Le Département de la Loire dégage 100 000 € pour le spectacle vivant

Nicolas Bros | Mardi 4 mai 2021

Photo : Le Conseil Départemental de la Loire © NB


En marge de la dernière Assemblée Départementale de lundi 3 mai, le Département de la Loire a annoncé débloquer une enveloppe de 100 000 euros à destination du secteur du spectacle vivant. Ce dispositif d'aide exceptionnelle intervient en plus des subventions habituelles et s'adresse aux associations ligériennes détentrices d'une licence d'entrepreneur du spectacle. Ces dernières peuvent solliciter une aide allant jusqu'à 2 500 euros via une demande à effectuer auprès du Département avant le 30 juin 2021.

Cette aide est destinée à :

  • soutenir la reprise des temps de répétition
  • accompagner la diffusion des spectacles
  • faciliter la reconquête des publics pour les organisateurs.

D'autre part, la collectivité a validé 11 subventions pour un total de 200 000 euros dans le cadre des aides aux résidences et scènes départementales et des aides aux festivals. Ces soutiens financiers sont destinés à la Limace (association gestionnaire du Fil à Saint-Etienne), la ville d'Andrézieux-Bouthéon pour le Théâtre du Parc, la ville de Montbrison pour le Théâtre des Pénitents, le Château du Rozier à Feurs, la ville de L'Horme pour le Centre culturel La Buire, la ville de Roanne pour le festival Ciné Court Animé, la ville de Roanne pour le Théâtre Municipal et le festival Rhino Jazz.

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Quartier Latin-tement

Librairie | Après plusieurs mois de fermeture suite au décès de son ancien propriétaire, la librairie stéphanoise a réouvert ses portes ce mardi.

Cerise Rochet | Vendredi 7 mai 2021

Quartier Latin-tement

Lycéen, Daniel Damart voulait être libraire. Un rêve de gosse, rapidement mis de côté au profit d’une carrière dans l’univers industriel, faîte de nacelles et de tractopelles. 40 ans plus tard, pourtant, l’envie de jeunesse se concrétise enfin. Passionné de bouquins et ancien fidèle client, le Stéphanois vient en effet de reprendre la librairie Le Quartier Latin, rue Georges Teissier. « Je n’ai pas d’expérience dans ce domaine, non. J’ai surtout une formation de lecteur », confiait-il à quelques jours de l’ouverture officielle, caché derrière des piles de livres, et fréquemment interrompu par les toc-toc réguliers de quelques habitués des lieux, impatients de pouvoir de nouveau en franchir le seuil. Aidé de Magali, sa nouvelle employée, Daniel Damart espère ainsi redonner vie à ce lieu si emblématique de la ville, fort de son impressionnant stock, dont tous deux devront avant toute chose prendre connaissance : « ici, il y a environ 20 000 bouquins. Autant dire qu’il va nous falloir un peu de temps. Nous allons rester sur la même ligne que celle qui était déjà en place, avec, entre autres, un stock très important en littérature étrangère. Pour le dire vite,

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Musilac tombe à l’eau

Festival | La nouvelle est tombée vendredi 2 avril, à midi pile : l’édition 2021 du festival, censée se dérouler du 8 au 11 juillet, est complètement annulée. Un terrible coup d’arrêt pour un événement qui va connaître une seconde année blanche consécutive.

Martin de Kerimel | Vendredi 2 avril 2021

Musilac tombe à l’eau

Quel choc ! C’est officiel : il n’y aura donc pas de Musilac pour animer les soirées du début de l’été prochain. La longue incertitude qui planait sur l’événement a pris fin vendredi 2 avril, à l’heure du déjeuner. On savait évidemment que la jauge limitée à 5 000 personnes, assises et distanciées, compliquait sévèrement l’organisation du festival, de même que la probable impossibilité d’y proposer une offre de buvette et de restauration – la source habituelle d’une bonne partie des recettes utiles. Un sondage laissait entendre que le public restait solidaire avec l’équipe, mais réfractaire à une formule de ce type. C’est-à-dire prêt à accepter des contraintes, mais presque unanimement hostile à l’idée d’un festival assis. Une étude était cependant encore en cours pour valider (ou non) la tenue d’un événement sous une autre configuration. Désormais, c’est sûr : rien ne sera possible. « La situation intenable pour nous » Les organisateurs se sont expliqués par le biais d’un communiqué : « Comme il y a un an, trop de choses sont contre nous : la situation sanitaire, tout d’abord, qui reste l’essentiel et dont nous comprenons bien à quel point elle est dif

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Saint-Etienne en short-list

Réouverture lieux culturels | Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : (...)

Nicolas Bros | Mercredi 24 mars 2021

Saint-Etienne en short-list

Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : Saint-Etienne a été sélectionnée parmi les trois villes désignées par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour tester le protocole sanitaire de réouverture au public des lieux culturels. « Nous sommes prêts, a précisé Gaël Perdriau. Comme nous l’avons été pour avancer sur les tests puis la vaccination. » Pour le moment, les conditions et les dates de ces tests, ne sont pas connues.

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Pas de Biennale en 2021

Report | Longtemps espéré, le maintien de la Biennale internationale design de Saint-Etienne en 2021 ne sera pas. L'événement est reporté d'un an.

Nicolas Bros | Lundi 8 mars 2021

Pas de Biennale en 2021

Le crise sanitaire aura finalement eu raison de la Biennale du design. Nous avons longtemps espéré que cet événement culturel stéphanois majeur puisse se tenir cette année du 28 avril au 28 août. Marc Chassaubéné, président de la Cité du design et Thierry Mandon, directeur de la Cité du design, viennent de doucher ces minces espoirs. « Les incertitudes sanitaires persistantes, portant sur l’ouverture des équipements culturels et l’organisation d’événements réunissant des publics en présentiel, nous conduisent à reporter la Biennale Internationale Design Saint-Étienne d’un an » , indiquent-ils via un communiqué. Avant de donner les dates de report : « La Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2022 se déroulera du mercredi 6 avril au dimanche 31 juillet 2022. » Une période qui selon les deux décideurs pourrait permettre de maximiser l'impact de l'événement sur le territoire et « lui assurer une forte fréquentation locale, régionale, nationale et internationale ». L'événement conservera sa

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Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Article partenaire | L’habitat participatif n’est pas une simple mode mais un réel nouveau mode de vie et une aventure collective passionnante. Un concept qui mêle lien social, écoresponsabilité, cadre de vie de qualité, humanité et accessibilité. A Saint-Etienne, les projets de ce type fleurissent sous l’impulsion de l’EPA Saint-Etienne. On vous explique.

Article Partenaire | Mardi 9 mars 2021

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Eco-habitat, habitat partagé ou écogéré… autant de termes qui définissent le même concept : celui d’habitat participatif. Véritable projet de vie, l’habitat participatif est un levier d’innovations sociétales. Favorisant la création et le maintien de lien social, cette forme d’habitat rencontre un franc succès un peu partout. Il permet d’impliquer les futurs habitants dans l’ensemble de la démarche, depuis la conception du projet à la vie future de la construction mais également parfois dans la réalisation. Un idéal qui devient réalité en quelque sorte. A Saint-Etienne, ça existe et ça marche ! Les projets d'habitats participatifs prennent essor dans la France entière. Et Saint-Etienne ne fait pas exception. Le projet des « Castors », dans l' ÉcoQuartier Desjoyaux, inauguré en 2015, inspire l'EPA Saint-Étienne qui souhaite développer cette forme d'habitat à Saint-Étienne. Car ce type de projets est particulièrement intéressant ici, pour la qualité d'usages et la qualité environnementale qu'ils permettent de développer. Et contrairement aux id

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Médiathèque Numérique de la Loire : gratuite, illimitée et à volonté !

ACTUS | Le Département de la Loire a ouvert à tous les Ligériens, gratuitement et sans condition, la Médiathèque Numérique de la Loire. La culture, c’est pour tous et maintenant. Pour se divertir, se cultiver, apprendre, s’informer, se détendre, comprendre, découvrir, se former, s’émerveiller, … Pour vivre mieux, ensemble !

Article Partenaire | Vendredi 18 décembre 2020

Médiathèque Numérique de la Loire : gratuite, illimitée et à volonté !

Parce que Le Département de la Loire s’engage pour un accès à tous, partout, à la culture et aux savoirs, la Médiathèque Numérique de la Loire ouvre ses ressources à tous ! Méditation, stretching, code de la route, soutien scolaire, vidéos (films et documentaires), découvrez une large gamme de titres de presse et de livres à consulter en ligne. Pour vous inscrire et profiter de l’ensemble des ressources numériques disponibles rendez-vous sur

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Le design domestiqué

Expo | André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Le design domestiqué

André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà quelques-uns des grands noms que l'on trouve dans l'exposition Déjà-vu. Le design dans notre quotidien. Avec sa sélection de 300 œuvres tirées des collections du Musée d'art moderne et contemporain, cette proposition nous embarque dans un parcours qui nous démontre la place que le design a eu sur les objets qui ont peuplé notre quotidien depuis le milieu du XXe siècle. Petit plus, l'expo ne se contente pas d'être un reflet du passé, mais permet, grâce à la mise en place d'ateliers au fil de la visite et d'un laboratoire de création en fin de parcours, de préparer le monde de demain, celui post-crise sanitaire. Tout un programme qui trouvera un écho avec la prochaine Biennale du design (28 avril au 22 août 2021) dont le thème annoncé est Bifurcations. Déjà-vu. Le design dans notre quotidien, du 16 décembre 2020 au 22 août 2021 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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Résilience

ARTS | Le confinement contraint les galeries à baisser temporairement leur rideau, mais certaines d’entre elles proposent des solutions afin que que les (...)

Niko Rodamel | Lundi 16 novembre 2020

Résilience

Le confinement contraint les galeries à baisser temporairement leur rideau, mais certaines d’entre elles proposent des solutions afin que que les expositions restent visibles pour les amateurs d’art. C’est par exemple le cas de la galerie Art Pluriel Rive Droite qui a décidé d’enrichir son site web d’une façon assez complète, mettant en ligne des vues d’ensemble de l’accrochage ainsi qu’une photo de chaque œuvre exposée. Virginie Remillieux fait partie des quinze artistes permanents qui travaillent dans les locaux de la galerie Rive Droite Art Pluriel. L’artiste y expose actuellement des toiles récentes dont la série Faces, de troublants portraits de 50 x 65 cm mettant en jeu pigments, fusain et huile sur papier. L’aspect sériel de ces tableaux très proches les uns des autres évoque les tentatives d’approche d’un sujet qui fuit sans cesse, probablement inatteignable. On retrouve aussi quelques diptyques et triptyques, des linogravures, ou encore de remarquables toiles qui évoquent insidieusement la chute. La palette se resserre autour des gris, des noirs et de l’ocre, avec une quasi omniprésence de rouges écarlates. Dès la première approche, on comprend que l’univers de

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Ça matche !

ARTS | Approcher les œuvres du Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+) de manière ludique, c'est le but du nouveau jeu mobile "Trouve ton œuvre sœur". Un bon moyen de découvrir les collections du musée de manière originale, qu'on soit petit ou grand.

La rédaction | Mercredi 21 octobre 2020

Ça matche !

Développant des outils destinés à amener le plus grand nombre à découvrir ses collections, le MAMC propose un nouveau jeu mobile : "Trouve ton œuvre sœur" ! Ce dernier vient compléter l’appli mobile du musée disponible depuis 2017. Avec "Trouve ton œuvre sœur", on est invité à effectuer une visite de manière interactive en répondant à une quinzaine de questions qui permettent de définir notre profil, comme dans un test de personnalité. À la fin du questionnaire "Trouve ton œuvre sœur" nous fait matcher avec une œuvre présentée au MAMC+. Un indice visuel apparaît sur l'écran. À nous ensuite de nous promener dans les salles du musée pour retrouver notre œuvre sœur ! Créer le selfie le plus réussi Une fois l’œuvre retrouvée, le jeu nous donne la révélation, explique pourquoi ce tableau, cette sculpture ou cet objet nous correspond et nous propose ensuite de nous prendre en selfie avec elle. Un concours Instagram permet ensuite de désigner

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CARBONE, bis repetita

ARTS | Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures (...)

Niko Rodamel | Mercredi 21 octobre 2020

CARBONE, bis repetita

Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures qui œuvrent au quotidien au sein de leur territoire. Sous la direction de Akim Pasquet, Léa Cotart-Blanco et Linda Roux, la seconde édition de cette Biennale de collectifs et lieux d'artistes met ainsi en lumière comme en résonance des plasticiens et des réseaux qui conservent un lien étroit avec leur quartier, leur ville, leur région et les habitants qui y vivent. Qu’elles soient internationales, nationales ou régionales, les structures invitées forment une communauté d'esprit dans laquelle, chacune à leur manière, toutes s'engagent avec force en faveur des arts plastiques. Le programme promet un riche télescopage d'expositions, des performances et des conférences, un peu partout dans la ville : galeries, librairies, magasins en stand by ou encore dans l’espace urbain. Dix jours de rencontres et d'aventures artistiques hors normes qui forment le précieux reflet d'une création prospective nationale et internationale, à la fois exigeante et populaire. Parmi la trentaine de propositions, le run-space Greenhouse accueillera

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Les jeunes prennent le pouvoir

Contemporain | C'est une première ! Sur plus de 2 400 m² répartis entre la Cité du design et le Musée d'art moderne et contemporain, Saint-Étienne accueille sa première Biennale dédiée à de jeunes artistes issus d'écoles d'art françaises. Son nom : Biennale artpress. Son programme : 36 artistes qui proposent des oeuvres singulières et dotées d'un parti pris certain. Un événement qui confirme la position forte de Saint-Étienne dans l'art contemporain français.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Les jeunes prennent le pouvoir

C'est un choix osé que nous proposent la Cité du design et le MAMC - Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne en partenariat avec le magazine artpress : construire une biennale destinée à promouvoir le travail de jeunes artistes, fraîchement diplômés et déjà engagés dans une voie pro. Le résultat s'appelle Après l'école - Biennale artpress des jeunes artistes et la 1ere édition vient d'ouvrir ses portes et dure jusqu'au 22 novembre. Au programme, 36 artistes formant la relève de l'art français qui, avec un parti pris certain, proposent des oeuvres de techniques très diverses, formant une sorte d'état de la création d'une scène de créateurs en perpétuel renouvellement. Pas un panorama, mais une sélection Si cette biennale réunit bon nombre de jeunes talents fraîchement émoulus de différentes écoles d'art françaises, les deux commissaires de l'événement, Étienne Hatt et Romain Mathieu, tiennent à préciser un point. « Ce n'est pas le panorama d'une génération d'artistes, mais bien une sélection », expliquent-ils. Un comité présidé par le curateur Robert Storr (directeur de la Biennale de Venise en 2007 et conservateur en chef du d

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​La bossa, c’est beau ça

MUSIQUES | Digne héritier des Tropicalistes (avec en tête Caetano Veloso et Gilberto Gil qui durent fuir la dictature militaire dans les années 60), Lucas (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

​La bossa, c’est beau ça

Digne héritier des Tropicalistes (avec en tête Caetano Veloso et Gilberto Gil qui durent fuir la dictature militaire dans les années 60), Lucas Santtana chante de façon habile et sarcastique le Brésil d’aujourd’hui, dénonçant le grotesque d’un président qui exacerbe les frontières sociales et bafoue l’écologie. Après une période de samba symphonique gorgée de samples, l’artiste revient à l’essentiel et se concentre aujourd’hui sur la voix comme pour mieux nous parler à l’oreille, entre héritage et hommage à Joao Gilberto disparu l’an passé. Lucas Santtana, samedi 10 octobre à 20h30, Théâtre Quarto à Unieux

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"Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary" : La rouée vers l’Ouest

Animation dès 6 ans | ★★★☆☆ de Rémi Chayé (Fr.-Dan., 1h24) avec les voix de Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian… ​Sortie le 14 octobre

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Tolérée dans un convoi de pionniers rigoristes, la famille Cannary fait désordre. Quand le père malchanceux se blesse, sa fille Martha Jane choque en prenant les rênes, puis en s’habillant en garçon. Injustement accusée d’un vol, la pré-ado rebelle quitte cette horrible compagnie et part à l’aventure… Cette évocation romancée et héroïque de la future Calamity Jane, légende du Far West dont elle constitue l’une des rares icônes féministes/féminines, est moins une biographie qu’une chronique de cette époque de toutes les fortunes ou l’occasion d’en revisiter les codes : caravanes, ville-champignon avec saloon, régiment de cavalerie, trappeurs, mine d’or, aiglefins, Indiens… C’est un concentré du mythe fondateur de l’Amérique que Chayé nous offre, avec en sus cet art poétique de la couleur n’appartenant qu’à lui, et dont on avait pu profiter dans Tout en haut du monde. Ses jeux d’aplats et son flat design créent, étonnamment, une grande profondeur à ses images. Plus haute distinction pour un long métrage au Festival d’Annecy, le Cristal qu’il a décroché est largement mérité.

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Animé ou contaminé ?

Panorama ciné octobre | Au moment où nous écrivons ces lignes, l’on ignore si de nouvelles mesures restrictives vont toucher les salles ; elles méritent d’être épargnées, eu égard à la drastique réglementation sanitaire qu’elles respectent déjà. Ironie des choses, l’épidémie pourtant présente à l’écran. Mais moins représentée que l’animation — proximité des vacances de la Toussaint oblige…

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Animé ou contaminé ?

Pour un peu, la défection des blockbusters hollywoodiens affolant certaines gazettes passerait inaperçue. Voyez les affiches aux frontons de vos salles : nulle pénurie, le choix s’offre à tous les âges, y compris au rayons animation. Pour les tout-petits, on restera en territoire de connaissance avec des programmes de moins d’une heure très animalier. La nouvelle collection de courts métrages La Chouette en toque (14 octobre), autour de la thématique de l’alimentation, un poil (ou une poêle ?) plus appétissante que la précédente, revisitant notamment la chanson dame Tartine en l’allégeant en sucres pour la bonne cause. Autre réussite, le lumineux conte La Baleine et l'Escargote et ses deux mini films d’avant-programme) narrant l'amitié improbable de deux voyageuses dans une réalisation somptueuse (le 21) ; ou encore le plus décalé — mais normal car co-signé Aubier & Patar, les papas de Pic Pic André Show, ici rejoints par Davy Durand —, Chien Pourri, la vie à Paris ! (le 7) Cette irrésistible adaptation d’une série parue à l’Éco

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Marol’s Royce

Art dans la nature | Perché sur son druidique balcon forézien, le "village d’artistes" de Marols vibre d’un tellurisme très "connecté". Devant un parterre d’élus prestigieux, (...)

Alain Koenig | Lundi 14 septembre 2020

Marol’s Royce

Perché sur son druidique balcon forézien, le "village d’artistes" de Marols vibre d’un tellurisme très "connecté". Devant un parterre d’élus prestigieux, rivalisant de dithyrambes sur la beauté quasi mystique du lieu, s’ouvrait sous un ciel provençal, le nouveau parcours d’artistes Racine & liberté s’étirant sur une balade de 9 km : sculptures pérennes, peintures ou art de la photographie, tout est prétexte à prendre son bâton de pèlerin et à déambuler autour d’un village, décidément pas comme les autres... Parcours d'Artistes Marols 2020, Racine & Liberté : oeuvres de Georges Bruchet, Martine Pluchon et Vincent Kra, Bétina Broussaud (photo), Sylvain Rolhion et Sébastien Chartier. Parcours de 9km (Marols, La Citre, Chossy, Le Villard, Ronchevoux)

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En plein dans le mille !

Bang ! Bang ! | Le Musée d’art et d’industrie stéphanois ouvre la rentrée 2020 avec une expo qui fait mouche. Armes pour cibles, 1820/2020 entre répulsion et fascination, peut se targuer de proposer d’un côté une qualité de pièces exposées et de l’autre une profondeur de visite avec un questionnement permanent sur le rapport armes/société.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

En plein dans le mille !

Proposer une exposition sur l’angle de l’usage de l’arme, voici un parti pris osé mais juste proposé par les équipes du Musée d’art et d’industrie (MAI) de Saint-Étienne. Ce dernier qui peut se targuer de constituer le deuxième musée français consacré à l’arme, juste derrière le musée de l’armée, fait de l’arme, au même titre que le cycle ou le ruban, un de ses thèmes phares de son exposition permanente. Avec Armes pour cibles, 1820/2020 entre répulsion et fascination, l’institution stéphanoise va plus loin et sort du simple cadre technique et historique. « L’idée générale de cette nouvelle exposition est de donner les clés au visiteur afin qu’il puisse avoir un regard objectivé sur l’arme, explique Marie-Caroline Janand, directrice du MAI mais également commissaire de cette nouvelle expo. Nous ne prenons pas parti mais nous montrons aussi que l’arme constitue une industrie qui a eu et a encore de l’importance pour le territoire stéphanois. » Au-delà du côté technique et historique Au cours de son parcours, le visit

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Rive droite

Galerie | C’est la rentrée et la galerie Art Pluriel reprend du service avec une généreuse triple exposition. Aux côtés des sculptures en fragile équilibre de Gérard (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Rive droite

C’est la rentrée et la galerie Art Pluriel reprend du service avec une généreuse triple exposition. Aux côtés des sculptures en fragile équilibre de Gérard Tivert-Gilleman et les toiles du peintre et illustrateur drômois Louis Neyret, sont à découvrir les étonnants dessins polychromiques de Michel Smekens. Installé en France depuis une poignée d’années, le peintre belge compte en quinze ans plus de trente expositions outre-Quiévrain. À la surface de ses toiles rageusement expressionnistes, l’artiste fait jaillir pigments, encre Ecoline, gouache, encre de Chine, aquarelle et craies grasses et fusain, donnant naissance à des visages intranquilles où le trait et la couleur se chevauchent nerveusement, interrogeant au passage les dérives de notre société. Michel Smekens, Gérard Tivert-Gilleman et Louis Neyret, du 1er au 19 septembre, galerie Art Pluriel Rive Droite à Saint-Etienne

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Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

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5 premiers noms pour les Arts Burlesques

Festival d'humour | Le festival d'humour stéphanois Les Arts Burlesques vient de dévoiler 5 premiers noms de la programmation de sa 18ème édition qui aura lieu (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 juillet 2020

5 premiers noms pour les Arts Burlesques

Le festival d'humour stéphanois Les Arts Burlesques vient de dévoiler 5 premiers noms de la programmation de sa 18ème édition qui aura lieu du 10 au 20 février 2021. On retrouve Tom Villa, l'éternel beauf Benjamin Tranié qui nous emmène dans un relais routier, Tom Wiesel, Arnaud Demanche et une soirée spéciale intitulée Please stand-up concoctée par Nicole Ferroni. Notons qu'en before du festival, Guillaume Meurice viendra retourner le Fil le 5 décembre avec son groupe de rock, The Disruptives, décrit comme suit : « quatre ex-étudiants d’HEC, anciennement membres du collectif « les Jeunes avec Jean-Pierre Raffarin », décident de se retrouver pour créer le premier groupe de rock macroniste de l’Histoire » Tout un programme ! 18e festival des Arts Burlesques, du 10 au 20 février 2021 dans Saint-Étienne et sa métropole

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"Just Kids" : Seuls les mômes

ECRANS | De Christophe Blanc (Fr.-Sui., 1h43) avec Kacey Mottet Klein, Andrea Maggiulli, Anamaria Vartolomei…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Après la mort accidentelle de leur père, Mathis 10 ans retrouve sous la responsabilité de Jack, 19 ans. Une charge bien lourde pour les deux : le cadet ne tient guère en place, et le jeune adulte adulte espère un miracle en reprenant les combines louches et foireuses du paternel… Comment totalement détester ce film sur la trajectoire de gamins livrés à eux-mêmes, en manque de père et de repères, hésitant entre suivre les traces d’un défunt peu reluisant ou créer de nouvelles attaches ? Mais comment totalement aimer ce film aux criants airs de déjà-vu chez Téchiné, Kahn, Bercot ou Doillon, entre autres cinéastes plutôt fréquentables par ailleurs ? Le road movie familial initiatique, les jeunes fratries confrontées ensemble et individuellement à des problématiques de deuil, l’incorporation d’une sous-trame noire sont censés apporter un chaos supplémentaire à la situation instable des personnage, et donc de la surprise. Mais ces relances narratives procèdent dans ce contexte de la simple logique, pour ne pas dire de la convention. Sinon, il y a quelques beaux plans du Grenoblois, po

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"Le Défi du champion" : Chaque bac doit être un but

ECRANS | De Leonardo D'Agostini (It., 1h45) avec Stefano Accorsi, Andrea Carpenzano, Ludovica Martino…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Joueur vedette de l’AS Roma, Christian se comporte comme un ado attardé capricieux sur le terrain comme à la ville. Excédé, le président du club exige qu’il se discipline et passe le bac. Prof au chômage, Valerio est engagé pour le remettre à niveau. Il va avoir du boulot… Construit sur le principe des vases communicants comme l’était Intouchables (ou la fable de L’Aveugle et du Paralytique, si l’on voulait être taquin), cette comédie-tendresse à gros crampons est aussi prévisible qu’une blessure de Neymar avant le Carnaval de Rio : oui, Christian n’est pas l’atrophié du bulbe caricatural que tout les parasites (son père, sa blonde-trophée, ses potes campant chez lui…) voient en lui ; oui Valerio l’intello hirsute en velours côtelé cache une blessure intime secrète. Et oui, les deux caractères opposés vont s’assembler pour “se réparer“ l’un l’autre. C’est vendu sous le vocable de feel good movie, c’est gentil, ça ne mérite pas de sortir un carton ; de là à en faire un en salle…

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"Madre" : Vacances aux bords de la mère

Drame | D’un court métrage multi-primé, Rodrigo Sorrogoyen fait le point de départ d’un long homonyme captivant, dérangeant et violemment psychologique. Une histoire de mère orpheline et d’une ado en rupture de famille, une histoire d’amour raccommodé…

Vincent Raymond | Mercredi 8 juillet 2020

Dix ans après la disparition subite de son fils sur une plage des Landes, Elena a quitté l’Espagne et sa vie ancienne pour travailler dans un restaurant sur cette maudite plage. Un jour, elle aperçoit Jean, ado dont l’âge et le physique lui évoquent son enfant. Elle le suit ; il s’en rend compte… L’exercice consistant à dilater un court métrage en un long est souvent l’apanage des débutants pour qui le format bref constitue, aux yeux des producteurs, une promesse. Mais les deux disciplines étant ontologiquement différentes — autant que le demi-fond l’est du marathon —, l’entreprise s’avère souvent un redoutable casse-gueule. Pour y échapper, certains optent pour une simple prolongation de leur court à l’instar de Xavier Legrand (avec Avant que de tout perdre, puis Jusqu’à la garde dont on connaît le double succès) ou ici Rodrigo Sorogoyen. Le très expérimenté réalisateur avait signé en 2017 entre

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Moi je n'ai pas changé d'adresse...

Soirées spectacles | L'originalité, c'est leur créneau. L'asso La Laverie a l'habitude de surprendre son monde. Une fois encore, le pari est réussi avec le programme Est-ce que (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Moi je n'ai pas changé d'adresse...

L'originalité, c'est leur créneau. L'asso La Laverie a l'habitude de surprendre son monde. Une fois encore, le pari est réussi avec le programme Est-ce que tu viens pour les vacances ? Trois soirées-spectacles dans un lieu tenu secret jusqu'à réservation sont proposées pour réveiller votre début d'été. Au programme, on trouve le joliment nommé Marc Prépus et son théâtre de rue / hip hop "électroménager", le solo clown Frigo de la compagnie Dis bonjour à la dame ou encore le théâtre d'objets [Un]fidele de la compagnie Madam'Kanibal. Tout cela se déroule les8, 9 et 10 juillet. Infos et réservations par mail : lalaverie.association@gmail.com ou par téléphone : 06 98 15 70 57

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Musclez vos zygomatiques cet été

Café-théâtre | Si les conditions d'accueil dans les salles de spectacles sont encore d'actualité, les "petits" théâtres peuvent quand même s'en donner à coeur joie depuis (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Musclez vos zygomatiques cet été

Si les conditions d'accueil dans les salles de spectacles sont encore d'actualité, les "petits" théâtres peuvent quand même s'en donner à coeur joie depuis quelques semaines. C'est le cas dans la Loire où les spectacles reprennent de plus belle et font souvent le plein. KFT à Saint-Galmier, Quai des Artistes et Agapes et Spectacles à Montbrison ou Comédie Triomphe à Saint-Étienne, autant d'établissements qui ont décidé d'accueillir à nouveau les spectateurs dès cet été. Au programme des comédies sans prise de tête mais aussi des spectacles étonnants, comme les Folies du Lac à l'étang des Boirons de Saint-Romain-le-Puy le 28 août, la dernière création dumagicien Thibaut del Corral mêlant french cancan, magie et musique. Plus d'infos sur les sites des salles KFT, Quai des Artistes, Agapes et Spectacles et Comédie Triomphe.

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L'art au naturel

Art actuel dans la nature | Vous balader en plein nature et tomber tout à coup sur une oeuvre d'art. Tel est le concept qui prend place tous les deux ans du côté de Riorges, le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

L'art au naturel

Vous balader en plein nature et tomber tout à coup sur une oeuvre d'art. Tel est le concept qui prend place tous les deux ans du côté de Riorges, le long du Renaison et dans la plaine de la Rivoire. L'événement s'appelle À Ciel Ouvert, dure trois mois et en est déjà à sa sixième édition. Cette année, les marcheurs auront le droit de découvrir une oeuvre d'Erwan Sito, le président du jury, sept oeuvres d'artistes pros (dont Francine Garnier, Olivier Toulemonde ou Tom Sénécal), une oeuvre participative mais aussi quatre oeuvres issues des éditions passées à redécouvrir. Signalons que le festival avait reçu 178 candidatures d'artistes, nombre démontrant la renommée du rendez-vous nord-ligérien. À Ciel Ouvert, du 18 juillet au 18 octobre, à Riorges (départ du parc Beaulieu) Plus d'infos sur cette page

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Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Art contemporain | Alors qu’il réouvre ses portes après 3 mois et demi de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne présente une nouvelle expo dédiée à l’artiste américain Robert Morris, coorganisée avec le Mudam Luxembourg. "The Perceiving body", une véritable expérience immersive.

Cerise Rochet | Mercredi 8 juillet 2020

Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Deux décennies, 14 œuvres, sept espaces, pour une constellation plutôt qu’une rétrospective. Puiser dans l’œuvre colossale de Morris, et exposer les exemples les plus éclairants de son travail sur la perception, et le rapport entre le corps et l’art. Pas de cheminement chronologique donc, mais une déambulation à travers le parcours intellectuel de l’artiste durant les années 60 et 70, ses certitudes, ses doutes, ses remises en question… Ses nouvelles certitudes. Neutralité et permutation Première salle, première création, comme un point de départ. Ici, Morris déboulonne les principes même de l’art sculptural, et s’inscrit avec force dans le courant minimaliste. Œuvre composée de trois formes en L identiques, faites de contreplaqué et peintes en grises, Untitled (3Ls) expérimente le concept de répétition modulaire, et celui de permutation. Morris, lui, n’a fait que les dessiner, avant de déléguer leur réalisation, sur le modèle industriel. Le L, pensé comme la forme la plus simple et la plus neutre possible, annule de fait la notion de composition, au profit d’une duplication et d’une disposition en station « couché », « assis », debout ». Il invite

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"Lands of Murders" : Allemagne année 2

ECRANS | De Christian Alvart (All., 2h09) avec Felix Kramer, Trystan Pütter, Nora von Waldstätten…

Vincent Raymond | Jeudi 23 juillet 2020

Allemagne de l’Est, 1992. Deux policiers sont envoyés dans une petite bourgade pour enquêter sur la disparition de deux adolescentes. Le contexte de la chute du Mur, l’hostilité ambiante, la découverte de trafics connexes et leurs méthodes divergentes rendent leur mission très difficile… Outre un goût du lucre et de la facilité conjugué à un manque d’esprit d’initiative, on se demande souvent ce qui motive, chez un producteur, la mise en œuvre d’un remake. En général, la nouvelle version se contente de toiletter l’original (ou de la “rebooter“) en l’accommodant au parfum du moment ; plus rares sont les propositions singulièrement alternatives, ou les variations pertinentes — on se souvient (ou pas, si l’on peut) de l’inutile Fonzy, décalque sans intérêt du Québécois Starbuck. Lands of Murders est heureusement pour lui et nous d’une autre étoffe. Transposition du polar d’Alberto Rodríguez Las Isla Minima, le film de Christian Alvart démontre par l’exemple l’universalité de la tr

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Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

Visites | Ce début d’été se place sous le signe du retour à la normale pour le milieu de la culture. Après la réouverture des bars, des restaurants et des salles de concert, les visites du patrimoine stéphanois, organisées par le service Ville d’art et d’histoire, peuvent reprendre leur programme estival.

Antoine Desvoivre | Mercredi 8 juillet 2020

Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

De la place Jean-Jaurès au tracé du Furan (affluent de la Loire qui traverse Saint-Étienne, NDLR), le patrimoine stéphanois révèle ses secrets. Sous l’impulsion du service Ville d’art et d’histoire de Saint-Étienne (VAH), la capitale ligérienne propose au public, visites et ateliers pour (re)découvrir l’histoire de Sainté. Un patrimoine labellisé Le label Ville d’Art et d’Histoire, décerné par le ministère de la culture, reconnaît « les collectivités qui mettent en avant leur patrimoine et qui le font découvrir aux habitants, aux jeunes publics et aux touristes » explique Grégory Charbonnier, animateur de l'architecture et du patrimoine. « Ce ne sont pas forcément des régions avec un patrimoine impressionnant et monumental » ajoute-t-il, « mais ce sont des collectivités volontaristes, qui essayent de faire comprendre et découvrir ce que l’on peut voir aux alentours. » Afin de promouvoir la culture et l’architecture stéphanoise, « on crée un service avec des guides conférenciers, des auteurs et des personnels dont le métier est d’expliquer l’histoire et le patrimoine local. » La Ville d’art et d’histoire prop

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"Midnight Runner" : La course à l’abîme

ECRANS | De Hannes Baumgartner (Sui., 1h32) avec Max Hubacher, Annina Euling, Sylvie Rohrer…

Vincent Raymond | Mardi 30 juin 2020

Champion de course, Jonas s’entraîne avec une ombre au-dessus de la tête : celle de son frère mort, qui jadis le soutenait. Déséquilibré par son absence, il se met à agresser des femmes nuitamment. Le jour, il donne le change : personne ne réalise vraiment la gravité de son état… Froid, clinique, sec… Tel semble Jonas, tel paraît être le film. Voudrait-on appuyer sur des clichés que l’on incriminerait en sus la rugosité du dialecte suisse-allemand, l’ambiance hivernale des entraînements dans les forêts boueuses ou sur le pavé bernois et l’image bleuâtre ! Nul besoin d'ajouter que Baumgartner s’est inspiré d’un fait divers pour charger la barque de ce douloureux long métrage peu bavard, et cependant fascinant dans sa limpidité : le mal-être de Jonas évident, dévorant, obsédant et antérieur à la disparition de son frère — on découvrira qu’ils ont tous deux été placés dans une famille d’accueil — n’est plus apaisé par la pratique hypnotique du fond. Il a trouvé un dérivatif plus puissant dans la transgression d’un interdit ; une décharge d’adrénaline supérieure aux endorphines. Une pulsion contre la raison.

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Baignades & musées dès cette semaine à Sainté

Bonne nouvelle | En attendant les prochaines annonces gouvernementales prévues le 22 juin, la Ville de Saint-Étienne a décidé de rouvrir les musées d'Art et d'Industrie et de (...)

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

Baignades & musées dès cette semaine à Sainté

En attendant les prochaines annonces gouvernementales prévues le 22 juin, la Ville de Saint-Étienne a décidé de rouvrir les musées d'Art et d'Industrie et de la Mine dès ce mardi 9 juin, le tout « en respectant les conditions de régulation, les indications données à l'entrée de chaque structure, et les gestes barrières. » Quant au musée d'Art moderne et contemporain, il ouvrira ses portes le 1er juillet avec l'expo consacrée à l'artiste américain Robert Morris. Parallèlement, le plan d'eau de Saint-Victor sera ouvert les mercredis, samedis et dimanches de juin. La baignade y sera autorisée, avec une surveillance assurée de 11h à 19h par les sapeurs-pompiers de la Loire. Il faudra respecter les règles sanitaires en vigueur pour rester sur la plage.

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Dans ta rue

Art urbain | La vie normale reprend prudemment son cours. Les hôpitaux reprennent leur souffle, l’économie balbutie un timide redémarrage et le monde de la culture se réveille d’un sommeil profond. Puisque les lieux d’expression artistique ne rouvriront leurs portes que très progressivement, voilà peut-être l’occasion de regarder avec une plus grande attention l’art qui s’offre à nos yeux, à ciel ouvert dans la ville… Le temps de prendre des nouvelles de la planète street art auprès de quelques créateurs locaux, nous avons concocté pour vous une balade stéphanoise en mode art urbain. Alors sortez dans la rue et ouvrez grand les yeux.

Niko Rodamel | Mardi 9 juin 2020

Dans ta rue

Drôle d’époque. Né aux confins de la Chine sous les écailles d’un malheureux pangolin qu’on ne reprendra plus à fricoter avec les chauve-souris, un virus-grippette devenu pandémie vient secouer la planète. Crise sanitaire puis économique en cascade. L’effet Eyjafjallajökull (toujours imprononçable depuis son éruption en 2010), mais cette fois-ci poussé à son paroxysme. Et patatras, un strict confinement nous prive soudain de tout, de nos familles, de nos amis et de culture partagée. Les visites virtuelles proposées par les plus grands musées, les rediffusions de spectacles ou encore les surréalistes visio-apéros n’y feront rien ou pas grand-chose. Huit semaines de blackout. Marasme total. Nulle part où se retrouver, pas un bar ouvert, aucun restaurant, pas même un stade. Au moment où l’assourdissante nouvelle du confinement tombait, deux campagnes d’affichage semblaient se répondre dans les rues de Saint-Étienne. D’une part, la mise en scène très réglementée des affiches électorales, alignant côte à côte huit candidats et candidates, bien identifiés puisque soumis au suffrage universel. D’autre part, la série (en)Regards de la plasticienne stéphanoise MS Nourdi

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"Mon Nom est Clitoris" : Lèvres écloses

Documentaire | De Daphné Leblond & Lisa Billuart Mone (Bel., 1h28)…

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Devant la caméra et le micro de Daphné Leblond & Lisa Billuart Mone, des jeunes femmes évoquent sans tabou leur rapport à la sexualité : découvertes et expériences précoces, règles, premières fois, poils, orgasme, masturbation, vie amoureuse au quotidien… Des féminités plurielles se retrouvant autour d’un constat commun : la description du plaisir et de l’anatomie féminines est encore trop souvent méconnue. Tout comme le clitoris… Pertinence du fond, faiblesse de la forme… Le genre documentaire est malade de ces films qui se bornent à documenter en empilant, compilant les témoignages ; pensant que recueillir des tombereaux de paroles est suffisant — suffisant pour un tract, oui, s’il s’agit de prêcher pour sa paroisse de converti·es et demeurer entre convaincu·es. En oubliant de se forcer à “faire du cinéma“, une grande partie de ces causes se coupent d’un public utile. Tantôt à l’image en train d’interviewer leurs participantes, tantôt hors champ, Daphné Leblond & Lisa Billuart Mone semblent avoir écrit a posteriori leur dispositif en comptant sur le montage pou

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Ouvrez la "Parenthèse"

Initiative locale - vente aux enchères d'artistes stéphanois | Depuis le 15 mai et jusqu'au 30 mai, vous avez la possibilité de participer à une vente aux enchères digitales au profit de plusieurs artistes stéphanois. (...)

Nicolas Bros | Lundi 25 mai 2020

Ouvrez la

Depuis le 15 mai et jusqu'au 30 mai, vous avez la possibilité de participer à une vente aux enchères digitales au profit de plusieurs artistes stéphanois. Cette initiative s'appelle "Parenthèse" et a été pensée à l'initiative de l'association Escap'art en collaboration avec Christian Jeanpierre et l'étude de Maître Brossat. Les oeuvres proposées ont toutes été réalisées sur support papier et au format A4, permettant un envoi postal. Les organisateurs précisent que « l'ensemble des oeuvres est mise aux enchères sur le site Drouot Online Brossat (inscription gratuite) à hauteur de 50 euros en prix de départ. L'enchère se clôturant le 30 mai à minuit. Bien entendu, aucun bénéfice ne sera réalisé sur cette vente. Sous le contrôle de Maître Brossat, l'ensemble des sommes collectées sera redistribué à part égale aux participants que leur oeuvre ai trouvé preneur ou non et quelque soit le montant final de l'enchère. » Vous pouvez retrouver cette vente aux enchères comptant 139 lots sur

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Les festivals d'humour rient jaune

Humour noir | Par le biais de leur fédération, 50 festivals d'humour appellent à l'aide pour leur pérennité.

Nicolas Bros | Lundi 18 mai 2020

Les festivals d'humour rient jaune

C'est par le biais d'un communiqué envoyé par la Fédération des festivals d'humour, que 50 festivals d'humour (FFH) dont le célèbre Festival des arts burlesques stéphanois, appellent à leur tour à l'aide après la crise Covid-19. « Très impactée par le Coronavirus et la crise sanitaire, et ayant dû faire face à des dizaines d’annulations, la FFH et les festivals qu’elle représente alertent l’État et le secteur culturel sur les menaces qui pèsent sur ses adhérents et sur la pérennité de ces rassemblements culturels, assure l'organisme. Comme pour l’ensemble du Spectacle Vivant, l’organisation de nos festivals repose sur tout un maillage d’intervenants et professionnels, également fragilisés, qui ne relève pas forcément de l’intermittence : le réseau des salles de spectacles bien sûr, mais aussi prestataires techniques, attachés de presse, catering, sécurité et prévention, billetterie, promotion, affichage etc. » Le secteur du spectacle vivant qui produit le plus de représentations par an L'humour, notamment en France, est un des pans les plus dynamiques du spectacle vivant, drainant de nombreux spectateurs lors de multiples représentations d

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Vise un peu ça

Art urbain | L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 mai 2020

Vise un peu ça

L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous pouvez découvrir en illustration de cet article. L'artiste précise que « cette fresque n'est pas forcément un hommage aux soignants comme j'ai pu le voir sur différents post mais plutôt un marqueur de la période que nous sommes en train de traverser et qui a bouleversé nos vies. Après chacun est libre de se l'approprier comme il le souhaite...

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142 festivals demandent une visibilité sur leur avenir

Festivals x Confinement | À travers une lettre ouverte adressée au gouvernement, 142 festivals dont La Rue des Artistes (Saint-Chamond) et le Foreztival (Trelins), via le SMA (Syndicat des musiques actuelles) demandent une clarification sur leur avenir.

Nicolas Bros | Mercredi 8 avril 2020

142 festivals demandent une visibilité sur leur avenir

« Nous avons [...] besoin de visibilité afin d’engager nos manifestations dans ce contexte international inédit. Nos festivals sont indépendants et un « faux pas » pourrait être fatal à l’existence-même de nos projets à l’avenir. » C'est par ces mots que les festivals de musiques actuelles ont exprimé leur inquiétude au gouvernement, via une lettre ouverte envoyé mardi 7 avril par l'intermédiaire du SMA (Syndicat des musiques actuelles). « La grande majorité de nos manifestations se déroule au printemps ou à l’été et devrait donc se tenir ces prochains mois » poursuit le syndicat dans sa lettre. Avant de demander un délai raisonnable afin de s'organiser en cas de maintien ou non de leurs événements : « Afin de pouvoir agir à bon escient pour accueillir les parties impliquées (publics, artistes, salariés, prestataires, etc.) en cas de maintien avec de nouvelles normes sanitaires ou d’incapacité d’ouverture, nous vous demandons d’informer les organisateurs a minima 2 mois avant les manifestations. » Une demande de garanties En outre, le SM

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Flânez, écoutez, regardez

S'occuper pendant le confinement / Initiatives autres | Après quelques idées locales, voici une sélection d'autres occupations, principalement en ligne, dont vous pourrez profiter pendant votre confinement.

La rédaction | Jeudi 2 avril 2020

Flânez, écoutez, regardez

Visiter les plus beaux musées du monde Plus de 500 musées et galeries dispatchés dans le monde entier sont entièrement visitables depuis votre fauteuil ! Ce concept, c'est encore une fois le géant du Net Google qui l'a lancé avec Google Arts & Culture, plateforme créée en 2011. Furetez dans les couloirs du Musée d'Orsay, découvrez les collections de The National Gallery de Londres ou encore allez faire un coucou à La Laitière de Vermeer dans les salles du Rijksmuseum d'Amsterdam... Alors poussez les portes des musées et laissez-vous émerveiller par tant de splendeurs ! Pour accéder aux salles d'expos, c'est par ici que ça se passe. Signalons également les musées de la Ville de Paris (dont Carnavet ou Bourdelle) qui permettent de consulter gratuitement plus de 324 000 œuvres sur leur site, le Metropolitan Museum de New York (MET) qui a mis en ligne toutes ses oeuvres ou encore le MoMa, toujours à NYC, et ses

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Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Confinement Covid19 / Idées culture | Que faire pendant le confinement ? Chaque jour, nous essaierons, dans la mesure du possible, de vous fournir quelques idées pour vous divertir, apprendre ou partager de bons moments dans cette période compliquée.

Nicolas Bros | Mardi 17 mars 2020

Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Vous retrouverez également sur notre page Facebook du contenu complémentaire. N'hésitez pas également à nous donner vos conseils culture sur cette même page Facebook : Le Petit Bulletin Saint-Étienne. Des films à profusion et pas seulement... Il existe de nombreuses plateformes payantes pour "streamer" de nombreux films ou séries ou encore lire romans, BD... Mais revenons un instant sur Open Culture, un site gratuit qui porte très bien son nom propose 1 150 films mis à disposition gratuitement. Une aubaine en cette période de restriction de déplacement et de confinement à la maison. Des longs, des courts, des films cultes, des moins vus, dessins animés, classiques... de nombreux choix sont disponibles sur cette plateforme "éducative" qui convient aussi bien aux cinéphiles qu'à celles et ceux qui souhaitent découvrir des images nouvelles. Educative, car ce site n'est pas seulement une énorme base de données de films car elle propose également des MOOC ou cours en ligne, des livres, des audio-livres...

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Juliette Binoche : « Il y a une rebelle chez moi »

La Bonne épouse | Alors que sa sortie a été courageusement maintenue sur les écrans malgré l’ombre du Covid-19, et que des affiches ont été indûment taguées en marge des cortèges du 8-mars, Martin Provost et Juliette Binoche reviennent sur la genèse de ce film qui, bien qu’il use du second degré, n’en est pas moins féministe.

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Juliette Binoche : « Il y a une rebelle chez moi »

Juliette, êtes-vous une “bonne épouse“ ? Juliette Binoche : Je suis parfaite : je fais la cuisine, je repasse, je couds (rires) Martin Provost : J’en sais quelque chose : sur le plateau, c’était un régal… JB : Sinon il ne m’aurait pas castée ! (rires) Heureusement que c’est un film… Vous connaissiez le cinéma de Martin ? JB : Oui ! Il a une façon d’aimer les personnages qu’il filme et d’avoir un sens du féminin. Et d’aborder les thèmes que je trouve importants comme l’artiste et la création : dans Séraphine, je trouve ça passionnant. Martin est quelqu’un qui aime la vie. On rit et on s’entend souvent sur les mêmes choses. Notre rencontres était évidente, je dirais. Martin, comment êtes-vos tombé sur l’existence de ces “écoles ménagères” ? MP : Par une amie

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"La Bonne Épouse" : L’école des femmes

ECRANS | La brutale disparition de son époux oblige Paulette Van Der Beck à prendre les commandes de l’école ménagère familiale en déclin qu’il était censé diriger. Mais en (...)

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

La brutale disparition de son époux oblige Paulette Van Der Beck à prendre les commandes de l’école ménagère familiale en déclin qu’il était censé diriger. Mais en cette veille de mai-68, les jeunes élèves ne tiennent plus à devenir des fées du logis soumises en tout point à leur mari… Sortant avec une certaine malice quelques jours après que l’on a célébré la Journée internationale des droits des femmes, La Bonne Épouse rappelle avec un second degré évident les vertus et commandements jadis prodigués aux jeunes filles ; le hiatus entre les us de l’époque patriarcale serinés par une institution vitrifiée dans la tradition et l’éclosion d’une nouvelle société n’en paraît que plus comique ! Dans cette ambiance provinciale patinée façon Choristes, Martin Provost bénéficie de surcroît d’un trio féminin de choc : Juliette Binoche (apprêtée et maniérée comme Micheline Presle dans Les Saintes Chéries) en directrice prenant la vague de l’émancipation féminine, Yolande Moreau en vieille fille éberluée par ces c

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Fabien Olicard : « J’ai d’abord voulu monter sur scène pour faire rire les gens »

Humour x Mentalisme | Mentaliste et YouTubeur incontournable, Fabien Olicard aime surprendre, apprendre et expliquer quelques clés de la puissance possédé par notre cerveau, le tout avec humour. Pour son passage au festival des Arts burlesques, nous avons échangé sur cette discipline et sur son spectacle.

Nicolas Bros | Jeudi 5 mars 2020

Fabien Olicard : « J’ai d’abord voulu monter sur scène pour faire rire les gens »

Tu passes dans un festival d’humour, donc même si tu es mentaliste, tu as un spectacle basé sur le rire ? Oui, c’est ça. Le fond du spectacle se base sur le mentalisme mais oui c’est bien un spectacle d’humour. C’est bien de le préciser, car c’est finalement notre plus grand combat en communication de rappeler que c’est un spectacle d’humour avant tout. Pourquoi il n’existe pas de définition claire du mot mentalisme. La série Mentalist a démocratisé le mot, mais beaucoup ne savent pas ce que c’est exactement… C’est un bon résumé de la situation. C’est utilisé comme un « mot-valise ». La véritable définition du mentalisme se poserait en opposition au matérialisme. Cela dit beaucoup et pas grand-chose en même temps… Du coup, comme ce n’est pas une spécialisation mais une généralisation de plein de choses, il ne peut y avoir par essence de définition claire de ce mot. On peut avoir un comportementaliste qui ne travaille que sur le comportement des gens, un hypnotiseur ou hypnothérapeute, un mnémoniste qui travaille sur la mémoire… mais ces personnes-là se spécialisent au point qu’il va y avoir des

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Coronavirus : le festival des arts burlesques pas impacté

ACTUS | Par communiqué, l'équipe organisatrice du Festival des arts burlesques, assure qu'aucun spectacle du festival n'est annulé suite aux mesures prises par le (...)

Nicolas Bros | Lundi 2 mars 2020

Coronavirus : le festival des arts burlesques pas impacté

Par communiqué, l'équipe organisatrice du Festival des arts burlesques, assure qu'aucun spectacle du festival n'est annulé suite aux mesures prises par le gouvernement contre le Coronavirus : « Le gouvernement a annoncé des mesures de prévention concernant le risque de propagation du Coronavirus. Ces mesures concernent seulement les salles de spectacles de plus de 5 000 spectateurs, le festival des arts burlesques n'est pas concerné par ces directives, donc les spectacles programmés ont bien lieu comme prévu jusqu'au 8 mars 2020. Nous pouvons continuer à donner du rire »

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Poudre aux yeux

Dessins | Avec Artifices, le plasticien Rémy Jacquier présente une série inédite de trente dessins au fusain et poudres pigmentaires, présentés sur une unique cimaise (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Poudre aux yeux

Avec Artifices, le plasticien Rémy Jacquier présente une série inédite de trente dessins au fusain et poudres pigmentaires, présentés sur une unique cimaise qui traverse l'espace de la galerie telle une longue balafre multicolore. Derrière la suggestion pyrotechnique se dessine pourtant en filigrane une mélancolie ambiguë, car l'explosion des couleurs cache une toute autre réalité. Rémy Jacquier, jusqu'au 11 avril à la galerie Ceysson et Bénétière

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Du rire au quotidien

Humour | Nora Hamzawi est de passage à Saint-Etienne le 1er mars au Centre des Congrès. Une occasion unique de plonger dans la vie pas-si-ordinaire d'une trentenaire parisienne. Pour le fun !

Aurélien Martinez | Mardi 11 février 2020

Du rire au quotidien

L’humour sur les petites et grandes péripéties de la vie courante, ça n’est pas forcément très original (combien, dans les spectacles des comiques stars, de sketchs interchangeables sur, au pif, la fidélité ou le dernier gadget technologique à la mode ?), pourtant ça marche. Et ça peut même avoir une certaine saveur quand c’est bien fait, notamment lorsqu’est présent un recul complice qui montre que oui, la personne en face de nous sait qu’elle va sur un terrain maintes fois labouré, mais avec un décalage qui donne du sel à son propos… Le nouveau spectacle de Nora Hamzawi est ainsi dans le plus pur style de ce qui fait la force et le succès de celle qui est également chroniqueuse télé ou encore actrice ciné : un regard acéré, parfois tendre, parfois plus acerbe, sur sa vie de trentenaire parisienne. Car si elle nous fait rire des autres (de nous, donc), Nora Hamzawi rit surtout d’elle-même, ce qui évite le spectacle simplement moqueur sur toutes les catégories possibles d’êtres humains – les bobos, les adeptes des réseaux sociaux, les jeunes parents… Une force décuplée par une exécution au cordeau (quel sens du rythme, qui place la comédienne

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Le premier beergarden stéphanois ouvre ses portes

Bar/Resto à bières | Ca va mousser place Jean-Jaurès ! Avec l'ouverture en avril du Beer Garden, en lieu et place du restaurant Chez Colette, Grégory Descot et Guillaume Tardy poursuivent leur investissement à Saint-Étienne en ouvrant le premier resto/bar hybride proposant des bières artisanales (craft beers) exclusivement françaises et locales mais également une cuisine "brassonomique".

Nicolas Bros | Vendredi 7 février 2020

Le premier beergarden stéphanois ouvre ses portes

Inspiré des Biergärten allemands, le Beer Garden a ouvert ses portes en lieu et place du restaurant Chez Colette. Les clients de ce nouvel établissement, lancé par Grégory Descot et Guillaume Tardy, trouveront de la bière artisanale française et locale avec 13 à 17 becs pression, mais également de la cuisine "brassonomique". « L’idée qui se cache dans ce nouveau concept c’est de créer un resto de forme hybride, expliquent les deux entrepreneurs, déjà à la tête du Slag Heaps, de Geek & Beers et du Hop Square, premier bar stéphanois 100% bières artisanales. Les clients pourront profiter d’une offre de restauration traditionnelle le midi et le soir découvrir un resto et un bar à bières en même temps. » Avec un investissement de 350 000 €, ce nouveau lieu de vie peut accueillir 110 couverts et 90 personnes en extérieur, sur une terrasse équipée d'un cabanon. Tournée générale de craft beer Avec la volonté farouche d'investir dans le centre-ville de Saint-Étienne, les deux amis d'enfance poursuivent leur aventure entrepre

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"La Dernière Vie de Simon" : Des débuts prometteurs

ECRANS | De Léo Karmann (Fr., 1h43) avec Benjamin Voisin, Camille Claris, Martin Karmann…

Vincent Raymond | Mardi 11 février 2020

À part Thomas et Madeleine, personne ne connaît le secret de Simon, petit orphelin capable de prendre l’apparence de ceux qu’il touche. Quand Thomas est victime d’un accident, Simon le remplace sans prévenir qui que soit. Dix ans plus tard, Simon va “ressurgir“… Du fantastique à la française ! C’est-à-dire héritier de la (bonne) littérature de la fin du XIXe siècle, du Horla de Maupassant, de L’Homme à l’oreille cassée d’About, de La Cafetière de Gautier — tous ces romans et nouvelles ayant profité du mouvement positivo-scientiste pour entrouvrir les volets du paranormal, pendant que Jules Verne conservait une rigueur tout cartésienne. Ici, point de pyrotechnie ni de super-héros en cape et collants, mais l’instillation perpétuelle du doute et de l’inquiétude : sur les visages, dans les regards, et même dans la douceur fluide des mouvements de caméra. Conte fantastique, La Dernière Vie de Simon tient également de l’habile réflexion identitaire, métaphorisant la dualité intérieure que peut ressentir un enfant adopté — même si l’amour qu’il reçoit de sa famille d’accueil lui permet de développer ave

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Comme un bossu

Festival d'humour | Les Arts Burlesques embarquent pour une 17e édition (du 27 février au 8 mars) où la crème de l'humour francophone se donne rendez-vous. Courte sélection parmi la pléthorique offre destinée à nos zygomatiques...

Cerise Rochet | Mercredi 5 février 2020

Comme un bossu

Regarde ! LeGorafi, France Inter, Quotidien, sur scène… Où qu’il soit, accompagné partout de son costume cravate, Pablo Mira taquine l’absurde tel un « anthropologue de la connerie » (dixit lui-même). Dans la peau d’un personnage que l’on peut raisonnablement détester, il pointe la bêtise de notre société, soulignant avec justesse les travers contre lesquels on ne peut rien… Sauf à en rire. Pablo Mira, vendredi 28 février à 21 heures au Centre des Congrès Histoires de Roman Il réfléchit, Roman. Il réfléchit beaucoup, à des trucs auxquels personne n’avait sans doute réfléchi avant lui… Et c’est bien là, le secret de son succès. Aller chercher l’absurdité de ce qu’on dit et de ce qu’on fait, la décortiquer dans tous les sens, l’emmener loin, comme poussé par un gros nuage de fumée parfumée qu’on recrache au-dessus de notre tête. Frayssinet raconte la bêtise avec tellement de justesse qu’on ne peut qu’en exploser de rire. Roman Frayssinet, jeudi 5 mars à 21 h

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Farid Bouabdellah, sans complexe

Portrait | Ancien directeur de la MJC Beaulieu, actuel programmateur du festival des Arts Burlesques et meneur de multitudes de projets, Farid Bouabdellah est un engagé sans rage, un cultureux sans costume, un homme sans entrave. Itinéraire de cet enfant de la République qui jamais, ne s’arrête de réfléchir.

Cerise Rochet | Mercredi 5 février 2020

Farid Bouabdellah, sans complexe

Il nous aura fallu 2h30 découpées en deux rendez-vous avec Farid Bouabdellah, pour balayer son parcours. Trouver un créneau dans son agenda bien rempli, puis l’écouter chercher les mots exacts, leur donner le bon sens, digresser, revenir, repartir… Éloquent, l’homme est du genre à se laisser aller à la discussion avec voracité, quittant bien volontiers le terrain de sa propre histoire pour grimper à hauteur d’idées, de mise en perspective et de théories. Né à Firminy en 1972, Farid a trempé dans la culture dès son plus jeune âge, faisant le grand écart entre ce qu’il regardait à la télé et le Concert des potes, l’institutionnalisé et le bouillonnement populaire. Curieux, attentif, il observe le monde, le pense et tente de le comprendre, forme sa conscience grâce à ce qu’il voit et à ce qu’il entend. « J’ai eu la chance d’avoir des grands frères avec lesquels je regardais La Dernière séance, L’Heure de Vérité, ce genre de programmes. Ils m’ont permis de m’éveiller, ils m’ont rendu curieux. Et puis, il y a eu ces premiers concerts de SOS Racisme, avec lesquels la culture pouvait être un vecteur de solidarité et d’égalité. À partir de ce mom

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Singulièrement plurielle

RDV | La Biennale des Arts Singuliers et Innovants is coming back, élargissant son territoire avec trente lieux emblématiques ou surprenants. Parmi les (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 février 2020

Singulièrement plurielle

La Biennale des Arts Singuliers et Innovants is coming back, élargissant son territoire avec trente lieux emblématiques ou surprenants. Parmi les quatre-vingt-dix univers à explorer, découvrez le Baron Toto Pissaco ou encore les Semeurs de Rêves, collectif d’artistes de réputation nationale spécialement invité pour cette 7ème édition franchement prometteuse. Biennale des Arts Singuliers et Innovants, du 21 février au 21 mars, à Saint-Étienne, Rochetaillée, Firminy, La Ricamarie, Saint-Priest-en-Jarez et Saint-Paul-en-Cornillon

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Et maintenant, l'apocalypse

Poésie & illustrations | « 50 artistes du monde entier réunis dans un seul livre : Apocalypse Mi Amor, soutenu par la Demeure du Chaos. » Voilà en une phrase le résumé du nouveau (...)

Nicolas Bros | Vendredi 24 janvier 2020

Et maintenant, l'apocalypse

« 50 artistes du monde entier réunis dans un seul livre : Apocalypse Mi Amor, soutenu par la Demeure du Chaos. » Voilà en une phrase le résumé du nouveau recueil de l'auteur stéphanois Pascal Pacaly. Habitué des livres orientés vers la scène rock et le trash, il revient ce coup-ci vers son amour pour la poésie avec cette édition illustrée. Nous avons demandé à Pascal Pacaly de nous en dire davantage sur cette nouvelle sortie. Comment s'est créé le lien avec la Demeure du Chaos ? Pascal Pacaly : Cela fait quelques années que je suis rentré en contact avec eux, et le contact étant établi, et bien passé... Pour un livre comme celui-ci, avoir la Demeure du Chaos comme soutien et Thierry Ehrmann à l'intérieur à travers une de ses photos, est un honneur. Après, je pense aussi que les thématiques et artistes d'Apocalypse mi Amor se rejoignent avec l'âme

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