Du nouveau à la présidence du CA de l'EPCC Cité du design

Nicolas Bros | Vendredi 25 septembre 2020

Photo : Marc Chassaubéné © Véro Martin


C'est Marc Chassaubéné, adjoint à la culture de la Ville de Saint-Étienne et vice-président de la Métropole chargé du design, qui devient président du conseil d'administration de l'EPCC* Cité du design et École supérieure d'art et de design. Il prend la suite de Gaël Perdriau à ce poste et a exprimé sa joie de prendre la tête de l'EPCC. « C'est l'opportunité pour moi de conduire le projet initié par Gaël Perdriau et mis en œuvre par Thierry Mandon, directeur de la Cité du design et Éric Jourdan, directeur de l'École supérieure d'art et de design, qui vise à ouvrir la Cité à l'échelle internationale, tout en renforçant son ancrage local, a expliqué l'adjoint sur ses réseaux sociaux. Trop longtemps par le passé, la Cité du design à raté son rendez-vous avec le public et avec les entreprises. Trop longtemps le projet politique pour la Cité s'est concentré sur son organisation juridique et sur ses bâtiments au lieu de lui donner un sens, comme l'a rappelé Gaël Perdriau. Grâce à sa nouvelle politique d'expositions, dont la première “Designe-moi un jeu vidéo” a connu un magnifique succès, grâce au développement international de son école et ses projets d'ancrage locale, grâce à un pôle recherche plus lisible et visible et une nouvelle filiale qui est enfin le bon interlocuteur pour les entreprises et les collectivités qui veulent faire appel à ses compétences, la Cité du Design est enfin sur la voie d'un projet ambitieux, dont je suis heureux de prendre le relai. »

Stéphanie Calaciura, adjointe au maire de Saint-Chamond, conseillère métropolitaine déléguée a, quant à elle, été élue vice-présidente.

*établissement public de coopération culturelle

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L'éPOPée Verte, le docu

Scène stéphanoise | L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 mai 2021

L'éPOPée Verte, le docu

L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu constituer Rennes pour le rock dans les années 80, Saint-Étienne est aujourd'hui le berceau d'une scène musicale d'où émergent de nombreux talents mêlant chanson, rap et électro. Parmi ceux-ci, Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur ont pris part à un projet destiné à mettre en avant cette effervescence créative stéphanoise : l'éPOPée Verte. Si le concert parisien réunissant tous ces artistes n'a pu se tenir pour cause de Covid, une soirée s'est déroulée au Fil de Saint-Etienne le 3 octobre 2020. Si ce live est passé, vous pouvez le revoir

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2021 se déroulera sans Paroles & Musiques

Annulation festival | Comme en 2020, le festival stéphanois Paroles & Musiques est contraint de jeter l'éponge.

Nicolas Bros | Mercredi 28 avril 2021

2021 se déroulera sans Paroles & Musiques

Elle devait se dérouler du 17 au 23 mai mais il n'en sera rien. Malheureusement sans grande surprise, la 30e édition du festival Paroles & Musiques ne pourra pas se tenir ce printemps. L'organisation a décidé de ne pas prendre de risque. « Nous y avons cru longtemps, nous nous sommes adaptés aux préconisations gouvernementales en prévoyant des jauges assises et distanciées ainsi que toutes les mesures adaptées à la situation. Malheureusement, la sortie de crise est plus longue que prévue, et nous n'avons aucune visibilité sur une date de réouverture précise des lieux de spectacles à trois semaines de l'évènement », explique par communiqué le festival stéphanois, avant de donner rendez-vous du 16 au 22 mai 2022 pour la « 30e édition bis ». L'organisation a d'ailleurs précisé quelques points concernant cette édition 2022 : • La Nuit des Stéphanois est reportée au 2 octobre 2021 à 19h au Fil avec Broadway, Arpad Flynn, Doorsfall, Redbong, Radikale Junkypop, An'Om x Vayn et Felower • Le concert de Ben Mazué (+ Martin Luminet) est report

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Emilie Fontaine : photosensible

Portrait | Originaire de Saône-et-Loire, la jeune photographe Emilie Fontaine vient d’ouvrir les portes d’un nouveau lieu dédié à l’image fixe, au cœur de l’hyper-centre stéphanois. Rencontre avec une femme passionnée qui fait fi d’un contexte morose en mal de bonnes nouvelles.

Niko Rodamel | Vendredi 26 mars 2021

Emilie Fontaine : photosensible

Après seulement une dizaine d’années de pratique professionnelle dans la ville de Mâcon, Emilie Fontaine vient de poser ses valises dans un tout nouveau studio sous les Arcades de l’Hôtel de ville. Le local a été habilement aménagé et décoré avec goût, laissant entrevoir les différentes cordes de la maîtresse des lieux. L’offre de services s’étend du portrait-studio au reportage de terrain, en passant par la communication visuelle pour les entreprises, également assortie d’ateliers proposés aux enfants, aux ados et aux adultes. Organisée en plusieurs espaces fonctionnels et peuplée de matériel photographique (des appareils, des éclairages, un agrandisseur …), la boutique est un bel endroit où l’on se sent à l’aise dès les premiers instants. Tout sourire, Emilie ne cache pas la joie que lui procure ce nouveau challenge. Car le parcours de la jeune femme est avant tout l’histoire d’une reconversion réussie. Aide-soignante au centre hospitalier de Mâcon pendant dix ans, Emilie a profité d’une mise en disponibilité pour reprendre des études, se former à la photographie et préparer son virage professionnel. « Mon travail en service de réanimation était à la fois riche et difficil

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Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Biennale design | Le président de la Cité du design, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge du design et adjoint à la culture de la Ville de Saint-Etienne, Marc Chassaubéné, revient pour nous sur la décision de reporter la Biennale internationale design de Saint-Etienne d'une année.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mars 2021

Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Décaler de quelques mois la tenue de la Biennale n'était pas envisageable ? Cela faisait partie des options qui étaient sur la table, mais il y a plusieurs difficultés. C'est le calendrier des expositions qui s'enchaînent à la rentrée dans les divers lieux de la Biennale, avec des questions de prêts d'œuvres, et des confrontations d'ordre technique. Le report d'un an offre une certaine sérénité par rapport aux conditions sanitaires, même si nous ne sommes plus sûrs de rien malheureusement... La Biennale internationale design de Saint-Etienne devait se dérouler sur 4 mois d'avril à août avec un investissement de 4 M€ et des retombées estimées à hauteur de 8, 5 M€ ? Nous avons donné ce chiffre-là car c'est celui qui était ressorti de l'étude menée à notre arrivée en 2014, avec plus des retombées se situant à plus de deux fois le budget investi dans l'événement. Ensuite, l'ambition de faire se tenir la Biennale sur toute la période estivale correspond à la volonté de donner une dynamique à tout le territoire dans une période de l'année où nous ne sommes pas identifiés jusqu'à aujourd'hui. Le fait d'aller jusqu'à la fin de l'

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Pas de Biennale en 2021

Report | Longtemps espéré, le maintien de la Biennale internationale design de Saint-Etienne en 2021 ne sera pas. L'événement est reporté d'un an.

Nicolas Bros | Lundi 8 mars 2021

Pas de Biennale en 2021

Le crise sanitaire aura finalement eu raison de la Biennale du design. Nous avons longtemps espéré que cet événement culturel stéphanois majeur puisse se tenir cette année du 28 avril au 28 août. Marc Chassaubéné, président de la Cité du design et Thierry Mandon, directeur de la Cité du design, viennent de doucher ces minces espoirs. « Les incertitudes sanitaires persistantes, portant sur l’ouverture des équipements culturels et l’organisation d’événements réunissant des publics en présentiel, nous conduisent à reporter la Biennale Internationale Design Saint-Étienne d’un an » , indiquent-ils via un communiqué. Avant de donner les dates de report : « La Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2022 se déroulera du mercredi 6 avril au dimanche 31 juillet 2022. » Une période qui selon les deux décideurs pourrait permettre de maximiser l'impact de l'événement sur le territoire et « lui assurer une forte fréquentation locale, régionale, nationale et internationale ». L'événement conservera sa

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Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Article partenaire | L’habitat participatif n’est pas une simple mode mais un réel nouveau mode de vie et une aventure collective passionnante. Un concept qui mêle lien social, écoresponsabilité, cadre de vie de qualité, humanité et accessibilité. A Saint-Etienne, les projets de ce type fleurissent sous l’impulsion de l’EPA Saint-Etienne. On vous explique.

Article Partenaire | Mardi 9 mars 2021

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Eco-habitat, habitat partagé ou écogéré… autant de termes qui définissent le même concept : celui d’habitat participatif. Véritable projet de vie, l’habitat participatif est un levier d’innovations sociétales. Favorisant la création et le maintien de lien social, cette forme d’habitat rencontre un franc succès un peu partout. Il permet d’impliquer les futurs habitants dans l’ensemble de la démarche, depuis la conception du projet à la vie future de la construction mais également parfois dans la réalisation. Un idéal qui devient réalité en quelque sorte. A Saint-Etienne, ça existe et ça marche ! Les projets d'habitats participatifs prennent essor dans la France entière. Et Saint-Etienne ne fait pas exception. Le projet des « Castors », dans l' ÉcoQuartier Desjoyaux, inauguré en 2015, inspire l'EPA Saint-Étienne qui souhaite développer cette forme d'habitat à Saint-Étienne. Car ce type de projets est particulièrement intéressant ici, pour la qualité d'usages et la qualité environnementale qu'ils permettent de développer. Et contrairement aux id

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Une table ronde pour parler culture & création émergente

Evenement | L'association stéphanoise Phénomène, « laboratoire créatif qui promeut l'accompagnement et la diffusion de la création émergente dans la culture et les médias », (...)

Nicolas Bros | Mercredi 27 janvier 2021

Une table ronde pour parler culture & création émergente

L'association stéphanoise Phénomène, « laboratoire créatif qui promeut l'accompagnement et la diffusion de la création émergente dans la culture et les médias », organise une table ronde ce mercredi à 18h30. Cette dernière permettra à divers acteurs de débattre sur la place de la création émergente dans les politiques culturelles, leur avenir et l'impact de la crise que nous traversons. Cette rencontre réunira Baptiste Thévelin, fondateur de Maze, Médianes et Pays et ex-président d'Animafac, Pierre Triollier, festival du Film Jeune de Lyon, Fanny Chateau, du projet Pluri'elles au sein de l'association Neodémos,

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Laurent Deloire : « L’éducation peut faire bouger les lignes »

Entretien | Laurent Deloire est un caricaturiste ligérien, originaire de Saint-Chamond. Avec lui, nous sommes revenus sur son parcours, sur l'évolution de son métier, du dessin de presse et de la caricature, dans une société qui a bien changé au fil des années.

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Laurent Deloire : « L’éducation peut faire bouger les lignes »

Comment êtes-vous tombé dans le dessin ? Un peu comme la plupart de mes camarades. On tombe dedans insidieusement. J’étais plutôt l’élève du fond de la classe, près du radiateur, avec la fenêtre pas trop loin. Et puis, tu commences à crobarder parce que tu t’ennuies. Tu dessines les profs, les camarades et cela devient une espèce de fonction sociale, en tout cas à l’époque. En fait, nous étions des élèves qui restions quand même dans le coup. J’avais en quelque sorte la fonction de faire rigoler, pas tant par mon extraversion mais plutôt par mes dessins. Le fait d’avoir une utilité de ce point de vue-là, le regard des autres sur ce que tu fais, ça te fait prendre conscience que tu as quelque chose à transmettre avec ça. Sur quels supports avez-vous travaillé au début ? Mon premier dessin distribué "à grande échelle", c’était lors d'une campagne électorale à Saint-Chamond, pour un candidat un peu loufoque, Paul Privat. Il représentait les écologistes et il était parti en guerre contre le maire socialiste de l’époque, Jacques Badet. J’avais alors dessiné Jacques Badet détruisant avec une grosse masse une maison import

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Une belle édition

Publications locales | Ils sont 10 éditeurs stéphanois à donner rendez-vous aux lecteurs au bas de la rue de la République pour quelques idées cadeaux bienvenues. Des mots, des pages, (...)

Nicolas Bros | Lundi 14 décembre 2020

Une belle édition

Ils sont 10 éditeurs stéphanois à donner rendez-vous aux lecteurs au bas de la rue de la République pour quelques idées cadeaux bienvenues. Des mots, des pages, des dessins... Tout cela voltige entre romans, essais, BD, livres d'art ou fanzines, le tout bien de chez nous. L'occasion par exemple de se laisser tenter par l'émotion transportée par la BD Somaliland sous la plume du journaliste Clément Goutelle chez Jarjille Editions ou bien par un polar frissonnant des Editions du Caïman. Il y en a pour tous les goûts ! Noël des éditeurs stéphanois, du 18 au 23 décembre (14h/19h) au 6 rue de la République à Saint-Étienne Avec Jarjille, Sous le Sceau du Tabellion, Abribus éditions, Editions du Caïman, Le Réalgar, Editions du Joyeux Pendu, Abatos, Olifanzine, Limax et Collectif Eina

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Tibert / Des routes à prendre

Portrait | Fondateur et directeur artistique du festival Les Oreilles en Pointe, depuis plus de trente ans Tibert défend vaille que vaille la chanson francophone. En cette fin d'année morose, le chanteur et guitariste sort contre vents et marées un sixième album, Tranche désir. Portrait entre terre et mer d'un homme qui possède six cordes à son arc.

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Tibert / Des routes à prendre

Remontons le temps. Le petit Alain Rocher naît en 1961 à Saint-Étienne de parents lozériens et auvergnats. Comme souvent chez les musiciens, c'est de la fascination pour un instrument qui va naître une passion que les années ne pourront plus jamais taire. Vers l'âge de neuf ans, Tibert est confié à ses grands-parents le temps que ses oreillons cessent d'être contagieux pour ses deux frangins. « Comme il n'avait pas de jeux pour les gosses, mon grand-père était dépité. Un jour il a sorti sa mandoline et quelques vieilles partitions poussiéreuses puis, cassant une dent d'un peigne pour s'en faire un médiator, s'est mis à gratter les cordes. J'étais impressionné par ses gros doigts qui couraient sur les toutes petites cases de l'instrument ! » Tibert se souvient encore très distinctement de ce déclic, décrivant une véritable révélation pour la musique. Plus tard ce sera son père, professeur de lettres, qui lui fera découvrir la littérature... Tout en poursuivant des études littéraires jusqu'à la maîtrise, le jeune homme jongle entre cours de chant classique au conservatoire de Saint-Étienne et formation en guitare jazz à l'EMRA de Villeurbanne. Après quelques années à ense

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Le street c’est chic

Expo | A l’occasion de son exposition de Noël la galerie PASQUI ouvre ses cimaises à de nouveaux artistes, augmentant une offre déjà riche et (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Le street c’est chic

A l’occasion de son exposition de Noël la galerie PASQUI ouvre ses cimaises à de nouveaux artistes, augmentant une offre déjà riche et diversifiée. Imprégné de pop-culture et animé par la volonté de démocratiser l’art, le sculpteur-designer-musicien Richard Orlinski décline son Kiwikong en deux séries, dont l’une en édition limitée. Aux côtés de trois œuvres de Caroline Maurel dans lesquelles l’artiste fait prendre la pose aux jouets, nous découvrons le travail en 3D lenticulaire d’Alain Vaissiere. Dans la vitrine Est, ne ratez pas le clin d’œil coquin à Miss.Tic signé Ladamenrouge (voir notre article). Exposition de Noël à la galerie PASQUI, décembre et au-delà, 9 rue des Creuses à Saint-Étienne

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Mode, éthique et pièces uniques : la sape change de camp

Fringues | En quelques années seulement, six friperies ont ouvert leurs portes à Saint-Étienne, proposant leurs pièces uniques à celles et ceux qui souhaitent se démarquer. Zoom sur ces sapeurs nouvelle génération.

Cerise Rochet | Mardi 8 décembre 2020

Mode, éthique et pièces uniques : la sape change de camp

Pour Sarah, tout a commencé il y a 15 ans, lors d’une première étude de marché lancée comme ça, pour voir. Dénicheuse de pièces vintages depuis toujours, la jeune femme se tâte alors à monter une boutique... Un projet long, qui va demander du temps, de la patience et de la réflexion. Et puis il y a 6 ans, tout s’accélère. Alors qu’elle est à la recherche d’un local, elle apprend que Banana’s, véritable institution stéphanoise, est sur le point de fermer ses portes. « J’ai aimé l’idée de laisser la lumière allumée dans ce magasin. Je n’ai pas repris l’affaire, je me suis simplement installée au même endroit, parce qu’en réalité, hormis le côté vintage qui fait le lien entre les deux boutiques successives, tout est assez différent », explique la modeuse. Ainsi, à la Belette, on vient trouver des vêtements anciens, de qualité car conçus pour durer, et qu’on ne verra pas chez tout le monde… We love vintage Ce que propose également Chloé, dernière-née de la fripe, qui a ouvert sa Dealeuse de Chiffons en septembre. D’abord lancée sur internet, sa boutique est aussi la concrétisation de sa passion pour la seconde main, la chine, et le besoin irrépressible

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Coup de crayon

Colorier & gribouiller | Véronique Vernette dessine le quotidien d’une Afrique urbaine haute en couleurs, nourrissant des albums destinés généralement aux enfants. En cette fin (...)

Niko Rodamel | Lundi 14 décembre 2020

Coup de crayon

Véronique Vernette dessine le quotidien d’une Afrique urbaine haute en couleurs, nourrissant des albums destinés généralement aux enfants. En cette fin d’année, l'illustratrice stéphanoise publie deux ouvrages d’une grande fraîcheur à parcourir en famille. Réalisé en collaboration avec Arnaud Rodamel, Le Burkina Faso de A à Z est un truculent abécédaire dont les photographies et les dessins mêlés illustrent mots et expressions locales liées aux métiers, aux objets ou à la cuisine du pays des hommes intègres. Le très beau Carnet de dessins inachevé est également à retrouver au Local, 38 rue de la Badouillère à Saint-Étienne. Carnet de dessins inachevé, Veronique Vernette, aux éditions Points de suspension

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Ouvre bien tes esgourdes !

Initiative locale | L'initiative Tu m'écoutes, lancée par une quarantaine d'acteurs du secteur musical ligériens, depuis les salles aux labels en passant par les producteurs ou (...)

Nicolas Bros | Vendredi 4 décembre 2020

Ouvre bien tes esgourdes !

L'initiative Tu m'écoutes, lancée par une quarantaine d'acteurs du secteur musical ligériens, depuis les salles aux labels en passant par les producteurs ou les festivals, a un seul et unique but. « L'idée est de sensibiliser l'opinion publique aux difficultés que connaît la culture qui n'est quasiment pas soutenue par l'État hormis quelques structures » explique David Rivaton, responsable de l'agence management artistique et de booking WAB et du label stéphanois Pont Futur. À travers une lettre ouverte disponible sur le site tumecoutes.fr, les signataires veulent inciter le public à continuer à tendre l'oreille vers le travail des artistes locaux et régionaux, que ce soit en live (quand ce sera de nouveau possible) mais également en ligne ou en achetant des productions. « Partagez, streamez et allez découvrir ! » résume David Rivaton. Pour lire la lettre au public, rdv sur cette page : tumecoutes.fr

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S’en payer une bonne tranche

Cadeaux spectacles | En 2021, c’est décidé : on aura plus que jamais besoin de se marrer. Alors, pour Noël, on jette un œil du côté des cafés-théâtres du département, qui proposent (...)

Cerise Rochet | Lundi 14 décembre 2020

S’en payer une bonne tranche

En 2021, c’est décidé : on aura plus que jamais besoin de se marrer. Alors, pour Noël, on jette un œil du côté des cafés-théâtres du département, qui proposent des coffrets-cadeaux et autres places de spectacles à offrir à vos proches. Coffret version enfant ou adulte pour Agapes et spectacles à Montbrison, invitations spectacles selon plusieurs formules au KFT de Saint-Galmier, bons cadeaux à la Comédie Triomphe, ou chèques cadeaux selon plusieurs formules au Quai des Artistes… Pour la plupart, les billets contenus dans ces paquets sont valables au moins un an, et laisseront donc le temps à ceux qui les reçoivent de prendre leur temps ! Renseignements et achats sur les sites internet respectifs des cafés-théâtres, ou auprès des Offices de Tourisme

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Sosie or not sosie

Café-théâtre | Ils sont prêts à tout, mais bons à rien… Samuel est un père de famille qui se prend pour la réincarnation d’Elvis Prestley. Son fils, lui, se rêve en Michaël (...)

Cerise Rochet | Mardi 8 décembre 2020

Sosie or not sosie

Ils sont prêts à tout, mais bons à rien… Samuel est un père de famille qui se prend pour la réincarnation d’Elvis Prestley. Son fils, lui, se rêve en Michaël Jackson. Quant à sa femme, elle a une fâcheuse tendance à ne pas trop cracher sur la bibine. Ensemble, ils nourrissent un joli projet : trouver suffisamment d’argent pour se rendre à un concours de sosie à Las Vegas… Quitte à déplumer le reste de leur famille. Bienvenue à Loose Vegas, le 31 décembre à 18h15, 20h15 et 22h15 aux Foréziales à Montrond-les-Bains

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"Falling" : Une vie au présent (dé)composé

ECRANS | ★★★★☆ De et avec Viggo Mortensen (É.-U., 1h52) avec également Lance Henriksen, Terry Chen… Sortie le 30 décembre

Vincent Raymond | Mardi 8 décembre 2020

Octogénaire, Willis évolue dans un temps embrumé : les souvenirs de sa jeunesse se mêlent au présent. Quand son fils John lui suggère de venir auprès de lui en Californie, le vieil homme aussi rude que réactionnaire l’envoie paître sans égards, la démence aggravant sa désinhibition… Pourquoi n’est-on pas étonné de voir avec Falling, premier film signé Viggo Mortensen, un récit intime entièrement tourné vers les autres ? Là où beaucoup fichent caméra ou stylo dans leur nombril pour “devenir auteur“, le comédien raconte à travers ses protagonistes la souffrance indicible de la perte de repères, du deuil, de l’homophobie, de la xénophobie, de la solitude, de la peur de mourir, de la “non conformité au modèle social“… Ça hurle, ça pleure, ça cause mal ; les personnages sont parfois incorrects, pas forcément aimables, mais au moins, ça vit et ça vibre dans les incertitudes du crépuscule, très loin des lumières isotropes des studios. Permise par l’investissement d’un Lance Henriksen hypnotique, cette plongée dans une mémoire défaillante se double d’une écritu

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De guingois

Design | L'exposition Flops ! Quand le design s’emmêle passe en revue de façon décomplexée une sélection d'objets franchement improbables, voire (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

De guingois

L'exposition Flops ! Quand le design s’emmêle passe en revue de façon décomplexée une sélection d'objets franchement improbables, voire parfaitement inconfortables tant l'inéquation entre leur forme et leur fonction est criante d'évidence. On croise çà et là des produits hilarants comme un arrosoir qui n'arrose que lui-même, une théière pour masochiste, ou encore des flops retentissants tels que le vélo tout-en-plastique Volvo Itera, les Google Glass ou le Crystal Pepsi. Une expo en trois parties accessible au grand public qui apporte la preuve que le monde sérieux du design est bien heureusement capable d’autodérision. Flops ! Quand le design s’emmêle, du 15 décembre au 21 février, Cité du design à Saint-Etienne

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Noël sous Covid

La chronique du Chicandier #12 | Bon les mecs cette année sera définitivement l'année la plus bizarre de nos vies ! Noël est pour ainsi dire annulé. Alors oui, sur le papier on peut mais la (...)

Jason Chicandier | Mardi 8 décembre 2020

Noël sous Covid

Bon les mecs cette année sera définitivement l'année la plus bizarre de nos vies ! Noël est pour ainsi dire annulé. Alors oui, sur le papier on peut mais la vieille a 75 barreaux et elle préfère se faire braquer au supermarché que de faire la bise aux mouflets. Donc bon, on a décidé cette année : pas de Noël et puis voilà. On ira chercher des huîtres chez Leclerc, on se mettra un bon zapping W9, pattes écartées en Crocs et la messe sera dite. Bien sûr on se rassurera en se disant qu'on n'a pas à supporter la belle-sœur et son cul de la taille de la Grand'Église, la belle-mère et ses avis sur tout, le beau-père qui offre éternellement le dernier Goncourt et une mauvaise dinde sèche comme mes pistaches au Flamingo à la sortie de Rosas... Mais au fond de nous, dans notre cœur de gosse de 5 ans, on le veut notre Noel. Parce que précisément, Noël c'est comme les élections présidentielles, on sait qu'on sera déçus mais on veut y croire jusqu'au dernier moment. On s'habille bien. On regarde sa femme qui est superbe dans sa petite jupe. On aimerait bien y fourrer l'Jesus avant la dinde même que ! Et puis on a besoin de se voir, de se critiquer aussi, on a besoin de savoir pourquoi sa mè

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CARBONE, bis repetita

ARTS | Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures (...)

Niko Rodamel | Mercredi 21 octobre 2020

CARBONE, bis repetita

Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures qui œuvrent au quotidien au sein de leur territoire. Sous la direction de Akim Pasquet, Léa Cotart-Blanco et Linda Roux, la seconde édition de cette Biennale de collectifs et lieux d'artistes met ainsi en lumière comme en résonance des plasticiens et des réseaux qui conservent un lien étroit avec leur quartier, leur ville, leur région et les habitants qui y vivent. Qu’elles soient internationales, nationales ou régionales, les structures invitées forment une communauté d'esprit dans laquelle, chacune à leur manière, toutes s'engagent avec force en faveur des arts plastiques. Le programme promet un riche télescopage d'expositions, des performances et des conférences, un peu partout dans la ville : galeries, librairies, magasins en stand by ou encore dans l’espace urbain. Dix jours de rencontres et d'aventures artistiques hors normes qui forment le précieux reflet d'une création prospective nationale et internationale, à la fois exigeante et populaire. Parmi la trentaine de propositions, le run-space Greenhouse accueillera

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Le concert "Fraternités" à la Cathédrale Saint-Charles maintenu en horaire avancé

Classique | Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le (...)

Nicolas Bros | Vendredi 16 octobre 2020

Le concert

Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem du compositeur stéphanois Pascal Descamps, est maintenu mais en horaire décalé. Au lieu de 20h, le spectacle débutera à 18h. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, a décidé ce changement d'heure au lieu d'annuler la prestation. La rencontre d'avant-spectacle n'aura, quant à elle, pas lieu. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, propose, aux personnes pour qui le nouvel horaire ne conviendrait pas, de procéder à un échange de billets pour un autre spectacle de la saison 20/21 ou bien de demander un remboursement. Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le 04 77 47 83 40 ou envoyer un courriel à opera.billetterie@saint-etienne.fr

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Pas de Positive Education Festival en 2020

Electro | Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs (...)

Nicolas Bros | Lundi 12 octobre 2020

Pas de Positive Education Festival en 2020

Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs ont dû se rendre à l'évidence et la tenue d'un tel événement n'est malheureusement pas possible avec les conditions sanitaires actuelles. « Nous avions fait le choix d'un line-up hexagonal en alternative à la programmation de départ, plus internationale, une affiche en défense de nos scènes foisonnantes, prête à braver la tempête des incertitudes et de l'évolution du contexte. Le moment était également propice à repenser ce rendez-vous important à une autre échelle, plus saine et humaine sans la priver de son âme ni de son sel. Pourtant, à l'heure où tout est prêt, programmé, organisé, il nous faut renoncer », expliquent à regret, les organisateurs sur le compte Facebook du festival tout en tem

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"Miss" : Pas celle que vous croyez

ECRANS | ★★☆☆☆ De Ruben Alves (Fr., 1h47) avec Alexandre Wetter, Pascale Arbillot, Isabelle Nanty…

Vincent Raymond | Mercredi 21 octobre 2020

Passer de l’exception à l’acceptation : telle est la situation d’Alex dans Miss, où un jeune homme à demi-marginalisé recherche un épanouissement libérateur en mentant sur son identité et en participant au concours Miss France… Signée Ruben Alves, cette comédie grand public aux accents de feel good movie devrait contribuer à dégetthoïser la situation des personnes transgenres — d’autant qu’elle est tournée avec la transparente complicité du Comité Miss France (qui s’achète ici une image de modernité, alors même que ses statuts poussiéreux prouvent régulièrement leur inadéquation avec la société contemporaine) et de comédiens hyper-populaires, comme Isabelle Nanty ou Thibaut de Montalembert en trav’…ailleuse du sexe au Bois. Mais ce film, qui tient beaucoup du conte d’Andersen, ne tiendrait pas sans la personne ni la personnalité d’Alexandre Wetter, qui fait exister le personnage à travers son parcours initiati

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"Peninsula" : Encore en Corée

ECRANS | ★★☆☆☆ De Sang-Ho Yeon (Cor.-du-Sud, 1h56) avec Dong-won Gang, Do-Yoon Kim, Jung-hyun Lee…

Vincent Raymond | Mercredi 21 octobre 2020

Depuis qu’une épidémie de zombies a ravagé la Corée (voir Dernier train pour Busan), l’ensemble de la péninsule a été mise sous clef. Un groupe de mercenaires y est pourtant expédié pour récupérer un transport de fonds. Problème : des survivants demeurent sur place, et ils ne sont guère commodes… Passons sur la dimension prophétique d’une pandémie venue d’Asie (ou d’ailleurs) : Peninsula ressemble surtout à un gigantesque gymkhana façon Mad Max rencontre Fast and Furious, qui hélas tire à la ligne en faisant durer ses poursuites en bagnoles déglinguées tamponnant les zombies. Certes, c’est spectaculaire à bien des égards, mais Sang-Ho Yeon aurait pu croquer vingt minutes sans nuire à un film déjà lesté par une collection de personnages clichés : gamine boudeuse mais super forte en voiture téléguidée, l’adolescente conduisant comme Lewis Hamilton, chef militaire falot et alcoolique dominé par son second (comme le capitaine Haddock par Allan Thompson), héros invulnérables malgré des tombereaux de morts-vivants. La déception s’avère d’autant plus grande

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"Last Words" : Cinema inferno

ECRANS | Après ses documentaires portant sur son autre métier-passion (Mondovino, Résistance naturelle), le cinéaste-sommelier Jonathan Nossiter livre une fiction crépusculaire sur notre civilisation annoncée comme son testament cinématographique. C’est ce qu’on appelle avoir le devin triste…

Vincent Raymond | Mercredi 21 octobre 2020

La Terre, en 2085. Alors que le désert a recouvert la quasi-totalité de notre planète frappée par une épidémie, l’un des ultimes survivants, Kal, découvre à Paris d’étranges bobines de plastique. Elles le conduiront, après un passage en Italie, à Athènes où subsiste un reliquat d’humanité. Ensemble, ils seront les derniers à (re)découvrir la magie d’un art oublié de tous : le cinéma… Est-ce un effet d’optique, ou bien le nombre de films traitant de catastrophes à l’échelle mondiale ne subit-il pas une affolante inflation — et encore, l’on parle de ceux qui sortent (Light of my Life, Peninsula…), vont sortir (Sans un bruit 2…), en se doutant pertinemment que la Covid-19 et la pandémie vont en inspirer une kyrielle d’autres, à des degrés plus ou moins métaphoriques. Appartenant à la cohorte des prophétiques et des moins optimistes (prouvant par cela à quel point ce natif du Nouveau Monde a épousé les mœurs de l’Ancien), celui de Nossiter assume sa radicalité ; il se paie même le luxe d’être du fond de s

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L'Amérique sacrée d'Holy Bones

Americana & folk-rock | Porté par des mélodies habitées et une production somptueuse qui fleure bon l'americana, le trio folk-rock grenoblois Holy Bones mené par François Magnol a (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 6 octobre 2020

L'Amérique sacrée d'Holy Bones

Porté par des mélodies habitées et une production somptueuse qui fleure bon l'americana, le trio folk-rock grenoblois Holy Bones mené par François Magnol a livré un premier album en 2019, Silent Scream, qui n'est pas passé inaperçu. Sans doute H-Burns est-il le chef de file (si tant est qu'elle existe en tant que telle) d'une école musicale qui abriterait également, chacun dans leur genre, Quintana, Jose & the Wastemen et Picky Banshees. Mais il conviendra d'ajouter Holy Bones qui, depuis huit ans, fait ses griffes folk-rock, s'affirmant comme l'un des plus solides éléments de cette esthétique qui n'a d'yeux que pour le rêve américain, ses mythes, ses clichés, sa culture. Holy Bones, vendredi 16 octobre au Château de Saint-Victor-sur-Loire

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Zed Yun et les autres

Disques locaux | Le rappeur Zed Yun Pavarotti n'a pas oublié ses racines. La preuve avec le titre de son premier album, Beauseigne. Un titre qui colle bien à son univers (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Zed Yun et les autres

Le rappeur Zed Yun Pavarotti n'a pas oublié ses racines. La preuve avec le titre de son premier album, Beauseigne. Un titre qui colle bien à son univers rap qui surfe sur les désillusions d'une jeunesse un peu perdue. Puissance, maîtrise et divagation font de chaque composition de cet artiste, toujours accompagné de son fidèle producteur Osha, un nouveau titre destiné à tourner en boucle dans toute bonne playlist. Zed Yun Pavarotti n'est pas l'avenir du hip-hop français, il est le rap français actuel. Signalons aussi tout d'abord les deux EP d'un autre artiste stéphanois qui fait frémir le public parisien et francophone : Fils Cara. Avec Volume et Fictions, il impose une chanson hybride gonflée à la sub pop et au rap. Ensuite, c'est encore un artiste stéphanois, Lucas Ottin, alias Claustinto, qui a délivré le 18 septembre un premier album à l'engagement

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Le rab du futur

Spot resto | La Fabuleuse Cantine est une réussite bien stéphanoise. La structure qui met en avant la cuisine anti-gaspi et zéro-déchet vient de prendre ses nouveaux quartiers dans le Bâtiment des forces motrices au coeur de la cour de l'ancienne Manufacture d'armes de Saint-Etienne. Une belle histoire qui continue et qui se propage.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Le rab du futur

C’est un lieu un peu hors du temps, situé juste derrière la Cité du design. Un espace où l’on fait de la récup’ la base d’un travail de qualité. Ça s’appelle La Fabuleuse Cantine et c’est un projet 100% fièrement stéphanois, initié par Boris Fontimpe, chef de cuisine et Julien Morel, artiste plasticien. Ces deux amis, partis du constat que « chaque minute en France, 20 tonnes de produits alimentaires sont jetées » ont décidé de lancer en 2017 cette « cantine » en forme de lieu de vie, plutôt qu’un énième resto. Installé tout d’abord dans le bâtiment 244 de l’ancienne Manufacture d’armes de Saint-Étienne, la Fabuleuse Cantine vient de s’installer dans “les Forces motrices”, au centre de la cour des “H”. « Un lieu chargé d’histoires et de souvenirs » comme l’explique l’équipe du projet qui sied comme un gant à cette « cantine de quartier ». Un lieu « caméléon » Côté cuisine, la Fabuleuse Cantine propose une cuisine qui s’inscrit plus que jamais dans cette volonté anti-gaspi et zéro déchet, tout en favorisant le bien manger, mieux manger et manger local « pour pas trop cher

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Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

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Les jeunes prennent le pouvoir

Contemporain | C'est une première ! Sur plus de 2 400 m² répartis entre la Cité du design et le Musée d'art moderne et contemporain, Saint-Étienne accueille sa première Biennale dédiée à de jeunes artistes issus d'écoles d'art françaises. Son nom : Biennale artpress. Son programme : 36 artistes qui proposent des oeuvres singulières et dotées d'un parti pris certain. Un événement qui confirme la position forte de Saint-Étienne dans l'art contemporain français.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Les jeunes prennent le pouvoir

C'est un choix osé que nous proposent la Cité du design et le MAMC - Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne en partenariat avec le magazine artpress : construire une biennale destinée à promouvoir le travail de jeunes artistes, fraîchement diplômés et déjà engagés dans une voie pro. Le résultat s'appelle Après l'école - Biennale artpress des jeunes artistes et la 1ere édition vient d'ouvrir ses portes et dure jusqu'au 22 novembre. Au programme, 36 artistes formant la relève de l'art français qui, avec un parti pris certain, proposent des oeuvres de techniques très diverses, formant une sorte d'état de la création d'une scène de créateurs en perpétuel renouvellement. Pas un panorama, mais une sélection Si cette biennale réunit bon nombre de jeunes talents fraîchement émoulus de différentes écoles d'art françaises, les deux commissaires de l'événement, Étienne Hatt et Romain Mathieu, tiennent à préciser un point. « Ce n'est pas le panorama d'une génération d'artistes, mais bien une sélection », expliquent-ils. Un comité présidé par le curateur Robert Storr (directeur de la Biennale de Venise en 2007 et conservateur en chef du d

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Six expos principales pour la Biennale 2021

Biennale design | La 12e Biennale internationale design 2021 de Saint-Étienne qui se déroulera si tout va bien du 28 avril au 22 août 2021, proposera six expositions (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 octobre 2020

Six expos principales pour la Biennale 2021

La 12e Biennale internationale design 2021 de Saint-Étienne qui se déroulera si tout va bien du 28 avril au 22 août 2021, proposera six expositions principales destinées à « explorer les bifurcations ». "Bifurcations, choisir l’essentiel" étant le thème général de cette Biennale. Ces six expositions sont : Domesticité : vivre les bifurcations chez soi (commissariat : Catharine Rossi, Jana Scholze et Penny Sparke), Automobile : un objet qui questionne (commissariat : Olivier Peyricot), Afriques urbaines et rurales : un design d'influence sociale qui fait bifurquer les territoires (commissariat : Franck Houndégla), Dépliages : le design industriel pense les changements des objets corporels (commissariat : Florian Traullé), Pédagogies : expérimenter aujourd'hui pour apprendre demain (co-commissariat : Sophie Pène / co-commissariat et scénographie : étudiants et enseignants de l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne) et Les façons de produire (exposition-expérimentation proposée par le designer Ernesto Oroza). 12e Biennale du design, du 28 avril au 22 août 2021

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​La bossa, c’est beau ça

MUSIQUES | Digne héritier des Tropicalistes (avec en tête Caetano Veloso et Gilberto Gil qui durent fuir la dictature militaire dans les années 60), Lucas (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

​La bossa, c’est beau ça

Digne héritier des Tropicalistes (avec en tête Caetano Veloso et Gilberto Gil qui durent fuir la dictature militaire dans les années 60), Lucas Santtana chante de façon habile et sarcastique le Brésil d’aujourd’hui, dénonçant le grotesque d’un président qui exacerbe les frontières sociales et bafoue l’écologie. Après une période de samba symphonique gorgée de samples, l’artiste revient à l’essentiel et se concentre aujourd’hui sur la voix comme pour mieux nous parler à l’oreille, entre héritage et hommage à Joao Gilberto disparu l’an passé. Lucas Santtana, samedi 10 octobre à 20h30, Théâtre Quarto à Unieux

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Where is Brian ?

Nouveau lieu | Dans le couple Koenig, Faty avait ouvert Kitchen Street l’an passé au 10 rue de la République : un coffee shop cosy et tendance où est (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Where is Brian ?

Dans le couple Koenig, Faty avait ouvert Kitchen Street l’an passé au 10 rue de la République : un coffee shop cosy et tendance où est servie une gamme snacking chic de croque box, wrap box, bowl box et pâtisseries. Florian vient quant à lui de transformer son restaurant bistronomique Maryse & Eugénie en un nouveau lieu entièrement tourné vers l’événementiel, Kitchen Place, au 7 rue François Gillet. Deux salles, deux ambiances. Si le premier spot fonctionne du mardi au samedi, le second ouvre ses portes au gré des événements, qu’ils soient organisés par des tiers ou proposés par le jeune couple. Depuis sa naissance fin août, Kitchen Street semble déjà sur de bons rails avec un agenda plutôt fourni. Ateliers de yoga, de cardio boxing ou de pâtisserie, expo photo, vide-dressing, défilés, brunchs et anniversaires ont rythmé les premières semaines d’exercice. Il est possible de privatiser le lieu pour tout type d’événement professionnel ou familial, en demi-journée, journée ou soirée, pour un petit-déjeuner, un déjeuner, un dîner, un cocktail dînatoire ou un brunch.Proposant également un service de traiteur événementiel sur mesure, Faty et Florian Koenig restent fidèles à leur

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"Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary" : La rouée vers l’Ouest

Animation dès 6 ans | ★★★☆☆ de Rémi Chayé (Fr.-Dan., 1h24) avec les voix de Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian… ​Sortie le 14 octobre

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Tolérée dans un convoi de pionniers rigoristes, la famille Cannary fait désordre. Quand le père malchanceux se blesse, sa fille Martha Jane choque en prenant les rênes, puis en s’habillant en garçon. Injustement accusée d’un vol, la pré-ado rebelle quitte cette horrible compagnie et part à l’aventure… Cette évocation romancée et héroïque de la future Calamity Jane, légende du Far West dont elle constitue l’une des rares icônes féministes/féminines, est moins une biographie qu’une chronique de cette époque de toutes les fortunes ou l’occasion d’en revisiter les codes : caravanes, ville-champignon avec saloon, régiment de cavalerie, trappeurs, mine d’or, aiglefins, Indiens… C’est un concentré du mythe fondateur de l’Amérique que Chayé nous offre, avec en sus cet art poétique de la couleur n’appartenant qu’à lui, et dont on avait pu profiter dans Tout en haut du monde. Ses jeux d’aplats et son flat design créent, étonnamment, une grande profondeur à ses images. Plus haute distinction pour un long métrage au Festival d’Annecy, le Cristal qu’il a décroché est largement mérité.

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"Drunk" : Qui abuse, boira…

Film du mois d'octobre 2020 | Thomas Vinterberg s’empare d’une théorie tordue pour s’attaquer à un nouveau “pilier culturel“ scandinave : la surconsommation d’alcool. Une fausse comédie et une vraie étude de mœurs à voir cul sec.

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Ils sont quatre potes, au bas mot quadragénaires et profs dans le même lycée. Quatre à ressentir une lassitude personnelle et/ou professionnelle. Quatre à se lancer, « au nom de la science » dans une étude secrète : tester la validité de la théorie d’un chercheur norvégien postulant qu’un humain doit atteindre une alcoolémie de 0, 5 g/l pour être dans son état normal : désinhibé et créatif. Commence alors une longue descente — et pas qu’aux enfers… Drunk se décapsule sur une séquence qu’on croirait documentaire, montrant ce qui ressemble à une soirée d’intégration entre étudiants (en réalité, il s’agit d’élèves de terminale), en train de se livrer à une sorte de compétition sportive. Sauf qu’ici, l’enjeu pour les participants n’est point tant de courir vite, mais pour chacun d’engloutir le contenu d’une caisse de bière, de le vomir, avant d’aller semer sa “bonne humeur“ éthylique dans les rues de la ville et ses transports en commun. Ce ne sont pas tant les débordements (somme toute minimes et potaches) causés par ces lycéens bien peignés qui choquent ; pl

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La cuite, cette somptueuse roulette russe !

La chronique du Chicandier #11 | Toute la beauté slave de la murge réside dans l'inconnu ! Après évidemment on peut se prendre des grandes rasades d'adjuvant ayant transité par des cifs (...)

Jason Chicandier | Mardi 6 octobre 2020

La cuite, cette somptueuse roulette russe !

Toute la beauté slave de la murge réside dans l'inconnu ! Après évidemment on peut se prendre des grandes rasades d'adjuvant ayant transité par des cifs mexicains pour garder l'contrôle mais au fond, la perte de contrôle n'est-elle pas consubstantielle à la noblesse de l'ivresse ? Et pourquoi toujours taper de la poudre avec les genoux dans la pisse ? Hein ? Pourquoi ? Une belle murgasse, c'est le texto qu'il ne fallait pas envoyer à 4h du matin à son manager « Ch'vai t'fumez sal baaaaatard ! » ou alors un p'tit règlement de compte au schlass avec un p'tit fumelon bien gauchissss devant l'rade "Les deux briquettes"... le tout évidemment mal joué, délirant, l'fiandard luisant, dégoulinant, le fute collé à la gourde ! Ce genre d'alcool qui vous rend bien agressif, celui qui ferait vous fâcher avec Christophe Mae, le Dalaï Lama et ses briqueuses de chignole en claquettes et toges oranges, celui qui vous ferait fâcher avec votre soeur yogiste, on devient l'œil de Sauron du pourcentage, le Barbe Bleu du Gin To, le Dark Vador du Moscow Mule ! Mais au fond, n'est-ce pas celui qu'on attendait pour expulser nos pensées nietzschéennes les plus noires ? Pas vrai Pepito ? Le délire

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Animé ou contaminé ?

Panorama ciné octobre | Au moment où nous écrivons ces lignes, l’on ignore si de nouvelles mesures restrictives vont toucher les salles ; elles méritent d’être épargnées, eu égard à la drastique réglementation sanitaire qu’elles respectent déjà. Ironie des choses, l’épidémie pourtant présente à l’écran. Mais moins représentée que l’animation — proximité des vacances de la Toussaint oblige…

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Animé ou contaminé ?

Pour un peu, la défection des blockbusters hollywoodiens affolant certaines gazettes passerait inaperçue. Voyez les affiches aux frontons de vos salles : nulle pénurie, le choix s’offre à tous les âges, y compris au rayons animation. Pour les tout-petits, on restera en territoire de connaissance avec des programmes de moins d’une heure très animalier. La nouvelle collection de courts métrages La Chouette en toque (14 octobre), autour de la thématique de l’alimentation, un poil (ou une poêle ?) plus appétissante que la précédente, revisitant notamment la chanson dame Tartine en l’allégeant en sucres pour la bonne cause. Autre réussite, le lumineux conte La Baleine et l'Escargote et ses deux mini films d’avant-programme) narrant l'amitié improbable de deux voyageuses dans une réalisation somptueuse (le 21) ; ou encore le plus décalé — mais normal car co-signé Aubier & Patar, les papas de Pic Pic André Show, ici rejoints par Davy Durand —, Chien Pourri, la vie à Paris ! (le 7) Cette irrésistible adaptation d’une série parue à l’Éco

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Un premier nom de commissaire d'expo de la Biennale connu

Design | La 12e Biennale internationale design de Saint-Étienne 2021 devrait se tenir sur quatre mois (du 28 avril au 22 août 2021) - sous réserve que la (...)

Nicolas Bros | Vendredi 18 septembre 2020

Un premier nom de commissaire d'expo de la Biennale connu

La 12e Biennale internationale design de Saint-Étienne 2021 devrait se tenir sur quatre mois (du 28 avril au 22 août 2021) - sous réserve que la crise sanitaire ne s'en mêle pas - et aura pour thématique générale Bifurcations. Elle proposera 6 expositions. On connaît désormais le nom d'un des premiers commissaires : Franck Houndégla. Ce dernier invitera « différentes villes et campagnes africaines à exposer des projets » sur 800 m², selon Mélanie Burlet, responsable des contenus de la Biennale 2021. Franck Houndégla se caractérise comme étant un « concepteur spécialisé en scénographie, muséographie, design d'environnement, mise en valeur d’espaces publics et sites du patrimoine en France et à l’étranger. » Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon et doctorant en architecture, il a oeuvré notamment en tant que chef de projet chez l'architecte

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Marc Chassaubéné : « Les artistes ont une hauteur de point de vue dont nous avons tous besoin »

Politique | À la suite de la réélection en juin dernier de Gaël Perdriau à la mairie de Saint-Étienne puis à la présidence de Saint-Étienne Métropole, Marc Chassaubéné a été conforté en tant qu’adjoint à la culture de la Ville de Saint-Étienne et vice-président de Saint-Étienne Métropole en charge du design et du numérique. En cette rentrée, nous avons voulu en savoir davantage sur les orientations de la politique culturelle stéphanoise pour les mois et années à venir.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Marc Chassaubéné : « Les artistes ont une hauteur de point de vue dont nous avons tous besoin »

À la vue de la situation sanitaire actuelle, où en êtes-vous concernant les structures culturelles municipales et métropolitaines ? Si vous m'aviez posé la question hier [l’entretien a été réalisé le 3 septembre dernier, NDLR], je n’aurais pas été aussi positif. Mais ce matin, je le suis particulièrement car nous avons ouvert hier la billetterie pour les abonnés à l’Opéra et il y avait une file d’attente énorme, qui s’étirait jusqu’au parking. C’était incroyable et nous ne nous attendions pas à cela. On ressent une attente du public alors que jusqu’à présent nous étions inquiets sur ce point. Je ne crois pas que ce soit dû à l’annonce gouvernementale de la fin des distanciations, mais je vois plutôt un besoin de retrouver un lien avec la culture et le monde extérieur. Je crois qu’à force que tout le monde ait un point de vue sur le masque, une potentielle seconde vague, sur le monde d’après… les gens sont un peu fatigués de tout cela et sont par contre prêts à se confronter à des interrogations plus poussées, avec une certaine hauteur. Ce que peuvent porter les artistes. J’y crois beaucoup. Les artistes ont une réaction moins directe et brutale, avec u

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L’homme de lotissement !

Chronique du Chicandier #10 | Vincent Charboin est un homme de lotissement. Marié, deux gosses, un Xsara Picasso, un garage et un jardin de 133 m² qu’il tond consciencieusement deux (...)

Jason Chicandier | Mercredi 9 septembre 2020

L’homme de lotissement !

Vincent Charboin est un homme de lotissement. Marié, deux gosses, un Xsara Picasso, un garage et un jardin de 133 m² qu’il tond consciencieusement deux fois par mois ! Vincent est bricoleur et travaille en tant que responsable d’agence au Crédit du Nord, il est payé 2387, 56 euros Net par mois, hors primes, ce qui lui permet de partir en vacances de la même manière depuis 17 ans, à Valmorel en février et au Grau-du-Roi en août. Il prend l’apéro le vendredi à heure fixe avec Cédric Berlot, un autre homme de lotissement. Mais Vincent Charboin a un secret, il n’est pas Vincent Charboin ! Il y a 20 ans, il s’appelait Julien Tomasini et avait monté un groupe de rock avec tous ses petits copains macaronis, « Billy Rockett and the Snakes », Julien étant évidemment le fameux « Billy Rockett ». La formation a commencé à avoir son petit succès sur Roubaix tant et si bien que le groupe se comportait comme des rockstars ! Billy était toujours défoncé (alcool, coke, LSD, exta, keta avec râbla et beuh pour s’endormir...), il forniquait des groupies dans le van qui sentait la transpiration et le kebab. Au niveau de la tenue c’était collant léopard, tiags, le Perfecto de sa mère, torse nu, saut

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Dalby, une librairie de quartier

Nouveau spot | Une nouvelle bouquinerie a pris place à quelques mètres de la place Carnot : la librairie Dalby. Un lieu chaleureux où l'on trouve une ribambelle de livres, un peu de musique, des affiches de ciné... et qui compte bien devenir un phare culturel dans son quartier.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Dalby, une librairie de quartier

Elle a repris le flambeau que Françoise Jacquemin a maintenu allumé pendant sept ans dans sa bouquinerie Le Bruit des Vagues, au 17 rue Clovis Hugues. Marie-Émilie Dalby a ouvert sa propre librairie-bouquinerie avec un nom simplement trouvé : ce sera Librairie Dalby. « C'est une bouquinerie avant tout, explique la toute nouvelle libraire de 38 ans. Ici, on trouve 90% d'occasions et 10% de livres neufs provenant de maisons d'éditions que j'apprécie. Il y en a pour tous les goûts : littérature, polar, science fiction, cinéma, musique, jeunesse... avec des tarifs allant de 1 euro à 300 ou 400 euros pour certains ouvrages rares. » Même si l'on trouve de très nombreuses références - difficile pour la gérante de donner un nombre exact - dans la boutique, rien n'est pour autant laissé au hasard. « Il y a un choix est très éclectique mais tout ce qui se trouve ici a été choisi et sélectionné ». Il suffit de jeter un oeil dans la vitrine ou les rayonnages pour être convaincu. Pour les amateurs, vous trouverez même quelques disques vinyles de rock, punk et de chanson française, eux aussi sélectionnés avec soin ou encore des affiches de ciné pour collectionneurs.

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5 grands classiques

Panorama classique/lyrique 20/21 | Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

5 grands classiques

Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond en 1938, qu'il est « sur le point d'entrer dans les ordres ». Pour Pascal Descamps, la spiritualité, consubstantielle et libératrice de la condition humaine, le délivre de son carcan terrestre. Créé en 2014 aux Invalides, son bouleversant Requiem, interprété par quatre merveilleux solistes (Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanik, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin), apportera l'apaisement au doute spirituel de son célébrissime aîné. Seule certitude : les étoiles seront visibles depuis la nef de la cathédrale. "Fraternités", Concerto pour orgue de Francis Poulenc et Requiem de Pascal Descamps, dir. Jingkaï Sun, le 17 octobre 2020 à 20h, à la Cathédrale Saint-Charles. *"SDG" ou "Soli Deo Gloria" était un sigle utilisé par JS Bach pour signer ses œuvres signifiant: "à Dieu seul la gloire". Je suis resté fidèle... Bruno Mantovani, désormais à la tête de l'EOC, dirige son premier concert à l'Op

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"Les Joueuses #paslàpourdanser" : Les yeux dans les rouges-et-bleues

ECRANS | ★★★★☆ Documentaire de Stéphanie Gillard (Fr., 1h28) avec Wendie Renard, Ada Hegerberg, Delphine Cascarino…Sortie le 9 septembre 2020

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Saison 2018-2019. L’équipe féminine de l’OL est en lice pour un triplé : Championnat et Coupe de France, Championnat d’Europe. Des entraînements aux vestiaires, des terrains aux victoires, le portrait d’un groupe bâtissant sa légende autant qu’il popularise son sport… On pèse nos mots en parlant d’un documentaire historique. Parce que Stéphanie Gillard montre le labeur quotidien de ces pionnières perfectionnistes (« Ce qu’il faut de sanglot pour un air de guitare », dirait Aragon) mais aussi leur enthousiasme à vivre de leur passion — si elles remercient volontiers le Président Aulas, elles le titillent toujours un peu quant à l’écart abyssal entre filles et garçons. Investies sur le terrain comme le prouvent de spectaculaires mais rares images de matches (question de droits, sans doute), les joueuses le sont aussi en faveur de la relève : l’iconique équipe se trouve en effet à un moment charnière où les “aînées“ (Renard, Fischlock, Bouhaddi…) guident avec bienveillance les nouvelles recrues (Bacha…). D’autant plus précieux à voir que la couverture médiatique dont ces athlètes bénéficient demeure insuffisan

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Une aussi longue absence

Panorama ciné septembre 2020 | Comédies, documentaires, animation, expérimental ? Tout à la fois, et à profusion ! Et sans blockbuster ni films primés dans les festivals pour capter tous les regards, il faut laisser libre cours à sa curiosité histoire de multiplier les expériences, les sensations, les découvertes…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Une aussi longue absence

Non fiction L’aventure intérieure du confinement aura-t-elle rendu plus perméable à l’écoute du monde ? Idéal pour voyager en conscience à travers l’histoire et le temps — y compris ici et maintenant —, le documentaire étend le périmètre de nos terræ cognitæ. Et nous conduit entre le Mali et Cuba à la rencontre des survivants d’un orchestre de world music avant l’heure dans Africa Mia de Richard Minier & Edouard Salier (16 septembre), sorte de Buena Vista Social Club marqué par la poisse et la mélancolie. En Macédoine, à la découverte de l’ultime apicultrice traditionnelle du pays se faisant parasiter par une famille tuyau-de-poêle s’installant à côté de chez elle dans l’intrigant Honeyland de Tamara Kotevska & Ljubomir Stefanov (même date). À Lyon, dans les coulisses d’une équipe de talents hauts : les footballeuses de l’OL raflant tous les titres de leur saison et créant leur légende devant la caméra de Stéphanie Gillard pour Les Joueuses #paslàpourdanser (depuis le 2 septembre). À Brive-la-Gaillarde, avec le

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"Africa Mia" : À la fin, il n’en reste qu’un

ECRANS | ★★☆☆☆ De Richard Minier & Edouard Salier (Fr.1h18) avec Boncana Maïga…Sortie le 16 septembre 2020

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Pendant vingt ans, le producteur musical Richard Minier a tenté de reformer les membres des Maravillas de Mali, groupe de musiciens africains formés en 1964 à Cuba et précurseurs de la world music. En vain. Il faudra attendre 2018 pour que l’ultime survivant consente à retourner à Cuba pour enregistrer un disque. S’il évoque Buena Vista Social Club, ce docu plus “artisanal“ est le récit d’un entêtement au long cours, révélant une histoire oubliée et montrant la mort au travail dans une macabre course contre la montre.

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"Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait" : Pas sages à l’acte

ECRANS | ★★★★☆ De Emmanuel Mouret (Fr., 2h02) avec Camélia Jordana, Niels Schneider, Vincent Macaigne… Sortie le 16 septembre 2020

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

C’est l’histoire de plusieurs histoires d’amour. Celles que Maxime raconte à Daphné, la compagne de son cousin François ; celles que Daphné raconte à Maxime. Et qu’advient-il lorsqu’on ouvre son cœur sur ses peines et ses joies sentimentales ? On finit par se rapprocher… Emboîtant et mélangeant les récits-souvenirs de ses protagonistes (à l’image de son délicat Un baiser s’il vous plaît), abritant un sacrifice amoureux absolu (comme le très beau Une autre vie) ; accordant aux jeux de langues et à la morale un pouvoir suprême (dans la droite ligne de Mademoiselle de Joncquières), ce nouveau badinage mélancolique d’Emmanuel Mouret semble une synthèse ou la quintessence de son cinéma. Jadis vu comme un héritier de Rohmer, le cinéaste trouve ici en sus dans la gravité sentimentale des échos truffaldiens ; son heureux usage de l’accompagnement musical (ah, Les Gymnopédies !) lui conférant une tonalité allenienne. Malgré le poids de ces références, ce que l’on apprécie à l’écran est bel et bien du Mouret et l’on en redemande.

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Le port du masque désormais obligatoire au cinéma et au théâtre

Covid-19 | Le port du masque sera désormais obligatoire pendant les séances de cinéma, les représentations de théâtre et dans les autres lieux culturels. Le premier (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 26 août 2020

Le port du masque désormais obligatoire au cinéma et au théâtre

Le port du masque sera désormais obligatoire pendant les séances de cinéma, les représentations de théâtre et dans les autres lieux culturels. Le premier ministre l'a annoncé ce matin sur l'antenne de France Inter, où Jean Castex répondait aux questions de Léa Salamé. La décision a été prise mardi lors du conseil de défense. S'il a ajouté « oui, je dis aux Françaises et aux Français : allez au cinéma, allez au théâtre, vous ne risquez rien », il faudra donc être masqué. Ce qui, de toute évidence, devrait encore faire baisser la fréquentation des salles de cinéma déjà lourdement impactées depuis le début de la crise sanitaire. La date de mise en œuvre de cette mesure n'a pas encore été communiquée mais devrait être effective rapidement. J

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La caravane de la fête des quartiers

Initiative | Depuis le 6 juillet, une quinzaine de jeunes Stéphanois s'attèlent pour créer un outil festif et mobile inédit : le "caravane sound system". Porté par le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 29 juillet 2020

La caravane de la fête des quartiers

Depuis le 6 juillet, une quinzaine de jeunes Stéphanois s'attèlent pour créer un outil festif et mobile inédit : le "caravane sound system". Porté par le Centre Culturel Cinématographique stéphanois Les3C, la MJC des Tilleuls, l'espace Alfred Sisley et soutenu par la Ville de Saint-Étienne, ce projet a été préparé pendant plus de deux ans en amont. « L'idée est d'impliquer les jeunes dans la création d'une caravane aménagée pour créer des animations musicales directement dans les quartiers stéphanois, précise Camille Descombes, responsable de la médiation culturelle au sein de Les3C. Nous avons organisé une résidence pendant le mois de juillet pendant laquelle les jeunes ont pu travaillé avec des professionnels de la menuiserie, de la soudure, du design graphique mais également avec un Dj et ingénieur du son. Ils ont également pu visiter une association par jour pour découvrir leur fonctionnement, les formes juridiques, etc. » Une fois cette résidence terminée, la caravane sera prête à l'emploi et commencera ses pérégrinations musicales, notamment du côté de Montchovet en août.

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Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

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Poly'Sons avant l'heure

Festival chanson | Le Théâtre des Pénitents prend les devants. Rompue à l'exercice de l'organisation d'un festival avec les fameux Poly'Sons qui se déroulent en janvier/février (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 juillet 2020

Poly'Sons avant l'heure

Le Théâtre des Pénitents prend les devants. Rompue à l'exercice de l'organisation d'un festival avec les fameux Poly'Sons qui se déroulent en janvier/février chaque année, l'équipe montbrisonnaise lance les hostilités dès fin septembre avec les "Poly'Sons... anticipés". Du 25 au 27 septembre, Cali, Bazbaz, MC Pampille, Baasta!, Léonid, Les Fils du Facteur, Division d'honneur et Belfour seront en concerts dans le centre de Montbrison. L'annonce a été faite sur Facebook par l'équipe du Théâtre des Pénitents. Les réservations pour ces concerts s'ouvriront le 22 août pr

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