Et après ?

Témoignages | Nous avons demandé à quelques responsables de lieux culturels où ils en étaient et comment ils envisageaient la suite des événements... Propos recueillis par Cerise Rochet et Nicolas Bros

La rédaction | Mardi 9 juin 2020

Flou complet au Zénith

« Très honnêtement, nous n'avons pas une grosse visibilité sur l'automne » Sylvie Liogier, directrice du Zénith Saint-Étienne ne cache pas ses inquiétudes... « Nous sommes fermés jusqu'à fin août, avec des reports de spectacles sur la fin de l'année et sur 2021. Si on peut jouer dans des conditions "normales", c'est-à-dire avec du gel hydroalcoolique, un choix laissé aux spectateurs de porter ou non le masque et sans distanciation, ça reprendra normalement. Si la règle des 4 m² est encore là, ce n'est pas jouable ! Si nous ne pouvons faire rentrer que 1 500 personnes au Zénith, ce n'est pas rentable et pas confortable pour le public qui, lui, vient pour se détendre. » Pour la plus grande salle du département, l'impact économique est très important. « C'est catastrophique. Si on ne pouvait pas jouer jusqu'à janvier 2021, ce serait un impact de plus d'un million d'euros... confie la dirigeante. Je ne connais pas de société qui peuvent tenir avec deux mois de recettes et 10 mois sans recette. On sait qu'il y a des périodes plus calmes que d'autres mais là, ce n'est pas tenable ni pour nous, ni pour les producteurs. Toute l'équipe du Zénith est au chômage partiel car nous n'avons plus rien. Nous sommes dans l'attente... » Sylvie Liogier met en avant également les difficultés pour l'activié du Zénith de mettre en place les règles sanitaires que l'on peut facilement appliquer ailleurs. « Ce n'est pas qu'on ne veut pas appliquer les règles de distanciation comme tout le monde, mais je pense que c'est plus facile dans un bureau où les gens viennent travailler. Chez nous, les gens viennent se détendre. Lorsque j'entends que les festivals réunissant 5 000 personnes pourront peut-être se dérouler, je pense que M. le Ministre n'a jamais du aller dans un festival... On impose des groupes limités à 10 dans les restaurants et on laisserait un festival de 5 000 personnes. Il est compliqué d'arriver à avoir l'attitude juste au milieu de tout cela. »

« C'est catastrophique. Si on ne pouvait pas jouer jusqu'à janvier 2021, ce serait un impact de plus d'un million d'euros... »

Ozon la réouverture

« C'est Speed, mais on est content ! » En pleine course contre la montre avant la réouverture de ses cinémas le 22 juin, Paul-Marie Claret, directeur du Méliès Jean-Jaurès et du Méliès Saint-François s'est arrêté quelques minutes, au début du mois de juin, pour nous donner son sentiment quant à cette reprise : « On a une gazette de 32 pages à préparer en moins de 3 semaines, on doit gérer plein de choses… Pour la réouverture, nous allons garder 4 films qui étaient à l'affiche avant le confinement. Seulement 4, car nous avons décidé de ne pas garder les films qui sont sortis en VOD. À titre personnel, je considère d'ailleurs que ce procédé pose aujourd'hui un vrai problème aux cinémas. Pinocchio est par exemple sorti sur Amazon Prime, alors que ce film représentait pour nous plus de deux mois de travail… Qui n'auront servi à rien du tout. Je ne peux que me dire que l'on porte une fois de plus atteinte aux salles. Ceci étant, il nous faut également préparer la suite. On vient d'apprendre que le dernier Ozon, qui figure dans la sélection officielle du festival de Cannes, sortira le 14 juillet. Moi, je n'aime pas programmer à l'aveugle, je dois donc voir le film, pour décider si oui ou non je le mets à l'affiche ».

« À titre personnel, je considère d'ailleurs que ce procédé pose aujourd'hui un vrai problème aux cinémas. »

Outre la question de la programmation, Paul-Marie doit aussi organiser ses conditions de réouverture, en termes sanitaires. Gel Hydroalcoolique, nettoyage régulier des poignées, des toilettes, fauteuil libre entre chaque groupe non constitué… « Les spectateurs dans une même salle ne pourront pas dépasser 50% de notre jauge. Ce qui veut dire que pour ma plus grande salle, je ne pourrai pas aller au-delà de 90 spectateurs accueillis… Cela pose de vraies questions d'ordre économique, d'autant que contrairement à d'autres structures, à l'heure actuelle, nous sommes très peu subventionnés. Il va par exemple être très compliqué de recevoir des centres sociaux cet été, ainsi que les scolaires et universitaires à la rentrée… J'ai peur que le protocole reste le même jusqu'à ce qu'arrive la deuxième vague d'épidémie. Sauf que si elle n'arrive jamais… On peut subir ces conditions longtemps. »


Assis ou debout, au Fil on avance

« On attendait le 28 mai et les annonces du gouvernement concernant le déconfinement avec impatience. C'est vrai que ça a été une surprise de voir que les salles de spectacles pouvaient rouvrir... » Malgré cette bonne nouvelle de dernière minute, Thierry Pilat, directeur du Fil reste conscient que les semaines et mois à venir sont encore bien flous. « Au Fil nous ne pouvons pas rouvrir complètement pour deux raisons. La première correspond au fait qu'il nous faut un peu de temps pour reprogrammer les concerts. Ensuite, les normes nous imposent des jauges assises, avec des chaises distanciées, etc. Toutes ces nouvelles conditions nous permettent d'annoncer que nous pourrions ouvrir les concerts en septembre avec une jauge de 200 places assises. Si ces conditions restent identiques en septembre, les concerts de The Avener ou Deluxe ou les soirées techno seront difficiles à maintenir à moins que les artistes acceptent de jouer devant 200 personnes assises. Mais ce n'est pas évident. Nous attendons les nouvelles annonces gourvernementales du 22 juin. À la rentrée, soit c'est la jauge assise, soit la situation évolue d'ici là vers un retour à la normale ou des jauges debout mais en nombre réduit. Aujourd'hui, organiser un concert de 200 places, ça apparaît comme un exploit... Mais les choses ont l'air d'aller très vite désormais.»

« Nous reprenons donc fin juin les résidences avec des artistes régionaux et locaux, des producteurs indépendants qui ont besoin de travailler. Cela permet de relancer un peu la machine. »

Pour autant, la salle va reprendre du service et s'appuyer sur ses autres missions que celle de la diffusion. « En attendant, on rouvre la terrasse pour les afterworks avec 60 personnes assises. On organise aussi la Fête de la musique en huis clos, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Ça a lieu au Clapier et au Fil. On ouvrira le bar en extérieur pendant la soirée avec un écran qui rediffusera les sets d'artistes. Parallèlement, le Fil ce n'est pas seulement la diffusion de spectacles mais aussi la résidence d'artistes et la médiation culturelle. Du coup, quand on peut plus faire de diffusion, il nous reste les deux autres missions. Nous reprenons donc fin juin les résidences avec des artistes régionaux et locaux, des producteurs indépendants qui ont besoin de travailler. Cela permet de relancer un peu la machine. Nous avons aussi pour projet de faire des petits concerts hors-les-murs entre le 14 juillet et fin juillet. Ils prendraient place en extérieur dans des lieux insolites, avec des artistes locaux que l'on accompagne. On filmerait ces lives. L'avantage que nous avons sur ces captations c'est que nous travaillons sur cela depuis plusieurs années. L'idée est de permettre aux artistes de continuer à créer et à exister, mais le souci principal c'est qu'il n'y a plus de revenus. Mon job est de réorganiser le budget pour garder des moyens artistiques sans avoir de billetterie ni de recettes bar...»


Une vision tranchée

Jean-François Ruiz, directeur du Centre Culturel de La Ricamarie, et son équipe ont fait un choix fort concernant les spectacles de 19/20 qui n'ont pas pu avoir lieu et pour la saison 20/21 qui se profile. « Nous avons pris l'option d'annuler toute la fin de saison et de ne pas faire de report. Tout ceci en indemnisant les compagnies à 100%. Les sessions ont été payées y compris les engagements que nous avions auprès d'artistes qui menaient des actions d'éducation artistique et culturelle. Nous ne voulions pas reporter les difficultés sur la saison 20/21. Cette dernière était de toute manière déjà bouclée et reporter les spectacles aurait pu être très compliqué. Il nous semblait plus judicieux d'annuler, d'indemniser et de repartir sur une saison telle que l'on avait prévue. Concernant le public, c'est la grande inconnue. En temps normal, on ne sait jamais si le public viendra même si nous n'avons pas à nous plaindre de la fréquentation. J'ai l'impression que les gens ont envie de revivre et donc le parti pris que nous avons choisi est de redémarrer la saison comme à la normale. Je sais que beaucoup de mes collègues prennent des précautions en me disant on ne va pas redémarrer correctement avant janvier, on ne veut pas à nouveau annuler, reporter... Ce n'est pas notre point de vue. »

« J'ai l'impression que les gens ont envie de revivre et donc le parti pris que nous avons choisi est de redémarrer la saison comme à la normale. »

Même si la volonté de reprendre une activité normale est bien légitime, le flou demeure sur de nombreux points. « À propos des directives gouvernementales d'accueil du public, ce n'est pas clair. On a entendu tellement de choses différentes. Nous n'avons reçu aucune consigne spécifique pour les théâtres. Mais incontestablement, ce sont les compagnies qui ont le plus souffert. Nous avons fait un recensement auprès d'une quarantaine de compagnies ligériennes et la perte de chiffre d'affaires s'élève à 600 000 euros pour ces dernières. C'est énorme ! C'est dire le poids économique de ce secteur que l'on sous-estime souvent. Concernant les lieux, je pense qu'ils s'en sortent mieux car les subventions sont maintenues voire parfois augmentées comme à La Ricamarie. Après, comment cela va évoluer dans les mois à venir, c'est là où nous sommes très inquiets. Y-aura-t-il un rattrapage sur ce qui a été garanti cette année, va-t-il falloir économiser de l'argent pour récupérer ce qui a été dépensé en mesures sanitaires, en aides aux entreprises, aux commerçants... Paiera-t-on la note ? Je ne suis pas de nature pessimiste mais je me pose la question. »


Optimisme presque optimal

« On retrouve la pente ascendante ». Après des semaines de flou, de questionnement, de tricotage-détricotage-retricotage, le directeur de la Comédie de Saint-Étienne, Arnaud Meunier, reprend confiance, le long d'un chemin qui se veut plus optimiste : « L'annonce d'une réouverture nous a permis de nous projeter de nouveau. Dans un premier temps, la Comédie va rouvrir son école, car les concours des Centres Dramatiques Nationaux vont avoir lieu prochainement. Nous devons donc faire en sorte que nos élèves de classe prépa' soient prêts pour ces échéances. Par ailleurs, nous avons également des élèves de 3e année à diplômer… Et c'est ce qui va nous permettre de retrouver le chemin du public, puisque ces élèves présenteront début juillet Le Ciel Bascule, créé et mis en scène par Julie Deliquet. » Sur cette lancée de retrouvailles avec les spectateurs, la Comédie envisage également des soirées en l'honneur des « premières lignes » … Le tout, dans des conditions sanitaires encore incertaines. « Si la première représentation devait avoir lieu aujourd'hui, chaque spectateur devrait être masqué, et on ne pourrait occuper qu'un fauteuil sur trois. Mais, dans la mesure où la SNCF, ainsi qu'Air France, ont annoncé qu'ils allaient vendre la totalité de leurs places disponibles à bord de leurs trains et avions pour l'été, je me dis que les conditions que l'on nous impose actuellement vont sans doute évoluer elles-aussi. C'est d'ailleurs l'une des grandes leçons de cette épidémie : il faut désormais savoir être réactif, et s'adapter très vite aux circonstances. »

« C'est d'ailleurs l'une des grandes leçons de cette épidémie : il faut désormais savoir être réactif, et s'adapter très vite aux circonstances.

Reste la question de la saison prochaine, qui, elle non plus, n'est pas encore tranchée. « Malgré tout, nous avons décidé de nous appuyer sur deux boussoles. La première, c'est de rester quoi qu'il en soit les alliés des artistes et des compagnies. Nous les avons assurés de notre soutien, et nous avions décidé dès le départ de ne pas céder à la panique. Nous n'avons donc rien modifié ni annulé de ce qui était déjà prévu à l'automne. La deuxième boussole, c'est malgré tout que nous devions ouvrir notre saison avec la biennale de la Danse, que les organisateurs ont décidé de repousser en mai prochain. Nous aurons donc un mois de plus, en septembre, pour lancer notre saison, en accueillant des répétitions, notamment… Et puis, nous ne sommes sûrs de rien, mais nous espérons fort pouvoir organiser la fête de la Comédie… »


Pas capté

« Tout est flou ». Dans leur Chok Théâtre, Alain Besset et son équipe sont pour leur part dans l'incertitude la plus totale quant à leur réouverture. Alors qu'ils ont dû annuler des dizaines de spectacles sur leur fin de saison, il leur faut aujourd'hui envisager la suivante, un peu à tâtons : « Nous avions déjà commencé à construire des choses avant le confinement. Depuis, nous avons ajouté à cette trame les spectacles que nous avons dû annuler, et que nous devions reprogrammer. Mais toute la question réside dans le nombre de spectateurs que nous pourrons accueillir. Pour l'instant, nous avons essayé de nous projeter sur un accueil d'un spectateur sur trois. Mais si jamais on nous demande en plus de ne remplir qu'une rangée sur deux, on ne pourra pas tenir. On ne pourra faire rentrer qu'à peine 20 personnes, et les compagnies n'auront pas de quoi se payer. »

« Pour l'instant, nous avons essayé de nous projeter sur un accueil d'un spectateur sur trois. Mais si jamais on nous demande en plus de ne remplir qu'une rangée sur deux, on ne pourra pas tenir. »

Et pourtant… En cette période trouble, plus que jamais, l'existence d'un théâtre d'engagement tel que l'accueille ou le met en scène le Chok et sa compagnie ElectroChok est capitale : « J'ai écouté attentivement le message du président aux intermittents, poursuit Alain Besset. Et je suis extrêmement sceptique quant à la voie sur laquelle il voudrait nous engager. D'une part, parce qu'il devrait savoir que nous allons déjà à la rencontre d'autres publics comme les scolaires, il n'est pas question ici de réinvention quelconque. D'autre part, parce que je suis fermement opposé à tout ce qui peut passer par de la captation vidéo. Cette pratique se situe à l'extrême inverse de ce que doit être le spectacle vivant. Au Chok, nous faisons systématiquement en sorte de provoquer un moment d'échange après les représentations, parce que c'est ça, le spectacle. C'est faire réfléchir, faire parler, permettre aux gens d'entrer en relation, de communiquer. Ce n'est sûrement pas quelque chose que l'on doit proposer aux gens, qu'ils doivent consommer avant de passer à autre chose. Nous ne souhaitons pas proposer ce genre de formule au nom d'un principe de précaution, sur lequel on peut s'interroger lorsqu'on voit certaines incohérences dans l'application des règles sanitaires mises en place. Au Puy-du-Fou, par exemple… »

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Il y a eu BUL -ex-Raqoons- en 2017, puis Gat & Rim, l’année d’après. Grâce à leur pop, les premiers avaient enflammé la salle de l’Olympia, et atterri tout droit sur les scènes de Musilac et du Foreztival. Avec leur rap décalé mais non moins percutant, les deuxièmes avaient remporté un accompagnement musical leur permettant de sortir leur premier album. Qui seront les prochains ? C’est tout l’enjeu de la pré-sélection du tremplin Muzik’Casting Loire Haute-Loire qui se déroule actuellement. Lancé en 2011, le concours orchestré par Le Crédit Agricole fêtera cette année ses 10 ans, et verra son super lauréat décrocher lui aussi un accompagnement musical d’une valeur de 5000€. Avant cela, celui-ci devra franchir plusieurs étapes, dont la première se déroule en ce moment-même. Les jeunes groupes et artistes ligériens et alti-ligériens qui souhaitent participer à cette 10e édition, ont en effet jusqu’au 2 novembre prochain pour candidater en ligne, et se soumettre ainsi aux votes du public : pour cette pré-sélection, des internautes associés à un jury de professionnels désigneront le gagnant du tremplin sur le territoire Loire Haute-Loire. Un

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ACTUS | Le numéro de décembre du Petit-Bulletin Saint-Etienne sera le 100e! Et si c'était toi, qui concevait sa UNE ?

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Participe au 100e numéro du Petit-Bulletin!

Tu as un coup de crayon, un oeil avisé derrière l'objectif, tu joues de la tablette graphique, ou un peu tout ça à la fois ? Propose-nous une illustration, celle-ci se retrouvera peut-être en UNE de ce numéro spécial ! Envoie ta proposition avant le 22 novembre à 12h à cerise@petit-bulletin.fr, avec les éléments te concernant (nom et prénom, nom d'artiste, compte FB, Insta et Twitter, numéro de téléphone) Si ta proposition est retenue par l'équipe, elle ouvrira le numéro distribué à 20 000 exemplaires dans la Loire. Attention, ton illustration devra respecter nos contraintes graphiques : 182, 5 x 287 mm ; 300dpi ; rvb

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Empathie et impatience… Durant de longs mois, le public s’est globalement montré très concerné par la fermeture des lieux de culture, pressé de retrouver l’obscurité des salles, ou simplement touché d’évoluer dans une société privée de ces espaces vitaux. Ô combien bienvenu, cet engagement citoyen s’est très rapidement mué en un profond réconfort pour tous les acteurs culturels dépossédés de leurs principaux moyens d’expression. Aujourd’hui, les semaines ont passé, les mornes fermetures semblent définitivement derrière nous, les organisations d’événements reprennent, les portes ont rouvert… Mais la culture ne « reprendra » véritablement que lorsque les publics les franchiront de nouveau. Tandis que les saisons n’ont sans doute jamais été aussi denses que celle qui démarre, que les propositions n’ont jamais été si diverses, que tous les goûts, toutes les humeurs et toutes les bourses ont devant eux des chaussures conçues spécialement pour leurs pieds… Soutenons !

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Après 35 ans passés à arpenter ses allées de long en large, sans doute devrait-on la connaitre par cœur… Eh bien non. Car, d’édition en édition, la fête du Livre de Saint-Etienne se renouvelle en même temps qu’elle s’enrichit, proposant toujours plus d’animations autour du livre, pour les mordus de lecture, mais aussi pour ceux qui ne le sont pas (encore). Au rayon des nouveautés, donc, cap cette année sur le quartier Chavanelle, qui accueillera plusieurs espaces dédiés à la jeunesse. Sur la grande place seront installés les stands dédiés à la littérature à destination des enfants et des ados. Le Collectif X lira des extraits de textes en continu, et des ateliers seront organisés durant 3 jours. Un peu plus loin à l’Espace Boris-Vian, les jeunes gens pourront venir tester un escape game, ou participer à des ateliers autour de la bédé. Des spectacles de rue avec jonglage et mimes, orchestrés par la compagnie Maintes et une Fois, auront également lieu samedi 16 et dimanche 17 au square Cocteau. Et, pour cette 35e, la Fête se prolongera également du côté de la bourse du Travail. Le lieu, dédié aux auteurs locaux et régionaux, révèlera la vitalité de n

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Cinémas : des cartes à rebattre

Dossier : ciné | Une réouverture qui s’est faite attendre, de beaux films à l’affiche, une météo peu clémente qui pouvait leur permettre de remplir leurs salles… Et pourtant.

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

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Dans les cinémas du territoire – comme de partout – les gérants des salles sont encore loin de l’euphorie. A Saint-Etienne, le directeur des cinémas Le Méliès, Paul-Marie Claret, suit ses chiffres au jour le jour, et se montre assez inquiet : « On a fait plutôt un très beau redémarrage... Et puis, l’instauration du pass sanitaire nous a très fortement impactés. La semaine où il a été mis en place, on a enregistré une baisse de 50% de notre fréquentation. Et cela se poursuit, puisque depuis 3 semaines, on est à -40%. » Au Cin’étoiles de Sainte-Sigolène, le constat est à peu près le même. Associatif, géré uniquement par des bénévoles et mono-écran, l’établissement semble avoir également souffert de la mise en place du pass : « On sait, que parmi notre public habituel, certains ne viennent plus à cause de ça, explique Marie-Françoise Coste, la présidente de l’association. Au début, quelques-uns ont même essayé de nous convaincre de les laisser rentrer sans… Aujourd’hui, on n’est pas « inquiet » à proprement parlé mais on s’interroge néanmoins, sur la manière dont on pourrait attirer plus de spectateurs, et notamment les jeunes ». Les

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dossier : embouteillage | Ce n'est un secret pour personne : le monde de la culture a subi de plein fouet la crise du Covid 19 dans une confusion générale des plus frustrantes. Pour un coup d’œil dans le rétroviseur sans quitter la route des yeux, revenons avec quelques professionnels du milieu sur l’imbroglio des programmations qui complique la donne.

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Programmations : le casse-tête pour éviter le casse-pipe

Programmateurs, producteurs, gérants de salles, collectivités locales, techniciens, artistes, tous ont vécu avec les mêmes sueurs froides les déprogrammations en cascades, les annulations et les reports, les vrais et les faux espoirs. Responsable du développement des publics à la Comédie de Saint-Étienne, Julien Devillers dresse le bilan. « Nous avons dû annuler 14 spectacles sur la saison passée, soit 57 représentations non jouées. Seulement 4 d’entre eux ont pu être reportés sur la saison 21/22. Lors de notre réouverture en juin dernier, 10 spectacles ont pu être joués, soit 32 représentations sauvées. 60% de notre public a fait don à La Comédie des places perdues, déclinant notre proposition de remboursement. C’est un geste très fort. » Au Centre Culturel de la Ricamarie, 10 spectacles ont été annulés sur les deux dernières saisons, dont 6 seront reprogrammés cette année. Cécile Moulin précise : « L'idée est de ne pas abandonner les créations de la saison dernière, tout en évitant d’impacter celles à venir. Pour cette nouvelle saison, nous avons augmenté le nombre de spectacles et le nombre de représentations, grâce notamment a

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En descendant les escaliers après avoir laissé son blouson au vestiaire, mieux vaut avoir les yeux en face des trous pour éviter la bûche et ne pas se gâcher les heures qui vont suivre. Une fois en bas, bien en équilibre sur ses deux pieds, c’est au choix. Sur la droite, on se fraye un chemin en direction du mur de briques rouges qui rappelle les vieilles usines, en partie recouvert d’affiches de concerts et devancé d’un large bar qui donne envie de s’asseoir pour s’en jeter un. Sur la gauche, on tente un pas chaloupé en direction de la piste, dans une pénombre à peine rompue par quelques spots de couleurs qui incite au déhanchement sans complexe. Au fond, trois nuits par semaine, Julien et Thibault se relaient derrière les platines, pour envoyer du son made in une autre époque, à base de couinement de guitare, de doum doum de basse, et de poum tchack de batterie. Ce vendredi soir, c’est Julien qui s’y est collé. Nous sommes début septembre, il est minuit passé, et, tandis que de l’autre côté du club, Thibault donne du rythme en servant des rhums coca à tour de bras, lui a d’ores et déjà pris un peu chaud et tombé le haut. En marcel blanc, les yeux sur la foss

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Tout au long de ces presque 18 mois, l'absence de public a impacté fortement la psychologie des chanteurs et instrumentistes du monde classique et lyrique : ainsi ont-ils eu 1 an et demi pour se lancer dans l'introspection méditative, au point qu’une petite minorité d'entre eux a opéré de spectaculaires revirements vers les métiers de bouche, la mécanique, les transports ferroviaires... A Saint-Étienne néanmoins, les structures professionnelles comme l'Opéra ont continué, chaque fois que cela a été possible, à dérouler leur saison, malgré ce trop long silence... national. En cette rentrée scolaire, les saisons symphoniques et lyriques reprennent donc presque normalement, malgré l'inévitable sacrifice sur l'autel du Covid de quelques productions... Le SyLF, ensemble professionnel, effectue sa rentrée lui aussi, et entame une saison quasi normale. Du côté des grosses structures professionnelles, les dispositifs « antichoc » mis en place par Pôle emploi ont non seulement permis aux intermittents de ne pas avoir à recalculer les heures reconduisant leurs droits au plus fort de la crise, mais également à de nouveaux professionnels d'entrer dans l'intermittence. L'éligibilit

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Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

A la (re)conquête des publics

C’était dans le courant de l’hiver, il y a bientôt un an. Lucides quant à la situation, sentant que l’été 2021 ne serait pas un été « comme avant », les organisateurs du Foreztival décidaient d’annuler leur événement plutôt que d’en proposer un au rabais… Et de le remplacer par une manifestation culturelle sans précédent, susceptible de fédérer tous types de publics, y compris ceux que l’on appelle parfois les « éloignés ». Cet été, la bande d’acharnés a donc élaboré 64 propositions culturelles, en 49 jours d’affilée, dans plus de 60 communes du territoire de l’agglomération Loire-Forez*… Le tout, en formule gratuite. « La base du projet, c’était de proposer des choses à des gens qui n’ont pas forcément accès facilement et régulièrement à la culture live, souligne Marion Berthet, l’une des organisatrices. A l’arrivée, on a touché plus de 10 000 spectateurs. Ça prouve que quand tu vas à la porte des gens, ils ne demandent qu’à participer. » La culture hors de ses murs Alors que, durant la longue pause qui les a coupés de leur public, de nombreux acteurs culturels ont pu prendre le temps de penser en profondeur la question de la culture pour

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« La galère des intermittents n’est pas encore terminée »

Dossier - Interview | Des contrats annulés, de l’incertitude, des vides juridiques, une précarité des statuts… Depuis le début de la crise, les travailleurs des métiers du spectacle ont vécu un ascenseur émotionnel et financier très fort… Qu’ils ont tenté de surmonter en se serrant les coudes. Rencontre avec Fred, Angeline et Bastien, trois membres du Collectif des Intermittents et Précaires de la Loire, pour un retour sur ces 18 mois de combat.

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

« La galère des intermittents n’est pas encore terminée »

A l’heure de « la reprise », comment allez-vous ? Fred et Bastien : On sent que les techniciens qui ont recommencé à travailler sont vraiment heureux, ça fait un bien fou de se retrouver, d’être ensemble, de sortir de l’isolement dans lequel on s’est retrouvé. Cela dit, la reprise ne sera effective que lorsque les gens reviendront au spectacle. Angeline : On créé, on joue ou on monte des spectacles pour le partage avec le public. Sans cela, ça n’a pas de sens. Et puis, si je dois parler de mon cas, la reprise n’est pas encore là. Cela fait un an que je n’ai pas joué, et je ne rejouerai pas tout de suite, puisque de nombreuses dates ont été décalées à 2022, pour davantage de sécurité au cas où la situation se redégraderait cet automne. Pour ma part, je ressens donc encore beaucoup d’usure et de fatigue. Malgré tout, ces derniers mois, les salles ont réouvert, les événements ont repris, et l’année blanche a été prolongée jusqu’en décembre. Est-ce que cela signifie que cette rentrée signe la fin de la crise pour les intermittents du spectacle ? Là encore, la réponse n’est pas si simple : oui, la prolongatio

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Les asso pointent le bout de leur nez

Dossier : soirées | Après un an et demi d’inactivité, les associations sortent de leur sommeil ou, selon les cas, suivent les caps lancés pendant la crise. À commencer par le (...)

Léa Dusson | Mardi 5 octobre 2021

Les asso pointent le bout de leur nez

Après un an et demi d’inactivité, les associations sortent de leur sommeil ou, selon les cas, suivent les caps lancés pendant la crise. À commencer par le F2, rue de la Ville à Saint-Etienne. Après avoir grimpé deux étages, Romain Lepers nous accueille dans un appartement au plancher qui craque… c’est ici qu’il a exploité à fond sa passion pendant le confinement en créant F2 radio, au-dessus du club. Une webradio qui retransmet interviews et DJ set, dont les live reprendront en octobre. Un «rêve gosse» avec «une ambiance maison» qui se poursuivra donc dans le temps : «Je ne voulais pas un projet de confinement» souligne le gérant, qui compte aussi sur un studio de production dans ses locaux. Reprise enjouée aussi du côté de Poto Feu Events : l’association a profité de ces derniers mois pour se mettre à jour et être reconnue d’intérêt général. Un statut qui ouvre la porte «à plus de partenaires » comme l'explique Florian Noir, le responsable artistique et du label : « grâce à ça, on sera plus à l’aise sur les soirées ». Une grosse date est d'ores et déjà prévue au Ninkasi Kao (Lyon

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Bonne bouffe et bon son chez Bénetière et Ceysson

Guide Urbain | Allez viens, jt’emmène manger à la Galerie Ceysson et Bénétière ! Le Bistrot situé au cœur de la galerie d’art implantée entre la Comédie de Saint-Etienne et le Fil a ouvert ses portes, avec un rendez-vous atypique tous les jeudis soir. Le Petit Bulletin s’est invité à table.

Léa Dusson | Mardi 5 octobre 2021

Bonne bouffe et bon son chez Bénetière et Ceysson

Poireaux et mousseline moutardée, noisettes torréfiées, ou encore joue de cochon fermier au cidre. Derrière ses fourneaux, Thibaud fait des miracles avec un seul mot d’ordre : des produits de saison. Le cuisinier propose une carte qui fait la part belle aux fruits et légumes du marché, que l’on retrouve dans les assiettes tous les midis, du lundi au vendredi, le tout accompagné d’un large choix de vins. Plus de 300 références sont disponibles sur place ou à emporter, proposées par Matthieu Mondesert, l’ancien gérant de la cave Demain Les Vins. Le petit plus ? Une cuvée d’artiste. Chaque année, l’un d’entre eux signera une étiquette pour trois cuvées, à savoir un vin rouge, un blanc et un champagne. 1000 exemplaires de chaque seront mis en vente. Soirée vins et vinyles Outre les services de midi, le lieu prendra également vie les jeudis soir, comme le 7 octobre, et l’« Apéritivo Perse » que proposera le Bistrot de la Galerie, autour d’une cuisine du Moyen-Orient, rythmé par un DJ Set signé Graham Mushnik, aux sonorités turques. Et, comme les soirs passent et ne se ressemblent pas, les adaptes de vinyles sont attendus le 14 octobre po

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En fusion

Jazz | Il y a Pierre-Louis Varnier au clavier, Théo Boero à la basse et Japhet Boristhene à la batterie. À eux trois, ils forment Jasual Cazz, un groupe venu de (...)

Léa Dusson | Mardi 5 octobre 2021

En fusion

Il y a Pierre-Louis Varnier au clavier, Théo Boero à la basse et Japhet Boristhene à la batterie. À eux trois, ils forment Jasual Cazz, un groupe venu de Lyon, au sein duquel le jazz et le groove ne s’entrechoquent pas … mais s’enlacent. Le trio invite à plonger dans son univers de jazz fusion, alternant entre mesures asymétriques, rythmes atypiques et improvisation. Jasual Cazz… le jeu de mots, vous l’avez ? Jasual Cazz, samedi 30 octobre 20h sur la scène du Solar à Saint-Etienne

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dé ou ré générescence du vivant

Expo | Pour sa toute dernière exposition, le Musée d’art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole a offert une carte blanche à Lionel Sabatté, qui propose une cinquantaine d’œuvres spécialement conçues pour l’occasion.

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

dé ou ré générescence du vivant

Lorsqu’on lui a proposé de créer de toute pièce une exposition pour le MAMC, Lionel Sabatté s’est précipité pour découvrir Saint-Etienne et ses environs, en prendre le pouls, ressentir, jusqu’à faire naître son inspiration. Touché par l’importance de la forêt pour la ville, et dans la lignée de sa série d’œuvres intitulées Printemps, l’artiste, installé entre Paris et Los Angeles, a jeté son dévolu sur un ancien châtaigner du château de la Perrotière n’ayant pas survécu aux derniers épisodes de sécheresse. Au bout des branches mortes, Lionel Sabatté est alors venu déposer de jolies fleurs, reconstituées à partir de petites peaux de plantes de pieds, récupérées chez des podologues de la Loire : « Elles sont faites de rebus, de petits déchets, alors même que les fleurs sont peut-être ce qu’il y a de plus classieux au monde. Transformer quelque chose en son extrême inverse, ça m’intéresse beaucoup », souffle le plasticien tandis que l’arbre ainsi ressuscité est désormais installé dans le hall du musée, en préambule de l’exposition qui s’étire ensuite sur 5 salles. Le cycle du vivant Plus qu’une visite, Eclosion est un

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Je t’aime moi non plus

Romance -ou pas- | La séparation, ou la mort. Voici comment se terminent toutes les histoires d’amour. De leur première nuit à leur dernière, Adélaïde et René se sont aimés. 34 ans passés (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Je t’aime moi non plus

La séparation, ou la mort. Voici comment se terminent toutes les histoires d’amour. De leur première nuit à leur dernière, Adélaïde et René se sont aimés. 34 ans passés à s’enticher, se caliner, se projeter, s’engueuler, se recaliner… Du premier emménagement aux tromperies, de la naissance des enfants à ce dernier moment partagé, Alexis Jebeile donne à voir 68 étapes de l’aventure tendre de ce couple du XXIe siècle, d’un équilibre fragile, d’un quotidien mouvementé… Un huis clos dans lequel, sans doute, chacun se retrouvera un peu. Adélaïde et René, par la compagnie Le Boétien, du mar 19 au vend 22 octobre à La Comédie de Saint-Etienne

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Copains comme cochons

Grande soirée théâtre | Ecrivain en proie à quelques doutes sur sa vie, son passé et son avenir, Yves a invité Pierre, son ancien meilleur ami, à dîner chez lui. 10 ans, que ces deux-là (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Copains comme cochons

Ecrivain en proie à quelques doutes sur sa vie, son passé et son avenir, Yves a invité Pierre, son ancien meilleur ami, à dîner chez lui. 10 ans, que ces deux-là ne se sont pas vus. De quoi promettre des retrouvailles quelque peu gênées… D’autant qu’il y a 10 ans, l’épouse de l’un était celle de l’autre… Ecrit par David Foenkinos et mis en scène par Nicolas Briançon, ce spectacle à mi-chemin entre la fable et la farce use des bons vieux rouages du triangle amoureux pour aborder des questions du quotidien, bel et bien existentielles… 10 ans après, avec Bruno Solo, Mélanie Pages et Julien Boisselier, le 11 octobre à l’Opéra de Saint-Etienne

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Je suis malaaaade

théâtre | Mal au ventre ? Prends une pilule. Mal à la tête ? Prends une pilule. Mal au pied ? Prends une pilule. Mal au cœur ? Prends une pilule. Dépression ? Prends (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Je suis malaaaade

Mal au ventre ? Prends une pilule. Mal à la tête ? Prends une pilule. Mal au pied ? Prends une pilule. Mal au cœur ? Prends une pilule. Dépression ? Prends toute la boite (mais pas d'un coup). Médecins, labos, industries, patients… La médication, au XXIe siècle, tout le monde y trouve son compte… Et en tout premier lieu, notre mal de vivre. Un spectacle pour tous ceux qui ne vont nulle part sans trousse à pharmacie, qui traite d'un monde médical déshumanisé, non sans un ton… Caustique. Profit sur ordonnance, par la compagnie Mange et tais-toi, les 14 et 15 octobre au Chok théâtre

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A Star is dead

Théâtre | Une ville parmi d’autres, un soir parmi d’autres, une salle de province, petite, minable, comme toutes les autres. Finis les paillettes, les (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

A Star is dead

Une ville parmi d’autres, un soir parmi d’autres, une salle de province, petite, minable, comme toutes les autres. Finis les paillettes, les strass, le succès. Le numéro, jadis célèbre et applaudi, ne fait plus recette. Un jour, il faudra qu’ils arrêtent. Qu’ils se taisent. Mais pas maintenant. Pas encore. Pas tout de suite. Tout de suite, l’ancienne star de music-hall et ses deux boys jouent, même si la salle est vide. Face au néant, continuer, jusqu’au bout. Signé Lagarce, cet hommage à ceux qui font le spectacle, se double d’une romantique ode à la vie. Music-Hall, par la compagnie Le Travail de Nuit, jeu 7, vend 8 et dim 10 octobre au Théâtre du Verso à Saint-Etienne ; lun 18 octobre à La Buire à l’Horme

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Le Saint-Etienne du rire

Humour | A Saint-Etienne, les vacances de la Toussaint seront placées sous le signe de l'humour, grâce au festival Arcomik...

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Le Saint-Etienne du rire

C’est une édition pour laquelle il aura fallu patienter un bon moment. Initialement prévue en février comme à son habitude, la 18e du festival d’humour Arcomik (anciennement Arts Burlesques) avait tout d’abord été reportée en avril, avant d’être finalement décalée au mois d’octobre, en pleines vacances de la Toussaint. Une attente qui a occasionné quelques réaménagements de plateaux, sans néanmoins altérer la qualité du menu proposé : forte d’avoir glané au passage une notoriété nationale, cette édition sera pour le festival du rire stéphanois celle de la maturité… Offrant ses différentes scènes à quelques un(e)s des humoristes les plus en vue du moment. Humour grinçant cache tendresse Au programme de cette semaine de poilade, on retrouvera ainsi l’un des plus grands agitateurs des ondes, bien aimé des auditeurs de Nova, attaché aux personnages de beaufs auxquels il fait débiter un bon gros paquet de cochonneries… Et néanmoins élu humoriste le plus drôle de France en 2020 par le mainstream GQ. Au volant de son spectacle Le Dernier Relais, Benjamin Tranié campera ici tous les personnages d’un restaurant autoroutier

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La Loi du Silence...

Piano | « Je me demande parfois si le musicien n'est pas là pour célébrer le mystère qui se trouve derrière la musique, le silence duquel elle émerge, plutôt que la (...)

Alain Koenig | Mardi 5 octobre 2021

La Loi du Silence...

« Je me demande parfois si le musicien n'est pas là pour célébrer le mystère qui se trouve derrière la musique, le silence duquel elle émerge, plutôt que la musique elle-même. Le musicien n'existe que pour révéler ce que l'on sait déjà », nous déclarait Pascal Amoyel au cours d'un récent entretien. Redonner vie à l'inclassable héros - Ludwig van Beethoven- relevait pour le plus subtil de nos pianistes français de la gageure, l'extraire du monde du silence dans lequel il s'enfonça toute sa vie. Bustes et commémorations pérennisent un portrait souvent biaisé du compositeur. Pascal Amoyel, en inlassable quête d'absolu et de vérité, rouvrira, mesure après mesure, les portes d'une mémoire injustement sélective. Personnage complexe, Beethoven reviendra habiter son corps grâce aux « cinquante doigts » du célèbre interprète. Des stigmates de l'enfance, des souffrances du jeune homme éconduit, des pathologies souffreteuses de l'adulte naquirent les chefs-d’œuvre, universels, éblouissants. Transcendant l'hôte de leur gestation, le génie recouvrera ses cinq sens, le temps d'un spectacle musical hors normes. Qui d'autre que le pianiste-lumière pouvait-il « look fo

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I love America... 

MUSIQUES | Drame de l’attente amoureuse et du sacrifice, « Madame Butterfly » brille au firmament puccinien. La violence du non-dit déchire le papier japonais, soulignée dans cette nouvelle production, par la sobre mise en scène d’Emmanuelle Bastet.

Alain Koenig | Mardi 5 octobre 2021

I love America... 

Avec Madame Butterfly, Puccini frappe un direct du gauche, laissant l’auditeur au tapis. Inégalé et bouleversant, érudit et populaire, dandy mais indomptable, intellectuel et brutal, génial mélodiste... Que serait l’opéra sans Puccini? La peinture sans Michel-Ange ! Lorsqu’il achève l’ouvrage en 1904, le maestro est porté par ses succès : Manon Lescaut, La Bohème, Tosca... La mode “orientaliste“ alimente l’Europe en fantasmes de sulfureux et exotiques comptoirs. L’argument : Cio-Cio San, geisha de Nagasaki s’éprend du lieutenant américain Benjamin Pinkerton. Le mariage à la japonaise, sans aucune valeur juridique, permet aux marins de l’époque d’apaiser leur conscience extra-conjugale. Pour Cio-Cio San, hélas, l’engagement est total ; elle renie famille et traditions, rêve d’Amérique, de se débrider les yeux... Pinkerton lève l’ancre, promettant de revenir. Elle donne naissance à “leur“ enfant, attend son retour, encore, toujours. Déjouant tous les oracles, il revient, mais accompagné d’une autre Mme Pinkerton, authentiquement américaine. Cio-Cio San renoue avec le code d’honneur nippon : elle se donne la mort par le sabre de son

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Le retour de la bamboche

ACTUS | En 2021, la rentrée culturelle sera festive, ou ne sera pas… Pour mêler théâtre, musique et pampille, rendez-vous ce vendredi soir, à la Comédie de Saint-Etienne.

La rédaction | Jeudi 16 septembre 2021

Le retour de la bamboche

Cela fait partie des traditions qui avaient dû être abandonnées l’an passé, et que tout le monde est bien content de retrouver. Ce vendredi soir, sur le parvis de la Comédie, cap sur une soirée de fête et de retrouvailles, ouverte à tous ceux qui n'ont d'autres prétentions que celle de passer un bon moment. Dès 18 heures en accès libre, il sera possible d’assister à la projection d’un court-métrage, et également à une exposition de costumes. 30 minutes plus tard, cap sur une succession de spectacles, de la lecture musicale proposée par la promotion 31 de l’Ecole, au concert des Semelles Funky, en passant par deux spectacles tout publics mêlant humour et poésie, ainsi que par le désormais célèbre swing made in New Orléans des Po’Boys. Et, pour que la bamboche soit totale… Deux Food trucks, ainsi que le restaurant la Compagnie serviront les ravitaillements. Option bonus : il est aussi possible de venir avec son pique-nique. On dirait bien que le rideau se lève de nouveau… Vendredi 17 septembre dès 18 heures à la Comédie de Saint-Etienne. Entrée libre.

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Tu joues ?

Escape Game | A Montbrison, le bar/cave V&B s’associe avec les Stéphanois du 1909 Escape Game le temps d’une soirée événement pleine de surprises. Prêts à tourner en bourrique ?

Cerise Rochet | Lundi 13 septembre 2021

Tu joues ?

Ce jeudi, le désormais célèbre 1909 Escape Game qui tient habituellement ses quartiers rue de la République, a décidé de se faire une petite virée en dehors de Sainté. Pour cette première session événementielle de la rentrée, direction Montbrison, ou la cave-bar V&B accueillera toute la soirée un scénario complètement barré, à l’image de ce qui fait le succès de la structure stéphanoise depuis maintenant 5 ans. « On fait de l’événementiel depuis 2018, ça marche très bien, détaille Garance Damart, fondatrice et directrice de la structure stéphanoise. Ça permet à des gens qui ne connaissent pas encore l’escape game de venir tester le concept, dans un cadre qui leur est parfois plus familier. Alors qu’en temps normal, notre public vient nous voir, cette fois-ci, c’est nous qui nous déplaçons ! » Braquage raté Pour cette soirée forézienne, Garance et son équipe ont choisi une intrigue née dans leurs têtes créatives durant le confinement. Sans trop en dire pour garder l’effet de surprise, il sera question d’un braqu

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Le théâtre sort de Paris

Théâtre | Cette saison, l’Opéra de Saint-Etienne accueillera six pièces de théâtre qui ont cartonné dans la capitale et fait le succès des salles qui les ont déjà vues passer. Tour d’horizon d’une programmation qui sent bon la rigolade.

La rédaction | Jeudi 9 septembre 2021

Le théâtre sort de Paris

Michel Sardou dans une pièce de Guitry, Michèle Bernier seule en scène face à son avenir, Bruno Solo, Mélanie Page et Julien Boisselier dans un triangle amoureux, Kad Merad aux côtés de Claudia Tagbo et de Lionel Abelanski, Daniel Russo et Véronique Genest plongés dans les méandres du passé, ou encore, les débuts d'Estelle Lefébure sur les planches : en cette saison 2021/22, la comédie populaire et ses vedettes sortent de Paris et débarquent à Saint-Etienne, pour 6 soirées de gala à l’Opéra. Un programme concocté avec pour unique objectif de donner au public une possibilité de se divertir, histoire de, peut-être (sûrement !) retrouver un peu sa vie d’avant. Demandez le programme Au menu de cette saison des Grandes Soirées Théâtre, donc, du rire, du rire, et aussi, du rire. Dix ans après. Un spectacle écrit par David Foenkinos, mis en scène par Nicolas Briançon, dans lequel Pierre (Bruno Solo), assureur peu confiant, retrouve son meilleur ami Yves (Julien Boisselier) écrivain de son état, et Nathalie, l’épouse de ce dernier (Mélanie Page) après 10 ans de séparation… Due à un petit changement de situation. Oui, car il y a 1

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Triomph’halles retour aux sources

Gourmand | Cœur battant de la ville durant plus de 100 ans, espace marchand privilégié, puis, boudé des Stéphanois, les Halles Mazerat ont repris vie en fanfare, au début du mois.

Cerise Rochet | Mercredi 8 septembre 2021

Triomph’halles retour aux sources

Coupage de ruban, discours, ateliers, DJ set, bandas… Et puis surtout, du monde en pagaille durant trois jours : cette fois-ci, ça y est, après des mois (des années) de travaux et une ouverture plusieurs fois repoussée, les Halles Mazerat version XXIe siècle ont enfin levé leur rideau tout neuf, dévoilant toute leur élégance à des Stéphanois vraisemblablement conquis. Par le lieu en lui-même, tout d’abord. Conçues par l’architecte Louis Mazerat à la fin des années 1860 dans un esprit Baltard - du nom de l’architecte créateur des Halles parisiennes -, les halles stéphanoises retrouvent en 2021 leur charme d’antan. Voutes d’acier, plafonds en bois, persiennes, baies vitrées : « waou, ça a de la gueule », se dit-on depuis le trottoir. Ambiance Impression confortée en passant les portes, puisqu’à l’esthétique se mêle l’ambiance typique des marchés couverts, bruyants, grouillants, vivants. Petit pas après petit pas, on circule entre les étals, à la recherche d’une gourmandise à emmener ou à déguster sur place, pourvu que l’on parvienne à trouver un tabouret et un bout de table où se poser. Fromages et charcut’, poisson, street food d’ici et d’ailleurs,

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Que la fête continue (ou reprenne) !

Edito | C’est une rentrée presque normale. Les saisons culturelles sont présentées à tour de rôle, les concerts reprennent, les terrasses sont encore ouvertes… Certes, (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Que la fête continue (ou reprenne) !

C’est une rentrée presque normale. Les saisons culturelles sont présentées à tour de rôle, les concerts reprennent, les terrasses sont encore ouvertes… Certes, il faut son pass sanitaire mais l’offre est bel(le) et bien là. L’éclaircie semble de mise – après un été bien pourri, c’est appréciable. Et elle doit avant tout nous rappeler combien il est plaisant de pouvoir profiter d’un ensemble de propositions aussi diverses et variées que celles que vous trouverez dans ce numéro 97, guide panoramique de votre saison culturelle. Un numéro qui marque également un changement dans les rangs du Petit Bulletin stéphanois, avec l’arrivée d’une nouvelle rédac’chef. C’est Cerise Rochet, que vous lisiez déjà dans nos colonnes, qui reprend le flambeau de ce beau mensuel. Bonne lecture, et bonne rentrée à tous !

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Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

MUSIQUES | Les vacances sont finies, mais voici une date à bien marquer dans votre agenda tout neuf : le coup d’envoi de la nouvelle saison du Fil, ce jeudi à Saint-Etienne. Zoom sur l'un des derniers événements de l'été, ou, si l’on préfère, l’un des premiers de la rentrée.

Léa Dusson | Lundi 6 septembre 2021

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

Ce jeudi, inutile de vous rendre sur le Boulevard Thiers puisque c’est un Hors-les-Murs, que vous propose la Scène de musiques actuelles stéphanoise. Direction le parc aux pieds du Musée de la Mine, à l’entrée de la ville, où le Fil s’associe en effet à la Guinguette de Couriot pour son premier événement de l’année. Au programme de cette soirée de fête : animations en plein air, concerts, buvette… Autrement dit, tous les ingrédients pour lancer cette saison 2021 / 2022, dont l’ambiance sera garantie par LISA, (Ligue d’improvisation Stéphanoise Amateur). La troupe proposera des animations décalées et familiales tout au long de cette soirée, tandis que celles et ceux qui voudraient pousser la chansonnette devront se rendre du côté de la Caravane Karaoké, toujours dans le parc. Là-bas, on trouvera un piano, qui accompagnera les meilleures reprises. La Belle Vie en ouverture Mais les vrais acteurs de cette soirée, ce sont eux : deux groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vont se succéder sur la scène installée aux pieds du chevalement. C’est La Belle Vie qui ouvrira le bal. Composé de Simon-Gaspard et Julie, l’ancien quintet stéphanois, deven

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On n’a pas tous les jours 60 ans

Librairie | C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

On n’a pas tous les jours 60 ans

C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. L’occasion pour l’établissement repris en 2015 par deux de ses salariés, Alexandra Charroin-Spangenberg et Rémi Boute, de mettre les petits livres dans les grands avec de nombreuses animations prévues chaque mois, de septembre 2021 à juin 2022. Mais également de revoir l’identité graphique de leur librairie. « Il est important de marquer d’un côté la continuité de notre travail mais également l’avenir, de montrer que notre librairie n’a pas un côté poussiéreux », explique la dirigeante. Pour son associé, la nouvelle identité de la Librairie de Paris se devait de symboliser la diversité des publics qu’elle accueille : « Nous sommes un lieu de vie culturelle, où l’on doit se sentir bien. Avec la crise sanitaire, nous avons perçu l’importance que nous avons auprès de notre clientèle, et nous en sommes fiers. » 60 événements prévus Pour célébrer ces 60 ans de bons et loyaux services, la Librairie de Paris proposera 60 événements aussi variés que des lectures, des brunchs littéraires mensuels, des rencontres

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Virginie Tournebise, Auteure stéphanoise

Article Partenaire | Ancienne joueuse de tennis professionnelle, la Stéphanoise Virginie Tournebise a entamé à l’aune de ses 40 ans une formation en ferronnerie d’art et coutellerie, à l’atelier Foultier de Pont-Salomon. Un apprentissage dont elle tire aujourd’hui un ouvrage photographique accompagné de textes en fragments, Traverser. Elle signera lors de la prochaine Fête du Livre sur l'Espace Littérature locale et régionale à la Bourse du Travail, tout nouveau site de l’événement. Là-bas, on pourra découvrir chaque auteur grâce à une lecture et un entretien. L'ambiance y sera très amicale, le lieu jouxtant les Halles Mazerat, qui proposeront elles aussi de l'excellence, mais en nourritures terrestres. En référence au fil rouge design de l’édition 2021 et à quelques semaines de la Fête du Livre, rencontre, avec une sportive qui exprime ce qu’elle a dans le cœur.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Virginie Tournebise, 

Auteure stéphanoise

Virginie, pouvez-vous nous expliquer comment on passe du tennis à la forge et à la coutellerie ? Cela paraît surprenant… En réalité, ça ne l’est pas tant que ça. Lorsque j’ai quitté les courts, j’ai intégré le monde salarial, mais en travaillant toujours en lien avec le tennis : j’étais directrice d’une société de construction et d’entretien de terrain de tennis. Puis, j’ai eu envie d’être à mon compte, et j’avais besoin de quelque chose de manuel. Les sportifs ont besoin de beaucoup de choses je crois, ils sont curieux. En tout cas, moi, je le suis ! J’ai choisi la forge parce que je voulais créer, et puis pour le geste. Comme dans le tennis, ce métier sollicite le bras, la main, je savais que je pourrais retrouver des sensations assez proches de ce que j’avais connu comme joueuse de tennis. Mais j’ai aussi le sentiment que ce métier est venu à moi, au moins autant que je ne suis venue à lui. Il s’agit également d’un métier ancestral, et, on peut le dire, en voie de disparition. Est-ce que ce facteur a joué dans votre décision ? Il est vrai que d’une certaine manière, à 40 ans, j’avais envie d’un certain retour a

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Biltoki, c’est aujourd'hui!

Guide Urbain | Après des mois de travaux et d’attente, cette fois-ci ça y est : les Halles Mazerat Biltoki ouvrent leurs portes. Rendez-vous aujourd'hui cours Victor-Hugo à Saint-Etienne, pour une journée d’inauguration toute en gourmandise.

Cerise Rochet | Mercredi 1 septembre 2021

Biltoki, c’est aujourd'hui!

Endroit idéal pour les fringales ou les petits cafés sur le pouce, pour les rendez-vous entre amis, ou carrément pour les emplettes gourmandes, les Halles Mazerat étaient attendues de pied ferme par nombre d’épicuriens stéphanois. En lieu et place des anciennes Halles, dans ce joli bâtiment esprit Baltard typique des années folles, 24 commerces de bouche indépendants feront dorénavant virevolter la gastronomie à partager. D’Adonys le traiteur libanais à la street food de Bagels Factory, en passant par les rapées à la fourme du Matefaim, le bar à truffes Balme, la street food taïwanaise de Dao, la boucherie-bar à viande L’Assiette est dans le Pré, et d’autres… Le passage de la porte d’entrée appellera forcément un réveil des papilles… En Basque, Biltoki signifie « qui rassemble »… Et on commence donc à comprendre pourquoi la marque s’appelle comme ça ! Pour en savoir plus, c’est ce vendredi, dès 11 heures, avec ouverture en grande pompe et farandole d’animations sur les stands. Alors, qu’est-ce qu’on dit ? On dit bon appétit ! Halles Mazerat Biltoki, 1 cours Victor-Hugo à Saint-Etienne, ouverture vendredi 3 septembre à 11 heures.

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Benoît Lambert, Artisan de la scène

SCENES | Fraîchement nommé à la tête de la Comédie de Saint-Etienne, Benoît Lambert y portera un projet collectif, mené en synergie avec plusieurs artistes. Portrait d’un penseur, devenu un homme de théâtre d’expérience.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Benoît Lambert, 
Artisan de la scène

Un jeudi matin de la fin du mois d’août, dans les méandres des bureaux de la Comédie de Saint-Etienne. A peine rentré de vacances et déjà au charbon, Benoît Lambert nous accueille, avenant, au sortir d’une réunion avec ses équipes. Tandis qu’en préambule de l’entretien qu’il nous accorde, se pose la question de la photo qui illustrera son portrait, l’homme tranche, un sourire un brin résigné aux lèvres : « De toute manière, les appareils photos ne m’aiment pas ». Auto-flagellation ? Non, du tout. Juste que son « narcissisme n’est pas là ». Nouveau directeur de la Comédie de Saint-Etienne, Benoît Lambert est de ceux qui préfèrent regarder qu’être vus… Spectateur, pas comédien. Rien d’étonnant, donc, à ce que son goût pour le théâtre se soit d’abord concrétisé par la mise en scène. Lui qui, gamin puis ado, éprouvait une certaine fascination pour les acteurs, est devenu « un spectateur qui fabrique lui-même les spectacles qu’il a envie de voir ». Jamais rassasié par Molière, l’ancien directeur du Théâtre Dijon Bourgogne présentera ainsi en janvier prochain son Avare, après avoir déjà monté Les Fourberies de Scapin en 1995, Le Misanthrope en 2006

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Représente !

Scène locale | Cette soirée devait se dérouler lors du festival Paroles & Musiques pour marquer les 30 ans de l'événement. Elle n'a pu se tenir. Mais début octobre, la (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Représente !

Cette soirée devait se dérouler lors du festival Paroles & Musiques pour marquer les 30 ans de l'événement. Elle n'a pu se tenir. Mais début octobre, la Nuit des Stéphanois aura bien lieu (si le virus ne fait pas trop des siennes). Concert unique mettant en lumière de jeunes talents locaux (les rappeurs Radikale Junkypop et An’Om x Vayn ainsi que la pop électro de Felower) et voir la reformation de quatre groupes ayant marqué l’histoire musicale récente de notre ville : Redbong, Arpad Flynn, Doorsfall et B R OAD WAY. Une soirée à ne pas manquer. La Nuit des Stéphanois, samedi 2 octobre dès 19h au Fil (Saint-Etienne)

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Un festival à pi-choré

Danse | Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Un festival à pi-choré

Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand nombre, soutien à la création émergente : cette année comme les précédentes, l’événement portera haut ses valeurs à travers différents temps forts dédiés à la danse contemporaine. Parmi eux, 2 spectacles de la compagnie stéphanoise Dyptik, un spectacle de la compagnie Racines Carrées, mais aussi un plateau partagé entre la compagnie Diving Leaf et Yohann Hebi Daher, un concours de création chorégraphique, et un masterclass. Festival Trax par la compagnie Dyptik, du 28 septembre au 2 octobre au stade Peyrard, à l’Usine, à la Comète, dans les studios Dyptik et au Parc Couriot à Saint-Etienne. Spectacles en plein-air gratuits.

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Terrenoire au bercail

MUSIQUES | Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y (...)

Cerise Rochet | Mercredi 25 août 2021

Terrenoire au bercail

Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y construisaient des cabanes, y faisaient des feux de bois, y tournaient des mini-films avec un caméscope à cassettes… Depuis, les deux frangins ont grandi, découvert l’immensité du monde musical, et fait de leur duo l’une des figures du renouveau stéphanois : fier de ses valeurs, de ses racines, mais néanmoins tourné vers l’avenir. L’ainé à l’écriture et au chant, le cadet derrière ses machines, sont tous deux devenus Terrenoire, empruntant au quartier de leur enfance ce nom qui brille aujourd’hui au milieu de ce qu’on appelle « nouvelle scène française ». Ces dernières années, les deux frères ont composé, beaucoup. Proposé leur musique sans genre ni code, par-delà le

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Une vie de reine

Règne | 3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Une vie de reine

3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui l’attend après la prise de la Bastille et l’envahissement de Versailles, Marie-Antoinette revit sous la houlette de Thierry Malandain et du ballet de Biarritz, toute en finesse, en toilettes et en éventails. S’appuyant sur trois symphonies de Haydn, appelées Le Matin, Le Midi et Le Soir, le chorégraphe révèle la joie de vivre, la frivolité, l’insouciance mais aussi le désespoir d’une femme délaissée par un mari peu aimant. Marie Antoinette, le 18 novembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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Chienne d’époque

théâtre | Elle s’appelle Lola, elle a 8 ans et demi. Il s’appelle Thélonius, il est un chien sans collier, sans domicile, il chante et parle plusieurs langues. (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Chienne d’époque

Elle s’appelle Lola, elle a 8 ans et demi. Il s’appelle Thélonius, il est un chien sans collier, sans domicile, il chante et parle plusieurs langues. Bientôt, Thélonius va courir un grand danger : une nouvelle loi vient d’être votée, et tous les chiens sans collier vont être expulsés… Peut-être la jeune Lola, gourmande de discussions et éprise de liberté, pourra-t-elle l’aider ? Avec sa mise en scène du texte de Serge Kribus, Zabou Breitman signe une pièce drôle, touchante, et pleine d’espoir quant à ce qui peut se passer lorsqu’on cherche à être ensemble plutôt que divisés. Thélonius et Lola, du 24 au 26 novembre à la Comédie de Saint-Etienne

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Enquête amoureuse

Adaptation | Une histoire d’amour homosexuelle, intense, sensuelle mais violente, dans la province des années 80. Une histoire racontée avec pudeur, nostalgie et (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Enquête amoureuse

Une histoire d’amour homosexuelle, intense, sensuelle mais violente, dans la province des années 80. Une histoire racontée avec pudeur, nostalgie et mélancolie. Une histoire gardée secrète durant près de 30 ans, avant de devenir le roman le plus autobiographique de l’écrivain à succès Philippe Besson. Une histoire aujourd’hui adaptée à la scène par Angélique Clairand et Eric Massé, avec audace, justesse et brio. Un spectacle tout en émotions contenues, prêtes à nous exploser à la figure, à tout moment. Arrête avec tes mensonges, le 22 octobre à la Comédie de Saint-Etienne

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Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Grand entretien | Elle a pris ses nouvelles fonctions le 1er septembre. Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne, après le départ de Thierry Pilat pour Lyon et la Halle Tony Garnier. Née en Haute-Savoie, cette acharnée de travail connaît déjà bien le Fil et ses équipes. Elle aura la difficile tâche de faire revenir le public dans la salle stéphanoise tout en essayant d'attirer encore plus de curieux.

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Quel est votre parcours professionnel ? Je suis originaire du village d’Habère-Poche en Haute-Savoie et j’ai 41 ans. J’ai fait mes études supérieures en sociologie à Chambéry et info-com Lyon. Pendant mes études à Lyon, j’ai fait un stage de 6 mois à la Nacre, l’agence régionale du spectacle vivant puis au Toboggan à Décines-Charpieu dans le Rhône. J’ai ensuite enchaîné les expériences dans des structures de production dans la coordination puis j’ai travaillé au Centre de musique traditionnelle à Saint-Fons, à la Biennale du Fort de Bron, etc. En 2010, je suis revenue à la Nacre en tant que conseillère juridique pendant huit ans. Enfin, en 2018, j’ai pris la direction de Grand Bureau, le réseau régional des musiques actuelles. Le défi était relevé car il fallait structurer ce dernier. Puis avec l’arrivée du Covid, il a fallu être proche des différents acteurs du secteur et des pouvoirs publics. Parallèlement, depuis que j’ai 14 ans, j’interviens pour le festival Rock’n’Poche dans mon village. Bénévole jusqu’en 2005, j’ai travaillé ensuite à mi-temps pour cet événement, à la coordination puis la direction. Avec votre arrivée au Fil, al

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Tutus et Tubas

Tchaïkovsky | Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Tutus et Tubas

Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement complet » à l'Opéra de Saint-Étienne. Casse-Noisette, tout d'abord, dont la version « revisitée » par Duke Ellington et le Big Band du Conservatoire, entrera en compétition avec la version symphonique de la célèbre suite. Enfin, Le Lac des Cygnes, littéralement « réincarné» par le chorégraphe le plus génial de notre époque, Angelin Preljocaj. Un éblouissement. Pas de deux, par l'Orchestre Symphonique de Saint-Etienne-Loire et The Nutcracker par le Big Band du Conservatoire Massenet, le 30 novembre à 20h à l'Opéra de Saint-Etienne ; Le Lac des Cygnes de Piotr-Ilyitch Tchaïkovsky, chorégraphie de Angelin Preljocaj, le 5 février à 20h à l' Opéra de Saint-Etienne,

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Elle s'appelait Concepción…

MUSIQUES | Injustement négligé par la postérité, La Vierge, oratorio très inspiré de Jules Massenet, retrouve sur la Colline Villeboeuf, sa poussée ascensionnelle vers (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Elle s'appelait Concepción…

Injustement négligé par la postérité, La Vierge, oratorio très inspiré de Jules Massenet, retrouve sur la Colline Villeboeuf, sa poussée ascensionnelle vers l'extase. Le Dernier sommeil de la Vierge reste une des plus belles pages du maître, inspirant les plus grandes voix de l'art lyrique, de Janine Micheau à Monserrat Caballé, ou plus récemment, Véronique Gens. Massenet administre, encore et toujours, l'éblouissante démonstration de son sens de la fresque et de la profonde spiritualité du sentiment humain. La Vierge, oratorio de Jules Massenet, vendredi 1er octobre à 20h à l'Opéra de Saint-Etienne

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Siddhant Malviya reçoit le 2nd prix international recherche design Jacques Bonnaval

Distinction | Il a été choisi parmi 21 candidats. L'ingénieur-designer indien Siddhant Malviya vient d'être désigné lauréat du second Prix international recherche design (...)

Nicolas Bros | Vendredi 9 juillet 2021

Siddhant Malviya reçoit le 2nd prix international recherche design Jacques Bonnaval

Il a été choisi parmi 21 candidats. L'ingénieur-designer indien Siddhant Malviya vient d'être désigné lauréat du second Prix international recherche design Jacques Bonnaval. Créé en 2019 sous l'impulsion de Gaël Perdriau, président de Saint-Etienne Métropole, cette récompense rend hommage au créateur de la Biennale du design stéphanoise, Jacques Bonnaval. Le jury de cette deuxième édition de ce prix a particulièrement apprécié « la double démarche de biodesign et de design participatif, ainsi que les qualités sensibles produites par les images présentes dans le dossier de candidature de Siddhant Malviya, "Now, a performance of the biofuture". » La création du designer indien correspond à « une compilation de créations théâtrales ou cinématographiques qui simulent et interprètent un avenir possible après l’ère du plastique, après l’ère du changement climatique, et représentent une réalité imaginée à travers des actes démocratiques de design discursif. » Siddhant Malviya va désormais pouvoir bénéficier de plusieurs récompenses telles qu'une résidence de trois mois à la Cité du design, la possibilité de mener une expérimentation sur le territoire stéphan

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Un gros Positive Education 2021 en perspective

Sainté, capitale de l'électro | Ça y est, elle vient de tomber et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est du massif. La programmation du prochain (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 juillet 2021

Un gros Positive Education 2021 en perspective

Ça y est, elle vient de tomber et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est du massif. La programmation du prochain Positive Education est très lourde, comme on pouvait s'y attendre. Le festival électro stéphanois propose pléthore de noms autant avant-gardistes que de valeurs sûres. Citons pêle-mêle les explorations sonores des Suédois de Carbon Based Lifeforms, les odyssées tantôt lumineuses tantôt dark de Aho Ssan, l'hypnose de Tamburi Neri en live, le b2b de Low Jack & Brodinski ou encore les incontournables Jennifer Cardini et Ivan Smagghe. Côté habitués, bien entendu la présence de Manu le Malin mais également de Laurent Garnier. Le pape de la techno à la Française viendra présenter son premier film Off the record lors d'une séance-rencontre inédite au Méliès. À noter également la présence pour la première fois d'une journée consacrée aux enfants avec ateliers de Djing et de musique assistée par ordinateur (MAO) ainsi que l'établissement d'un partenariat avec le Groupe d'entraide mutuelle, permettant ainsi aux personnes en situation de handicap de venir profiter de manière sereine de la fête. Comme l'explique l'organisation : « Notre monde d'après, nous l'avons

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Jaurès sur des rythmes latinos

Sous le soleil de juillet | Les fins de semaines de juillet vont être rythmées du côté du kiosque de la place Jean-Jaurès. Avec sept dates programmées, le festival municipal Music on (...)

Nicolas Bros | Lundi 5 juillet 2021

Jaurès sur des rythmes latinos

Les fins de semaines de juillet vont être rythmées du côté du kiosque de la place Jean-Jaurès. Avec sept dates programmées, le festival municipal Music on Jaurès met en avant les rythmes ensoleillés avec plusieurs formations qui proposeront des créations aux airs latinos. Du jazz teinté de sons afro-cubains, de la samba, du forro, du zouk, de la biguine ou encore de la sanfona, il y en aura pour tous les amoureux des débuts de soirées chaleureux et dansantes. Music on Jaurès Dès jeudi 8 juillet, kiosque de la place Jean-Jaurès Concerts gratuits à 19h et programme complet à retrouver sur cette page

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Couriot en mode before

Un été dehors | Chaque été, le parvis du Puits Couriot se transforme en guinguette où s'entremêlent musique, jeux et animations. 2021 proposera son lot d'événements du 1er (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 juin 2021

Couriot en mode before

Chaque été, le parvis du Puits Couriot se transforme en guinguette où s'entremêlent musique, jeux et animations. 2021 proposera son lot d'événements du 1er juillet au 10 septembre avec un programme chargé du mercredi au dimanche. Parmi les propositions, nous en retenons plusieurs parmi lesquelles un jeudi 8 juillet chargé avec un concert de l'orchestre d'enfants des élèves de la Fabrique musicale qui sera suivi par le projet Ketala dans le cadre de la Biennale de la danse et d'un mix de l'indétrônable Fedayi Pacha et son dub nomade. Le mercredi 4 août, c'est l'Imperial Boxing Crew qui va faire bouger la place avec des rythmes chaloupés et une chaleur tropicale de circonstance. Le lendemain, c'est le label ligérien Face B qui prend les commandes des platines pour une soirée sous le signe du hip hop. Ce dernier sera également à l'honneur avec un set de DRK (toujours un grand moment de show) le mercredi 11 août. Côté électro, les amateurs seront servis avec plusieurs rendez-vous à noter comme la soirée Poto Feu du samedi 14 août ou encore les cartes blanches aux assos Syndrôme Odyssée (20 août) et T2O (28 août). Les JO sur grand écran Parallèlement, trois nouv

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Sous le masque, un grand souBuire

Lieu | Ces dernières semaines, la structure l’hormoise a rouvert ses portes au grand public, et surtout, aux, scolaires… Non sans euphorie.

Cerise Rochet | Mercredi 23 juin 2021

Sous le masque, un grand souBuire

C’était le mercredi 19 mai, en début d’après-midi. Alors que dans les centres-villes, les terrasses commençaient à se remplir de leurs clients impatients, à l’Horme, dans les bureaux de l’Espace culturel La Buire, on poursuivait le travail consciencieusement. Ici, malgré la non présence du grand-public, l’activité ne s’était jamais vraiment arrêtée… Et le moral avait toujours été plutôt au beau fixe. « On n’a jamais flanché », soufflait alors Caroline Agher, responsable des affaires culturelles de la ville, dont on devinait facilement le sourire sous le masque. Forte d’un « climat politique permettant de travailler sereinement » - entendons par là, une augmentation du budget alloué par la municipalité à la culture -, la structure a ainsi accueilli, plus de six mois durant, des résidences de toutes sortes, y compris certaines choses… « Surprenantes », dont la responsable avait alors envie de se faire l’écho. « Des décors et des costumes » « Nous nous sommes ouverts à des esthétiques très différentes, poursuivait-elle. A La Buire, l’accueil en résidence n’est pas nécessairement conditionné par le fait de devoi

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Drôles de plumes

Concours festival Arcomik x SACD | Le festival d'humour stéphanois, Arcomik, vient d'annoncer la création d'un concours national de textes d'humour en partenariat avec la SACD (Société des (...)

Nicolas Bros | Mardi 22 juin 2021

Drôles de plumes

Le festival d'humour stéphanois, Arcomik, vient d'annoncer la création d'un concours national de textes d'humour en partenariat avec la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques). Ce concours permettra de « mettre ces "créateurs de l'ombre" en lumière » selon les organisateurs. Les auteures et auteurs sont invités à travailler sur le thème de l'édition 2021 intitulé "Enjeux environnementaux... ou tard ?". Les textes peuvent être d'une forme libre et d'un format de 2 à 3 feuillets (5 000 à 7 000 signes, espaces compris). Pour participer, il suffit de se rendre sur cette page. Un jury de professionnels, présidé par Jean Dell, se réunira en septembre afin de sélectionner trois heureux gagnants qui seront invités à la soirée Talents Nouveaux du 25 octobre 2021 à la salle de spectacles de la Maison de l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne. À cette occasion, des élèves de l'Ecole de La Comédie de Saint-Etienne interpréteront ces écrits sur scène. L'un des trois auteurs sera récompensé par un prix de 1 000 euros suite à une sélection le soir-même par le jury

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Le planétarium en version 4K

Vers l'infini et au-delà | Le Planétarium de Saint-Etienne vient de voir son matériel de projection entièrement revu à la hausse, parallèlement à la mise en place d'un contrat de location-maintenance entre la Ville de Saint-Etienne et RSA Cosmos, entreprise située à Sorbiers et spécialisée dans les technologies de projections pour planétariums.

Nicolas Bros | Mardi 22 juin 2021

Le planétarium en version 4K

Une image qui a gagné en luminosité, en colorimétrie et en résolution. Au Planétarium de Saint-Etienne, ce sont six nouveaux projecteurs laser 4K qui ont pris place derrière l'écran, rendant l'expérience visuelle beaucoup plus immersive - avec une qualité d'image estimée à 7 fois supérieure à avant. Après le dernier investissement dans la 3D qui datait de 2011, la Ville a décidé de donner un nouveau souffle à l'un des outils culturels scientifiques incontournables de Saint-Etienne. « Nous avons passé un contrat location-maintenance avec RSA Cosmos afin de bénéficier d'un matériel à jour et en bon état de fonctionnement, explique Marc Chassaubéné, adjoint à la culture de la municipalité stéphanoise. Le planétarium de Saint-Etienne va constituer un véritable showroom, un démonstrateur pour l'entreprise de Sorbiers. » Avec ce nouveau dispositif de projection, l'infrastructure stéphanoise élimine par la même occasion certaines contraintes techniques. Désormais, les consommables comme les lampes ont disparu et le matériel chauffe beaucoup moins. Ce nouveau matériel de projection a nécessité un investissement compris en 700 000 et 900 000 euros - sans compt

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