100ème!

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Photo : ©Pixabay


Tout comme de très nombreux employés du secteur privé, les membres de l'équipe du PB avaient eu un peu la frousse, lorsqu'en mars 2020, il avait fallu fermer boutique, sans trop savoir quand on pourrait la rouvrir, et surtout, si on pourrait la rouvrir un jour. 22 mois plus tard, nous sommes donc forcément très heureux d'être encore là pour continuer à vous informer chaque mois avec notre journal. Dehors, les temps sont durs pour la presse. Un modèle économique qui s'est détraqué au fur et à mesure de la poussée de l'information sur Internet et des chaînes d'info 24/24, des lecteurs qui se détournent - parfois à raison -, des formats qui se transforment au rythme de l'apparition de nouvelles technologies qu'il faut apprendre à maitriser, malheureusement souvent à contre-temps… Et pourtant… Dans ce monde qui bouge et qui parfois marche sur la tête, jamais l'information de qualité n'aura été aussi importante… A l'aune de ses 10 ans, et avec ce 100e numéro, le Petit-bulletin réaffirme son cap : guider ses lecteurs au milieu de l'offre de culturelle à Saint-Etienne et alentours, faire part de ses coups de cœur, donner envie aux gens de sortir de chez eux et de rencontrer l'Autre, et les informer sur les sujets importants qui touchent de près ou de loin au monde de la culture. A travers les pages qui vont suivre, le PB vous ouvre un peu ses portes, pour vous permettre de le connaitre un peu mieux, et de comprendre un peu plus les objectifs qu'il poursuit quotidiennement. Encore plus qu'à l'accoutumée, tout le monde par ici s'est démené pour réaliser ce numéro. Alors, bonne lecture, bonnes sorties, et bonne fin d'année à tous.

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Gueule de bois

édito | 1er janvier, 11h44, un texto : « 2022, l’année qui va mieux, alors meilleurs vœux ! » On voudrait y croire. Mais avec ce mal de tête (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Gueule de bois

1er janvier, 11h44, un texto : « 2022, l’année qui va mieux, alors meilleurs vœux ! » On voudrait y croire. Mais avec ce mal de tête coincé entre les deux tempes… Pas simple ! Cette gueule de bois, on se la traine depuis un mois. Remettre le masque par ci, ouvrir les fenêtres par là. « - J’ai un resto prévu samedi, j’y vais ? - C’est toi qui vois. - Je suis cas contact il faut que je fasse quoi ? - Ça dépend, c’est un Delta ? - Non c’est Omicron. - Oulah, ça se prononce pas comme ça. - De toute façon, on finira tous par l’avoir. - Ou pas… Tu sais ça dépend, ils ont l’air de dire que ça pourrait… » AAAAAAAAAAARRRRGHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!! 1er janvier, 16h02, après une sieste, un burger et des grands verres d’eau, une question : « Et à part ça ? » A part ça, dehors, un rayon de soleil. A part ça, dedans, un mot doux glissé à l’oreille. A part ça, des notes de musique qui s’échappent d’une fenêtre entre deux éclats de rire. A part ça, un petit coup de fil d’un ami, qui veut dire qu’il pense à toi. A part ça, des histoires qui se poursuivent, d’autres, qui vont dé

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A la distrib'...

En coulisses | Chaque premier mercredi du mois, l’histoire est la même. En fin de matinée, Bernard et ses petites blagues sont toujours les premiers devant le box du PB. (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

A la distrib'...

Chaque premier mercredi du mois, l’histoire est la même. En fin de matinée, Bernard et ses petites blagues sont toujours les premiers devant le box du PB. « Je te charrie hein, ne le prends pas mal ». On le prend pas mal Bernard, on voit bien, que ton œil pétille… Puis le camion se gare. Le livreur décharge les palettes, les place sous le porche pour que les journaux tout juste sortis de l’imprimerie restent bien à l’abri si jamais il se met à venter/pleuvoir/neiger (#SaintéMonAmour). Ensuite, c’est au tour des autres distributeurs d’arriver. Le très discret mais charmant Louis, un peu caché sous sa casquette. Jean-Marc, force tranquille sur lequel on peut toujours compter. Sylvette, avenante, sourire accroché aux lèvres. Et enfin Sandrine, douce et méticuleuse. Chacun charge des piles de Petit-Bulletin dans sa voiture, et se met alors en route pour la distribution dans les secteurs dont il a la responsabilité… 20 000 exemplaires. 2 jours et demi. 250 présentoirs à approvisionner. Et pour tout ça… 5 employés modèles. Lucky PB.

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Au bureau…

En coulisses | Pour être capitaine du navire Petit-Bulletin, il faut : de la réactivité, du sérieux, un brin de culot, un téléphone qui marche bien parce qu’il sonne tout (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Au bureau…

Pour être capitaine du navire Petit-Bulletin, il faut : de la réactivité, du sérieux, un brin de culot, un téléphone qui marche bien parce qu’il sonne tout le temps et puis, aussi, un bras droit solide et efficace. Au bureau, Baptiste Rollet est de ces capitaines-là. Comme directeur de publication, il a la responsabilité du contenu et de la fabrication du journal, depuis la réunion de rédaction jusqu’à son arrivée dans les présentoirs quatre semaines plus tard. Il coordonne les équipes, les consulte, leur donne des directives : jamais des ordres, toujours des suggestions potentiellement soumises à discussion. Sans paire de jumelle ni boule de cristal, son rôle implique de réussir à voir loin, dans un océan médiatique digitalisé parfois calme et tranquille, souvent agité, toujours en mouvement. Comment maintenir le cap face aux grosses vagues, et filer en vitesse de croisière lorsque tout redevient (un peu) paisible ? Sans doute, en connaissant bien les forces et les faiblesses de son bateau et de ses marins, pour envisager différentes routes, et, finalement, choisir les bons chemins. Et, puisque Le Petit Bulletin est aussi une entreprise, au bureau, il est aussi questi

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A la rédac...

En coulisses | Mercredi 3 novembre, 19h15 … une assiette de charcut’ et fromage, quelques verres de rouge posés sur la table : les membres de la (...)

Léa Dusson | Mardi 30 novembre 2021

A la rédac...

Mercredi 3 novembre, 19h15 … une assiette de charcut’ et fromage, quelques verres de rouge posés sur la table : les membres de la rédac sont réunis, comme chaque début de mois, pour parler du prochain numéro. Ambiance détendue, mais tout de même studieuse… Le tour de table commence par Alain Koenig, expert en musique classique et lyrique. Véritable passionné aux milles vies antérieures, Alain s’applique à démontrer que l'opéra n’est pas une affaire de "spécialistes" barbichus, mais une histoire d'amour entre des humains. Un sentiment partagé par Niko Rodamel. Depuis 10 ans, ce féru de jazz et de photo déniche pour les lecteurs les groupes et les expos de passage près de chez nous. Une sorte d’éclaireur, en qui l’on peut avoir confiance les yeux fermés. Depuis Lyon, Vincent Raymond abreuve quant à lui les pages du Petit-Bulletin de ses critiques ciné bien senties. Nouvelles recrues A bord depuis septembre, Léa Dusson écrit quant à elle sur la sc&eg

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Le Petit Bulletin Sainté : 100 numéros et toujours dans la place

Coulisses | Malgré la mort annoncée du papier, l’imparable omnipotence du numérique, la montée des eaux, le moustique tigre, le nouvel album de Christophe Maé et le Covid, l’édition stéphanoise du Petit Bulletin publie fièrement son centième numéro. L’occasion de revenir sur le parcours de votre tabloïd préféré qui, dans la foulée, soufflera sa dixième bougie le mois prochain. Putain, dix ans…

Niko Rodamel | Mardi 30 novembre 2021

Le Petit Bulletin Sainté : 100 numéros et toujours dans la place

Avec 20 000 exemplaires distribués gratuitement chaque mois dans plus de 250 points, Le Petit Bulletin Saint-Étienne est avant tout une équipe, presque une famille. Sous la direction de Baptiste Rollet, Cerise Rochet (rédactrice en chef) et son équipe de rédacteurs (Léa, Alain, Niko, Nicolas et Vincent) opèrent sans relâche un tri sélectif parmi l’offre culturelle du bassin stéphanois et alentours. Rien ne leur échappe, musique, théâtre, cinéma, expositions, passant au crible la programmation des grandes institutions et repérant sous les radars celles des lieux plus intimistes, guettant l’ouverture de nouveaux établissements et partageant leurs bons plans. Aux côtés de l’équipe rédactionnelle il y a aussi Patricia l’assistante de direction, Véro l’infographiste et Océane, cheffe de projet. La partie vidéo est assurée par Cédric (réalisateur) et Jérémy (journaliste vidéo). Enfin il y a ceux qui charrient les liasses puis déposent le journ

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Participe au 100e numéro du Petit-Bulletin!

ACTUS | Le numéro de décembre du Petit-Bulletin Saint-Etienne sera le 100e! Et si c'était toi, qui concevait sa UNE ?

Cerise Rochet | Lundi 18 octobre 2021

Participe au 100e numéro du Petit-Bulletin!

Tu as un coup de crayon, un oeil avisé derrière l'objectif, tu joues de la tablette graphique, ou un peu tout ça à la fois ? Propose-nous une illustration, celle-ci se retrouvera peut-être en UNE de ce numéro spécial ! Envoie ta proposition avant le 22 novembre à 12h à cerise@petit-bulletin.fr, avec les éléments te concernant (nom et prénom, nom d'artiste, compte FB, Insta et Twitter, numéro de téléphone) Si ta proposition est retenue par l'équipe, elle ouvrira le numéro distribué à 20 000 exemplaires dans la Loire. Attention, ton illustration devra respecter nos contraintes graphiques : 182, 5 x 287 mm ; 300dpi ; rvb Règlement du concours Après plusieurs mois d’absence, le journal papier le Petit Bulletin reprend son rythme de croisière. En décembre prochain le Petit Bulletin fêtera ses 10 ans et également son 100ème numéro. Une prouesse à l’heure où la presse papier gratuite et culturelle n’est pas au plu

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Soutien !

ACTUS | Empathie et impatience… Durant de longs mois, le public s’est globalement montré très concerné par la fermeture des lieux de culture, pressé de retrouver (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Soutien !

Empathie et impatience… Durant de longs mois, le public s’est globalement montré très concerné par la fermeture des lieux de culture, pressé de retrouver l’obscurité des salles, ou simplement touché d’évoluer dans une société privée de ces espaces vitaux. Ô combien bienvenu, cet engagement citoyen s’est très rapidement mué en un profond réconfort pour tous les acteurs culturels dépossédés de leurs principaux moyens d’expression. Aujourd’hui, les semaines ont passé, les mornes fermetures semblent définitivement derrière nous, les organisations d’événements reprennent, les portes ont rouvert… Mais la culture ne « reprendra » véritablement que lorsque les publics les franchiront de nouveau. Tandis que les saisons n’ont sans doute jamais été aussi denses que celle qui démarre, que les propositions n’ont jamais été si diverses, que tous les goûts, toutes les humeurs et toutes les bourses ont devant eux des chaussures conçues spécialement pour leurs pieds… Soutenons !

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Que la fête continue (ou reprenne) !

Edito | C’est une rentrée presque normale. Les saisons culturelles sont présentées à tour de rôle, les concerts reprennent, les terrasses sont encore ouvertes… Certes, (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Que la fête continue (ou reprenne) !

C’est une rentrée presque normale. Les saisons culturelles sont présentées à tour de rôle, les concerts reprennent, les terrasses sont encore ouvertes… Certes, il faut son pass sanitaire mais l’offre est bel(le) et bien là. L’éclaircie semble de mise – après un été bien pourri, c’est appréciable. Et elle doit avant tout nous rappeler combien il est plaisant de pouvoir profiter d’un ensemble de propositions aussi diverses et variées que celles que vous trouverez dans ce numéro 97, guide panoramique de votre saison culturelle. Un numéro qui marque également un changement dans les rangs du Petit Bulletin stéphanois, avec l’arrivée d’une nouvelle rédac’chef. C’est Cerise Rochet, que vous lisiez déjà dans nos colonnes, qui reprend le flambeau de ce beau mensuel. Bonne lecture, et bonne rentrée à tous !

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Laurent Deloire : « L’éducation peut faire bouger les lignes »

Entretien | Laurent Deloire est un caricaturiste ligérien, originaire de Saint-Chamond. Avec lui, nous sommes revenus sur son parcours, sur l'évolution de son métier, du dessin de presse et de la caricature, dans une société qui a bien changé au fil des années.

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Laurent Deloire : « L’éducation peut faire bouger les lignes »

Comment êtes-vous tombé dans le dessin ? Un peu comme la plupart de mes camarades. On tombe dedans insidieusement. J’étais plutôt l’élève du fond de la classe, près du radiateur, avec la fenêtre pas trop loin. Et puis, tu commences à crobarder parce que tu t’ennuies. Tu dessines les profs, les camarades et cela devient une espèce de fonction sociale, en tout cas à l’époque. En fait, nous étions des élèves qui restions quand même dans le coup. J’avais en quelque sorte la fonction de faire rigoler, pas tant par mon extraversion mais plutôt par mes dessins. Le fait d’avoir une utilité de ce point de vue-là, le regard des autres sur ce que tu fais, ça te fait prendre conscience que tu as quelque chose à transmettre avec ça. Sur quels supports avez-vous travaillé au début ? Mon premier dessin distribué "à grande échelle", c’était lors d'une campagne électorale à Saint-Chamond, pour un candidat un peu loufoque, Paul Privat. Il représentait les écologistes et il était parti en guerre contre le maire socialiste de l’époque, Jacques Badet. J’avais alors dessiné Jacques Badet détruisant avec une grosse masse une maison import

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Pin-pon !

Expo photos | Le Club de la presse lance sa saison d'expos photos avec une présentation d'une quarantaine d'images réalisées par la cellule photo-vidéo des sapeurs-pompiers de la Loire.

Nicolas Bros | Jeudi 13 février 2020

Pin-pon !

« Cette année, nous lançons une saison d'expositions photos dans nos locaux en centre-ville, explique Eric Laisne, président du Club de la presse de la Loire. L'idée est de mettre en avant le travail de photographes amateurs et professionnels, en lien avec les métiers de la presse et de la communication. » Pour la première exposition, ce sont les sapeurs-pompiers photographes de la Loire qui sont mis à l'honneur avec une quarantaine de clichés proposés. Ces derniers montrent les coulisses du métier des pompiers à travers l'objectif de la cellule photo-vidéo du SDIS 42, répartis dans différentes casernes du département. Vous pouvez retrouver l'ensemble de leurs reportages photos à cette adresse. On y découvre les exercices, les entraînements et les manœuvres que sont amenés à effectuer les sapeurs-pompiers. Rappelons que le Club de la presse avait récompensé Sébastien Perrier, sapeur-pompier photographe, lors des derniers Trophées du Club de la presse de novembre 2019 avec le prix de la meilleure photo.

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Le club dans un fauteuil pour ses trophées 2019

Presse/Communication | « L'idée de ces Trophées est de valoriser tous les métiers de la presse et de la communication présents dans la Loire », explique Eric Laisne, tout nouveau (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 novembre 2019

Le club dans un fauteuil pour ses trophées 2019

« L'idée de ces Trophées est de valoriser tous les métiers de la presse et de la communication présents dans la Loire », explique Eric Laisne, tout nouveau président du Club de la presse et de la communication de la Loire et instigateur de l'événement. Pour la deuxième année, ce rendez-vous professionnel promeut le travail de celles et ceux qui mettent en avant le territoire stéphanois et ligérien par le biais d'articles, reportages, campagnes de communication mais également posts Instagram ou Facebook. Avec huit catégories proposées, le présentateur de JT Jacques Legros en tant que parrain et 73 candidatures enregistrées pour l'édition 2019, les Trophées du club seront, à coup sûr, une nouvelle réussite. Si la soirée n'est pas ouverte au grand public, l'ensemble des articles et créations lauréats seront à retrouver sur le site des Trophées du Club de la presse et de la communication de la Loire après la cérémonie. 2e Trophées du Club de la presse et de la communication de la Loire, jeudi 14 novembre 2019

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Une 2e édition des Trophées du Club de la presse et de la communication

GUIDE URBAIN | Après une première édition en 2018 couronnée de succès (35 candidatures dans 8 catégories et 170 personnes présentes pour la cérémonie le 11 septembre 2018 à la (...)

Nicolas Bros | Jeudi 18 avril 2019

Une 2e édition des Trophées du Club de la presse et de la communication

Après une première édition en 2018 couronnée de succès (35 candidatures dans 8 catégories et 170 personnes présentes pour la cérémonie le 11 septembre 2018 à la Maison de l'université avec Denis Balbir en tant que parrain), le Club de la presse et de la communication de la Loire réitère l'événement en 2019. La cérémonie se déroulera cette année le 14 novembre. Les journalistes et communicants ont jusqu'au 30 septembre pour faire parvenir leurs candidatures en ligne directement sur le site dédié aux trophées. Les 8 catégories retenues sont équivalentes à celle de l'année précédente, à savoir : reportage/ enquête la + positive de l’année, meilleur reportage de terrain, meilleure photo de presse (institutionnelle et non institutionnelle), coup de cœur institutionnel, campagne de communication la plus décalée de l’année, meilleur buzz de l’année, identité de marque de l’année et carte blanche.

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Nuits incertaines

ARTS | « Mais quand tout a disparu dans la nuit, « tout a disparu » apparaît. C'est l'autre nuit. La nuit est apparition du « tout a (...)

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 15 juin 2015

Nuits incertaines

« Mais quand tout a disparu dans la nuit, « tout a disparu » apparaît. C'est l'autre nuit. La nuit est apparition du « tout a disparu ». Elle est ce qui est pressenti quand les rêves remplacent le sommeil, quand les morts passent au fond de la nuit, quand le fond de la nuit apparaît en ceux qui ont disparu » écrit Maurice Blanchot. Ce dehors, cette « autre nuit » de l'écrivain, semblent particulièrement résonner avec les tableaux de Damien Cadio (né en 1975 à Mont-Saint-Aignan). Des formes pâles y sourdent de fonds obscurs, détachées de tout contexte, flottant comme des fantômes devant notre regard un peu angoissé. Ce sont des mains, des visages livides ou bien masqués, des lueurs comme des tâches de couleurs évanescentes, des crânes, des animaux, des fleurs, des anonymes dans des situations indéterminées... Toutes ces apparitions, qui semblent flotter entre deux mondes, sont issues d'images récoltées par l'artiste sur Internet. Des images les plus banales possibles que Cadio fait basculer avec beaucoup de talent dans l'inquiétante étrangeté. « J'ai commencé la peinture en fanfare, avec des formats immenses, peints au sang, à la pisse, très violent

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