Un village déconnecté !

Jason Chicandier | Mercredi 4 mars 2020

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Place aux jeunes !

Théma : Teen Movies | Place aux jeunes ! Devant (parfois aussi derrière) la caméra, les grands ados métaphorisent à l’écran les métamorphoses dont ils sont les témoins privilégiés. Il y en a pour tous les goûts…

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Place aux jeunes !

Débutons par une débutante très exposée, Suzanne Lindon et ses Seize Printemps (16 juin), vraie fausse auto-fiction autour d’une néo-effrontée du (très) beau Quartier Latin parisien, tombant en pâmoison face à un comédien de théâtre trentenaire… Disons que c’est conforme à ce que l'on peut en attendre, pour le pire et le meilleur : naïf et autocentré (c’est le sujet), le fait qu’il soit interprété par la réalisatrice interro sur la distance qu’elle veut poser par rapport à son personnage. Y a-t-il du recul, de l’ironie par rapport à certains clichés propres à ce genre de films, au milieu qui est le sien et qu’elle décrit, à son recours un peu gratuit à la comédie musicale (en hommage à Decouflé ?), à sa personne ? Il faudra attendre son prochain film pour être fixé. Freaky de Christopher Landon (23 juin) offre de son côté une vision franchement plus décalée de l’irruption dans le monde des adultes, puisqu’elle reprend en mode comédie horrifique, production Blumhouse oblige, le désormais classique switch de Freaky Friday : l’échange de corps

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Destination Bourges pour La Belle Vie ?

MUSIQUES | Après la sortie de son premier EP, le jeune groupe stéphanois est passé à la Source, la salle de concerts de Fontaine (Isère), pour une audition. L’enjeu : une participation au Printemps de Bourges. On en a discuté avec Julie, la fille de la bande, en attendant le résultat, d’ici quelques jours.

Martin de Kerimel | Mardi 2 mars 2021

Destination Bourges pour La Belle Vie ?

Julie, comment ça s’est passé, cette audition ? Comme beaucoup de concerts. Monter sur scène, c’est toujours très joyeux et très stressant à la fois. Cette fois, la seule différence, c’est qu’on avait conscience d’être devant un public de professionnels. Si nous allons jusqu’à Bourges, nous serons très heureux, mais rien que le fait d’avoir été présélectionnés représente pour nous une superbe opportunité, surtout dans cette période creuse ! Nous sommes parvenus à attirer l’attention d’un jury grâce à notre projet et à être accompagnés. En quoi consiste cet accompagnement ? Dès la présélection, nous avons été suivis par Grand Bureau, qui s’occupe de tous les projets retenus dans la région Auvergne Rhône Alpes. Ils nous aident à financer un intervenant de notre choix – cela nous a permis de travailler sur la manière d’occuper la scène et d’y gérer nos déplacements. Aujourd’hui, ce qui nous manque particulièrement, c’est un tourneur : Grand Bureau pourrait nous mettre en contact avec d’autres personnes. Leur aide ne concerne pas que les live, mais bien notre projet dans sa globalité. Monter sur sc

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Le Stéphanois Claustinto au Printemps de Bourges

MUSIQUES | Il faudra compter sur un artiste stéphanois dans la programmation des iNOUïS du Printemps de Bourges 2020 qui a retenu 34 artistes sur 3 200 prétendants (...)

Nicolas Bros | Jeudi 20 février 2020

Le Stéphanois Claustinto au Printemps de Bourges

Il faudra compter sur un artiste stéphanois dans la programmation des iNOUïS du Printemps de Bourges 2020 qui a retenu 34 artistes sur 3 200 prétendants venus de toute la France. Sélectionné dans la catégorie "chanson pop", Claustinto se produira dans la préfecture du Cher samedi 25 avril. Lucas Ottin (de son vrai nom) n'en est pas à son premier projet puisqu'il a pris part à diverses formations : Maria Magdalena, Ça, ou encore Lady Fitness. Avec cette participation à ce festival, il pourra remporter un des prix (Prix du Printemps de Bourges Crédit Mutuel - iNOUïS et le Prix du jury - iNOUïS.) et espérer ainsi participer à la tournée des iNOUïS du Printemps de Bourges Crédit Mutuel qui se déroulera du 13 au 17 octobre 2020 (Tourcoing, Paris, Lyon, Toulouse et Joué-lès-Tours).

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Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

TREMPLIN | Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 17 décembre 2018

Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou plutôt elles ont déjà repris puisque nous est dévoilée la sélection rhônalpine dûment qualifiée pour les auditions régionales qui se tiendront le 26 janvier prochain à la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand), le 31 janvier à Bizarre (Vénissieux) et le 1er février à la Tannerie (Bourg-en-Bresse). Parmi eux, quelques noms pas tout à fait inconnus des suiveurs de la scène régiono-locale en les personnes de Martin Luminet (chanson),

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Terrenoire au Printemps de Bourges

Festival | Non, le quartier stéphanois tout entier ne sera pas présent au Printemps de Bourges 2018... Mais deux de ses plus fiers représentants, oui ! Raphaël (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 mars 2018

Terrenoire au Printemps de Bourges

Non, le quartier stéphanois tout entier ne sera pas présent au Printemps de Bourges 2018... Mais deux de ses plus fiers représentants, oui ! Raphaël et Théo Herrerias (aka "1 000 Chevaux-Vapeur") forment le duo Terrenoire et proposent une chanson electro-pop nébuleuse et ambitieuse. Ce groupe figure parmi les belles révélations stéphanoise de ces derniers mois. Leurs créations ont fait mouche au-delà des frontières de la métropole puisqu'ils viennent donc d'être sélectionnée pour participer au prochain Printemps de Bourges en tant que représentants de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre des "Inouïs du Printemps de Bourges". Les deux frères seront donc présents dans la ville de Jacque Cœur, le 27 avril sur la scène du 22 d'Auron. Parallèlement, les Ligériens auront également le loisir de les découvrir sur scène tout d'abord au Château du Rozier, à Feurs, le 21 avril prochain et sur la grande scène du festival Paroles & Musiques 2018 à Saint-Étienne le 1er juillet aux cô

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Huit artistes Inouïs à découvrir en vidéo

Sélections régionales du printemps de Bourges : | Comme chaque année, Les Inouïs du Printemps de Bourges proposent huit candidats aux sélections régionales, toutes disciplines musicales confondues. Et pour aller avec huit clips musicaux confiés aux bons soins des vidéastes de Shoot !t. En attendant la grande révélation des deux vainqueurs, découvrez leurs visages et leur musique au jour le jour à raison d'une vidéo quotidienne pendant une semaine.

Stéphane Duchêne | Lundi 29 mai 2017

Huit artistes Inouïs à découvrir en vidéo

1000 Chevaux-vapeur – Electro (Loire) S'ils sont vapeur, les 1000 chevaux de 1000 Chevaux-vapeur n'en sont pas moins des chevaux de race, remorquant une électro classieuse et atypique, langoureuse, vaporeuse (forcément), aqueuse, même. En un mot insidieuse. Son EP Animals (Cascade Records), sorti fin novembre, et ses live pas comme les autres – s'il reste dans la veine de ces électroniciens solo qui chantent, plus rares sont ceux qui sont aussi habités dans l'exercice vocal, comme le prouve ce Dream #1 ou agrémentent leurs sets de saxophone – témoignent de cet abord immédiatement addictif. Comme dans un rêve donc, doucement tentaculaire comme une pieuvre (Octopus), piquant et cavalant comme une armée de fourmis vous montant le long des bras (Ants), lumineux et brûlant comme une méduse (Jellyfish), et on

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Avril, ne te découvre pas d’un film

ECRANS | Coincée entre la fin de l’hiver et l’avant-Cannes, la période des vacances de Pâques se révèle invariablement l’une des plus hasardeuses de l’année pour les spectateurs. Courage : en creusant un peu, on trouve quand même de quoi la surmonter… Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 5 avril 2016

Avril, ne te découvre pas d’un film

Depuis un certain temps, avril paraît considéré comme le souffre-douleur de l’année cinématographique : c’est dans ses bras qu’échouent, les œuvres d’auteurs un peu malades, les comédies presque drôles, les blockbusters pas vraiment attendus, et tout un reliquat de films que les distributeurs n’ont pas réussi à placer plus tôt — le temps est compté pour ces sorties de la dernière chance, car s’annonce déjà sur la Croisette une nouvelle récolte de film frais. Et puis avril, c’est le mois où le soleil s’emploie à dispenser de nouveau sa bienfaisante chaleur, exerçant par là même une concurrence déloyale avec les salles obscures. Voilà pourquoi tant de films sur les écrans ce mois ont un pied dehors, un pied dedans… Home, sweet home ? Difficile d’imaginer plus casanier qu’un scénariste : vissé à sa machine à écrire, Dalton Trumbo (27 avril) a signé parmi les plus grandes pages du cinéma hollywoodien (Vacances romaines, Spartacus, Exodus…). Mais il a aussi mené une vie personnelle et citoyenne romanesque. Le biopic que lui consacre Jay Roach, avec Brian Cranston, relate le parcours de ce blacklisté haut en co

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Cent ans d’une perpétuelle renaissance

SCENES | Le centième anniversaire du Sacre du printemps donne l’occasion à de prestigieux chorégraphes et danseurs de revisiter ce ballet vilipendé à sa création. Le 29 (...)

Marc Chassaubene | Mardi 26 mars 2013

Cent ans d’une perpétuelle renaissance

Le centième anniversaire du Sacre du printemps donne l’occasion à de prestigieux chorégraphes et danseurs de revisiter ce ballet vilipendé à sa création. Le 29 mai 1913, à sa création au théâtre des Champs – Élysées, le Sacre du printemps fait un tel scandale que Stravinski  quitte la salle. Le ballet qui choque par sa musique, sa chorégraphie et les costumes est surnommé : le massacre du printemps. Aujourd’hui, cet himalaya qu’est le Sacre est considéré comme l’une des plus belles chorégraphies du xxème siècle et depuis cent ans, tel le phénix, fabuleux oiseau qui renaît de ses cendres, donne lieu à de multiples interprétations dont la dernière arrive sur la scène de l’opéra-théâtre. Ce n’est pas à un, mais à deux et même trois Sacres du printemps que vous pourrez assister. En effet, « Dansez le Sacre », spectacle participatif où l’ensemble du public devient acteur et vibre sur une chorégraphie de Pina Bausch dont le Sacre a enflammé tout le théâtre antique de Fourvière, constitue un événement hors du commun. La célébration se poursuit avec deux chorégraphies saisissantes. Le talentueux chorégraphe - danseur Tero

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«Des sentiments, pas de sentimentalisme»

ECRANS | Stéphane Brizé, réalisateur de Quelques heures de printemps, cinquième film de cet amoureux des silences gênés, des plans séquences qui donne «vertige» et d’un cinéma qui créerait des émotions (fortes). Propos recueillis par Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 17 septembre 2012

«Des sentiments, pas de sentimentalisme»

Comment en êtes-vous venu à écrire ce scénario original, après l’adaptation d’Éric Holder pour Mademoiselle Chambon ?Stéphane Brizé : Mademoiselle Chambon était pour l’instant l’exception, c’était la seule adaptation que j’avais faite jusqu’ici. Après, comment naît une histoire, c’est une question que l’on pose régulièrement aux réalisateurs, et ils répondent en général que c’est assez mystérieux. Dans mon cas, c’est très organique : quelque chose dans ma vie me pousse vers une histoire. Il y a deux choses ici : la difficulté de communication entre un fils et sa mère, c’est autour de cela que l’on a tout structuré ; et un autre élément dramaturgique fort, le choix de cette femme de mettre fin à ses jours par un suicide assisté. Ça, c’est particulier, je crois que c’est la première fois qu’on le voit dans une fiction. Ça étonne, ça questionne, ça fait écho à des choses qui sont évoquées en ce moment par les politiques. Pourquoi l’histoire entre un fils et sa mère ? J’ai déjà écrit des histoires autour des liens familiaux, et j’étais mûr pour parler de celui-là. Ce n’e

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Quelques heures de printemps

ECRANS | Un fils sort de prison et renoue des rapports électriques avec sa mère malade. Avec ce film poignant emmené par une mise en scène sans psychologie ni pathos et deux comédiens incroyables, Stéphane Brizé s’affirme comme un grand cinéaste. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 17 septembre 2012

Quelques heures de printemps

C’est un malentendu qui persiste et qui s’agrandit : un fils, Alain, et sa mère, Yvette, deux échoués de la classe moyenne dans une banlieue pavillonnaire en Bourgogne. Lui vient de purger un an et demi de prison pour une connerie qui lui a coûté cher, elle souffre d’une tumeur au cerveau dont l’avancée inéluctable la pousse à envisager un suicide assisté en Suisse. Les voilà à nouveau sous le même toit, mais les épreuves ne les rapprochent pas ; au contraire, le fossé du ressentiment qui a toujours existé entre eux se creuse encore. Un ressentiment qui est surtout affaire de non-dits. Dans Mademoiselle Chambon, Stéphane Brizé mettait en scène des silences qui en disaient long sur le désir et le sentiment amoureux ; avec Quelques heures de printemps, le silence se fait douloureux, blessant, cruel. Commencé à la manière d’Un mauvais fils de Sautet, le film bifurque peu à peu vers un territoire qui lui est propre, où le cinéaste observe la dernière tentative de communication entre Alain et Yvette avec un vérisme constant (de l’accent des personnages à la déco des intérieurs, c’est une observation maniaque et en même temps discrète de cette France du mili

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