivé sur l’arme, explique Marie-Caroline Janand, directrice du MAI mais également commissaire de cette nouvelle expo. Nous ne prenons pas parti mais nous montrons aussi que l’arme constitue une industrie qui a eu et a encore de l’importance pour le territoire stéphanois. » Au-delà du côté technique et historique Au cours de son parcours, le visit

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Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Portrait | Après avoir parcouru et photographié un nombre presque incalculable de pays, le photographe Hervé Nègre pose ses valises à Saint-Étienne. Fraîchement installée aux pieds du Crêt de Roch, la Galerie A témoigne du riche parcours artistique mais aussi humain d’un homme passionnément curieux. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 juillet 2020

Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Depuis sa naissance à Lyon en 1948, on peut dire qu’Hervé Nègre a continuellement suivi l’appel du large, glissant de parallèles en méridiens avec son appareil photo à portée de mains et les yeux grands ouverts sur le monde. Dès l’enfance, les déménagements seront nombreux, la famille vivant au rythme de la carrière militaire du paternel. « J’ai déménagé 34 fois déjà, en France comme à l’étranger, depuis tout petit j’ai vu défiler pas mal de paysages. » Étonnement, personne dans la famille ne pratiquait sérieusement la photographie. « Je me souviens pourtant de quelques images en noir et blanc que mon père avait faites en Indochine. Sur l’une d’entre elles on voyait un pêcheur et son reflet à la surface d’un lac, avec un monument en arrière-plan. Cette image a sans doute allumé quelque chose en moi. » Avec le temps le garçon verra donc grandir cette attirance pour la photo, un élan intérieur qui l’encouragera au détour de l’adolescence à enchaîner quelques petits boulots. « Mon premier salaire est passé dans un Solex neuf et un appareil photo d’occasion ! C’était un Foca Universel, copie française de Leica. J’ai fait mes premières photographies au lycée, le

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Le monde fantasmé de Salgado

Expo photo | 250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du (...)

Sarah Fouassier | Mercredi 8 juillet 2020

Le monde fantasmé de Salgado

250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du monde. Genesis déploie un mythe, non pas celui du récit de la création du monde, mais celui d’une planète vierge, que la main de l’humain n’a pas encore altéré. Pour ce faire, le photographe est allé à la rencontre de populations aux cultures ancestrales, en Sibérie, en Amazonie, en Papouasie. Genesis de Sebastião Salgado, jusqu'au dimanche 26 juillet à La Sucrière (Lyon)

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Ils la jouent collectif

Photos | Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures (...)

Nicolas Bros | Mardi 28 avril 2020

Ils la jouent collectif

Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures gachettes de Sainté. Après avoir connu un vif succès lors de leur exposition New York Wanderings l'hiver dernier sur les murs de la galerie Garnier des Arts à Saint-Étienne, Kamir Meridja, Maxime Pronchéry, Bernard Toselli et Niko Rodamel, ont décidé d'inscrire dans la durée leur collaboration. Cédric Daya, Alexandra Dinca, Jérémi Durand, Sam Meridja ont décidé de rejoindre l'aventure. « Depuis un long mois déjà, les idées foisonnent, entre le désir de faire voyager l'exposition fondatrice et l'envie de produire la prochaine, explique Niko Rodamel. Beaucoup d'images s'échangent sur le groupe WhatsApp de l'équipe. Une nouvelle habitude est même prise : chaque semaine, chacun des photographes passe en revue ses disques durs pour répondre au thème hebdomadaire. Dans un souci de partage, chaque jour un des photographes prend son tour pour publier un triptyque répondant au thème en cours, sur le

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L'expo "Design-moi un jeu vidéo" prolongée jusqu'au 22 mars

Expo x Jeu vidéo | Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il (...)

Nicolas Bros | Jeudi 20 février 2020

L'expo

Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il était initialement prévu qu'elle se clôture le 8 mars.

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"Des hommes" : Peines à voir

Documentaire | De Jean-Robert Viallet & Alice Odiot (Fr., 1h23)…

Vincent Raymond | Mercredi 19 février 2020

Après trois ans d'attente, les cinéastes ont obtenu de pouvoir filmer le quotidien des personnes incarcérées de la prison des Baumettes de Marseille — établissement tristement réputé pour sa vétusté et ses conditions d'accueil indignes. Images et paroles de condamnés… C’est à un étrange parloir que Jean-Robert Viallet & Alice Odiot nous convient, cheminant dans des travées décrépites, ouvrant les portes de cellules surchargées d’un autre âge, assistant à des entretiens entre le personnel pénitentiaire et des détenus parfois psychologiquement dérangés voire à des auditions/procès à distance (!)… Il y a ce qu’on voit, et puis ce que l’on comprend de la violence crue ordinaire que le confinement provoque : ces règlements de comptes imposés par la loi du plus fort, souvent fatals et déclenchés par une œillade mauvaise, un malentendu ou le remboursement d’un “service“. Quand la privation de liberté se transforme en déshumanisation et condamnation à mort putative. La galerie de portrait de Des hommes rappelle le tragi-comique de Ni juge, ni soumise de Libon & Hinant ou le chaud et froid de Dé

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Pin-pon !

Expo photos | Le Club de la presse lance sa saison d'expos photos avec une présentation d'une quarantaine d'images réalisées par la cellule photo-vidéo des sapeurs-pompiers de la Loire.

Nicolas Bros | Jeudi 13 février 2020

Pin-pon !

« Cette année, nous lançons une saison d'expositions photos dans nos locaux en centre-ville, explique Eric Laisne, président du Club de la presse de la Loire. L'idée est de mettre en avant le travail de photographes amateurs et professionnels, en lien avec les métiers de la presse et de la communication. » Pour la première exposition, ce sont les sapeurs-pompiers photographes de la Loire qui sont mis à l'honneur avec une quarantaine de clichés proposés. Ces derniers montrent les coulisses du métier des pompiers à travers l'objectif de la cellule photo-vidéo du SDIS 42, répartis dans différentes casernes du département. Vous pouvez retrouver l'ensemble de leurs reportages photos à cette adresse. On y découvre les exercices, les entraînements et les manœuvres que sont amenés à effectuer les sapeurs-pompiers. Rappelons que le Club de la presse avait récompensé Sébastien Perrier, sapeur-pompier photographe, lors des derniers Trophées du Club de la presse de novembre 2019 avec le prix de la meilleure photo.

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Niko Rodamel remporte le "Black & White International Photography Awards"

Prix photo | Le photographe stéphanois Niko Rodamel (également journaliste pour Le Petit Bulletin Saint-Étienne) remporte le premier prix lors des Black & White International Photography Awards, organisés par l'Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico.

Nicolas Bros | Vendredi 7 février 2020

Niko Rodamel remporte le

Avec sa photo Berlin, où l'on aperçoit un avion dans le creux d'un carré formé par des immeubles (visible ci-dessous), le photographe stéphanois Niko Rodamel remporte une belle victoire : le premier prix des Black & White International Photography Awards, organisés par l'Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico. « C'est une photo réalisée lors d'un séjour à Berlin en 2015, puis retravaillée en France, qui m'a valu de remporter ce prix, explique Niko. Une première sélection de 30 images finalistes avait été effectuée, parmi plusieurs centaines d'images, par un jury composé de trois photographes latino-américains : Elizabeth Vinck (Mexique), Una Pardo (Colombie) et Yunier Escobar (Cuba). » Ayant placé trois images parmi les 30 finalistes, Niko Rodamel aura de ce fait trois photos présentées lors d'une prochaine exposition

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"Le Photographe" : À ton image

ECRANS | De Ritesh Batra (Ind.-All.-É.-U., 1h49) avec Nawazuddin Siddiqui, Sanya Malhotra, Farrukh Jaffar…

Vincent Raymond | Mardi 21 janvier 2020

Modeste photographe des rues de Bombay, Raphi tombe sous le charme de Miloni, appartenant à une classe supérieure. Pourtant, la jeune étudiante accepte de jouer le rôle de sa fiancée dans le but de persuader la grand-mère de Raphi de continuer à prendre ses médicaments… Ritesh Batra a une cote pas possible depuis le succès de The Lunchbox (2013). Tant mieux pour lui : cette aura lui a déverrouillé les portes trop hermétiques du cinéma occidental, et permis de tourner avec des pointures (Redford, Fonda, Dern, Rampling, Broadbent etc.), pour des résultats hélas mitigés — en témoigne À l’heure des souvenirs (2018). De retour au bercail avec une comédie oscillant entre portrait social et conte romantique, Batra semble fort soucieux de respecter le cahier des charges d’un film “concernant“ portant sur la survivance d’un système violemment hiérarchisé en Inde, où chacun a intégré dès la naissance l’étanchéité des castes et l’impossibilité de lutter contre ce déterminisme. Au

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J'irai à New York

Expo photos | Ils sont quatre photographes avec chacun un regard sur la Grosse Pomme. Dans l'exposition New York Wanderings, qui se termine ce dimanche, Kamir (...)

Nicolas Bros | Vendredi 10 janvier 2020

J'irai à New York

Ils sont quatre photographes avec chacun un regard sur la Grosse Pomme. Dans l'exposition New York Wanderings, qui se termine ce dimanche, Kamir Méridja, Maxime Pronchery, Niko Rodamel et Bernard Toselli proposent 48 images de la ville qui ne dort jamais. Des clichés « à hauteur d'homme » tantôt colorisés, tantôt en noir & blanc. Une jolie expo de "street photography" qui ne laisse pas insensible et donne l'irrésistible envie de traverser l'Atlantique. À l'occasion de la clôture de l'expo, un finissage, comprenant notamment un concert du trio de jazz Organic Trio, est prévu ce dimanche dès 15h. New York Wanderings, jusqu'au dimanche 12 janvier à la Galerien Garnier des Arts au 2 rue Francis Garnier à Saint-Etienne (entre les restaurants Nota Bene et Di Voglia / place Jean Jaurès). Accès libre La galerie sera ouverte dès 15h ce dimanche pour le finissage

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Benjamin Parent : « J’avais envie de rendre un peu extraordinaire le quotidien »

Un vrai bonhomme | Pour son premier long métrage, Benjamin Parent s’aventure dans un registre peu coutumier en France : le “coming at age movie“ — une sorte de film d’apprentissage adolescent. Une jolie réussite dont il dévoile quelques secrets. Attention, un mini spoiler s’y dissimule…

Vincent Raymond | Mardi 14 janvier 2020

Benjamin Parent : « J’avais envie de rendre un peu extraordinaire le quotidien »

Un thème commun se dégage de votre film Un vrai bonhomme et de Mon inconnue que vous avez co-écrit avec Hugo Gélin : l’uchronie, ou l’idée de permettre à des personnage d’accomplir des destinées alternatives. Est-ce délibéré ? Benjamin Parent : Pas du tout. Dans Mon Inconnu, l’idée d’uchronie vient d’Hugo ; je l’ai développée et essayé de développer la dramaturgie sur l’uchronie “la plus intéressante“. Je trouve que l’uchronie permet de raconter l’histoire d’une manière extrêmement drastique, avec ce truc d’inversion absolue des choses : “et si“ on pouvait rencontrer ses parents et qu’on se rendait compte que son père était un blaireau et que sa mère voulait nous choper, qu’est-ce qu’on ferait? L’uchronie, finalement, c’est un pitch radical, qui permet plein de possibilités et un déploiement de l’imaginaire. Un vrai bonhomme, où le personnage de Léo est une extension de celui de Tom, permet également le déploiement de l’imaginaire. Donc du vôtre à travers eux… Effectivement. Mais plus qu’une uchronie, cela joue sur le principe de ce que l’on mont

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"Un vrai bonhomme" : Je mets les pas dans les pas de mon frère

Comédrame | Un adolescent solitaire s’appuie sur le fantôme de son aîné pour s’affirmer aux yeux de ses camarades, de la fille qu’il convoite et de son père qui l’ignorait, perdu dans le deuil de son fils préféré. Une brillante première réalisation signée par le coscénariste de Mon Inconnue.

Vincent Raymond | Mercredi 8 janvier 2020

Ado introverti ayant toujours subi l’aura solaire de son frère Léo, Tom fait sa rentrée dans un nouveau lycée. Heureusement, Léo est là pour lui prodiguer encouragements et conseils. Sauf que depuis un accident de la route fatal à Léo, celui-ci n’existe plus que dans la tête de Tom… On ne divulgâche rien en dévoilant d’entrée le fait que Léo est ici un personnage imaginaire, puisque Benjamin Parent s’arrange pour lever toute ambiguïté à ce sujet dès la minute 18. Tout l’enjeu de son film n’est pas de fabriquer un mystère à la Shayamalan pour le public, mais d’inclure ce dernier dans la névrose de son héros ; de lui faire partager les affects d’un adolescent mal remis d'un traumatisme et croyant trouver par cet expédient le chemin de la résilience. Mon frère, ce halo Comédie, drame ? Disons dramédie bien tempérée, ce qui constitue un tour de force : rares sont en effet les films hexagonaux capables d’aborder la question adolescente sans s’abandonner à des récits d’amourettes (La Boum), à des pitretries pathétiques (

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Coup de grisou

Expo | La nouvelle exposition du musée de la Mine, Kata, catastrophes minières, est une réussite. D'utilité publique, cette proposition nous permet de comprendre plus en détail comment ces accidents meurtriers ont pu se dérouler tout en abordant des aspects autant historiques, culturels, humains ou scientifiques, mis en lumière par des photos, des vidéos, des objets mais également des oeuvres d'art créées pour l'occasion.

Nicolas Bros | Mercredi 8 janvier 2020

Coup de grisou

« On descendait mais on ne savait jamais si on remonterait ». Voilà une citation tirée d'une des entrevues filmées proposées au sein de Kata, catastrophes minières et qui résume assez bien le ressenti des mineurs de fond à chaque prise de poste. Cette nouvelle exposition temporaire proposée par le Puits Couriot/Parc-musée de la Mine stéphanois permet au visiteur d'en apprendre davantage sur les accidents survenus, non seulement dans les mines stéphanoises, mais également en France et dans le monde – la frise chronologique à l'entrée de l'exposition permet d'en avoir un aperçu assez vaste. Mais loin de simplement accentuer son propos sur un quelconque aspect spectaculaire de ces malheurs, cette exposition, quoique un peu courte, parvient à combiner trois approches complémentaires sur ce sujet qui touche forcément le cœur et l'âme de chaque Stéphanois. Science, histoire et sensibilité Véritables points forts de Kata, catastrophes minières, les angles d'attaques choisis pour illustrer les coups de grisou, coups de poussier et autres inondations des mines apportent une vision générale fournie. À travers un angle historique, scientifique mais é

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L'absurdité soviétique

Théâtre | C'est à une oeuvre magistrale que s'attaque le metteur en scène Emmanuel Meirieu avec La Fin de l'homme rouge ou le temps du désenchantement. Cet écrit de (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

L'absurdité soviétique

C'est à une oeuvre magistrale que s'attaque le metteur en scène Emmanuel Meirieu avec La Fin de l'homme rouge ou le temps du désenchantement. Cet écrit de l'auteure biélorusse Svetlana Alexievitch, prix nobel de littérature en 2015, condense une série de témoignages poignants et bouleversants à prospos de ce qu'a pu être l'absurdité de l'URSS et de ce qui constitue le post-soviétisme entre déshérance et perdition. Un morceau d'Histoire et de ces effets notoires sur les femmes et les hommes qui ont vécu dans ce pays hors du commun. Après Stéphanie Loïk, c'est donc au tour de Meirieu, habitué des adaptations de romans (on pense à À tombeau ouvert de Joe Connelly en 2010 ou à Mon traître de Sorj Chalandon en 2013), de se lancer dans une mise en scène où sept comédiens viennent tour à tour déclamer un de ces témoignages, au micro, dans un décor de désolation. Intensité et profondeur, pour un spectacle qui permet d'entrer dans ce livre parmi les plus forts de ce début de siècle. La fin de l'homme rouge, du mercredi 13 au vendredi 15 novembre à 20h à La Comédie de Saint-Étienne

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Solidarité

Divers | Voilà dix ans déjà que l'association Vaincre le Cancer 42 se démène, avec l'expression artistique comme levier principal, pour apporter une précieuse aide (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 novembre 2019

Solidarité

Voilà dix ans déjà que l'association Vaincre le Cancer 42 se démène, avec l'expression artistique comme levier principal, pour apporter une précieuse aide matérielle au département de cancérologie du CHU de Saint-Étienne. En neuf années d'exercice, ce sont près de 80 000 euros qui ont permis de financer différents équipements facilitant le traitement des malades. Outre les soirées-spectacles organisées plusieurs fois par an, le temps fort annuel de l'association demeurre la rituelle expo-vente bien nommée Solid'Art. Dans cet habile jeu de mots, tout est dit. Le nombre d'artistes mettant leurs oeuvres à la disposition du collectif n'a cessé de croitre au fil du temps. Près de 150 plasticiens ont participé à la manifestation, le temps d'une ou de plusieurs éditions. Parmi eux, peintres, sculpteurs, graveurs ou photographes, ligériens pour la majorité, connus du grand public (citons Philippe Favier, Ella & Pitr, Ndenga Bato, Alfredo Lopez, Jean-Antoine Raveyre...) ou plus modestes. Cette année, pas moins de 47 exposants viendront souffler les dix bougies de Solid'Art, pour trois jours d'exposition. 10e expo-vente Solid'Art, du jeudi 21 novembre à 18h (vernis

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TAG moi !

Galerie | Les galeries d'art fleurissent à Saint-Étienne et c'est tant mieux ! L'une des dernières en date s'appelle TAG - pour Tea-time Atelier et Galerie, et est (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

TAG moi !

Les galeries d'art fleurissent à Saint-Étienne et c'est tant mieux ! L'une des dernières en date s'appelle TAG - pour Tea-time Atelier et Galerie, et est installée rue Gambetta, à côté de la Houblonnerie. Créé par Anne-Charlotte Deloume et Amandine Alves Da Fonseca, ce nouvel espace prend le relais de La Géode (rue Elise Gervais) et propose conjointement des temps d'atelier de dessin et de peinture mais également des expositions mensuelles. « Concernant les expositions, nous ne nous limitons pas en matière de techniques proposées, assure Anne-Charlotte Deloume qui est également art-thérapeute. Nous n'avons pas une démarche commerciale. Notre idée reste d'exposer des artistes dont le travail nous intéresse, que ce soit en peinture, photographies, numériques... » Les deux galeristes souhaitent pouvoir s'appuyer sur des artistes qui seront de véritables parties prenantes lors de moments d'échanges avec les visiteurs. « Nous souhaitons mettre en place des temps courts où l'artiste rencontre le public, avec par exemple du live painting ou des ateliers ponctuels spécifiques, poursuit Anne-Charlotte. Le but de la galerie TAG est de permettre à ch

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Ex-fan des sixties

ARTS | Deux décennies avant l’explosive et libératrice année 68, la mode des années cinquante et soixante marquait déjà un tournant dans l'histoire de l'habillement (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Ex-fan des sixties

Deux décennies avant l’explosive et libératrice année 68, la mode des années cinquante et soixante marquait déjà un tournant dans l'histoire de l'habillement contemporain. La Maison du Passementier présente un ensemble de vêtements et d’accessoires qui témoignent de ces changements majeurs au sein d'une société qui tend à se libérer de ses carcans. Vintage 1950-1960, jusqu'au 20 décembre, La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds

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Une nouvelle vue du prochain Parc Expo de Saint-Étienne

ACTUS | Une nouvelle vidéo de présentation du futur Parc Expo de Saint-Étienne vient d'être dévoilée (à découvrir ci-dessous). L'ouverture du nouveau complexe réceptif est (...)

Nicolas Bros | Mercredi 25 septembre 2019

Une nouvelle vue du prochain Parc Expo de Saint-Étienne

Une nouvelle vidéo de présentation du futur Parc Expo de Saint-Étienne vient d'être dévoilée (à découvrir ci-dessous). L'ouverture du nouveau complexe réceptif est prévue en septembre 2020.

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Cheers, mate !

Foire de Saint-Etienne | Après nous avoir fait traverser le Golden Gate de San Francisco en 2018, la Foire internationale de Saint-Étienne nous invite à franchir la (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Cheers, mate !

Après nous avoir fait traverser le Golden Gate de San Francisco en 2018, la Foire internationale de Saint-Étienne nous invite à franchir la Manche en 2019. Et ce, même si le Brexit semble inéluctable... Mais il faut bien admettre que l'Angleterre et en particulier sa capitale Londres, constituent toujours de véritables creusets culturels bouillonnants. La Foire de Saint-Étienne l'a bien compris et propose cette année une exposition autour de cette ville fantastique. Intitulée Attractive London, cette présentation plonge le visiteur dans les quartiers londoniens en reprenant tous leurs éléments phares. Se dévoilent un espace consacré à la royauté et au fonctionnement de la monarchie parlementaire anglaise, la Tour de Londres qui permet de retracer l'histoire de la cité, une reconstitution du célèbre passage piéton d'Abbey Road... Bref tout y passe ! 71e Foire internationale de Saint-Étienne, du 20 au 30 septembre au Parc Expo

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La Galerie Berthéas investit un nouvel espace à Saint-Étienne

Galerie | La Galerie Les Tournesols de la famille Berthéas va ouvrir un nouvel espace d'exposition et de ventes fin octobre, en face du cinéma Le Camion Rouge à proximité de la place Chavanelle. Un lieu couvrant une surface totale de plus de 1 700 m² qui sera dorénavant dédié à l'art contemporain et notamment à la figuration libre, le narrative art et le street art, les spécialités de la maison.

Nicolas Bros | Mercredi 28 août 2019

La Galerie Berthéas investit un nouvel espace à Saint-Étienne

Saint-Étienne confirme petit à petit sa position de ville de province possédant une concentration non négligeable de galeries d'art privées et associatives. Dernière preuve en date du dynamisme de cette activité dans la préfecture ligérienne, le choix de la Galerie Berthéas d'investir dans un nouvel espace de 1 700 m² situé rue Étienne Mimard, en lieu et place d'un ancien concessionnaire automobile fermé depuis plusieurs années. « Nous sommes très enthousiastes concernant ce nouveau projet, assure Alain Berthéas, le dirigeant des Galeries Berthéas-Les Tournesols. C'est un lieu exceptionnel, avec d'énormes possibilités d'aménagements pour nos activités. » L'entreprise stéphanoise exploite déjà plusieurs lieux à Saint-Étienne (show-room situé rue Notre-Dame et des espaces d'exposition et de vente place Maxime Gorki), à Paris (une galerie de 140 m² rue de Turenne, dans le Marais) et à Vichy (une galerie de 800 m² dans le centre-ville). Mais ce nouvel investissement constitue une nouvelle orientation majeure pour le groupe. « Ici se déroulera le cœur

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Encré dans la mémoire

ARTS | C'est une ode à la mémoire collective des peuples que l'artiste Saïd Atek couche sur ses toiles. Tantôt à la pointe de son pinceau, tantôt à celle de son stylo, il réinterprète à l'encre ou en peinture les images d'archives qui ont façonné notre histoire.

Antoine Desvoivre | Mercredi 10 juillet 2019

Encré dans la mémoire

« Avant mes archives étaient intérieures, elles étaient le fruit de ma mémoire. Maintenant je me sers de la mémoire universelle. » C'est ainsi que Said Atek explique son choix de prendre des images d'archives comme inspiration pour ses œuvres. Il se prête à cet exercice depuis maintenant six ans et a réalisé ainsi de nombreuses séries de tableaux. Certains sont basés sur les portraits de femmes algériennes prises par le photographe Marc Garanger, d'autres sur les femmes tondues à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De l'apartheid aux camps de concentration, le peintre traite de toutes les meurtrissures de l'humanité. Les instants chargés d'émotions et d'histoire, qu'il revisite par son travail, interrogent également notre présent. « Ce qui était hier ressemble beaucoup à ce qui se passe aujourd'hui. C'est exactement les mêmes choses, seul le contexte change », explique le quinquagénaire, diplômé de l'École des Beaux-Arts d'Alger. Il a trouvé une source quasi inépuisable d'inspiration dans l'iconographie historique, qu'il traduit en dessins ou en peintures, par des procédés aussi variés que les supports qu'il utilise. « Utiliser tous

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Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

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Un projet d'envergure pour le Parc Expo

Lieu événementiel | C'est un projet d'ampleur qui se met en branle du côté du Parc Expo. La Ville de Saint-Étienne, accompagnée de Saint-Étienne Métropole, du Département de de la Loire et de la Région Avergne-Rhône-Alpes, investit dans un projet de rénovation complète de ce pôle événementiel dont la livraison est prévue pour la deuxième moitié de l'année 2020. L'objectif ? Une croissance de 80% de l'activité événementielle de Saint-Étienne pour que la ville « s'affirme en tant que grande ville de tourisme d'affaires. » Antoine Desvoivre & Nicolas Bros

Antoine Desvoivre | Vendredi 19 juillet 2019

Un projet d'envergure pour le Parc Expo

Renforcer l'attractivité de Saint-Étienne en matière de tourisme d'affaires, c'est le pari lancé par la municipalité avec les travaux de rénovation du Parc des expositions. L'ambition affichée est de développer l'activité événementielle de 80 % dans les cinq années à venir. « Cela fait cinq ans que je travaille sur ce projet », détaille Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne. Un projet de 27 millions d'euros qui prévoit plusieurs rénovations et la mise en place d'un nouveau contrat de délégation de service public lié avec Saint-Étienne Événements concernant le Parc expo, le Centre des congrès et la Verrière du cours Fauriel. Cette société regroupe l'association Foire économique Saint-Étienne Parc Expo et GL Events, le géant mondial de l'événementiel, basé à Lyon. Le projet englobera la rénovation de plusieurs parties de l'actuel Parc expo, avec pour maîtres d'oeuvres les agences d’architecture AIA et Cimaise. L'idée générale du projet sera de recréer un unique bâtiment entre Hall A et Hall B en lieu et place des actuels Hall A, B et C. Les actuels Hall A et Hall C se verront donc entièrement démolis. D’une superficie de 8000 m², le nouveau hall A sera entièreme

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Portrait d'une ville plus propre

ARTS | 16 clichés qui dressent le portrait d'une ville au travers de ceux qui travaillent à la rendre plus propre. Le photographe Brice Leclert a reçu carte (...)

Antoine Desvoivre | Lundi 24 juin 2019

Portrait d'une ville plus propre

16 clichés qui dressent le portrait d'une ville au travers de ceux qui travaillent à la rendre plus propre. Le photographe Brice Leclert a reçu carte blanche de la part du conseil municipal de Rive de Gier et de son maire Jean-Claude Charvin, pour illustrer le "plan propreté renforcé" mis en place par la mairie. Rive de Gier, des hommes, un autre regard, un hommage rendu aux agents du service d'aménagement et cadre de vie dont le travail, trop souvent oublié, est ici magnifié par l'oeil de l'artiste. Exposition photo Rive de Gier, des hommes, Un autre regard, par Brice Leclert au Jardin des Plantes à Rive-de-Gier jusqu'au 28 juin + temps fort du marché des arts de l'Union des commerçants "Les rues de Rive" le 29 juin

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La beauté en soie

Musée | À la limite entre l'artisanat et l'art, le travail de la soie se perpétue dans la Loire. Ce tissu léger et épuré, ainsi que les savoir-faire ancestraux qui (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

La beauté en soie

À la limite entre l'artisanat et l'art, le travail de la soie se perpétue dans la Loire. Ce tissu léger et épuré, ainsi que les savoir-faire ancestraux qui entourent sa production sont mis à l'honneur par l'exposition Expressions de Soie. C'est la Maison des Tresses et Lacets à la Terrasse-sur-Dorlay qui dévoile aux curieux et passionnés les trésors d'étoffes produits par les artistes et artisans de la région. Plus qu'un historique des méthodes de production des soieries, Luce Chazalon, la directrice de l'exposition souhaite « montrer ce que des artistes contemporains peuvent créer à partir de la soie ». Assurément les œuvres des tisseurs, artistes, créateurs, et designers, bien que produites suivant des méthodes traditionnelles, rivalisent de modernité et d'ambition. Des étoles à motifs arborés en soie feutrée de laine aux origamis textiles en figures fractales hypnotisantes, ce tissu merveilleux exprime sa beauté sous des formes multiples. Expression de soie, jusqu'au 29 septembre à la Maison des tresses et lacets de La Terrasse-sur-Dorlay

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Déclics

ARTS | Niché dans la cour des Ateliers de la Rue Raisin sur la colline du Crêt de Roch, le Photo Club de Saint-Étienne semble, depuis quelques années, avoir repris (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Déclics

Niché dans la cour des Ateliers de la Rue Raisin sur la colline du Crêt de Roch, le Photo Club de Saint-Étienne semble, depuis quelques années, avoir repris du poil de la bête. Disposant d'un local plutôt bien équipé (studio et labo), une quarantaine d'adhérents se réunit chaque mercredi soir afin de pratiquer ou échanger autour de la photographie. Chaque mois, deux thèmes mettent les volontaires à l'épreuve de la pratique, permettant d'allier connaissances techniques et inspiration artistique. Des sorties sténopé ou des week-ends rando-photo sont également organisés régulièrement. Bref, une équipe dynamique partage tout au long de l'année cette passion commune pour l'image fixe, argentique comme numérique. Le temps d'un week-end festif, le club propose son exposition annuelle : après le travail effectué l'an passé autour des expressions de la langue française, la cuvée 2019 s'est attachée à réinterpréter ou à se réapproprier des clichés célèbres, en oeuvrant "à la manière de". Les visiteurs sont d'ailleurs invités à se faire photographier dans un espace shooting s'inspirant du studio graphique de Malik Sidibé, le portraitiste malien disparu en 2016 auquel la Fondation Cartier r

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On se prend au jeu

Festival | Vous risquez de passer du temps dans les travées du Parc des expositions de Saint-Étienne les 11 et 12 mai... Le festival Ludiquest revient pour sa (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

On se prend au jeu

Vous risquez de passer du temps dans les travées du Parc des expositions de Saint-Étienne les 11 et 12 mai... Le festival Ludiquest revient pour sa quatrième année et comme à chaque fois devrait ravir les amateurs de jeux de plateau, jeux de rôles, jeux de cartes ou encore jeux de figurines. De nombreux éditeurs seront présents ainsi que des auteurs ou des illustrateurs. Ludiquest #4, les 11 et 12 mai au Parc Expo de Saint-Étienne

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Lerpt de rien

Festival photo | Organisé depuis onze ans déjà par l’association Maraudeurs d’images en partenariat avec la ville de Saint-Genest-Lerpt et le club Roche Photographie, (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Lerpt de rien

Organisé depuis onze ans déjà par l’association Maraudeurs d’images en partenariat avec la ville de Saint-Genest-Lerpt et le club Roche Photographie, Photos dans Lerpt est un festival exigeant et populaire, s’employant à mettre en lumière les regards créatifs des photographes d’aujourd’hui. Ce sont chaque année dix jours d’expositions et de rencontres qui rapprochent amateurs éclairés et professionnels dans leur passion commune pour l’image fixe. Dans la sélection officielle qui regroupe vingt-six photographes issus de toute la France, on retrouve avec plaisir le travail de l’artiste stéphanoise Claire Malen. Photographe résolument militante, Claire poursuit son engagement et sa quête photographique au plus près des femmes en lutte pour leurs droits. Avec Portraits de femmes Tunisiennes (série qui a reçu le soutien de la bourse FIACRE International de la région Rhône-Alpes en 2015), l’artiste restitue des images emplies d’humanité, à la fois poignantes et porteuses d’un vrai espoir. La plupart des expositions sont à découvrir, à l’Espace polyvalent Louis Richard de Saint-Genest-Lerpt, du 11 au 19 mai.

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"L'Homme à la moto" : Vol à la tire et repentir

Drame | De Agustin Toscano (Arg.-Uru., 1h33) avec Sergio Prina, Liliana Juarez, Leon Zelarayan…

Vincent Raymond | Mardi 2 avril 2019

Tirant le diable par la queue, Miguel se livre au vol à l’arraché sur sa moto. Jusqu’au jour où l’une de ses victimes, une vieille dame refusant de lâcher son sac, finit à l’hôpital, amnésique. Poussé par le remord autant que par l’intérêt, il prend soin d’elle, s’installant même à son domicile… Crime et châtiment ? Pas tout à fait. Si acte délictueux il y a bien au commencement, c’est de rédemption qu’il s’agit… avant d’autres rebondissements qui donneront du responsable comme de sa victime une image bien différente de la réalité. Portrait de la relation entre Miguel et son amnésique, L’homme à la moto est aussi — surtout — le portrait social d’une Argentine précaire et fragile, où chacun trompe son monde à sa manière pour préserver les apparences : chacun recouvrant sa vie d’un cosmétique social et la vérité des uns et des autres se fait jour derrière les façades, dans l’intimité des demeures. Voisins intrusifs, dissimulateurs insoupçonnés, parents maladroits, misère psychologique et économique… Ou comment un fait divers peut faire tomber les masques.

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Entrez dans le Clan

Expo textile | La designeuse et artiste textile Jeanne Goutelle propose Clan à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Entrez dans le Clan

La designeuse et artiste textile Jeanne Goutelle propose Clan à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds. Construite en parallèle des expérimentations des étudiants du lycée des métiers de la mode Adrien Testud, cette expo inédite propose la découverte de pièces uniques de tissages, broderies ou nœuds. L'artiste resserre ainsi les liens et fait un admirable écho à la thématique de la Biennale design autour de la création d'un terrain d'entente. « Le projet Clan s'inspire de l'histoire du tartan, étoffe de laine portée par les Écossais sous forme de kilt, explique l'artiste par communiqué. Ce tissu à carreaux représente grâce à sa combinaison de couleurs un clan, une famille. » Alors poussez la porte et entrez dans la famille. Clan de Jeanne Goutelle, jusqu'au 31 mai à l'Atelier-Musée La Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds

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