La hotte du Petit Bulletin pour Noël 2019

GUIDE URBAIN | Voici la sélection, à bâtons rompus, de la rédaction du Petit Bulletin pour mettre sous le sapin des cadeaux culturels locaux cette année.

La rédaction | Mercredi 4 décembre 2019

BD

Sandrine Saint-Marc et Deloupy - Pour la peau

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Chacun des deux est marié à quelqu'un d'autre. Depuis cette première fois lors d'un afterwork, Mathilde et Gabriel se voient une fois par semaine. Elle le rejoint sur son lieu de travail. Accord tacite, rituel secret. Pas de sms, jamais de téléphone ni aucun mail. Dans le bureau, ils font l'amour dans chaque recoin de la pièce, (h)ardamment, sans jamais échanger plus de trois phrases. Pour ce couple adultérin, l'exotique serait finalement de faire ça dans un lit. Entonnement, ce qu'ils savent l'un de l'autre tient sur un Post it. Mais lorsque l'attraction devient addiction, jouer avec le feu se révèle être un exercice compliqué. Les masques révèlent souvent plus qu'ils ne cachent. Anguille sous roche. Au début c'est si facile, les choses interdites : il suffit de les taire. Baleine sous gravillon, avis de tempête… Pour la peau est le premier roman graphique de l'Albigeoise Sandrine Saint-Marc, pour lequel elle a fait appel au dessinateur stéphanois Deloupy. En 109 planches, le tandem raconte à deux voix l'histoire torride et ambigüe de Mathilde et Gabriel. Le trait, le jeu des couleurs et les astuces graphiques de Deloupy font la preuve d'une belle maturité chez l'illustrateur, qui s'attaque ici avec brio à l'intimité des corps et, subrepticement, à la complexité des sentiments. Le lecteur suit en parallèle le point de vue de chacun des deux personnages, belle trouvaille. Voilà une BD qui vous remue, forcément, d'une manière ou d'une autre. Lorsque les sens s'emballent à en perdre la raison, que ne ferait-on pas pour la peau ? Ceux qui écoutent le chanteur Dominique A saisiront peut-être le clin d'oeil... Pour la peau est à retrouver dans la collection Erotix, aux Editions Delcourt. Niko Rodamel


Jazz

David Bressat - True colors

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Evoluant depuis une quinzaine d'années sur la scène jazz tant en France qu'à l'étranger, le pianiste et compositeur lyonnais David Bressat a notamment joué aux côtés de musiciens de renom tels que Marcus Strickland, Dave Liebman, Dee Dee Bridgewater, Eric Le Lann ou encore David Enhco... Enregistré en live à la toute fin du printemps dernier, son cinquième album personnel fait la preuve d'un vrai épanouissement chez cet artiste attachant qui monte, qui monte, qui monte. Depuis un certain nombre d'années Bressat trace vaillamment sa route avec une exemplaire humilité, s'entourant des meilleurs musiciens de la région. On retrouve ici son pré carré de fidèles acolytes : Florent Nisse à la contrebasse, Charles Clayette à la batterie, Éric Prost au sax ténor, Aurélien Joly à la trompette et au bugle. En sept titres, le quintet offre cinquante-quatre minutes d'un jazz lumineux et vivifiant qui ne lasse jamais l'oreille, bien au contraire. Entre ombres et lumières, la musique de David Bressat laisse entrevoir des images, des lignes et des textures au sein desquelles les sillons mélodiques dessinent des chemins parfois inattendus, pour au final révéler la douce chaleur et les couleurs vraies de la musique. Clin d'œil à Holi, très populaire fête des couleurs en Inde, la superbe photo de couverture signée Bruno Belleudy illustre habilement le titre de l'album, True Colors. Niko Rodamel


Jazz

MN BigBand - Voyage intérieur

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Quelque neuf années après la naissance du MN Big Band, le saxophoniste compositeur et arrangeur stéphanois Matthieu Notargiacomo revient dans la lumière avec un splendide double-CD, Voyage intérieur. Depuis la classieuse création de Gainsbourg in Jazz qui rendait hommage à la plume du grand Serge, le line up de la formation n'a quasiment pas bougé, alignant une dream team de onze brillants musiciens issus de la région Rhône-Alpes, et non des moindres : Baptiste Sarat et Julien Bertrand (trompettes et bugles), Franck Boyron et Félix Edouard (trombones), Matthieu Notargiacomo et Rémy Jacquet (saxophones), Vincent Périer (saxophone et clarinette), Jean-Alain Boissy (saxophone et flûte), Rémi Ploton (piano), Brice Berrerd (contrebasse et basse), Francis Decroix (batterie). La limpidité des compositions laisse éclater la richesse des arrangements, chacun des musiciens est à sa place, toujours au service du collectif. Marquant vraisemblablement pour lui l'aboutissement d'un long parcourt aboutissant enfin, on sent bien que Mathieu a livré beaucoup de lui-même dans cet album, que ce soit dans le fond comme dans la forme. Enregistrés au théâtre de Mâcon, les treize titres constituent un carnet de voyage égrainant paysages, émotions et rencontres, autant de tableaux à travers lesquels l'artiste nous raconte une même histoire, la sienne sans doute, entre introspection et confession. Niko Rodamel


Jazz

Vincent Périer Quartet - Elle est pas belle, la vie ?

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On ne compte plus les formations auxquelles le sax ténor et clarinettiste Vincent Périer prend part en qualité de leader ou de sideman : Le Grouvatoire, Cissy Street, La&Ca, Nanan !, Redstar Orkestar, Ompa Bompa, ASAP Quartet ou encore le MN Big Band… Mais c'est sans doute avec son propre quartet que le jazzman exprime toute la richesse de son inspiration et l'étendue déjà reconnue de son talent. Après un premier album sur le label Gaga Jazz en 2013, les onze nouveaux titres de Elle est pas belle, la vie ? témoignent de belle manière de l'aisance d'écriture du musicien, qu'il s'agisse de composer ou de réarranger de fond en comble quelques standards bien choisis. Créée en 2009, la formation atteint avec ce nouvel enregistrement une indéniable maturité artistique. Vincent est entouré de Romain Nassini (lequel a pris la succession de Rémi Ploton au piano), Brice Berrerd (contrebasse) et Yvan Oukrid (batterie). Le quartet délivre un jazz dont l'intensité poétique interpelle l'oreille dès les premières mesures de chaque titre. Il se dégage une évidente sensation de liberté, le swing faisant son œuvre autour de mélodies tantôt enjouées, tantôt teintées de nostalgie. Elle est pas belle, la vie ? est un album généreux et sensible à la fois, étonnement syncrétique dans ses choix, ce qui devrait contenter tous les auditeurs. A noter que la chanteuse Célia Kameni vient poser sa voix sur la fin de l'album, avec un I'm Through With Love à tomber par terre. La pochette de l'album rappelle toute l'auto-dérision et l'humour décalé dont est capable Vincent Périer, laissant transparaitre en filigrane une philosophie épicurienne assumée qui défie la grisaille ambiante. Merci aussi pour ça. Niko Rodamel


Metal

Mythark - Unleash The Darkness

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« Puisant dans l'horreur des mythes, des légendes et de la littérature », le groupe stéphanois de metal symphonique Mythark fait partie des valeurs sûres du genre en France. Avec l'album Unleash The Darkness, sorti en avril 2019, le quatuor emmené par la voix lourde de son chanteur Folker, propose de découvrir son univers virile mais correct. On en prend plein les mirettes et le pire c'est qu'on en redemande. Nicolas Bros


Reggae/dub

L'Entourloop - Golden Nuggets

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Le duo de papys stéphanois sont de fins limiers et des producteurs qui carburent. Ils le prouvent encore sur leur nouvel EP, sobrement intitulé Golden Nuggets, où ils invitent le Jamaïcain Skarra Mucci à venir poser. Résultat, six tracks très efficaces, (comme à chaque fois...) et un joli cadeau de Noël avec notamment une version collector avec un vinyle revêtu d'une belle couleur or. On vous le dit, oubliez les nuggets fast food... Nicolas Bros


Classique

Pascal Descamps - Poèmes étoilés

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On aime beaucoup ce que compose le Stéphanois Pascal Descamps. Une musique fine, telle un rêve éveillé. Son dernier disque, Poème étoilés, réalisé avec l'Ensemble SyLF et de l'ensemble vocal Rivages, constitue, à l'instar de son Requiem précédent, une invitation à l'introspection et la mise de côté dans un monde qui va souvent bien trop vite. Laissez-vous bercer par cette succession de notes où l'équilibre léger et délicat de chaque poème musical créé par ce génie stéphanois. Nicolas Bros


Bons marchés

Chaque mois de décembre, nous sommes désormais habitués à l'arrivée des marchés de Noël. L'incontournable du centre-ville de Saint-Étienne avec sa grande roue et son sapin géant du Pilat emblématiques n'est plus l'unique marché de Noël intra-muros. Du côté de Bellevue, plus précisément dans les locaux de la Brasserie Stéphanoise, un mini-marché de Noël est organisé juste avant les fêtes, du 20 au 22 décembre. L'occasion de découvrir le travail de plusieurs artistes locaux tels les dessins, peintures et estampes de Totipote et Federica De Ruvo, les peintures et miniatures de Rosana Bourg ou encore les articles de papeterie de Mo Xia. Forcément vous pourrez aussi déguster ou acheter des bières de la brasserie, réserver votre atelier de brassage, écouter un peu de son et vous sustenter. Un bel événement en perspective dans ce lieu incontournable du sud de la ville, ancien site Mosser. Nicolas Bros


Panier musical Inouïe

Initiative qui a désormais pignon sur rue, le panier musical de la maison stéphanoise Inouïe Distribution est en quelque sorte l'équivalent des paniers de légumes et fruits locaux à récupérer proche de chez soi, mais en musique ! Une AMAP musicale finalemen et une possibilité d'avoir un abonnement sur différents supports (physiques ou numériques), pendant différents périodes (6 ou 12 mois) et surtout de découvrir de bons artistes et de bonnes galettes. Un cadeau original à offrir aux amateurs de bonnes notes.
Plus d'infos sur ce site


Bonus : des places de spectacles !

Alors là, vous avez le choix ! C'est le cadeau qui plaît toujours et à Saint-Étienne et dans sa région, il y a de quoi faire. Il suffit de nous suivre un peu pour découvrir l'étendu de l'offre culturelle. Poussez-les portes des salles, festivals, galeries... on ne le dira jamais assez !

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Saint-Étienne : 24 heures pour vous surprendre

Article Partenaire | L’Office de Tourisme de Saint-Etienne Métropole et Le Petit-Bulletin Saint-Etienne vous donnent 24 heures pour découvrir et aimer la ville. Suivez le guide !

La rédaction | Lundi 6 décembre 2021

Saint-Étienne : 24 heures pour vous surprendre

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La Claque des Ambassadeurs

Ecrans | Les Ambassadeurs du Méliès, ce sont des lycéens qui aiment le cinéma, qui voient les dernières sorties en salle, et qui livrent leur coup de cœur. Aujourd’hui, Toscane et Maëlem du lycée Fauriel nous parlent de leur « Claque » du mois, L’Evénement, de Audrey Diwan

La rédaction | Mardi 30 novembre 2021

La Claque des Ambassadeurs

L’avis de Toscane Anne est brillante, elle étudie les lettres et rêve de devenir écrivaine. Mais un jour, Anne tombe enceinte. L’avenir s’obscurcit, le compte à rebours est lancé. Durant une heure quarante, l’on devient témoins de la lutte solitaire et silencieuse d’une jeune femme déterminée à reprendre le pouvoir sur son corps. Dans les années 1960, renoncer à la grossesse est illégal ; en parler c’est se heurter au rejet, se taire, c’est se condamner. Anne choisit de parler et encaisse : le silence et le rejet de ses meilleures amies, le mensonge et la manipulation d’un médecin malveillant, l’incompréhension et la déception de son professeur. Seule, elle s’engage sur le chemin sinueux de la liberté, sa liberté, celle de millions de femmes opprimées. Avec Anne, on passe par une vague de sentiments puissante, entre désespoir, impuissance et injustice. Mais si l’histoire d’Anne émeut et bouleverse, L’événement n’inspire pas de pitié. Bien au contraire, c’est plutôt l’espoir et une volonté féroce qui s’insufflent à la fin du film. Chaque réplique, chaque regard du personnage est un poing levé au nom de la liberté. Avec Anne, nous

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Statut : en couple

Donation | Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole présente actuellement une nouvelle expo dédiée à la donation récente du couple de galeristes Durand-Dessert, qui entre en dialogue avec la collection du musée.

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Statut : en couple

Extraordinaire, et tout à la fois totalement cohérente. Reçue récemment, la donation du couple de galeristes parisiens et collectionneurs Liliane et Michel Durand-Dessert au MAMC+ est de celles qui s’expliquent tout à fait logiquement… Même si son envergure revêt un caractère assez exceptionnel : 180 œuvres et une cinquantaine d’éditions, qui reflètent le parcours fou de deux amoureux des Arts au sens large du terme. De la part des Durand-Dessert, dont l’activité parisienne s’est étirée de 1975 à 2004, le soutien au Musée d'Art Moderne et Contemporain n’est pas nouveau : déjà, dans les années 80, le couple offrait au musée Le Crâne, de Gerhard Richter et L’Œil de Dieu, de Luciano Fabro, par engagement au profit d’une reconnaissance de ces artistes et de leurs courants artistiques, alors très largement sous-évalués en France. Passerelles Rien d’étonnant, donc, à ce que cet Œil et ce Cr&ac

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100ème!

édito | Tout comme de très nombreux employés du secteur privé, les membres de l’équipe du PB avaient eu un peu la frousse, lorsqu’en mars 2020, il avait fallu fermer (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

100ème!

Tout comme de très nombreux employés du secteur privé, les membres de l’équipe du PB avaient eu un peu la frousse, lorsqu’en mars 2020, il avait fallu fermer boutique, sans trop savoir quand on pourrait la rouvrir, et surtout, si on pourrait la rouvrir un jour. 22 mois plus tard, nous sommes donc forcément très heureux d’être encore là pour continuer à vous informer chaque mois avec notre journal. Dehors, les temps sont durs pour la presse. Un modèle économique qui s’est détraqué au fur et à mesure de la poussée de l’information sur Internet et des chaînes d’info 24/24, des lecteurs qui se détournent - parfois à raison -, des formats qui se transforment au rythme de l’apparition de nouvelles technologies qu’il faut apprendre à maitriser, malheureusement souvent à contre-temps… Et pourtant… Dans ce monde qui bouge et qui parfois marche sur la tête, jamais l’information de qualité n’aura été aussi importante… A l’aune de ses 10 ans, et avec ce 100e numéro, le Petit-bulletin réaffirme son cap : guider ses lecteurs au milieu de l’offre de culturelle à Saint-Etienne et alentours, faire part de ses coups de cœur, donner envie aux gens de sortir de chez eux et de rencontrer

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Pop vintage

Suave | Le trio franco-américano-espagnol Slim & The Beast s’est peu à peu éloigné du folk-rock acoustique de ses (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Pop vintage

Le trio franco-américano-espagnol Slim & The Beast s’est peu à peu éloigné du folk-rock acoustique de ses débuts, pour développer et peaufiner une indie-pop des plus suaves. Les harmonies vocales ne sont pas sans rappeler The Beatles ou America (avec parfois quelques effluves de Bee Gees), sur des arrangements instrumentaux plus actuels. On pense parfois aux quatre Versaillais dans le vent de Phoenix ou aux Australiens de Parcels. Actuellement en pleine tournée européenne, Slim & The Beast vient de sortir Billie, son tout nouvel EP. Slim & the beast, mardi 14 décembre à 20h30 aux mardis du Grand Marais à Riorges

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Quitter la ville

Pop | Il fait déjà bien trop froid et la nuit tombe bien trop tôt : bref, c’est l’hiver. Ne ratez donc pas cette (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Quitter la ville

Il fait déjà bien trop froid et la nuit tombe bien trop tôt : bref, c’est l’hiver. Ne ratez donc pas cette chaleureuse soirée french pop, avec deux formations régionales qui font la part belle aux textes en français et aux mélodies entêtantes. Si les Stéphanois de La Belle Vie ont fait le choix de sujets globalement enjoués voire festifs, les Grenoblois de +++ semblent quant à eux un poil plus graves. Le trio joue une pop classieuse et sombre mais jamais triste, comme en témoignent les cinq titres d’un premier EP très prometteur, Pélican, sorti à l’automne 2019. Un groupe à suivre ! La Belle Vie et +++, le samedi 18 décembre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs

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Tignasse

jazz | Pianiste, compositrice et arrangeuse dans diverses formations très remarquées (dont le duo Watchdog et le trio Blast), Anne Quillier a (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Tignasse

Pianiste, compositrice et arrangeuse dans diverses formations très remarquées (dont le duo Watchdog et le trio Blast), Anne Quillier a tourné pendant sept ans avec son propre sextet avant de former un tout nouveau groupe, Hirsute. Épaulée par Damien Sabatier au sax baryton, Pierre Horckmans à la clarinette basse, Michel Molines à la contrebasse et Guillaume Bertrand à la batterie, la musicienne livre des compositions à la fois tumultueuses et poétiques que le quintet acoustique sert avec une énergie magnétique. Hirsute, vendredi 10 décembre à 20h au Solar à Saint-Étienne

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L’ailleurs ici

Migrations | Co-construit et organisé par le réseau TRACES et nombre de ses partenaires, les Images Migrantes 2021 feront escale à (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

L’ailleurs ici

Co-construit et organisé par le réseau TRACES et nombre de ses partenaires, les Images Migrantes 2021 feront escale à Saint-Etienne du 3 au 5 décembre. Un événement destiné à questionner des enjeux liés à l’exil et à la migration, en s’appuyant sur la projection de films et documentaires. Après l’invocation d’images « spectaculaires », d’histoires « extraordinaires » pour traiter de ces questions, le cinéma et la réalisation de documentaires semblent aujourd’hui vouloir davantage s’intéresser à l’intime et au détail, entrant de fait dans une sorte de « normalisation » des représentations. De l’accueil des mineurs isolés à la question de l’hébergement, du droit des étrangers à l’interprétariat, 9 thématiques seront ainsi abordées au travers de la projection de 11 films, au Méliès Saint-François le vendredi soir, ainsi qu’à l’Amicale Laïque

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Vin donc prendre un verre !

Guide urbain | De la brouillasse à couper au hachoir, un froid gla-glaçant surtout si on a oublié ses gants, mais des loupiotes et des chants de Noël à tous les coins de rue : ambiance parfaite pour aller se faire un petit verre de vin chaud. Allez viens, on t’emmène (au vent).

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Vin donc prendre un verre !

Pour démarrer ce parcours stéphanois, rendez-vous sur le marché de Noël et son petit côté tradi (voire kitsch), qu’on aime aimer à cette période de l’année. Des Jingle Bells et des Douces Nuits qui sortent des transistors, des gaufres ou des sandwichs raclette, une grande roue, un traineau et du papier brillant… Toute une ambiance qui ne serait pas la même sans un arrêt au stand pour recharger ses batteries. Servi dans des gobelets en carton, le vin chaud ici n’est généralement pas le meilleur du monde, peut même être un brin tiédasse selon que l’on arrive au début ou sur la fin de la marmite… Mais présente tout de même l’avantage de coller parfaitement au cadre. Atout numéro 2 : les échoppes éphémères de la place Jean-Jaurès et de la place de l’Hôtel-de-Ville proposent un choix entre vin chaud blanc, rouge ou rosé. Bon, pour tout vous dire, nous, on n’a jamais trop senti la différence au goût, mais c’est peut-

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La Croisade : Au vert, les enfants !

Le Film du Mois | Un argument presque truffaldien dans un contexte de péril environnemental… Louis Garrel confirme la grâce et la force de son cinéma dans un conte moderne méritant d’être celui de Noël. Bravo !

Vincent Raymond | Mardi 30 novembre 2021

La Croisade : Au vert, les enfants !

Jeunes quadras parisiens, Abel et Marianne découvrent que leur ado Joseph a subrepticement vendu quantité d’objets leur appartenant depuis des mois pour financer un grand projet secret, auquel participe une internationale d’enfants désireux de prendre l’avenir de la planète en mains. La stupeur passée, et si Joseph leur avait ouvert les yeux ? Sale temps pour la planète, et triste époque pour le documentaire environnemental. Depuis que le drone permet de tourner des belles images écologiquement déculpabilisées des reliquats de la beauté du monde, les ciné-tracts concernants s’additionnent, s’empilent, s’entassent sur les écrans. Tous se veulent lanceurs d’alerte (ils n’ont pas tort : la maison brûle) ; tous s’estiment légitimes (ils ont raison : ils vivent sur Terre et c’est la seule planète habitable). Mais le cri qu’ils pensent singulier se noie finalement dans un brouhaha de hérauts du climat, de la nature, de la jeunesse-qui-s&rs

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Parallèle

Rap | Depuis 2018 et leur premier vrai projet commun Le Remède, les Ligériens An’Om et Vayn tracent leur sillon dans le vaste champ (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 décembre 2021

Parallèle

Depuis 2018 et leur premier vrai projet commun Le Remède, les Ligériens An’Om et Vayn tracent leur sillon dans le vaste champ de la french pop urbaine avec un rap mélodique très inspiré, à la croisée de la chanson et de l’électro. Ensemble, An’Om (chanteur-rappeur) et Vayn (compositeur-beatmaker) ont rapidement trouvé leur style avec des textes qui racontent des histoires du quotidien sur des ziques franchement bien foutues. Comme l’avait laissé deviner la sortie du titre et du très beau clip "Sous l’eau", le binôme sort cet hiver un album de quatorze titres, Parallèle, à découvrir en live sur la scène du Pax. An’Om et Vayn, jeudi 9 décembre à 20h30 au Pax à Saint-Étienne

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John fashion London

electro | Marquant son grand retour sur les soirées électro tardives, la SMAC stéphanoise s’associe à 1001 Bass pour (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

John fashion London

Marquant son grand retour sur les soirées électro tardives, la SMAC stéphanoise s’associe à 1001 Bass pour un programme plutôt ambitieux en forme de marathon techno. Au programme : un before gratuit en centre-ville de 20h à 23h (Soggy Bottom, Club Spirit et Galibot), les concerts au Fil de 23h à 5h avec deux scènes electro techno acid et acidcore, puis deux after au Clapier et au F2 de 5h à 10h. Parmi les formations invitées de cette never ending night, citons en vrac Jacidorex, Legowelt, Submarine Fm ou encore les DJ’s parigots de Acid Arab. Tour à tour duo, trio et quintet, le groupe s’est imposé en dix ans à peine comme le pionnier de l’électro orientale, avec un mix très efficace de house et d’acid aux sonorités méditerranéennes. Acid Arab pour 1001 BASS, samedi 11 décembre, Le Fil à Saint-Étienne

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L’or blanc abordable des Estables

Sports d'hiver | A la pointe de la Haute-Loire, en frontière avec l’Ardèche, une petite station de ski familiale accueille chaque hiver des amateurs de glisse à la recherche d’un cadre chaleureux et peu onéreux… Et on peut même y trouver des crêpes au suc’.

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

L’or blanc abordable des Estables

Depuis Saint-Etienne, il faut d’abord prendre la RN88 en direction du sud. Passer la Ric’, le Chambon, Firm’, Monistrol puis Yssingeaux. Au Pertuis, on bifurque sur la gauche pour choper la D28. Le moment de sortir les sacs plastiques de la boîte à gants et de les filer aux gamins qui, assis à l’arrière, pourraient avoir un besoin de les remplir assez urgent (oui parce que parfois, ça tournicote un peu). Saint-Julien-Chapteuil, Lautriac, Le Monastier-sur-Gazeille… On se rapproche tout doucement de l’Ardèche. 1h20 montre en main après avoir démarré l’auto, on se gare sur le parking des Estables, petit village au pied des monts Mézenc et d’Alambre. 350 habitants, une altitude qui s’étend de 1033 à 1749 mètres, des maisons de pierre aux toits de Lauze, de la nature à perte de vue. Des boucheries et boulangeries, des auberges et des restaus, une petite supérette, une vente de produits de la ferme, une boutique de souvenirs, des hébergements touristiques en tout genre… En bref : du grand air, un très joli p

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Que Wa ?

Surprise | Le MUR stéphanois n’en finit pas de s’offrir à tous les regards, avec déjà plus de 100 collages au (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Que Wa ?

Le MUR stéphanois n’en finit pas de s’offrir à tous les regards, avec déjà plus de 100 collages au compteur : balaise. Chaque premier samedi du mois c’est la surprise à l’heure de découvrir une œuvre inédite dont on ne sait rien à l’avance. En décembre c’est au tour de The WA de s’y coller. Le travail de cet insaisissable artiste s'illustre le plus souvent par des interventions urbaines, des détournements qui parodient les codes de notre monde sérieusement absurde. Les derniers faits d’armes de The Wa ? Peindre des bunkers de la côte atlantique pour leur donner l’allure de cabanes gribouillées par des enfants, orner d’un faux rideau de théâtre (qui ne s’ouvrira jamais) Le mur du fond à Marseille, installer un matin d’été des moulages de visages humains sur les dalles de la place de la République à Paris, ou encore créer en pleine rue à Besançon une étonnante gerbe de déchets (shit storm), dégueulant d’

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Devil inside

Blues | Qu’on se le dise : à la Saint (Jack) Daniel, Feurs sera le temps d’une soirée la capitale du blues ! En (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Devil inside

Qu’on se le dise : à la Saint (Jack) Daniel, Feurs sera le temps d’une soirée la capitale du blues ! En première partie du fameux one-man band sauvageon lyonnais They Call Me Rico, voilà l’occasion de découvrir et consommer sans modération The Chainsaw Blues Cowboys. Ce duo atypique célèbre une messe païenne (mais presque) à la gloire du blues & du rock n’ roll. Attention mon pote, ça dépote : James Chainsaw et Erich Chainsaw Zann balancent leurs tripes et toute leur énergie dans un endiablé dirty fuckin’blues teinté de gospel spirit, entre voix saturée et fiévreux riffs de guitares. Depuis leur formation en 2011, les deux brigands écument cafés-concerts, salles et festivals dans l’espoir de convertir toujours plus de fidèles, alléluia ! They Call Me Rico + The Chainsaw Blues Cowboys, samedi 11 décembre à 20h30, Le château du Rozier à Feurs (Tennessee)

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Gravures

Médiéval | La Serre accueille une singulière exposition de Charlie Boisson, tout premier lauréat de la résidence de cocréation (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Gravures

La Serre accueille une singulière exposition de Charlie Boisson, tout premier lauréat de la résidence de cocréation organisée en partenariat entre la Ville de Saint-Étienne et le Creux de l'enfer, centre d'art contemporain installé à Thiers. Diplômé de l’ESADSE en 2005, le plasticien a mené un projet de réinterprétation des moules destinés à la confection de pâtisseries médiévales : les moules à oublies. Prétexte pour interroger des savoir-faire techniques et artisanaux, quand les motifs et les symboles qui ornent les palettes forgées de l’ustensile évoquent l’univers de la société paysanne, avec ses coutumes et ses croyances. Charlie Boisson, Les moules à oublies, jusqu’au 8 janvier 2022 à la Serre à Saint-Étienne

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Irréversible

Théâtre | « - Il fallait en finir. - Mais pourquoi ? – Parce qu’on n’était rien. » Il et Elle vivent avec (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Irréversible

« - Il fallait en finir. - Mais pourquoi ? – Parce qu’on n’était rien. » Il et Elle vivent avec leurs enfants, prisonniers d’un quotidien difficile, abandonnés par une société qui se moque bien d’eux et de leur sort. Entre désespérance et raison glaciale, guidée par les cartes qu’elle interroge pour se convaincre du bien-fondé de ses funestes projets, Elle va provoquer le souffle de la bombe, l’inévitable, l’irrémédiable. Comment, autrement, aurait-elle pu continuer à résister face à l’absurdité du monde et l’anéantissement lent de l’existence ? Le Souffle de la Bombe, par la compagnie Zone Artistique à Défendre, jeudi 16 et vendredi 17 décembre au Chok Théâtre à Saint-Etienne

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Sacré

cirque | A la croisée du cirque et de la danse, la compagnie Recirquel, pionnière du cirque contemporain en Hongrie, livre avec My Land une (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Sacré

A la croisée du cirque et de la danse, la compagnie Recirquel, pionnière du cirque contemporain en Hongrie, livre avec My Land une performance épatante, repoussant les limites du corps humain. De corps à corps emmêlés aux jeux de contrastes entre ombre et lumière, accompagnés sur scène par des chants traditionnels et sacrés, sept acrobates plongent dans les racines de l’humanité pour raconter une histoire. La leur, la nôtre, celle du lien avec la terre d’origine, de la quête de l’Homme pour sa liberté. Mains à mains, jonglage, contorsions, acrobaties en tout genre : une plongée dans un univers sublimé par le mouvement chorégraphique. My Land, par la compagnie Recirquel, vendredi 10 et samedi 11 décembre au théâtre du Parc à Andrézieux.

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Par-delà les clichés

SCENES | Bruxelles, un jour de brocante, quelques années en arrière. Plasticien et vidéaste, Benoit Faivre et Tommy Laszlo tombent sur un (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Par-delà les clichés

Bruxelles, un jour de brocante, quelques années en arrière. Plasticien et vidéaste, Benoit Faivre et Tommy Laszlo tombent sur un album de photos de famille. Des images de Berlin, des photos d’enfance, de mariage. Tout l’album est consacré à l’existence d’une petite fille. Et puis… au beau milieu de toute cette vie racontée sans légende, une plage de sable avec, au loin, un drapeau nazi. Sur scène, au micro, Benoit et Tommy commentent en direct les images vidéo ramenées de leur quête à travers l’Europe pour reconstituer l’histoire de cette inconnue. Un spectacle qui mêle théâtre, documentaire, histoire et Histoire. Vies de papier, par la compagnie Bande Passante, le mardi 7 décembre à 20h30 à l’espace culturel LA Buire à l’Horme

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Féline

Doc | Après le carnet de voyage « Tibet, Promesse de l’invisible » et le livre de photos « Tibet, minéral animal (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Féline

Après le carnet de voyage « Tibet, Promesse de l’invisible » et le livre de photos « Tibet, minéral animal » du photographe Vincent Munier ; après l’ouvrage « La panthère des neiges » écrit par Sylvain Tesson et récompensé par le prix Renaudot en 2019, place à présent au film documentaire, au titre éponyme. Au cœur des hauts plateaux tibétains, le photographe entraîne l’écrivain dans sa quête de la panthère des neiges, animal emblématique mais rare et discret. Le 17 décembre au Méliès Saint-François, la projection du documentaire sera suivie d’un échange en salle avec l’association Tonga Terre d’Accueil. Ciné-échange La Panthère des neiges, de Marie Amiguet & Vincent Munier, vendredi 17 décembre à 20h30 au Méliès Saint-François à Saint-Etienne. Prévente à l’accueil du cinéma

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Gla-gla

Enneigé | Que fait-on, lorsque l’hiver arrive ? Un tigre qui a perdu ses rayures part en voyage pour les retrouver. Une mamie invente des histoires (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Gla-gla

Que fait-on, lorsque l’hiver arrive ? Un tigre qui a perdu ses rayures part en voyage pour les retrouver. Une mamie invente des histoires pour sa petite-fille à partir de ses cartons à souvenirs. Une enfant donne une grosse dose d’affection à un chien errant qui en avait bien besoin. Un hérisson ne retrouve plus son terrier et sa famille, enfouis sous la neige. Et un lynx bien curieux décide d’aller faire un tour en ville. En attendant la neige, ce sont 5 films d’animation courts, imaginés par 5 réalisateurs aux univers différents. Pour permettre aux enfants d’aller plus loin dans leur approche du cinéma, le Family organise le 22 décembre un atelier stop-motion autour de ce film… Encore plus efficace qu’un coin de cheminée pour se réchauffer. En attendant la neige, atelier stop-motion animé par François Lignier, mercredi 22 décembre à 16h au Family de Saint-Just-Saint-Rambert. A partir de 5 ans

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A la distrib'...

En coulisses | Chaque premier mercredi du mois, l’histoire est la même. En fin de matinée, Bernard et ses petites blagues sont toujours les premiers devant le box du PB. (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

A la distrib'...

Chaque premier mercredi du mois, l’histoire est la même. En fin de matinée, Bernard et ses petites blagues sont toujours les premiers devant le box du PB. « Je te charrie hein, ne le prends pas mal ». On le prend pas mal Bernard, on voit bien, que ton œil pétille… Puis le camion se gare. Le livreur décharge les palettes, les place sous le porche pour que les journaux tout juste sortis de l’imprimerie restent bien à l’abri si jamais il se met à venter/pleuvoir/neiger (#SaintéMonAmour). Ensuite, c’est au tour des autres distributeurs d’arriver. Le très discret mais charmant Louis, un peu caché sous sa casquette. Jean-Marc, force tranquille sur lequel on peut toujours compter. Sylvette, avenante, sourire accroché aux lèvres. Et enfin Sandrine, douce et méticuleuse. Chacun charge des piles de Petit-Bulletin dans sa voiture, et se met alors en route pour la distribution dans les secteurs dont il a la responsabilité… 20 000 exemplaires. 2 jours et demi. 250 présentoirs à approvisionner. Et pour tout ça… 5 employés modèles. Lucky PB.

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Au bureau…

En coulisses | Pour être capitaine du navire Petit-Bulletin, il faut : de la réactivité, du sérieux, un brin de culot, un (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Au bureau…

Pour être capitaine du navire Petit-Bulletin, il faut : de la réactivité, du sérieux, un brin de culot, un téléphone qui marche bien parce qu’il sonne tout le temps et puis, aussi, un bras droit solide et efficace. Au bureau, Baptiste Rollet est de ces capitaines-là. Comme directeur de publication, il a la responsabilité du contenu et de la fabrication du journal, depuis la réunion de rédaction jusqu’à son arrivée dans les présentoirs quatre semaines plus tard. Il coordonne les équipes, les consulte, leur donne des directives : jamais des ordres, toujours des suggestions potentiellement soumises à discussion. Sans paire de jumelle ni boule de cristal, son rôle implique de réussir à voir loin, dans un océan médiatique digitalisé parfois calme et tranquille, souvent agité, toujours en mouvement. Comment maintenir le cap face aux grosses vagues, et filer en vitesse de croisière lorsque tout redevient (un peu) paisible ? Sans doute, en connaissant bien les forces et les faiblesses de son bateau et de ses marins, po

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Arc-en-ciel

Festival ciné | La 17ème édition de Face à Face, festival stéphanois du film LGBTI+, promet cette année encore trois jours (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Arc-en-ciel

La 17ème édition de Face à Face, festival stéphanois du film LGBTI+, promet cette année encore trois jours intenses avec du ciné, de la danse, de la musique et par-dessus tout de la bonne humeur ! Côté cinoche, le programme est plutôt alléchant avec 12 longs métrages (dont 5 avant-premières) et 17 courts métrages présentés lors de la 9ème nuit du court. La soirée d’ouverture donnera le ton avec la projection du cultissime Kinky Boots de Julian Jarrold, sorti en 2005 puis adapté en comédie musicale en 2013. Parmi les nombreux invités citons Pier & Flo, auteurs-compositeurs-interprètes du groupe Cassandre, la danseuse queer Lasseindra Ninja qui animera une Master Class de voguing, ou encore une partie de l’équipe de la série Les Engagés : seront présents le scénariste et co-réalisateur Sullivan Le Postec, ainsi que les acteurs Claudius Pan et Adrian De La Vega. Les spectateurs pourront en effet découvrir en avant-premiè

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Ultime érection

Caustique | L’existence dont certains rêvent, Jacques Rainier l’a entre les mains : riche industriel approchant la soixantaine, (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Ultime érection

L’existence dont certains rêvent, Jacques Rainier l’a entre les mains : riche industriel approchant la soixantaine, l’homme vit une brûlante passion avec une jeune femme de trente ans de moins que lui. Sauf qu’un beau jour, Jacques se met à douter, au point de remettre en cause sa propre identité et de foutre en l’air son rapport aux autres : l’impuissance pourrait-elle le guetter ? En explorant la fragilité de l’homme face à la représentation du masculin, et l’appréhension du déclin de la virilité, cette œuvre de Romain Gary se pose en critique acerbe d’une société capitaliste qui nie le vieillissement, et exalte la suprématie du mâle en perpétuelle quête pour le pouvoir. Au-delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable, d’après l’œuvre de Romain Gary, par la compagnie Le Bruit des Couverts, jeudi 2 décembre à 20h à la Maison de la Culture de Firminy

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HAWK-I détaille Orion

Orion | Par le médiateur scientifique du planétarium

La rédaction | Mardi 30 novembre 2021

HAWK-I détaille Orion

Cette image spectaculaire nous plonge au cœur de la grande nébuleuse d'Orion, joyau de nos nuits hivernales. Elle résulte de la combinaison d'une multitude de poses effectuées grâce à l'instrument HAWK-I (High Acuity Wide-field K-band Imager), installé sur le télescope Yepun de 8 mètres de diamètre du Very Large Telescope (Chili). L'instrument, refroidi à -168°c, observe dans le proche infrarouge les étoiles les plus froides et les planètes. C'est l'une des images les plus détaillées de cette zone de formation d'étoiles qui révèle plus d'objets de masse planétaire et faiblement lumineux que prévu.

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Mots sur maux

Dans la tête | Il y a le conflit, et puis, il y a les conséquences du conflit. Celles que l’on voit : occupation des terres, du ciel, des (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Mots sur maux

Il y a le conflit, et puis, il y a les conséquences du conflit. Celles que l’on voit : occupation des terres, du ciel, des logements, de l’eau. Et puis, celles qu’on ne voit pas : occupation de l’espace mental, maladies psychiques, troubles de la personnalité. Psychiatre, psychothérapeute et auteure palestinienne, Samah Jabr écoute, soigne et retranscrit les souffrances invisibles de ceux qui subissent la colonisation. Schizophrénie, bipolarité, perte de sommeil… Que peut devenir l’Homme, son esprit, son âme, son cerveau, face à la persécution ? Quelles répercussions la colonisation peut-elle avoir sur l’individu en tant qu’être intime ? Avec son recueil de chroniques psychiatriques, l’auteure-docteure met en lumière les effets subtils mais dévastateurs du conflit israélo-palestinien, abordant ainsi le sujet d’ordinaire polémique dans son aspect le plus humain. Mis en scène par Grégory Bonnefont et la compagnie L’Ame à la vague, Derrière les fronts invite à une relectu

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Le Diable n’existe pas : Quatre morts et une seule vie

ECRANS | Un film en quatre temps et en crescendo pour montrer la banalité de la peine capitale en Iran, où la mort donnée sur ordres détruit par contrecoup bien des vies. Un conte d’une tragique beauté visuelle, douloureusement bien interprété, comme toujours chez Mohammad Rasoulof. Ours d’Or à Berlin en 2020

Vincent Raymond | Mardi 30 novembre 2021

Le Diable n’existe pas : Quatre morts et une seule vie

Un père de famille, époux et fils attentionné, exerce un métier peu commun ; un militaire cherche à éviter de participer à une exécution capitale ; un autre militaire profite d’une permission pour aller fêter l’anniversaire de sa fiancée ; une jeune femme expatriée débarque en pleine campagne pour faire connaissance avec son oncle malade… sans se douter de ce qu’elle va découvrir. Quatre courts métrages se déroulant dans l’Iran contemporain, quatre histoires se répondant entre elles, quatre contes liés à la question de la peine de mort… De la contrainte naît la créativité — hélas ! Rasoulof a opté pour ce film en quatre tableaux afin d’éviter d’attirer l’attention sur son travail. Pour qui est familier du court métrage (et de sa construction “à chute”, sans exécrable jeu de mot), son premier volet se révèle prévisible ; mis en perspectiv

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A la rédac...

En coulisses | Mercredi 3 novembre, 19h15 … une assiette de charcut’ et fromage, quelques verres de rouge posés sur la table : les membres de la (...)

Léa Dusson | Mardi 30 novembre 2021

A la rédac...

Mercredi 3 novembre, 19h15 … une assiette de charcut’ et fromage, quelques verres de rouge posés sur la table : les membres de la rédac sont réunis, comme chaque début de mois, pour parler du prochain numéro. Ambiance détendue, mais tout de même studieuse… Le tour de table commence par Alain Koenig, expert en musique classique et lyrique. Véritable passionné aux milles vies antérieures, Alain s’applique à démontrer que l'opéra n’est pas une affaire de "spécialistes" barbichus, mais une histoire d'amour entre des humains. Un sentiment partagé par Niko Rodamel. Depuis 10 ans, ce féru de jazz et de photo déniche pour les lecteurs les groupes et les expos de passage près de chez nous. Une sorte d’éclaireur, en qui l’on peut avoir confiance les yeux fermés. Depuis Lyon, Vincent Raymond abreuve quant à lui les pages du Petit-Bulletin de ses critiques ciné bien senties. Nouvelles recrues A bord depuis septembre, Léa Dusson écrit quant à elle sur la sc&eg

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Neuvième art

BD | Festival ripagérien entièrement dédié à la bande dessinée, BD'ART s’apprête à vivre sa (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Neuvième art

Festival ripagérien entièrement dédié à la bande dessinée, BD'ART s’apprête à vivre sa 23ème édition avec toujours autant de passion. Les bédéphiles pourront approcher une quarantaine d’auteurs, dont l’invité d’honneur Nicolas Barral (Fluide Glacial, Nestor Burma…). Quatre maisons d’édition seront également de la partie, Sarbacane, Mosquito, Une Idée Bizarre et Jarjille, la stéphanoise de l’étape, qui sera représentée par plusieurs de ses autrices et auteurs : Ulric, Mikael Mignet, Zelba, Armelle, Half Bob, Anjale, Max Lewko et bien sûr Deloupy. Ce dernier viendra défendre ses deux dernières bédés, Impact (avec Gilles Rochier chez Casterman) et l’excellente dystopie collective Le monde d’après (Komics Initiative). Après une première journée réservée aux scolaires la veille, le salon grand public se tiendra toute la journée du samedi 4 décembre, de 10 heures à 18 heures. Au pr

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Le Petit Bulletin Sainté : 100 numéros et toujours dans la place

Coulisses | Malgré la mort annoncée du papier, l’imparable omnipotence du numérique, la montée des eaux, le moustique tigre, le nouvel album de Christophe Maé et le Covid, l’édition stéphanoise du Petit Bulletin publie fièrement son centième numéro. L’occasion de revenir sur le parcours de votre tabloïd préféré qui, dans la foulée, soufflera sa dixième bougie le mois prochain. Putain, dix ans…

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Le Petit Bulletin Sainté : 100 numéros et toujours dans la place

Avec 20 000 exemplaires distribués gratuitement chaque mois dans plus de 250 points, Le Petit Bulletin Saint-Étienne est avant tout une équipe, presque une famille. Sous la direction de Baptiste Rollet, Cerise Rochet (rédactrice en chef) et son équipe de rédacteurs (Léa, Alain, Niko, Nicolas et Vincent) opèrent sans relâche un tri sélectif parmi l’offre culturelle du bassin stéphanois et alentours. Rien ne leur échappe, musique, théâtre, cinéma, expositions, passant au crible la programmation des grandes institutions et repérant sous les radars celles des lieux plus intimistes, guettant l’ouverture de nouveaux établissements et partageant leurs bons plans. Aux côtés de l’équipe rédactionnelle il y a aussi Patricia l’assistante de direction, Véro l’infographiste et Océane, cheffe de projet. La partie vidéo est assurée par Cédric (réalisateur) et Jérémy (journaliste vidéo). Enfin il y a ceux qui charrient les liasses puis déposent le journ

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Cinq semaines emballantes

Décembre au cinéma | Riche de ses cinq mercredis (et donc d’un nombre de sorties lui conférant un profil d’oie farcie du réveillon), le mois de décembre tient du super calendrier de l’avent, qui distribuerait encore ses surprises après Noël. Dont certaines, excellentes…

Vincent Raymond | Mardi 30 novembre 2021

Cinq semaines emballantes

Nature et coucheries. Voilà, à gros traits, les deux principales thématiques du mois, avec toutefois quelques notables exceptions — à l’instar des deux films iraniens, Le Diable n’existe pas de Mohammad Rasoulof (01/12) et Un héros de Asghar Farhadi (15/12). Ours d’Or 2020, le premier assemble quatre courts métrages ayant trait à la question de la peine de mort (et des liens plus ou moins souterrains entre eux), le second montre comment un pauvre bougre, contraint de revendiquer une bonne action qu’il n’a pas commise, voit son existence dévastée. Dans les deux cas, l’absurdité tragique de la société iranienne éclate, gangrenée de paradoxes et d’hypocrisie morale. Un peu plus à l’Est, Mamoru Hosoda livre avec son nouvel anime Belle (29/12) une nouvelle fable sur le hiatus entre le monde réel et son “double” — particulièrement d’actualité ici puisqu’il traite

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Express Yourself

Secrets | Deux sœurs et un frère se rejoignent au bord de la mer, après l’enterrement de leur père. 3 jours. 3 jours pour se (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Express Yourself

Deux sœurs et un frère se rejoignent au bord de la mer, après l’enterrement de leur père. 3 jours. 3 jours pour se retrouver après une longue absence, 3 jours pour faire éclater de lourds secrets de famille, 3 jours pour redessiner la place de chacun au sein de la fratrie, 3 jours pour faire corps malgré les différences. Un jeu vif, rythmé par une écriture ardente, « sur la crête des mots », qui amène le spectateur dans une possibilité de coexistence des contraires… Le tout, bercé par une icone pop des 90’s. Into the groove (écorchés mais heureux) par la cie Supernovae, du mardi 14 au jeudi 16 décembre à la Comédie de Saint-Etienne

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Ville au passé

Street walk | Des statuettes, des balcons, des corbeaux… Des façades venues du passé, des rues et des vitrines décorées, le tout, (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Ville au passé

Des statuettes, des balcons, des corbeaux… Des façades venues du passé, des rues et des vitrines décorées, le tout, illuminé de la féérie de Noël… Durant les vacances, Saint-Etienne Ville d’Art et d’Histoire propose de redécouvrir le centre-ville lors de deux courtes balades à la tombée de la nuit. La première reviendra sur l’histoire de l’avenue de la Libération, percée au début du XXe siècle pour aérer la ville, l’orner d’un certain prestige, et également conçue comme une ouverture vers la vallée du Rhône en supplément de l’étroite rue de Lyon. Encadrée par des bâtiments institutionnels et plusieurs immeubles bourgeois, l’avenue s’est tout d’abord appelée avenue du Président Faure, puis avenue du Maréchal Pétain, et enfin, avenue de la Libération. Deuxième date, deuxième remontée dans le temps, avec une balade au cœur du quartier Saint-Jacques, développé au prof

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Hommes du monde

Photo | Des silhouettes en mouvement capturées dans des lieux de passage, des enfants prenant la pose devant des vestiges d’un Etat-fantôme (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Hommes du monde

Des silhouettes en mouvement capturées dans des lieux de passage, des enfants prenant la pose devant des vestiges d’un Etat-fantôme post-soviétique, d’autres, flanqués de tambours au beau milieu d’une petite rue résidentielle en Irlande… Des hommes en pleine cérémonie traditionnelle au Cameroun, des femmes accouchant, et des bébés en train de naître en Roumanie… En croisant leurs regards sur le monde, et en le sublimant de leurs objectifs et de leur sens du cadrage et de la lumière, les 8 photographes du collectif Parallax révèlent le grand H de l’Homme, la singularité des lieux, des cultures et des individus, mais aussi l’universalité des êtres… humains. 3x8 Humans, collectif Parallax, jusqu’au 24 décembre à l’Atelier-Musée du Passementier à Saint-Jean-Bonnefonds

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À vos cartons !

Bingo | "Last Christmas, I gave you my heart" … serait-ce le coup d’envoi des festivités de Noël ? Bingo ! Ou plutôt Disco (...)

Léa Dusson | Mardi 30 novembre 2021

À vos cartons !

"Last Christmas, I gave you my heart" … serait-ce le coup d’envoi des festivités de Noël ? Bingo ! Ou plutôt Disco Bingo, puisque c’est l'événement organisé au Ninkasi en ce début de mois de décembre, avec au programme de la bière, des potes, et des bons vieux tubes (kitsch) en fond sonore. Tous les Ninkasi de la région se mettent au diapason pour cette soirée basée « sur le bingo que l’on peut retrouver dans les gymnases, où tout le village vient avec son carton » souligne Greg Arsac, le gérant du Ninkasi Saint-Etienne. « On essaie d’apporter plus de fun, en ayant vraiment un partage avec les clients ». Pour garantir l’ambiance, l’établissement propose un quizz, en plus du tirage traditionnel : « Par exemple, s’il y a le numéro 30, j’offre un shooter à tous les chauves ! ». Les premiers à remplir leurs grilles auront la chance de repartir avec des lots... De quoi pat

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From Strasbourg to London

Jazz | Un peu de jazz, une pincée de house, un bon synthé et du groove. On shake le tout bien fort, et il ne reste plus qu’à (...)

Léa Dusson | Mardi 30 novembre 2021

From Strasbourg to London

Un peu de jazz, une pincée de house, un bon synthé et du groove. On shake le tout bien fort, et il ne reste plus qu’à savourer. Ce cocktail s’appelle Emile Londonien, et ça tombe bien puisqu’il est sur la carte du Solar à Saint-Étienne. Le trio strasbourgeois, composé de Matthieu Drago à la batterie, Nils Boyny au synthétiseur et de Théo Tritsch à la basse, rapporte dans ses flight cases le Broken Beat, une musique tout droit venue du Royaume-Uni, apparue dans les années 90. Mais, sans un ou deux ingrédients secrets, jamais un cocktail ne pourrait-être si délicieux… Pour Emile Londonien, c’est l’improvisation et le feeling. Un joli mélange qui donne le Broken Jazz, comme ils l’appellent. Emile Londonien Trio, jeudi 16 décembre à 20h au Solar à Saint-Etienne

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La nuit de la Sainte-Barbe

MUSIQUES | Les mineurs joueront (presque) à domicile le 4 décembre, puisque le Clapier, situé à quelques pas seulement du Puits (...)

Léa Dusson | Mardi 30 novembre 2021

La nuit de la Sainte-Barbe

Les mineurs joueront (presque) à domicile le 4 décembre, puisque le Clapier, situé à quelques pas seulement du Puits Couriot à Saint-Étienne, proposera une soirée psytrance, en partenariat avec 1001 Bass et Sahman Records. Quatre DJ se succéderont sur scène, à commencer par Kalki et sa musique progressive, suivi de IKØN, le Lyonnais Solitary Shell et Tilt & Unlucide. Un show vidéo et laser viendra compléter cette nuit de folie, que les Stéphanois ne sont pas prêts d’oublier. La nuit de la Sainte-Barbe, samedi 4 décembre 23h30 au Clapier.

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Une Brume venue des 80s’

Horror pop | Nos régions ont du talent ! Il n’y a qu’à regarder le nombre de groupes originaires d’Auvergne-Rhône-Alpes qui (...)

Léa Dusson | Mardi 30 novembre 2021

Une Brume venue des 80s’

Nos régions ont du talent ! Il n’y a qu’à regarder le nombre de groupes originaires d’Auvergne-Rhône-Alpes qui se produisent chez nous, et Brume en fait partie. Originaire de Lyon, le duo se compose de Thibaud, qui oscille entre son synthé basse, ses machines, sa guitare et les cœurs, et de Maxime, que l’on retrouve derrière la batterie samplée, en assurant également le lead voix et le synthé. Deux véritables couteaux suisses qui maîtrisent plusieurs instruments sur scène, en proposant des performances électro New Wave, accompagnées de pistes audio et de parties pré-enregistrées interactives. Ce qui les différencie ? Cet univers horror pop, influencé par les années 80's, que l’on retrouve sur le morceau et le clip de «Loser», issu de l’EP Losers sorti en 2020. Une chose est sûre : ces deux-là ne sont pas des ratés. Alors, on remonte nos chaussettes, on enfile notre plus belle paire de Nike Cortez sans oublier le bandeau sur le fr

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Décollage au Fil

Rock | Manta, c’est un peu l’enfant caché de Tame Impala et Moses Gunn Collective. Une énergie que le groupe lyonnais libère (...)

Léa Dusson | Mardi 30 novembre 2021

Décollage au Fil

Manta, c’est un peu l’enfant caché de Tame Impala et Moses Gunn Collective. Une énergie que le groupe lyonnais libère sur scène, un rock psyché envoûtant, avec des montées en puissance qui font fermer les yeux pour profiter à fond de la musique. Le quatuor, composé de Cyril à la batterie, Nicolas à la guitare et Lois à la basse, emmène ainsi le mélomane en balade... Ou sur des montagnes russes. Un voyage guidé par l’anglais impeccable de Maxence, qui assure seul la composition et l’enregistrement. Déjà passé par le Ninkasi Kao et le Fest’U, Manta débarque cette fois-ci au Fil de Saint-Étienne pour assurer la première partie de Last Train, aux côtés de W!zard. Prêts pour le décollage ? Last Train, W!zard et Manta, samedi 18 décembre 20h30 au Fil de Saint-Etienne

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Oranges Sanguines : Pas de quartier !

corrosif | Deuxième incursion du maître de La Compagnie des Chiens de Navarre au cinéma après le bancal Apnée, Oranges Sanguines rectifie le tir pour viser juste dans plusieurs directions à la fois : politique, économie, famille, adolescence… Un tableau acerbe et féroce de la société française, façon puzzle.

Vincent Raymond | Mercredi 17 novembre 2021

Oranges Sanguines : Pas de quartier !

Pendant qu’un ministre des Finances tente de gérer en coulisses l’étouffement d’un scandale médiatique (en clair, ses fraudes fiscales), un couple de vieillards surendettés essaie de se sortir de sa mouise en participant à un concours de rock. Et une adolescente rêve à sa première fois. Mais, méfiance, dans la campagne profonde, un frappadingue attend son heure pour commettre des agressions sexuelles. La France, en 2021… Passer des planches à la caméra est rarement une sinécure pour les metteurs en scène, qui doivent apprendre à changer de dimensions : réduire les trois de la scène à deux pour l’écran, et puis dompter le temps à coup d’ellipses et de montage. Jean-Christophe Meurisse avait sans doute besoin d’ajustements à l’époque d’Apnée, objet peu mémorable aux faux-airs de prototype ; il en a tiré de vertigineuses leçons pour ces Oranges Sanguines. Volontairement “impur” dans sa forme — une construction de saynètes se succédant avant de s’entremêler rend le fil de sa narration discontinu, mais l’effet mosaïque en résultant sert admirablement le propos — ce film

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La Pépite des Ambassadeurs

ECRANS | Les Ambassadeurs du Méliès, ce sont des lycéens qui aiment le cinéma, qui voient les dernières sorties en salle, et qui livrent leur coup de cœur. Aujourd’hui, Amélie et Soheil nous parlent de leur « Pépite » du mois, Les Magnétiques, premier long-métrage de Vincent Maël Cardona.

La rédaction | Lundi 15 novembre 2021

La Pépite des Ambassadeurs

Pour Soheil, Ambassadeur du lycée Saint-Paul : « Un titre évocateur, un film qui plaira à tous » Un titre évocateur pour Les Magnétiques, qui fait référence à la radio mais aussi au cinéma. La Bretagne, dans le courant des années 80. Philippe et Jérôme, deux frères liés par une passion commune pour les ondes, tiennent une radio clandestine. Le premier est « l’ingénieur son » du deuxième, son aîné, animateur. Tout s’arrête brutalement lorsque les deux frères sont appelés au service militaire. Amour pour un frère immature, talent et passion dévorante pour la radio : le film Les Magnétiques saura plaire à tous, avec un agréable retour en adolescence pour certains. Pour Amélie, Ambassadrice du lycée Jean Monnet : « une sensation douce-amère » Les Magnétiques laisse une sensation douce-amère, inspirée par la vie grise et fragmentée du personnage principal, malgré tout rythmée de moments plus vifs, où la passion le transperce. Les images de ce film peuvent surprendre, souvent assez froides, assez ternes, mais régulièrement pénétrées par les fulgurances colorées qui reflètent l’atmosphère des années 80. Outre le premier rôle

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Positive Education : les pulsations du cœur

Festival | On pensait qu’on kifferait jamais l’electro, que ça faisait trop de bruit et qu’on trouvait pas ça mélodieux. Et puis on est allé sur le Positive Education, et on a arrêté d’être grognon. Récit d’une soirée aux allures de belle bringue, à l’issue de laquelle on s’est promis de plus jamais dire « jamais ».

Cerise Rochet | Lundi 15 novembre 2021

Positive Education : les pulsations du cœur

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Le grand soir, pour Terrenoire

MUSIQUES | Les deux stéphanois seront en concert à la maison ce samedi soir.

Cerise Rochet | Lundi 8 novembre 2021

Le grand soir, pour Terrenoire

Le quartier où ils ont vécu pour nom de groupe, les clips qui y ont été tournés, les textes qui y ont été écrits, truffés de références à la Perrotière ou à La Métare… Les deux frangins de Terrenoire ont, depuis quelques années, fait de leur ville leur identité médiatique. A l’oreille, les Stéphanois se reconnaissent, les Parisiens s’intéressent. A l’arrivée, chacun veut une note de plus, et l’affaire est conclue : Raphaël et Théo prennent le large, non pour le Brésil comme Bernard, mais pour la capitale, d’où ils parviennent à donner de l’ampleur à leurs projets. Des visages aux yeux sombres encadrés par des tignasses frisées que l’on retient. Une musique difficilement classable, mêlant pop, electro, slam, reflet d’un mode d’écoute so XXIe siècle : digital, inépuisable, aléatoire, accessible, riche et bigarré. Des textes qui dissertent la noirceur des sentiments d’une jeunesse qui voudrait encore rêver, mais qui doit pour cela s’inventer d’autres desseins -et destins – que ceux des plus âgés. Pour de bon, Terrenoire est lancé. Se paie les Inrocks, Konbini, France Inter et Libé. L’an dernier, le duo a sorti son premier album, Les Forces Contraires

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Éloge du piston...

Cuivré | Non, il ne s'agit pas d'un brûlot invitant à la délation, mais d'une incantation à la magie de Noël. Bonnets du (...)

Alain Koenig | Mardi 30 novembre 2021

Éloge du piston...

Non, il ne s'agit pas d'un brûlot invitant à la délation, mais d'une incantation à la magie de Noël. Bonnets du Père Noël, carols et bien sûr, les cuivres de l'orchestre de notre belle cité. Cors, trombones, tubas ou trompettes fédérés par la vigoureuse battue d'Eric Varion. Aaron Copland, compositeur US emblématique, débutera le concert avec sa célèbre et jazzy Fanfare for the common man. D'autres classiques entrecoupent les gobelets de vin chaud à la cannelle : les Tableaux d'une exposition, du très modeste Moussorgsky, dans une transcription pour cuivres d'Elgar Howarth. C'est encore sur le continent américain que s'achèvera le programme, avec Piazzolla, Jim Parker ou Leroy Anderson. En rentrant chez vous, n'oubliez pas de revoir le film Brassed off, en français, Les Virtuoses, pour bien astiquer vos cuivres. Cuivres en lumières, par les Cuivres et percussions de l'O.S.S.E.L., dir. Eric Varion, mercredi 8 décembre à 20h à la Bourse du Travail de Sain

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Cauchemar en cuisine

Classique | Une maison de pain d'épices, une sombre futaie, une sorcière activant son four pour dévorer deux petits nécessiteux (...)

Alain Koenig | Mardi 30 novembre 2021

Cauchemar en cuisine

Une maison de pain d'épices, une sombre futaie, une sorcière activant son four pour dévorer deux petits nécessiteux qu'elle engraisse, exposés aux périls de la funeste forêt par une mère, pour le moins légère dans son application du principe de précaution. Les ingrédients du conte de Grimm sont ici magnifiés par la musique d'Humperdinck, disciple, assistant et ami du grand Richard Wagner. A l'ombre du grand homme, sa postérité apparaît injustement falote... On retrouve cependant ici toutes les bonnes recettes : un opéra familial, à l'écriture éblouissante et ciselée, idoine à souhait pour les festivités de l'Avent. C'est bon comme du bon pain... d'épices, arrosé au champagne des somptueuses voix d'Amélie Grillon - qu'on ne présente plus aux mélomanes - et d'Alexandra Hewson. Hänsel und Gretel, Opéra de Humperdinck, dir.Thibaut Maudry, vendredi 17 décembre à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

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Adieu tristesse !

Festif | Rituel des fêtes solsticiales de Janus, le désormais célèbre concert du Nouvel An ravive la tradition musicale (...)

Alain Koenig | Mardi 30 novembre 2021

Adieu tristesse !

Rituel des fêtes solsticiales de Janus, le désormais célèbre concert du Nouvel An ravive la tradition musicale séculaire de Vienne à New York. Une année meurt, s'ouvre enfin, pour l'orchestre et les chœurs, un nouveau livre. 2021 n'aura que chichement exorcisé son grand frère 2020, morose et carcéral. Les promesses d'un monde meilleur déroulent leur rouge amnésie au monde « d'avant ». Substituons donc, avec entrain, au morne réel, celui de Spielberg, aux chiffres quotidiens du Covid, le rêve de la West Coast hollywoodienne ou de Cinecittà. Laissons Giuseppe Grazioli, chef principal de l'O.S.S.E.L., faire son cinéma, et voyageons en musique, sur la bande-son d'Harry Potter, d'E.T. ou de West Side Story. Adieu 2021 ! Que nos regards se tournent vers la lumière... d'un grand écran, en 2022 ! Réveillon au cinéma, Concert du Nouvel An, par l'O.S.S.E.L., Choeur Lyrique Saint-Étienne-Loire, dir. Giuseppe Grazioli, vendredi 31 décembre &agra

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Road trip en voiture dans le Rhône, aux alentours de Lyon

Article Partenaire | Envie de vous évader le temps de quelques jours sans avoir à prendre l’avion ? Partez pour un road trip dans le Rhône. Cette petite escapade en voiture (...)

Cerise Rochet | Jeudi 4 novembre 2021

Road trip en voiture dans le Rhône, aux alentours de Lyon

Envie de vous évader le temps de quelques jours sans avoir à prendre l’avion ? Partez pour un road trip dans le Rhône. Cette petite escapade en voiture vous fera vivre une expérience unique. En effet, c’est la meilleure façon de profiter des magnifiques paysages. Découvrez les avantages d’effectuer un tel séjour près de Lyon. Pourquoi choisir le Rhône pour votre voyage ? Lorsque quelqu’un parle du Rhône, la ville de Lyon vient immédiatement à l’esprit. Connue comme la capitale de la gastronomie française, il s’agit de la ville idéale pour un road trip. Elle vous réserve plein de surprises dans ses ruelles charmantes. De plus, Lyon abrite de nombreux lieux touristiques et des monuments historiques. Cependant, le Rhône ne se limite pas à Lyon. En effet, la région a encore beaucoup à offrir en termes de paysage et d’endroits touristiques.

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La Comète en mode fête

ACTUS | Après près d’un an d’exercice, la Comète ouvre ses portes au grand public ce week-end, pour 3 jours d’animations et de spectacles gratuits et accessibles à tous.

La rédaction | Mercredi 3 novembre 2021

La Comète en mode fête

Elle a ouvert ses portes en janvier en 2021, en catimini, alors que la pandémie contraignait le public à rester hors des salles et les structures culturelles à slalomer entre les interdictions pour accueillir ci, des artistes en résidence, là, des scolaires, là-bas, des élèves amateurs mineurs. 11 mois plus tard, la Comète a trouvé son petit rythme de croisière. Pépinière artistique installée en lieu et place de l’ancienne Comédie de Saint-Etienne, le lieu accueille ainsi deux salles de spectacles, mais également 5 salles de répétitions, et 5 structures permanentes : Le Solar (scène de jazz), la Fabrique musicale, la spécialité théâtre du conservatoire Massenet, l’Ecole de l’Oralité, et l’Espace info jeunes. Objectif de ce lieu multi-casquette : créer des ponts entre les différentes pratiques artistiques, pour, in fine, ouvrir la culture a un plus large public. Suivant cette vision populaire de ce que peut être la culture, la Comète organise ce week-end sa première fête, ouverte à tous et gratuite*. Au programme, en vrac : spectacles, ateliers, concerts, déambulations, photo, projections : une cinquantaine d’animations tout public sur trois jours, da

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Chloé Zhao : « On se place dans le feu pour pouvoir renaître »

Les Éternels | Auréolée de son triomphe aux Oscar pour Nomadland, Chloé Zhao est la véritable vedette des Éternels. Une première pour un film Marvel depuis Ang Lee (et son Hulk, si injustement mésestimé). Rencontre à l’occasion de sa visite parisienne.

Vincent Raymond | Mercredi 3 novembre 2021

Chloé Zhao : « On se place dans le feu pour pouvoir renaître »

Les Éternels propose à la fois une continuité de l’univers Marvel et le développement d'une nouvelle mythologie. Comment avez-vous trouvé l’équilibre entre ce que vous vouliez apporter de nouveau et ce qui était déjà installé ? Le film se déroule immédiatement après le moment où la moitié de la population revient sur Terre. Pour moi, c’est un événement écologique très important. C’est extraordinaire d’avoir une histoire qui se passe à ce moment, et l’influence que ça a sur notre planète. Sachant cela et que nous allions explorer l’origine de l’univers cinématographique de Marvel (et que ça aurait des répercussions sur le futur), j’ai été très encouragée à faire un film un peu “unique“, sans imaginer Nick Fury au milieu. On m’a dit : « non non, ce sont de nouveaux personnages, c’est une nouvelle histoire » Vous revendiquez, parmi vos influences, celles issues du manga, et votre désir de combiner les cultures de l’Occident et de l’Orient. Comment avez-vous fait ? Le manga a été une grande part

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