Musilac tombe à l'eau

Festival | La nouvelle est tombée vendredi 2 avril, à midi pile : l’édition 2021 du festival, censée se dérouler du 8 au 11 juillet, est complètement annulée. Un terrible coup d’arrêt pour un événement qui va connaître une seconde année blanche consécutive.

Martin de Kerimel | Vendredi 2 avril 2021

Photo : Musilac 2019 © T. Bianchin


Quel choc ! C'est officiel : il n'y aura donc pas de Musilac pour animer les soirées du début de l'été prochain. La longue incertitude qui planait sur l'événement a pris fin vendredi 2 avril, à l'heure du déjeuner. On savait évidemment que la jauge limitée à 5 000 personnes, assises et distanciées, compliquait sévèrement l'organisation du festival, de même que la probable impossibilité d'y proposer une offre de buvette et de restauration – la source habituelle d'une bonne partie des recettes utiles. Un sondage laissait entendre que le public restait solidaire avec l'équipe, mais réfractaire à une formule de ce type. C'est-à-dire prêt à accepter des contraintes, mais presque unanimement hostile à l'idée d'un festival assis. Une étude était cependant encore en cours pour valider (ou non) la tenue d'un événement sous une autre configuration. Désormais, c'est sûr : rien ne sera possible.

« La situation intenable pour nous »

Les organisateurs se sont expliqués par le biais d'un communiqué : « Comme il y a un an, trop de choses sont contre nous : la situation sanitaire, tout d'abord, qui reste l'essentiel et dont nous comprenons bien à quel point elle est difficile à gérer pour les autorités. Il n'empêche qu'à 100 jours de l'événement, l'absence de réponses à un certain nombre de questions rend la situation intenable pour nous, comme hélas pour beaucoup d'autres festivals. Ce n'est pas faute de nous être battus et d'avoir étudié tous les scénarios (…), mais comme vous, nous pensons que ni notre programmation artistique, ni la configuration de notre site, ne nous permettent d'envisager de rentrer dans le cadre fixé par le ministère de la Culture. » Ils ne seront sûrement les seuls à le dire et d'autres annulations devraient survenir bientôt. Le Petit Bulletin tâchera de vous en tenir informés.

Une page blanche pour 2022

Musilac a un mot de remerciement particulier pour celles et ceux qui avaient conservé leur billet 2020 dans l'idée de le réutiliser cette année. Le festival exprime toutefois son souhait de repartir d'une page blanche l'an prochain. « Ainsi, toutes les personnes en possession d'un billet seront remboursées dans les plus brefs délais et peuvent d'ores et déjà aller sur notre site Internet pour avoir toutes les informations à ce sujet. » L'équipe se tourne donc déjà vers l'année prochaine et prend date pour l'avenir immédiat : « Dès les prochains jours revenus, nous aurons le bonheur de vous annoncer les premiers noms des artistes qui ont d'ores et déjà signé pour écrire avec nous et vous une nouvelle page en 2022. »

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Les activités à faire pour un séjour à Lyon en 2022

ESCAPADES | Plongez au cœur de l’histoire gallo-romaine le temps d’un voyage découverte à Lyon. Croix-Rousse, Vieux Lyon ou encore Confluence. Entre dégustations dans (...)

La rédaction | Vendredi 28 janvier 2022

Les activités à faire pour un séjour à Lyon en 2022

Plongez au cœur de l’histoire gallo-romaine le temps d’un voyage découverte à Lyon. Croix-Rousse, Vieux Lyon ou encore Confluence. Entre dégustations dans les fameux bouchons lyonnais et activités en tout genre, pas le temps de s'ennuyer ! Arpenter les rues de Lyon en VTT Il existe plusieurs façons de visiter cette métropole : à pied, en voiture ou encore en bus. La plus amusante reste toutefois le vélo. Une fois sellé, commencez votre virée sur la place Bellecour, disposant d’une superbe vue sur Fourvière. Vous passerez devant la statue de Saint Exupéry, puis direction les berges du Rhône ! Si certaines sont animées, d’autres offrent un cadre plus calme où vous serez entourés de verdure. Si vous le souhaitez, vous pouvez terminer votre sortie en VTT au parc de la Tête d’Or. Entre son jardin botanique, ses statues emblématiques, son parc zoologique.... C’est un petit coin de paradis. Continuez ensuite vers l’Opéra pour terminer devant le mur peint des Lyonnais, cette fresque de 800 m2 emblématique de la ville. À la découverte d’un casino d’exception Lyon ne se résume pas à ses bâtiments anciens ou son histoire passionnante. L

Continuer à lire

Bataille pour l’humour à Saint-Etienne : vers un statu quo ?

Festival | Alors qu’une délibération du conseil municipal de ce lundi soir consistait en un vote sur l’autorisation de versements d’acomptes sur subvention aux (...)

Cerise Rochet | Mardi 25 janvier 2022

Bataille pour l’humour à Saint-Etienne : vers un statu quo ?

Alors qu’une délibération du conseil municipal de ce lundi soir consistait en un vote sur l’autorisation de versements d’acomptes sur subvention aux associations, l’opposition a longuement interpellé l’élu en charge de la culture, Marc Chassaubéné, quant à sa décision de retirer les 54 000 euros de subventions d’ordinaire octroyés par la Ville au festival d’humour Arcomik. L’évocation du sujet par Isabelle Dumestre et Pierrick Courbon, du groupe Saint-Etienne Demain au Conseil, fait suite à l’article paru mercredi dernier dans le Canard Enchaîné, mettant directement en cause l’adjoint à la Culture. Outre la passe d’armes entre les deux parties, le débat aura été l’occasion d’apprendre que l’association GSM portée par Simon Javelle et Grégory Cometti, qui effectuait une première demande de subventions pour l’organisation d’un autre festival d’humour à Saint-Etienne, a finalement renoncé, au moins, momentanément, en ne présentant ni date, ni programmation. Ne disposant pas de ces éléments, la commission d’attribution a d

Continuer à lire

Le Lyon Whisky Festival aura finalement lieu en mai

Dégustation | La troisième édition du Lyon Whisky Festival, initialement prévue en février, est déplacée aux samedi 14 et dimanche 15 mai, toujours au Palais de la Bourse.

La rédaction | Lundi 24 janvier 2022

Le Lyon Whisky Festival aura finalement lieu en mai

La troisième édition du Lyon Whisky Festival aurait dû se dérouler les 5 et 6 février prochain, au sein du Palais de la Bourse. L'événement, coorganisé par Agence Tintamarre / groupe Unagi (dont fait partie Le Petit Bulletin), est destiné aux initiés comme aux moins expérimentés, passionnés par le monde du whisky. Lesquels se retrouvent autour de masterclass, d'ateliers, d'une librairie dédiée et bien sûr de dégustations. Faisant face aux contrainte sanitaires, le Lyon Whisky Festival a été reporté et se déroulera les samedi 14 et dimanche 15 mai, toujours au Palais de la Bourse.

Continuer à lire

Lyon : retour des classiques sur les festivals littéraires

CONNAITRE | S'il faut être prudent avec la recrudescence des cas de Covid, il est prévu que cette année, les grands raouts littéraires se tiennent de manière classique – comme on les aime. Avec, pour certains, des pré-programmations croustillantes.

Stéphane Duchêne | Lundi 24 janvier 2022

Lyon : retour des classiques sur les festivals littéraires

Parilly est ouvert Retour à l'Hippodrome de Parilly pour la Fête du Livre de Bron qui va renouer avec les tables rondes et les rencontres en présentiel, selon l'expression consacrée par le management. Avec cette année, un nouveau thème fort qui prend appui sur l'actualité et les enjeux du moment – l'écologie, le féminisme, la violence sociale, la liberté, l'utopie, l'identité – où la menace et le principe de précaution sont rois : courir le risque. Avec l'idée que la littérature est peut-être l'un des derniers bastions du risque assumé. Comme chaque année, on y retrouvera le meilleur des auteurs des rentrées de septembre et janvier, essentiellement nationales, mais toujours avec une petite pointe d'international, entre écrivains confirmés et voix émergentes, auteurs et illustrateurs jeunesse et une large part laissée aux sciences sociales. La programmation n'est pas connue mais on peut prendre rendez-vous pour l'ouverture du 11 mars, le festival commençant traditionnellement par la remise du Prix Summer décerné par les lecteurs des bibliothèques et médiathèques de la région. Un lau

Continuer à lire

Arcomik/Arts Burlesques : A Saint-Etienne, la guerre pour l’humour ?

ACTUS | Selon une information du Canard Enchaîné sortie ce mercredi matin, la municipalité et la métropole stéphanoise seraient sur le point de favoriser un futur festival d’humour au détriment d’Arcomik, anciennement Arts Burlesques. Réactions des protagonistes.

Cerise Rochet | Mercredi 19 janvier 2022

Arcomik/Arts Burlesques : A Saint-Etienne, la guerre pour l’humour ?

Ce vendredi 21 janvier, la municipalité et la métropole de Saint-Etienne pourraient respectivement octroyer, via une commission d’attribution, une subvention de 55 000 et une autre de 20 000 euros à l’association GSM. Créée récemment par Simon Javelle, par ailleurs patron de C’Kel Prod et programmateur du festival Paroles et Musiques, cette dernière porterait un nouveau projet de festival d’humour sur le territoire. Voilà, l’information rapportée par le Canard Enchaîné dans ses pages de ce mercredi matin… Information que le palmipède met en parallèle avec le récent retrait des subventions de 54 000 et 9 000 euros, jusque-là attribuées chaque année par les deux mêmes collectivités à un autre festival d’humour, né Arts Burlesques en 2003, avant de devenir Arcomik en 2019. De quoi créer quelques rififis entre ces différents acteurs culturels, d’autant que, toujours selon le Canard, l’affaire serait éminemment politique, et potentiellement liée à un soutien de l’épouse de Simon Javelle au maire Gaël Perdriau durant la campagne de 2020. Business ? Directeur du festival Arcomik, Farid Bouabdellah confirme l’intégralité de ce qu’affirme l

Continuer à lire

Clermont-Ferrand, en long, en large... et en courts

Puy-de-Dôme | Peut-être sera-t-elle capitale européenne de la Culture en 2028. Clermont-Ferrand, n’est pas que la ville-Michelin (même si l’entreprise est omniprésente) et lance sérieusement sa campagne en ce début d’année, au moment où le festival du court, le plus grand au monde, retrouve son public du 28 janvier au 4 février. Cap sur l’attachante capitale auvergnate.

Nadja Pobel | Mardi 18 janvier 2022

Clermont-Ferrand, en long, en large... et en courts

Il faut bien reconnaitre que la consécration de capitale européenne de la Culture lui irait comme un gant. En 2023, on saura qui des villes candidates sera à l'honneur en 2028. Ici, la Scène Nationale est flambant neuve, le FRAC s'apprête à déménager pour s'agrandir, la Coopérative de Mai est l'une des SMAC les plus remuantes de l'Hexagone et le festival du court-métrage s'apprête à montrer 154 films. D'un lieu à l'autre, balade dans la cité anthracite où les affiches colorées de Castelbajac et du maire socialiste Olivier Bianchi souhaitent, aux passants, une bonne année. Clermont, plein centre Le marché de Noël vient juste de remballer ses cabanes et la place de la Victoire peut laisser apparaitre la majesté de Notre-Dame-de-l'Assomption. Construite comme tant d'habitations de la ville en andésite, elle surprend par son austérité aussitôt contrastée par la vivacité des vitraux intérieurs. Cette pierre de Volvic

Continuer à lire

Damso – Terrenoire – Kusturica : premier tiercé gagnant du Foreztival 2022

Festival | Après La Rue des Artistes à Saint-Chamond, c’est au tour du Foreztival de Trelins, d’annoncer les premiers noms de la programmation de sa prochaine édition. Chaud devant !

Cerise Rochet | Lundi 17 janvier 2022

Damso – Terrenoire – Kusturica : premier tiercé gagnant du Foreztival 2022

Deux grandes scènes séparées par un champs de patates sans les patates, un camping, de la musique quasi non-stop pendant 3 jours, du soleil, de la chaleur, de la transpi mais c’est pas grave, des rencontres, du kiff au milieu de milliers d’autres personnes qui kiffent en même temps, du partage, des grosses marades, une expérience estivale de malade : 2022 signe le très attendu retour du Foreztival sur la piste des festivals d’été. Si cette nouvelle suffit à faire frémir les aficionados, - Foréziens dans le sang ou dans le cœur -, les autres devraient eux-aussi se mettre à frétiller en découvrant une partie du line-up de cette édition. Premier nom, premier joli coup pour la bande de copains chargée de l’organisation de l’événement, premier grand moment en perspective pour les foreztivaliers version 2022 : Damso, artiste caressant les sommets du rap francophone actuel avec Qalf Infinity (album le plus écouté sur Spotify en 2021), devrait sans trop de doute mettre le feu à la soirée du samedi. Biga Ranx, Skip The Use et Pongo Pour patienter, le public secouera la tête, tantôt d’avant en arrière un peu à la cool, tantôt dans tous le

Continuer à lire

La Rue des Artistes : une prog pour bouncer

Festival | Le festival de Saint-Chamond vient de dévoiler la programmation de sa 25e édition, qui aura lieu les 17, 18 et 19 juin prochain. Ça va chauffer dans les chemises et les bermudas.

Cerise Rochet | Lundi 17 janvier 2022

La Rue des Artistes : une prog pour bouncer

15 jours qu’on est bien assis, un mois et demi qu’on n’a carrément plus le droit de danser…Forcément, à un moment donné, il faudra bien s’étirer un peu. Ça tombe bien (et ça donne un petit coup d’oxygène rien qu’en y pensant) : les beaux jours 2022 s’annoncent d’ores et déjà plein de lever de genoux bien haut et de petits sautillons. A Saint-Chamond, l’équipe de La Rue des Artistes vient de dévoiler la programmation de sa 25e édition tout en rythmes entrainants. Aller, encore un peu de patience, la piste n’est plus très loin. Vendredi 17 juin, les festivités démarreront par un plateau partagé entre le reggae-français-toujours-plebiscité- de Danakil, et la voix chaude sur beats hypnotiques de Karimouche. De quoi transpirer ferme et se laisser aller en douceur à un lâcher prise bienvenu, appelant irrémédiablement à revenir le lendemain soir pour continuer à se trémousser… Sur les titres phares de l’icone reggae Tikken Jah Fakoly ( cette fois ci, c’est la bonne, après plusieurs reports pour cause de contexte sanitaire), et sur la cumbia made by les 7 nanas de Las Gabachas. Dimanche 19 juin, en version entrée gratuite, rendez-vous aux pieds de la grande scène po

Continuer à lire

« En traitant Fillon d’escroc, Philippe Poutou a fait du bien à plein de gens »

Humour | Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, on peut s’accorder sur un truc : Pierre-Emmanuel Barré fait partie de la catégorie des humoristes intelligents (même si d’après ce qu’il dit, sa femme en doute). A quelques jours de son passage à Saint-Etienne, entretien fleuve avec un agitateur de la scène, beaucoup plus réservé à la ville.

Cerise Rochet | Jeudi 13 janvier 2022

« En traitant Fillon d’escroc, Philippe Poutou a fait du bien à plein de gens »

C’est cool, d’avoir accepté notre demande d’interview, il parait que vous n’aimez pas ça… Oui c’est vrai, je me trouve nul en interview. Mon truc, c’est de faire des blagues, pas de répondre à des questions : du coup, je suis pas forcément très à l’aise… Vous allez bien, quand même ? La période est un peu tendue, mais on imagine que vous êtes content de pouvoir enfin être sur scène avec votre spectacle Pfff ? Oui, je suis vraiment heureux de ça, d’autant qu’on a bien galéré. J’ai commencé mon spectacle en mars 2020… Et je l’ai arrêté aussi en mars 2020, du coup. On en est à la 5e reprise, là ça à l’air d’aller, mais on espère fort que ça va tenir. Avec ce spectacle, vous affichez deux objectifs : repartir plus riche, et que les gens repartent moins cons. Ça marche jusqu'ici ? Sur le premier objectif, ça se passe bien, je repars en effet un peu plus riche à chaque fois. Sur le deuxième, c’est plus compliqué en revanche, parce que le spectacle comporte quand même pas mal de conneries ! Plus sérieusement, cette histoire est liée au fait que j’ai choisi une formul

Continuer à lire

3 semaines de restrictions, des années de répercussion

ACTUS | 2022, tout va mieux ? Pas si sûr, pour un certain nombre de professionnels de la culture, qui une fois de plus se voient contraints de slalomer entre plusieurs pièces d’un bon casse-tête. Assis, on t’a dit !

Cerise Rochet | Mardi 11 janvier 2022

3 semaines de restrictions, des années de répercussion

En septembre, tous, savaient que l’affaire ne serait pas simple : éloigné des salles durant des mois, le public semblait avoir perdu l’habitude de la sortie, lui préférant vraisemblablement les soirées entre potes, ou les plans canap’-bon petit plat maison-Netflix. Ces nouvelles pratiques s’étaient d’ailleurs traduites dans le mode de « consommation » de la culture, davantage centré sur l’envie de dernière minute. Exit les abonnements et l’anticipation, bonjour les places à l’unité et la spontanéité. Pour contrebalancer ce changement de donne, les professionnels du secteur ont passé 4 mois les manches retroussées, pour aller chercher les spectateurs un à un, et les convaincre de venir s’asseoir dans l’obscurité -ou rester debout !- pour un bon moment de musique, de théâtre, de danse ou de cinéma… A la clé, des résultats, puisque nombre d’entre eux estiment aujourd’hui avoir réussi à remplir assez correctement leurs salles. Et puis, patatra. Depuis la fin décembre, l’épidémie et les mesures de restriction prises par le gouvernement pour tenter de la freiner viennent de nouveau compromettre la dynamique. Jusqu’au 23 janvier, les salles ne pourront plus accueill

Continuer à lire

Les vêtements ont-ils un sexe ?

Sape | Une collection de vêtements non pré-assignée à un genre, voilà le créneau sur lequel vient de se lancer la (...)

Jérémy Tronc | Mardi 4 janvier 2022

Les vêtements ont-ils un sexe ?

Une collection de vêtements non pré-assignée à un genre, voilà le créneau sur lequel vient de se lancer la marque grenobloise Intrépide studio. Tee-shirts roses, hoodies noirs, sweats mauves ou bordeaux, peu importe son sexe, son orientation sexuelle, sa morphologie : les 24 pièces de la collection d'Intrépide studio sont censées être portées indifféremment par tout le monde. À une époque où le vêtement se fait de plus en plus “sans genre”, la démarche de la marque est-elle purement opportuniste ou bien « authentique et sincère » comme elle le proclame ? Justine Blanchin, sa créatrice, nous répond : « Nous avons imaginé une marque qui soit la plus éthique et la plus proche possible de nos valeurs. Nous voulions qu'elle apporte de la visibilité à ceux qui n'en ont pas, qu'elle donne une vraie représentation de la société et qu'elle soit parfaitement transparente. » Elle nous assure d'ailleurs avoir vérifié les bonnes conditions de tr

Continuer à lire

Cinéma cherche young team

Petite annonce | A Saint-Etienne, Le Méliès a ses « ambassadeurs ». A Saint-Chamond, Le Véo Grand Lumière aura (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 janvier 2022

Cinéma cherche young team

A Saint-Etienne, Le Méliès a ses « ambassadeurs ». A Saint-Chamond, Le Véo Grand Lumière aura bientôt sa « team ». L’idée ? Familiariser les jeunes avec le cinéma, en leur permettant de participer activement à la vie de la structure. Pour permettre à de jeunes gens de développer leur goût pour les films en même temps que leurs connaissances, le Véo ouvre aujourd’hui ses coulisses aux volontaires. Une première équipe aura en effet prochainement pour mission de participer à la programmation du cinéma. Une deuxième, accompagnée par un groupe de professionnels, sera chargée de travailler à l’élaboration d’un festival de films. Un dernier groupe se verra quant à lui remettre entre 2 et 3 invitations par mois pour venir voir des films au cinéma, et partager ensuite ses ressentis via des pastilles vidéo ou des témoignages écrits, relayés sur les réseaux sociaux du cinéma. Une réunion d’information à destination des

Continuer à lire

Poly’Sons : dans les coulisses d’un festival

En coulisses | Point d’orgue annuel depuis 19 ans au Théâtre des Pénitents, le festival montbrisonnais Poly’Sons continue de défendre la chanson française et son public. Rencontre avec Henri Dalem, directeur et programmateur.

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Poly’Sons : dans les coulisses d’un festival

Quel premier bilan faites-vous sur la nouvelle saison après 4 mois d’exercice ? « Le bilan est pour l’instant très contrasté. Le fait le plus marquant est que nous comptons beaucoup moins d’abonnés qu’auparavant : nous avons actuellement enregistré 300 abonnements contre 850 à 900 habituellement. En revanche, on ne s’en sort pas trop mal si l’on prend spectacle par spectacle. Même si les réservations se font souvent à la dernière minute, plusieurs représentations ont été complètes et nous observons également une très bonne fréquentation des scolaires. En règle générale on sent bien que les habitudes ont changé, les gens semblent avoir du mal à se projeter, le public n’est d’ailleurs pas tout à fait le même qu’avant. Tout cela crée une fragilité financière et nous oblige à communiquer davantage. » Quelle place le festival Poly’Sons tient-il dans la saison du théâtre des Pénitents ? « Le festival est en quelque sorte l’ADN de notre maison, c’est sans doute le moment que l’équipe porte avec le plus de ferveur. La dix-neuvième édition propose une vingtaine de concerts sur une période d’un mois. Si l’évènement a assuré s

Continuer à lire

Boîtes de nuit : the last one

Dancefloor | Suite aux dernières annonces gouvernementales, les boîtes de nuit fermeront leurs portes vendredi au petit matin, pour 4 semaines. Une ultime soirée entre tristesse, amertume, et joie d’être ensemble une dernière fois avant 2022.

La rédaction | Mercredi 8 décembre 2021

Boîtes de nuit : the last one

5 mois et puis s’en re-va. Après 16 mois de fermeture, les boîtes de nuit et lieu nocturnes stéphanois avaient retrouvé depuis l’été (ou la rentrée) leur public aficionado de la fête, de la danse, du plaisir d’être ensemble. Les réjouissances auront finalement été assez brèves, puisque le gouvernement vient de prendre la décision de refermer tous ces établissements nocturnes à compter de ce vendredi, pour une durée minimale de 4 semaines, afin de tenter d’enrayer la circulation du virus. Rester confiant Une décision accueillie avec une certaine philosophie par les patrons du Disorder à Saint-Etienne, qui ont posté un message sur leurs réseaux presqu’immédiatement après les annonces de Jean Castex, lundi soir : « On ne va pas vous mentir, même si on pensait que cette fermeture arriverait un peu plus tard, on l'avait tout de même senti venir. Nous n'allons pas verser dans le fatalisme et le désespoir. Bien sûr, il sera dur de voir les portes du Disorder se fermer à nouveau. Toutefois, après tout ce que nous avons vécu, après toutes ces épreuves, après toutes ces incertitudes, nous voulons rester confiants et croire en l'avenir. » Eux qui étaient passé tou

Continuer à lire

Festivals 2022 : les premières prog’ sont sorties

A réserver | Après une année 2021 chaotique pour les organisateurs d’événements culturels, l’année 2022 devrait, si tout se passe bien, comporter de belles surprises et redonner au public le goût du spectacle. Du côté des festivals, les premières programmations ligériennes commencent à sortir… Tour d’horizon de ce que l’on sait déjà.

La rédaction | Mardi 7 décembre 2021

Festivals 2022 : les premières prog’ sont sorties

Du rire avec Arcomik A peine l’édition 2021 - décalée de février à octobre dernier – terminée que, déjà, les dates et les premiers noms de l’édition 2022 du festival d’humour stéphanois commençaient à tomber. Pour sa 19e année, l’événement se déroulera du 17 au 26 février à Saint-Etienne et alentours, avec pas moins d’une quinzaine d’humoristes présents sur différentes scènes du département. Ceci sans compter la soirée d’ouverture, le 16 février à la Forge du Chambon-Feugerolles, captée tout comme l’an passé par France Télévisions, et diffusée en différé sur Culture Box. Au menu de ce plateau multiple intitulé « L’Humour, c’est mieux à deux », une autre quinzaine d’artistes parmi lesquels l’habitué des lieux Alex Vizorek, Gérémy Crédeville, Popeck, Waly Dia, Aymeric Lompret ou encore Les Wriggles. Dès le lendemain, cap sur une multitude de one man/woman shows avec en vrac Chantal Ladesou, Guillermo Guiz, Elodie Poux, Guillaume Meurice, ou encore Morgane Cardignan, pour s’occuper durant une bonne partie des vacances d’hiver ! Les dates sont à retenir, et la billetterie est d’ores et déjà ouverte. www.arcomik.com

Continuer à lire

Haendel... with care

Classique | Merveilleuse corne d'abondance locale, où se tuilent les programmations musicales. Haendel est de retour, remontant l'estuaire de la Tamise (...)

Alain Koenig | Lundi 3 janvier 2022

Haendel... with care

Merveilleuse corne d'abondance locale, où se tuilent les programmations musicales. Haendel est de retour, remontant l'estuaire de la Tamise pour accéder aux terres ligériennes. L'idée de célébrer le plus britannique des Allemands aura pris le temps de mûrir dans l'esprit des Rencontres Musicales en Loire. Pléthorique, cette huitième édition revisite les versatilités du grand génie. Les voix tout d'abord. Haendel fut le compositeur des « diva » et « divi » du XVIIIe siècle. Un rôle écrit par Haendel à Covent Garden, la Royal Academy où le King's Theatre assurait la carrière de l'interprète, ouvrant la voie au « star system » de l'art lyrique contemporain. Il n'engagea pas Farinelli, prouvant qu'un génie n'est pas toujours infaillible. Le concert Arias pour voix de castrat devrait nous éclairer sur cette facette du maestro. S'il aima les voix, Haendel fut avant tout un instrumentiste de génie, les claviers n'ayant aucun secret pour lui : trois concerts

Continuer à lire

Par-delà les clichés

SCENES | Bruxelles, un jour de brocante, quelques années en arrière. Plasticien et vidéaste, Benoit Faivre et Tommy Laszlo tombent sur un (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Par-delà les clichés

Bruxelles, un jour de brocante, quelques années en arrière. Plasticien et vidéaste, Benoit Faivre et Tommy Laszlo tombent sur un album de photos de famille. Des images de Berlin, des photos d’enfance, de mariage. Tout l’album est consacré à l’existence d’une petite fille. Et puis… au beau milieu de toute cette vie racontée sans légende, une plage de sable avec, au loin, un drapeau nazi. Sur scène, au micro, Benoit et Tommy commentent en direct les images vidéo ramenées de leur quête à travers l’Europe pour reconstituer l’histoire de cette inconnue. Un spectacle qui mêle théâtre, documentaire, histoire et Histoire. Vies de papier, par la compagnie Bande Passante, le mardi 7 décembre à 20h30 à l’espace culturel LA Buire à l’Horme

Continuer à lire

Positive Education : les pulsations du cœur

Festival | On pensait qu’on kifferait jamais l’electro, que ça faisait trop de bruit et qu’on trouvait pas ça mélodieux. Et puis on est allé sur le Positive Education, et on a arrêté d’être grognon. Récit d’une soirée aux allures de belle bringue, à l’issue de laquelle on s’est promis de plus jamais dire « jamais ».

Cerise Rochet | Lundi 15 novembre 2021

Positive Education : les pulsations du cœur

Continuer à lire

Le grand soir, pour Terrenoire

MUSIQUES | Les deux stéphanois seront en concert à la maison ce samedi soir.

Cerise Rochet | Lundi 8 novembre 2021

Le grand soir, pour Terrenoire

Le quartier où ils ont vécu pour nom de groupe, les clips qui y ont été tournés, les textes qui y ont été écrits, truffés de références à la Perrotière ou à La Métare… Les deux frangins de Terrenoire ont, depuis quelques années, fait de leur ville leur identité médiatique. A l’oreille, les Stéphanois se reconnaissent, les Parisiens s’intéressent. A l’arrivée, chacun veut une note de plus, et l’affaire est conclue : Raphaël et Théo prennent le large, non pour le Brésil comme Bernard, mais pour la capitale, d’où ils parviennent à donner de l’ampleur à leurs projets. Des visages aux yeux sombres encadrés par des tignasses frisées que l’on retient. Une musique difficilement classable, mêlant pop, electro, slam, reflet d’un mode d’écoute so XXIe siècle : digital, inépuisable, aléatoire, accessible, riche et bigarré. Des textes qui dissertent la noirceur des sentiments d’une jeunesse qui voudrait encore rêver, mais qui doit pour cela s’inventer d’autres desseins -et destins – que ceux des plus âgés. Pour de bon, Terrenoire est lancé. Se paie les Inrocks, Konbini, France Inter et Libé. L’an dernier, le duo a sorti son premier album, Les Forces Contraires

Continuer à lire

Cauchemar en cuisine

Classique | Une maison de pain d'épices, une sombre futaie, une sorcière activant son four pour dévorer deux petits nécessiteux (...)

Alain Koenig | Mardi 30 novembre 2021

Cauchemar en cuisine

Une maison de pain d'épices, une sombre futaie, une sorcière activant son four pour dévorer deux petits nécessiteux qu'elle engraisse, exposés aux périls de la funeste forêt par une mère, pour le moins légère dans son application du principe de précaution. Les ingrédients du conte de Grimm sont ici magnifiés par la musique d'Humperdinck, disciple, assistant et ami du grand Richard Wagner. A l'ombre du grand homme, sa postérité apparaît injustement falote... On retrouve cependant ici toutes les bonnes recettes : un opéra familial, à l'écriture éblouissante et ciselée, idoine à souhait pour les festivités de l'Avent. C'est bon comme du bon pain... d'épices, arrosé au champagne des somptueuses voix d'Amélie Grillon - qu'on ne présente plus aux mélomanes - et d'Alexandra Hewson. Hänsel und Gretel, Opéra de Humperdinck, dir.Thibaut Maudry, vendredi 17 décembre à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

Continuer à lire

La Comète en mode fête

ACTUS | Après près d’un an d’exercice, la Comète ouvre ses portes au grand public ce week-end, pour 3 jours d’animations et de spectacles gratuits et accessibles à tous.

La rédaction | Mercredi 3 novembre 2021

La Comète en mode fête

Elle a ouvert ses portes en janvier en 2021, en catimini, alors que la pandémie contraignait le public à rester hors des salles et les structures culturelles à slalomer entre les interdictions pour accueillir ci, des artistes en résidence, là, des scolaires, là-bas, des élèves amateurs mineurs. 11 mois plus tard, la Comète a trouvé son petit rythme de croisière. Pépinière artistique installée en lieu et place de l’ancienne Comédie de Saint-Etienne, le lieu accueille ainsi deux salles de spectacles, mais également 5 salles de répétitions, et 5 structures permanentes : Le Solar (scène de jazz), la Fabrique musicale, la spécialité théâtre du conservatoire Massenet, l’Ecole de l’Oralité, et l’Espace info jeunes. Objectif de ce lieu multi-casquette : créer des ponts entre les différentes pratiques artistiques, pour, in fine, ouvrir la culture a un plus large public. Suivant cette vision populaire de ce que peut être la culture, la Comète organise ce week-end sa première fête, ouverte à tous et gratuite*. Au programme, en vrac : spectacles, ateliers, concerts, déambulations, photo, projections : une cinquantaine d’animations tout public sur trois jours, da

Continuer à lire

Chloé Zhao : « On se place dans le feu pour pouvoir renaître »

Les Éternels | Auréolée de son triomphe aux Oscar pour Nomadland, Chloé Zhao est la véritable vedette des Éternels. Une première pour un film Marvel depuis Ang Lee (et son Hulk, si injustement mésestimé). Rencontre à l’occasion de sa visite parisienne.

Vincent Raymond | Mercredi 3 novembre 2021

Chloé Zhao : « On se place dans le feu pour pouvoir renaître »

Les Éternels propose à la fois une continuité de l’univers Marvel et le développement d'une nouvelle mythologie. Comment avez-vous trouvé l’équilibre entre ce que vous vouliez apporter de nouveau et ce qui était déjà installé ? Le film se déroule immédiatement après le moment où la moitié de la population revient sur Terre. Pour moi, c’est un événement écologique très important. C’est extraordinaire d’avoir une histoire qui se passe à ce moment, et l’influence que ça a sur notre planète. Sachant cela et que nous allions explorer l’origine de l’univers cinématographique de Marvel (et que ça aurait des répercussions sur le futur), j’ai été très encouragée à faire un film un peu “unique“, sans imaginer Nick Fury au milieu. On m’a dit : « non non, ce sont de nouveaux personnages, c’est une nouvelle histoire » Vous revendiquez, parmi vos influences, celles issues du manga, et votre désir de combiner les cultures de l’Occident et de l’Orient. Comment avez-vous fait ? Le manga a été une grande part

Continuer à lire

Les Éternels : Combat land

MARVEL | Après Thanos, une nouvelle menace s’abat sur la Terre. Mais pas de panique, un autre groupe de super-héros va faire le job. Ni Dune, ni dieux, Chloé Zhao adapte le premier volet de la série signée par l’alter ego de Stan Lee, le dessinateur Jack Kirby. Et ça fonctionne plutôt bien si l’on excepte quelques concessions à l’air du temps…

Vincent Raymond | Mercredi 3 novembre 2021

Les Éternels : Combat land

En “sommeil” depuis des siècles, les Éternels — un groupe d’êtres surnaturels envoyés par une entité cosmique sur Terre pour la protéger des Déviants, de féroces prédateurs — se réactive et se reforme lorsque une escouades de monstres qu’ils croyaient exterminés, se met à les attaquer, prenant la vie de leur cheffe, Ajak. Commence une implacable traque autour du monde, ainsi qu’un compte à rebours dont le déclenchement s’est lancé à leur insu des millénaires plus tôt… Nouvel aiguillage dans le MCU : après Avengers : Endgame (2019) se soldant par la défaite de Thanos, les Éternels relèvent le gant — expliquant au passage pourquoi ils n’ont jamais interféré dans les affaires du réducteur de populations de l’univers : bons petits soldats, il devaient s’en tenir à la mission assignée par leurs boss, Arishem. Comme dans chacune des branches marvelliennes, il s’agit donc pour une poignée de super-veilleurs de sauver notre planète d’une entité résolue à l’asservir ou la détruire ; les humains “ordinaires” (c’est-à-dire non mutants) étant à nouveau des sous-produits narratifs : to

Continuer à lire

Friche

ARTS | Installés à Saint-Étienne, les photographes Maxime Disy et Alexandre Beltran travaillent en binôme depuis trois ans dans une belle complémentarité. Le (...)

Niko Rodamel | Mercredi 3 novembre 2021

Friche

Installés à Saint-Étienne, les photographes Maxime Disy et Alexandre Beltran travaillent en binôme depuis trois ans dans une belle complémentarité. Le premier s’intéresse principalement à la photographie de rue et documentaire. Le second, designer de formation, se passionne pour le portrait. Les deux complices présentent leurs différents travaux sur un site web commun (www.disybeltran.com) où photographies et vidéos croisent les univers de la musique, du voyage, de l’architecture, du design ou encore de l’urbex. En 2018, la Ville de Saint-Étienne passait commande au duo d’un travail photographique autour du chantier de la Comète. Maxime et Alexandre ont ainsi posé leur regard artistique sur les transformations du bâtiment, considérant les différentes phases de travaux comme la mise au jour de strates sédimentaires, témoignant d’une chronologie à échelle humaine. Les deux artistes restituent avec justesse ce moment de transition de la friche, photographiant les traces du passé que recouvre peu à peu l’arrivée de nouveaux matériaux, faisant également appel la mémoire de ceux qui ont fait vivre le site lorsqu’il était encore centre d’art dramatique. Au défilemen

Continuer à lire

JASMINE : Dans ses veines coule la scène

MUSIQUES | Elle sera cet automne parmi les sept artistes de la 5ème édition du festival Femme(s), sur la scène du Pax. Avec déjà plusieurs groupes et albums à son actif, assortis d’une ribambelle de concerts, Jasmine Fayolle s’est taillé un prénom dans le milieu de la chanson francophone régionale. Rencontre avec une femme bien dans ses baskets.

Niko Rodamel | Vendredi 29 octobre 2021

JASMINE : Dans ses veines coule la scène

Née il y a quarante ans dans une famille de mélomanes, Jasmine a baigné dans la chanson depuis son plus jeune âge, à Saint-Héand. Papa baryton et maman alto chantaient (chantent encore) dans la chorale l’Arc-en-Ciel, à Sorbiers. « A la maison ça donnait de la voix de la cuisine à la salle de bains ! » De son côté, la jeune fille commencera par la danse, classique, rock et modern jazz, une discipline qu’elle ne lâchera pas durant une vingtaine d’années. « J’ai fait mon premier gala à cinq ans, à Saint-Héand et beaucoup plus tard j’ai tenté le concours d’entrée au Conservatoire de Lyon, histoire d’aller au bout du rêve. J’ai découvert là-bas un environnement pas très bienveillant, avec pas mal de pression, ce qui ne me correspondait plus du tout. J’ai pris conscience qu’il valait mieux me consacrer au chant pour accéder à une vraie liberté. » Par ailleurs chaque été, de douze à vingt ans, Jasmine fut également l’assistante attitrée de son frangin, Greg le magicien, sans doute de quoi goûter au plaisir de la scène. Mais bien qu’une guitare ait toujours traîné dans un recoin de la maison familiale, Jasmine ne se mettra à la six cordes qu’à l’aube de la vi

Continuer à lire

Mystère et boule de gomme

Polar | Pour la 4e année consécutive, la librairie de Paris organise son festival Les Gueules Noires, dédié au polar. Sonja Delzongule, Frédéric Paulin, Patrice Gain, (...)

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

Mystère et boule de gomme

Pour la 4e année consécutive, la librairie de Paris organise son festival Les Gueules Noires, dédié au polar. Sonja Delzongule, Frédéric Paulin, Patrice Gain, Chantal Pelletier, Olivier Truc, Jacky Schwartzmann et François-Henri Soulié participeront tous les 7 à des tables rondes thématiques animées par les libraires, mais également à des séances de dédicaces. L’occasion d’aller à leur rencontre, et de plonger dans chacun de leur univers, où le suspense prend parfois des habits politiques, drôles, sociétaux, ou même, gastronomiques. A dévorer ! Les Gueules Noires du polar, du jeudi 25 au samedi 27 novembre à la Librairie de Paris

Continuer à lire

Des étoiles dans la ville

Arts numériques | Après une première édition montée à la hâte peu après l’épisode des Gilets Jaunes, le festival Pléiades déploie ses ailes pour investir différents lieux du centre-ville de (...)

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

Des étoiles dans la ville

Après une première édition montée à la hâte peu après l’épisode des Gilets Jaunes, le festival Pléiades déploie ses ailes pour investir différents lieux du centre-ville de Saint-Etienne. Durant 5 jours, commerces, espace public, établissements culturels et monuments du patrimoine de la ville accueilleront une multitude d’œuvres numériques, et mettront en scène la vitalité artistique du territoire. Interactives pour certaines, immersives pour d’autres, ces créations ont pour la plupart été conçues par des mains (et des cerveaux !) locaux et régionaux. Parce qu’art et numérique vont parfois très bien ensemble… Festival Pléiades, du 9 au 14 novembre à travers la ville

Continuer à lire

SPHERE traque les futures planètes

CONNAITRE | Ces cinq images ont été réalisées grâce à l'un des quatre télescopes de 8m de diamètre du V.L.T équipé de l'instrument SPHERE. On découvre le disque de poussière entourant (...)

La rédaction | Vendredi 29 octobre 2021

SPHERE traque les futures planètes

Ces cinq images ont été réalisées grâce à l'un des quatre télescopes de 8m de diamètre du V.L.T équipé de l'instrument SPHERE. On découvre le disque de poussière entourant la jeune étoile IM Lupi de façon très détaillé (1). A contrario, l'image 2 révèle l'évolution en nébuleuse planétaire d'une étoile géante rouge en fin de vie (L2 Pup). Des zones plus denses dans les bras de poussière (3 : AB Aurigae) et des disques réguliers (4 : RX J1615) trahissent la présence de futures planètes en cours de formation. L'image (5) dévoile, pour la première fois, deux planètes géantes directement observées autour de l'étoile TYC 8998-760-1.

Continuer à lire

L’oreille du cœur

Chanson | Annulée quelques jours avant son démarrage l’an dernier, la 30e édition des Oreilles en pointe se tiendra mi-novembre dans l’Ondaine. Au menu : musique, chansons et bonne humeur.

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

L’oreille du cœur

30 ans, 19 concerts, 8 lieux, 11 jours : quatre nombres pour une édition 2021 du festival très ancrée sur le territoire, et marquée du sceau du local. A la barre, un Tibert* qui, après avoir tenu le loup par les deux oreilles l’an passé, tourne aujourd’hui ses yeux vers l’avenir, heureux et fier des artistes programmés : multigénérationnels, multistyles, et dans un strict respect de la parité… Preuve de la vitalité actuelle de la musique française, l’affiche de cette 30e édition se veut ainsi éclectique, inclusive et métissée : ou comment offrir un petit bout à chacun, et la culture à tous. Outre Maxime Le Forestier, tête d’affiche du festival (plateau partagé avec Tibert, le 20 novembre), l’événement mettra donc l’accent sur plusieurs artistes du cru, de la guitare et du chapeau d’Yvan Marc (en plateau partagé avec Feloche & The Mandolin Orchestra le 18 novembre), au tour de chant de Léonid (+ Tracer la Route, le 19 novembre), en passant par le Tour des Oreilles du 10 novembre, qui verra se produire sur la scène du Pax Mam’Zelle Lune et Maxence Merlot, deux jeunes artistes stéphanois. Des immanquables Au rayon des immanquables, l’

Continuer à lire

Positive Education : le festival qui fait rayonner Sainté

MUSIQUES | En quelques années à peine, le festival stéphanois a su séduire les oreilles les plus affûtées, bien au-delà des frontières de la ville. Retour sur un pari audacieux... Qui a fini par payer.

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

Positive Education : le festival qui fait rayonner Sainté

Lorsqu’ils se sont lancés dans cette aventure, comme une bande de copains mordue de musique electro, ils n’imaginaient pas qu’ils puissent un jour dépasser les frontières de la région Rhône-Alpes. 10 ans plus tard, à l’aune de l’édition #5, les organisateurs du Positive Education festival tanguent entre surprise, joie, fierté, et certitude d’avoir fait ce qu’il fallait pour porter leur événement là où il est aujourd’hui. En ce mois de novembre 2021, ce sont 12 000 personnes qui sont attendues sur le festival… Dont 8000 ne sont pas stéphanois. « Lorsqu’on a ouvert la billetterie, on a cru à un problème technique, sourit Charles Di Falco, à l’initiative du projet. En 20 minutes, on a vendu tous les pass à tarif préférentiel, et en une journée, le public avait déjà acheté des centaines de places. C’était fou ». Merci Vice ! Tout n’était pas gagné d’avance, pourtant. « En fait, au début, on est un peu passé pour une bande d’arrachés, et puis surtout, beaucoup ne comprenaient pas ce qu’on faisait, poursuit Charles. Il a fallu montrer patte blanche, et bizarrement, c’est la reconnaissance que l’on a pu obtenir hors d

Continuer à lire

Torréfiés

Collectif | Insaisissable collectif depuis sa création il y a une douzaine d’années du côté de Barcelone, La Cafetera Roja ne cesse de faire évoluer sa musique au gré des (...)

Niko Rodamel | Vendredi 29 octobre 2021

Torréfiés

Insaisissable collectif depuis sa création il y a une douzaine d’années du côté de Barcelone, La Cafetera Roja ne cesse de faire évoluer sa musique au gré des albums (déjà cinq au compteur), entre hip-hop à la sauce world, rock, electro, latino et reggae, jazz et chanson. Dans le texte, l’espagnol originel s’est frotté au français, à l’allemand et à l’anglais. Le groupe est absolument à voir sur scène, tant le live semble être son ADN, avec une énergie qui surpasse généreusement celle des enregistrements, à vous faire yoyoter de la cafetière ! La Cafetera Roja (+ An Eagle in your Mind), vendredi 26 novembre 20h30 au Fil

Continuer à lire

Bayou

zoom sur | La Cinémathèque de Saint-Étienne offre une belle occasion de (re)découvrir l’excellent long métrage de Bertrand Tavernier, Dans la brume (...)

Niko Rodamel | Vendredi 29 octobre 2021

Bayou

La Cinémathèque de Saint-Étienne offre une belle occasion de (re)découvrir l’excellent long métrage de Bertrand Tavernier, Dans la brume électrique (In the Electric Mist), avec Tommy Lee Jones, John Goodman et Peter Sarsgaard. S’inspirant d’un roman de l’écrivain américain James Lee Burke publié en 1993, Tavernier nous balade dans une sombre histoire de tueur en série où se croisent un inspecteur hanté par son passé, une figure de la mafia locale et une vedette hollywoodienne venue en Louisiane pour un tournage. La projection sera précédée d’une conférence de Lionel Lacour, dès 16h30 : Le Tavernier moins connu, éclectique et cinéphile. Dans la brume électrique de Bertrand Tavernier (2019, 1h57), mercredi 24 novembre à 18h30 à la Cinémathèque municipale, 24 rue Jo Gouttebarge à Saint-Étienne

Continuer à lire

145 BPM à la Cité

MUSIQUES | Le soleil qui s’efface derrière les collines stéphanoise, les dernières feuilles rougies par l’automne balayées par le vent frais sur l’esplanade Jacques Bonnaval. 9 novembre, on y est … enfin presque. Dans quelques jours, le Positive Education Festival résonnera à nouveau entre les murs de la Cité du Design. On a hâte.

Léa Dusson | Vendredi 29 octobre 2021

145 BPM à la Cité

Un monde d’après « ouvert et inclusif », voilà ce que promet cette 5ème édition. L’inclusion, on l’aura dès le premier jour, avec des ateliers pour les enfants à la Cité du Design. Certainement bien plus à l’aise que leur parents devant un ordinateur, ces bambins pourront notamment s’exercer à la création de Musique Assistée par Ordinateur (MAO). Quant à l’ouverture d’esprit, on pourra compter sur le live de Shygirl, le mercredi soir. La londonienne au style hip-hop futuriste annoncée comme étant la nouvelle figure de la scène underground bousculera la programmation de ce festival, pourtant très tourné vers la techno. Après une première nuit festive, le lendemain, rien de tel qu’une projection au cinéma Le Méliès à Jean Jaurès pour souffler un peu. Laurent Garnier viendra y présenter « Off The Records », un documentaire qui retrace la carrière d

Continuer à lire

Arrête pas ton cirque !

Haut vol | Après plusieurs reports, le festival des 7 Collines proposera 3 spectacles de cirque en novembre et décembre, dans le cadre d’une édition automnale. Tour d’horizon

Cerise Rochet | Vendredi 29 octobre 2021

Arrête pas ton cirque !

Terya Circus Ils viennent de Conakry en Guinée, et s’inscrivent totalement dans la tradition du cirque africain tel qu’il est depuis toujours : performatif et festif mais non moins poétique, toujours porté par la musique et l’histoire dont il est l’héritier… Jamais très loin de la danse, aussi. Dans Yé !, nouvelle création mise en scène par Yann Ecauvre, les acrobaties de ces circassiens hors pair servent un propos hautement actuel et pourtant très peu abordé : les défis écologiques en Afrique, dont on ne saurait raconter plus longtemps qu’ils ne sont pas ausi une priorité. Yé !, de la cie Terya Circus, le 13 novembre à 18 heures à la Comète de Saint-Etienne. Dans le cadre de la nuit du Cirque. Puéril Péril Nom de la compagnie : Puéril Péril (joli). Fonds de commerce : goût du risque (ça tombe bien). Caractéristiques : tendance à l’ironie (rires à prévoir) et à la créativit&ea

Continuer à lire

Le 4 décembre, Sainté fête Sainté

Bamboche | Le jour de la Sainte-Barbe, les commerçants de toute la ville, restaurateurs en tête, s’associent pour offrir aux Stéphanois une journée (et une nuit) de fête… Ou comment célébrer ensemble ce que l’on est.

Cerise Rochet | Mardi 19 octobre 2021

Le 4 décembre, Sainté fête Sainté

Partis à trois, ils arrivèrent 80… Au moins. L’idée, ils l’ont eue durant l’été : faire de la Sainte-Barbe une fête en l’honneur de Saint-Etienne, qui associerait des bars et restaurants de la ville, et rendrait fiers ses habitants. Et puis, en septembre, tout s’est accéléré. A la rentrée en effet, Greg Descot, patron de plusieurs bars et restaurants en centre-ville de Saint-Etienne (le Slag Heaps, le Hop Square, et le Six Nations entre autres), Riwan Makhlouf de l’agence Beauseigne, et Benjamin Valentin de la Brasserie Stéphanoise, tous trois à l’initiative de la proposition, commencent à sonder certains commerçants… Qui sont tous partants. Bien vite, ils sont 10 à rejoindre le projet. Puis 20. Puis 30. Puis 40… et ainsi de suite, jusqu’à 80 aujourd’hui. « Ces établissements ne sont pas que des établissements des deux places fortes que sont les Martyrs et Jean-Jaurès, car nous voulions vraiment associer toute la ville derrière la Sainte-Barbe. C’est aussi comme ça, que la fête deviendra celle de tous les Stéphanois. Personne ne nous a dit non, et des commerçants de tous les quartiers continuent à nous contacter pour en êtr

Continuer à lire

Muzik’casting, 10e édition : les candidatures sont ouvertes

ACTUS | Le tremplin musical organisé par le Crédit Agricole Loire Haute-Loire, qui offre chaque année sa chance à de jeunes talents locaux, lance ces jours-ci sa dixième édition.

La rédaction | Mardi 19 octobre 2021

Muzik’casting, 10e édition : les candidatures sont ouvertes

Il y a eu BUL -ex-Raqoons- en 2017, puis Gat & Rim, l’année d’après. Grâce à leur pop, les premiers avaient enflammé la salle de l’Olympia, et atterri tout droit sur les scènes de Musilac et du Foreztival. Avec leur rap décalé mais non moins percutant, les deuxièmes avaient remporté un accompagnement musical leur permettant de sortir leur premier album. Qui seront les prochains ? C’est tout l’enjeu de la pré-sélection du tremplin Muzik’Casting Loire Haute-Loire qui se déroule actuellement. Lancé en 2011, le concours orchestré par Le Crédit Agricole fêtera cette année ses 10 ans, et verra son super lauréat décrocher lui aussi un accompagnement musical d’une valeur de 5000€. Avant cela, celui-ci devra franchir plusieurs étapes, dont la première se déroule en ce moment-même. Les jeunes groupes et artistes ligériens et alti-ligériens qui souhaitent participer à cette 10e édition, ont en effet jusqu’au 2 novembre prochain pour candidater en ligne, et se soumettre ainsi aux votes du public : pour cette pré-sélection, des internautes associés à un jury de professionnels désigneront le gagnant du tremplin sur le territoire Loire Haute-Loire. Un

Continuer à lire

Du nouveau sur la fête du Livre

Evénement | Après 35 ans passés à arpenter ses allées de long en large, sans doute devrait-on la connaitre par cœur… Eh bien non. Car, d’édition en édition, la fête du Livre de (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Du nouveau sur la fête du Livre

Après 35 ans passés à arpenter ses allées de long en large, sans doute devrait-on la connaitre par cœur… Eh bien non. Car, d’édition en édition, la fête du Livre de Saint-Etienne se renouvelle en même temps qu’elle s’enrichit, proposant toujours plus d’animations autour du livre, pour les mordus de lecture, mais aussi pour ceux qui ne le sont pas (encore). Au rayon des nouveautés, donc, cap cette année sur le quartier Chavanelle, qui accueillera plusieurs espaces dédiés à la jeunesse. Sur la grande place seront installés les stands dédiés à la littérature à destination des enfants et des ados. Le Collectif X lira des extraits de textes en continu, et des ateliers seront organisés durant 3 jours. Un peu plus loin à l’Espace Boris-Vian, les jeunes gens pourront venir tester un escape game, ou participer à des ateliers autour de la bédé. Des spectacles de rue avec jonglage et mimes, orchestrés par la compagnie Maintes et une Fois, auront également lieu samedi 16 et dimanche 17 au square Cocteau. Et, pour cette 35e, la Fête se prolongera également du côté de la bourse du Travail. Le lieu, dédié aux auteurs locaux et régionaux, révèlera la vitalité de n

Continuer à lire

Cinémas : des cartes à rebattre

Dossier : ciné | Une réouverture qui s’est faite attendre, de beaux films à l’affiche, une météo peu clémente qui pouvait leur permettre de remplir leurs salles… Et pourtant.

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Cinémas : des cartes à rebattre

Dans les cinémas du territoire – comme de partout – les gérants des salles sont encore loin de l’euphorie. A Saint-Etienne, le directeur des cinémas Le Méliès, Paul-Marie Claret, suit ses chiffres au jour le jour, et se montre assez inquiet : « On a fait plutôt un très beau redémarrage... Et puis, l’instauration du pass sanitaire nous a très fortement impactés. La semaine où il a été mis en place, on a enregistré une baisse de 50% de notre fréquentation. Et cela se poursuit, puisque depuis 3 semaines, on est à -40%. » Au Cin’étoiles de Sainte-Sigolène, le constat est à peu près le même. Associatif, géré uniquement par des bénévoles et mono-écran, l’établissement semble avoir également souffert de la mise en place du pass : « On sait, que parmi notre public habituel, certains ne viennent plus à cause de ça, explique Marie-Françoise Coste, la présidente de l’association. Au début, quelques-uns ont même essayé de nous convaincre de les laisser rentrer sans… Aujourd’hui, on n’est pas « inquiet » à proprement parlé mais on s’interroge néanmoins, sur la manière dont on pourrait attirer plus de spectateurs, et notamment les jeunes ». Les

Continuer à lire

Programmations : le casse-tête pour éviter le casse-pipe

dossier : embouteillage | Ce n'est un secret pour personne : le monde de la culture a subi de plein fouet la crise du Covid 19 dans une confusion générale des plus frustrantes. Pour un coup d’œil dans le rétroviseur sans quitter la route des yeux, revenons avec quelques professionnels du milieu sur l’imbroglio des programmations qui complique la donne.

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

Programmations : le casse-tête pour éviter le casse-pipe

Programmateurs, producteurs, gérants de salles, collectivités locales, techniciens, artistes, tous ont vécu avec les mêmes sueurs froides les déprogrammations en cascades, les annulations et les reports, les vrais et les faux espoirs. Responsable du développement des publics à la Comédie de Saint-Étienne, Julien Devillers dresse le bilan. « Nous avons dû annuler 14 spectacles sur la saison passée, soit 57 représentations non jouées. Seulement 4 d’entre eux ont pu être reportés sur la saison 21/22. Lors de notre réouverture en juin dernier, 10 spectacles ont pu être joués, soit 32 représentations sauvées. 60% de notre public a fait don à La Comédie des places perdues, déclinant notre proposition de remboursement. C’est un geste très fort. » Au Centre Culturel de la Ricamarie, 10 spectacles ont été annulés sur les deux dernières saisons, dont 6 seront reprogrammés cette année. Cécile Moulin précise : « L'idée est de ne pas abandonner les créations de la saison dernière, tout en évitant d’impacter celles à venir. Pour cette nouvelle saison, nous avons augmenté le nombre de spectacles et le nombre de représentations, grâce notamment a

Continuer à lire

​Le sacre du tympan

Boucan | Barouf : nom masculin, familier, issu de l'italien baruffa, désigne le bruit, le vacarme, le tapage. Synonymes : boucan, raffut, tintamarre. "Cette année, le Rhino Jazz(s) va faire un barouf du tonnerre à Saint-Étienne." Vous voilà prévenus !

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

​Le sacre du tympan

Le jazz reste l’un des courants musicaux les plus inventifs à l’image d’un fleuve impétueux qui a traversé les époques et les paysages, s’enrichissant et se métissant de mille influences, sublimant ses interprètes et accouchant de multiples rejetons répondant aux doux prénoms de Rock, Soul, Funk et autre Rap. Le jazz, c’est la liberté incarnée, une libération, un ensemble de codes que tous les jazzmen ne cessent de réinventer, cherchant, détournant et improvisant pour mieux retomber sur leurs pattes. Une liberté revendiquée, viscérale, intrinsèque, mais toujours exigeante. C’est sans doute de cet esprit de liberté dont souhaite se nourrir la 43ème édition du Rhino Jazz(s) Festival en proposant son Grand Barouf : une liberté créative retrouvée à partager de nouveau. Car c’est bien en live, en concert, en chair et en notes, que le jazz prend tout son sens, celui du partage. Jazz à tous les étages En complément au modèle historique du festival (60 concerts dans 26 villes partenaires), le Rhino propose cette année un parcours musical et iconographique sur le site de la Grande Usine Créative à Saint-Étienne. Comme ce fut le cas lors des deux dernière

Continuer à lire

Un 10e pour les Tit’Nassels

Album | Après plus de 20 ans de carrière et des mois passés loin de la scène, le groupe roannais fait coup double : un dixième album, et deux concerts à la maison pour fêter ça comme il se doit.

Cerise Rochet | Jeudi 23 septembre 2021

Un 10e pour les Tit’Nassels

Cinq ans qu’ils n’avaient pas sorti de nouvel album studio. Et puis… ça y est. Après un live édité en 2020 à l’occasion du 20e anniversaire du groupe, les Roannais des Tit’Nassels sont de retour dans les bacs avec un 10e opus. Ecrit avant le début de l’épidémie de Covid, cet album en deux volumes -dont le second sortira en janvier- reprend efficacement la recette qui a fait le succès du duo, devenu quatuor en 2013 : de la poésie, de l’engagement qui ne veut pas dire son nom, de l’humour, aussi. Avec leurs textes, Axl et Sophie, copains de lycée et membres originels du groupe, posent leurs regards empathiques, indignés ou railleurs sur les choses de la vie. Sur « les Invisibles qu’on ne voit même plus », pour lesquels « il n’y a pas de compte-rendu », alors qu’ils « sont là, juste devant toi ». Sur les réseaux sociaux et le culte du soi-même, sur le bonheur, qui « est en toi (et) ne se caresse pas du bout des doigts » … Sur l’amour, sur la peine, sur les gens, le monde, l’absurde. Avec peut-être un peu plus de guitare qu’à l’accoutumée, et aussi grande première, une chanson en anglais, le groupe fêtera sans attendre la sortie de ce disque

Continuer à lire

Le retour de la bamboche

ACTUS | En 2021, la rentrée culturelle sera festive, ou ne sera pas… Pour mêler théâtre, musique et pampille, rendez-vous ce vendredi soir, à la Comédie de Saint-Etienne.

La rédaction | Jeudi 16 septembre 2021

Le retour de la bamboche

Cela fait partie des traditions qui avaient dû être abandonnées l’an passé, et que tout le monde est bien content de retrouver. Ce vendredi soir, sur le parvis de la Comédie, cap sur une soirée de fête et de retrouvailles, ouverte à tous ceux qui n'ont d'autres prétentions que celle de passer un bon moment. Dès 18 heures en accès libre, il sera possible d’assister à la projection d’un court-métrage, et également à une exposition de costumes. 30 minutes plus tard, cap sur une succession de spectacles, de la lecture musicale proposée par la promotion 31 de l’Ecole, au concert des Semelles Funky, en passant par deux spectacles tout publics mêlant humour et poésie, ainsi que par le désormais célèbre swing made in New Orléans des Po’Boys. Et, pour que la bamboche soit totale… Deux Food trucks, ainsi que le restaurant la Compagnie serviront les ravitaillements. Option bonus : il est aussi possible de venir avec son pique-nique. On dirait bien que le rideau se lève de nouveau… Vendredi 17 septembre dès 18 heures à la Comédie de Saint-Etienne. Entrée libre.

Continuer à lire

Fêtes à plumes

Escapade | Ce week-end, on enfile son costume, et on fonce aux fêtes du Roi de L’Oiseau du Puy-en-Velay pour un joli et joyeux voyage dans le temps... Rendez-vous à la Renaissance !

Cerise Rochet | Mardi 14 septembre 2021

Fêtes à plumes

Il y a fort fort longtemps, avait lieu chaque année au Puy-en-Velay un concours d’archerie visant à désigner le meilleur archer de la cité. Les participants y tiraient l’oiseau, perroquet de plumes et de paille, tentant chacun à leur tour d’approcher leur flèche au plus près du cœur du piaf. La tradition, initiée au Puy en 1524, consistait à créer une émulation parmi les jeunes gens, capable de les détourner de la « lubricité et des tavernes »… Un vaste programme éducatif, en somme, d’autant que le vainqueur se voyait attribuer moults responsabilités : proclamé roi pour un an, autorisé à porter l’épée, il devenait en effet commandant d’une « compagnie de fusilhers et d’arquebuziers, avec sergeants et tambours », était exonéré d’impôts et détenait également les clés de la ville. Un week-end en immersion totale Pratiquée jusqu’à la Révolution puis abandonnée, cette tradition annuelle réapparut quelques siècles plus tard lors de la création en 1986 des fêtes du Roi de L’Oiseau, organisées au Puy le troisième week-end de septembre. Après une édition 2020 chamboulée par la crise (et la météo !), les festivités reprendront de plus belle cette année avec

Continuer à lire

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

MUSIQUES | Les vacances sont finies, mais voici une date à bien marquer dans votre agenda tout neuf : le coup d’envoi de la nouvelle saison du Fil, ce jeudi à Saint-Etienne. Zoom sur l'un des derniers événements de l'été, ou, si l’on préfère, l’un des premiers de la rentrée.

Léa Dusson | Lundi 6 septembre 2021

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

Ce jeudi, inutile de vous rendre sur le Boulevard Thiers puisque c’est un Hors-les-Murs, que vous propose la Scène de musiques actuelles stéphanoise. Direction le parc aux pieds du Musée de la Mine, à l’entrée de la ville, où le Fil s’associe en effet à la Guinguette de Couriot pour son premier événement de l’année. Au programme de cette soirée de fête : animations en plein air, concerts, buvette… Autrement dit, tous les ingrédients pour lancer cette saison 2021 / 2022, dont l’ambiance sera garantie par LISA, (Ligue d’improvisation Stéphanoise Amateur). La troupe proposera des animations décalées et familiales tout au long de cette soirée, tandis que celles et ceux qui voudraient pousser la chansonnette devront se rendre du côté de la Caravane Karaoké, toujours dans le parc. Là-bas, on trouvera un piano, qui accompagnera les meilleures reprises. La Belle Vie en ouverture Mais les vrais acteurs de cette soirée, ce sont eux : deux groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vont se succéder sur la scène installée aux pieds du chevalement. C’est La Belle Vie qui ouvrira le bal. Composé de Simon-Gaspard et Julie, l’ancien quintet stéphanois, deven

Continuer à lire

Le Positive lâche son line-up 2021

Festival électro | Le festival de musiques électroniques sans œillères, le Positive Education Festival, a publié les horaires de sa prochaine édition qui se déroulera du 9 au 13 (...)

Nicolas Bros | Vendredi 3 septembre 2021

Le Positive lâche son line-up 2021

Le festival de musiques électroniques sans œillères, le Positive Education Festival, a publié les horaires de sa prochaine édition qui se déroulera du 9 au 13 novembre 2021 du côté de la Cité du design. Nous vous l'avions déjà annoncée, mais la programmation de cette édition met la barre très haut, avec une ribambelle de noms aussi alléchants les uns que les autres, parmi lesquels le rap sautillant et massif de Shygirl, les sets techno bien gras de Anetha, les duos Brodinski & Lowjack ainsi que Ivan Smagghe & Vladimir Ivkovic, ou encore les intemporels Laurent Garnier et Manu le Malin. Positive Education Festival #5, du 9 au 13 novembre

Continuer à lire

Virginie Tournebise, Auteure stéphanoise

Article Partenaire | Ancienne joueuse de tennis professionnelle, la Stéphanoise Virginie Tournebise a entamé à l’aune de ses 40 ans une formation en ferronnerie d’art et coutellerie, à l’atelier Foultier de Pont-Salomon. Un apprentissage dont elle tire aujourd’hui un ouvrage photographique accompagné de textes en fragments, Traverser. Elle signera lors de la prochaine Fête du Livre sur l'Espace Littérature locale et régionale à la Bourse du Travail, tout nouveau site de l’événement. Là-bas, on pourra découvrir chaque auteur grâce à une lecture et un entretien. L'ambiance y sera très amicale, le lieu jouxtant les Halles Mazerat, qui proposeront elles aussi de l'excellence, mais en nourritures terrestres. En référence au fil rouge design de l’édition 2021 et à quelques semaines de la Fête du Livre, rencontre, avec une sportive qui exprime ce qu’elle a dans le cœur.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Virginie Tournebise, 

Auteure stéphanoise

Virginie, pouvez-vous nous expliquer comment on passe du tennis à la forge et à la coutellerie ? Cela paraît surprenant… En réalité, ça ne l’est pas tant que ça. Lorsque j’ai quitté les courts, j’ai intégré le monde salarial, mais en travaillant toujours en lien avec le tennis : j’étais directrice d’une société de construction et d’entretien de terrain de tennis. Puis, j’ai eu envie d’être à mon compte, et j’avais besoin de quelque chose de manuel. Les sportifs ont besoin de beaucoup de choses je crois, ils sont curieux. En tout cas, moi, je le suis ! J’ai choisi la forge parce que je voulais créer, et puis pour le geste. Comme dans le tennis, ce métier sollicite le bras, la main, je savais que je pourrais retrouver des sensations assez proches de ce que j’avais connu comme joueuse de tennis. Mais j’ai aussi le sentiment que ce métier est venu à moi, au moins autant que je ne suis venue à lui. Il s’agit également d’un métier ancestral, et, on peut le dire, en voie de disparition. Est-ce que ce facteur a joué dans votre décision ? Il est vrai que d’une certaine manière, à 40 ans, j’avais envie d’un certain retour a

Continuer à lire

Positivons tous ensemble

Festival électro | Au rayon des incontournables, ce n’est pas un artiste, mais bien un événement devenu le festival d’électro le plus intéressant de la région – n’en déplaisent à (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Positivons tous ensemble

Au rayon des incontournables, ce n’est pas un artiste, mais bien un événement devenu le festival d’électro le plus intéressant de la région – n’en déplaisent à nos amis Lyonnais et à Nuits Sonores – j’ai nommé Positive Education. La cinquième édition qui se profile du 9 au 13 novembre promet encore une fois une bonne grande claque musicale. Le tout dans une convivialité toute stéphanoise. « Notre monde d'après, nous l'avons voulu ouvert et inclusif » explique l’organisation. Une gageure que le rendez-vous relèvera sans doute avec au menu une ribambelle de noms qui nous font déjà secouer les baskets : entre autres Laurent Garnier, Jennifer Cardini, Ivan Smagghe ou encore Low Jack & Brodinski. Incontournable, on vous dit ! Positive Education Festival #5, du 9 au 13 novembre à la Cité du design à Saint-Etienne

Continuer à lire

Terrenoire au bercail

MUSIQUES | Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y (...)

Cerise Rochet | Mercredi 25 août 2021

Terrenoire au bercail

Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y construisaient des cabanes, y faisaient des feux de bois, y tournaient des mini-films avec un caméscope à cassettes… Depuis, les deux frangins ont grandi, découvert l’immensité du monde musical, et fait de leur duo l’une des figures du renouveau stéphanois : fier de ses valeurs, de ses racines, mais néanmoins tourné vers l’avenir. L’ainé à l’écriture et au chant, le cadet derrière ses machines, sont tous deux devenus Terrenoire, empruntant au quartier de leur enfance ce nom qui brille aujourd’hui au milieu de ce qu’on appelle « nouvelle scène française ». Ces dernières années, les deux frères ont composé, beaucoup. Proposé leur musique sans genre ni code, par-delà le

Continuer à lire

Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Grand entretien | Elle a pris ses nouvelles fonctions le 1er septembre. Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne, après le départ de Thierry Pilat pour Lyon et la Halle Tony Garnier. Née en Haute-Savoie, cette acharnée de travail connaît déjà bien le Fil et ses équipes. Elle aura la difficile tâche de faire revenir le public dans la salle stéphanoise tout en essayant d'attirer encore plus de curieux.

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Quel est votre parcours professionnel ? Je suis originaire du village d’Habère-Poche en Haute-Savoie et j’ai 41 ans. J’ai fait mes études supérieures en sociologie à Chambéry et info-com Lyon. Pendant mes études à Lyon, j’ai fait un stage de 6 mois à la Nacre, l’agence régionale du spectacle vivant puis au Toboggan à Décines-Charpieu dans le Rhône. J’ai ensuite enchaîné les expériences dans des structures de production dans la coordination puis j’ai travaillé au Centre de musique traditionnelle à Saint-Fons, à la Biennale du Fort de Bron, etc. En 2010, je suis revenue à la Nacre en tant que conseillère juridique pendant huit ans. Enfin, en 2018, j’ai pris la direction de Grand Bureau, le réseau régional des musiques actuelles. Le défi était relevé car il fallait structurer ce dernier. Puis avec l’arrivée du Covid, il a fallu être proche des différents acteurs du secteur et des pouvoirs publics. Parallèlement, depuis que j’ai 14 ans, j’interviens pour le festival Rock’n’Poche dans mon village. Bénévole jusqu’en 2005, j’ai travaillé ensuite à mi-temps pour cet événement, à la coordination puis la direction. Avec votre arrivée au Fil, al

Continuer à lire

Le Silence est d'or

Classique | "Silences épanouis" est la thématique choisie par Geneviève Dumas pour sa biennale de musique contemporaine Festyvocal. Elle mettra à l'honneur les élèves (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Le Silence est d'or

"Silences épanouis" est la thématique choisie par Geneviève Dumas pour sa biennale de musique contemporaine Festyvocal. Elle mettra à l'honneur les élèves de composition du Conservatoire Massenet: Emmanuelle Da Costa, Xavier Fontanier, Julien Gaudin ou Pablo Villebrun, et d'autres, issus d'horizons plus lointains: Thomas Nguyen, Hana Do ou Raphaël Terreau. De Londres, Madrid ou Firminy, l'interprète, tout comme l'auditeur, gagnera sa coquille Saint-Jacques en l’Église Saint-Pierre de Firminy. Il y recevra un peu de chaleur humaine, si caractéristique de cette étrange acoustique. Festyvocal, biennale de musique vocale contemporaine, du 6 au 14 novembre 2021, au site Le Corbusier de Firminy et au pôle culturel Miguel Estrella à Firminy

Continuer à lire