Mais qui se cache derrière le Tour de France ?

Léa Pternitis | Mercredi 31 mai 2017

Photo : © DR


Ex-journaliste sportif et directeur depuis 10 ans du Tour de France, Christian Prudhomme est un homme passionné par le cyclisme. Après de nombreuses années de carrière, il lève le voile sur les “Coulisses et secrets“ de la mythique "Grande Boucle". Dans un ouvrage publié aux éditions Plon, écrit avec l'aide du journaliste Jean-Paul Ollivier, il retrace son parcours ainsi que celui que les cyclistes effectuent tour à tour depuis plus de 100 ans.

À l'occasion de cette parution et du départ du Critérium du Dauphiné depuis Saint-Étienne, la Librairie de Paris organise une rencontre avec ce dernier le vendredi 2 juin, à partir de 15h. Une occasion pour tous les fans du "Maillot jaune" de se réunir.

Christian Prud'homme en dédicace à la Librairie de Paris, vendredi 2 juin à 15h

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Chapeau !

ARTS | ​Dernier témoin de l'activité chapelière de Chazelles-sur-Lyon, l'Atelier-Musée accueille la 13ème édition des Rencontres Internationales des Arts du Chapeau, poursuivant ainsi sa démarche de préservation et de valorisation des savoir-faire liés à la mode et au couvre-chef.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Chapeau !

Le concours porté par l’établissement chazellois récompense cette année 11 créations parmi les 73 chapeaux reçus du monde entier. Sur le thème de la dualité, les œuvres candidates ont été minutieusement scrutées par un jury constitué du grand couturier Franck Sorbier et de trois modistes reconnus. Le palmarès met à l’honneur les Japonaises Svetlana Hattori et Mayumi Takeguchi, la Suissesse Eliane Schneider, les Allemands Felix Weber et Gudrun Sigloch et la Russe Inna Abramkina. Les artistes françaises ne sont pas en reste avec les propositions très remarquées de Béatrice De Beauvoir, Nelly Bichet, Nathalie Ecotière, Shoko Nakamoto et enfin Marion Clément, chapelière modiste stéphanoise qui reçoit le prix de l’innovation pour sa coiffe perruque avec masque intégré en fleurs découpées, réalisé en plastique transparent. Le 5 juin, les défilés chorégraphiés qui précédaient la remise des prix affichaient complets, mais les visiteurs pourront venir admirer les créations jusqu’à l’automne. Un même ticket donne accès à la fois à l'exposition temporaire et à la visite guidée du musée. Magnifiquement restauré dans l'esprit de l'usine, la chapellerie propose de découvrir les étapes de fabr

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Mozart est là !

Classique | Résurgence de la biennale, les Rencontres Musicales en Loire reprennent deux des grands succès de leur édition de 2010 : la Messe en ut mineur, en (...)

Alain Koenig | Mardi 5 novembre 2019

Mozart est là !

Résurgence de la biennale, les Rencontres Musicales en Loire reprennent deux des grands succès de leur édition de 2010 : la Messe en ut mineur, en alternance avec le Requiem, précédés de la non moins célèbre Symphonie Jupiter du grand Mozart. Pour soutenir les forces vocales locales, un orchestre venu de l'Est, l'Orchestre Symphonique de Voronej. Dimanche 10 novembre (Requiem et Symphonie n°41), Eglise Saint-Firmin de Firminy à 17h et lundi 11 novembre (Messe en ut et Symphonie n°41), Collégiale de Montbrison à 17h

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Et la caravane passe...

Dans le Tour | Le Tour de France, c'est une histoire de cyclistes, mais pas seulement. Embarqués à bord des caravanes publicitaires, des passionnés de la Grande Boucle vivent une aventure en parallèle de celle des athlètes.

Antoine Desvoivre | Jeudi 18 juillet 2019

Et la caravane passe...

Des véhicules bleus, oranges, jaunes ou violets, forment un cortège bigarré. Ils sont affublés de statues, tantôt grandioses, tantôt grotesques, mais aux proportions toujours démesurées. Idoles du consumérisme, ils portent fièrement les bannières de grandes marques. Pour sûr, la caravane publicitaire des partenaires du Tour de France offre un spectacle unique en son genre. Alors que l'on n'a pas encore aperçu l'ombre d'un vélo au départ de la piste, sur les parkings des sponsors, c'est déjà l'effervescence. On lustre les carrosseries des voitures et des chars, puis on s'installe pour un périple long de 200 kilomètres qui durera plus de six heures. Le convoi hétéroclite ouvre la piste aux cyclistes et le spectacle pour le public. Bruno Basil est chauffeur de poids lourds et, depuis trois ans, au mois de juillet, il conduit un char dans la caravane. « Ça fait voir du pays », déclare-t-il avant d'ajouter « c'est magique de voir tous ces gens heureux au bord de la piste ». En effet, les spectateurs sont au rendez-vous pour le passage de la caravane. Les athlètes ne seront pas là avant encore deux bonnes heures, mais déjà on se press

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Olivier Coussemacq : « La poésie est pour moi un art sublime, suprême »

Nomades | Le cinéma n’a pas de frontière. Le réalisateur français Olivier Coussemacq le prouve en signant un film on ne peut plus marocain. Rencontre (logique) à l’occasion des Rencontres du Sud…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Olivier Coussemacq : « La poésie est pour moi un art sublime, suprême »

Habituellement, les films traitant des questions de migration du point de vue du Sud sont produits ou réalisés par des Marocains. Quel est votre rapport au Maroc ? Olivier Coussemacq : Cela a été une des difficultés du projet, en effet… Quand j’ai présenté le film à Tanger, en avant-première marocaine dans le cadre du festival du cinéma marocain, on n’a pas reconnu au film son identité marocaine. Quand je suis en France avec ce film, on me dit « Mais c’est un film avec des inconnus en langue arabe ! » J’ai un rapport ancien avec le Maroc, un rapport d’amour surtout, comme pour un certain nombre de pays et des liens anciens avec le Maghreb, ainsi qu’un intérêt pour ce qui n’est pas “nous“. J’ai envie d’aller voir ailleurs pour éviter de trop parler de nous — d’autres le font très bien. Enfin, j’ai eu quelques difficultés dans le passé, à titre intime, avec ma mère que je ne développerai pas et les mères du Maghreb en règle générale, sont des femmes qui m’émeuvent par leurs capacités de résistance, leur générosité. Un caractère de mère

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Claire Devers : « Le naturel au cinéma n’existe pas »

Pauvre Georges ! | C’est aux Rencontres d’Avignon que la rare Claire Devers avait réservé la primeur de son nouveau long métrage, "Pauvre Georges !", un film cachant son soufre satirique derrière l’apparente impassibilité de son héros-titre campé par l’impeccable Grégory Gadebois.

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Claire Devers : « Le naturel au cinéma n’existe pas »

Avez-vous avez modifié des éléments dans la configuration sociale ou professionnelle du roman de Paula Fox que vous avez adapté ? Claire Devers : Un peu, oui : il date des années 1960, presque 1970, et il était censé se passer dans une banlieue new-yorkaise dans un milieu de profs, d’artistes. C’est moi qui ai inventé la production audiovisuelle mais c’était quand même le même milieu socio-culturel. Et quand j’ai fait mes recherches de décor sur Google Map, très vite j’ai été intéressée par les Laurentides ; j’ai repéré visuellement Saint-Adèle et Saint-Jerôme et je me suis rendue compte que le milieu socio-culturel que je traitais vivait effectivement là-bas. J’avais été au bout d’une recherche assez cohérente entre les décors, la nature, les choix de vie… En fait, ce qui m’intéressait, c’était des bobos ; des gens de gauche, bien-pesants… Tous ces gens qui ont voté Hollande ou Macron dans les Yvelines. Le lieu a donc une place prépondérante dans ce film… En tant que mette

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Romain Cogitore : « L’amour reste à découvrir »

L’Autre continent | Histoire d’amour en forme rupture, d’un deuil effectué du vivant de l’un des amants ; mariage d’une comédie sentimentale et d’un mélo, d’un drame réaliste et d’un film expérimental, L’Autre continent allie les contraires. Explications avec le réalisateur, entre les Rencontres du Sud et les Rencontres de Gérardmer…

Vincent Raymond | Mardi 4 juin 2019

Romain Cogitore : « L’amour reste à découvrir »

Pourquoi ce jeu autour des différentes langues ? Romain Cogitore : Comme le film est tiré d’une histoire vraie, c’est venu de la réalité : les protagonistes s’étaient rencontrés en Asie et s’étaient retrouvés autour de cette question des langues. Dans mon travail de fiction, pour donner du sens à ce magma d’événement, je me suis posé la question de la communication amoureuse : dans quelle langue se parle-t-on, se comprend-on (ou pas) ? Au début du film, les personnages de Deborah et de Paul sont comme deux extraterrestres : l’un est dans un monde complètement intérieur, l’autre complètement extérieure ; une fois qu’ils se connaissent mieux, en France, ils communiquent en chinois pour les parents ne les comprennent pas. La langue leur permet de créer un monde qui n’appartient qu’à eux. La dimension plastique de votre film est très importante. Considérez-vous le cinéma, à l’instar de Bazin, comme un langage ou comme un territoire à explorer ? Je le sens surtout en terme de matière : j’étais pous

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Ivan Calbérac : « D’un traumatisme, j’ai essayé de faire une histoire drôle »

Venise n’est pas en Italie | Comme un prolongement logique de son roman et de son spectacle, Ivan Calbérac a réalisé le film semi-autobiographique Venise n’est pas en Italie. Une démarche cathartique qui prend la forme d’une comédie, dont il s’est ouvert lors des Rencontres d’Avignon, mais aussi de Gérardmer…

Vincent Raymond | Mercredi 29 mai 2019

Ivan Calbérac : « D’un traumatisme, j’ai essayé de faire une histoire drôle »

L’aventure de Venise n’est pas en Italie a commencé il y a longtemps pour vous… Oui, elle en partie autobiographique parce que mes parents me teignaient les cheveux en blond de sept à treize ans — ouais, c’est moche (rires). À l’époque, ils m’avaient convaincu que j’étais plus beau comme ça. Je pensais que c’était dans mon intérêt, donc j’étais complètement consentant et même limite coopératif : je demandais ma teinture — j’étais vrillé de l’intérieur. Mais en même temps, j’en avais super honte : j’avais toujours peur qu’on dise : « Aïe aïe, il a les cheveux teints, la honte ! », et à 14-15 ans, j’ai voulu arrêter, ils m’ont dit OK. La plupart de mes amis qui me connaissaient à cet âge-là n’étaient pas au courant. Et puis j’ai grandi et à l’âge de 38-40 ans, cette histoire est redevenue présente. De cette sorte de traumatisme, j’ai essayé de faire une histoire drôle en la racontant d’abord comme un roman. Mais j’avais tout de suite en tête l’envie d’en faire un film, parce que je voyais un road-movie, plein d’images.

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Samuel Tilman : « Le spectateur doit prendre position »

Une part d’ombre | Invité par les Rencontres de Gérardmer à présenter le film qu’il a tourné en partie dans la région vosgienne, le réalisateur belge Samuel Tilman revient sur la genèse d’Une part d’ombre et sa complicité avec Fabrizio Rongione…

Vincent Raymond | Mardi 21 mai 2019

Samuel Tilman : « Le spectateur doit prendre position »

Quelle est l’origine de ce thriller ? Le sujet, c’est vraiment l’envie de parler du regard que l’on peut porter sur l’autre, de l’incapacité de se dévoiler totalement et donc de connaître l’autre totalement. Mais également la peur d’être jugé, comment le jugement impacte un groupe… J'avais envie aussi de mettre les personnages dans de grands paysages, qu’ils soient un peu perdus dans une forme de nature oppressante. Au départ, ils auraient dû être en vacances à la Costa Del Sol, mais il n’y avait pas l’isolement que je voulais : ça ne pouvait pas fonctionner dans un club de vacances ou un camping. Comme je suis un grand fan de montagne — mon père m’emmenait en montagne faire des randos quand j’avais 7, 8 ans, faire des randos et j’avais vécu une expérience extraordinaire sur un court métrage précédent —, les Vosges se sont imposées. Et j’ai découvert qu’il y a de la forêt et que c’est très sauvage. En plus de la montagne, un autre élément ajoute une inquiétude diffuse au film : c’est l’ambiguïté que peut dégager Fabrizio Rongione, l’interprète de David…

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Thierry Demaizière : « Pour faire un films sur Lourdes, il faut être athée »

Lourdes | Avec son alter ego Alban Teurlai, Thierry Demaizière s’est intéressé à une petite communes des Hautes-Pyrénées au prestige planétaire pour les chrétiens, depuis qu’une certaine Bernadette y a vu la Vierge. Regard d’un athée sur Lourdes, et propos rapportés des Rencontres du Sud d’Avignon…

Vincent Raymond | Jeudi 2 mai 2019

Thierry Demaizière : « Pour faire un films sur Lourdes, il faut être athée »

Lourdes est-il un film de commande ? Thierry Demaizière : Non seulement ce n’est pas un film de commande, mais on n’était jamais allés à Lourdes ni Alban, ni moi. En plus, l’un est athée et l’autre agnostique ; moi j’avais bu de l’eau bénite pour mon bac parce que mes grands-parents allaient là-bas, pour vous dire notre rapport à Lourdes… L’histoire a commencé avec une amie, Sixtine Léon-Dufour, qui est créditée au générique Il s’est trouvé pendant une semaine que l’on n’arrivait pas à la joindre, et elle ne voulait pas nous dire où elle était, en croyant qu’on allait se moquer. Quand elle a dit qu’elle était hospitalière à Lourdes, on lui a demandé de raconter. Et on s’est dit qu’il y avait un truc génial à faire sur les pèlerins. Sur Internet, on voit qu’il y a des sujets de télévision sur le commerce de Lourdes, mais pas de documentaire sur les pèlerins au cinéma, je n’en revenais pas. Alors on est partis à Lourdes. Comment avez-vous sélectionné vos personnages ? De manière assez c

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Benoît Magimel : « Guillaume me connaît et sait que je suis un gentil garçon »

"Nous finirons ensemble" | Personnage pivot des Petits mouchoirs, Vincent est à nouveau interprété par Benoît Magimel. Conversation avec un comédien sur la manière d’appréhender un rôle et son métier à l’occasion des Rencontres du Sud d’Avignon…

Vincent Raymond | Jeudi 2 mai 2019

Benoît Magimel : « Guillaume me connaît et sait que je suis un gentil garçon »

Figuriez-vous parmi les comédiens les plus heureux de retrouver leur personnage ? Benoit Magimel : Le plus heureux, je ne sais pas, , mais lorsque Guillaume me l’a proposé j’ai tout de suite dit oui, bien sûr. C’est une chance si rare de pouvoir retrouver un personnage au cinéma dix ans plus tard, de vieillir avec lui ; forcément, c’est une expérience assez unique. Retrouver Vincent, sa voix, était une évidence. J’étais ravi. Sa situation, son statut et ses rapports avec les personnages, cela l’était-il également ? Oui, bien sûr. À partir de 40 ans, j’ai l’impression que plus les années passent, plus on accepte de vivre un peu plus pour soi, un peu moins pour les autres. La façade, le masque tombent, on s’accepte un peu plus, on se connaît mieux. Ce personnage est très hésitant, ses sentiments assez contradictoires : l’attirance qu’il avait pour Max dans le premier était de l’ordre d’une amitié forte : il considérait qu’il était plus heureux avec lui qu’avec sa femme ; ce n’est pas par hasard

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Audrey Diwan : « Le doute m’a permis d’avancer »

Mais vous êtes fous | Pour son premier long métrage, Mais vous êtes fous, l’ancienne journaliste Audrey Diwan s’est penchée sur une histoire d’addiction à fragmentation multiple. Propos rapportés des Rencontres du cinéma d’Avignon et de Gérardmer.

Vincent Raymond | Mercredi 24 avril 2019

Audrey Diwan : « Le doute m’a permis d’avancer »

Pourquoi ce titre ? Audrey Diwan : Je voulais donner un élan. Quand il y a une pulsion dramatique, on ne va pas la renforcer par quelque chose de triste — surtout que j’ai l’impression que le film n’est pas forcément comme ça. Et puis j’avais envie d’un titre inclusif pour les deux personnages du couple Céline Sallette et Pio Marmaï. Comment vous êtes tombée sur ce fait divers ? J’ai rencontré par hasard la femme dont est tirée l’histoire vraie — ce qui ne veut pas dire que c'est son histoire parce que derrière on a pas mal fictionnalisé. Et j’ai était bouleversé par cette femme qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait, parce qu’elle venait de découvrir que son mari souffrait d’une grave addiction, que sa famille était contaminé. Elle était surtout pleine de questions, sidérée et puis bouleversée pour elle mais aussi pour lui. C’était quelqu’un capable de sentiments très forts. J’ai longtemps pensée à elle, jusqu’à apprendre quelle avait été la résolution de cette histoire,

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Pierre Jolivet : « Mon luxe ? Je ne fréquente pas de cons »

Victor et Célia | Aux Rencontres d’Avignon, puis à celles de Gérardmer, Pierre Jolivet a présenté son nouveau couple de cinéma, Victor et Célia. Deux jeunes gens d’aujourd’hui combatifs, épris l’un de l’autre autant que de leur liberté. Il en a aussi profité pour parler de l’état de la production hexagonale à l’heure de Netflix…

Vincent Raymond | Mercredi 24 avril 2019

Pierre Jolivet : « Mon luxe ? Je ne fréquente pas de cons »

Est-il plus difficile de faire un film ou d’ouvrir un salon de coiffure ? Pierre Jolivet : Je ne sais pas… Il y a de l’entrepreneuriat dans les deux. Faire un film, c’est aussi monter une petite entreprise de plusieurs millions en deux-trois ans. Je n’ai jamais ouvert un salon de coiffure ! À la différence des deux petits coiffeurs qui m’ont inspiré le film. Au départ, j’étais allé me faire couper les cheveux dans un petit salon du XVe, là où j’habite. Ils étaient stressés parce que j’étais leur premier client, et ils m’ont raconté leur histoire. Qu’ils ne dormaient plus, qu’ils s’étaient endettés, qu’ils souffraient et étaient exaltés en même temps par la liberté qu’ils avaient. C'est ce mélange, cette vibration très particulière du passage à l’acte que j’ai essayé d’attraper. La thématique des petites entreprises vous tient à cœur… Celle des chômeurs aussi, beaucoup…J’ai grandi dans une banlieue populaire où il y avait plein de petites entreprises qui, maintenant on disparu. Si no

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Liz et l'oiseau bleu : Flûte à bec

Animation | De Naoko Yamada (Jap., 1h29) avec Gabriela Cartol, Teresa Sánchez…

Vincent Raymond | Mercredi 17 avril 2019

Liz et l'oiseau bleu : Flûte à bec

Mizore, hautboïste timide, a toujours été fascinée par Nozomi, sa si solaire camarade flûtiste. Alors que se profile le concours musical de fin d’année, les deux lycéennes sont troublées par les résonances à leur propre relation causées par le morceau choisi, Liz & l’oiseau bleu… À l’instar de l’anamorphose grotesque chibi ou du méchant arborant un inamovible sourire sardonique, la lycéenne en uniforme et jupe courte constitue une figure classique du manga comme de l’anime : elle incarne un idéal intemporel à la fois évocateur d’une forme de nostalgie et de désir (voire davantage dans le ecchi), et permet une excellente identification du public lorsque la trame fait vibrer une corde sensible. Ce qui est le cas ici — et le sera encore prochainement dans le joli mélo Je veux manger ton pancréas de Shinichiro Ushijima (sur les écrans le 21 août), présenté en avant-première aux Rencontres de Gérardmer. Dans cette histoire gouvernée par les non-dits d’une introvertie, les sentiments s’expriment au-delà des paroles grâce

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"Rencontrer mon père" : Humilier son père

Documentaire | De et avec Alassane Diago (Fr., 1h50)…

Vincent Raymond | Vendredi 15 février 2019

Son père les ayant abandonnés, sa mère et lui, il y a vingt ans pour aller mener sa vie au Gabon sans plus jamais donner signe de vie, le documentariste Alassane Diago quitte le Sénégal pour aller le retrouver dans sa nouvelle famille et le confronter à ses actes, ses paradoxes, son absence. Une démarche intime a-t-elle forcément vocation à se retrouver sur grand écran ? Un cinéaste a-t-il le droit d’user de sa caméra pour obtenir la réparation d’un préjudice moral dont il a été victime, fût-il considérable ? Ces questions dignes d’une épreuve du bac de philo surviennent à la vision de ce documentaire, en même temps qu’un profond sentiment de malaise devant cette forme de procès public inéquitable orchestrée par Diago fils à l’encore de Diago père. Car s’il ne fait aucun doute que ce dernier s’est jadis extrêmement mal comporté, le harcèlement moral perpétré sur le vieillard, la culpabilisation doucereuse de la belle-famille (qui, elle a été choyée pendant Alassane et sa mère crevaient de misère etc.) sous l’œil inquisiteur de la caméra dans le but d’extorquer une contrition, tout cela n’a pas grand chose de très di

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Bach ? Chiche !

Festival classique | Mûri au soleil des éditions précédentes, le projet d'un festival dédié au Cantor aboutit enfin. Quelle fête ! Un rosaire de chefs d'œuvres et de têtes (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

Bach ? Chiche !

Mûri au soleil des éditions précédentes, le projet d'un festival dédié au Cantor aboutit enfin. Quelle fête ! Un rosaire de chefs d'œuvres et de têtes d'affiches ouvre le bal. Emmanuelle Bertrand partagera l'intériorité céleste des Suites pour violoncelle avec un public tout "ouïe", en tandem avec son complice organiste – compositeur : Thierry Escaich. Le duo vaut le Voyage à Leipzig, pardon, Saint-Genest-Lerpt, et rappellera aux anciens un pèlerinage enchanté. Anne-Catherine Vinay, claveciniste d'élite, contribuera elle aussi au rayonnement de son instrument, avec un ouvrage très intimiste du grand Jean-Sébastien. Carnet de notes, expérimentation harmonique, sonore, mélodique, tout a été dit sur ces Variations Goldberg, mystère des infinis. Lorsque Bach envoie à l'Électeur de Saxe sa Missa en 1733 - Kyrie et Gloria, ancêtres de la Messe en si -, avec le secret espoir de fuir la médiocratie municipale de Leipzig, se doute-t-il qu'il bouleverse l'ordre musical mondial ? Question à jamais sans réponse, pour un chef d'œuvre qui requiert de ses interprètes, une résilience esthétique exceptionnelle, des cordes vocales en titane, et l'humil

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De grands rendez-vous sportifs à Saint-Étienne

Sport | Ville-étape du Tour de France en 2019, championnats de France d'athlétisme également en 2019, Coupe du monde de rugby en 2023 et matchs de football comptants pour les J.O. de 2024... Voilà un programme sportif chargé pour Saint-Étienne dans les années à venir.

Nicolas Bros | Mardi 30 octobre 2018

De grands rendez-vous sportifs à Saint-Étienne

Ce 25 octobre, le parcours du Tour de France 2019 était dévoilé à la presse. Sans grande surprise Saint-Étienne figure parmi les villes-étapes de la 106e édition de la "Grande Boucle". Les coureurs du peloton atteindront la capitale ligérienne le 13 juillet en provenance de Mâcon et repartiront le lendemain direction Saint-Flour. Ce sera la 26e fois de son histoire que la ville accueille cette épreuve. L'annonce de cette étape vient compléter la liste des événements sportifs majeurs que va connaître la ville pendant les prochaines années. Après l'Euro de football en 2016, Paris-Nice ou le critérium du Dauphiné en 2018, Saint-Étienne s'apprête à accueillir, outre cette étape du Tour de France 2019, les championnats de France d'athlétisme en juillet 2019, quatre matchs de la Coupe du monde de rugby 2023 ainsi que huit matchs de football comptant pour les Jeux Olympiques de 2024.

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Jeanne d’Arc sort le costard à Payet

Humour | Alors que le cinéma français lui fait les yeux doux depuis une petite dizaine d’années, Manu Payet remonte sur scène pour un deuxième one-man où il se livre… quasi entièrement. Rencontre.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Jeanne d’Arc sort le costard à Payet

Pourquoi un deuxième spectacle 10 ans après le premier ? La scène vous manquait ? Je crois que j’ai juste été pas mal occupé… Lorsqu’on a arrêté de tourner avec le 1er spectacle, je suis parti sur des films, et puis vous savez, je suis un garçon, je ne peux faire qu’une seule chose à la fois ! Et puis le public a semblé être demandeur d’un nouveau spectacle. Je me suis finalement laissé amadouer par les petits mots trop charmants des gens. Pas trop difficile, de se retrouver tout seul, après de nombreuses aventures collectives ? En fait, je suis vraiment très heureux de retrouver la scène. Ça aurait été con de ne pas y aller. J’avais oublié cette sensation, la scène, c’est un saut en parachute, un vertige que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Je trouve qu’il y a une limite très ténue entre se raconter et concerner tout le monde, et se raconter et gêner tout le monde. Dans ce spectacle, vous vous racontez, beaucoup… Ce n’est pas un peu impudique, de parler de soi comme ça ? Je trouve qu’il y a une limite très ténue entre se raconter et concerner t

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Léa Frédeval : « Ma génération doit s’enlever de l’individualisme »

Les Affamés | Léa Frédeval raconte la genèse du film adapté de son livre qu’elle avait présenté en primeur au Rencontres du Sud d’Avignon. Elle confie également ses futurs projets…

Vincent Raymond | Mercredi 5 septembre 2018

Léa Frédeval : « Ma génération doit s’enlever de l’individualisme »

Votre aventure est partie d’un roman ? LF : Oui, Les Affamés a été publié en 2014. Ce sont les édition Bayard qui m’ont commandé le livre… Je n’avais pas prévu d’écrire du tout. J’étais à ma troisième année de fac dans ma troisième fac, moi-même en errance, je n’avais aucune piste. J’essayais des choses en faisant de grands écarts universitaires assez fous. Et puis fin de ma troisième année, frustrée par un mauvais résultat, je lance un blog. Pas pour être connue : il y a 15 ans j’aurais ouvert un journal intime. J’ai pris mon ordi et 3 semaines plus tard j’ai reçu un email des éditions Bayard me disant être tombé sur mon blog par hasard et me demandant de faire dans un livre le constat de ma génération. Donc je l’ai fait, il n’y avait rien de plus sympa. Un an et demi après, on m’a appelé pour l’adapter au cinéma. Comment avez-vous abordé cette première expérience cinématographique ? Il n’y a rien de plus cool à faire dans la vie ; je ne vois pas ce que je pourrai

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Samuel Collardey : « Je m’inspire de tranches de vie pour fabriquer des histoires »

Une année polaire | Grand écart climatique pour Samuel Collardey, qui a présenté en primeur aux Rencontres du Sud d’Avignon son nouveau film tourné aux confins de l’hémisphère boréal, Une année polaire. Une expérience inuite et inouïe.

Vincent Raymond | Jeudi 31 mai 2018

Samuel Collardey : « Je m’inspire de tranches de vie pour fabriquer des histoires »

Une année polaire s’achève avec une phrase précisant qu’Anders est toujours instituteur au Groenland. Ce que l’on a vu tient donc davantage du documentaire que de la fiction ? Pour aller très vite, le film a été écrit : le scénario est très documenté, tout vient de témoignages que j’ai reçus d’anciens instituteurs ou de choses que moi-même j’ai vécues, ou que Anders a vécues ; je n’ai rien inventé. Tout ce qui est dans le film est documentaire, mais il est effectivement mis en scène comme une fiction. C’est-à-dire que tout le monde joue son propre rôle. Cela donne en effet un registre un peu hybride entre le documentaire et la fiction. Mais c’est un petit peu ma façon de faire — la question s’était déjà posée sur L’Apprenti, Tempête. J’aime travailler avec des non-professionnels sur des effets de réel très forts, et je m’inspire de leurs tranches de vie pour fabriquer des histoires. Est-ce que ce cela vous complexifie ou vous simplifie le travail de procéder ainsi ? Je ne s

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Daniel Auteuil : « Rêver sa vie, c’est un peu comme mener une rechercher poétique »

Amoureux de ma femme | C’est sur les terres de sa jeunesse avignonnaise, lors des Rencontres du Sud, que le réalisateur et cinéaste Daniel Auteuil est venu évoquer son nouvel opus, Amoureux de ma femme. Le temps d’une rêve-party…

Vincent Raymond | Jeudi 26 avril 2018

 Daniel Auteuil : « Rêver sa vie, c’est un peu comme mener une rechercher poétique »

Le scénario est adapté d’une pièce de Florent Zeller que vous avez jouée. Y a-t-il beaucoup de différences ? D.A : Ah oui, il est très très librement adapté ! On a beaucoup parlé : je lui ai raconté à partir de la pièce de quelle genre d’histoire j’avais envie. Je voulais parler des pauvres, pauvres, pauvres hommes (rires), et de leurs rêves, qui sont à la hauteur de ce qu’ils sont. Certains ont de grands rêves, d’autres en ont des plus petits. Et puis il y avait l’expérience de cette pièce, qui était très drôle et qui touchait beaucoup les gens. Mon personnage est un homme qui rêve, plus qu’il n’a des fantasmes. Un homme qui, au fond, n’a pas tout à fait la vie qu’il voudrait avoir, peut-être ; qui s’identifie dans la vie des autres. Le cinéma vous permettait-il davantage de fantaisie ? La pièce était en un lieu unique et était très axée sur le verbe, sur le texte. Une grande partie était sur les pensés, les apartés. Ici, c’est construit comme un film : le point de départ était cette idée de

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Julien Hallard : « Ce qui m’intéresse, c’est que le message passe »

Comme des garçons | S’il n’a tourné aucune image de son film inspiré de l’équipe de foot féminine de Reims dans la ville de ses exploits, Julien Hallard est bien allé à Avignon pour parler aux Rencontres du Sud de Comme des garçons…

Vincent Raymond | Jeudi 26 avril 2018

Julien Hallard : « Ce qui m’intéresse, c’est que le message passe »

Y a-t-il a un lien entre le foot et votre mère, à qui vous avez dédié ce film ? J.H. : C’est une dédicace affective avant tout. S'il y en avait un, ce serait sur la cause féministe — ma mère était très engagée. Et comme elle aimait le cinéma, je me devais de lui dédier mon premier film. Quel est votre propre rapport au foot ? J’ai joué dans le Calvados chez les poussins, j’aime ça depuis l’enfance. Et je m’intéresse vraiment au football féminin, ce n’est pas un truc opportuniste : je suivais Lyon et l’équipe de France, ça joue bien. Au moment où les hommes plongeaient en 2010, les filles faisaient une bonne coupe du monde, ça m’a inspiré. Elles vont trouver leur place dans ce sport majeur, avec beaucoup d’argent. Et si elles arrivent à s’imposer, elle s’imposeront dans le sport le plus populaire sur la planète. Donc j’aimerais bien que ça arrive. À partir de quand la fiction prend-elle ici le pas sur l’histoire authentique ?

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Elsa Diringer : « Je pense que la violence peut aussi venir d’une femme »

Luna | De passage en quasi voisine aux Rencontres du Sud d’Avignon, la Montpelliéraine Elsa Diringer a présenté son premier long métrage, Luna. Le portrait d’une jeunesse bouillonnante qu’elle a su approcher, voire apprivoiser. En douceur.

Vincent Raymond | Mercredi 4 avril 2018

Elsa Diringer : « Je pense que la violence peut aussi venir d’une femme »

Comment vous en êtes venue à la réalisation ? E.D. : Un peu par hasard. Au départ, je ne voulais pas du tout faire de cinéma. J’ai rencontré un copain dans une salle d’escalade qui m’a emmené sur un tournage et à l’époque, comme j’étais un peu perdue, je me suis dis « bah voilà, je vais faire ça ». Mais je savais pas encore exactement quoi. Donc je me suis inscrire à la fac et je me suis dit qu’il fallait apprendre un métier technique pour gagner ma vie. J’ai découvert la perche et j’ai bien aimé parce que c’était physique. Ensuite, j’ai fait de l’assistanat, ce qui m’a permis de fréquenter de chouettes plateaux comme ceux de Nicole Garcia, René Féret ou Alain Resnais à la fin. En même temps, j’ai écrit des courts métrages qui ont été plus ou moins financés. Au bout d’un moment, je me suis dis « arrête de te raconter que tu vas être perchman parce que ce n’est pas vrai, ce n’est pas un métier pour toi ». Et j’ai commencé à écrire mon long métrage. Mais c’était assez tard. Vers 27 ans. Qu’est-ce qui a déterminé le choix d

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Carine Tardieu : « Pleurer ou rire, c’est une manière d’être vivante »

Interview | Avant d’aller à Cannes à la Quinzaine de Réalisateurs, Carine Tardieu était passée aux Rencontres du Sud pour présenter son film tourné en Bretagne. Rencontre avec une voyageuse…

Vincent Raymond | Vendredi 8 septembre 2017

Carine Tardieu : « Pleurer ou rire, c’est une manière d’être vivante »

Vous abordez ici thème du secret de famille, très fécond au cinéma… CT : Au fur et à mesure de l’écriture de cette histoire, je me suis rendu compte qu’il y avait énormément de famille dans lesquelles il y avait des secrets — beaucoup autour de la paternité, car on sait qui est la mère d’un enfant. On en entend davantage parler depuis que les tests ADN existent. Des gens m’ont raconté leur histoire : certains ont eu envie de chercher leur père biologique, d’autres n’ont jamais voulu savoir… Paradoxalement, découvrir que son père n’est pas son père biologique permet à votre héros de mieux le connaître le premier… CT : Absolument. J’ai eu moi-même la sensation de rencontrer mon père assez tard, alors que mon père je le connais depuis toujours. Parfois, la rencontre se fait à un moment précis de la vie : quand on devient soi-même père ou mère, on se demande quel homme et quelle femme nos parents ont été. On projette des choses sur eux, qui sont juste une petite partie de leur réa

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Jeff Nichols en Skype au Méliès

Rencontre | Quatre ans après une première soirée visioconférence en direct d'Austin (Texas) avec le réalisateur américain Jeff Nichols pour son film Mud, le Méliès réitère l'événement (...)

Nicolas Bros | Vendredi 3 février 2017

Jeff Nichols en Skype au Méliès

Quatre ans après une première soirée visioconférence en direct d'Austin (Texas) avec le réalisateur américain Jeff Nichols pour son film Mud, le Méliès réitère l'événement en février 2017. Pour fêter la sortie de son nouveau film Loving, Le Méliès Saint-François sera encore une fois le théâtre d'une discussion via Skype avec l'artiste le mercredi 15 février dès 20h.. Le programme de la soirée sera le suivant : - 20h: introduction au mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, par Elisabeth Bouzonviller (Maître de Conférences à l'Université Jean Monnet) - 20h30: projection de Loving en VOST - 22h30: rencontre avec le réalisateur Jeff Nichols (via Skype, en anglais avec traduction)

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Indépendants, levez-vous !

ECRANS | Après le succès de 2014 (légèrement entaché par une grève de la SNCF), les rencontres du cinéma indépendant reviennent au Méliès pour une deuxième édition qui se déroulera en (...)

Christophe Chabert | Mardi 2 juin 2015

Indépendants, levez-vous !

Après le succès de 2014 (légèrement entaché par une grève de la SNCF), les rencontres du cinéma indépendant reviennent au Méliès pour une deuxième édition qui se déroulera en alternance à Jean Jaurès et à Saint-François. Au départ, on pourrait penser que la manifestation est avant tout un rendez-vous professionnel : il s’agit en effet de faire se rencontrer exploitants et distributeurs indépendants pour échanger autour des films à venir, dont certains sont présentés en avant-première, mais aussi autour d’enjeux spécifiques au secteur. Ce sera l’objet des diverses tables-rondes organisées durant ces trois journées : comment programmer à destination du jeune public des films en VO et des films qui ne sont pas du cinéma d’animation ? Comment élaborer une grille mensuelle de programmation ? Enfin, comment faire en sorte que les exploitants puissent (re)devenir prescripteurs auprès de leur public, c’est-à-dire établir un lien de confiance qui permettrait de faire partager leurs choix et leurs coups de cœur sur des films peu médiatisés ? Ces questions-là ne sont pas aussi techniques qu’elles en ont l’air et ont en commun de poser le spectateur comme centre de l’attention, da

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Indépendants Days

ECRANS | Les premières Rencontres du cinéma indépendant au Méliès et au France du 19 au 21 juin seront l’occasion de réfléchir sur la manière de promouvoir des films qui peinent à trouver leur place face à de grosses machines bien huilées. Et d’en voir quelques-uns en avant-première… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 4 juin 2014

Indépendants Days

Depuis la rentrée, Le Méliès organise des séances baptisées La Cerise sur le gâteau. Celles-ci ont un objectif : mettre un coup de projecteur sur des films qui peuvent difficilement exister commercialement sur le rythme de quatre séances quotidiennes mais dont on ne peut néanmoins pas priver le public stéphanois, puisqu’ils représentent le présent vivant du cinéma, sinon son avenir. Les Bruits de Recife (un des meilleurs films de l’année, tout simplement), Métabolisme ou ce mois-ci Computer chess (par le cinéaste parrain du courant mumblecore, Andrew Bujalski) et Maïdan (le docu de Sergeï Losnitza sur les événements en Ukraine) : autant de propositions stimulantes et novatrices venues de distributeurs indépendants qui mouillent leur chemise et essaient de faire vivre un cinéma différent. C’est tout l’enjeu des Rencontres du cinéma indépendant : réunir ses distributeurs — regroupés au sein du SDI, Syndicat des Distributeurs Indépendants — leur permettre de montrer un film de leur catalogue à venir, mais surtout créer un dialogue avec les exploitants pour trouver des solutions afin que ces films ne soient pas cantonnés à une diffusion à Paris et

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Quand le design tutoie l'émotion

ARTS | La biennale 2013 met en lumière une composante ambiguë du design relayée cette année par le thème de l'empathie. Nuance toute entière contenue en un préfixe, le terme, récent, créé à l'origine pour définir le sentiment qui accompagne la perception visuelle d'une forme concrète, s'est destiné par la suite à la compréhension des émotions de l'autre. d'une quête un alibi ?

Marlène Thomas | Lundi 4 mars 2013

Quand le design tutoie l'émotion

L'exposition Espace de rencontre met en tension la notion d'un « je -tu » dans les représentations de « corps-champs-de-bataille », de corps soufflés, de corps dérobés, projetés simplement ou à demi ; des « corps / personne », dont l'intégrité se décompose pour la construction d'une altérité. Les photographies et installations à la recherche de cet autre passent par une représentation du corps pour appréhender la personne. Cet autre indissociable de soi du fait même de ce sentiment d'empathie, à partir de quand cesse-t-il d'être objet pour devenir sujet ? Mimant le duel, Laurent Quin met à nu un territoire, pour donner l'occasion d'une expérience intime de l'autre. Il découvre une tête qui devient métonymie de l'épreuve en même temps que support du jeu de go. Un jeu de patience où déjà le noir et blanc ceint par le contraste le crâne fauché qui donne lieu au champ de bataille. Abstrait, combinatoire, il tend vers une réduction de l'épreuve par le jeu. La ligne de flottaison mouvante qui partage les photographies semble mesurer l'amplitude insaisissable de ce phénomène. Préfixe VS instrument

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