La Ric' invite à laisser ses lumières allumées

Nicolas Bros | Jeudi 11 juin 2020

Photo : "Qu'est-ce que le théâtre" par le Théâtre de l'Incendie sera jouée du 5 au 9 octobre 2020 © DR


« Cette crise conforte d'autant plus les choix de programmation qui sont les nôtres. Il y a urgence à se poser des questions, à remettre en cause les certitudes, à interroger nos modes de vie, à remettre l'humain au centre de nos valeurs. Il y a urgence aussi à se retrouver pour rire, s'émouvoir, débattre, partager. C'est bien là le sens de notre action. » Voilà sur quelles idées fondatrices l'équipe du Centre Culturel de La Ricamarie a pensé sa saison 2020/2021, pendant laquelle Jean-François Ruiz, son directeur, nous invite à « laisser nos lumières allumées ». Une saison - comme toutes celles qui nous sont présentées - qui pourra être « susceptible d'évoluer en fonction des décisions gouvernementales » liée à la Covid-19... Forcément. Une saison où le théâtre prendra une belle part. Tout d'abord avec les artistes en résidence. Si le metteur en scène stéphanois Grégory Bonnefont poursuit ses interventions avec sa compagnie De l'âme à la vague, il est rejoint cette saison par Laurent Fréchuret, metteur en scène du Théâtre de l'Incendie. Ce dernier débute une résidence de trois ans pendant laquelle il présentera ses créations et entamera un projet avec un établissement scolaire.

Le théâtre sera également bien présent tout au long de l'année, avec notamment les venues de la compagnie Barbès 35 pour leur spectacle Crocodiles (13 novembre 2020), inspiré de l'ouvrage de Fabio Geda Dans la mer, il y a des crocodiles, du théâtre-slam-live painting avec Le dernier ogre (le 27 novembre 2020) de la compagnie Le cri de l'Armoire ou encore la création S'engager de la Compagne Ariadne de Villeurbanne à propos de la question de la reconnaissance, de l'avenir et des perspectives offertes à la jeunesse.

Mais la saison ne se contentera pas de théâtre avec également de la danse (création La cinquième colonne par la Compagnie Ballet 21 le 19 novembre 2020), du cirque (avec par exemple la venue de Bab Assalam et son Derviche le 5 février 2021), de la musique (par exemple Mia Strada d'En bonne compagnie le 28 octobre 2020).

Enfin, signalons également la présence de notre journaliste-photographe Niko Rodamel parmi la liste des artistes invités pour cette saison 20/21 du côté de La Ricamarie.

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Des clowns qui ne s’ennuient jamais

SCENES | À 18 ans tout juste, la compagnie Maintes et Une fois fait de son âge adulte un joyeux bazar, qui mêle les membres et les projets dans une bonne humeur instinctive.

Cerise Rochet | Lundi 10 mai 2021

Des clowns qui ne s’ennuient jamais

Ils aiment danser-chanter-jongler, sont des touches à tout que l’on ne saurait mettre dans une case, piochant ci, dans le théâtre, là, dans le théâtre d’objet, un peu plus loin, dans le genre clownesque. Partis tout petits, ces drôles d’oiseaux ont peu à peu ajouté des cordes à leurs arcs, au gré des envies, des propositions et des rencontres, jusqu’à former ce bien joli bazar organisé. Née en 2003 des mains de Gérald et Marlou, pour porter un spectacle de clowns, la compagnie Maintes et Une Fois compte ainsi aujourd’hui une dizaine de membres, plus ou moins réguliers, en fonction des projets, des besoins, des envies des uns et des autres. Spectacles, mais aussi ateliers, stages, projets culturels, ou même, événementiel et intervention en entreprise… On se demanderait presque comment la petite équipe fait pour s’y retrouver. « C’est vrai qu’on fait beaucoup de choses, qu’on mène souvent plusieurs projets à la fois. Mais ce qui nous caractérise vraiment, c’est que tout ce que l’on fait est très tourné vers le burlesque. On ne fait pas du théâtre avec un grand respect du texte. C’est toujours un peu en décalage », explique Marlou, tandis qu’à ses côtés

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Emilie Fontaine : photosensible

Portrait | Originaire de Saône-et-Loire, la jeune photographe Emilie Fontaine vient d’ouvrir les portes d’un nouveau lieu dédié à l’image fixe, au cœur de l’hyper-centre stéphanois. Rencontre avec une femme passionnée qui fait fi d’un contexte morose en mal de bonnes nouvelles.

Niko Rodamel | Vendredi 26 mars 2021

Emilie Fontaine : photosensible

Après seulement une dizaine d’années de pratique professionnelle dans la ville de Mâcon, Emilie Fontaine vient de poser ses valises dans un tout nouveau studio sous les Arcades de l’Hôtel de ville. Le local a été habilement aménagé et décoré avec goût, laissant entrevoir les différentes cordes de la maîtresse des lieux. L’offre de services s’étend du portrait-studio au reportage de terrain, en passant par la communication visuelle pour les entreprises, également assortie d’ateliers proposés aux enfants, aux ados et aux adultes. Organisée en plusieurs espaces fonctionnels et peuplée de matériel photographique (des appareils, des éclairages, un agrandisseur …), la boutique est un bel endroit où l’on se sent à l’aise dès les premiers instants. Tout sourire, Emilie ne cache pas la joie que lui procure ce nouveau challenge. Car le parcours de la jeune femme est avant tout l’histoire d’une reconversion réussie. Aide-soignante au centre hospitalier de Mâcon pendant dix ans, Emilie a profité d’une mise en disponibilité pour reprendre des études, se former à la photographie et préparer son virage professionnel. « Mon travail en service de réanimation était à la fois riche et difficil

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Benoît Lambert : « Saint-Étienne, une ville qui possède une histoire forte avec le théâtre »

Rencontre | Benoît Lambert vient d'être nommé directeur de La Comédie de Saint-Étienne et de son école attenante. Nous nous sommes entretenus avec lui pour en savoir davantage sur la vision qu'il porte sur Saint-Étienne mais également sur ses projets à venir pour le Centre dramatique stéphanois. Échanges.

Nicolas Bros | Mardi 2 février 2021

Benoît Lambert : « Saint-Étienne, une ville qui possède une histoire forte avec le théâtre »

Pourquoi avoir fait le choix de candidater pour la direction de La Comédie de Saint-Étienne ? J’ai candidaté à Saint-Étienne, c’est important de le dire. Ce n’est pas un hasard. Je dirige actuellement le théâtre de Dijon pour lequel j’avais candidaté il y a 8 ans pour des raisons très précises. C’est la même situation avec Saint-Étienne. D’abord, La Comédie de Saint-Étienne est une maison que je connais pour l’avoir fréquentée. Arnaud Meunier m’avait demandé d’être le parrain de la promo 25, la première qu’il avait recrutée à son arrivée. Cela m’a permis de travailler à La Comédie, avec les élèves… Mes spectacles y ont également été accueillis. J’ai passé du temps dans la ville, une ville que j’apprécie beaucoup. Donc la question de cette candidature n’était pas simplement de venir travailler mais de venir vivre à Saint-Étienne, ce qui correspond à un enjeu important pour moi. Ce théâtre a également un tel essor sous l’impulsion d’Arnaud Meunier, qu’il est devenu un des plus beaux théâtres de France. Ce n’est pas de la flagornerie. Ce nouveau bâtiment, le développement de l’école, … c’est un rêve. Et je dois dire aussi que je suis un héritier idéologiq

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Benoît Lambert est le nouveau directeur de la Comédie

Mercato | Suite au départ d'Arnaud Meunier de la direction de La Comédie de Saint-Étienne en ce début d'année, c'est Benoît Lambert qui vient d'être désigné pour sa (...)

Nicolas Bros | Vendredi 29 janvier 2021

Benoît Lambert est le nouveau directeur de la Comédie

Suite au départ d'Arnaud Meunier de la direction de La Comédie de Saint-Étienne en ce début d'année, c'est Benoît Lambert qui vient d'être désigné pour sa succession. Ce metteur en scène est directeur du Théâtre Dijon Bourgogne depuis janvier 2013. Il a été élève à l'École Normale Supérieure avant de suivre des cours de théâtre avec Pierre Debauche au début des années 90. Du côté de la scène, il a notamment créé trois pièces de François Bégaudeau : La Grande Histoire en 2014, La Devise  en 2015 et La Bonne Nouvelle en 2016. Il a toujours la volonté de mettre la jeunesse en avant comme le prouve sa mise en scène de Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux en 2017, où il dirige quatre jeunes acteurs en contrat de professionnalisation. Enfin, Saint-Étienne n'est pas

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Médiathèque Numérique de la Loire : gratuite, illimitée et à volonté !

ACTUS | Le Département de la Loire a ouvert à tous les Ligériens, gratuitement et sans condition, la Médiathèque Numérique de la Loire. La culture, c’est pour tous et maintenant. Pour se divertir, se cultiver, apprendre, s’informer, se détendre, comprendre, découvrir, se former, s’émerveiller, … Pour vivre mieux, ensemble !

Article Partenaire | Vendredi 18 décembre 2020

Médiathèque Numérique de la Loire : gratuite, illimitée et à volonté !

Parce que Le Département de la Loire s’engage pour un accès à tous, partout, à la culture et aux savoirs, la Médiathèque Numérique de la Loire ouvre ses ressources à tous ! Méditation, stretching, code de la route, soutien scolaire, vidéos (films et documentaires), découvrez une large gamme de titres de presse et de livres à consulter en ligne. Pour vous inscrire et profiter de l’ensemble des ressources numériques disponibles rendez-vous sur

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La "culture a les boules" et le fait savoir dans la Loire

ACTUS | Par un communiqué intitulé L'appel des non-essentiels / Joyeux Noël, la Culture a les boules !, le réseau Loire en Scène* appelle à un rassemblement ce jeudi (...)

Nicolas Bros | Lundi 14 décembre 2020

La

Par un communiqué intitulé L'appel des non-essentiels / Joyeux Noël, la Culture a les boules !, le réseau Loire en Scène* appelle à un rassemblement ce jeudi 17 décembre à 17h au kiosque à musique de la place Jean-Jaurès. Les différentes structures questionnent : « en quoi le fait de consommer sans limite, dans des conditions sanitaires discutables, serait une liberté essentielle alors que le fait de s’émouvoir face à un écran ou un artiste sur une scène constituerait une irresponsabilité. Aujourd’hui le doute n’est plus permis, le pouvoir feint d’ignorer nos missions d’intérêt général. » Un rassemblement qui intervient quelques jours après l'annonce gouvernementale du maintien fermé des établissements accueillant du public, notamment les salles de spectacles et cinémas, alors que quasiment toutes avaient prévu une réouverture le 15 décembre. * Loire en Scène réunit : Caroline AGHER, responsable des affaires culturelles - Ville de L'Horme | Laurent AMBLARD, responsable de la saison intercommunale Sorbiers, Saint-Jean-Bonnefonds | François BECHAUD, conseiller artistique La Comédie de S

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Le Foreztival 2021 annulé

Mauvaise nouvelle | Le festival ligérien ne se tiendra pas en 2021. Une décision annoncée aujourd'hui par l'équipe organisatrice du festival.

Nicolas Bros | Lundi 14 décembre 2020

Le Foreztival 2021 annulé

« Nous préférons ne pas organiser le Foreztival en 2021 et être présents les 10 prochaines années. » Le message est clair et limpide. Pour préserver l'existence du plus grand festival musical ligérien qui se déroule chaque été du côté de Trelins, dans le Forez, l'équipe organisatrice du Foreztival a tranché. « Nous aurions pu organiser le festival comme nous le faisons depuis plus de 15 ans en espérant un retour à la normale. Nous espérons tous que nous pourrons avoir un été festif et retrouver nos libertés, cependant nous ne pouvons pas parier l’avenir de notre association sur cette possibilité au vu du contexte actuel. » Rappelant que l'association FZL, derrière cet événement, compte 7 salariés, et s'appuie sur 50 bénévoles à l'année et plus de 600 pendant le week-end de tenue du festival, il semblait plus raisonnable de ne pas trop s'avancer pour l'édition 2021. « En tant que festival indépendant, autofinancé à 95% nous ne pouvons pas nous permettre de jouer l’avenir de notre structure sur un coup de poker. » L'équipe explique également avoir pensé « proposer un Foreztival adapté (jauge réduite, masques, restructuration du site pour le respect d

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Laurent Deloire : « L’éducation peut faire bouger les lignes »

Entretien | Laurent Deloire est un caricaturiste ligérien, originaire de Saint-Chamond. Avec lui, nous sommes revenus sur son parcours, sur l'évolution de son métier, du dessin de presse et de la caricature, dans une société qui a bien changé au fil des années.

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Laurent Deloire : « L’éducation peut faire bouger les lignes »

Comment êtes-vous tombé dans le dessin ? Un peu comme la plupart de mes camarades. On tombe dedans insidieusement. J’étais plutôt l’élève du fond de la classe, près du radiateur, avec la fenêtre pas trop loin. Et puis, tu commences à crobarder parce que tu t’ennuies. Tu dessines les profs, les camarades et cela devient une espèce de fonction sociale, en tout cas à l’époque. En fait, nous étions des élèves qui restions quand même dans le coup. J’avais en quelque sorte la fonction de faire rigoler, pas tant par mon extraversion mais plutôt par mes dessins. Le fait d’avoir une utilité de ce point de vue-là, le regard des autres sur ce que tu fais, ça te fait prendre conscience que tu as quelque chose à transmettre avec ça. Sur quels supports avez-vous travaillé au début ? Mon premier dessin distribué "à grande échelle", c’était lors d'une campagne électorale à Saint-Chamond, pour un candidat un peu loufoque, Paul Privat. Il représentait les écologistes et il était parti en guerre contre le maire socialiste de l’époque, Jacques Badet. J’avais alors dessiné Jacques Badet détruisant avec une grosse masse une maison import

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Tu l'as pas volée celle-là !

Théâtre musical | On avait quitté Fred Radix alors qu'il sifflait encore, le voilà de retour en nous donnant une grande claque ! Nous parlons bien ici (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Tu l'as pas volée celle-là !

On avait quitté Fred Radix alors qu'il sifflait encore, le voilà de retour en nous donnant une grande claque ! Nous parlons bien ici des claqueurs, ces personnes qui faisaient la pluie et le beau temps sur les pièces théâtrales et opéras par leurs applaudissements, rires ou huées. Faire la claque, comme l'on disait jusqu'à l'abolition de cette pratique en 1902. La Claque que Radix nous propose ici constitue un spectacle complet, mêlant humour, histoire et musique. Un moment interactif pour le public, entraîné par Fred Radix et ses deux acolytes : Alice Noureux et Guillaume Collignon. Ici, on apprend à vraiment bien applaudir. La Claque de Fred Radix, samedi 19 décembre 19H30 au Centre Culturel Le Sou de La Talaudière

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S’en payer une bonne tranche

Cadeaux spectacles | En 2021, c’est décidé : on aura plus que jamais besoin de se marrer. Alors, pour Noël, on jette un œil du côté des cafés-théâtres du département, qui proposent (...)

Cerise Rochet | Lundi 14 décembre 2020

S’en payer une bonne tranche

En 2021, c’est décidé : on aura plus que jamais besoin de se marrer. Alors, pour Noël, on jette un œil du côté des cafés-théâtres du département, qui proposent des coffrets-cadeaux et autres places de spectacles à offrir à vos proches. Coffret version enfant ou adulte pour Agapes et spectacles à Montbrison, invitations spectacles selon plusieurs formules au KFT de Saint-Galmier, bons cadeaux à la Comédie Triomphe, ou chèques cadeaux selon plusieurs formules au Quai des Artistes… Pour la plupart, les billets contenus dans ces paquets sont valables au moins un an, et laisseront donc le temps à ceux qui les reçoivent de prendre leur temps ! Renseignements et achats sur les sites internet respectifs des cafés-théâtres, ou auprès des Offices de Tourisme

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Mielleux et mélodieux

Coffret CD | Force tranquille connecté à la vraie vie, aux forêts du Meygal, et aux notes de sa guitare, l’artiste ponot Yvan Marc propose des coffrets sucrés pour les (...)

Cerise Rochet | Lundi 14 décembre 2020

Mielleux et mélodieux

Force tranquille connecté à la vraie vie, aux forêts du Meygal, et aux notes de sa guitare, l’artiste ponot Yvan Marc propose des coffrets sucrés pour les oreilles… Et les papilles. Grâce à la collaboration de deux artisans locaux, le chanteur a mis au point 5 paniers api-culturels, qui contiennent son dernier album, L’ancien Soleil, sorti en septembre, et des produits à base de miel. En pot, en bonbon, en sucette, en nougat… Pour écouter en dégustant. Dispo sur www.yvanmarc-officiel.com, rubrique « boutique »

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Sosie or not sosie

Café-théâtre | Ils sont prêts à tout, mais bons à rien… Samuel est un père de famille qui se prend pour la réincarnation d’Elvis Prestley. Son fils, lui, se rêve en Michaël (...)

Cerise Rochet | Mardi 8 décembre 2020

Sosie or not sosie

Ils sont prêts à tout, mais bons à rien… Samuel est un père de famille qui se prend pour la réincarnation d’Elvis Prestley. Son fils, lui, se rêve en Michaël Jackson. Quant à sa femme, elle a une fâcheuse tendance à ne pas trop cracher sur la bibine. Ensemble, ils nourrissent un joli projet : trouver suffisamment d’argent pour se rendre à un concours de sosie à Las Vegas… Quitte à déplumer le reste de leur famille. Bienvenue à Loose Vegas, le 31 décembre à 18h15, 20h15 et 22h15 aux Foréziales à Montrond-les-Bains

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La vie de château

Expo historique | La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 octobre 2020

La vie de château

La région stéphanoise a connu un véritable âge d’or au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Avec l’essor des chemins de fer et l’ébullition dans les domaines de la métallurgie, la rubanerie et l’armement, Saint-Étienne faisait figure de capitale industrielle française. Durant cette époque où l’économie prospère, plus de 200 châteaux sont construits par les industriels de la région entre 1850 et 1930. L’exposition Châteaux de l’Industrie propose de replonger dans ce patrimoine architectural et paysager unique jusqu’au 3 novembre. S’étalant sur trois lieux de présentation entre Sorbiers, Saint-Chamond et Rive-de-Gier, Châteaux de l’industrie permettent de resituer les édifices selon leurs caractéristiques : château d’usine (construit à proximité de l’unité de production), château de ville, maison de plaisance, domaine agricole ou château historique. Des visites guidées et des conférences sont aussi programmées. Exposition Châteaux de l’industrie jusqu’au 2 novembre, à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle 42290 Sorbiers, à la Médiathèque de Rive-de-Gier, 10 Square Marcel Paul, 42800 Rive-de-Ger et au Château du Jarez, 11 Rue Beno

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Bien mal enfoui

Théâtre | Parce qu’elle reçoit ses parents pour le dîner et qu’elle veut que tout soit parfait, elle a demandé à une jeune fille de l’aider. Cette dernière ne parle pas (...)

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Bien mal enfoui

Parce qu’elle reçoit ses parents pour le dîner et qu’elle veut que tout soit parfait, elle a demandé à une jeune fille de l’aider. Cette dernière ne parle pas français, et écoute ainsi sans comprendre tout ce que lui raconte la maîtresse de maison. Et des choses à raconter… Celle-ci en a, un bon paquet. Sa vie, ses amours, ses amants. Ses souvenirs, et toutes ces choses qu’elle pensait avoir oublié. De « légères blessures », qui paraissent si insignifiantes. À ce récit se mêlent aussi des ordres. Elle n’est pas très sympathique, et parle mal à celle qui lui donne un coup de main. Ce repas, sa mère, ses hommes, ses amies, son frère… Bien des détours, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Et si c’était son père, et le secret qu’elle camoufle, qui la rendaient si amère ? Une légère blessure, les 5 et 6 novembre au Chok Théâtre

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Rideau !

SCENES | Isabelle et Régis sont comédiens, et, à partir d’une photo de classe projetée sur un écran, ils nous entrainent dans les méandres de leur adolescence, de leur (...)

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Rideau !

Isabelle et Régis sont comédiens, et, à partir d’une photo de classe projetée sur un écran, ils nous entrainent dans les méandres de leur adolescence, de leur métier et de leur parcours de vie. C’est quoi, d’ailleurs, être comédien ? Un métier où l’on ment tout le temps, un mélange de vrai et de faux, un rôle investi qu’on ne veut plus lâcher, un égo parfois démesuré… Hum… Comme dans d’autres métiers, finalement… Hum, hum… Au moins, avec les comédiens, le rideau qui se lève nous indique que le mensonge commence… Dès lors, qui sont les vrais imposteurs ? À ce propos, quelqu’un sait-il, ce qu’est devenue la petite brune, sur la photo ? Voilà maintenant 30 ans qu’elle a disparu… Les imposteurs, les 15 et 16 octobres au théâtre des Pénitents à Montbrison

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Boule à paillettes

Théâtre | En la voyant posée sur le bureau de tonton Gilbert, on a toujours trouvé ça très moche. Tantôt utilisée comme presse-papier, tantôt comme objet de décoration ou comme (...)

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Boule à paillettes

En la voyant posée sur le bureau de tonton Gilbert, on a toujours trouvé ça très moche. Tantôt utilisée comme presse-papier, tantôt comme objet de décoration ou comme gadget pour amuser les enfants, la boule à neige est bien souvent considérée comme le comble du mauvais goût… Mais si l’on s’accorde généralement sur son côté kitsch, que se cache-t-il, derrière ceux et celles qui les collectionnent ? Boule d’histoires Exposées aux yeux de tous sur une étagère au milieu du salon, ou secrètement gardées dans une malle du grenier, les boules à neige renferment un tas d’aventures, des voyages, des récits. La légende d’un artisan-verrier qui aurait conçu la toute première pour conquérir sa douce. L’histoire de l’exposition universelle de 1878, où les maîtres-verriers étaient mis à l’honneur. Celle de la deuxième exposition universelle de Paris, en 1889, où ceux qui étaient venus admirer la grande tour Eiffel repartirent avec une miniature enflaconnée. Celle du Front populaire, qui vit naître de l’instauration des congés payés une déferlante de boules, que chacun ramenait alors en souvenir comme pour dire « regarde où j’étais cet été ! » Et puis… Celle de

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Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Entretien | Début novembre, Jacques Weber propose de redécouvrir Victor Hugo, à Saint-Just Saint-Rambert. Rencontre avec l’un des plus grands hommes de théâtre de son temps… Et peut-être même plus.

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Avec ce spectacle, vous mêlez un peu toutes les facettes de Victor Hugo, en proposant des lectures de ses textes, lettres, discours, poèmes, romans… Qu’est ce qui vous en a donné envie ? Tout a démarré en 2017, pendant la campagne présidentielle. J’ai constaté que de nombreux candidats citaient Hugo, et j’ai essayé de comprendre pourquoi. Le style épique d’Hugo, son lyrisme, ont ceci d’extraordinaire qu’ils parviennent à faire passer toutes ses idées, et condamnent de fait celui qui écoute à la réflexion. Et puis… J’avais aussi envie de dépiédestaliser cet homme, de le mettre à la portée de n’importe quelle oreille. Donc, je l’ai emmené dans ces endroits pleins d’humanité que sont les bistrots. Des endroits où l’on commente, où l’on s’amuse, où l’on discute. Emmener Hugo au bistrot, c’est aussi permettre à des tas de gens qui ne vont pas au théâtre de le redécouvrir… Il ne faut pas avoir de prétention là-dessus, en se disant qu’on va voir des foules se déplacer. Je crois qu’en France, 1% de la population seulement va au théâtre… Mais oui, d’une certaine manière, on peut malgré tout continuer à espérer que cette prop

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Icônes

Peinture | Depuis près de trente ans le peintre stéphanois Hacène Bouziane poursuit son œuvre, où la multiplicité des symboles et des couleurs traduit la richesse des (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Icônes

Depuis près de trente ans le peintre stéphanois Hacène Bouziane poursuit son œuvre, où la multiplicité des symboles et des couleurs traduit la richesse des questionnements de l’artiste. Le traitement pointilliste et le foisonnement entremêlé des motifs accouche d’un univers singulier, quelque part entre art aborigène et pariétal. Avec l’omniprésence du végétal, de l’animal et du minéral, le placement géométrique des éléments et la symbolique des teintes sont ici un langage à part entière, comme dans les tapis orientaux. Hacène présente quatorze toiles dont plusieurs inédites : trois tableaux en forme de pied de nez à l’histoire des USA ainsi que deux portraits revisités de Vincent Van Gogh et Arthur Rimbaud, dont les visages ont viré au bleu tels des divinités hindoues. Les Hikayats colorés de Hacène Bouziane, jusqu’au 20 novembre au Chok Théâtre à Saint-Étienne

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IF Saint-Étienne, le nouveau site d'infos ligérien

Média | Il a été lancé en avril dernier. Le nouveau portail d'informations de la Loire s'appelle IF Saint-Étienne. Un site qui traite d'actualité généraliste, de (...)

La rédaction | Lundi 28 septembre 2020

IF Saint-Étienne, le nouveau site d'infos ligérien

Il a été lancé en avril dernier. Le nouveau portail d'informations de la Loire s'appelle IF Saint-Étienne. Un site qui traite d'actualité généraliste, de politique, de sports, d'économie, de culture/loisirs, de tendances, de gastronomie, de vie juridique... sur l'ensemble de la Loire. La ligne éditoriale mêle actualité quotidienne et articles de type "magazine" avec du fonds et de belles mises en forme. Avec une équipe de journalistes dédiée, IF Saint-Étienne propose un regard sur l'actualité qui se veut dynamique et le plus original possible. La place faite à la photo est également importante avec des reportages "sur le vif" qui traitent de l'actualité sour un oeil différent. Des reportages vidéos sont aussi publiés pour proposer du contenu varié et enrichi. IF Saint-Etienne, c'est votre nouveau média à Saint-Etienne. Pour découvrir ce nouveau site d'informations, rendez-vous sur www.if-saint-etienne.fr

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Nos 10 coups de théâtre 20/21

Panorama théâtre 20/21 | Ouaf ! Drissa a 11 ans. Drissa est un jeune garçon noir. Drissa veut un chien. Car Drissa voudrait être banal. Avoir la vie « des (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 10 coups de théâtre 20/21

Ouaf ! Drissa a 11 ans. Drissa est un jeune garçon noir. Drissa veut un chien. Car Drissa voudrait être banal. Avoir la vie « des blonds », qu’il voit à la télé. Être comme tout le monde, et non comme les gens semblent le voir. A travers une histoire dure mais poétique, Eva Doumbia brosse le portrait d’une société encore aujourd’hui discriminante… Dans laquelle de jeunes garçons noirs meurent parfois, sous les coups des policiers… Le Iench, du 3 au 6 novembre à la Comédie de Saint-Etienne Au boulot ! Le chef, c’est un con. Sa femme, elle est dingue. Ses employés, un peu névrosés, jaloux et frustrés, il les a invités à manger. Risotto pour tout le monde, c’est une bonne idée, qu’est-ce que tu en penses ? Le monde du travail rend fou, vous le saviez ? Dans cette pièce kafkaïenne écrite par Rémi De Vos et mise en scène par Jean-Michel Ribbes, la violence de l’entreprise s’habille de sa plus belle absurdité pour offrir au spectateur une bouffée d’oxygène, inhalée dans d’immenses éclats de rire. Kadoc, du 2 au 4 décembre à la Comédie de Saint-Etienne Te

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5 pas de danse

Panorama danse 20/21 | Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

5 pas de danse

Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude Pietragalla, seule en scène, livre sa vie, son rapport à la scène, aux personnages qu’elle a incarnés, à la musique, à ses partenaires, au public… Voyage intime autobiographique, cette expérience sensorielle unique, presque totale, mêle le travail du corps à des textes inédits et dévoile, tout en poésie, l’empreinte inaltérable que laisse la danse derrière son passage. La Femme qui danse, le 6 octobre à l’Opéra de Saint-Etienne Hallelujah Il avait donné son accord, à la création de ce programme. 4 ans après sa disparition, sans doute l’immense Leonard Cohen tirerait-il son chapeau à ceux qui aujourd’hui lui rendent hommage. Conçu comme un portrait de l’artiste découpé en 5 saisons, telles les 5 cycles de l’existence, Dance me s’apprécie comme un dialogue entre la voix grave du maître, et la technicité des 15 danseurs virtuoses du BJM. So artistic, so chic, so iconic… So Cohen. Dance me, vendredi 4 décembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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Le port du masque désormais obligatoire au cinéma et au théâtre

Covid-19 | Le port du masque sera désormais obligatoire pendant les séances de cinéma, les représentations de théâtre et dans les autres lieux culturels. Le premier (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 26 août 2020

Le port du masque désormais obligatoire au cinéma et au théâtre

Le port du masque sera désormais obligatoire pendant les séances de cinéma, les représentations de théâtre et dans les autres lieux culturels. Le premier ministre l'a annoncé ce matin sur l'antenne de France Inter, où Jean Castex répondait aux questions de Léa Salamé. La décision a été prise mardi lors du conseil de défense. S'il a ajouté « oui, je dis aux Françaises et aux Français : allez au cinéma, allez au théâtre, vous ne risquez rien », il faudra donc être masqué. Ce qui, de toute évidence, devrait encore faire baisser la fréquentation des salles de cinéma déjà lourdement impactées depuis le début de la crise sanitaire. La date de mise en œuvre de cette mesure n'a pas encore été communiquée mais devrait être effective rapidement. J

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Un Stéphanois dans la shortlist pour la direction du théâtre de la Croix-Rousse

Mercato | La candidature du Stéphanois Abdelwaheb Sefsaf fait partie des cinq retenues pour la succession de Jean Lacornerie à la tête du Théâtre de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 19 août 2020

Un Stéphanois dans la shortlist pour la direction du théâtre de la Croix-Rousse

La candidature du Stéphanois Abdelwaheb Sefsaf fait partie des cinq retenues pour la succession de Jean Lacornerie à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon. Metteur en scène, comédien, chanteur, Abdel Sefsaf a fondé la compagnie Anonyme, dirige la compagnie Nomade in France, a participé à l'ascension des groupes Dezoriental et Aligator mais a aussi dirigé le Théâtre de Roanne de 2012 à 2014. Il est en compétition pour ce poste lyonnais avec quatre autres candidatures : celle du duo Camille Rocailleux/A. Favre, celle d'un autre duo formé par Lorraine de Sagazan et Nadja Pobel (journaliste au Petit Bulletin Lyon), celle de l'ancien directeur adjoint de la Comédie de Valence Christophe Floderer et enfin, celle de Courtney Geraghty, actuellement responsable de programmation au French Institute Alliance Française de New York. Ces finalistes ont jusqu'au 7 septembre pour affiner leur projet, qui sera ensuite auditionné par le jury le 21 septemb

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Pop céleste au Plateau

Festival musiques actuelles | Le festival Oh Plateau a fait volte-face, et tant mieux. D'abord annulé pour cet été 2020, il se tiendra bel et bien les 25 et 26 juillet du côté de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Pop céleste au Plateau

Le festival Oh Plateau a fait volte-face, et tant mieux. D'abord annulé pour cet été 2020, il se tiendra bel et bien les 25 et 26 juillet du côté de la Commanderie et du Lac de Devesset à la limite entre Ardèche et Haute-Loire. Côté line up, toujours une jolie orientation pop actuelle avec trois formations à suivre. Les Stéphanois de La Belle Vie sont de la partie aux côtés des Lyonnais de Johnnie Carwash et des Marseillais de Tropicold. Bonnes vibes, balades champêtres et fraîcheur du son assurés. Oh Plateau 2020, samedi 25 et dimanche 26 juillet au Lac du Devesset (Ardèche)

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Moi je n'ai pas changé d'adresse...

Soirées spectacles | L'originalité, c'est leur créneau. L'asso La Laverie a l'habitude de surprendre son monde. Une fois encore, le pari est réussi avec le programme Est-ce que (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Moi je n'ai pas changé d'adresse...

L'originalité, c'est leur créneau. L'asso La Laverie a l'habitude de surprendre son monde. Une fois encore, le pari est réussi avec le programme Est-ce que tu viens pour les vacances ? Trois soirées-spectacles dans un lieu tenu secret jusqu'à réservation sont proposées pour réveiller votre début d'été. Au programme, on trouve le joliment nommé Marc Prépus et son théâtre de rue / hip hop "électroménager", le solo clown Frigo de la compagnie Dis bonjour à la dame ou encore le théâtre d'objets [Un]fidele de la compagnie Madam'Kanibal. Tout cela se déroule les8, 9 et 10 juillet. Infos et réservations par mail : lalaverie.association@gmail.com ou par téléphone : 06 98 15 70 57

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La Loire change de braquet

Coup de pédale | Le premier festival Bike and Troc se tiendra à Chalmazel les 5 et 6 septembre. Un nouvel événement mêlant une bourse aux vélos, un marché d'exposants et différentes épreuves de cyclisme. [edit : en raison des restrictions concernant les événements actuellement, le Bike'n'Troc ne se déroulera que samedi 5 septembre et non sur le week-end entier]

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

La Loire change de braquet

Il n'y a pas le Tour de France à Sainté cette année ? Qu'à cela ne tienne. Les deux roues ne seront pourtant pas en reste début septembre. Pour preuve, le Département de la Loire, la Fédération française de cyclisme de la Loire et RP Events se sont associés afin de mettre sur pied un nouveau gros événement autour du cycle. Ca s'appelle Bike and troc et ça se passe du côté de Chalmazel. « L'objectif est de franchir une nouvelle étape dans la programmation d'événements Sport Nature déjà bien connus et reconnus de tous », explique Georges Ziegler, président du Département de la Loire. « Durant deux jours, cyclistes amateurs et confirmés pourront se côtoyer autour de leur passion commune. » Une passion qui sera abreuvée grâce à une programmation bien chargée. Courses et bourse Avec pour parrains la pentathlonienne Élodie Clouvel et le champion de cross triathlon Arthur Forissier, le 1er Bike and troc verra d'autres athlètes se départager les médailles pour des épreuves ouvertes à tous : une TransLoire VTT, des randos VTT, de l'endurance VTT (jusqu'à 24 heures...), la montée du Col du Béal sur 10 kilomètres de route fermée ou encore la Gravel o

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Un collectif pour les établissements de loisirs

Initiative | Mes Loisirs 42 est un tout nouveau collectif visant à « permettre aux Ligériens de profiter d'un maximum d'activités à prix réduits ». Piloté par les structures (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Un collectif pour les établissements de loisirs

Mes Loisirs 42 est un tout nouveau collectif visant à « permettre aux Ligériens de profiter d'un maximum d'activités à prix réduits ». Piloté par les structures LighLab.io et Où Sortir ? Sainté, ce groupement est composé de 17 établissements (Yellow Jump, 1909 Escape Game, Clash de Hâches, Acrobois, L'Azyle escape game, Doudoo Park, Numéro 8, Games 42, Forez Aventures, S-cape Game, Peaky Gamers, Blocabrac, Laser Game Evolution, Ingenious Escape Game, L'île aux délires, Platinium Bowling et La grange aux abeilles). Première mesure prise par le collectif : la mise ne place de 50 000 chéquiers promotionnels contenant des coupons de réduction dans chacun des établissements. Plus d'infos que la page Facebook MesLoisirs42

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Le Verso rouvre ses portes

SCENES | Elle vous attend avec En vous attendant. L'équipe du théâtre stéphanois Le Verso relance la machine cette semaine pour deux spectacles-rencontres (...)

Nicolas Bros | Lundi 22 juin 2020

Le Verso rouvre ses portes

Elle vous attend avec En vous attendant. L'équipe du théâtre stéphanois Le Verso relance la machine cette semaine pour deux spectacles-rencontres concoctés par le Théâtre de l'Incendie de Laurent Fréchuret. Après plusieurs mois de fermeture, c'est enfin le retour du théâtre à Saint-Étienne avec la pièce En vous attendant, un « solo d'acteur multiple dans l'absurde ludique et déconfiné. » Ca se passe avec l'acteur Sylvain Delcourt les mardi 23 et mercredi 24 juin à 20h au Théâtre le Verso. En vous attendant, mardi 23 et mercredi 24 juin à 20h au Théâtre Le Verso à Saint-Étienne Réservation obligatoire au 04 77 47 01 31 Vous serez rappelé pour avoir confirmation de votre réservation / Port du masque obligatoire.

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Opéra "must go on"

Saison 20/21 | Il est parmi les premiers à avoir dégainé ! L'Opéra de Saint-Étienne aura bien une saison 2020/2021 digne de ce nom si les conditions d'accueil sont éclaircies d'ici au 1er octobre. On vous en donne quelques éléments majeurs.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

Opéra

Malgré les incertitudes concernant les conditions d'accueil du public, l'Opéra de Saint-Étienne a effectué le lancement de sa saison 20/21. « Même si l'on avance avec des inconnues, la prochaine saison possède la même exigence que les années précédentes, a expliqué Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne qui a également souhaité rassurer les détenteurs de billets de spectacles annulés depuis mars, en expliquant que ces derniers pourraient se faire rembourser s'ils le souhaitent. Il a également tenu à répéter le soutien apporté aux intermittents et artistes de l'Opéra pour qui la municipalité a maintenu les rémunérations pendant l'arrêt des activités de l'Opéra. Ces dernières ne devant pas reprendre avant septembre. Lyrique, cinéma, danse… Avec un taux de remplissage de plus de 85 % en 19/20, l'Opéra espère ouvrir ses portes au public dès le 1er octobre, sans pour le moment pouvoir vendre le moindre billet. Une saison équilibrée se profile à l'horizon avec trois nouvelles productions lyriques « made in Sainté » parmi les cinq proposées (La Nonne Sanglante en novembre, La Veuve Joyeuse en décembre et Andromaque en

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Et après ?

Témoignages | Nous avons demandé à quelques responsables de lieux culturels où ils en étaient et comment ils envisageaient la suite des événements... Propos recueillis par Cerise Rochet et Nicolas Bros

La rédaction | Mardi 9 juin 2020

Et après ?

Flou complet au Zénith « Très honnêtement, nous n'avons pas une grosse visibilité sur l'automne » Sylvie Liogier, directrice du Zénith Saint-Étienne ne cache pas ses inquiétudes... « Nous sommes fermés jusqu'à fin août, avec des reports de spectacles sur la fin de l'année et sur 2021. Si on peut jouer dans des conditions "normales", c'est-à-dire avec du gel hydroalcoolique, un choix laissé aux spectateurs de porter ou non le masque et sans distanciation, ça reprendra normalement. Si la règle des 4 m² est encore là, ce n'est pas jouable ! Si nous ne pouvons faire rentrer que 1 500 personnes au Zénith, ce n'est pas rentable et pas confortable pour le public qui, lui, vient pour se détendre. » Pour la plus grande salle du département, l'impact économique est très important. « C'est catastrophique. Si on ne pouvait pas jouer jusqu'à janvier 2021, ce serait un impact de plus d'un million d'euros... confie la dirigeante. Je ne connais pas de société qui peuvent tenir avec deux mois de recettes et 10 mois sans recette. On sait qu'il y a des périodes plus calmes que d'autres mais là, ce n'est pas tenable ni pour nous, ni pour l

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À l’Est

Théâtre | Inspiré du roman Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar d’Antoine Choplin, Václav​ et Tomas met en scène la dissidence, la résistance, le combat, le (...)

Cerise Rochet | Mercredi 4 mars 2020

À l’Est

Inspiré du roman Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar d’Antoine Choplin, Václav​ et Tomas met en scène la dissidence, la résistance, le combat, le totalitarisme. 1989, à Prague. La révolution de Velours triomphe, en portant le dramaturge Vaclav Havel au pouvoir. Pour Tomas, il s’agit d’un jour radieux… Propice au souvenir de ce qui les a conduits à ce jour si particulier. 20 ans plus tôt, à Trutnov, Tomas, cheminot, travaille dur, comme « un chien » même. Alors qu’une troupe de théâtre s’installe dans sa ville, il fait connaissance et se lie d’amitié avec Václav, séduit par sa foi en la culture et l’avenir… Une rencontre qui va changer sa vie. Opposé au régime, Václav est surveillé, et tandis que son nouvel ami s’engage de plus en plus à ses côtés, il est emprisonné… Fortement inspirée de l’histoire, Václav et Tomas raconte comment, sans violence, la culture peut vaincre la tyrannie, et comment parfois le destin porte les gens simples jusqu’à la grande Histoire. Václav​ et Tomas, vendredi 4 décembre à 20h30 en direct sur www.lechambon.fr

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Fauve

Peintures & sculptures | Chacune des toiles et des sculptures de Chantal Longeon raconte une histoire inédite et fait naître une émotion nouvelle. Le plus souvent tout commence par (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Fauve

Chacune des toiles et des sculptures de Chantal Longeon raconte une histoire inédite et fait naître une émotion nouvelle. Le plus souvent tout commence par des taches de couleur, donnant peu à peu naissance à un thème qui surgit de lui-même, entraînant l'artiste vers des lieux insoupçonnés, au gré de voyages à la fois poétiques et mystiques. Des accidents picturaux qui se jouent parfois entre le pigment qui jaillit et le trait qui s'improvise, donnant soudainement une force et une énergie inattendues à l'oeuvre en gestation. Chantal se laisse guider par l'instant, par la vibration émotionnelle qui l'a lie au geste, entre aplats et griffures, au support et à la matière. La plasticienne met en résonance l'acrylique (sa technique favorite), les encres, les huiles et quelques matières additionnelles au service d'une évocation qui, une fois l'oeuvre achevée, la surprend elle-même. La peinture est donc ici un espace de questionnement, une quête de sens dans laquelle l’œuvre vit finalement du regard qu’on lui porte. Entre abstraction fauviste et figuration éthérée, l'univers de Chantal Longeon se décline en plusieurs séries d'oeuvres parmi lesquelles femmes du monde, enfance, states ur

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Nouvelle garde

Jazz | On le sait bien, depuis un certain nombre d'années Saint-Étienne abrite un riche vivier d'excellents jazzmen qui, pour beaucoup, ont fait le pari d'une (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Nouvelle garde

On le sait bien, depuis un certain nombre d'années Saint-Étienne abrite un riche vivier d'excellents jazzmen qui, pour beaucoup, ont fait le pari d'une double formation entre le conservatoire à rayonnement régional Massenet et la fac de musicologie à l'Université Jean Monnet. Cette foisonnante pépinière a vu pousser de brillants musiciens devenus professionnels et voit naître, aujourd'hui encore, de nombreuses formations au sein desquelles le métissage musical assumé envoie valdinguer toutes les frontières entre jazz, afrobeat, funk, soul, jusqu'à l'electro ou le rock. Clin d'oeil au passé industriel stéphanois, le bien nommé Armevil Experiment est de ces tout récents groupes fondés par la nouvelle garde. On retrouve ici quelques transfuges du Grenett's 4tet, des Semelles Funky, de Factory Acts 4tape, du Gin Tonic Orchestra, ou encore des feus Dizzy Sticks. Clément Ceni (guitare), Thomas Bell (claviers), Léo Aoun (basse) et Léo Puccio (batterie) électrisent avec inventivité un jazz-groove-funk plutôt inspiré. Armevil Experiment, vendredi 13 mars à 20h30, Château de Saint-Victor-sur-Loire

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Poing levé, doigt pointé

Théâtre | Une tempête. Une tornade. Un ouragan. Une Révolte. Pièce non-narrative mais thématique, Révolte d’Alice Birch nous invite à reconsidérer les rapports (...)

Cerise Rochet | Mercredi 4 mars 2020

Poing levé, doigt pointé

Une tempête. Une tornade. Un ouragan. Une Révolte. Pièce non-narrative mais thématique, Révolte d’Alice Birch nous invite à reconsidérer les rapports hommes-femmes, à travers tout ce qui les conditionne : le mariage, le travail, le corps, le sexe, le porno, le viol… Sans tabou, l’auteure nous balance à la gueule toute la violence de l’oppression - symbolique et réelle - subie par le genre féminin, en appelant à l’éveil ou au réveil de nos consciences. Mais Birch ne s’arrête pas là. Interrogeant aussi la responsabilité du langage dans la condition de chacun, elle grimpe, jusqu’au rang des idées. Comment les mots employés par les hommes et les femmes façonnent-ils leurs relations, et donc la société ? Que penser, dès lors que l’on s’interroge sur le poids de ce que l’on dit et de ce que l’on nomme, du terme FÉMINISME ? Ne pourrait-il pas être contre-productif ? Quid des discours en faveur de la libération et du plaisir ? Ne sont-ils pas devenus des injonctions supplémentaires, alimentant encore l’oppression ? Ainsi Révolte n’est-il pas qu’un pamphlet. Révolte déconstruit, dissèque, décortique les rouages d’une société intrinsèquement

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La recette du succès

Théâtre | Sur scène, un fourneau, une batterie de cuisine, des poireaux, des patates, des condiments, des bols… Ce soir, c’est Marguerite Duras qui régale. La (...)

Cerise Rochet | Mercredi 4 mars 2020

La recette du succès

Sur scène, un fourneau, une batterie de cuisine, des poireaux, des patates, des condiments, des bols… Ce soir, c’est Marguerite Duras qui régale. La cuisine, l’écrivaine adorait ça. Une source de bonheur partagé, un plaisir simple de la vie. Entre les dizaines de pages noircies par les mots, elle prenait souvent le temps de s’enfermer dans sa cuisine, inventant même des recettes pour ses convives… Qu’elle avait d’ailleurs pris soin de consigner dans un carnet. Pour monter La Cuisine de Marguerite, Corinne Mariotto a ainsi délicieusement combiné ces recettes à des passages de La Maison, extrait de La Vie Matérielle de l’auteure. La cuisine, la maison… Ou comment en revenir aux thématiques légèrement obsessionnelles de Duras. Femme nourricière au beau milieu de ses casseroles, Marguerite explore ici les questions de l’enfance, de la maternité, des rapports hommes/femmes, de la condition féminine à travers l’histoire. Il doit être temps de se mettre à table. La cuisine de Marguerite, le 13 mars à la Passerelle à Saint-Just Saint-Rambert, et le 14 mars au Centre culture Le Sou à la Talaudière

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Dans les cordes

Jazz | Véritable ovni musical, entre pop, soul, jazz, electronica et folk expérimentale, Laura Perrudin est la première musicienne à jouer de la harpe chromatique (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Dans les cordes

Véritable ovni musical, entre pop, soul, jazz, electronica et folk expérimentale, Laura Perrudin est la première musicienne à jouer de la harpe chromatique électrique, créée spécialement pour elle. En studio comme en live, Laura développe un univers onirique, retravaillant sa voix et son instrument à l'aide d'un looper et de pédales d'effet. Laura Perrudin, samedi 4 avril à 20h, Théâtre municipal de Roanne

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On air

Théâtre | Sur scène, Aurélie Charon et Caroline Gillet au micro, Amélie Bonnin à l’image réalisée en direct. Le live peut commencer. Pour cette vraie-fausse (...)

Cerise Rochet | Mercredi 5 février 2020

On air

Sur scène, Aurélie Charon et Caroline Gillet au micro, Amélie Bonnin à l’image réalisée en direct. Le live peut commencer. Pour cette vraie-fausse émission de radio, de jeunes activistes du monde viennent prendre les micros restants. Ils sont l’avenir et l’espoir, ils parlent de leurs combats et de leurs convictions, ils ont décidé de ne pas baisser les bras, d’agir… Et de ne plus attendre que l’on parle à leur place. Radio Live, mercredi 19 et jeudi 20 à la Comédie de Saint-Étienne

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Bertrand Belin : des hommes qui tombent

Chanson | Sur "Persona", son dernier album, ce drôle d'oiseau de Belin continue d'élaguer son verbe, de débroussailler le langage, pour faire surgir la poésie contradictoire et empathique d'un monde qui se promet au feu et condamne à la chute des hommes qu'on ne regarde déjà plus.

Stéphane Duchêne | Mercredi 5 février 2020

Bertrand Belin : des hommes qui tombent

Énigmatique, cryptique, sec comme un coup de bec, de plus en plus le verbe et donc le chant belinien semblent évoluer vers l'abstraction. On le constate à chacun de ses albums, le Breton Bertrand va toujours plus loin vers ce far west d'épure et de chanson à l'os, son plat de plus en plus traditionnel. Mais c'est sans doute à force de « parler en fou » (de Bassan), ainsi qu'il le confessait sur un précédent disque, Cap Waller ; à force de jouer la poésie d'un hasard qui n'en est pas vraiment un, d'une contingence et il faut bien le dire, d'une élégance folle, d'une sorte de désinvolture imitant la pose et la pause du dandy-moqueur, qu'il trouve sa manière de solidification, déjoue la question de la profondeur par le superficiel apparent, affronte la réalité comme le pic-vert attaque l'arbre, à coups aussi répétés que millimétrés. Si un disque de Bertrand Belin symbolise cette approche singulière, c'est sans doute Persona, où le chanteur-guitariste-auteur-compositeur-conteur démontre à quel point ce "parler fou" est le langage de la lucidité, se nourrit d'une logique implacable pour déciller les

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Cuisine et existence

Théâtre | Tout se passe autour d’une table, et de la fabrication en direct de tagliatelles fraîche à l’arrabiata par un couple, qui attend visiblement des (...)

Cerise Rochet | Mercredi 5 février 2020

Cuisine et existence

Tout se passe autour d’une table, et de la fabrication en direct de tagliatelles fraîche à l’arrabiata par un couple, qui attend visiblement des invités. A mi-chemin entre le théâtre et la performance, To Bed, home made dresse un parallèle entre l’élaboration de la recette et le lit du couple… Un lit où l’on ferait sa cuisine, en famille. D’après Le Lit, de Vilém Flusser. To Bed, home made du mercredi 12 au vendredi 14 février à 20 heures au Chok Théâtre

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Rémi Pupier & Badr Boukhrissi dans l'Oeil du Petit Bulletin #42

Gastronomie | Pour le 42e épisode de Dans l'Oeil du Petit Bulletin, hommage à la Loire et son terroir avec "La Loire en tête" de Rémi Pupier et Badr (...)

Nicolas Bros | Lundi 20 janvier 2020

Rémi Pupier & Badr Boukhrissi dans l'Oeil du Petit Bulletin #42

Pour le 42e épisode de Dans l'Oeil du Petit Bulletin, hommage à la Loire et son terroir avec "La Loire en tête" de Rémi Pupier et Badr Boukhrissi. Ils sont venus nous parler de ce guide gourmand qui va bien avec les fêtes de fin d'année !

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Tous ensemble, tous ensemble !

Théâtre | C'est un projet d'ampleur orienté sur la lutte contre toutes les formes de discrimation auquel s'est attelée La Comédie de Saint-Étienne pendant sa (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 janvier 2020

Tous ensemble, tous ensemble !

C'est un projet d'ampleur orienté sur la lutte contre toutes les formes de discrimation auquel s'est attelée La Comédie de Saint-Étienne pendant sa saison 19/20. Son nom ? Ensemble. Ses parrains ? Rachida Brakni et Éric Cantona. L'idée ? Proposer 14 spectacles "fil rouge" dans la programmation de La Comédie, construire un projet de transmission avec une jeunesse « très éloignée socialement des lieux de création » au cours de pratiques théâtrales coorganisées avec diverses structures, une commande de textes courts sur le thème de la discrimination à 10 autrices et 10 auteurs, mais également deux temps forts les 15 et 16 janvier. Ces derniers se traduisent par la présence des deux parrains pour deux soirées de lecture dans les murs de la Comédie de Saint-Étienne. Brakni et Cantona ont pour l'occasion sélectionné 10 textes existants ou provenant de la commande citée ci-dessus. On y retrouve des oeuvres de Léopold Sédar Senghor, Edgar Morin mais également Marion Aubert, Riad Gahmi ou encore Maïlys De Oliveira. Ces lectures sont accompagnées d'une performance en direct du duo stéphanois Ella & Pitr et d'une musique signée par le

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Kora corps

Sono mondiale | Selon la légende, la première kora fut l'instrument d'une femme-génie qui squattaient les grottes de Missirikoro, charmant petit patelin du sud (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Kora corps

Selon la légende, la première kora fut l'instrument d'une femme-génie qui squattaient les grottes de Missirikoro, charmant petit patelin du sud Mali. Mais un grand chef de guerre eut l'idée saugrenue de lui subtiliser l'objet magique pour la refourguer à un griot qui lui-même l'a transmise à sa descendance. Depuis, si les cavités gréseuses de Missirikoro sont devenues un lieu de culte où se recueillent musulmans, animistes et chauve-souris, la kora et ses répliques n'ont jamais cessé de traverser les âges, passant de mains en mains, mais toujours de père en fils, parce qu'autant de cordes (de ving et une à trente-deux suivant les modèles) à jouer avec seulement quelques doigts, ça rigole pas, c'est une affaire d'hommes, pas touche minouche ! Autant dire que dans cette tradition masculine qui perdure depuis sept siècles, Sona Jobarteh fait figure de pionnière avec son statut de première femme virtuose derrière un instrument jusqu'ici dominé par les gars. Originaire de Gambie où la culture mandingue est reine et issue d'une famille de griots, son talent d'instrumentiste, de chanteuse, de compositrice mais aussi de conférencière fait désormais l'unanimité sur la scène i

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Monochrome

Photos | Au-delà de son travail en couleur autour des animaux africains, on ressent chez le photographe Sylvain Rolhion un vrai goût pour le noir et blanc. (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Monochrome

Au-delà de son travail en couleur autour des animaux africains, on ressent chez le photographe Sylvain Rolhion un vrai goût pour le noir et blanc. L'artiste met habilement en lumière des lieux dans lesquels nous passons sans toujours prendre le temps de bien regarder. Ses images sont comme des fenêtres posées sur le paysage urbain, le cadrage est millimétré, les cieux volontairement très contrastés. On découvre notamment sous un angle nouveau quelques spots stéphanois historiques tels que la place Neuve dans le quartier Saint-Jacques, la montée du Crêt de Roch avec une vue imprenable sur le terril, les arches de la Cité du design, l’inévitable Puit Couriot sous un étonnant ciel noir, la façade décrépite de la salle du Jeu de l’Arc, le monumental Hôtel des Ingénieurs ou encore la Droguerie de la Tour, vestige des anciens remparts à l’angle Nord-Ouest de la place du Peuple. Sylvain Rolhion n’en est pas moins indifférent aux formes épurées des constructions plus contemporaines, comme en témoigne cette très belle photographie de la Cité Grüner, dans laquelle une petite silhouette humaine vient discrètement habiter l’espace intérieur du bâtiment, zébré de lignes géométriques entrelac

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Oh... La Belle Vie !

Pop | Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 décembre 2019

Oh... La Belle Vie !

Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La Belle Vie avance ses pions sereinement, depuis une année, avec de jolis titres clipés avec succès. « Tu sais, la vie est belle comme tout / Quand elle est prise par le bon bout » explique la formation qui pourrait bien être une des révélations pop de l'année 2020. Très actuels, les sons produits par ces jeunes gens font mouche dès la première écoute. Faciles d'accès, accompagnant aussi bien un apéritif entre potes qu'un déhanché sur la piste, les quelques titres distillés par le groupe - qui en a produit neuf jusqu'à maintenant - ne laissent pas indifférents. On retrouve un soupçon de Polo & Pan, un peu de la douceur de Voyou (dont ils feront la première partie ce soir au Fil), la générosité du duo stéphanois Terrenoire et le magnétisme de Vendredi Sur Mer. Bref, un condensé de la fraîcheur proposée par la scène française du moment, le tout bien de chez nous ! La Belle Vie + Voyou, vendredi 13 décembre au Fil

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On ne babille pas avec l’humour

Rire | Nous sommes là dans du pur théâtre de divertissement. Du comique de situation et de répliques, des rires appuyés… Du jeu au profit de l’humour, du boulevard (...)

Cerise Rochet | Mercredi 4 décembre 2019

On ne babille pas avec l’humour

Nous sommes là dans du pur théâtre de divertissement. Du comique de situation et de répliques, des rires appuyés… Du jeu au profit de l’humour, du boulevard populaire, du spectacle léger et drôle qui ne porte pas d’autres ambitions que celle de nous faire marrer un bon coup. Dans Un espion peut en cacher un autre, tout se passe dans un train. S’installant seule dans un compartiment, Sonia Duval va bien vite se rendre compte que quelqu’un l’observe, attendant patiemment de pouvoir l’approcher pour l’entraîner avec lui dans une mission périlleuse… Elle, auteure ratée et vulgaire ; lui, empêtré dans une véritable histoire de dingue… Ensemble, de l’absurde, du loufoque, de la désopilance, des mots crus, des phrases un peu grossières, mais un duo qui bien vite va fonctionner en totale synergie. Derrière cet Espion, on retrouve la compagnie lyonnaise les Babilleurs, habituée à la création de spectacle de théâtre musical. Du chant mêlé à du jeu, mais finalement aussi bien d’autres choses… Et notamment des textes, écrits et joués, comme ici. Tant qu’il y a du rire, et que l’on ne se prend pas au sérieux. Un espion peut en cache

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Galilée éclairé

Théâtre | En choisissant de monter un texte passionnant et d'une actualité tragiquement permanente, Claudia Stavisky signe, avec La Vie de Galilée son (...)

Nadja Pobel | Mercredi 4 décembre 2019

Galilée éclairé

En choisissant de monter un texte passionnant et d'une actualité tragiquement permanente, Claudia Stavisky signe, avec La Vie de Galilée son meilleur spectacle depuis Blackbird (2008). Dans un décor clos tout en hauteurs, dans lequel Galilée se calfeutre, étouffe et travaille à notre discernement, elle signe une mise en scène sobre qui rend grâce à ce mathématicien pour qui le but des sciences est de « poser une limite aux erreurs infinies ». Au XVIIe siècle, Galilée n'a eu de cesse de s'opposer aux lois divines et d'étayer, via l'observation des astres, les hypothèses de Copernic avant lui : la terre tourne autour du soleil. Dans ce texte dont l'écriture est entamée au commencement de la Seconde Guerre mondiale et sera révisé jusqu'à la mort en 1956 de Brecht, le dramaturge dit l'impossible humilité de l'humain face à l'univers et les ravages des dogmes religieux, ridicules, tellement ridicules. Philippe Torreton endosse avec gravité cette responsabilité au fil des décennies que traversent son personnage. L'acteur, qui n'a plus rien à démontrer de son talent, est au centre de ce travail sans pour autant irradier les autres. C'est même l'exac

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Tout un fromage

SCENES | Parce que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, et parce que, sans doute, les flatteurs n’ont jamais aussi bien vécu qu’à l’époque des pouces (...)

Cerise Rochet | Mercredi 4 décembre 2019

Tout un fromage

Parce que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, et parce que, sans doute, les flatteurs n’ont jamais aussi bien vécu qu’à l’époque des pouces bleus en l’air, des like et des poke… La compagnie Comme tes Pieds invite Le Corbeau et le Renard à venir croiser le fer dans une pièce chorégraphique inspirée de notre quotidien et de sa gestuelle. Détournant nos petites habitudes corporelles avec humour et poésie, les deux interprètes mêlent ici jeu théâtral, mime, danse, sur fond sonore musical. Au beau milieu d’une cuisine, elles ouvrent les portes de notre imaginaire, pour redonner de l’équilibre à la fable de La Fontaine. Ici, ni bourreau, ni victime, mais deux personnages qui alternent les rôles dans un jeu de retournement, de renversement, d’inversement. Un questionnement sur nos petits travers, si habituels qu’ils en deviennent invisibles malgré leurs potentielles conséquences, pour nous comme pour les autres. Kitchen Bazar, jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 décembre au théâtre du Verso à Saint-Étienne

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Henri Dalem / Œil de lynx et patte de chat

Portrait | Directeur du théâtre des Pénitents depuis près de trois ans, Henri Dalem coule goutte à goutte sa vision du spectacle vivant, avec précaution et délicatesse. Portrait d’un théâtreux attentif à l’Autre et à ce qui l’entoure.

Cerise Rochet | Mercredi 4 décembre 2019

Henri Dalem / Œil de lynx et patte de chat

C’est en poussant son petit vélo rouge qu’Henri Dalem fend la brume nocturne pour nous rejoindre du côté de la Gare de Châteaucreux, un début de soirée de novembre. Entre deux trains, il a une heure et demie à nous consacrer, pour nous parler de lui, de son parcours, de son boulot. « Exercice narcissique », analysera-t-il après l’entretien. Homme de théâtre plus habitué à l’ombre qu’à la lumière, ce Parisien débarqué à Montbrison il y a un peu moins de trois ans est de ceux qui rechignent généralement à se mettre en avant, préférant de loin l’aventure collective. De ceux qui prennent la parole sur scène, juste avant une représentation « parce que le spectacle n’est pas arrivé là tout seul », et parce qu’il tient à ce que le public « comprenne les articulations à l’œuvre entre tous ceux qui lui permettent d’avoir lieu ». De ceux qui ont choisi la voie du théâtre pour la vie de troupe, avant toute autre chose. De ceux qui ne disent que très rarement « je », au profit du « nous ». Avant Montbrison, la mise en scène Longtemps metteur en scène et directeur de compagnies, Henri Dalem a su très vite, qu’il ne serait p

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À fleur de peau

Peinture | La peinture contemporaine a cette particularité de pouvoir emprunter des chemins aussi nombreux que les artistes qui s’y frottent, s’y piquent ou s’en (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

À fleur de peau

La peinture contemporaine a cette particularité de pouvoir emprunter des chemins aussi nombreux que les artistes qui s’y frottent, s’y piquent ou s’en réclament. Dans son atelier à Villerest, Chris Clavier vit ardemment sa pratique picturale dans une démarche aussi charnelle qu’instinctive. Développant un rapport tactile avec la matière, l’artiste peint comme on compose une musique, entre quiétude et tension, dans l’émotion du moment et bien souvent, avec ses tripes. Lorsque l’inspiration est au rendez-vous, le geste suspend le temps dans le silence de la création et l'intensité du lâcher prise. Chris travaille par étapes successives, jetant tout d’abord son enduit sur ses pièces posées au sol. Puis, sur chevalet, elle joue avec les couleurs, l’huile ou les pigments, triture la matière, recherche le geste juste, questionne l’instant, pour finalement capturer l’espace et tout ce qui le constitue. Depuis la toute première en 1992, l'artiste enchaîne les expositions dans toute la France jusqu’en outre-mer, notamment à Saint-Barthélémy. Suspendre le temps par Chris Clavier, jusqu’au 18 décembre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Le club dans un fauteuil pour ses trophées 2019

Presse/Communication | « L'idée de ces Trophées est de valoriser tous les métiers de la presse et de la communication présents dans la Loire », explique Eric Laisne, tout nouveau (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 novembre 2019

Le club dans un fauteuil pour ses trophées 2019

« L'idée de ces Trophées est de valoriser tous les métiers de la presse et de la communication présents dans la Loire », explique Eric Laisne, tout nouveau président du Club de la presse et de la communication de la Loire et instigateur de l'événement. Pour la deuxième année, ce rendez-vous professionnel promeut le travail de celles et ceux qui mettent en avant le territoire stéphanois et ligérien par le biais d'articles, reportages, campagnes de communication mais également posts Instagram ou Facebook. Avec huit catégories proposées, le présentateur de JT Jacques Legros en tant que parrain et 73 candidatures enregistrées pour l'édition 2019, les Trophées du club seront, à coup sûr, une nouvelle réussite. Si la soirée n'est pas ouverte au grand public, l'ensemble des articles et créations lauréats seront à retrouver sur le site des Trophées du Club de la presse et de la communication de la Loire après la cérémonie. 2e Trophées du Club de la presse et de la communication de la Loire, jeudi 14 novembre 2019

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